Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Sarcelles : il est juif , il est musulman ensemble ils ont créé H'echbbone la marque qui marque!

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Interview exclusive.  Souleymane Kamissoko & Yoan Barouk : H’échbone*, l’hymne au respect des différences.

Il y a quelques mois, ALLIANCE se faisait l’écho du succès grandissant de H’échbone, la marque aux lettres hébraïques. Mais qui sont donc les deux Sarcellois qui l’ont créée ? 

L’un - Souleymane, est musulman. L’autre - Yoan, est juif. Tous deux balaient les idées reçues associées à « la banlieue », célébrant l’amitié et l’esprit d’initiative. 

Il est probable que cette magnifique addition ne tarde pas à inspirer d’autres « jeunes » et moins jeunes, de Sarcelles ou d’ailleurs… 

Pour comprendre un « parcours », il faut remonter aux racines, à l’enfance. 

Lydie Livine - Pouvez-vous nous parler de vos familles respectives ?

Souleymane Kamissoko : Nous avons tous les deux grandi à Sarcelles. J’ai deux sœurs. Mes parents, oncles** et tantes - comme moi-même -, sommes traditionnalistes. Plusieurs membres de ma famille vivent en Israël, à Jérusalem.

SK : J’ai grandi dans une famille nombreuse. Mes parents, très pratiquants, nous ont inculqué les valeurs de la religion.

LL - Lorsque vous étiez enfant et adolescent, aviez-vous des copains de toutes origines ? 


SK :Bien sûr ! A Sarcelles tout le monde a un « bon ami » arabe, noir, juif, hindou, chinois... Nous avons grandi dans la mixité : avoir été entourés de cultures différentes, nous a permis de nous ouvrir aux autres. Ici, en faisant le tour de la ville, on fait le tour du monde 😉


LL - Comment vous êtes-vous rencontrés ?

SK : À Sarcelles on se salue tous, on apprend à se connaître, à rigoler ensemble : ça peut être sur un terrain de foot comme dans les cours de récré. Nous étions dans le même collège [Jean Lurçat], mais pas dans la même classe

LL - Avez-vous eu un « coup de foudre » amical ?

Yoan Barouk : Nous nous sommes rapprochés un peu après. Au niveau du caractère, nous sommes très différents : Souleymane est un fonceur, quelqu'un qui ne perd pas de temps…

SK : … alors que Yoan est plus dans la réflexion 😉

YB : Nos tempéraments sont opposés mais complémentaires.

LL - A l’adolescence, qu’est-ce qui comptait le plus pour vous ?

YB : L’informatique et le sport. J’ai fait de la musculation à un niveau poussé, avec un régime alimentaire strict...

SK: Pour moi, sport, mode et business.

LL - Que vouliez-vous faire plus tard ? Quels étaient vos rêves ? 

SK : Ayant grandi dans la précarité, mon objectif était d’aller le plus haut possible. Chez moi ce n'était pas Alice aux pays des merveilles…

YB : J’avais beaucoup d'ambition. Je me voyais bien en champion de bodybuilding !

LL- Venons-en à la marque que vous avez créée,  H’échbone. Comment en avez-vous eu l’idée ?

YB : L'idée vient de Souleymane. Il a toujours voulu créer une marque de vêtements. Je l’ai rejoint par la suite en apportant ce que je sais faire de mieux, c’est-à-dire la communication. 

SK : Je suis tombé amoureux du mot H'échbone en le voyant écrit sur une note de restaurant, en Israël : je me suis dit que, si un jour je lançais une marque, ce serait H'échbone !

LL - Quelles étaient vos activités au moment où vous avez créé la marque ?

SK : J’ai grandi dans le business de fringues. Je faisais des allers/retours entre laFrance et l’Allemagne, j’achetais des vêtements de grandes marques en outlet pour les revendre en France. C’est comme ça que j’ai commencé à me constituer un carnet d'adresses… Je tenais aussi un stand de parfums sur les marchés de Sarcelles.

YB : J’étais étudiant en DUT et, en parallèle, je créais des sites web. Cela m’a permis de devenir un expert de la com’ sur le net.

LL - De nombreuses stars du foot (Marco Verrati, Mario Ballotelli, Didier Drogba et bien d’autres), ont posé en portant l’un de vos modèles : avez-vous été surpris de cet engouement ?

SK : Grâce à mon expérience dans le textile mais aussi à des amis d'enfance qui ont percé dans le foot [Serge Aurier, Riyad Mahrez, Benjamin Mendy, Mulumbu], j’ai pu faire connaître H’échbone à des footballeurs prestigieux. 

Le concept les a séduits : ils ne voient pas le logo comme un signe d'appartenance religieuse mais comme un simple tracé. Une centaine de joueurs ont posé gracieusement pour H'échbone, simplement parce qu’ils se sont retrouvé dans le message que nous souhaitons faire passer.

LL - De nombreux articles ont été consacrés à la marque. Cela a-t-il fait exploser les ventes ?

YB : C’est vrai, la marque commence à prendre de l'envergure. On parle d'elle dans le monde entier : le journal Ha'aretz par exemple [en versions hébraïque et anglaise], lui a consacré un article… 

SK : Nous faisons une cinquantaine de ventes par semaine.

LL - La fabrication se déroule au Portugal, ce qui vous oblige à augmenter le prix de vente. Pourquoi ce choix ?

SK : Tout simplement parce que nous exigeons de la qualité. Nous aurions pu faire fabriquer enAsie, cela serait revenu moins cher mais la qualité aurait été moindre. L'image que nous avons donnée à la marque, est celle de l’excellence.

