Deux artistes phares d'Israël :Efrat Natan et Nahum Tevet

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Efrat Natan et Nahum Tevet

L’art conceptuel selon Efrat Natan et Nahum Tevet

« Efrat Natan / Nahum Tevet », Ed. Michael Buhrs et Verena Hein, Hatje Cantz, Berlin,  2017. 192 pp., Exposition:Museum Villa Stuck, Munich, du 26 octobre 2017 au 28 janvier 2018.

Efrat Natan est une artiste conceptuelle et minimaliste qui a grandi dans le Kibboutz Kfar Ruppin. Comme Nahum Tevet elle a étudié l’art avec Raffie Lavie. Son art est très influencé par la vie dans la vie en, collectivité de son enfance  et les idées utopiques qui y sont défendues. Nahum Tevet a grandi dans un autre kibboutz. Il vit et travaille à Tel Aviv.

Les deux artistes sont très liés depuis longtemps et depuis les années 70 ils sont deux figures majeures de l’art conceptuel non seulement en Israël mais dans le monde.  Efret Natan travaille de manière poétique un vocabulaire plastique pour évoquer la jeunesse dans les kibboutz.  Nahum Tevet développe une figuration plus monumentaliste pour mener des expériences sur l’appropriation de l’espace.

Leur travail se construit  en parallèle selon une esthétique minimaliste avec aussi pour Tevet  une référence marquée au Bauhaus et au géométrisme architectural. Par leurs œuvres les deux artistes englobent ou circonscrivent l’espace entier d’un lieu  par à la fois l’occupation du sol et diverses élévations. Leurs travaux se veulent des expériences où se croisent à la fois leur points de vues et leur manière d’embellir le monde et ceux de spectateurs confrontés à de telles perspectives parfois assez radicales et qui demande un effort de vision..

L’obsession créatrice joue en une forme de majesté qui rappelle paradoxalement et dans la rudesse une atmosphère où les contraires s’attirent. Une puissance et des présences indéterminées crée  une plénitude. Elle offre des chemins de pacification là où nature, matériaux et les structures jouent comme des stimulants : le « je » humain des artistes donne accès à une expérience autant personnelle que mythique qui oblige peut-être le regardeur à se reconnaître sous le jour le plus étranger.

 

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