Artiste juive : Le monde poétiquement inquiétant d’Ella Amitai Sadovsky

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Le monde poétiquement inquiétant

Le monde poétiquement inquiétant d’Ella Amitai Sadovsky

Née dans le kibboutz Gesher, Ella Amitay Sadovsky est reconnue internationalement comme artiste et scientifique. Elle a obtenu les plus hauts diplômes dans ces deux domaines. Elle vit à Mesilat Zion, enseigne à Tel Aviv, exposé dans son pays d’origine et aux USA. Elle a reçu de nombreux prix et certaines de ses oeuvres ont été publiées en deux livres il y a quelques années. Elles se doublent désormais de performances vidéo.

Le monde poétiquement inquiétant d’Ella Amitai Sadovsky

Le monde poétiquement inquiétant d’Ella Amitai Sadovsky

Sa peinture est complexe, sophistiquée,  impertinent et directe. Elle s’alimente d’une réflexion perpétuelle sur le sens des images mais tout autant sur celui des êtres et de leurs rapports avec le monde vivant (animaux). S’élevant contre la notion de chef d’œuvre l’artiste ne brade pas pour autant la peinture et ne néglige pas ce qui  - hélas - désormais passe en second : le beau.

Celui-ci  possède comme corollaires - chez celle qui conserve toujours un point de vue iconoclaste – l’énergie et la poésie. Celle-ci devient à la fois l’élan et la résultante d’un travail qui décale le réel de ses miasmes trop réalistes mais enfin d’en souligner d’autres plus cachés.  Les œuvres sont des signes ironiques, jubilatoires mais néanmoins inquiétants. Si bien que l’artiste situe celle ou celui qui regarde ses œuvres entre deux sentiments au sein d’une forme  d’attraction mais où un danger rôde sourdement.

Faisant preuve de maîtrise technique l’artiste casse  la « vulgarité » des images médiatiques. Le jeu en vaut la chandelle et ouvre bien des méditations. Le « pouvoir » de l’analyse, la fonction de partage de l’art donne ici « droit » à l’émotion qui n’est pas narcissique. Elle permet l’accroissement de la conscience de l’existence dans des scènes aussi tendres que soumises toujours à un certain  vertige. La situation de son pays n’y est sans doute pas pour rien. Mais le trouble est ici d’un autre ordre.

Contre les pièges d’une peinture « discursive », Ella Amitai Sadovsky prolonge une vision enjouée de l’intime même si elle n’est pas dupe de ce qui entoure. Le spectateur est interpellé devant ce débordement de couleurs et de formes qui jouent de la suggestion. Elle est si parfaite qu’il n’y a rien à ajouter. Il y a là   l'esprit, le réel, le rêve, la tendresse, la poésie, la liberté mais aussi une certaine frayeur et un doute. Néanmoins l’amour  qui échappe  aux lois surnuméraires reste omniscient sans pour autant qu’il soit donné pour acquis et  fasse cheminer vers les lendemains qui chantent..

Ella Amitai Sadovsky Gordon Gallery, Tel Aviv

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