Nathalie Zadok

Nathalie ZADOK :
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Les articles de Nathalie Zadok

Mila Racine : elle sauve des enfants juifs au péril de sa vie

Mila Racine (1921 - 1945)
"Organisation juive de combat : résistance/sauvetage, France, 1940 - 1945", 
Editions «Autrement», collection Mémoires, n° 85, 2002

Mila Racine cette jeune résistante a payé de sa vie le sauvetage d'enfants juifs de la déportation. Depuis hier, se tient l'exposition au Mémorial de la Shoah, à Paris, intitulée "Femmes en résistance". Laquelle sera suivie, dans dix jours, par la parution d'une BD sur l'une d'elles : Mila Racine.

Son combat ?  sauver les enfants d'une mort certaine. Au péril de sa propre vie. Mila Racine, née à Moscou, le 14 septembre 1919. Dès 1922, sa famille fuit le régime soviétique. Direction la France, le pays des droits de l'Homme, où elle étudie au lycée Racine, à Paris, dont elle ressort diplômée en 1936.

Mila Racine

Mila Racine

Mila s'engage rapidement quand la Seconde Guerre mondiale éclate. Elle est d'abord assistante sociale dans les camps d'internement du Sud de la France, "véritables camps de transit pour les Juifs vers la déportation", comme l'écrit Emmanuelle Polack dans la bande dessinée qui lui est dédiée. Devant "l'accélération des persécutions contre les Juifs, Mila Racine propose de recueillir les enfants que les mères souhaitent mettre à l'abri des déportations".

En 1942 , tout s’accélère avec la "rafle du Vel' d'Hiv" : les enfants aussi sont désormais "passibles de déportation".

Pour Mila Racine, cela est inacceptable. La jeune femme alors âgée de 23 ans entre dans une "organisation juive de résistance". Avec son frère, Émile Racine, et George Loigner, ils créent même un réseau pour venir en aide à ces enfants. Pendant 21 mois, de janvier 1942 à octobre 1943, elle les emmène par convoi à Annemasse Haute-Savoie pour ensuite les faire traverser la frontière franco-suisse.

La résistante est arrêtée par les Allemands à seulement 200 mètres de la frontière suisse, le 21 octobre 1943.  Elle transportait "32 enfants âgés de 2 ans et demi à 18 ans". Eux aussi sont arrêtés. Tous sont emprisonnés à Annemasse, au siège de la Gestapo.

Grâce à l'intervention du maire de la ville, Jean Deffaugt, les enfants sont libérés. Il propose alors à Mila un plan d'évasion. Mais "craignant que les enfants, ou Jean Deffaugt (…) soient tenus pour responsables, si elle parvient à s'échapper", celle-ci refuse.

Elle sera ensuite emprisonnée dans la prison de Montluc à Lyon, là-même où Jean Moulin était détenu en juin 1943. Sur une fausse identité, elle passera là-bas, sous silence "son identité juive" et se fera appeler :  Marie-Anne Richemond, ce qui lui évite de finir dans un camp d'extermination.

Elle est envoyée au camp de Royallieu à Compiègne, le 25 octobre 1943. Puis, dans le camp de Ravensbrück en Allemagne en 1944. Elle finira finalement  à Mathausen, où elle fera partie d'un Kommando groupe de travail actif : elle accompagne un groupe de travailleuses pour restaurer les voies ferrées détruites par les bombardements alliés.

Tragique ironie de l'histoire, c'est à quelques jours à peine de la libération du camp de concentration qu'un bombardement des Forces alliées, le 20 mars 1945, la tue.

Dans ces camps, Mila Racine a laissé l'image d'une femme "à la conduite exceptionnelle", d'après les témoignages de grandes figures de la Résistance française qui l'ont côtoyée, comme Marie-José Chombart de Lauwe, Denise Vernay ou encore Germaine Tillion. "On lisait dans ses yeux (…) la ferme détermination de ne se laisser vaincre ni par l'ennemi, ni par ce milieu dans lequel nous vivions. Elle était toujours gaie, serviable, elle s'occupait beaucoup des vieilles femmes et des malades", dira ainsi Gaëtane, une compagne de déportation à Ravensbrück.

Près de 60 ans après sa mort, l'histoire méconnue de cette héroïne refait surface pour être révélée au grand public. Elle et d'autres sont ainsi mises à l'honneur au Mémorial de la Shoah dans une exposition qui leur est consacrée. Mila Racine a même droit à sa bande dessinée, qui sortira le 18 mars.