LL - Comment « fonctionne » H’échbone ? Souleymane effectue-t-il toujours lui-même les expéditions ?

YB : Depuis que le volume des ventes a augmenté, nous avons fait appel à une société de logistique. Avant cela, Souleymane allait lui-même déposer les colis à la Poste tous les jours !

LL - H’échbone propose des t-shirts, sweats et pull pour hommes. Comment définir son style ?

YB : Une marque sportwear de qualité, au style chic et sobre. La plupart de nos modèles ne comportent que le logo en hébreu à gauche de la poitrine, et la transcription phonétique sur l'épaule gauche. Une certaine discrétion : on n’est pas dans la provoc’.

LL - Qui s’occupe du design et quelles en sont les sources d’inspiration ?

YB : L'inspiration vient de nous deux. On ne cherche pas à savoir ce que fait la concurrence car notre approche est différente.

LL - Envisagez-vous d’élargir la gamme et de créer une gamme féminine ?

SK : Oui, c'est prévu pour bientôt 😉 Sur les réseaux sociaux, nous avons une très forte demande d’articles Femme.

LL - Quels sont vos objectifs immédiats pour la marque ?

YB : Nous emmènerons la marque aussi loin que possible. Si demain H'échbone devient une référence, nous en serons très heureux !

LL - Parlons maintenant « société ».Sarcelles est décrite comme une ville de banlieue difficile et pourtant, comme le soulignent son maire et divers responsables communautaires, jusqu’à présent Sarcelles était aussi synonyme d’œcuménisme.

Aujourd’hui, croyez-vous qu’une explosion de violence encore plus radicale que celle du 20 juillet dernier, soit possible ?   

YB : Ce qui s'est passé le 20 juillet, a fait beaucoup de mal à Sarcelles. Mais il ne s’agissait que d’une minorité. Les casseurs étaient pour la plupart des gens venus de l’extérieur car notre ville, ce n'est pas ça : c'est une ville cosmopolite où tout le monde a grandi avec tout le monde.

LL - Quel regard portez-vous sur le « conflit israélo-palestinien » ?Vous a-t-on reproché votre initiative avec un « juif » ou un « musulman » ?  

YB : Nous savons faire la part des choses entre les événements à l'étranger et ce qui se passe dans nos cœurs… 

SK : Ce conflit nous touche et nous savons que, malgré tous nos efforts, notre « petite marque » ne permettra pas de changer le monde. Et pourtant, de nombreuses personnes adhèrent à notre message… Il faudrait que les projets de ce type se multiplient, pour que les mentalités évoluent.

YB : Contrairement aux idées reçues, nous avons été félicités de tous les côtés pour notre initiative et encouragés à continuer dans cette voie !

LL - Selon vous, comment peut-on empêcher que le conflit ne soit « transposé » en France ?

YB : Les media peuvent jouer un rôle capital. En relayant une initiative comme la nôtre, on transmet un message de paix et d'espoir qui rassure et met du baume au cœur : oui, il existe de nombreuses personnes censées, capables de prendre de la distance… 

LL - Quels sont les principaux blocages qui empêchent, aujourd’hui, les « jeunes de banlieue » de se sentir acceptés et donc, de prendre leur envol ?

YB : Peut-être le manque d'ambition. Même si l’on ne naît pas avec une cuillère d’argent dans la bouche, tout le monde a les moyens de réussir : encore faut-il en avoir la motivation et être prêt à repousser ses limites.

SK : Il ne faut pas se mettre plus de difficultés que celles qui existent réellement. Créer une marque avec un logo en hébreu, portée par des joueurs de foot mondialement connus, ce n'était pas gagné et pourtant…

LL - Quel rôle, doivent jouer les pouvoirs publics ? 

SK : A notre avis, mieux vaut ne compter que sur soi-même pour mettre toutes les chances de son côté.

LL - Dernière question, light 😉 

En vacances, quelles sont vos activités favorites ? Quelles ont été vos destinations de l’été ?Irez-vous prochainement en Israël ?

YB : J’aime découvrir et visiter les lieux où je passe mes vacances. Me REPOSER !!! Mon été a rimé avec Cannes et New-York.

Sk : Idem pour moi, la découverte, les visites ; et faire la fête ! Je suis allé au Brésil – à l’occasion de la Coupe du Monde - et au Qatar.

Nous nous rendrons en Israël à la rentrée 2015 car la marque commence à y prendre de l'ampleur...

Yoan Barouk et Souleymane Kamissoko ont su mettre leur intelligence et leur détermination, leur talent et leur cœur, au service d’une initiative audacieuse.

En s’appuyant sur les lettres hébraïques, ils témoignent de la beauté calligraphique de l’hébreu mais aussi de son incroyable subtilité et partagent avec le plus grand nombre, un véritable trésor : toute la sagesse du monde.   


Lydie Levine



 

* H’échbone signifie l’addition, en hébreu.

Contact : http://www.hechbone-paris.com

** Deux des oncles de Yoan Barouk, sont « très pratiquants ».

 

 

Scandale à dénoncer : appel au boycott des universités israéliennes.

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PLUS DE 250 ANTHROPOLOGUES À TRAVERS LE MONDE APPELLENT AU BOYCOTT DES UNIVERSITÉS ISRAÉLIENNES.

 

Mercredi 1er octobre, une pétition a été mise en ligne par un groupement informel d'anthropologues sur le site antisémite {http://panamza.com/akm}. 

 

Se réclamant du courant américain de "l'anthropologie engagée", ces scientifiques déclarent "s'opposer aux violations israéliennes en cours des droits des Palestiniens" et dénoncent la "complicité des institutions universitaires israéliennes avec l'occupation et l'oppression des Palestiniens".

