Le marchand de Venise

Coup de théâtre - le - par .
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Le marchand de Venise
Extrait de la pièce avec l'aimable autorisation de Monsieur KadoushDirecteur des programmes culturels du centre Rachi

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La préface par Antoine Spire, explique l'ambiguité de l'auteur, William Shakespeare, en rendant sympathique et en même temps méprisable Le Juif.
Qui est l'accusé, qui est la victime ? Est-ce celui qui fait semblant d'avoir du mépris pour l'argent , en le prêtant sans intérêt, ou celui qui annonce d'emblée que sa vie en dépend, sa survie...au même yeux que sa propre fille...
L'auteur nous glisse un message d'humanité et de cette comédie humaine, qui veut que l'on ne prête que nos propres défauts aux autres...
L'autre, celui que l'on méprise n'est que notre miroir.

Daniel Sibony dit à ce propos " C'est leur couple qui semble appelé, convoqué par l'équivoque du titre, pourtant très clair, mais qui s'entend sur fond d'écoute, assez confuse, paresseuse, celle du spectateur ou du lecteur, déjà pris par des préjugés, et dont le flou se prête aux effets troubles de ce qu'on nomme racisme"
CD.

"Qui est la marchand ? Qui est le Juif ?"
Comment fabriquer le Juif et son rôle sur la scène de l'histoire ?"
Bien avant Kafka, Shakespeare met en procès - et surtout en jeu - la traque du bouc émissair
Avec ce soir dans rôle DU Juif, Shylok l'usurier, le haineux, le malveillant, le mesquin, le pervers, le fourbe, la liste est longue...

Le voici affibulé du masque des autres, le masque qu'ils lui ont collé sur le faciés: acculé à jouer le "mauvais rôle".
Du coup le voici démasqué ! La mascarade des doubles fabrique la différence qui est théâtre.
Thèâtre du grostesque et du sublime où la comédie et la tragédie vont s'acoquiner comme l'amour à l'argent dans un jeu de retournements d'une formidable et féroce ironie.
Pour lieu de cette rencontre, Shakespeare choisit une Venise (masquée), au confluent de l'Orient et de l'Occident. C'est entre-deux posé sur l'eau où les reflets chatoyants se gondolent, s'estompent, sont trompeurs, tout comme les apparences.

du 1er au 24 septembre 2003
a l'espace Rachi
39 rue Broca

Réservation : 01 42 17 10 38

Traduction : Michel Lederer et Isabelle Starkier

Mise en scène : Isabelle Starkier
Assistée de : Michèle Taïeb
Décors : Jean-Pierre Benzekri
Costumes : Chantal Glasman
Masques : Nicole Princet
Lumières : Stéphane Lebaleur

avec : Daniel Berlioux, Jena-Louis Cassarino, Yves Gourvil, Zbigniew Hororks,
Mehdi Mangal, Anne Mauberret, Michèle Taiëb.

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