Artiste juif Boyan : de don Quichotte à Billy the Kid

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L’artiste israélien Boyan

Boyan : de don Quichotte à Billy the Kid

L’artiste israélien Boyan aime à jouer avec les images mythiques pour les transformer : il fait de Don Quichotte un chevalier blanc, de Billy the Kid un Rimbaud dessiné par Verlaine, de Napoléon un « poor lonesome cow-boy ».

L’artiste israélien Boyan

L’artiste israélien Boyan

Tout cela donne de lui l’image d’un « rough boy », un « dur » de la peinture, une sorte de gamin de Tel-Aviv genre boulevard de ceinture. L’éloignement du réel au profit d’un mythe revu et corrigé tient de la farce autant que de la fable. C’est vivifiant, intempestif et transgressif. Les idées reçues se dissolvent en de telles peintures ravageuses.

Son travail transforme le sujet un objet, édulcore le temporel tels que les médias d’hier ou d’aujourd’hui le consomment. Un triste sire de circonstance - genre Bokassa - pratique dans le carrosse de son pseudo-sacrement un chaud baiser à une femme blanche. Si bien que d’une certaine façon chacun en prend pour son grade là où les stucs en stock se dégradent.

Ce qui n’empêche l’artiste de retrouver un lyrisme particulier car intempestif : celui qui renoue avec les forces non seulement primaire de vie et de mort mais ave celle que l’art lorsqu’il n’est pas dévoyé en des fins secondaires.

 

Boyan, Sommer Contemporay Gallery, Tel Aviv.

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