Nathalie ZADOK

Jérusalem : Découverte un centre récréatif de l'époque romaine

Un "centre récréatif" de l'époque romaine découvert à Jérusalem

Un centre récréatif remontant à l'Empire romain, dont les bâtiments datent de 1.600 ans vient d'être découvert par des archéologues à Jérusalem.

A Jérusalem, des archéologues ont découvert des vestiges de constructions romaines, datant de 1600 ans . A l'époque, des bains et des caves se trouvaient sur le site.

Ce complexe architectural servait à l'époque de lieu d'asile pour les protestants allemands, puis, au début de la seconde guerre mondiale,a été utilisé comme base militaire. C'est en décidant d'édifier un immeuble sur le site, que la campagne de fouilles a commencé.  

C'est alors que les chercheurs ont découvert qu'une cave se trouvait au centre du complexe, dont les marches étaient incrustées des mosaïques blanches. Une fosse pour le jus de raisin se trouvait à proximité, ainsi qu'un site pour conserver les tonneaux de vin.

Les vestiges d'un temple vieux de 2.750 ans découverts à Jérusalem

Les vestiges d'un temple vieux de 2.750 ans découverts à Jérusalem

Tout le complexe, qui date de 400 après J.-C., appartient à l'antiquité tardive ou à l'époque byzantine précoce.

Un bain à l'eau chaude où les visiteurs pouvaient se tremper a été découvert par les archéologues.

Un bâtiment encore plus ancien ayant appartenu aux Juifs et édifié lors de la période allant de 538 avant J.-C. à 70 après J.-C. près du complexe archéologique a été découvert par les chercheurs.

"Toutes ces découvertes vont aider à se faire une image plus complète de l'ancienne Jérusalem." souligne le directeur du groupe de chercheurs, Alex Weigmann 

Nathalie ZADOK

Israël : rien ne va plus entre le gouvernement et les artistes

La ministre de la Culture Miri Regev

 

Les financements publics attribués à des institutions jugées «déloyales» pourraient être suspendus par la ministre de la Culture , Miri Regev.
«Arrêtez vos conneries!» s'exclame ce dimanche la ministre israélienne de la Culture et des Sports,Miri Regev, en réponse à l'inquiétude suscitée par la plus controversée de ses initiatives.

La figure montante du Likoud s'est exprimée devant un parterre d'artistes et d'intellectuels rassemblé à l'occasion d'une conférence organisée par le quotidien de centre gauche Haaretz.  

Son projet de loi, récemment approuvé, et moyennant quelques amendements par le conseiller juridique du gouvernement, prévoit que les subventions attribuées à des institutions culturelles jugées «déloyales» pourront à l'avenir être suspendues. Le Knesset doit à présent débattre sur ce texte. 

Une large partie de l'assemblée a huée Miri Regev, la soupçonnant de vouloir museler les artistes opposés à la politique du gouvernement. Celle-ci 'est défendue de toute volonté de censure «Personne ne veut vous faire taire, a-t-elle affirmé, mais il y a une immense différence entre la critique impertinente et les appels au boycott ou à la délégitimation de l'Etat d'Israël.»

Son projet de loi vise en particulier les œuvres qui font l'apologie du terrorisme ou incitent à la haine et à la violence, mais également ceux qui contestent le caractère juif et démocratique de l'Etat d'Israël ou qui dégradent les symboles de la nation. «Un Etat sain doit délivrer un message clair sur ses valeurs ainsi que sur sa culture, et ne doit pas financer ceux qui travaillent à le renverser», conclu-t-elle. 

Cette polémique s'inscrit dans le cadre de ce qu'un récent éditorial de Haaretz décrit comme une «guerre contre la culture» engagée par le gouvernement de Benjamin Nétanyahou.

Les relations entre les artistes classés à gauche et plusieurs ministres sont tendue.  En effet, au cours des derniers mois , les accrochages se sont multipliés.

Deux théâtres ont vu leurs financements remis en cause : le premier parce qu'il refusait de produire un spectacle dans des colonies de Cisjordanie et le deuxième, parce qu'il envisageait de monter une pièce consacrée à la vie d'un prisonnier palestinien.

