Samantha Ouhanna

Récemment arrivée à Tel Aviv pour une durée de 5 mois intenses au sein de l’équipe Alliance, Samantha est une jeune française de 25 ans poursuivant des études de commerce à Paris.

Auparavant diplômée de tourisme-nouvelles technologies et aujourd’hui à la recherche de nouveaux horizons, il était pour elle évident de réaliser son stage en Israel.

Entre découverte des lieux et apprentissage dans le milieu digital, Samantha contribuera à son niveau au partage de l’information d’Alliance (notamment sur les réseaux sociaux) et s’intéressera à Tel Aviv l’insolite en étroite collaboration avec Sophie, de son oeil étranger mais nouveau.

Les articles de Samantha Ouhanna

Après Jérusalem, des bus pour Shabbat à Tel Aviv

Une nouvelle initiative sociale est en cours dans le secteur de Tel Aviv.

Il s’agit de la mise en place d’une ligne de bus transportant ses membres de Ramat Gan et Givatayim à la plage de Tel Aviv.

Roy Schwartz a seulement 22 ans, mais il fait déjà des vagues. Il a économisé sa pension militaire et a puisé dans ses petites économies pour donner vie à une initiative sociale visant à faire tourner de
s bus pour Shabbat dans le centre d’Israël.
Schwartz sait par expérience qu’attendre que les politiciens s’occupent d’un problème n’est tout simplement pas productif et a donc pris les choses en main.

Par conséquent, il a mis en place une coopérative faisant rouler des bus sous le nom de "And Yet It Moves".

Les premiers bus de cette coopérative ont roulé samedi. Ils sont deux et passent toutes les heures, entre 9h et 18h.
Un bus part de la jonction Aluf Sade à Ramat Gan et passe par les rues principales de Ramat Gan et Givatayim, ramassant les membres de la coopérative jusqu’à la station de bus Carmelite en bord de mer de Tel Aviv.

Au même moment, un véhicule quitte cette station de bus pour faire le chemin inverse.

Sa démarche n’a pas l’intention de faire concurrence aux transports en commun publics, il s’agit plutôt d’un projet collectif permettant à ses membres d’utiliser ses bus. Pour l’instant et jusqu'au mois prochain, les bus sont gratuits. Par la suite, le trajet devrait couter 9 NIS.

Pour devenir membres, les passagers doivent s’inscrire sur le groupe du site et payer 20 NIS de frais d’inscription.

Le système mis en place par Schwartz lui permet de passer outre les restrictions auxquelles sont soumis les opérateurs de transports publics.

A 13h30 samedi, le premier passager est monté à bord du bus de Tel Aviv vers Ramat Gan. Son nom est Eliran, il a 30 ans:

«C’est exceptionnel et incroyable d’avoir un bus le samedi. J’étais très excité. Je n’ai pas de voiture et sans le bus j’aurais du prendre un taxi, ce qui est très cher et vous fait réfléchir à 2 fois. »

Une initiative similaire avait été prise à Jérusalem: Le Shabus, dont vous parlait Alliance (cliquez ici). 
Le Shabus circule à Jérusalem le vendredi soir et permet aux membres de sa coopérative de circuler entre le centre de la ville jusqu’à Pisgat Ze'ev, de revenir sur Talpiot, Beit HaKerem et la Colline Française.

D'après Ynetnews


Une invention israélienne permettrait un suivi quotidien pour les mamans et leur foetus

Des experts israéliens développent un moniteur mobile portable permettant d’avoir un oeil sur les femmes enceinte et leur foetus, au quotidien.

 
Le moniteur PregSense est muni de capteurs tissés dans une sorte de harnais qui fournit des données sans interruption sur l’état de santé du foetus et de la mère, au cours du stade le plus avancé de la grossesse.

L’appareil bluetooth attaché au moniteur collecte et transmet les informations - telles que le battement du coeur de la mère et de son enfant - vers un smartphone et les envoie dans un « cloud », plateforme de sauvegarde, sécurisé et accessible uniquement par la future maman et les spécialistes qui la suivent.

Cet appareil est le fruit du travail de Nuvo Group, mené Oren Oz.
Ce dernier explique qu’une application smartphone fournira éventuellement une représentation virtuelle des données collectées par le moniteur portable.

Voici ce qu’il décrit au cours d’une démonstration du produit sur une future maman, prénommée Michal.