 

Ils s'engagent à "ne pas collaborer, enseigner ou assister à des conférences impliquant des universités israéliennes tant que celles-ci ne cesseront pas d'être complices dans la violation des droits des Palestiniens".

 

Détail significatif: sur la longue liste des signataires, seuls deux chercheurs sont issus d'établissements français. Il s'agit de Lamya Khalidi (CNRS) et de Nicolas Puig (IRD) {http://panamza.com/akn}. 

 

L'éminent anthropologue français Yves Coppens, présent à la célébration du nouvel an juif -dimanche dernier- chez "l'agent des services israéliens" Marek Halter, n'y figure pas {http://panamza.com/notre-agent-au-marais; http://panamza.com/ako}.

Le coeur des mamans une association qui a vu le jour grâce à Facebook.

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Si il y a bien une association qui fait dans l'originalité c'est le cœur des mamans- lev la imaot.

En effet, cette association géniale a vu le jour sur Facebook - qui a dit que Facebook était contre-productif ?-

L'idée est partie d'une maman qui a reçut plusieurs appels de détresses de familles en difficulté, et qui avait comprit que Facebook était un outil de diffusion particulièrement adapté pour ce genre de mission délicate. 

Ainsi, des mamans à travers tout le pays se sont manifestées, que ce soit pour récolter, trier ,amasser ou apporter vêtements, articles de puéricultures, laits maternisés, elles ont été nombreuses à répondre présent.

Cet élan de générosité s'est étendu jusqu'à Paris où une maman a aussi pris part à cette belle mission .

Sarah Uzan d'Alliance s'est entretenu avec Samantha Assuli Porte parole du Coeur Des Mamans en Israël

Sarah Uzan : Samantha bonjour, depuis quand existe le cœur des mamans?

Samantha Assuli : Le coeur des mamans existe depuis deux ans et demi sur facebook et depuis un an à présent, en tant qu'association inscrite au registre des associations.

SU :Comment est né le cœur des mamans ?

SA :le coeur des mamans est né d'un appel au secours sur Facebook par mon amie Ylanite Sellem pour une famille dont la maman est partie en urgence se faire soigner aux USA laissant 9 enfants dans une famille qui en comptait 10. J'ai ensuite relayé sur Facebook un appel aux dons.....

J'ai mis mes deux boutiques à  disposition pour recevoir les dons d'argent, de nourriture, de couches vetements etc...

Il y a eu un effet boule de neige nous avons reçu des milliers de dons venant du monde entier.

Nous avons ensuite compris que cette famille ne pourrait pas utiliser tant de choses...nous avons donc décidé d'en faire profiter d autres familles nécessiteuses.

Nous avons ouvert deux marsanims(débarras) et un groupe Facebook ou des milliers de mamans ont essayés de réduire le nombre d'enfants allant dormir le ventre vide.

Et voilà, le coeur des mamans est né.

Il y a des responsables et leur reseau sont à Tel Aviv Netanya Raanana Ashdod Hadera 

SU :Qui s'occupe de l'association au quotidien?

SA :Nous sommes une dizaine de mamans et un papa à gérer le coeur des mamans au quotidien Ylanite, Laura, Deborah, Sabrina, et moi même en sommes le noyau dur 

Emilie gère Netanya, Sandra Raanana, Benjamin et Stéphanie Tel Aviv, Carole et Yaël Hadera....et il y a aussi une antenne sur Paris gérée par Kohava.

Quand à moi je suis le porte parole du coeur des mamans et j'essaye de réveiller les consciences et d'activer les fonds qui nous permettent de fonctionner.


SU :Comment arrivez vous à jongler entre votre travail au quotidien et l'association?


SA : Nous sommes des mamans qui avons toutes une famille, un travail, et une maison à  tenir.

Nous sommes toutes 100% bénèvoles ...ce qui veut dire qu il n'y a pas un shekel desdons qui soit utilisés pour autre chose que les achats pour nos familles.

C'est trés difficile de faire face à la misère de nos soeurs, frères,à  la souffrance quand la maladie frappe.

Nous avons toutes songées à abandonner, plus d'une fois, et pourtant deux ans après nous sommes toutes encore là.

D'abord, parce qu'il est inimaginable pour nous de laisser ces familles se battre seules face aux épreuves de la vie et nous sentons, toutes, que cette association n'est pas comme les autres.Nous sentons qu'Achem nous porte,nous dirige, et nous apporte sa braha.

Et encore une chose très importante, c'est la force que nous donne tous les membres et tous les donateurs du coeur des mamans.Ils sont incroyables!!

SU : Quels sont vos besoins et de combien de familles vous occupez vous àce jour?

SA : Nos besoins sont, aujourd'hui, concentrés sur la nourriture, les couches, et le materna. Nous nous occupons de plus de 70 familles c'est incroyable tellement c'est énorme !!

Il etait donc devenu impossible de faire des colis pour  autant de monde nous avons donc décidés d'acheter des cartes prépayées Ramy Levi qui permettent aux familles de faire leurs courses au super comme tout le monde et en toute dignité et  pour cela nous avons besoin d argent.

SU : Ou peux t-on s'adresser pour faire un don?

SA : Pour faire un don rendez vous sur le site: http://www.levhaimaot.org

Sarah Uzan

L'Etat-Islamique se rapproche des frontières d'Israël

Israël se concentre sur l'ISIS, les États-Unis jurent de détruire la horde djihadiste

Par Ryan Jones

http://www.israeltoday.co.il/NewsItem/tabid/178/nid/24905/Default.aspx

Adapté par Mordeh'aï pour malaassot.com

 

L'accent est mis par Israël sur la menace de l'Etat islamique (anciennement ISIS) qui a considérablement augmenté ces derniers jours à la suite de la révélation que le dernier journaliste américain décapité par les djihadistes était juif et citoyen israélien.

