Lydie Levine

Comédienne jusqu’à la naissance de ses deux filles (14 et 28 mois), Lydie Levine écrit pour les mensuels ISRAËL MAGAZINE (Lydie Turkfeld) et EVE : elle y anime les rubriques Littérature et Cinéma, y réalise des interviews de personnalités du monde politique / artistique / scientifique et des articles sur les créateurs d’entreprise, les associations, l’univers de l’enfance et celui des « aînés ».


Détaillée :

Comédienne jusqu’à la naissance de ses deux filles (14 et 28 mois), Lydie Levine a joué au théâtre (Le Malade Imaginaire ; Le Médecin malgré lui ; des comédies contemporaines et de nombreux spectacles Jeune Public), pour le cinéma/la télévision (L’Orpheline avec en plus un bras en moins ; Brigade Spéciale ; sketchs pour Groland) et a enregistré de nombreuses « voix » (pub, doublage, contes audio pour enfants).
Elle écrit maintenant pour Alliance, Israêl Magazine et EVE, y animant les rubriques Littérature et Cinéma, y réalisant des interviews de personnalités du monde politique / artistique / scientifique et des articles sur les créateurs d’entreprise, les associations, l’univers de l’enfance et celui des « aînés ».

Les articles de Lydie Levine

Lise Gutmann l'âme yiddish d'une militante !

lise-gutmann journaliste yiddish

LISE GUTMANN, L’ÂME YIDDISH D’UNE MILITANTE

Le Festival des Cultures Juives récompense l’engagement de l’une de ses « figures » majeures, la journaliste Lise Gutmann - en faveur du yiddish.

Si le mois de juin symbolise l’arrivée de l’été, pour la 11ème année consécutive il donne également lieu à un Festival haut-en-couleurs et en musicalités, riche d’émotions et de partages : celui des Cultures Juives de Paris.

Au programme, depuis le 7 juin et jusqu’au 23 inclus : du théâtre, des films, des expositions ; un tourbillon de mélodies séfarades et ladino, morceaux baroques, vibrations klezmer ou tziganes ; des débats consacrés à la mémoire et au patrimoine culturel ; un vibrant hommage à la députée juive sud-africaine, Helen Suzman (1917-2009), seule femme politique blanche à avoir lutté durant de nombreuses années contre l’apartheid ; et trois journées mettant à l’honneur la Yiddishkeit - les dimanche 14, lundi 15 (le Yiddish Day) et dimanche 21 juin.

Cinquante événements en tout placés sous le signe de la liberté, chérie par le peuple juif…

Fervente ambassadrice de la transmission du yiddish, Lise Gutmann y anime plusieurs événements majeurs et recevra le Prix Korman 20151 pour sa remarquable action de promotion et de diffusion culturelles.

ALLIANCE a pu dialoguer avec cette militante passionnée qui œuvre à faire résonner des sonorités « rescapées »…Morceaux choisis.

lise gutmann, journaliste rcj, judaïques fm 94.8

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Les auditeurs de Judaïques FM et de RCJ connaissent bien la « journaliste Lise Gutmann ».

 

 

 

Pourriez-vous nous éclairer sur votre itinéraire yiddish personnel ?

Lise Gutmann : J’ai grandi dans un milieu yiddishophone, yiddishisant et yiddishiste. On parlait yiddish autour de moi, on s’intéressait à cette langue et à cette culture, on militait pour le yiddish, dans ma famille ou à travers le Centre Medem - Arbeter Ring où j’enseigne. Le yiddish m’est toujours apparu comme une évidence…

 Quand avez-vous commencé à « transmettre » la langue ?

Lise Gutmann :Cela fera bientôt trente ans ! Les conditions d’enseignement se sont transformées, qu’il s’agisse du profil des étudiants, des méthodes pédagogiques ou d’un matériel dont on ne disposait pas au départ… Je privilégie un enseignement « ludique » en utilisant beaucoup l’expression artistique ; Internet se révèle également un outil formidable car on y trouve de nombreux films et une discographie extraordinaire !

