Samantha Ouhanna

Récemment arrivée à Tel Aviv pour une durée de 5 mois intenses au sein de l’équipe Alliance, Samantha est une jeune française de 25 ans poursuivant des études de commerce à Paris.

Auparavant diplômée de tourisme-nouvelles technologies et aujourd’hui à la recherche de nouveaux horizons, il était pour elle évident de réaliser son stage en Israel.

Entre découverte des lieux et apprentissage dans le milieu digital, Samantha contribuera à son niveau au partage de l’information d’Alliance (notamment sur les réseaux sociaux) et s’intéressera à Tel Aviv l’insolite en étroite collaboration avec Sophie, de son oeil étranger mais nouveau.

Les articles de Samantha Ouhanna

Israël préoccupé par la sécurité de 26 bébés au Népal

Israël accorde une attention particulière à la sécurité de 26 bébés nées de mères porteuses au Népal.

Le pays a commencé à évacuer du Népal les bébés issus de grossesses pour autrui (GPA) et leurs parents israéliens.
Beaucoup de couples homosexuels israéliens sont devenus parents grâce à des mères porteuses népalaise. En effet, un amendement a été voté pour autoriser cette pratique en Israël mais aucune loi n’a encore vu le jour.
Celà s’applique également aux parents célibataires. Environ 270 Israéliens choisissent d’avoir recours à la GPA chaque année. Environ les deux tiers le font à l’étranger, non pas pour échapper à la loi mais pour des raisons financières. En Inde ou en Georgie notamment, la la GPA coûte environ 2 fois moins cher qu’en Israël (33 000$ contre 64 000$)
D'ailleurs, dans notre article du 9 janvier 2015, C.Douillet soulignait le fossé entre Israël et la France où le sujet est encore tabou, meme a l'ère du combat pour le mariage pour tous ...
Depuis le Népal, trois nouveaux nés ont donc été rapatriés en Israël dans un petit vaisseau militaire qui avait acheminé une équipe de docteurs au Népal pour venir en aide aux rescapés du tremblement de terre de samedi.

11 passagers étaient à bord du vol de retour.

Le ministre israélien des affaires étrangères a dit que les préparatifs pour rapatrier 22 nouveaux nés, leurs parents qui avait séjourné au Népal avant la catastrophe et 4 mères porteuses, étaient en cours.

Yossi Filiba, 44ans, originaire de Tel Aviv, a déclaré qu’il était allé au Népal il y a plus de 3 semaines pour la naissance de sa petite Na’ama. Il ajoute que beaucoup de couples israéliens et leurs bébés ont trouvé un toit au rez de chaussée d’un bâtiment de Kathmandu et attendaient de se faire évacuer par les forces militaires israéliennes: « Nous ne savons pas quand est-ce qu’ils vont arriver (…) il n’y aura bientôt plus d’eau et je suis avec un nourisson. Il y a peu de nourriture et pas toujours d’électricité »

Filiba, mère porteuse, a dit qu’elle était en train de nourrir sa petite chez elle lorsque que le tremblement de terre a éclaté: « j’ai attrapé l’enfant, me suis précipitée en bas des escaliers et suis allée dehors. Tout autour de nous, de petits immeubles s’écroulaient et les gens étaeit térrifiés ».
Cette mère porteuse précise que les Israéliens passent en général environ un mois au Népal pour la naissance de leur enfant et pour finaliser les formalités pour ramener le ramener chez eux.

L’armée israélienne a déjà envoyé une équipe de recherche et de secours de 80 personnes au Népal et prévoit encore d’envoyer un avion avec du personnel médical lundi prochain.

Filiba est inquiète, elle dit que les avions ne seront pas là à temps.
« il y a des fissures partout sur le bâtiment (…) je ne dors pas à cause du bébé - ce qui est une bonne raison - mais je ne dors pas non plus car j’ai peur que l’immeuble s’effondre… »

Le Parlement israélien est actuelement en train de penser à reconsidérer les lois sur la GPA.

Sources: JTA.org et The Guardian

 

 


« The Big Lebowski » de retour dans nos salles !

17 ans après sa sortie, The Big Lebowski revient dans les salles de cinéma françaises.

Au plus grand bonheur des fans des frères Coen, l’homme à la robe de chambre est de retour !

Pour marquer la présidence de Joel et Ethan Coen au jury du Festival de Cannes, du 13 au 24 mai 2015, The Big Lebowski ressort dans les salles françaises à compter du 29 avril. Quel bel hommage !