En décembre dernier, l'ouvrage de la romancière Dorit Rabinyan qui met  en scène une histoire d'amour entre une Israélienne et un Palestinien a été retiré du programme scolaire au motif qu'il semblait mettre en péril «la séparation des identités». Les enseignants,eux n'ont pas approuvé ce retrait.

Depuis sa nomination au printemps 2015, Miri Regev revendique son souhait de remettre à plat l'aide apportée à création israélienne. Elle veut augmenter les subventions accordées aux institutions situées dans les villes situées à la périphérie du pays, ainsi qu'aux créateurs juifs orientaux. «La culture mizrahie est depuis trop longtemps marginalisée tandis que l'immense majorité des financements publics bénéficient aux grandes institutions contrôlées par les élites ashkénazes européennes», déplore Orly Noy, une activiste engagée dans la mise en valeur de la culture orientale, qui conteste la politique du gouvernement mais défend la nécessité d'un rééquilibrage.

La ministre de la Culture a déclenché un petit tollé  en novembre dernier, en annonçant vouloir contraindre la radio militaire à diffuser davantage de musique israélienne, en mettant l'accent sur le registre oriental, au nom de la «justice culturelle». Ses contempteurs l'accusent d'avoir voulu ainsi flatter à peu de frais une communauté séfarade qui vote traditionnellement pour le Likoud.

«Il y a sans doute du vrai dans cette interprétation, mais les cercles ashkénaze qui dominent la scène culturelle depuis des décennies ne devraient pas s'en contenter», nuance Orly Noy, qui pointe la responsabilité de ces élites dans leur rejet par une partie de la société israélienne.

l'ONG d'extrême droite Im Tirtzu , symbole de la tension croissante entre ces cercles culturels et la droite nationaliste, a récemment assimilé les écrivains David Grossman et Amos Oz, ainsi que plusieurs auteurs, dramaturges et musiciens classés à gauche, à des «taupes» résolues à subvertir l'Etat.

La ministre de la Culture Miri Regev

La ministre de la Culture Miri Regev

Les auteurs de la campagne ont du présenter leurs excuses, contraint par la levée de bouclier, générale et immédiate.

Dimanche soir, comme dans un écho scabreux à leurs attaques, l'artiste Ariel Bronz s'est enfoncé un drapeau israélien dans les fesses sur l'estrade où Miri Regev venait tout juste de prendre la parole. Les organisateurs de la conférence ont condamné cette provocation. La police, dans la foulée, a ouvert une enquête pour «usage non approprié d'un des symboles du pays».

Nathalie ZADOK

La femme juive dans le monde

Femmes juives

 

La femme juive dans le monde occupe une place importante. Parmi elles, des écrivaines, des artistes et des prix Nobel. De quoi être fière....

Rosalyn Yalow

Rosalyn Yalow

Rosalyn Yalow est la deuxième femme à avoir reçu le prix Nobel de médecine. Sa renommée est aujourd’hui mondiale et son nom est inscrit au National Women's Hall of Fame.

Un parcours loin d'être simple...En effet, son statut de femme juive originaire de New York lui a valu de nombreux refus dans les universités . Il lui faut attendre la pénurie de chercheurs pendant la Seconde Guerre mondiale pour bénéficier d’un poste d'assistante à l'université d'illinois.

Sur 400 collègues, elle est la seule femme à recevoir en 1945 un doctorat de physique nucléaire. 

Brillante, dans les années 50, elle met au point avec le scientifique Salomon Berson une technique de médecine nucléaire in vitro permettant de mesurer avec précision des substances comme les anticorps, les hormones, les enzymes, ou les stéroïdes, présentes en quantités infimes dans le sang ou les urines.  

Sa découverte a permis des avancées majeures dans la recherche sur le diabète ou le traitement des problèmes hormonaux liés à la croissance.

Aujourd’hui, la radio-immunologie est remplacée par d’autres méthodes n’utilisant plus la radioactivité. En 1977, Rosalyn Yalow avait reçu le prix Nobel pour ses recherches.

Elle décède en 2011,dans sa maison du Bronx à New York.

Éliette Abécassis

Éliette Abécassis

L'écrivaine Éliette Abécassis connu pour ses romans, ses livres pour enfants, ses essais et de scénarios . Elle est naît à Strasbourg dans une famille juive orthodoxe marocaine. Son père, Armand Abécassis, enseigne la philosophie et est un penseur renommé du judaïsme.

