Artiste juive américaine : Eliza Douglas, reconstruire de féminin

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Eliza Douglas : reconstruire de féminin

Eliza Douglas : reconstruire de féminin

Eliza Douglas, Jewish Museum, New York du 4 Mai au 21 Aout 2018

Eliza Douglas née en 1984 à New York, vit et travaille dans sa ville de naissance et à Berlin. Elle crée des peintures étranges entre réalisme et abstraction. Elle présente une partie de sa série commencée en 2016 et dont les titres sont tirés de poèmes de Dorothea Lansky. L’artiste dans chacune de ses toiles introduit des portions de corps ou de vêtements qui deviennent des autoportraits paradoxaux. Cette vision crée un équilibre entre la façon dont l’artiste se voit et comment elle est perçue par les autres.

Eliza Douglas : reconstruire de féminin

Eliza Douglas : reconstruire de féminin

Elargissant son champ de l’intime, l’artiste avec « Shadow and Light » et  « Blood and Bones » revient à l’héritage de sa grand-mère Wolff Douglas .

De 1924 à 1951, celle-ci fut professeur au Smith College, dans le département d’économie où elle fut le mentor de l’auteur et activiste féministe Betty Friedan.  Elle vécut pendant trente ans avec  Katherine Dupre Lumpkin sociologue qui analysa les relations ethniques dans l’Amérique du Sud.

Les deux femmes cassèrent les notions académiques et culturelles et influencèrent la politique progressive des USA. Au plus chaud moment du  Mac Carthysme, dans les années 50 Wolff Douglas dut témoigner devant la commission ,des activités communistes de la Chambre des Représentants et les deux femmes durent arrêter leurs travaux. La peintre récupère poétiquement cette histoire oubliée.

Celle qui elle-même s’intéressa à la sociologie et qui travailla comme employée dans un salon de coiffure a trouvé sa voie -  encouragée par sa mère -  dans la peinture qu’elle étudia en Allemagne). Elle est attirée auhourd'hui vers d’autres champs (dont la musique entre autres) voire les comédies musicales qu’elle affectionne et qui pourrait devenir l'objet de performances. Mais sa dernière série de mains et de bras restent une œuvre plastique qui la place au cœur même de l’art contemporain.

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