Artiste juive: Sarah Kaliski, face à ce qui tue

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Artiste juive: Sarah Kaliski, face à ce qui tue

Sarah Kaliski, Exposition, Loeve & Co, Paris du 7 au 21 novembre 2019

A partir des années 1980, Sarah Kaliski a délaissé son travail de peintre pour celui graphiste exceptionnelle et radicale qui la rapproche de Louise Bourgeois ou de Kiki Smith.

Elle explore obsessionnellement eu égard à la perte de son père dans les camps d'extermination et d'autres blessures secrètes des thèmes qui constitue son identité : les horreurs nazies, la belgitude (à travers Jacques Brel, Henri Michaux ou des frères Simenon), les violences faites aux enfants et le revendication de femme amoureuse, libre de toute entrave.

Dans ses dessins, des figures sont récurrentes : sa fratrie ; des enfants amoureux des oiseaux, des chiens hurlants, meurtrissant fouillant parfois comme chez Unica Zorn, de leur langue un sexe féminin.

Pour les éditions Fata Morgana, elle a commencé à mêler ses dessins à des mots, ceux des autres (André Pieyre de Mandiargues, Jonathan Littell) avant de laisser la place aux siens en empruntant autant aux comics américains (comme Wolinski le fit) qu’au maniérisme, aux graffiti qu’à la calligraphie orientale.

Publiés juste avant sa disparition  elle  publia trois livres qui sont des chefs d’œuvre " Le -X- ne peut cacher le nom vous dites ?", "Michaux le -N- de Henri se balade" et "quel est ton nom. Petit ? Louis Ferdinand Céline"
sur celui pour ou contre  lequel l'artiste juive a subi une attraction répulsive.

Jean-Paul Gavard-Perret

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