J’essaie de soutenir tout particulièrement les jeunes chanteurs et musiciens : le cours que j’ai créé a duré deux ans, formant plusieurs artistes qui mènent une jolie carrière.

Il faut absolument qu’il y ait un après.

Comment avez-vous effectué vos premières interventions-radio ?

Lise Gutmann :Au tout début des années 80, j’ai participé à la création de l’association AEDCY - Association pour l’Etude et la Diffusion de la Culture Yiddish : mon amie Laurence Fisbein et moi-même, avons rapidement lancé un magazine yiddish sur les radios juives de l’époque… De fil en aiguille, j’ai commencé à relayer l’ensemble des « événements juifs ».

Actuellement, j’anime le magazine bimensuel Ot Azoy sur RCJ (le jeudi soir) et les matinées culturelles des mardis et jeudis sur Judaïques FM, celles-ci n’étant pas consacrées au yiddish - sauf quand l’actualité le justifie ! J’y invite des acteurs de la vie juive, du monde associatif ou artistique et de tout ce qui nous concerne !

Bref retour sur le Yiddishland de l’entre-deux-guerres. On a du mal aujourd’hui à en mesurer l’importance : en 1939, Paris ne comptait pas moins de six bibliothèques yiddish !
Qu’en était-il de la presse ?

Avant la guerre on trouvait de nombreux journaux en yiddish - l’un des plus célèbres étant le Parizer Haynt [le Parisien aujourd’hui], fondé en 19262 et disparu dans la tourmente.
Mais d’autres ont survécu, comme Undzer Shtime [Notre voix] - le journal bundiste yiddish - ou la Naye Presse, le journal des Juifs communistes. Et puis, un quotidien a paru jusqu’en juin 1996, Undzer Wort [Notre parole - le dernier journal yiddish publié dans le monde ndlr] : il n’a pas pu résister à la disparition « générationnelle » de ses abonnés…

Heureusement, grâce au journaliste Claude Hampel, les Cahiers Yiddish - Yiddishe Heftn, ont pris la relève quelques mois plus tard, devenant le seul magazine européen en yiddish. Ils sont publiés par le Cercle Bernard Lazare (CBL), avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

« Renaissance » après la Shoah donc - envers et contre tout - et renouveau aujourd’hui ?

Pour moi, la « renaissance » du yiddish n’existe pas. Cette langue a été assassinée majoritairement avec ses locuteurs durant la Shoah et les parents sont le plus souvent devenus mutiques après la guerre à l’égard de leurs enfants...

Parallèlement, lors de la création de l’Etat d’Israël il a fallu imposer une langue : l’hébreu a été jugé le plus fédérateur - de ma part ce n’est pas une critique mais un constat. J’observe d’ailleurs qu’Israël soulève aujourd’hui des montagnes pour le yiddish (on peut prendre le yiddish comme langue étrangère au baccalauréat, par exemple)…

Enfin, en Union Soviétique, le stalinisme ayant interdit la pratique d’un judaïsme « réel », cela a également engendré une absence de transmission.

Pour toutes ces raisons, on ne parlera plus jamais le yiddish dans les familles comme on le parlait il y a cinquante ans… En revanche, on assiste à un réel regain d’intérêt de la part des jeunes générations, qui souhaitent s’approprier ce patrimoine qu’on ne leur a pas légué - par la langue, la culture, le chant yiddish et la musique klezmer !

Côté littérature, de grands auteurs sont traduits pour la première fois en France - comme Elie Chekhtman récemment [La charrue de feu aux Editions Buchet-Chastel].

Une tendance à encourager ?

Lise Gutmann : Absolument, d’autant que les ouvrages sont parfois édités en version bilingue, accompagnés d’un CD pour pouvoir entendre la langue...

Le yiddish dispose d’une véritable « puissance » littéraire ; si l’on y ajoute la violence des événements vécus par les Juifs d’Europe centrale, orientale ou de Russie et l’importance à l’époque de l’étude juive, cela confère à la littérature yiddish un caractère exceptionnel.