La "montée en puissance de l'ISIS et sa proximité avec Israël (aux frontières de la Jordanie) pourraient constituer une menace stratégique pour Israël", c'est ce que le chef de l'opposition, Isaac Herzog (travailliste) a déclaré aux journalistes un jour après que l'État islamique a diffusé une vidéo montrant la décapitation du journaliste américano-israélien Steven Sotloff.

Herzog et de nombreux autres responsables israéliens sont préoccupés non seulement par le fait que l'État islamique progresse lentement vers ses frontières à la fois en Syrie et en menaçant la Jordanie, mais aussi par le soutien du cru en plein essor pour les islamistes dans les pays voisins et chez les Palestiniens.

Les drapeaux de l'Etat islamique ont été repéré en Judée, en Samarie, à Gaza et à Jérusalem même. Mercredi, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a signé un décret interdisant officiellement l'État islamique, et condamnant toute personne qui lèverait des fonds ou apporterait son soutien à la mouvance djihadiste.

L'assassinat de Sotloff quelques semaines seulement après que l'État islamique a décapité le journaliste américain James Foley aurait enfin incité l'administration Obama à l'action.

"Nous ne serons pas intimidés", a déclaré le président américain Barack Obama après que des experts ont confirmé la décapitation vidéo de Sotloff comme authentique. "Ceux qui font l'erreur de nuire aux Américains vont apprendre que nous n'oublierons pas et que notre portée est longue et que justice sera rendue."

Obama est en train de travailler avec le Premier ministre britannique David Cameron pour mettre sur pied une coalition internationale avec l'intention de "dégrader et détruire" l'Etat islamique.

Le Vice-président américain Joe Biden a mis en garde les hordes de combattants de l'état islamique que "les Américains sont beaucoup plus forts, beaucoup plus résolus que n'importe quel ennemi peut comprendre. Nous n'oublions pas. ... Ils devraient savoir que nous allons les suivre jusqu'aux portes de l'enfer jusqu'à ce qu'ils soient traduits en justice, parce que l'enfer est l'endroit où ils résideront. "

Alors que les Israéliens sont heureux de voir enfin les puissances occidentales prendre la menace de l'État islamique au sérieux, il y a la frustration que les groupes palestiniens comme le Hamas reçoivent un traitement de substitution.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a essayé de faire passer son point de vue que le Hamas et l'État islamique sont des mouvements jumeaux. En fait, le Hamas a été également à l'origine des récentes exécutions de citoyens israélo-américains, comme l'ado de 16 ans Naftali Frenkel.

Mais, parce que le Hamas est toléré par l'Autorité palestinienne soutenue par les Américains, et parce que le public palestinien a voté pour le groupe terroriste en majorité, Washington a jugé bon de le placer sur un pied un peu différent de celui d'autres djihadistes en Irak et en Syrie.

Elections anticipées ? Vers une droitisation de la politique israélienne ?

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Voilà deux jours désormais que les combats entre les groupes armés de Gaza et Israël se sont achevés. Un cessez-le-feu illimité a été signé. Mais les principaux points de divergence entre les deux camps doivent encore faire l'objet de prochaines négociations prévues dans un délai d'un mois. Si les armes se sont tues, le conflit est donc encore loin d'être réglé. Israël n'a pas obtenu la démilitarisation de l'enclave palestinienne ni concédé la fin du blocus.


Cette fin de conflit ressemble beaucoup à un statu quo. Et cela suscite de nombreuses critiques côté israélien. À tel point que beaucoup parient sur des élections anticipées, que des sondages tendent à accréditer. Car la chute de Benyamin Netanyahu y est vertigineuse. Une étude publiée ce jeudi matin l'estimait à quasiment 30 points. Seuls 50 % des Israéliens s'y disaient satisfaits de la façon dont il a mené l'opération militaire. Ils étaient 77 % encore au début du mois d'août. Et d'autres sondages marquent une chute encore plus importante.


Dans une allocution télévisée mercredi 27 août au soir, Benyamin Netanyahu a donc insisté sur le fait qu'Israël n'avait rien cédé au Hamas. Pas de construction de port ni d'aéroport, pas d'échange de prisonniers non plus. Le Premier ministre a voulu montrer que « Bordure protectrice » était un succès pour l'État hébreu, un avis que ne partagent que 26 % de ses concitoyens, selon le sondage évoqué précédemment, alors qu'ils sont 54 % à considérer qu'aucune des parties n'est sortie vainqueur de ce conflit.


Une coalition divisée


Ces divergences dans les sondages éclatent aussi au sein même de la coalition gouvernementale. Durant le conflit déjà, les partis les plus à droite de sa coalition, comme Israël Beitenou d'Avigdor Lieberman ou Le Foyer juif de Naftali Bennett, prônaient une position plus radicale pour finalement se débarrasser totalement du Hamas à Gaza. Au moment où ce cessez-le-feu définitif est venu sur la table, Benyamin Netanyahu ne l'a pas soumis au vote du cabinet de sécurité. Le Likoud se fait fort de rappeler qu'il n'avait pas besoin de son aval. Mais si Benyamin Netanyahu n'a pas sollicité de vote, c'est surtout parce qu'il n'aurait pas obtenu la majorité. Ce qui alimente les suspicions d'élections anticipées.