« Maintenant vous pouvez vous voir vous et le bébé, le coeur et toutes les données. Ce que vous pouvoir grâce à l’application, c’est voir où se trouve la main, vous allez savoir si le bébé est réveillé, vous pouvez entendre les battements du coeur de votre bébé à n’importe quel moment; et bien sur tout sur vous en tant que mère, votre activité, si vous êtes détendue, comment vous dormez, votre activité cardiaque, tout ce qui concerne votre grossesse sera archivé. »

Oz a fondé le Nuvo Group en collaboration avec une autre innovation technologique relative à la grossesse, Ritmo, une sangle permettant aux mamans de diffuser de la musique relaxante depuis un smartphone, pour stimuler le foetus (voir image ci-dessus).

L’entreprise israélienne espère que l’appareil rassurera les mères anxieuses comme Michal - actuellement dans sa 32ème semaine de grossesse - qui requièrent un contrôle, sans avoir à aller chez le médecin.

 
« Cela me permet d’être mieux connectée au foetus, je pourrai entendre le foetus dès que je le voudrai et ce sera plus facile pour moi. Par ailleurs, je ne serai plus dépendante de mon médecin, a n’importe quel moment je pourrai me connecter, voir et entendre », déclare-t’elle.  

Ce procédé permettrait aux médecins de détecter plus rapidement les symptômes qui pourraient mener à des complications.
Ce système pourrait permettre notamment de détecter les accouchements avant le terme ou la pré-éclampsie afin de pouvoir intervenir à temps , explique Varda Shalev, experte en système informatique médical, médecin de soins primaires et consultante externe de Nuvo Group, installé à Tel Aviv.

 
PregSense n’utilise pas d’ultrasons comme les appareils traditionnels, qui exigent que la femme reste immobile pour que le spécialiste traque manuellement le battement du coeur du foetus.

Les concepteurs du moniteur expliquent que les capteurs passifs de ce procédé sont inoffensifs pour la mère et l’enfant et permettent un suivi constant sans danger, contrairement aux ultrasons.

 
Pour le Professeur Simcha Yagel, membre du conseil pour Nuvo Group, l’électrocardiogramme inclus -ECG- constitue la valeur ajoutée de l’appareil.

« Je pense que le nouveau succès de Nuvo en matière de détection du foetus est l’électrocardiogramme, pas seulement le son, pas seulement l’ultrason mais vraiment un ECG électronique », avait déclaré Yagel à Reuters.

Oz a dit que les docteurs apprécieront de ne pas avoir à utiliser le lourd équipement traditionnel électronique, comme la cardiotocographie (CTG) ou les machines pour la surveillance électronique du coeur foetal.

A la place, ils pourront suivre et diagnostiquer les patients à distance, permettant une détection et une intervention rapide.

La version commerciale du produit, connue sous le nom de « Ritmo Beats », va sortir d’ici la fin 2015 et coutera environ 250 dollars, a dit Oz.

La version clinique de l’appareil, controlée par la FDA - Food and Drug Administration - devrait être lancée pour 2016.

Oz est certain que son invention va changer la gestion des grossesses et  
« fournir un meilleur suivi à d’avantage de femmes, à moindre coût».

L’exclusion inavouée des chercheurs israéliens des revues scientifiques

Sous couvert de confidentialité et de manque de transparence, une barrière plus forte que tout autre boycott est progressivement en train de prendre forme dans le milieu des revues universitaires.

La campagne du BDS incite à l'exercice de pressions diverses sur Israël, dans une logique d'exclusion.

Cette fois-ci, un professeur dénonce l'exclusion des chercheurs israéliens du monde des publications savantes.
Cette discrimination est plus habile et surtout silencieuse, et pousse à la vigilance.

Le professeur Ze'ev Zahor, fondateur et ancien président de l’institut universitaire de Sapir en Israël, témoigne pour Ynetnews.

Un travail universitaire de chercheur comprend avant toute chose de la recherche et de l’enseignement. Ses autres tâches font partie de la routine académique : Editer des revues savantes, évaluer les thèses des étudiants passant leur doctorat et écrire des avis, beaucoup d’avis.

Le chercheur doit examiner le travail de ses collègues à partir du moment où ils sont admis dans les institutions de recherche après avoir été promus. Pour cela, il doit principalement revoir la qualité de leurs recherches.

Cela s’applique aussi bien à Israël qu’au reste du monde. Le monde universitaire - comprendre la recherche - est un système universel.

