Norbert Cohen

norbert@alliancefr.com'

Sous le nom de Norbert Cohen se cache un journaliste et écrivain qui a publié plusieurs livres sur le judaïsme français et qui a exercé des responsabilités communautaires et médiatiques de premier plan.

Les articles de Norbert Cohen

Le Parc de Paris : un « kibboutz-hôtel » idéal pour vos réceptions !

Votre salle de réception, synagogue, mobil-home tous prés de Paris

 

Vos réceptions avec synagogue, et votre gite c'est en seine et marne !

Vos réceptions avec synagogue, et votre gite c'est en seine et marne !

La synagogue de parcdeparis.com en Seine et Marne

La synagogue de parcdeparis.fr en Seine et Marne

Le Parc de Paris : un « kibboutz-hôtel » idéal pour vos réceptions !

C’est un concept rare et original : un « kibboutz-hôtel » à la mode israélienne en… Ile-de-France !
Le Parc de Paris, créé en 2006 par la famille Ziri, est en effet bien davantage qu’un camping trois étoiles.

C’est un lieu d’accueil idéal pour toutes vos réceptions casher, où il est possible de faire la fête, de se réunir le temps d’un week-end, d’un shabbat complet ou plusieurs jours d’affilée grâce à deux offres de haute qualité proposées au même endroit, de façon couplée : des espaces pour se loger en pleine nature dans le confort et le respect de la Loi juive, et de magnifiques salons de réception.

Ces salons ont été entièrement rénovés en 2016. Ils n’ont rien à envier à ceux des grands hôtels parisiens. Le premier peut recevoir deux cents personnes assises, le deuxième soixante-dix.

Un troisième salon a été inauguré début mai

. Il peut contenir trente convives assis mais surtout une soixantaine en station debout : avec ses portes vitrées donnant sur une pelouse de quatre mille mètres carrés et l’immense parc de la propriété, il est parfaitement adapté aux cocktails.

Avant la rénovation, les Ziri recevaient déjà une clientèle locale pour des réceptions et des Juifs de la région pour des shabbats pleins.
Les écoles du groupe confessionnel Ozar Hatorah avaient l’habitude d’y organiser de courts séjours pour leurs élèves et professeurs.

Aujourd’hui, Elise Bret Ziri, directrice générale du Parc de Paris qui a succédé à ses parents il y a deux ans (son père, d’origine marocaine, avait la nationalité israélienne), veut élargir ses activités. Mariage, henné, bar mitzva… : tous les motifs de réjouissance sont les bienvenus, y compris les plus prestigieux. Une seule condition qui est surtout un plaisir : rester plus d’une journée ou plus d’une soirée et assurer non seulement le couvert, mais aussi le gîte à vos invités.

Le cadre est magnifique et champêtre, avec aire de jeux et terrain multisport, à seulement une demi-heure de la capitale par l’autoroute A4.

La distance n’est que de trente-huit kilomètres et pourtant, vous serez entourés d’arbres et de verdure au cœur de la Seine-et-Marne.

Quant à l’hébergement, il est exceptionnel. Il existe dans l’immense parc trois cent soixante emplacements. Une zone "privatisable" est dotée de vingt-et-un mobil-homes datant de 2014. Ils sont donc ultra-modernes. Particularité unique : chacun d’entre eux possède deux salles de bain et deux toilettes séparées.

Cela signifie qu’il est aisé de se conformer ici aux règles de pudeur (« tzniout ») propres au judaïsme.

On peut en outre conserver la lumière allumée sur la terrasse et programmer la climatisation à l’avance pour respecter les restrictions de shabbat dans la plus grande facilité.

Sorti de cette atmosphère adaptée à l’observance de la Halakha, vous pourrez vous rendre dans les salons de réception et célébrer dans la joie un événement heureux de la vie ou du calendrier juif. Elise Bret Ziri n’impose aucun traiteur ou animateur. A vous de choisir !

Les cuisines sont en inox, ce qui permet de les cashériser rapidement et sans difficulté : on peut les utiliser pour des repas et cocktails parfaitement en règle avec la Torah. Il y a même un « érouv » (clôture symbolique) autour du domaine : on peut y porter certains objets sans transgresser les lois applicables le shabbat et les jours de fêtes.

L’Agence juive, qui apprécie cet environnement, organise ici des événements à usage interne ou externe. L’ancien grand rabbin de France récemment disparu, Joseph Sitruk, y avait séjourné à l’issue d’un shabbat plein.
« C’était extrêmement émouvant, raconte la directrice, car il avait tenu à faire le déplacement malgré la fatigue et la maladie : il sortait de l’hôpital… »
Quant aux internautes, ils ne tarissent pas d’éloges sur le Parc de Paris dans leurs commentaires depuis la modernisation des salons entreprise il y a un an.

Norbert Cohen

Domaine en Seine et Marne situé à moins de 30 minutes de Paris
Pour toute information et réservation veuillez appeler le :01 60 26 20 79
ou envoyez un mail à :event@leparcdeparis.fr

 

 

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Le Comptoir d'Italie : le service unique d'une bijouterie hors norme

comptoir-italie Guy Beaziz

Le Comptoir d'Italie : le service unique d'une bijouterie hors norme

Dans le paysage en berne des bijouteries-horlogeries, Le Comptoir d'Italie présente un visage souriant. Une réussite exceptionnelle au moment où les enseignes ferment les unes après les autres.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la France comptait 14 600 magasins de ce type il y a 10 ans. Il en reste... 3 600.
Les explications sont multiples. D'abord, les pierres précieuses, autrefois synonymes de sécurité dans un foyer, n'ont plus la même valeur symbolique qu'autrefois. Ensuite, la tradition imposait quasi-systématiquement l'achat de pièces en or ou en argent à l'occasion des grandes réjouissances familiales : fiançailles, mariage, baptême...

Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les montres, elles, pâtissent de la généralisation des horloges numériques, présentes partout, notamment sur les smartphones qui ne nous quittent jamais. Enfin, les vendeurs en ligne ont fait disparaître les boutiques, comme dans d'autres secteurs d’activité - d'autant que les normes de sécurité pour éviter les braquages sont de plus en plus drastiques et les polices d'assurance de plus en plus onéreuses. Sans oublier le poids économique que représente un stock de bijoux...

Dans ce contexte, Le Comptoir d'Italie se porte étonnamment bien. « Même si je travaille 2 fois plus que dans les années 90 pour le même résultat, lance son patron, Guy Beaziz, je ne me plains pas ! Car j'ai 40 ans de métier (je suis sertisseur de formation, autrement dit assembleur de pièces de joaillerie) et je crois avoir su m'adapter aux évolutions du marché ». Il est vrai que le service proposé ici est unique en région parisienne et sans doute à l'échelle de l'Hexagone.

Guy Beaziz, issu d'une lignée de bijoutiers - son père, originaire de Fès, travaillait pour le roi du Maroc -, a repris en 2002 Le Comptoir d'Italie, créé il y a 70 ans. Depuis, il a constamment innové. A présent, il offre à sa clientèle la seule boutique de proche banlieue (elle est installée au Kremlin-Bicêtre, à 50 mètres du 13ème arrondissement) disposant d’une quarantaine de marques de luxe. Qui possède un tel catalogue de montres Oméga en couronne parisienne ?

Personne, à l'exception du Comptoir d'Italie. En vérité, c'est le seul bijoutier-horloger de grande qualité qui n'est pas situé au centre de la capitale. Pratique pour ceux qui préfèrent éviter les encombrements...

Au demeurant, le service imaginé et mis en place par Guy Beaziz est meilleur encore, à certains égards, que chez les professionnels de la place Vendôme.

Sa force commerciale repose sur le suivi, autrement dit le facteur humain. Ici, on peut à la fois consulter le site Internet, réserver en ligne, interroger un expert de la boutique par téléphone et/ou se déplacer.

Vous trouverez un environnement agréable où vous pourrez commander un produit fini ou sur mesure, à l'aide d'un visuel révolutionnaire en 3D.

Vous aurez un accès virtuel à votre bijou ou à votre montre avant même que Le Comptoir d'Italie, qui est un intermédiaire pour de nombreuses marques mais aussi un fabricant, n'ait créé l'oeuvre de vos rêves dans son atelier.

Et ce n'est pas tout : les produits vendus par l'équipe de Guy Beaziz sont garantis gracieusement... pour tout et pour toujours !

Si un bijou est abîmé, longtemps après l'achat, la boutique vous le reprendra sans le moindre frais, la réparation aura lieu très vite et, si vous le souhaitez, on viendra le prendre chez vous et le coursier du magasin vous le rapportera pour vous éviter tout déplacement.

L'opération, gratuite, est identique pour un simple nettoyage. Quant aux facilités de paiement, elles sont aussi exceptionnelles puisqu'il est possible de régler en 20 mensualités, sans supplément. Qui dit mieux ? Pour Le Comptoir d’Italie, le client est vraiment roi !

Et si vous avez envie d'investir dans une pierre précieuse ou une montre d’exception en série limitée dans le but de réaliser une future plus-value, la porte vous est ouverte. Le patron prendra le temps qu'il faut pour vous conseiller.

Mais ne lui reprochez pas d'avoir réussi et de gagner trop bien sa vie ! Il fut l'un des fondateurs de Lev Layeled, qui vient en aide aux enfants malades ou déshérités.

Une association juive qu'il continue de soutenir financièrement. Car avant d'être un commerçant, Guy Beaziz est un artisan au meilleur sens du terme et un homme de coeur, ami de la communauté.

Norbert Cohen

Le Comptoir d'Italie

13, avenue de Fontainebleau - 94270 Le Kremlin-Bicêtre

01 46 58 81 55

www.comptoir-italie.com
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Interview exclusive du président mondial des bons du trésor israélien (Israel Bonds)

Israel Maimon Bonds Israël Président

Bonds Israël investir en Israël

Israël Bonds investir en Israël

Israël Maimon : « Les Bond’s, un investissement mondialement plébiscité »

Alliance : Vous êtes depuis 6 mois président mondial des bons du trésor israéliens, mieux connus sous leur nom anglo-saxon, les Bond’s.
A Jérusalem, le ministre des Finances, Moshé Kahlon, vous a félicité pour une performance historique : le cap des 40 milliards de dollars de souscriptions a été franchi en 2016. Quels sentiments cela vous inspire ?

Israël Maimon : Une grande fierté personnelle pour commencer. J’ai travaillé pour le gouvernement, j’ai notamment occupé les fonctions de chef de cabinet d’Ariel Sharon et d’Ehud Olmert, j’ai aussi fait carrière dans le privé et aujourd’hui je contribue à l’essor de l’économie israélienne. C’est exaltant ! Les Bond’s, ce sont des réserves financières d’une importance capitale car elles garantissent la capacité de remboursement de l’Etat. Elles donnent confiance aux marchés, nous permettent d’emprunter dans des conditions optimales, d’équilibrer notre budget… Grâce à nous, les institutions publiques chargées de développer le secteur de la haute technologie, par exemple, ont les moyens de leurs ambitions. C’est un cercle vertueux : les Bond’s contribuent à la bonne santé et à la croissance de notre économie et en retour, nous sommes chouchoutés par les agences de notation internationales.