Avant de connaître un incroyable succès, le film a été accueilli assez froidement à sa sortie en 1998. Il deviendra pourtant bien un monument des frères Coen, touchant toutes les générations de cinéphiles. Jeff Bridges, qui incarne le personnage principal, déclare qu'il arrive encore qu'on l'appelle "The Dude" - "Le Duc" - dans la rue.

Pour ceux qui hésiteraient encore à aller le voir, quelques mots sur le film :

Jeff Lebowski, prénommé le Duc, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter et à jouer au bowling. Un jour, on frappe à sa porte et deux voyous le tabassent. Un certain Jackie Treehorn les a envoyé récupérer l'argent que la femme de Jeff Lebowski lui doit. Il y a erreur sur la personne, Jeff n’est pas marié … Mais il porte le même nom qu’un milliardaire de Los Angeles. Celui que l’on surnomme « Le Duc » va partir à la recherche de son richissime homonyme.

sources : Allociné, le Monde

Les Israéliens vivent longtemps et heureux !

Pourquoi les Israéliens vivent plus longtemps en dépit du stress?

Entouré par des ennemis et des menaces, traversant une situation économique difficile et faisant face à une pression immense, Israël est pourtant un des pays où l’on vit le plus longtemps.

Un récent apport place les hommes de nationalité israélienne en quatrième place mondiale avec une espérance de vie moyenne de 80,2 ans après l’Islande, la Suisse et l’Australie en 3ème place. Les femmes sont au 10ème rang avec une moyenne de 84ans.

L’écart entre les hommes et les femmes est d’ailleurs parmi le plus faible au monde !

Un calcul, hommes-femmes confondus, place Israël en 3eme place avec une moyenne de 82 ans aux côtés de la France, l’Espagne, la Suède, la Norvège, le Nouvelle Zélande, Monaco, le Luxembourg et Chypre.

Ynetnews a demandé à trois experts - un psycoloque, un sociologue et un gériatre - d’essayer d’expliquer ce qui permet aux Israéliens de surmonter les difficultés, pour vivre plus longtemps.

Efi Gil, psychologue, met le doigt sur l’importance des liens entre humains :

« Nous sommes constamment dans un esprit de combat »

« Depuis l’établissement du pays et jusqu’à aujourd’hui, nous avons fait face à une explosion de violence, le programme nucléaire iranien nous angoisse, les soldats se déplacent avec des armes et la population israélienne a développé un mécanisme d’adaptation au stress ambiant. (…) Si un Australien vient ici, il sera alarmé par les armes dans la rue, mais ici c’est un fait quotidien. En comparaison des autres pays, la société israélienne a pris l’habitude de vivre avec la guerre et nous ne sommes pas aussi effrayés par des évènements traumatisants (…) Durant l’ «  Opération Bordure Protectrice » par exemple, des milliers d’Israéliens ont fait des dons et ont aidé les soldats. Cela se remarque également au niveau personnel : la cohésion familiale procure de la force. Au sein des différentes populations, la dépression est souvent causée par la solitude, alors que la société israélienne se caractérise par des relations sociales très fortes. »

Le psychologue ajoute que la chaleur humaine est une des raisons principales de cette longévité : « Nous avons des relations très étroites avec les membres de notre famille. Nous vivons relativement près de chez nos parents et de nos frères et soeurs ».
 
L’existence d’une entraide sociale a une influence sur la force individuelle.

« Des études ont démontré que la prospérité économique n’est pas synonyme de bonheur car les gens qui se sont élevés financièrement ont également changé d’environnement et continueront sans cesse à se comparer à des personnes du même statut »

 
Le professeur Gabi Ben-Dor, socioloque, affirme que le secret de cette longévité est l’optimisme, et déclare:

« Les gens ici sont, d’une part, effrayés, mais de l’autre, ils croient en un futur meilleur (…) Quand les gens sont optimisme, ils ont une chose pour laquelle ils vive,t. Ils ont des enfants et une famille à qui ils se dévouent, certains qu’ils possèdent une chose pour laquelle il vaut le coup de s’investir ».
 
Dans son étude, l’optimisme israélien s’élève à 4,6 sur une échelle de 1 à 6.
 
D’après lui, l’optimisme joue sur la qualité de vie et es gens veulent surmonter toutes les épreuves car ils croient que ces efforts paieront dans le futur. Cela aurait pour effet, par exemple, que le taux d’émigration est extêmement bas en Israël.
 
