Artiste juive : Gal Leshem, rouge textile

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Artiste juive : Gal Leshem, rouge textile

Gal Leshem : rouge textile

Gal Leshem, "Looking for Rubia Tinctorum", Huxley Parlour, Londres, du 19 janvier au 27 mars 2020.

Gal Leshem est née en Israël en 1988 s'intéresse particulièrement au rouge et "Rubia Tinctorum" suit son propre trajet de migrante installée à Londres depuis une dizaine d'années et prouve son engagement social marqué de son travail.

Elle a été présentée récemment et entre autres au Jerusalem Film Festival (2019), au CCA Video Greenhouse à Fresh Paint Fair (Tel Aviv ), comme à la Wesserhale de Berlin , à l'APT Gallery et à la White House Dagenham de Londres ou encore au Israeli Centre for Digital Art, (Holon,) et à la Tate Modern de Londres.

Tout le travail de Gal Leshem s'intéresse à l'histoire et la politique des couleurs dans le Moyen-Orient. A l'aide de la video, du textile et des imprimés la plasticienne explore aussi le rôle du folklore et des matériaux culturels dans la création, la perpétuation et l'orientation des identités.

Après avoir étudié la philosophie, elle a travaillé en Israël en kibboutz au sein d'un collectif d'artistes pour générer un mode qui s'éloigne de l'aspect de l'artiste enfermé dans sa tour d'ivoire. Son travail à travers l'utilisation du textile est un clin d’œil à l’abstraction géométrique du début du XXe siècle.

Son intérêt pour cette école est née lorsqu'elle vivait en kibboutz où les immigrants d'Europe de l'Est étaient intéressés par l'idéologie marxiste et les expérimentations révolutionnaires du Constructivisme.

Pour ceux-ci la géométrie était utilisée comme langage visuel au service d'une utopie politique idéale et générale.

Cette universalité de la géométrie en tant qu’outil politique reste néanmoins pour une telle artiste complexe.

D’une part, il s’agit d’un langage inclusif accessible à tous, mais d’autre part, il peut être considéré comme ignorant toute différence dans la lutte pour l’égalité.

"Quand je pense à l’identité et à la collectivité, je m’interroge sur les individus dans ces structures révolutionnaires" écrit la plasticienne.

Elle rappelle les façons dont l’idéologie est incarnée et marquée sur les corps individuels.

C’est là que l’utilisation du tissu entre en jeu en apportant à toutes ces questions des références dans le domaine du corps. Le tissu enveloppe toujours le corps, c’est le vêtement, la tente, la couverture.

L’utilisation de textiles permet donc à ses œuvres de fonctionner comme un moule symbolique pour le corps tout en offrant un espace au corps pour réagir ou déformer la rigueur de la géométrie.

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