C’est pourquoi nous représentons désormais un investissement qui attire bien au-delà des sympathisants de la cause sioniste. Des fonds de pension, des compagnies d’assurance, etc., qui prennent des décisions stratégiques à l’échelle planétaire et n’ont aucun lien avec les communautés juives nous font confiance et placent leur argent chez nous.

Alliance : Qu’avez-vous envie de dire à ces Juifs français qui hésitent encore à souscrire, parce qu’ils pensent que les Bond’s seraient réservés aux riches ?

Israël Maimon : Mon message est simplissime : on peut investir à partir d’une centaine d’euros. J’ajoute ceci à l’intention des Juifs de ce pays : nous sommes peut-être la seule organisation en diaspora qui n’est en compétition avec personne. Vous êtes sollicités par toutes sortes d’associations à buts cultuel, social ou culturel pour des dons. Il existe entre elles une forme de concurrence - certes fraternelle mais tangible. En ce qui nous concerne, nous ne faisons pas appel à votre générosité ! Il est vrai que votre argent sera grandement utile à l’Etat d’Israël et donc au peuple juif, mais nous nous contentons de vous l’emprunter. Puis, nous vous le rendons avec les intérêts dus.

Alliance : Vous avez nommé un jeune directeur, Jonathan Touboul, pour animer l’antenne française des Bond’s. Quels sont ses objectifs ?

Israël Maimon : Jonathan Touboul, un homme dynamique, expérimenté dans l’univers de la finance et doté d’une forte identité juive, a pour mission de recueillir des souscriptions à hauteur de 45 à 50 millions d’euros par an.

Ce chiffre correspond à ce que nous réalisions dans l’Hexagone il y a quelques années, avant une période de basses eaux liée à l’introduction de nouvelles régulations. Nous dépendons à présent de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de la Banque de France. C’est positif mais cela a nécessité une phase de transition. Aujourd’hui, nous voulons communiquer davantage pour monter en puissance. Et le potentiel est prometteur car la communauté juive, ici, est très proche d’Israël sur les plans géographique, familial et culturel. Elle est aussi bien organisée et nous allons travailler plus étroitement avec ses institutions comme le Consistoire. Nous projetons même de proposer des événements dans les synagogues afin de mieux nous faire connaître.

Alliance : Mais une somme investie dans les Bond’s, n’est-ce pas un versement en moins pour les associations et lieux de culte ?

Israël Maimon : Absolument pas. Quand vous donnez, vous sortez votre chéquier ou votre carte bleue et vous vous délestez de vos économies.
Quand vous investissez chez nous, vous ne perdez rien, vous diversifiez votre épargne. Et personne ne vous empêche d’acquérir des bons du trésor israéliens et de les donner… à l’association de votre choix ! C’est ce que j’appelle la « double mitzva ».

Alliance : Qu’est-ce qui caractérise votre emploi du temps depuis votre entrée en fonction ?

Israël Maimon : Je passe de longues heures dans les avions car je rends visite à nos 26 bureaux installés un peu partout aux Etats-Unis (mon lieu de travail principal est situé à New York) et aux autres répartis à travers le monde - dont 4 en Europe occidentale, à Londres, Francfort, Paris et Lyon. Une tâche passionnante et humainement enrichissante, car si toutes les communautés juives aiment Israël, chacune a son identité et ses particularités.

Propos recueillis par Norbert Cohen

Séance-émotion à Paris pour l’ouverture du Festival du cinéma israélien

Past life film d'ouverture du festival du cinéma israèlien hier à Paris

Séance-émotion à Paris pour l’ouverture du Festival du cinéma israélien

La grande salle du Majestic Passy, dans le 16ème arrondissement, était pleine à craquer pour la séance inaugurale du 17ème Festival du cinéma israélien de Paris, dans la soirée du 21 mars.

Le film projeté, « Past Life », a remporté un succès inhabituel dans l’Etat juif pour une production locale : 200 000 entrées. Il est vrai que le réalisateur, Avi Nesher (63 ans), est une valeur sûre. Son nouveau long-métrage, sorti en Israël et aux Etats-Unis en 2016, raconte l’histoire vraie de deux soeurs résidant à Jérusalem dans les années 70.

Des musiciennes dont les parents sont rescapés de la Shoah. Le père, brillant médecin, a vécu l’horreur en Pologne pendant la guerre. Il n’a pas été déporté mais a dû se cacher dans des conditions épouvantables.

A l’occasion d’un concert à Berlin-Ouest, la vie des deux femmes bascule. Une rencontre fortuite les conduit sur les traces d’un terrible secret de famille : leur père serait-il coupable d’un crime, aurait-il été amené au pire dans la tourmente de l’Occupation ?

Le film se présente comme une enquête à suspense sur ce passé énigmatique. Il brosse aussi le portrait de la « seconde génération », celle de ces Juifs qui n’ont pas connu le génocide mais en portent les stigmates à travers les névroses post-traumatiques et les silences de leurs parents. Les acteurs israéliens et polonais (c’est une coproduction entre les deux pays) sont criants de vérité.

Le spectateur est happé par l’intrigue et par la force psychologique des rapports humains mis en lumière par la caméra d’Avi Nesher. Mention spéciale au directeur français de la photographie, Michel Abramowicz, dont le travail accompli ici a été unanimement salué par la critique.

Michel  Abramowicz Past Life

Michel Abramowicz Past Life

Le public parisien, visiblement ému, a applaudi avant de deviser devant le buffet installé dans les salons du Majestic Passy.

Dans les minutes qui ont précédé la projection, la présidente du Festival, Hélène Schumann, a présenté la 17ème édition en compagnie des parrains de cette semaine (du 21 au 28 mars) où une vingtaine de films seront diffusés : les comédiens Aure Atika et Grégory Fitoussi.