Où peut-on concrètement découvrir la Yiddishkeit à Paris ?

Au niveau des cours - en dehors de l’université, il y a le Centre Medem et la Maison de la Culture Yiddish, le Cercle Bernard Lazare, le Farband3, les associations d’anciens combattants juifs… Tous effectuent un remarquable travail de transmission.

La situation est-elle aussi favorable en régions ?

Lise Gutmann :C’est beaucoup plus compliqué. A Strasbourg existe un Pôle Yiddish - avec Rafaël Goldwasser et Astrid Ruff, créateurs du Théâtre en l’Air, qui organisent tous les trois ans une Université d’été de yiddish ; idem à Grenoble.Dans les autres grandes communautés de France, il s’agit d’événements ponctuels. D’où l’importance d’Internet.

Et en Europe ?

Lise Gutmann La « scène yiddish » est très vivante à Bruxelles et à Londres. En Pologne il y a les grands Festivals de Cracovie et de Varsovie ; à Vilnius, une Université d’été... Et surtout, chaque année en Allemagne se déroule le Yiddish Summer Weimar : un mois d’activités autour de la langue yiddish, de la danse, des textes, de la cuisine et de la musique klezmer - sous la direction du grand musicien Alan Bern.

Le potentiel fédérateur du yiddish semble exceptionnel puisque le Festival des Cultures Juives, doit son existence à l’immense succès remporté par la première Journée du Yiddish…

Lise Gutmann :C’est vrai ! Il y a douze ans, j’ai créé, avec l’historien Frédéric Viey et le Président du Farband, Henry Battner, une Journée du Yiddish au Carreau du Temple : le succès a été inespéré, près de 5000 personnes y ayant participé ! Le Fonds Social Juif Unifié nous a alors demandé de renouveler l’opération, suggérant de faire de notre journée le point d’orgue de deux ou trois jours festifs. L’édition 2015 du Festival dure dix-sept jours ! En son coeur, les trois journées Yiddishkeit sont organisées par l’association Yiddish sans frontière.

La plupart des événements se déroulent dans le Marais, un quartier juif parisien éminemment symbolique. Ce projet avait-il suscité d’emblée l’adhésion des élus du 3ème et du 4ème arrondissement ?

Lise Gutmann :Oui. Le Maire du 3ème, Pierre Aidenbaum, est très proche de la langue et de la culture yiddish, au niveau familial ; il nous a immédiatement soutenus. La Maire du 4ème, Dominique Bertinotti, s’est ensuite jointe à nous - elle a été formidable. Son successeur, Christophe Girard, poursuit cette politique.

Il faut également souligner le rôle déterminant du Fonds Social et de toutes les associations juives sans lesquelles le Festival ne pourrait pas exister.

Pour conclure, quelques mots sur votre actualité au sein du Festival 2015…

Lise Gutmann :Commençons par le 14 juin, la Rencontre des chorales juives - dont je m’occupe avec Christiane Galili et, jusqu’à l’an dernier, la chanteuse Jacinta (toujours présente via la chorale Jacinta’s Zingers qu’elle dirige au CBL) : on chante la liberté en yiddish, judéo-espagnol, hébreu et français !

Le 15 juin, le Yiddish Day débute au Centre Medem - Arbeter Ring, avec un brunch yiddish agrémenté de surprises séfarades et la projection d’un film muet, Esther de Sutzgorod4. La seconde partie de la journée se déroule à la Mairie du 4ème : remise du Prix Korman [attribué à Lise Gutmann ndlr], les Nouveaux Talents du Yiddish - trois duos formidables et novateurs - et un concert exceptionnel de la « diva » de la chanson yiddish, Talila (avec ses musiciens).