Élève brillante, après avoir fait ses classes préparatoires au lycée Henri IV, à Paris,  Eliette Abécassis intègre l’Ecole Normale Supérieure, rue d’Ulm.

Elisabeth Badinter

Elisabeth Badinter

Elisabeth Badinter,  connue pour ses réflexions philosophiques qui interrogent le féministe et la place des femmes dans la société. En effet, elle accorde une place particulière aux droits des femmes immigrées.

Fille du publiciste Marcel Bleustein-Blanchet fondateur de Publicis Groupe SA et la petite-fille du communard Edouard Vaillant 1840-1915.

Les principales actions politiques à mettre au crédit de Badinter sont l'interdiction de la peine de mort, et la dépénalisation des relations sexuelles homosexuelles avec des mineurs de plus de 15 ans.

Ruth Elkrief

Ruth Elkrief

Ruth Elkrief, fille de Joseph Elkrief, directeur d'agence de vente d'automobiles et de Marie-Louise Rouach. Son oncle, Chalom Messas, un de ses grands-oncles, a été grand rabbin du Maroc puis de Jérusalem.

Journaliste brillante , Ruth Elkrief  met volontiers ses tribunes au service des causes qui lui sont chères, parfois au détriment de la neutralité journalistique.

 

Elle a toujours affiché une détestation du Front national. Elle défend vigoureusement les droits de l’homme en France, et ceux du sionisme en Israël.

Ruth Elkrief débute sa carrière à Radio Shalom. Repérée par la directrice de l’information de TF1, elle est embauchée sur la première chaîne en 1987 et devient trois ans plus tard correspondante à Washington au moment de la première guerre du golfe, avant d’être nommée chef du service politique.

Depuis septembre 2010, elle anime à nouveau le « 19h Ruth Elkrief », sur BFM TV, pour une émission de débat avec un ou plusieurs invités.

Natalie Portman,

Natalie Portman,

Natalie Portman,de confession juive défend ses origines. En effet, en 2010 l'égérie de Miss Dior Chérie "refuse d'être associée" à John Galliano et se dit "dégoûtée" par ses propos antisémites.  

L'actrice a réagit face à John Galliano  Elle avait  déclaré: "Je suis profondément choquée et dégoûtée par la vidéo qui a fait surface [ce lundi]. Etant fière d'être juive, je refuse d'être associée à monsieur Galliano en aucune façon. J'espère au moins que ces horribles propos nous rappellent qu'il faut réfléchir et combattre les préjugés qui existent encore aujourd'hui, et qui sont à l'opposé de la beauté." 

Nathalie ZADOK

Un milliardaire juif sort les derniers Juifs de Syrie

Moti Kahana, milliardaire israélo-américain, à Jérusalem,
Ce milliardaire fait sortir des juifs de la Syrie en guerre: sa méthode est critiquée

"On me traite de tous les noms, franc-tireur, cowboy... mais cela n'a pas d'importance": Moti Kahana, milliardaire israélo-américain veut "sauver" les juifs en danger du Moyen-Orient et n'a que faire des critiques sur ses méthodes.

Issu d'une famille juive en partie décimée dans les pogroms en Roumanie durant la Deuxième Guerre mondiale, ce "self-made man" de 48 ans s'est fait une spécialité de relocaliser, le plus souvent vers Israël, les juifs qu'il pense en danger dans une région en proie aux tumultes et aux haines religieuses.

Le problème est qu'Israël n'est pas toujours prêt à les accueillir et que certains d'entre eux n'ont jamais demandé à être "secourus".

Pour ses admirateurs, Moti Kahana, qui a bâti sa fortune aux Etats-Unis, est un anticonformiste qui ne craint pas de transgresser les règles. Pour ses détracteurs, c'est un homme dangereux jouant avec la vie des gens.

"Je ne kidnappe pas les gens. Je ne leur dis même pas qu'ils doivent aller en Israël", se défend l'homme au crâne dégarni lors d'un entretien avec l'AFP à Jérusalem.

Moti Kahana a fait la une des journaux fin 2015 en expliquant avoir exfiltré trois des derniers juifs de Syrie.

Il sauve une famille mais une fille et ses enfants ne peut pas rentrer en Israël et doit repartir vers la Syrie

Les trois femmes, une mère et ses deux filles qui vivaient dans la ville d'Alep ravagée par la guerre, ne savaient rien de l'opération jusqu'à ce que des hommes de main ne les fassent monter dans un minibus, avec le mari et les trois enfants de l'une d'elles. Moti Kahana affirme avoir agi à la demande du fils d'une des femmes, installé à New York.