Marc Attali, ministre plénipotentiaire, autrement dit numéro 2 de l’ambassade de l’Etat juif, a promis qu’au cours des manifestations prévues dans le cadre de la Saison culturelle croisée France-Israël, en 2018, le cinéma serait particulièrement mis en valeur.

Hélène Schumann explique que « Past Life » est l’une des plus belles œuvres israéliennes qu’elle ait vues. On peut lui faire confiance : c’est une experte, auteure d’un « Dictionnaire du cinéma israélien » paru en 2012 aux éditions Cosmopole.

Elle couvre l’actualité du 7ème art pour Judaïques FM à Paris et a un pied des deux côtés de la Méditerranée : elle participe aussi activement aux Festivals de Jérusalem et Haïfa. Un prix décerné dans la ville portuaire porte même le nom de son grand-père assassiné à Auschwitz, Tobias Stancer. « J’ai grandi dans l’ombre de lourds secrets de famille liés à la Shoah, confesse-t-elle, et j’avais à cœur de proposer « Past Life » en ouverture. Mais cela n’a pas été facile… » Elle regrette que les Israéliens privilégient plutôt les Festivals de Berlin ou Venise.

Trouver des partenaires prêts à s’engager en direction du marché hexagonal représente une gageure. Au demeurant, le long-métrage d’Avi Nesher ne sera pas projeté sur les écrans français dans les prochains mois, faute de distributeur. Même constat pour les autres films du programme, à 2 exceptions près. « Cela dit, ajoute la présidente, les metteurs en scène concernés finissent parfois par dénicher un distributeur grâce à la vitrine que nous leur offrons. Il faut donc espérer… »

Globalement, le cru 2017 du Festival, qui devrait attirer 4 000 curieux et cinéphiles, est d’autant plus remarquable qu’il évite les polémiques politiques. « C’est plutôt un cru romantique, indique Hélène Schumann, avec beaucoup d’histoires d’amour ».

Norbert Cohen

A ne pas manquer : Mike Brant revit sur scène !

Mike Brant remonte sur scène

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1- En quelle année est mort Mike Brant
2- Qui a lancé Mike Brant en France
Réponse avec vos cordonnées surtout 🙂 à info@alliancefr.com

A ne pas manquer : Mike Brant revit sur scène !

« Hit-parade » : c'est le nom d'une comédie musicale exceptionnelle que le public pourra applaudir au Palais des Congrès de Paris à partir du 12 janvier 2017 puis en province, en Suisse et en Belgique à dater du 6 avril. Pour la première fois, des chanteurs francophones disparus seront à l'honneur sous forme d'hologrammes, un procédé numérique révolutionnaire qui donne l'illusion de leur présence sur scène. Ces artistes mythiques des années 70 sont Claude François, Dalida, Sacha Distel et Mike Brant. La nièce de la star franco-israélienne, Yona Brand, a participé activement au projet. Interview.

Alliance : Avez-vous connu Mike personnellement ?

Yona Brand : Je vis en quelque sorte avec lui puisque je m'occupe de la préservation de sa mémoire, mais je suis née en 1976, un an après son décès. Mes sentiments sont aussi forts que si je l'avais côtoyé.

Alliance : Etes-vous israélienne comme lui ?

Yona Brand : Oui, et suisse. J'ai résidé à Haïfa étant jeune, puis à Genève et Paris.

Alliance : Votre oncle est-il toujours très populaire ?

Yona Brand : Plus que jamais ! Son fan-club, sur les réseaux sociaux, comprend 215 000 membres de diverses nationalités. Nous ne cessons d'organiser des événements festifs consacrés à son parcours et à son œuvre : soirées, voyages en Israël... Toutes les générations sont concernées, les enfants étant influencés par la passion de leurs parents. Le public assistant aux rétrospectives que nous proposons régulièrement, ou intéressé par nos objets et vêtements mémoriels, est composé de jeunes adultes comme de personnes âgées. Dans les salles de concerts, 4 décennies après sa disparition, Mike est adulé comme une star d'aujourd'hui.

Alliance : Les Israéliens sont-ils aussi fans de Mike que les Français ?

Yona Brand : Absolument, il reste largement apprécié et aimé dans son pays natal et pas seulement chez les francophones !

Alliance : Etes-vous satisfaite du travail des auteurs de « Hit-parade », Grégory Antoine et Bruno Gaccio (pour la note humoristique), et du producteur, David Michel ?

Yona Brand : Très satisfaite ! L'idée de David Michel - qui avait produit la tournée française de « Thriller », le fameux spectacle de Michael Jackson - est merveilleuse. On assistera sur scène à l'enregistrement d'une émission de télévision censée se dérouler en 1975 : c'est le fil conducteur du show. Le couplage entre les 3 musiciens, 4 comédiens, 11 danseurs réellement présents et les hologrammes est saisissant : il rendra la comédie musicale vraiment grandiose. Le public verra Claude François, plus vrai que nature, inviter ses amis chanteurs à interpréter leurs tubes : 14 titres au total. 3 succès mythiques de Mike seront à l'honneur : « Laisse-moi t'aimer », « Qui saura » et « Dis-lui ».

Alliance : Expliquez-nous précisément ce qu'est un hologramme.

Yona Brand : C'est une technique nouvelle : un acteur ressemblant à Mike est filmé et son image, sa voix sont entièrement reconfigurées de façon numérique. Au final, le spectateur aura la sensation qu'il est là, devant lui, alors qu'il s'agit d'une vidéo (ultra-sophistiquée). Mon oncle aurait adoré ce concept car il était mordu des technologies innovantes venues des Etats-Unis. Je vous rappelle tout de même que « Hit-Parade » est aussi un show complet, avec des artistes bien vivants, une chorégraphie et des arrangements à couper le souffle qui vous transporteront plus de 40 ans en arrière...