Enfin, le 21 juin, les associations juives investissent le Carreau du Temple pour leur Grande Journée : toutes les générations sont représentées, des tout-petits de la Maison de la Culture Yiddish aux mouvements de jeunesse (CLEJ et Hachomer Hatzaïr5), jusqu’à nos aînés. Il y aura des danses israéliennes, la Fanfare Klezmer d’Ile-de-France - qui animera un bal - sans oublier un stand de dédicaces avec les auteurs ayant fait l’actualité littéraire cette année !

Nous vous y attendons nombreux 😉

Trois journées de fête passionnantes et ultra-vitaminées - au nom de la plus belle forme de « résistance »… Et un Prix amplement mérité pour Lise Gutmann.

Lydie Levine

Informations pratiques, réservations :

http://www.festivaldesculturesjuives.org

Bureau du Festival - 35-37, rue des Francs-Bourgeois - 75004 Paris.

Renseignements : 01 42 17 10 70 (aucune réservation par téléphone).

Le programme du Festival, le Balagane, est consultable sur http://fr.calameo.com/read/000057179422f224eea0e

~Pour découvrir la Yiddishkeit :

www.centre-medem.org  tel :01 42 02 17 08

www.yiddishweb.com / Maison de la Culture Juive - 01 47 00 14 00

www.bernardlazare.org / 01 42 71 68 19

www.farband.org / 01 45 23 50 63

1 - Né en Pologne, Idl Korman (1905-1979) est un journaliste et résistant - adjoint d’Adam Rayski au sein de la direction parisienne de la M.O.I. Arrêté en 1943, torturé puis déporté, survivant du camp de Buna-Monowitz, il passe une dizaine d’années en Pologne communiste, contribuant au journal yiddish Volkstimme - jusqu’à son retour en 1968 : il consacre alors toute son énergie à la défense du yiddish, participe à la création de de l’AEDCY - Association pour l’Etude et la Défense de la Culture Juive (l’une des composantes de la Maison de la Culture Yiddish - Bibliothèque Medem, créée en 2003) et au Comité ayant initié le premier dictionnaire traduisant directement les termes yiddish en français.

2 - Selon les sources, la naissance du Parizer Haynt remonterait à 1926 ou 1930.

3 - Farband [union en yiddish] : Union des Sociétés Juives de France, créée en 1936.

4 - Le brunch est animé par Paulette Bielasiak et le film, réalisé par Laurent Berger - illustration musicale live, au piano, de Denis Cuniot.

5 - CLEJ : Club laïque de l’Enfance Juive (proche du Centre Medem - Union des socialistes juifs « BUND » en France).

Né en 1913 en Galicie, l’Hachomer Hatzaïr a été installé à Paris en 1933. Ses fondements sont le socialisme, le sionisme, le scoutisme, l’amitié entre les peuples et l’esprit pionnier. Il est proche du Cercle Bernard Lazare.

Alain Soral condamné à 10.000 euros d'amende.

10 000 euros la quenelle pas assez cher payé pour ce gros naze alain sonal

"Quenelle" au Mémorial de l'Holocauste de Berlin: Alain Soral condamné à 10.000 euros d'amende.
On apprend, par l'intermédiaire du vice-président du BNVCA, Sylvain Zenouda, que l'essayiste d'extrême-droite Alain Soral a été condamné aujourd'hui à 100 jours-amendes (à raison de 100 euros par jour) par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffusé, fin 2013, une photo où on le voyait faire une "quenelle" - au Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, situé à Berlin.
Alain Soral a également été condamné à verser 14.001 euros de dommages et intérêts aux associations qui s'étaient portées parties civiles, dont le BNVCA.

Celui-ci a par ailleurs obtenu que la photo incriminée soit retirée du site de l'essayiste, avec une pénalité de 500 euros par jour de retard.

Dans son jugement, le tribunal a estimé qu'au vu des engagements publics de l'essayiste, cette photographie « ne [pouvait] être perçue que comme une injure visant la communauté juive dans un de ses lieux les plus symboliques et les plus sacrés ».
Notons enfin qu'en cas de non-paiement, les jours-amendes se transformeront en jours de détention : le condamné devra alors effectuer "tout ou partie de sa peine" en prison.