Le conseil des universités au Royaume-Uni déclare dans un communiqué qu’ « il s’oppose fermement aux boycotts universitaires sur la base qu’ils sont hostiles à la liberté académique, incluant la liberté des chercheurs à collaborer avec d’autres ».

Mais comme le milieu académique est un système constitué d’êtres humains, les universités ont établi des règles très claires afin d'éviter tout favoritisme.
Ainsi, un journal prestigieux ne publiera jamais un article médiocrement écrit juste parce que le chercheur est associé à l’éditeur .
Le prestige s’acquiert à force de patience et d’effort et un mauvais article peut tout saborder.

C’est pour cette raison qu'en général, les articles reçus pour examen dans les parutions les plus estimées du monde sont étudiés de manière anonyme.

La seule personne qui connait l’identité de celui qui envoie l’article est le secrétaire du comité de rédaction.

Le comité de rédaction choisit la personne en charge de vérifier l’article et la personne à qui l’on demande de donner son avis sur l’article et décide s’il est validé, rejeté, ou s’il requiert des modifications, ne sait pas qui en est l’auteur.

Le processus est clair et rejette la transparence.

J’ai été chanceux. Au début de ma carrière académique, l’examinateur du premier article que j’ai envoyé à un journal international a demandé mon nom après avoir émis un avis favorable.
A partir de ce moment, c’est devenu mon journal de prédilection.
Mon examinateur est par la suite devenu rédacteur en chef du journal.

Il m’a par la suite demandé d’écrire des articles de synthèse sur des ouvrages de recherche.
Un compte-rendu sur un livre déjà publié rend la confidentialité inutile - cet article de synthèse doit mettre le doigt sur les aspects problématiques de l’ouvrage concerné, et parfois en opposer les différentes conclusions.
L’auteur de la revue peut dans ce cas créer des rivalités et c’est pour cette raison que peu de chercheurs sont désireux de publier des revues sur le livre d’un de leur collègue…

Les éditeurs de journaux de renom qui publient uniquement un petit nombre d’articles de recherche qu’ils reçoivent courtisent les rédacteurs de ces revues de synthèse car ils sont rares.

Sur fond de pénurie de ces articles de synthèse sur les livres de chercheurs, chaque article de synthèse que j’ai écrit a été reçu et publié avec engouement - jusqu’à il y a 2 ans, lorsque j’ai envoyé un de ces fameux articles à mon journal.
J’ai attendu sa publication dans le numéro qui devait sortir, puis dans le prochain .. mais rien.
Il n’y avait ni publication, ni lettre de refus. J’ai donc renvoyé l’article, au cas où il y aurait eu une erreur dans l’envoi du mail, mais je n’ai jamais reçu de réponse.

Je suis tombé sur l’éditeur pendant une conférence tenue aux Etats-Unis il y a quelques temps maintenant.
Il utilisa des termes habiles et intellectuels afin d’expliquer les nouvelles tendances dans la recherche au Moyen-Orient qui avaient mené à des changements dans la politique de publication …

Il n’a cependant pas dit, d’une quelconque manière, que les rédacteurs israéliens n’étaient plus acceptés.

Cependant, un examen très rapide des numéros sortis ces deux dernières années ont révélé qu’aucun article de chercheur israélien n’avait été publié.
Sous couvert de confidentialité et d’absence de transparence, un mur, bien plus puissant que les autres formes de boycott, est en train de s’ériger. »

D'après Ze'ev Zahor, pour Ynetnews


"Son of Saul" le film hongrois récompensé au Festival de Cannes

Les réalisateurs du film "Son of Saul" ont été récompensés à Cannes. Le film a pour sujet le 'Sonderkommando' juif dans un camp nazi et devrait pousser à la réflexion dans une Hongrie tourmentée par un antisémitisme et une xénophobie grandissants.

Les réalisateurs de « Son of Saul » ont déclaré jeudi qu’ils souhaitaient que beaucoup de Hongrois voient ce film, à une époque où le pays est ravagé par l’antisémitisme et la peur de l’étranger.

Le film retrace l’histoire d’un travailleur juif d’un "Sonderkommando" dans un camps de la mort, qui trouve un corps qu’il pense être celui de son fils et décide d’enterrrer au milieu de toutes ces horreurs.

Il a obtenu le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes.

Le film va sortir dans au moins 48 pays cette année, déclarent les réalisateurs.

Le réalisateur et scénariste Laszlo Nemes a dit aux journalistes que son premier long-métrage était en partie un témoignage de milliers de juifs hongrois tués pendant la Seconde Guerre Mondiale après la collaboration des Hongrois avec les Nazis pour les faire déporter.