Propos recueillis par Norbert Cohen

Hit Parade Ils remontent sur scène à partir du 12 janvier

Ils remontent sur scène à partir du 12 janvier

 

La ligue des droits de l'homme sombre dans l'islamo-gauchisme

ligue des droits de l'homme antisémite

La Ligue des droits de l'homme est-elle antisémite ? Par Norbert Cohen

La Ligue des droits de l'homme (LDH) a été fondée à Paris en 1898 pour défendre le capitaine Dreyfus. Elle a toujours soutenu le judaïsme français... jusqu'à ces dernières années. Depuis quelque temps, son engagement à gauche, ou plutôt à l'extrême gauche, la conduit vers des dérives de plus en plus inquiétantes.

BVNCA Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme

BVNCA Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme

L'une de ses têtes de Turc est le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), qu'elle accuse de sectarisme et de paranoïa.

Le 13 juin, elle a mis gravement en cause l'association communautaire, parce que celle-ci a porté plainte contre la municipalité de Stains (Seine-Saint-Denis).
Le maire communiste, Azzedine Taïbi, est un militant pro-palestinien radical. Comme d'autres élus du département, il a décidé d'apposer sur son Hôtel de Ville une banderole réclamant la libération d'un chef terroriste emprisonné pour meurtres en Israël, Marwan Barghouti.

Ce dernier a organisé des dizaines d'attaques sanglantes, y compris contre des civils - hommes, femmes et enfants - pendant la première puis la seconde Intifada.
C'est pourquoi le BNVCA a naturellement porté l'affaire devant la justice, afin de dénoncer cette incitation évidente à la haine et à la violence.

Mais la LDH ne l'entend pas de cette oreille. Elle estime que l'association juive se fait « le porte-parole du gouvernement israélien ». Ni plus, ni moins.

Et de préciser : « En assimilant toute critique du cabinet Netanyahou et tout soutien à ses opposants arabes comme une manifestation antijuive, cet organisme dévoie la lutte contre l’antisémitisme au profit du soutien à une politique qui est condamnée internationalement ».

La Ligue des droits de l'homme est encore plus explicite en déclarant dans un communiqué que les poursuites engagées contre le maire de Stains sont le produit d'une « imposture insupportable ».

De fait, la LDH sombre dans l'islamo-gauchisme. Elle est devenue la courroie de transmission des idées de Tariq Ramadan, vitrine intellectuelle des Frères musulmans en Europe, et de l'antisionisme obsessionnel qui gangrène une partie du camp prétendument « progressiste » sur la scène française.

Elle se garde de déplorer la libération de la parole antijuive et condamne les violences antisémites du bout des lèvres.

Sa seule préoccupation semble être l'amour aveugle et sans cesse renouvelé qu'elle porte aux citoyens d'origine maghrébine - sans distinction.

Cette organisation qui prétend lutter à la fois contre le nationalisme et le fondamentalisme fait exactement l'inverse s'agissant des musulmans : elle milite en faveur des ultra-nationalistes palestiniens, qui n'hésitent pas à tuer des innocents et réclament un Etat arabe en Terre Sainte vidé de toute population juive (autrement dit, un nettoyage ethnique) ; par ailleurs, elle est tombée sous le charme du Hamas et du Hezbollah, mouvements qui revendiquent l'application stricte de la charia au détriment des principes démocratiques et laïcs.

Tout a commencé au milieu des années 2000. En 2006, déjà, 2 membres éminents de la Ligue, Antoine Spire (journaliste et écrivain juif, pilier de France-Culture) et Cédric Porin (avocat spécialisé dans le droit du travail), ont démissionné avec fracas de la direction de l'association. Dans une tribune incendiaire publiée par Le Monde, ils ont affirmé que la LDH répondait au « racisme dont sont victimes les jeunes issus de l’immigration en faisant preuve de complaisance à l’égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter ».

Ils ont noté que la Ligue avait interdit à des cinéastes israéliens (pourtant de gauche) de présenter leurs films lors d'un festival financé par l'association. Ces cinéastes ont été remplacés au pied levé et sans explication crédible par des artistes libanais et palestiniens. « C'est du racisme », ont-ils commenté, ajoutant : « On peut aussi se demander pourquoi le Proche-Orient sollicite un tel engagement de la LDH, qui ne dit presque rien à propos du Darfour ou de la Tchétchénie, ou se tait devant les discours négationnistes et antisémites du président iranien ! »

DSK sorti du pétrin judiciaire ? Pas du tout ! Par Norbert Cohen

Myriam L'Aouffir et DSK Rolland Garros

DSK sorti du pétrin judiciaire ? Pas du tout ! Par Norbert Cohen

Apparemment, tout va bien pour Dominique Strauss-Kahn.

Résidant dans sa magnifique propriété des environs de Marrakech avec sa compagne franco-marocaine, Myriam L'Aouffir, il devrait conseiller le gouvernement tunisien dès la rentrée de septembre.
L'objectif est de mettre sur les rails un vaste plan de développement économique pour la période 2017-2020, en liaison avec une banque d'affaires française, Arjil et associés.

DSK est d'ailleurs, à titre personnel, partenaire de cette banque. Un mélange des genres qui peut heurter sur le plan moral, mais courant en Afrique du Nord...

Entre-temps, l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) dirige Parnasse, une société d'aide juridique et de gestion immatriculée à Casablanca. Son chiffre d'affaires est inconnu, mais tout indique qu'il est florissant.

Il semble que Myriam L'Aouffir, jolie cinquantenaire, était déjà l'une de ses nombreuses maîtresses en 2007, lorsqu'il était marié à Anne Sinclair. Leur relation, présentée désormais comme « exclusive », a été officialisée beaucoup plus tard, en 2013. C'est alors qu'elle a abandonné son mari et ses 2 enfants.