Le BNVCA salue avec satisfaction la décision du Tribunal Correctionnel de Paris qui ,a condamné Alain Soral à 100 jours d'amende d'un montant unitaire de 100 euros, soit 10.000 euros d'amende, pour avoir posté une photo le représentant au Mémorial de l'Holocauste à Berlin en train de faire le geste de la "quenelle".qui a circulé sur plusieurs sites internet

Outre l'amende pour injures à caractère racial, le tribunal l'a condamné à verser 14.001 euros de dommages et intérêts au profit des sept associations qui s'étaient constituées parties civiles.

Le tribunal condamne le sieur Soral à verser 1500 euros au BNVCA présent en qualité de partie civile et représenté à l'audience par Maitre Nicolas Salomon,

Soral est contraint à faire disparaitre cette sous peine de 100 euros par jour de retard.
Fin 2013, la photo d'Alain Soral faisant ce geste controversé dans les allées de la fondation commémorative des juifs assassinés en Europe avait commencé à circuler sur plusieurs sites internet.

Alain Soral n'était ni présent ni représenté lors de la lecture du jugement.
Le BNVCA reste vigilant et continuera à pourchasser tous les auteurs d'actes, d'injures, agressions physiques ou morales de nature antisémite,y compris celles exprimées sur les sites internet


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Chalom, Bussy-Saint-Georges ! Ensemble, créons un nouveau lieu  juif

L'esplanade des religions à Bussy-Saint-Georges 77 seine et marne

 

Quand mon époux a disparu, je me suis retrouvée isolée : mes enfants et petits-enfants habitent loin… On m’a parlé de l’association J’Buss : je suis allée à une expo, puis j’ai participé à une sortie culturelle.

Petit à petit, j’ai noué des contacts et ai eu envie d’apprendre l’hébreu : grâce au jumelage avec la ville de Kiryat Ekron en Israël, l’enseignement est de qualité ! Si tout va bien, 2015 sera l’année de mon premier séjour en Israël…

Le centre culturel et cultuel israélite est un merveilleux projet car il accueillera tout le monde, les « religieux » et les autres. Il devra être particulièrement sécurisé, cela a un coût… Son édification constituera une victoire sur les ténèbres d’hier et d’aujourd’hui. En y contribuant modestement, j’espère transmettre l’héritage de mes ancêtres.

 

Raphaël D. [16 ans] : Je suis né à Bussy. Je vais au lycée Martin Luther King et mon petit frère, Ben, à l’école Antoine-Giroust. J’ai préparé ma bar mitsva au Talmud Torah de J’Buss. Après le bac, j’aimerais aller étudier dans une yeshiva à Jérusalem…

J’espère que Ben pourra préparer sa bar mitsva dans le nouveau centre de l’Esplanade des Religions, avec une vraie médiathèque, une grande bibliothèque, un jardin rappelant le Gan Eden… Pour l’instant, les cours ont lieu dans un préfabriqué !

Mon petit frère est persuadé qu’il aura bientôt « plein de copains juifs du monde entier : tous ceux qui vont à Eurodisney et dont la famille ira prier dans notre synagogue » ! Il en a rêvé…

L’Esplanade des Religions, est devenue une réalité : deux temples bouddhistes et une mosquée, ont déjà été inaugurés. Pour en faire battre le cœur, un centre culturel israélite et une synagogue doivent maintenant voir le jour2.

Les années 2010 ont été marquées par une terrible recrudescence des violences antisémites mais aussi, par l’amalgame de plus en plus systématique entre musulmans et islamistes.
S’il appartient à l’Etat de lutter contre ces fléaux, NOUS sommes également acteurs de cette (r)évolution indispensable ; car le judaïsme est le cœur du monde.

Et la connaissance de l’autre, la clé du respect et de l’empathie.

En 2015, nous avons la possibilité d’AGIR et de REAGIR ; en participant à l’édification d’un lieu de paix israélite, dans un espace de rencontre et de dialogue interreligieux.