 

Le réalisateur Laszlo Nemes, l’acteur Geza Rohrig et la scénariste Clara Royer pour la projection de Son of Saul pour la 68ème édition d Festival de Cannes.
Il a cité un message du conseiller historique pour le film Zoltan Vagi, selon lequel la Hongrie avec beaucoup de pêchés à expier.

Le message dit que la Hongrie a battu le record européen en envoyant 430 000 juifs à Birkenau en seulement 8 semaines, courant 1944.
Parmi eux plus de 100 000 enfants.

« Ce film traite de la volonté de Saul d’offrir à un enfant hongrois, parmi les 100 000 autres, un enterrement digne », dit-il.

Les sondages montrent que l’antisémitisme hongrois a toujours un niveau très élevé et le parti d’extrême droite Jobbik, qui a tiré parti de cette tendance, est le premier adversaire du parti en place actuellement, la droite modérée de Fidesz.

Le gouvernement dirigé par le Premier Ministre Viktor Orban a déclaré une politique de tolérance zero contre l’antisémitisme mais a lui même affiché des signes de xénophobie et de radicalisation …

Geza Rohrig, comédien amateur qui offre aux spectateurs une performance fascinante dans le rôle de Saul, déclare que les Hongrois étaient immunisés contre la souffrance des personnes qu’ils considèrent comme différentes, qu’il s’agisse de Juifs ou de Roms.

« Je veux que le plus grand nombre possible de personnes regardent ce film car je pense que les Hongrois, depuis quelque temps maintenant, ignorent la peine de certaines personnes », a déclaré Rohrig.

Les réalisateurs ont rejeté la critique selon laquelle le
Sonderkommando avait été présenté de manière excessivement compréhensive - ou bienveillante, entendons ici mélodramatique - en déclarant qu’ils avaient travaillé très consciencieusement pour rester le plus proche de la réalité et des faits.

Certains récits présentent les travailleurs forcés du Sonderkommando comme des complices, alors que d’autres témoignages expliquent que ces derniers avaient le choix entre le travail forcé ou une mort certaine …

Le second vice président de Jobbik avait déclaré que les films sur l’Holocauste ne méritaient pas de recevoir de financement public. Mais le film de Nemes avait reçu une aide et les réalisateurs étaient plutôt réticents à l’idée de s’exprimer sur les affaires actuelles.

« Nous avons fait un film », déclare le producteur Gabor Simon.
« Les vagues que le film fait chez nous … on n’est d’accord avec l’effet qu’elles peuvent avoir, mais nous préférons rester en dehors de la politique directe »

« Voyons voir comment ces vagues éclaboussent, car apparemment c’est le cas »

D'après Ynetnews


Israel célébré tous les ans à Manhattan !

Une grande parade a été organisée à Manhattan pour célébrer Israël dimanche 31 mai 2015.

Pendant cet évènement visant à célébrer l’Etat d’Israël, des performances musicales ont pris place et de nombreuses figures influentes du gouvernement israélien ont même fait une apparition.

Cette parade organisée chaque année pour célébrer Israël a eu lieu dimanche dernier dans les rues de Manhattan et aurait rassemblé pas moins de 40 000 personnes, pendant une marche de 5 heures.

Cet évènement était sponsorisé, entre autres, par l’Etat d’Israël, les « American Friends of Magen David Adom », le Ministère du tourisme d’Israël, le site de rencontres juif JDate, et le Fonds National Juif.
Cette année, les participants de la parade venaient aussi bien d’Israël que des Etats-Unis et parmi eux, on pouvait remarquer la présence de la violoniste Miri Ben-Ari récompensée aux Grammy, de l’Israel Dance Institute et du groupe de rock Soulfarm.

La chanteuse mythique Rita a également fait une apparition très spéciale.

Le gouvernement était représenté par Ido Aharoni, Conseiller Général d’Israël à New York, le Ministre des Sciences Danny Danon et le Ministre Ofir Akunis.

Le membre du Knesset Yoav Ben-Tzur pour les Shas, Avraham Neguise - Likud-, Ksenia Svetlova et Revital Sweid - de l’Union Sioniste - étaient également de la partie.

Voici quelques photos de l'évènement !

Celebrate Israël à Manhattan

Celebrate Israel à Manhattan

D'après Ynetnews. Photo: Yair Ran et Reuters

 


Dans le judaïsme, la femme décide au lit !