Diplômée en sciences de l'information, Myriam L'Aouffir a travaillé à France-Télévisions, puis à l'ambassade du Maroc à Paris, avant de se lancer dans des causes humanitaires comme la lutte contre le sida. Par ailleurs, elle a monté sa propre agence de communication, Daenery's, en 2014. Considérée comme une « femme de réseaux », elle est notamment amie avec le cinéaste Elie Chouraqui ou l'ex-présentateur du journal de TF1 Patrick Poivre d'Arvor.

Blanchi dans les affaires du Sofitel de New York puis du Carlton de Lille, DSK est-il enfin débarrassé de ses ennuis judiciaires ?

Aux dernières nouvelles, pas du tout.

Les 3 juges parisiens qui enquêtent sur les gigantesques escroqueries commises par son ancien associé, Thierry Leyne - qui s'est suicidé en 2014 en se jetant d'une fenêtre de son luxueux appartement de Tel-Aviv -, seraient décidés à le mettre en examen. La bombe juridico-médiatique pourrait exploser cet été, selon des sources anonymes provenant de la brigade financière française.

Les 2 hommes ont mis sur pied différents projets, surtout en Afrique, puis ont créé ensemble LSK, un fonds d'investissement luxembourgeois destiné entre autres aux grands de ce monde.

Thierry Leyne avait mauvaise réputation dans l'univers de la finance, mais DSK proclame qu'il ignorait tout des soupçons pesant sur son partenaire. Les autorités de ce qui fut un paradis fiscal européen ont pourtant refusé d'accorder la licence indispensable à la poursuite des activités de LSK et Thierry Leyne a mis fin à ses jours dans les mois qui ont suivi.

On a appris récemment que le fonds était impliqué dans le scandale des « Panama Papers », puisqu'il a ouvert 31 sociétés offshore pour le compte de ses clients.

Mais il a accumulé avant tout et en un temps record 100 millions d'euros de dettes il y a 2 ans, jamais remboursées. Les détenteurs de ces sommes ont été bernés.

Thierry Leyne associé de DSK

Thierry Leyne associé de DSK

Certains ont été ruinés et beaucoup ont porté plainte, ce qui explique sans doute le suicide de Thierry Leyne, qui avait aussi subi le choc du suicide de son épouse, intervenu quelques années auparavant. Le couple a laissé 4 petits orphelins israéliens.

Or, les juges ont de plus en plus de mal à croire l'avocat de DSK, Jean Veil (fils de Simone Veil), quand il affirme que l'ex-ministre de l'Economie ne savait rien.

En effet, des témoignages et documents mis à jour cette année attestent de l'entrée au capital de LSK de 2 actionnaires - discrets - durant l'été 2014. L'un d'eux, Alain Urbach, est un retraité marseillais qui a perdu dans cette filouterie l'intégralité de son patrimoine : plus d'un million d'euros.

Son avocat, Yohann Attal, a raconté en détails aux enquêteurs de quelle manière Leyne et DSK, qui comptait « devenir plus gros que la banque Lazard », travaillaient main dans la main. Des contrats écrits renforcent cette hypothèse. Jean Veil prétend que la signature de son client aurait été imitée... mais il a omis de porter plainte pour faux.
Dès lors, la responsabilité pénale de Dominique Strauss-Kahn pourrait être formellement établie.

Gilbert Chikli a tort de se croire à l'abri en Israël

Gilbert Chikli a tort de se croire à l'abri en Israël

"Gilbert Chikli a tort de se croire à l'abri en Israël"

Richard Sitbon économiste

Richard Sitbon économiste

Richard Sitbon, économiste, vient de publier chez L'Harmattan "La France, peuple élu de l'Europe ?"Un livre sur la situation hexagonale vue d'Israël. Alliance y reviendra.
Mais ce francophone occupe aussi un posté clé au sein de la cellule chargée de la lutte contre le blanchiment à Jérusalem.Interview et révélations sur la manière dont l'Etat juif traque la délinquance économique et fiscale, notamment celle des binationaux.

Alliance : En matière de lutte contre la fraude, tout a changé en quelques années...

Richard Sitbon : C'est exact. Cela dit, Israël n'a jamais été sciemment un paradis pour l'argent sale, contrairement à la Suisse, le Luxembourg ou Panama. Mais depuis le milieu des années 2 000, nous sommes entrés dans l'OCDE, qui regroupe les pays les plus développés.

Du coup, nous nous sommes engagés à mener un combat sans merci contre le blanchiment de l'argent de la drogue, des jeux, de la prostitution, etc. Si bien que les sociétés roumaines qui avaient l'habitude, par exemple, de transférer à Tel-Aviv leurs gains provenant de jeux de hasard... ne peuvent plus le faire.

Alliance : La deuxième étape a été la lutte contre l'évasion fiscale.
Richard Sitbon : Absolument. Depuis environ 3 ans, on ne peut plus déposer de grosses sommes en liquide dans les banques israéliennes, les Français doivent donner leur numéro fiscal s'ils veulent ouvrir un compte...

Tous les mouvements suspects sont surveillés et signalés. Si vous êtes français, Paris saura forcément ce qui se passe sur votre compte israélien. Mais nous allons encore plus loin : en mars dernier, il y a eu un virage majeur. Jusqu'à présent, au nom de la protection de la vie privée, les services antiblanchiment et fiscaux étaient séparés. Désormais, nous travaillons en étroite collaboration.

Alliance : Conséquences ?
Richard Sitbon : Elles sont considérables ! Si le fisc français interroge son homologue israélien, il obtiendra des informations éventuelles concernant le blanchiment.