Un centre culturel et cultuel porteur des valeurs juives transmises de génération en génération.
Devenir un « p’tit J’Buss3 » - ou un « grand » -, c’est œuvrer pour la paix, le bien-vivre ensemble et le développement de notre culture / de notre culte, plusieurs fois millénaires.

C’est aussi incarner l’exemplarité du peuple juif, une nouvelle fois.
Enfin, c’est ancrer la judéité et le judaïsme en France, pour que la suite du 21ème siècle soit « lumineuse »…

Nous avons besoin de vos dons pour réaliser ce projet pour faire un don cliquez-ici 

 

1 - Le centre culturel israélite a pour vocation de devenir celui du Grand Est parisien, la synagogue étant destinée à accueillir en priorité les Buxangeorgiens.
2 - Sur l’Esplanade des Religions, des journées Portes Ouvertes auront lieu, des activités communes étant proposées.

3 - «  P’tit J’Buss » : clin d’oeil au personnage de Petit Gibus, dans le livre et le film La Guerre des boutons.

 

 

Faites-vous connaître avec Alliance et Judaiques FM

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ALLIANCE : la communication « sur-mesure ».

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Pour fêter ses 18 ans, ALLIANCE, le premier magazine Juif sur le net, lance une nouvelle formule:

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A l’image des femmes juives de France et des israéliennes francophones… sans oublier les hommes 😉

L’ADN d’ALLIANCE : INFORMATION – CREATIVITE - RENCONTRES HUMAINES.

En 18 ans d’existence, ALLIANCE a su s’imposer comme le « point de passage obligé » du monde juif sur le net : actualité française, israélienne et internationale ; confidences de stars ; Judaïsme ; lifestyle ; cuisine 100% casher ; « lanceur d’alerte » (antisémitisme, racisme, désinformation)...

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Rédactrice en chef : Lyora Michael.

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Antisémitisme : Les mots de la haine - les sites de la honte.

Les sites de la honte, Carl Jung, FN, Alain Soral, antisémites, fachiste , FN

 

Autour du FN, les droites extrêmes : Les Juifs assassinent dans l’ombre, marquons-les pour les reconnaître[1942] !

Les mots de la haine - les sites de la honte.

Après un premier article consacré à l’extrême-droite ultra-radicale *,
ALLIANCE poursuit son immersion en eaux troubles sur le web.
En dépit de la flamme déclarée par ces mouvements au drapeau tricolore, c’est le « brun » qui domine dans ce
voyage à l’extrême bout de la nuit.

 

Dans notre précédente enquête, nous avons dégagé deux courants majeurs : le « national-pétainisme » et le « national-catholicisme -fondamentaliste- », représentés par les sites Jeune Nation ou La Flamme, et Contre-info.

Tout comme le blog qui nous a initialement interpellés, ces « organes de presse » clament leur volonté de contrecarrer l’entreprise de désinformation des médias officiels considérés comme de simples relais du Système et donc, des Juifs.

Ils publient, sans complexe, des articles antisémites, xénophobes voire racistes ou implicitement négationnistes.

L’information, vecteur privilégié de l’idéologie.

Jeune Nation

Premier exemple, sur  Jeune Nation :

L’appât du gain au service de la vérité sur le prétendu « Journal » d’Anne Frank ?

Le Figaro a consacré un article à une demande de la Fondation Anne Frank, qui gère les droits de l’œuvre : celle-ci souhaite que le père d’Anne Frank - mort en 1980 - soit reconnu comme co-auteur car il a « rassemblé le journal, en coupant une partie qu’il jugeait trop personnelle » ;
cela permettrait de reporter la date à laquelle les écrits tomberont dans le domaine public [70 ans après la disparition de l’auteur], les protégeant pour quelques temps encore des négationnistes qui ne manqueront pas de « triturer » le Journal.