Des dizaines de milliers de juifs vivaient en Syrie avant la Deuxième Guerre mondiale. La plupart ont quitté le pays par vagues successives.

La loi israélienne dite du retour permet à tout juif de la diaspora ayant au moins un grand-parent juif d'immigrer en Israël et d'en devenir citoyen.

Mais seules deux des juives d'Alep ont pu entrer en Israël, qui a refusé un visa à la troisième au motif qu'elle s'était convertie à l'islam en épousant un musulman. Elle a dû rentrer dans la Syrie en guerre avec son mari et ses trois enfants.

Leur sort fait l'objet de bien des spéculations. M. Kahana assure qu'ils sont sains et saufs. Mais l'Agence juive, organisme semi-gouvernemental israélien chargé d'organiser l'immigration des juifs, l'accuse de les avoir abandonnés avec légèreté et le qualifie de "franc-tireur proclamé".

Beaucoup s'interrogent sur les raisons pour lesquelles le millionnaire consacre autant de temps et d'argent à cette cause.

Moti Kahana, qui revendique d'autres opérations d'exfiltration de juifs d'Iran ou du Yémen, affirme avoir dépensé 2,2 millions de dollars (deux millions d'euros) en cinq ans, dont une bonne part pour aider des réfugiés non-juifs de Syrie.

Une fortune construite sur la location de voitures

Jusqu'en 2011, il était un homme d'affaires à succès et sans histoire. Né à Jérusalem de parents juifs roumains ayant immigré après la Deuxième Guerre mondiale, il part aux Etats-Unis à 20 ans et y fait fortune dans la location de voitures.

"Personne ne louait aux conducteurs de moins de 21 ans, donc j'ai décidé de le faire", explique l'homme d'affaires, qui vit avec sa femme et leurs trois enfants dans le New Jersey sur la côte est.

En 2009, il vend l'affaire à une grande société de location de voitures pour des millions de dollars.

La guerre en Syrie lui rappelle le sort de sa famille dans la Roumanie de la 2e guerre mondiale

Quand en 2011 la guerre civile éclate en Syrie, aux frontières d'Israël, il est ému et se rappelle le destin d'une partie de sa famille massacrée durant l'Holocauste en Roumanie. "Je croyais que le monde ne laisserait pas une chose pareille se reproduire", dit-il.

Son aide, initialement prodiguée à tous les réfugiés sans distinction, se concentre ensuite sur les juifs.

Il affirme avoir, avec le soutien d'alliés arabes locaux, réussi à relocaliser des dizaines de juifs à travers le Moyen-Orient, dont vingt de Syrie.

L'Agence juive lui reproche sa "façon de procéder", il réplique avoir agi "parce que personne d'autre ne l'avait fait"

L'Agence juive lui reproche d'avoir "induit en erreur des gens pendant trop longtemps et de jouer avec leur vie".

"Ce n'est pas une façon de procéder que nous recommandons, pour peser nos mots. Il ferait mieux d'arrêter de mettre des vies en danger pour sa propre gloriole", ajoute le porte-parole de l'organisation Yigal Palmor.

Moti Kahana dit ne pas prétendre faire le travail de l'Agence, qui, souligne-t-il, a aidé ses parents à quitter la Roumanie. Il est intervenu à Alep "parce que personne d'autre ne l'avait fait".

L'Agence juive pourrait toutefois être bientôt débarrassée de lui: "J'ai dépensé tout mon argent", assure Moti Kahana. "C'est fini pour moi. Je vais peut-être devoir reprendre les affaires très bientôt".

Nathalie ZADOK sources : http://www.rtl.be/info/monde/international/

Rachel Weisz : l'actrice juive qui fait fondre Hollywood

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Rachel Weisz fête son 46e anniversaire . Elle est l'une de perles rares d'Hollywood qui aligne matière grise et beauté physique sur son Curriculum vitae. Sa filmographie, qui alterne films d'auteur et blockbusters, en est le parfait reflet.

La sublime brune à réussi à passer la corde au cou à l'éternel séducteur britannique, James Bond, Daniel Craig .

Rachel Weisz

Rachel Weisz

La ravissante Rachel Weisz est née le 7 mars 1970.