Alliance : Et alors ? Israël, dit-on, n'extrade pas les Juifs, encore moins les binationaux...
Richard Sitbon : De nos jours, c'est totalement faux. Les polices et les justices françaises et israéliennes collaborent de plus en plus étroitement.
Nous sommes signataires des accords internationaux en la matière. Les extraditions existent, y compris pour délits financiers. Il est évident que lorsque Paris va demander à Israël d'acheminer Gilbert Chikli sur son sol, lui qui a inauguré les fameuses "arnaques aux présidents" et empoché illégalement des millions d'euros... nous ne nous y opposerons pas.

Il a donc du souci à se faire. Ses activités douteuses sur le Forex (marché des changes) en Israël même sont d'ailleurs stoppées grâce à une traque administrative qui a porté ses fruits.

Alliance : Quelle est votre priorité aujourd'hui ?

Richard Sitbon : Certains escrocs israéliens vendent, via des call centers, de faux contrats d'assurance à des Français installés dans l'Hexagone. Nous allons nous occuper sérieusement de ce problème. Depuis mars, nous sommes habilités à organiser des "descentes" communes fisc/cellule antiblanchiment dans les entreprises fraudeuses. Nous avons commencé à le faire et ce genre d'opération musclée va prendre une tournure spectaculaire. L'Etat juif ne peut plus se permettre de perdre un seul shekel, du fait de nos besoins budgétaires publics. Le but, c'est la tolérance zéro.

Propos recueillis par Norbert Cohen

Lieberman : des idées honteuses contraires au judaïsme, par Norbert Cohen

Avidgor Lieberman extreme droite israélienne au pouvoir à nouveau

Lieberman : des idées honteuses contraires au judaïsme, par Norbert Cohen

Alliance a révélé les détails de l'accord de coalition qui vient de se traduire par la nomination du leader d'Israel Beitenou (parti d'extrême droite à majorité russophone), Avigdor Lieberman, au poste de ministre de la Défense.

Avigdor Lieberman

Avigdor Lieberman

On a tout entendu sur ce rebondissement, y compris des mises en garde sévères. Ainsi, l'éminent politologue francophone Denis Charbit, de l'Université de Tel-Aviv - et plutôt modéré habituellement -, a carrément parlé de « suicide » pour le pays.

C'est un commentaire exagéré, puisque le vrai patron reste Benjamin Netanyahou.

Mais l'affaire est honteuse pour Israël, au moins sur le plan des principes.
En effet, Avigdor Lieberman n'est pas un nationaliste ordinaire. On peut être israélien et patriote. C'est même recommandé ! Cependant, le nouveau ministre professe des idées délirantes qui sont à l'opposé de la tradition juive et de l'histoire du sionisme, dans sa version laïque comme dans sa version plus religieuse.

Ses thèses sont fascisantes. Les pionniers de l'Etat hébreu se retourneraient dans leurs tombes s'ils savaient qu'elles ont leur place au sein du cabinet au pouvoir.

Cet homme né en Moldavie en 1958 a réalisé son alya en 1978. Etudiant à l'Université hébraïque de Jérusalem, il s'est battu violemment, à plusieurs reprises, contre de jeunes Arabes. Dans sa jeunesse, il a exercé la profession de... videur de boîte de nuit.

Il prône la séparation totale des Juifs et des Palestiniens. Il veut expulser les Arabes des villes à majorité juive, à l'intérieur comme à l'extérieur de la ligne verte. Tandis que les antisémites occidentaux glosent sur le prétendu « apartheid » israélien, notion insultante qui n'a aucun sens dans le contexte démocratique local, Avigdor Lieberman, lui, en rêve ! Il est favorable au nettoyage ethnique tel que le pratiquaient les Serbes de Bosnie pendant la guerre de l'ex-Yougoslavie et milite pour un Etat juif « racialement pur ».

Une thématique inconnue de nos jours sur le Vieux Continent, sauf chez les néo-nazis grecs d'Aube dorée. Il est authentiquement raciste, puisqu'il n'existe à ses yeux aucune distinction entre les Palestiniens de Jaffa, Nazareth, Hebron ou d'ailleurs.

Tous, individuellement, seraient par définition des ennemis à éloigner ou à abattre. En 2015, il a déclaré qu'il fallait « décapiter à la hache » les Arabes « qui sont contre nous » ou qui se contentent de critiquer la droite israélienne. Un discours peu imaginable en France, même au Front national.

Plusieurs fois ministre, car représentant incontournable de centaines de milliers d'électeurs, il a soutenu la guerre de Poutine en Tchétchénie et les atrocités commises par l'armée russe contre la population musulmane de ce petit pays devenu une dictature à la solde du Kremlin.

En 2002, lors de la seconde Intifada, il a émis l'idée saugrenue et inhumaine - évidemment jamais appliquée - de bombarder à l'aveugle les centres commerciaux des territoires palestiniens.

Avigdor Lieberman, comme Jean-Marie Le Pen, est aussi un fraudeur fiscal et économique que rien n'arrête. En 2009, il a été inculpé pour blanchiment d'argent, corruption, subornation de témoins et entrave à la justice dans le cadre d'une enquête sur le financement de ses campagnes électorales.

Il aurait notamment créé à Chypre des dizaines de sociétés-écrans. Il a dû abandonner temporairement ses mandats publics, mais a échappé à la prison (contrairement à l'ex-Premier ministre Ehud Olmert).

La procureure en charge de son dossier, outrée, a démissionné du parquet après avoir affirmé que « tout ce que nous cherchions disparaissait au fur et à mesure, un peu comme si Lieberman nous précédait partout.