Dr. Ruth Westheimer, octogénaire thérapeute et animatrice tv, est célèbre pour ses remarques franches et crues au sujet du sexe.
Mais elle a été vivement critiquée pour des commentaires récents concernant le consentement sexuel - et surtout pour avoir utilisé le Talmud pour appuyer son point de vue polémique.

Avec son nouveau livre, “The Doctor is In: Dr. Ruth on Love, Life, and Joie de Vivre” qui sort mardi, cette fille de victimes de l’holocauste en Allemagne, autrefois membre d’un planning familial, a fêté ses 87 ans cette semaine et est encore dans le circuit média.

Dr. Ruth Westheimer a assisté à la soirée d’ouverture de “Wiesenthal: A New Play,” le 5/11/2014

Dr. Ruth Westheimer a assisté à la soirée d’ouverture de “Wiesenthal: A New Play,” le 5/11/2014

C’est sur le plateau du “The Diane Rehm Show,” une émission radio qu’elle a fait des déclarations jugées inacceptables, expliquant par exemple que le consentement de la femme devenait inutile après avoir retiré ses vêtements.

Elle déclare à Diane Rehm:
« Je suis très inquiète à propos de ce que j’entends sur les campus des universités, des paroles selon lesquelles une femme et un homme - ou deux femmes et deux hommes, mais je parle ici des hommes et des femmes - peuvent être ensemble au lit, Diane, et à un moment, nus, il ou elle, la plupart du temps elle, peut déclarer « j’ai changé d’avis ». »

« Ce n’est pas possible », ajoute Westheimer.

« Dans le Talmud, dans la tradition juive, il est dit que lorsqu’une partie de l’anatomie masculine se réveille et qu’il y a une érection, le cerveau n’est plus maitre et nous devons prendre cela très au sérieux, donc je ne suis pas d’accord avec ça ».

JTA a essayé de contacter Westheimer pour clarifier son point de vue sur le consentement et retrouver précisément le passage du Talmud auquel elle se référait mais elle n’était pas disponible - ce qui n’est pas surprenant étant donné que son livre sortait mardi et qu’elle assistait lundi soir à un diner de collecte de fonds pour le Musée de l’héritage juif.

Cependant, totalement consciente que ces commentaires ont été interprétés comme un feu vert au viol, elle a tweeté mardi :

« je suis à 100% contre le viol. Je disais aux femmes que si elles ne veulent pas avoir de rapport avec un homme, elle ne devraient pas se retrouver nues au lit avec lui ».

Quelques instants plus tard, elle ajoute: « Ce comportement est dangereux, tout comme traverser la route malgré la signalisation. Si un conducteur vous percute, il est en légalement en tord mais vous vous retrouvez à l’hôpital. »

Par ailleurs, de nombreux rabbins se posent des questions sur son utilisation du Talmud. Et ils semblerait que personne ne puisse lui donner raison.

La femme rabbin Danya Ruttenberg, auteur de nombreux ouvrages sur le judaïsme, dont « La Torah passionnée: Sexe et Judaïsme », dit que le Talmud expose un raisonnement percutant selon lequel le sexe sans consentement explicite est un crime.

Le Talmud - Ketubot 51B - va même plus loin en assurant, comme l’explique Ruttenberg, que si la femme a atteint l’orgasme ou décide au milieu de l’acte qu’elle est consentante, si elle n’a pas consenti dès le début, cette action est toujours considérée comme mauvaise.

« Je suis reconnaissante que le Dr. Ruth ait par le passé crée un espace pour parler de sexualité d’une certaine manière mais cette fois-ci c’était très radical », déclare Ruttenberg.

“a) Elle a faux et b) elle ne devrait pas utiliser notre tradition pour renforcer son point de vue.”

Bien qu’elle soit pas sûre de la partie du Talmud à laquelle Westheimer se référait, Ruttenberg a remarqué que cette déclaration était assez semblable à une citation Yiddish disant:
“Ven der Putz shtayt, der saychel gayt,” littéralement (d’après le traducteur yiddish-anglais non-officiel de JTA, l’auteur Shulem Deen, puis traduit en français par Alliance), “Lorsque le pénis se lève, le cerveau s’en va”.

Si les Rabbins disent en effet cela, Ruttenberg imagine, ils essayeront certainement de le présenter de manière descriptive et non prescriptive.