Interprétation de Jeune Nation : « Le texte censé avoir été écrit » par la jeune Anne Frank, est en réalité « l’œuvre de son père » et n’aurait pas dû être « imposé aux jeunes Européens depuis quatre générations. (…) Shoah = dollars ». Les juifs sont prêts à tout « pour préserver leur poule aux œufs d’or ».

La boucle est bouclée et l’info, détournée.

Second exemple : Le prétexte utilisé par Israël pour bombarder Gaza est un mensonge. Site Contre-info, émanation du Renouveau français.

Là, le visuel frappe d’emblée : une affiche du régime de Vichy, représentant un individu dissimulé sous une cape noire marquée de l’étoile jaune, avec le slogan Les Juifs assassinent dans l’ombre, marquons-les pour les reconnaître !

Cet organe de presse n’hésite pas à utiliser un appel à la « dénonciation du youtre » [légende de l’affiche ; 1942] pour dénoncer la politique israélienne.

Derrière ces outils de propagande, des mouvements politiques.

Trois principaux : l’Oeuvre française, Renouveau français et le Parti de la France.

Le premier, l'Oeuvre française,  est une « ligue », modeste, par le nombre d’adhérents, très influente au niveau doctrinal. Pétainiste, antisémite et xénophobe, elle a appelé à voter Carl Lang à l’élection présidentielle de 2012 par la voix de son président, Yvan Benedetti ,directeur de Jeune Nation et hébergeur de La Flamme, ex-bras droit de Bruno Gollnisch au Front National - également employé par le groupe FN du Conseil régional de Rhône-Alpes -, a été exclu du parti en 2011.

A notre connaissance, il a continué à être présent lors des visites de Jean-Marie Le Pen à Lyon, après son exclusion.

Le second,  Renouveau Français, est un mouvement composé majoritairement de militants de moins de 30 ans hostiles à Vatican II, homophobes, antisémites, férocement opposés à l’avortement et à la République.
Son chef, Thibault de Chassey, déclarait en 2009 : « Nicolas Sarkozy et sa troisième femme ,Carla Bruni,ne sont pas Français ni par la chair, ni par l'esprit. Ces gens-là sont des déracinés, des apatrides ».

Quant au Parti de la France, il se pose comme recours électoral nationaliste à un FN devenu « national-démagogique » - expression de Carl Lang, président du PDF-.

Le site national de ce parti présente peu d’aspérités, à l’exception d’un communiqué intitulé Le moins Français et le plus sectaire des socialistes à Matignon [avril 2014].

Le blog de son secrétaire général, Thomas Joly, est en revanche plus explicite :

en octobre 2010, il qualifie la Shoah de « dogme établi » dont on ne peut discuter en raison d’une « loi scélérate »la loi Gayssot-, évoquant dans ce même texte « toutes sortes de crapules généralement exotiques ».

Soutenant l’auteur, ouvertement antisémite, Hervé Ryssen, il relate la « persécution judiciaire » subie par celui-ci pour avoir « osé critiquer le tout puissant chef de la Ligue des droits de l’homme ,Juif, Michel Tubiana, ou évoqué les liens entre la religion hébraïque et l’inceste ».

 

Sur le site du PDF du Calvados, on découvre par ailleurs un onglet Ordures socialo-communistes… Un appel à représailles y est lancé, en réponse à une caricature – d’un goût douteux – publiée par le journal Nord Littoral : « Ces journalistes (…) recevront tôt ou tard le salaire de leur ignominie. (…) ces ordures laissent aujourd'hui les traces écrites qui justifieront demain nos plus légitimes représailles ». Les coordonnées téléphoniques du journal, sont transmises.

Entretien avec le Président du PDF, Carl Lang.

Interrogé sur ces éléments, le fondateur et président du Parti de la France - ancien cadre majeur du FN -, a éludé un certain nombre de nos questions, pas toutes :

A notre question : Est-ce que le Parti de la France revendique son appartenance à l’extrême-droite ?
Il répond nettement :

« En aucun cas. Le PDF est un parti de droite nationale, patriotique et européenne. Le PDF n’a pas d’affiliation au parti national-socialiste ouvrier allemand,parti nazi, et je ne me sens pas d’affinités avec l’idéologie antisémite ».