D’ailleurs, nous savions qu’il disposait de taupes dans la police et l’administration. Un Israélien lambda poursuivi pour les mêmes faits aurait été condamné, mais pas lui ».

Depuis l'annonce de sa prise de fonction à la Défense, il a affirmé qu'il était partisan de la peine de mort. Elle existe certes dans la tradition talmudique, mais elle est rendue quasi-inapplicable par une série de conditions préalables complexes.

De fait, le peuple juif a presque totalement banni cette sanction il y a des millénaires, bien avant les Etats modernes. C'est son honneur et sa fierté. Lieberman n'en a cure.

De même, il ne s'embarrasse d'aucune précaution de langage, à l'instar des leaders fascisants européens. Il a même déclaré que Bibi, qui pourtant vient de lui accorder une promotion de taille, était « un menteur, un tricheur et une crapule ».

Le CRIF, puissant ? Archi-faux ! Par Norbert Cohen

Francis Kalifat nouveau président du CRIF

Le CRIF, puissant ? Archi-faux ! Par Norbert Cohen

L'immense majorité des Français, juifs ou non, sont persuadés que le CRIF est une sorte de « lobby » représentant bien le judaïsme de ce pays, fortuné et influent, puisqu'il réunit chaque hiver des membres éminents de l'exécutif - y compris le chef de l'Etat - comme de l'opposition, lors de son dîner annuel.

François Hollande au Crif

François Hollande au Crif

Les antisémites le considèrent comme une « cinquième colonne » dictant ses volontés au pouvoir politique. L'expert en relations internationales Pascal Boniface lui-même - viscéralement anti-israélien - écrivait récemment dans un hebdomadaire de référence, L'Obs, que le CRIF était un « acteur central » de la vie publique française.

Tout cela est archi-faux.

CRIF et son président Roger Cukierman

CRIF et son président Roger Cukierman

Le 29 mai, Francis Kalifat sera élu nouveau président de l'institution, succédant à Roger Cukierman. Exceptionnellement, il n'y a en effet... qu'un candidat en lice.

Et pour cause : ce poste très prenant nécessite désormais une protection policière contraignante, en raison de la menace islamiste, il est bien entendu bénévole, mais de plus il faut payer de sa poche pour l'occuper ! Le président doit participer à certains frais. Francis Kalifat, homme d'affaires avisé et relativement libre de son temps, est l'un des rares à pouvoir se le permettre.

Car le CRIF est pauvre comme Job ! Son dîner annuel est l'occasion d'engranger certains revenus, puisque participer à la soirée coûte quelques centaines d'euros... mais c'est une goutte d'eau dans la mer. Son principal contributeur est le Fonds social juif unifié (FSJU), dont les subsides proviennent de la collecte de l'Appel unifié juif de France (AUJF). Or, cette collecte est en chute vertigineuse.

Le noyau dur des donateurs s'est volatilisé : alya, crise économique, ponction ou plutôt persécution fiscale qui fait fuir les grandes fortunes à l'étranger... D'autre part, ceux qui accordent encore leur confiance à l'AUJF, souvent âgés, sont en nombre décroissant. Les Juifs français préfèrent donner leur argent aux synagogues et associations orthodoxes, plus proches du terrain et plus fiables à leurs yeux. Les collectes dites « parallèles » se multiplient.

Conséquence : le CRIF survit avec des bouts de ficelle. Le directeur exécutif lui-même est auto-entrepreneur. L'organisation n'a même pas les moyens de salarier sa principale cheville ouvrière. Il suffit d'ailleurs d'arpenter les bureaux du CRIF : ils sont minuscules et les employés, aux statuts plus ou moins précaires, se comptent sur les doigts de deux mains. C'est une maigre PME. Le bureau du président est tout en longueur, petit et incommode. De quel prétendu « lobby » parle-t-on ?

Par ailleurs, le CRIF est censé représenter le judaïsme français dans son ensemble. Nouvelle illusion.

Le Consistoire central et le Consistoire de Paris, dont on connaît l'importance en matière de culte et de statut personnel (circoncision, bar et bat mitzva, mariage, divorce, certificat de judaïcité permettant de réaliser son alya, décès), n'en sont pas membres !

Quant aux innombrables synagogues orthodoxes et à leurs institutions scolaires, forces vives de la communauté puisqu'elles éduquent des milliers d'enfants et d'adolescents, elles n'entretiennent aucun rapport avec le CRIF.

Beaucoup d'associations représentées au sein de l'institution n'ont que... quelques dizaines de militants. Ce sont les fantômes d'un passé révolu.

De temps à autre, le CRIF exerce un certain magistère moral. Quand son président proteste sur tel ou tel aspect de la politique ou de la diplomatie française, on l'écoute poliment au sommet de l'Etat. Mais son influence sur les positions pro-arabes du Quai d'Orsay est quasi-nulle.

Ni Soral, ni Dieudonné ne craignent quoi que ce soit de l'institution, impuissante face à leurs millions de fans, alors même que ces professionnels de la haine antisémite ne cessent de dénoncer la soi-disant « police de la pensée » du CRIF.

Et lorsque Manuel Valls, Claude Goasguen ou tel autre ami d'Israël dans la classe politique prononcent des paroles qui vont droit au coeur des Juifs de France, c'est en raison de leurs convictions personnelles.

De surcroît, les Juifs qui exercent une véritable influence dans l'espace public et médiatique ne sont nullement affiliés au CRIF : Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Jacques Attali, Alain Minc...

Il est donc évident que l'institution cristallise sur son nom le fantasme éculé - et, en l'occurrence, extravagant - de la « puissance juive », alors que sa faiblesse et sa représentativité en crise sont au contraire extrêmement préoccupantes.

Si le lobby juif américain est un éléphant, alors le CRIF ressemble à une souris.