Professeur Devora Lieberman, geriatre: Une bonne vie

Nous sommes habitués à ces horribles visions: nos seniors couchés dans les couloirs des hôpitaux, un frigo vide et la faim …
Des milliers de personnes agées vivent dans la pauvreté en Israël mais la majorité mène une vie plutôt agréable.

Le docteur Devora Lieberman, directrice du département de médecine geriatrique au centre médical de Be’er Sheva déclare:
« Ici, nous voyons des personnes agées hospitalisées, issues de tous les milieux, sexes et classes socio-économiques, même les plus difficiles, mais personne n’est négligé. Il est vrai qu’ils doivent parfois attendre longtemps, mais la prise en charge médicale est vraiment bonne. (…) Chaque patient beneficie d’examens réguliers et recoit les traitements appropriés. »
 

« Les gens sont de plus en plus au fait de la médecine préventive, reçoivent des vaccins les protégeant de maladies graves et vivent plus longtemps en consommant une nourriture saine, riche en fibres et faible en sel et en graisses. »

 
Si les Israéliens vivent longtemps, ils vivent également plus heureux !

InterNations a d’ailleurs relayé l'information avec pour source le rapport réalisé par John F. Helliwell, Richard Layard, and Jeffrey Sachs, appelé "WORLD HAPPINESS REPORT 2015" classant les pays les plus heureux selon différentes variables telles que la dépression ou le stress.

Israël arrive en 11ème position, avant la France qui n’est même pas dans les 20 premiers !

Cliquez sur cette photo pour voir qui sont les premiers !

Reporting of happiest countries in the world

Reporting of happiest countries in the world


Cannabis: un « shoot » sain?

Vous avez probablement déjà entendu parler des vertus thérapeutiques de la marijuana.
Une invention pourrait aujourd'hui changer les vies de personnes qui en consomment pour apaiser leurs douleurs, et elle est israélienne.

L’usage médical du cannabis a été légalisé dans de nombreux pays ces dernières années.
L’entreprise israélienne Syqe a su mettre à profit son expertise pour satisfaire patients et médecins en inventant un inhalateur de marijuana.

Cet inhalateur libère une certaine dose de tétrahydrocannabinol, plus communément appelé THC - la substance chimique la plus présente dans la plante de cannabis - et ayant des effets anti-inflammatoires et anti-métastatiques. Le patient n’est pas pour autant soumis aux effets psychotropes du cannabis c’est-à-dire que sa perception, ses sensations et son comportement, entre autres, ne sont pas modifées.

Syqe conçoit ses inhalateurs à l’aide d’imprimantes 3D et se procure le cannabis aux Pays-Bas. Très en avance sur la marijuana médicale, les Etats-Unis sont aujourd’hui pour Syqe un marché à conquérir en priorité.

D’après le Courrier International.


L'Israélien Nadav Lapid au Festival du Film de Buenos Aires

Laurent Bartoleschi nous faisait part sur Alliance de son coup de coeur pour Haganenet - L’institutrice - en septembre dernier. Alliance revient sur ce film.

En effet, le cinéaste israélien Nadav Lapid vient de recevoir le prix du meilleur réalisateur au Festival du film de Buenos Aires le 24 avril 2015 pour cette oeuvre !

Ce film traite de la rencontre entre Nira, institutrice - sépharade - et Yoav - 5 ans et ashkénaze - dont elle est la nounou. Doté d’un don en poésie, le talent de Yoav va obséder Nira qui va le prendre sous son aile dans un monde pas toujours favorable aux artistes.

Nadav Lapid a reçu son prix vendredi. Le Festival du film indépendant de Buenos Aires est un des plus grands festivals cinématographiques d’Amérique Latine.
Plus de 250 000 places ont été vendues pour sa 17ème édition ! Et c'est près de 450 films qui ont été présentés dans pas moins de 23 lieux pendant les 10 jours sur lesquels s’est déroulé le festival qui s’est achevé samedi.

D’après JTA.org


Tu fumes moins, mais tu fumes toujours ...

1 cigarette peut-elle être inoffensive ?

Vous vous êtes probablement rendu compte de la mauvaise foi du fumeur ou peut-être même la pratiquez-vous. Vous savez, cette mauvaise foi selon laquelle les maux dont nous souffrons ne sont absolument pas liés à la cigarette mais bien sûr à la fatigue, la pollution, un rhume…
Le déni touche également les « petits fumeurs » !