« Les rabbins ont beaucoup à dire sur l’excitation sexuelle et quand cela peut être un problème, et comment gérer votre vie afin que vous ne soyez pas dans cette excitation lorsque le moment n’est pas approprié », dit-elle.

Elle ajoute: «  Je n'ai pas peur de dire, connaissant le corps rabbinique, qu’ils ne disaient pas « les hommes sont des hommes ». Je pense qu’ils disaient plûtot que c’était quelque chose qui pouvait arriver et comment agir pour faire avec ».

Rabbi Shmuley Boteach, dont les livres sur le sexe et le judasime comprennent « Le Sex Casher », « l ‘Adultère Casher » et « le Désir Casher », renforce les dires de Ruttenberg:

« Je connais Ruth et je l’aime beaucoup, mais tout le monde au sein de la communauté juive devrait s’opposer à ces déclarations. Le consentement est offert par la femme et peut être retiré à tout moment ».

“L’idée que les hommes sont des bêtes dévastatrices contrôlées par leurs hormones et qui ne peuvent pas s’arrêter est une vision de Néandertal que le Judaïsme ne cautionnera jamais. Il s’agit d’une excuse choquante et effrayante pour le viol. »

Comme Ruttenberg, Boteach ne savait pas trop quelle était la source précise de la citation talmudique de Ruth Westheimer et s’est demandé si l’interprétation était correcte.

Tout comme Ruttenberg, il a avancé des contre-exemples issus du Talmud:

“Le Talmud dit - Sanhedrin 37A - que si la femme commence à avoir ses règles en plein milieu de l’acte, l’homme doit s’appuyer sur des coudes et se calmer », conformément à l’interdiction juive sur le contact physique durant la menstruation connue sous le terme de « niddah ».

« Le Talmud montre que l’homme peut absolument se contrôler »

Par ailleurs, Boteach dit que le Talmud condamne ardemment le viol, même dans le mariage, avançant par exemple dans le Nedarim 20D qu’un homme ne peut pas coucher avec sa femme lorsque l’un des deux est ivre.

« Le consentement d’une femme dépend totalement d’elle », ajoute-t’il.

« Si elle dit non, stop, c’est tout. Dire « je suis en mode pilotage automatique est ridicule ». »

Le Rabbin Dov Linzer, président de la Yeshivat Chovevei Torah, centre d’étude de la Torah, est d’accord avec Ruttenberg et Boteach, mettant le doigt sur les passages qu’ils ont cité et faisant également remarquer un passage dans le Berachot 62A, disant que même si un homme et sa femme sont tout les deux nus au lit, il est de son devoir d’être certain qu’elle éprouve un désir sexuel avant de commencer »

Egalement connu pour ses opinions et arguments conflictuels, le Talmud est particulièrement fourni en ce qui concerne le consentement sexuel, déclare Linzer, ajoutant qu’il ne pensait pas à un seul passage qui pourrait excuser ou pardonner un rapport sexuel sans le consentement total et que « tout le problème de responsabilité et de culpabilité est un thème majeur du Talmud ».

« Il s’agit d’infliger quelque chose de non-voulu à une autre personne », dit-il.
Même si c’est « une chose » d’utiliser le fait de ne pas être maître de soit même pour s’excuser d’avoir commis certaines transgressions » Linzer dit « c’est une chose différente de dire que tu peux foncer et faire quelque chose à quelqu’un d’autre, que tu n’es pas responsable à l’égard d’autrui ».

D'après JTA.org, photo: démotivateur

Les campus américains sous l'influence du BDS ?

Sheldon Adelson va animer une conférence privée de philanthropes juifs et d’organisations à Las Vegas.

Ce rassemblement aura pour but de contrer la vague montante d’activités anti-Israël sur les campus universitaires, causée principalement par le BDS: « Boycott, désinvestissement et sanctions », une campagne internationale appelant à exercer diverses pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël.

Sheldon Adelson

Sheldon Adelson

Sheldon Adelson est un milliardaire américain, promoteur immobilier et propriétaire de plusieurs casinos.

Il a donné 25 millions de dollars - en 2006 puis en 2007 - à l'organisation israélienne Birthright Israel, qui finance des voyages de juifs en Israël dans le but de resserrer les liens entre Israël et la diaspora.
Entre autres, Adelson a offert 25 millions de dollars pour soutenir le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem et a en grande parti financé le l’Établissement d'Enseignement Supérieur à Herzliya.