Si de telles élections signifieraient forcément la fin du gouvernement actuel, elles ne seraient pas forcément le plus mauvais des scénarii pour le Premier ministre. Car même s’il a chuté dans les sondages, il n’a que peu de concurrents d’envergure. La gauche n'a pas de chef charismatique et c'est finalement sur sa droite qu'il est le plus menacé. Naftali Bennett, chef du parti Le Foyer juif et actuel ministre de l'Industrie, de l'Artisanat et de l'Emploi a vu sa cote de popularité grimper en flèche. Aujourd'hui, les sondages lui accordent 19 sièges à la Knesset, plaçant son parti en deuxième force politique du pays derrière le Likoud de Netanyahu. L'autre chef de file de l'extrême droite, Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères, lui, rassemble moins. Il est perçu comme plus louvoyant, changeant de position au fil du temps. À l'inverse, Naftali Bennett fait figure d'homme droit dans ses bottes.


Vers une droitisation de la politique israélienne ?


S’il est toujours difficile d’établir des pronostics en matière politique - et en Israël peut-être plus qu’ailleurs -, on peut s’attendre à une droitisation de la vie politique israélienne. Certains observateurs israéliens estiment que ces 50 jours de guerre marquent l'échec de la politique d'échange de territoire contre la paix, les Israéliens s'étant retirés de Gaza en 2005. Du coup, selon eux, cela renforce dans l'opinion publique l'idée qu'il faut être ferme face aux Palestiniens et cela affaiblit le camp plus modéré – le centre et la gauche.


Ce scénario d’une droitisation ne fait cependant pas l’unanimité. D'autres soulignent qu'aujourd'hui, Benyamin Netanyahu a rompu avec une partie de la droite qui aurait voulu le voir frapper plus fort le Hamas. Dans cette droite-là, on retrouve l'extrême droite, mais aussi une partie du Likoud. Et s'il perd le soutien du Likoud, Benyamin Netanyahu pourrait alors vouloir copier Ariel Sharon. L'ex-Premier ministre, venu du Likoud lui aussi, avait créé - après le retrait de Gaza - son propre parti : Kadima, se positionnant au centre de l'échiquier politique.


Mais aujourd'hui, Kadima a quasiment disparu. Alors est-ce de nature à refroidir les éventuelles velléités sécessionnistes de Netanyahu ? Possible. En tout cas, tout le monde s'accorde sur le fait que ce conflit mènera à une réorganisation de l'échiquier politique.


Source RFI

Netanyahou doit finir le travail . Opérations ciblées plutôt que guerre d'usure.

En chute dans les sondages et contesté jusqu'au sein du gouvernement, le Premier ministre israélien privilégie les opérations ciblées à la guerre d'usure, avec en tête de liste Mohammed Deïf.

Jérusalem

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui était au firmament des sondages au début de la dernière guerre de Gaza avec plus de 80% d’opinions favorables, voit désormais sa cote s’effondrer avec à peine la moyenne. L’opinion israélienne, et en particulier les populations du sud, qui reçoivent à longueur de journée des missiles, ne supportent plus ses tergiversations.

Certains ministres, dont certains siègent au saint des saints, le cabinet de sécurité, critiquent ouvertement le gouvernement et son chef. Son ministre de l’Intérieur Gideon Sa'ar et ses opposants habituels, les nationalistes Avigdor Lieberman et Naftali Bennett, se sont élevés contre sa politique. Même la centriste Tzipi Livni, responsable des négociations avec l’Autorité palestinienne, a estimé qu’il n’y avait aucune raison de négocier avec le Hamas parce que cela décrédibilise Mahmoud Abbas.

Pour Israël, la guerre de Gaza n’a pas été suffisamment concluante, même si le Hamas a subi de nombreuses déconvenues et si une partie de son arsenal a été détruite au prix de bombardements intensifs. L’état précis de son armement actuel reste cependant une inconnue puisqu’il arrive encore à envoyer des centaines de missiles contre l'État hébreu.

Netanyahou doit donner des gages

Face à cette relative mutinerie au sein de son gouvernement, Netanyahou s’est trouvé contraint de donner des gages de son activisme. Il a donc décidé d’orienter la guerre autrement pour ne pas laisser le Hamas s’engager dans un conflit d’usure et a donné son feu vert à des éliminations ciblées, après plusieurs années de répit. Mais il estime que les dirigeants politiques islamistes ont été supplantés par les chefs militaires, et Tsahal devrait orienter uniquement ses frappes vers la branche armée en préservant les politiques, avec lesquels le gouvernement doit négocier.

 

Depuis plusieurs années, l’ennemi public numéro un et le symbole du combat palestinien contre Israël s'appelle Mohammed Deïf, à la tête des Brigades Izz al-Din al-Qassam, la branche armée du Hamas, depuis 2002 et la mort de son prédécesseur Salah Chehadeh, tué dans un raid israélien. Celui qui est revenu au devant de l’actualité fin juillet, après avoir vécu pendant des années dans la clandestinité, est seul à décider de la stratégie militaire du Hamas et de la reprise des tirs de missiles, et les Israéliens le rendent responsable de toutes les attaques sanglantes menées à travers les tunnels.

Mais il n’est pas facile à atteindre puisqu’il vit reclus après avoir survécu à quatre tentatives d’élimination en 2002, 2003 et 2006, dont la dernière l'a laissé paraplégique après la frappe de son véhicule par un missile israélien. Pour se protéger, il n’apparaît jamais devant ses troupes, et encore moins au grand jour.