D'origine juive, fille d'une psychanalyste et d'un inventeur hongrois , c'est dans un univers intellectuel qu'elle grandit à Londres.

Elle intégrera par la suite la prestigieuse université de Cambridge pour suivre des études de littérature anglaise.

Cependant, la comédie et le théâtre sont pour elle une véritable passion. Elle monte une petite troupe de théâtre qui remporte un Guardian Student Drama Award. 

C'est alors que la jeune actrice brille dans de nombreux téléfilms et films anglais.

Très vite, elle sera remarquée par le réalisateur Bernardo Bertolucci,  qui lui proposera un rôle dans Beauté volée en 1996.

Son succès international elle le devra à son rôle d'Evelyn Carnahan, une jeune égyptologue dans La Momie en 1999 de Stephen Sommers.

Nathalie ZADOK

France : enfants juifs battus dans les écoles de la République

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Ce lundi, Roger Cukierman , le président du CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France,  a déclaré que dans de "très nombreuses écoles", les enfants juifs sont "battus, insultés parce que juifs" et affirmant qu'aujourd'hui, par "crainte", seul un tiers des enfants juifs vont à l'école publique. 
C'est à quelques heures du 31ème dîner du Crif que Roger Cukierman s'est confié sur Europe 1.

Il dit avoir observé "un repli sur soi" de la communauté juive, dont il constate "les dégâts particulièrement au niveau de l'école de la République".

"De mon temps nous allions tous à l'école laïque. Aujourd'hui il n'y a plus qu'un tiers des enfants juifs qui va à l'école laïque, les deux autres tiers vont dans des écoles privées, payantes, juives ou chrétiennes", a-t-il dit.

Des chiffres plausibles mais cependant  difficilement vérifiables en l'absence de statistiques ethniques ou religieuses sur les élèves à l'Education nationale.

Roger Cukierman

Roger Cukierman

Aujourd'hui, le seul chiffre connu est celui des établissements scolaires confessionnels gérés par la première minorité juive d'Europe évaluée à un demi-million de membres, qui scolarisent environ 30.000 élèves.

"C'est un choix de crainte parce que les enfants juifs, pas dans toutes les écoles mais dans de très nombreuses écoles, sont battus, insultés parce que juifs et ça c'est un phénomène nouveau", poursuit le président du Crif.

"Malheureusement l'école de la République a changé, c'était une école fantastique", a encore dit Roger Cukierman, espérant qu'"on obtiendra un retour de l'école de la République vers plus d'ouverture".

Lors du dîner du Crif, des prix ont été décernés aux représentants de la police et de l'armée. Roger Cukierman souligne que depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes en janvier 2015, "ils nous protègent avec un dévouement exceptionnel".

A ce dîner, aucun membre du Front national, un parti que le Crif qualifie de "xénophobe, populiste, démagogue", n'avait été invité au dîner. "Je n'ai pas envi d'inviter les héritiers de Jean-Marie le Pen", a affirmé Roger Cukierman, un an après avoir été vivement critiqué pour avoir jugé Marine Le Pen "irréprochable personnellement", avant de nuancer ses propos.

Nathalie ZADOK

Dominique Farrugia : « Je me sens juif depuis toujours »

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Dominique Farrugia

Dominique Farrugia

Dominique Farrugia, converti au judaïsme par amour,  parle d la religion juive dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel "Le divan"sur France 3.

Acteur, réalisateur et producteur de cinéma il etait aussi l'ancien PDG de la chaîne de télévision Comédie+.

Connu pour ses fous rires, ses blagues et ses sketchs cultes, l'homme de télé évoque avec une vive émotion , sa femme , pour qui ,il s'est converti au judaïsme .

Il parlera également  de son enfance difficile , de son frère, Fred, et de ses parents disparus l'année dernière.

Dans l'émission de France 3, il évoque son attachement au judaïsme.

Il rappelle que le judaïsme était en lui depuis longtemps :  "Je ne me suis pas converti pour ma femme. Je me sens juif, je crois en Dieu mais je ne me reconnaissais pas dans la religion catholique." souligne Dominique Faruggia. 

La religion juive répond à ses questions :  "J’ai toujours eu du mal avec l’immaculée conception et ma foi était dans le judaïsme car cette religion répondait à toutes les questions que je me posais. C’est une religion qui se pose des questions."dit-il. 