Il décide aujourd’hui de donner de sa personne en animant cette réunion qui consiste en une réflexion et l’élaboration de stratégies pour contrer la progression du BDS. Cette conference aura lieu au Venetian Casino dont il est propriétaire, rapporte le magazine Forward.

Egalement présents à cette reunion, le magnat de l’industrie du divertissement Haim Saban, le promoteur immobilier né en Israël Adam Milstein et la femme d’affaires canadienne Heather Reisman.

Parmi les organisations invitées à l’évènement nous trouvons Hillel,
StandWithUs, la ligue anti-diffamation et les Fédérations juives d’Amérique du Nord.
Se décrivant comme « pro-Israel, pour la paix », l’organisation J Street U, qui s’oppose au mouvement BDS, n’a pas été invitée.

Ces philanthropes ont pris l’initiative de cette réunion à cause de la montée en flèche de l’influence du BDS dans les campus universitaires aux Etats-Unis.

L'American Studies Association est une des ces organisations étudiantes invitant au boycott

L'American Studies Association est une des ces organisations étudiantes invitant au boycott

L’année passée, les associations d’élèves de 15 universités américaines ont adopté des résolutions, appelant leurs écoles à boycotter les sociétés présumées « complices » d’Israël dans l’occupation des territoires palestiniens.

Haim Saban

Haim Saban

Saban, un milliardaire entretenant des liens étroits avec la candidate démocrate annoncée pour les élections présidentielles Hilary Clinton, a discuté de ce projet durant près d’un an avec des représentants israéliens tels que Michael Oren, ancien ambassadeur des Etats-Unis et aujourd’hui membre du Knesset -d’après Forward.

Sources: JTA.org photo: le Monde juif


NBA : Israël soutient les Cavaliers de Cleveland

Le coach des Cavaliers de Cleveland, David Blatt a déclaré que le premier ministre Netanyahu l’avait contacté pour lui offrir le soutien d’Israël pour les finales de la NBA.

« Il m’a dit qu’Israël était derrière les Cavaliers” a confié Blatt dimanche, d’après le journal Cleveland Plain Dealer. « C’était genial ».

Blatt, citoyen américain et israélien, est pour la première année le coach des Cavaliers, qui vont rencontrer les Golden State Warriors pour le premier match d’une des meilleures series de championnats, mardi à Oakland.

James LeBron et le coach Américano-Israélien David Blatt pendant un match les opposant aux Atlanta Hawks aux NBA’s Eastern Conference Finals le 26 mai 2015.

James LeBron et le coach Américano-Israélien David Blatt pendant un match les opposant aux Atlanta Hawks aux NBA’s Eastern Conference Finals le 26 mai 2015.

LeBron James, pour la 4ème fois désigné « Most Valuable Player » - soit le joueur le plus indispensable - et qui est retourné dans son Cleveland natal après 4 saisons à Miami, mène l’équipe.

Blatt déclare qu’il avait pour la dernière fois parlé à Netanyahu l’année dernière après avoir coaché le Maccabi Tel Aviv pour l’Euroleague basketball championship.
Blatt confie qu’il avait également parlé au président russe de l’époque Dmitry Medvedev en 2012 après avoir amené l’équipe Olympique Russe jusqu’à la médaille de bronze.

“Il n’y a rien que j’aimerais d’avantage entendre de la bouche du président Obama », déclare Blatt. “Cela afin qu’on puisse couvrir tous les imprévus”

Blatt a grandi à Framingham dans le Massachusetts et a immigré en Israël dans les années 1981 pour jouer au basketball en tant que professionnel et est devenu coach après une blessure mettant fin à sa carrière.

Ynetnews a également rapporté que les Cavaliers devraient annoncer un match amical contre l’ancienne équipe du coach Blatt, le Maccabi Tel Aviv courant octobre.

Les Cavaliers ont déclaré qu’ils n’avaient pas de projets futurs jusqu’à la fin du championnat.

D'après JTA.org


Etats-Unis : Un procès opposant deux congrégations juives historiques

Des déclarations préliminaires ont débuté dans une bataille judiciaire à Rhode Island, opposant la plus vieille congrégation juive américaine à la congrégation des fidèles de la plus vieille synagogue du pays.

Le procès mettant face à face la Congregation Shearith Israel de New York et les membres de la congrégations de fidèles de la Synagogue Touro de Newport à Rhode Island - qui revendiquent toutes les deux le contrôle sur le bâtiment de la synagogue de Newport et tout ce qui s’y trouve - a débuté lundi dans le district judiciaire américain dans la ville de Povidence.

