Artiste juive : redécouvrir l'œuvre de Lisetta Carmi

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redécouvrir l'œuvre de Lisetta Carmi

Redécouvrir l'œuvre de Lisetta Carmi

Lisetta Carmi, Centre d'Art de Genève, mai-juin 2019.

Née à Gênes dans une famille bourgeoise juive, Lisetta Carmi., après des études avancées de piano et sous l'effet des mouvements politiques italiens s'engage dans la lutte sociale de gauche progressiste et renonce à son métier de concertiste.

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Parallèlement, elle commence à photographier en autodidacte. Elle réalise entre autres des photographes des ouvriers du port de Gênes, de ses zones industrielles ou encore le célèbre cimetière de Staglieno.

Elle découvre ensuite le monde des travestis. Elle les fréquente pendant 5 ans à la fin des années 60 et découvre grâce à eux sa réelle identité sociale. Refusant le rôle que la société assignait aux femmes, cette expérience la fait réfléchir au droit que chacun possède à déterminer son identité.

Elle crée une série de portraits publiée sous le titre "Travestiti". Le livre fait scandale car c'est le premier sur le milieu. Plus tard elle parvient en quelques minutes de faire une vingtaine de portraits d'Ezra Poun qu'elle rêvait de rencontrer mais qui ne fait que lui entrouvrir sa porte. Elle fera encore une série de clichés en Sicile, avant de renoncer à la photographie.

L'image s'introduit dans les anfractuosités du réel en des mises en miroir de celles des apparences. Chaque œuvre de Lisetta Carmi devient un roman un cinéma muet. Exit les dialogues de cire et de circonstances.

La créatrice reste toujours "militante". Elle apprend à rouvrir les yeux, à ne pas se contenter de jouir des apparences fixée. L'image sort de la simple exhibition en un expressionnisme distancié. Il joue sur un rendu simultané de diverses facettes intimes et publiques et par superposition de strates.

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