Artiste juive et israèlienne: La Jérusalem d'Efrat Shvily

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La Jérusalem d’Efrat Shvily

La Jérusalem d’Efrat Shvily

Efrat Shvily, « The Jerusalem experience », Centre de Photographie de Genève du 2 juin au 20 août 2017.

 Efrat Shvily est  une photojournaliste qui travail à Jerusalem pour le « Los Angeles Times » . Elle étudia la photographie à la « Meimad Art School » deTel Aviv et à la « Bezalel Academy of Art and Design » de Jerusalem puis obtint un master de science politique à Oxford.

Pour des raisons artistiques qui lui sont propres l’artiste ne donne pas de titre à ses photographies bien que elles soient au service du documentaire. Elle photographie Israël et plus particulièrement les territoires qu’on nomme « occupés » le « grand Jerusalem ».

La Jérusalem d’Efrat Shvily

La Jérusalem d’Efrat Shvily

Les photographies se veulent des états des lieux : on y découvre souvent des maisons à demi construites ou préfabriquées.

L’artiste veut montrer une forme d »interchangeabilité » des lieux. Et ses œuvres ont déjà été présentées dans des expositions majeures telles que la Biennale de Venise, à celle d’Istanbul et au « International Center of Photography’s Triennial ».

Avec Oren Myers, pour  «The Jerusalem Experience», Efrat Shvily présente la façon dont la Jérusalem historique est transformée en une «expérience»  à l’aide des technologies de pointe, dans l’intérêt des visiteurs et celui des forces politiques, religieuses et commerciales concernées.

Cette  « expérience» Jérusalem a été  filmée et photographiée aussi bien à Jérusalem qu’à Sao Paulo où l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu a récemment inauguré un monumental Temple de Salomon, construit selon les proportions «bibliques».

Assaillis par un barrage de sons et d’images, les spectateurs de l’exposition sont confrontés à un travail exceptionnel, enveloppant et qui donne de Jérusalem une vision aussi « classique » et monumentale qu’inédite.

 La photographe israélienne y fait preuve et force mais aussi de délicatesse raffinée. Elle remodèle sans cesse la beauté classique de la ville tout en cultivant un enchantement mais qui est là pour rappeler son aspect toujours aussi éternel que  provisoire.  Le projet n’a donc rien d’une simple visite. L’artiste semble témoigner de la beauté avec en filigrane l’injonction de ne pas y toucher. Efrat Shvily la retient dans un montage aussi simple que sophistiqué.

 

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