Le conflit a débuté en 2012 lorsque la Congrégation Jeshuat Israel, dont les fidèles se rendent à Touro, la plus vieille synagogue des Etats-Unis, ont accepté de vendre des cloches datant du 18ème siècle, ornant des rouleaux de Torah, pour 7,4 millions de dollars au Musée des Beaux-Arts de Boston.

Les recettes de cette transaction ont été utilisés comme donation pour l’entretien du bâtiment de Touro et pour le logement d’un rabbin.

Shearith Israel, qui est la plus ancienne congregation juive des Etats-Unis et a été la mandatrice de la Synagogue de Touro pendant près de 200 ans, s’est opposée à la transaction déclarant que Jeshuat Israel n’avait pas le droit des vendre des biens qui étaient la propriété de la synagogue.

Durant l’audience préliminaire lundi, l’avocat de Jeshuat Israel a demandé au juge John McConnell de retirer Shearith Israel comme administrateur de la synagogue, expliquant que jusqu’à ce que l’organisation de Rhode Island - au prises avec des difficultés financières - ait décidé de vendre les cloches d’argent, l’organisation New Yorkaise avait négligé ses responsabilités, rapporte le Providence Journal.

Louis Solomon, représentant de Shearith Israel, qualifie les dirigeants de Jeshuat Israel de « locataires » qui « se sont égarés ».

“Vendre votre droit de naissance n’est pas une bonne idée” a ajouté Salomon, selon le Providence Journal.

“Vendre celui de quelqu’un d’autre, c’est encore pire”.

D'après JTA.org


Qui sont les Juifs turcs ?

Durant des siècles, la Turquie constituait un havre de paix pour les Juifs cherchant à fuir l’antisémitisme.

Les premières traces de Juifs en Turquie datent de 220 avant J.C., mais le lieu a connu un afflux massif au début du XIVème siècle, lorsque les Juifs ont été expulsés de Hongrie, France, Sicile et d’autres pays pour migrer vers la Turquie.

Leur influence positive dans le commerce a convaincu les dirigeants ottomans d’accueillir d’avantage de Juifs.
Lorsque l’Espagne et le Portugal ont eux aussi chassé les Juifs durant le 15ème et le 16ème siècle, des dizaines de milliers de réfugiés Séfarades ont atterri sur les cotes turques.

Cette nouvelle élite a stimulé la politique, la finance et la littérature.
La première imprimerie de l’Empire Ottoman a été crée en 1493 par David et Samuel ibn Nahmias d’Espagne.
L’arrivée d’immigrants a également transformé Istanbul en une des plus grandes communauté de Juifs aux monde, grâce à un groupe solide dont la créativité et la diversité pouvait rivaliser avec l’Age d’Or espagnol.

C’est en Turquie que Joseph Caro a crée le code de la loi juive, connu sous le nom de
Shulchan Aruch.

L’hymne du vendredi soir “Lecha Dodi” a également été composé en Turquie par Shlomo HaLevi Alkabes, de même que le commentaire biblique Ladino Me’am Lo’ez de Jacob Culi’s.

A la fin du 19ème siècle, La Turquie a également attiré des milliers de Juifs fuyant les pogroms de la Russie tsariste.

D’après la Société de Recherche sur les Communautés Juives, les Juifs de Turquie ont atteint leur record de population à la veille de la Première Guerre Mondiale, avec 200 000 personnes.

Par la suite, la Turquie a constitué un lieu sur pour au moins 15 000 juifs ayant fui les nazis. 

La perte de territoire suivant la défaite de l’Empire Ottoman durant la Seconde Guerre Mondiale a réduit de moitié le nombre de Juifs vivant en Turquie. La plupart de ceux qui sont restés dans les frontières de la Turquie ont ensuite immigré en Israël à partir des années 1950, d’après l’Arkadash, la communauté turque en Israël.

Malgré la protection par les autorités turques, la communauté juive actuelle du pays a été victime de deux attaques meurtrières les 30 dernières années.
En 1986, des tirs de terroristes palestiniens ont fait 22 morts à la synagogue Neve Shalom d’Istanbul et l’explosion de voitures en 2003 a coûté la vie à 27 personnes - pour la plupart non-juifs - devant la même synagogue ainsi que la synagogue Bet Israël.

Aujourd’hui, la population juive de Turquie se situerait entre 15 000 et 20 000 personnes. La plupart vit à Istanbul, la plus grande ville de Turquie.

D'après JTA.org