Le «fantôme»

On sait donc peu de choses de celui que les services spéciaux israéliens surnomment le«fantôme», car il n’affiche aucune photo de son visage, ou «Ben mavet» («le fils de la mort» en hébreu). Des informations concordantes font de lui un borgne qui se déplace en fauteuil roulant. Il a la cinquantaine, est né dans le camp de réfugiés de Khan Younès et a obtenu un diplôme en sciences de l'Université islamique de Gaza, où il a étudié la physique, la chimie et la biologie et s'est distingué en animant le comité des étudiants. Il a rejoint le Hamas lors de la première intifada de 1987, pour laquelle il a été emprisonné en Israël en 1989 pendant plus d’un an.

Il a appris de l’ingénieur Yahia Ayache, éliminé par Israël en 1996, les principes de la fabrication de bombes et de pièges d’explosifs. Il a aussi été proche de Mohamed Dahlan, responsable des services de sécurité de Yasser Arafat, auprès de qui il a acquis beaucoup d’expérience sur le terrain et sa méthode pour calculer ses mouvements et ses actions dans un secret total. Mais leurs chemins ont ensuite divergé, puisque Deïf est devenu l’ennemi juré de Dahlan.

Deïf sait soigner sa publicité. Fin juillet, il a planifié l’attaque meurtrière du fortin militaire de Nahal Oz, près de Gaza, qui a coûté la vie à cinq soldats israéliens, et s’en est vanté en diffusant une vidéo de l’opération. Excédé, le ministre israélien des Finances, le centriste Yaïr Lapid, l‘a menacé en disant par avance de lui qu’il était «un homme mort».

Si Israël ne mésestime pas le génie militaire de son adversaire, organisateur des principales actions d’éclat du Hamas, Deïf n’affiche en revanche aucune ambition politique, préférant concentrer ses efforts sur les questions militaires. Mais en tant que chef militaire du Hamas, son avis prime sur tous les dirigeants politiques et il disposerait même d’un droit de veto qui en fait un dirigeant incontournable, le plaçant au-dessus de Khaled Mechaal.

«Terminer le travail»

Certains dirigeants israéliens le considèrent comme à l'origine de l’intransigeance palestinienne dans les négociations du Caire et ont donc exigé qu’Israël «termine le travail à Gaza» en éliminant les dirigeants du Hamas réfugiés sous l’hôpital Shifa, une décision que seul le gouvernement peut autoriser. Un contrat a alors été mis sur sa tête et les Israéliens ont prouvé la qualité de leurs informations, puisque sa maison de trois étages, dans le quartier de Sheikh Radwan, a été visée le 19 août par cinq missiles qui ont tué sa femme et deux de ses enfants.

On ignore s’il a survécu mais des informations fragmentaires de source israélienne le présentent à présent comme grabataire, s’il a pu encore en réchapper. Pour mettre en évidence le nouvel échec de Tsahal et éviter la démoralisation des troupes, le Hamas affirme lui que son chef militaire est sorti indemne du bombardement massif. En novembre 2012, son numéro deux, Ahmad Jabari, était mort dans une frappe sur son véhicule.

Tsahal a par ailleurs éliminé trois commandants de la branche armée du Hamas dans un raid aérien le 21 août sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Les trois victimes, Mohammed Abou Chamala, Raëd al-Atar et Mohammed Barhoum, sont des commandants de division impliqués dans la planification et l’enlèvement du soldat Gilad Shalit ainsi que dans la construction des tunnels.

Israël espère que le Hamas comprendra le message de ces éliminations ciblées de hauts commandants militaires et veut ainsi démontrer l’impasse dans laquelle se dirige l'organisation si elle persistait dans le lancement de missiles vers Israël.

Israël frappera

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Israël frappera "avec force" en cas de reprise des tirs de roquettes (Netanyahu)


AFP18/08/2014

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi qu'Israël se tenait prêt à toutes les éventualités et frapperait "avec force" en cas de reprise des tirs de roquettes palestiniens, peu avant l'expiration d'un cessez-le-feu à Gaza.


"Nous sommes prêts à tous les scénarios (...) L'armée est prête à frapper avec force si les tirs reprennent", a-t-il déclaré au cours d'une réunion avec son ministre de la Défense Moshé Yaalon à Ashdod, dans le sud d'Israël, selon un communiqué.


L'offensive, lancée par Israël sur la bande de Gaza le 8 juillet, "continuera jusqu'à ce que son objectif ait été atteint", à savoir "ramener le calme et la sécurité" en Israël, a ajouté M. Netanyahu.


Au Caire, les négociateurs israéliens et palestiniens n'ont plus que quelques heures pour essayer de s'entendre avant lundi minuit sur une prolongation du cessez-le-feu observé dans la bande de Gaza depuis le 11 août.

AFP

SionaMonsieur le Premier Ministre de la France :vous devez interdire les manifestations pro-palestiniennes

Monsieur le Premier Ministre de la France vous devez interdire les manifestations pro-palestiniennes :c’est un danger pour la République et pour la France, un danger pour les Français Juifs.



Siona  dénonce avec vigueur le scandale des défilés de milliers de personnes  qui ont eu  lieu dans toute la France pour défendre gaza et pourfendre Israël. 


Où étaient ces tristes individus en grande partie admirateurs de la charia alors que des centaines de milliers de  personnes étaient et continuent d’être massacrés par milliers en Syrie, en Libye, au Yémen, en Irak … ?        


La situation explosive du monde Arabo-musulman ne  semble pas les intéresser,    pas plus que la guerre sanglante que se livrent Sunnites et Chiites. 

 


Siona tient à assurer l’Etat d’Israël de sa totale solidarité dans l’épreuve qu’il traverse à travers la violente agression de l’organisation terroriste Hamas.