Tout en rappelant qu'il étudie aussi aujourd'hui la Torah  « Je veux me marier dans une synagogue. J’ai commencé à prendre des cours avec le rabbin Gabriel Farhi. »  « Je me sens juif depuis toujours » 

Dans l’émission Tout le monde en parle de Thierry Ardisson, Dominique Farrugia avait déjà parlé de sa conversion au judaïsme.

L'histoire singulière des Juifs de Salonique

Juifs de salonique

Salonique ou Thessalonique est une ville de Grèce en Macédoine au fond du golfe Thermaïque au débouché de la vallée de l’Axios. En Grèce du Nord, elle est la métropole économique et culturelle . La présence des Juifs à Thessalonique remonte à l’Antiquité. 

Une communauté massacrée par les nazis. Avant la Seconde Guerre mondiale, la population de confession juive de Salonique était estimée à 53 000 personnes .

De 1942 à 1945, environ 50 000 membres de cette communauté vont être massacrés par l’occupant nazi.

Aujourd'hui, la communauté juive de Grèce ne compte plus que quelques 6000 personnes.

Synagogue Salonique

Synagogue Salonique

Comparée aux autres communautés juives, l’histoire des Juifs à Salonique est particulière. En effet, les Juifs sont à la base une minorité plus ou moins marginale, alors qu'au cours de l’histoire salonicienne, on remarque qu'ils ont été souvent majoritaires dans les différentes couches de cette société cosmopolite où les habitants étaient d’ethnies et de religions diverses.

On remarque donc, que comme dans plusieurs ports de la méditerranée orientale, on trouve, à partir des temps modernes, outre les Juifs, des Arméniens, des Tsiganes, des Slaves, des Grecs et des Turcs.

L’installation des Juifs à Salonique arrive en plusieurs étapes : après l’exode de 1492. Ensuite , les expulsés de la province espagnole de Sicile en 1493. Puis du Portugal,  de Provence en 1501 et enfin des exilés de toutes les régions d’Italie et de la Côte Barbaresque. 

Plus particulièrement, le Portugal, envoie des contingents successifs de familles et de petits groupes. À partir de 1506, les Cryto-juifs de ce pays arrivent dans un flot continu après un «pogrome» à Lisbonne.

Cette même année sera le point de départ d’un grand exode qui s'accentuera à partir de 1536, avec la mise en place d’un tribunal du Saint-Office. Cette évacuation clandestine continue de façon irrégulière durant plusieurs générations jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. 

Après avoir atteint la Turquie, ces Crypto-juifs reviennent ouvertement à la foi de leurs pères et échangent leurs noms espagnols pour leurs équivalents en hébreu.

Entre 1536 et le début du XVIIe siècle, ces immigrants créent une grande richesse que l'on qualifie de premier âge d’or de Salonique. Ce premier âge d’or de Salonique se repose sur deux grands développements  : l’un culturel et l’autre économique. 

L’âge d’or sur le plan économique prend fin avec le développement des communautés d’Amsterdam puis de Livourne au-delà du XVIe siècle qui enraye le courant  migratoire jusque là vers la Turquie et Salonique.

Le second aspect de ce premier âge d’or montre l’intense vie culturelle de Salonique qui rivalise, dans ce domaine, avec Istanbul et Safed.

Les Juifs saloniciens accordent la prépondérance à leurs élites rabbiniques sur les rabbins éminents de l’époque d’où la comparaison de Salonique par Samuel Ben Moïse de Médina Maharachdam, 1506-1589 par rapport aux communautés de Terre Sainte.

En effet, Salonique a attiré les plus grands esprits du Judaïsme péninsulaire qui y ont développé les écoles religieuses, soutenues par des donateurs très actifs.

Le Talmud Torah de Salonique est fondé en 1520  et va exister jusqu’en 1943. En plus des études juives, l’enseignement en hébreu comprenait les humanités latine et arabe, la médecine, l’astronomie et les sciences naturelles. Tous les enfants fréquentent le Talmud Torah, ce qui permet à la communauté salonicienne de ne pas avoir d’analphabète.

Le rabbin joue un rôle essentiel dans la vie de la communauté, car il en est l’âme. Il doit avoir une large et minutieuse connaissance de la Bible et de la Loi Talmudique, comme de la fermeté, de la prévoyance et du bon sens.