En effet, une enquête américaine de 2012 menée par le centre pour la prévention et le contrôle des maladies a permis de souligner que seulement 65% des adolescents ont conscience qu’une consommation de moins de 10 cigarettes par jour est tout de même nocive.
D’ailleurs, le terme de « tabagisme léger » a un sens propre à chacun : 1 cigarette par jour, entre 2 et 4, jusqu’à 10 selon d’autres. Pour ma part, je croyais encore, jusqu’à ce matin, qu’en dessous de deux cigarettes par jour, nous n’étions pas considérés comme fumeurs…
Cette analyse a montré que les jeunes sous-estiment le risque du tabagisme léger, ils ne sont pas les seuls.

Ainsi s’est tenue la Conférence Européenne du cancer du poumon à Genève du 15 au 18 avril
durant laquelle une équipe de chercheurs de l’Hôpital Nord de Marseille a présenté une étude sur les dangers du tabagisme léger et la manière dont celui ci était perçu. Sur un échantillon de personnes âgées de 40 à 75 ans (fumeurs, non-fumeurs, anciens fumeurs), les chercheurs en sont venus à une dramatique conclusion : 34 % des personnes croyaient qu’une consommation inférieure à 10 cigarettes ne favorisait pas le risque de cancer du poumon.
Moins de 50% des interrogés savent qu’il n’y a pas de cigarette inoffensive.
Ainsi, seule la moitié des fumeurs actuels a conscience d’être à haut risque de développer un cancer du poumon.

Les scientifiques rappellent que le risque de cancer du poumon augmente avec la durée et l’intensité de la consommation de tabac mais que les petits fumeurs sont aussi exposés.
La consommation a un peu baissé au rythme où le prix du paquet augmente -3,20€ en 2000 contre 7€ en 2014-.
Cependant les médecins sont aujourd’hui conscients que la lutte est d'autant plus nécessaire que le cancer du poumon peut rester en sommeil pendant 20 ans chez les fumeurs et anciens fumeurs avant que les cellules cancéreuses ne se réveillent. Le « petit fumeur » n’a pas conscience des risques qu’il encourt. Seulement 40 % des sujets savent que ce risque ne disparaît jamais après avoir cessé de fumer.

Les méfaits de la cigarette électronique restent flous et il est difficile de prendre la décision d’arrêter de fumer sans un quelconque substitut. Pourtant, un homme a provoqué le déclic chez de nombreux fumeurs avec La méthode simple pour en finir avec cigarette. Il s’agit d’Allen Carr qui sans culpabiliser le fumeur, avec beaucoup d’humour et de conviction, a permis à des milliers de lecteurs d’arrêter « sans tour de magie! », et ce depuis plus de 10 ans.
Samantha Ouhanna


Herzliya :Un Arabe agressé par un Juif

Agression d'un Arabe par un Juif en Israël

Un juif portant une kippa a poignardé un employé municipal de Herzliya en hurlant « mort aux arabes ».

Le jeune homme de 27 ans vivant dans le nord d’Israel est sorti de l’hôpital Meir à Kfar Saba où il avait été accueilli pour de légères blessures, pour ensuite s’exprimer sur l’incident.

Suspecté par la police, un homme de 35 ans habitant Herzliya a reconnu avoir agi pour des raisons patriotiques.

La victime a critiqué la police après que celle-ci ait déclaré que son agresseur présumé était mentalement perturbé. « La police essaie de traiter cette affaire à la manière d’une affaire criminelle et fait abstraction de l’arrière-plan politique » déclare-t’il. « J’espère qu’ils prennent cela au sérieux et qu’ils puniront le responsable. Si un arabe poignarde un Juif, le pays entier se lève et ne le laisse pas impuni sous prétexte qu’il est mentalement instable. »

Cet homme s’est confié plus précisément à Ynet sur cette agression: « Un homme avec une kippa est passé a côté de moi alors que j’étais en train de travailler, le matin. Je me suis retourné et je l’ai vu venir vers moi, il m’a ensuite poignardé dans l’épaule en criant « mort aux arabes ». Réalisant le danger, j’ai couru et il m’a poursuivi sur quelques mètres avant de fuir. ».

Une douzaine de proches de la victime sont venus lui rendre visite à sa sortie de l’hopital. « Dieu merci tu nous es revenu en vie », ont-ils dit.