Alors qu’un grand nombre de villes d’Israël sont lâchement attaquées et bombardées, curieusement aucune voix occidentale, ni l’ONU ni les pays de l’Union européenne ne s’est fait entendre pour exiger du Hamas la fin de son agression.


Lorsque Israël décide de répliquer pour défendre sa population, voilà qu’un certain nombre de pays dont la France, découvre  comme le ministre des affaires étrangères Mr. Fabius que « la priorité absolue c’est le cessez-le-feu ». De son coté le ministre de la défense Jean Yves LE DRIAN demande à ISRAEL de « respecter les règles internationales ».


On croit rêver !


Monsieur le Ministre  LE DRIAN est la même personne qui, au nom de la France,  était intervenue au Mali et en Centrafrique pour éradiquer le terrorisme à travers l’élimination physique de centaines de personnes. 


On voudrait  bien savoir s’il a bien respecté les règles internationales qu’il préconise à Israël et surtout en quoi consistent ces règles internationales ? 



Siona réitère sa demande au Premier Ministre d’interdire toute manifestation pro-palestinienne : C’est un danger pour la république et pour la France, un danger pour les Français Juifs. Il lui demande instamment d’intervenir  avec la  plus grande sévérité à l’encontre d’individus qui exacerbent dans notre pays la haine et la violence. 

Israël exhorte les palestiniens de quitter Gaza ;des milliers de personnes ont fui Gaza

Israël a mené 1.320 raids contre des objectifs dans la bande de Gaza, dont la moitié contre des sites de tir de roquettes et le reste contre des centres de commandement, des fabriques de roquettes, des entrepôts et des tunnels de contrebande.

"Nous continuerons à agir avec patience, retenue, détermination, responsabilité et vigueur pour atteindre l'objectif de cette campagne - rétablir le calme pour longtemps en portant un coup sévère au Hamas et aux autres groupes terroristes de la bande de Gaza", a dit Benjamin Netanyahu à l'issue du conseil des ministres. "Nous ne savons pas quand cette opération sera terminée, cela pourrait durer longtemps", a-t-il ajouté.

Des milliers de personnes ont fui dimanche la ville de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, l'armée israélienne ayant averti qu'elle allait frapper des sites de lancement de roquettes.

 

Un responsable militaire israélien a affirmé que Tsahal allait "frapper avec force" ce secteur dans la soirée.

 

Au sixième jour de l'offensive israélienne contre les combattants islamistes de la bande de Gaza, les responsables palestiniens parlent d'au moins 160 morts et d'un millier de blessés dans le territoire côtier.

 

Sur les 160 Palestiniens tués par les raids israéliens, 135 sont des civils, dont une trentaine d'enfants, indique le ministère de la Santé de Gaza.

 

"Ceux qui ne se plieront pas aux injonctions mettront en danger leurs vies et celles de leurs familles. Attention!", a averti Tsahal dans des tracts largués sur Beit Lahiya, près de la frontière avec Israël.

 

Les tracts destinés à cette ville où vivent 70.000 Palestiniens stipulent que les civils de trois de ses dix quartiers devaient "évacuer leurs habitations" et se diriger plus au sud, avant midi heure locale (09h00 GMT).

 

Des responsables de l'Onu sur place ont déclaré que 4.000 habitants de Beit Lahiya s'étaient réfugiés dans la ville de Gaza, où ils ont été installés dans huit écoles gérées par l'Unrwa (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine).

 

Le ministère de l'Intérieur de la bande de Gaza a estimé dans un communiqué lu sur la radio du Hamas que les avertissements israéliens relevaient de la "guerre psychologique" et a demandé à ceux qui quittaient leurs habitations de rentrer chez eux.

LE CHEF DE LA POLICE DE GAZA GRAVEMENT BLESSÉ

 

Tôt dimanche matin, un commando de la marine israélienne a attaqué un site de lancement de roquettes, dans le nord de la bande de Gaza, premier affrontement au sol signalé en six jours d'offensive israélienne pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes.

 

Appuyés par l'aviation, les membres du commando ont endommagé le site de tir de roquettes, et les activistes palestiniens ont riposté, blessant quatre militaires israéliens, ont déclaré des porte-parole de Tsahal.

 

Le Hamas, mouvement radical palestinien qui contrôle la bande de Gaza depuis sept ans, a affirmé que ses hommes avaient ouvert le feu sur le commando alors qu'il se trouvait encore en mer, l'empêchant de débarquer sur la côte.

 

Mais selon le lieutenant-colonel israélien Peter Lerner, porte-parole de l'armée, le commando a "rempli sa mission" et les résultats de ce raid "sont la première activité terrestre rendue publique" par les troupes de la marine à Gaza.

 

Un raid aérien israélien sur la maison du chef de la police de Gaza a fait 17 morts samedi soir, rapporte d'autre part le ministère gazaoui de la Santé. C'est l'attaque la plus meurtrière dans le territoire côtier palestinien depuis le début des frappes israéliennes mardi dernier.

 

De source proche du mouvement Hamas, on précise que le chef de la police, Taïssir Al Batch, est dans un état critique et que toutes les personnes tuées appartiennent à la famille Al Batch.

 

Selon le porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza, Achraf Al-Kidra, 45 personnes ont en outre été blessées et d'autres sont encore prises au piège sous les gravats.

 

Le ministère de la Santé a précisé qu'une femme et une fillette de trois ans avaient été tuées par un tir israélien dimanche matin.

 

 

 

 

 

Proche-Orient: histoire d'un conflit une analyse intéressante.