Les responsabilités du dirigeant spirituel sont de tradition connue  : il doit enseigner, prêcher, légiférer, juger, et arbitrer quand des disputes s’élèvent parmi ses fidèles ; il doit proclamer et confirmer les droits de préemption et de priorité ; il ouvre des débats, il traite les litiges commerciaux, il préserve et il protège les intérêts investis au regard des privilèges confirmés par les droits de préemption ; il doit guider, conseiller et consoler ; il doit administrer les finances de la communauté et il doit remplir les fonctions de gardien et de notaire.

Le grand chef spirituel de Salonique sont à cette époque  : le rabbin Joseph Taitaçac Taitazak qui quitte l’Espagne en 1492 pour s’installer à Salonique où il est rapidement reconnu comme le plus grand talmudiste de son temps, à noter que , Joseph Karo, l'une des plus importantes autorités rabbiniques du judaïsme le considère comme une grande autorité. Ses meilleurs élèves sont Isaac ben Samuel Adarbi 1510 - 1584  et Samuel ben Moïse de Médina 1506-1589.

Aujourd'hui, une nouvelle application mobile "Salonica Jewish Legacy" vise à promouvoir l'héritage de ces juifs et visiter virtuellement l'histoire des juifs de Salonique. En plus d'aider les utilisateurs à des visites à pied autoguidées , l'application mobile a été mise à disposition, afin que les utilisateurs puissent en apprendre d'avantage sur les monuments culturels «cachés»  et existants.

Une application disponible grâce à la collaboration d'une part des Ambassades du Canada, l'Allemagne et d'Israël. Et d'autres part, la communauté juive de Thessalonique ,du musée juif et du Centre Stavros Niarchos Foundation.  

N'oublions les juifs Grecs de Salonique qui ont été déportés à Auschwitz et à ses disparus.Une pensée toute particulière à Georges ZADOK, déporté et exterminé à Auschwitz, Pologne, le 12 mars 1942. 

Nathalie ZADOK

Benjamin Netanyahou affirme sa volonté d'une mixité au kotel

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Ce dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé sa volonté de créer une section de prière mixte hommes-femmes au mur des Lamentations à Jérusalem ,bien que certains rabbins et alliés politiques s'y oppose.
En effet, le gouvernement israélien avait annoncé en janvier 2016 la création d'un troisième espace de prière au mur des Lamentations, site le plus sacré du judaïsme.

Les ultra-orthodoxes qui consacraient une lutte de plusieurs années d'un groupe de femmes issues des mouvements juifs libéraux et réformistes, dénoncent cette décision.

Benjamin Netanyahou

Benjamin Netanyahou

Ce dimanche, la réunion qui  devait se tenir entre Benjamin Netanyahou et les rabbins ultra-orthodoxes a été annulée.

"Le Premier ministre reste engagé à appliquer la décision du gouvernement", a indiqué un responsable du cabinet de M. Netanyahu en précisant que le Premier ministre avait donné aux rabbins ultra-orthodoxes deux à trois semaines pour lui faire parvenir leurs commentaires.
Les juifs ultra-orthodoxes s'opposaient depuis des années à ce que des femmes inspirées par un judaïsme libéral et regroupées dans l'association "Les femmes du mur" prient dans l'espace réservé aux femmes, estimant leurs pratiques contraires à la tradition.
Des incidents violents avaient même éclaté dans le passé entre juifs ultra-orthodoxes et "Les femmes du mur".

Le mur des Lamentations à Jérusalem, également appelé Kotel en hébreu, est un vestige du second temple de Jérusalem, tel qu'il a été reconstruit et embelli par Hérode à partir du Ier siècle avant J.-C.

Le temple fut cependant détruit en 70 après J.-C., lors de la guerre judéoromaine. Le pan toujours visible aujourd'hui constitue la partie inférieure du mur de soutènement de l'esplanade, qu'Hérode avait fait agrandir lors des travaux.

La signification du mur des Lamentations à Jérusalem. De nos jours, le mur des Lamentations à Jérusalem représente le lieu le plus sacré pour les juifs, en raison de sa proximité avec le saint des saints, un haut lieu du judaïsme.

Ainsi, il constitue un endroit où l'on vient prier et où certains juifs  inscrivent leurs prières sur des papiers qu'ils insèrent dans les fissures entre les pierres.

L'esplanade est également un lieu de rassemblement et de célébration, que ce soit pour des événements d'envergure nationale ou simplement des bar-mitsvah.

 Nathalie ZADOK