Le jeune homme, lui, a eu beaucoup de mal à se remettre de cet évènement: « C’est la première fois qu’une chose pareille m’arrive. Les habitants de Herzliya sont bons et respectables. Je n’ai jamais pensé à faire du mal à un Juif, parce que je crois en une coexistence entre Juifs et Arabes. Cette affaire ne veut pas dire que tous les Juifs sont racistes. S’il y a un homme sur un million qui est raciste, il n’y a rien que l’on puisse faire ».

Après 4 ans d’ancienneté, il a aujourd’hui peur de retourner travailler car il pense qu’il s’agit d’une tentative d’homicide.

Un habitant du village de la victime a également remis en question l’attitude de la police : « Nous condamnons l’agression d’un civil. Nous avons pris l’habitude d’entendre parler d’un Arabe qui poignarde un Juif, il est l’heure de faire l’inverse, mais je ne pense pas que la police va considérer le responsable comme elle le ferait s’il s’agissait d’un Arabe motivé par des aspirations nationalistes. Il est l’heure d’éradiquer ce phénomène raciste qui représente un danger pour les vies humaines et de ne pas attendre le prochain désastre. Malheureusement, le gouvernement sous-estime le problème. »

D'après Ynetnews.com

Shoah : la mémoire bien vivante

Yad Vaschem , la Shoa et les jeunes transmission de l'indicible

La Shoah est l'événement de l'histoire du peuple juif qui le relie, malheureusement, bien plus que la Torah.

A Yad Vashem devant la carte du nombre de Juifs avant leur extermination, il arrive encore d'être réveillé de ce cauchemar par des questions, au premier abord, naïves.
Ces  questions posées par des plus jeunes qui découvrent cet univers étrange , macabre, irrationnel, qu'est le  monde la Shoah.

Ici une Mongole venue avec son groupe visiter Yad_Vaschem

Ici une Mongole venue avec son groupe visiter Yad_Vaschem

Comme celle de Sophie,  figée devant  cette carte " Il y avait tant de Juifs plus de trois millions en Russie ...Pourquoi une armée de Juifs n’a t’elle pas été crée ?"

Question naïve ? pas si sûre.
Essayons d'aller au-delà de la réponse "impossible !" ou du moins d'expliquer pourquoi ce n'était pas possible.

A cette époque et même aux époques précédentes, les Juifs vivaient dans des pays différents, gouvernés pas les lois de ces pays.

Les Juifs devaient donc en tant que citoyens de ces différents pays accepter ces lois, il n'y avait aucune autre possibilité de changer la donne, et encore moins la possibilité de créer une armée pour les défendre. La seule défense était la prière. Cette prière existe d'ailleurs.

Mais finalement cette question nous renvoie à la réalité d'aujourd'hui et  de l'importance d'Israël , Aujourd'hui les Juifs ont cette armée.  Elle s'appelle Tsahal elle est l'armée de tous les Juifs.

Cette armée que suggérait Sophie existe et c'est même pour cela qu'elle y a pensé !
Ce qui semble être une évidence pour elle, ne traversait pas même l'esprit des plus illuminés de l'époque de Theodor Herzl fondateur de l'état d'Israël.

Yad Vashem a également proposé pour les jeunes de Masa la projection du film Israélien d’Avi Nesher, The Matchmaker (2010): Haïfa, été 1968, l’adolescent Arik, trouve un job d’été auprès d’un survivant de l’Holocauste, Yankele, devenu agent matrimonial.

Cet été, Arik s’initiera aux différentes facettes les plus intimes de l’amour grâce à une curieuse palette de personnages. Des personnages qui se reconstruisent au rythme d’un pays qui se construit, rythmé par les aventures de ce garçon qui tombe amoureux pour la première fois…

D’une manière moins brutale, cette projection a permis de souligner des réalités sur Israël et l’après guerre à des jeunes habitués à une approche plus scolaire de la Shoah. Le réalisateur s’est ensuite prêté au jeu des questions réponses avec l’audience afin de faire entendre les enjeux de son film et ses inspirations en parlant de manière très touchante mais positive de son vécu, de sa mère, ou encore de la mystérieuse Tamara (personnage central de ce film, nous n’en dirons pas plus).

Pour Yom Hashoah*, des ateliers ont par ailleurs été mis en place afin de favoriser l’échange entre étudiants, qui ont pu en apprendre un peu plus sur les différents aspects du devoir de mémoire dans l’Histoire.
*Journée de commémoration de la Shoah