Proche-Orient: histoire d'un conflit

Le spectre d'une nouvelle intifada hante Jérusalem-Est. En tout état de cause c'est ce que disent les journaux israéliens. Un Palestinien de 16 ans, Mohamad Abou Hdeir, a été enlevé et tué dans la nuit du 1er au 2 juillet dans une banlieue de Jérusalem en représailles à l'assassinat en juin de trois jeunes Israéliens.

A première vue, cette montée de tension tragique n'a rien de nouveau : le principe d'oeil pour oeil est depuis longtemps à la base des réponses israéliennes à toute action des extrémistes palestiniens. Cependant en l'occurrence les événements prennent une tournure trop sinistre.

Même les journaux israéliens reconnaissent que le cas d'Abou Hdeir a démontré un regain d'activité et d'agressivité des organisations juives ultranationalistes. 

Mohamad Abou Hdeir a été enlevé et brûlé vif un jour seulement après la découverte des cadavres de trois adolescents israéliens enlevés. Israël a accusé d'enlèvement les combattants du Hamas. L'étincelle a fait naître une nouvelle flamme.

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Les protestations contre l'assassinat d'Abou Hdeir ne cessent pas dans les quartiers arabes des villes israéliennes. Les murs des maisons sont couverts d'inscriptions  Mort aux Israéliens . Le camp opposé écrit sur les mêmes murs  Mort aux Arabes . Outre Jérusalem-Est des heurts ont éclaté à Nazareth et dans d'autres localités du nord d'Israël.

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La police de Jérusalem a déclaré avoir arrêté six suspects appartenant à des groupes nationalistes. Le quotidien Jérusalem Post a annoncé aujourd'hui que les meurtriers présumés faisaient partie de La familia, groupe de supporters du club de football Beitar. Selon le quotidien, La Familia est dépuis longtemps suivi par la police israélienne à cause de son extrémisme déchaîné.

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La tension est tellement montée que le premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu s'est vu obligé de convoquer dimanche soir une réunion extraordinaire du gouvernement. Il a déclaré que l'assassinat du Palestinien était un  acte terroriste  et que les coupables seraient punis conformément à la loi si leur implication dans le meurtre était prouvée. Il a également appelé les chefs des communautés juives et arabes d'Israël à calmer la population.

 

A présent beaucoup dépendra de la question de savoir si les autorités israéliennes condamneront en effet les coupables. Les Palestiniens ne croient pas depuis longtemps à la justice israélienne. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a même envoyé un message spécial au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lui demandant de s'occuper de l'enquête de la tragédie.

 

La question fondamentale est de savoir quelle sera l'incidence de ces événements sur le processus de réglement palestino-israélien. Selon le président de l'Association d'amitié et de coopération d'affaires avec les pays arabes et le politologue connu Viatcheslav Maouzov il est évident que quelqu'un provoque une nouvelle intifada palestinienne:

 

J'ai rencontré à Moscou le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de sa dernière visite à Moscou le 24 juin. Il est fermement attaché au processus de règlement politique et les Palestiniens sont les moins intéressés à l'échec du processus de paix.

 

En réalité, les Palestiniens ne font que renforcer leurs positions ce qui n'est pas du goût des Américains. Cela est contraire à leur stratégie : casser, diviser le monde arabe, plonger les pays arabes dans un état de  chaos contrôlé  que nous observons actuellement en Syrie, en Irak, en Libye, au Yémen et au Soudan.

 

Les Etats-Unis ont détruit la pratique en place et ont violé les principes fondamentaux qui permettaient de progresser avec succès, bien que lentement, dans la voie du règlement proche-oriental et dans les négociations entre Israël et les Palestiniens. L'ONU, l'Europe et la Russie partaient du fait que le succès des négociations ne pouvait être atteint que grâce aux efforts conjoints des quatres médiateurs : les Etats-Unis, la Russie, l'UE et l'ONU. Or les Etats-Unis ont voulu tout faire eux-mêmes et ont échoué avec fracas.

 

Viatcheslav Matouzov est convaincu que ce non-professionnalisme de Washington a créé une situation critique. La coopération internationale avec la Russie dans la solution du problème palestinien est pratiquement bloquée à cause de la politique des Etats-Unis. Il sera extrêmement compliqué de rétablir cette coopération.

 

Selon Tatiana Nossenko de l'Institut d'orientalisme de l'Académie des sciences de Russie les efforts de médiation des Etats-Unis en Palestine ne revêtent plus une grande importance. Leur mission a échoué dès le mois d'avril et tout ce qui a été fait depuis n'était qu'une action médiatique.

Selon Tatiana Nossenko, le problème principal de la Palestine n'est pas dans l'échec des derniers efforts de médiation, mais dans le fait que le monde arabe a radicalement changé depuis le printemps arabe. Les recherches d'une identité nationale aux couleurs religieuses ont succédé au nationalisme laïque de nombreux Etats arabes. Tatiana Nossenko note que sur ce fond le problème palestinien a cessé d'être un puissant facteur de consolidation pour le monde arabe des années 1960 et 1970 :

 

Regardez par quoi sont occupés actuellement les principaux pays arabes. C'est très loin des problèmes de la Palestine. Aujourd'hui les Palestiniens sont abandonnés à leur sort. Leur soutien faiblit au niveau international car trop d'autres problèmes sont apparus dans le monde ces dernières années et le problème palestinien devient en quelque sorte marginalisé.

 

Aujourd'hui l'Egypte a proposé sa médiation dans le règlement de la crise entre la Palestine et Israël. Cependant personne n'est en mesure de prédire à quoi cela aboutira.