A la question : Pourquoi a-t-il  qualifié l’actuel Premier Ministre, Manuel Valls, de « moins Français des socialistes »?

Sa réponse est claire : « Manuel Valls a été naturalisé français à l’âge de 20 ans. Dont acte. Mais qu’il se permette de donner des leçons de patriotisme français, m’exaspère ! En 2014 il y a encore en France, des gens dont les parents, les grands-parents et cinq, dix autres générations, étaient de ce territoire. Ce peuple français-là, a aussi le droit d’être entendu et respecté ; même par M. Valls ».

Considèrez-vous la loi Gayssot* comme une loi « scélérate », à l’instar du secrétaire général de son parti ?

« Il s’agit en effet d’une loi liberticide, qu’il s’agisse de la dénonciation de la préférence nationale ou d’autres formes de censure politique ».

Il reconnaît néanmoins que l’expression scélérate « peut rappeler les discours fascistes ; mais il faut la prendre au sens littéral ». Quant aux autres propos de Thomas Joly, après avoir tenté de les attribuer à des personnes qu’aurait citées celui-ci, il refuse d’en commenter la teneur.

Sur l’antisémitisme Carl Lang s'exprime également :

« L'explosion de l'antisémitisme en France au 21ème siècle, est le résultat d’une expression à caractère djihaddiste  et de l’immigration-colonisation massive en Europe. L’antisémitisme des mouvements patriotes ou nationalistes français, est l’arbre qui cache la forêt ».

Par ailleurs ajoute-t-il :« Ceux qui critiquent la politique israélienne, ne doivent pas être considérés comme antisémites car, sinon, on sortirait de toute rationalité ».

Nous enfonçons le clou :
Mais l’antisémitisme est-il une opinion comme les autres ?

« C’est une opinion oui [un temps de réflexion], que l’on peut combattre comme toute autre opinion humaine ».

Reconnaissez-vous  le caractère antisémite du régime de Vichy ?

Première réponse : « Je ne suis pas historien ! ». Il renvoie ensuite aux députés du Front Populaire élus en 1936 : « Ce sont eux qui, en 1940, votent les pleins pouvoirs politiques et constitutionnels, au maréchal Pétain… Quand on est un patriote français, on hérite de toute l’Histoire de France ».

 

Autre réaction : celle de Bruno Gollnisch, Député européen et Président du groupe FN de Rhône-Alpes.

 

Nous avons contacté Bruno Gollnisch lors de notre premier article, car il est très « visible » sur les sites ouvertement antisémites, pétainistes et révisionnistes consultés pour notre enquête.

Il avait fait preuve d’une étonnante réactivité pour nous adresser une « profession de foi ». Sans répondre à nos questions.

Lorsque nous l’avons recontacté afin d’obtenir des précisions, il nous a renvoyés à sa « réponse en cinq points ».

Revenons sur son discours.

Au sujet des propos antisémites, il affirme « condamner par principe toute attaque contre une personne faite en raison de ses origines ou de sa religion. Il  pense cependant que la critique des positions publiques, politiques, économiques, intellectuelles, morales, de toute personne ou groupe de personnes doit rester libre. Si des personnes s’estiment agressées par les sites en question, elles peuvent saisir les tribunaux ».

 

Il se déclare donc « partisan de la liberté d’expression (…), réserve faite de ce qui concerne l’injure, la diffamation, ou l’appel à la violence ».

Or, les sites mettant son blog en lien ou taguant son nom régulièrement, fourmillent d’hommages au maréchal Pétain et à des fascistes ou nazis notoires, d’amalgames entre l’identité juive et certaines activités, le terme « juif » y étant utilisé dans des phrases telles que L’immonde juif Jean Zay, entrera au Panthéon ou Quand la juive Anne Gravoin-Valls mobilise des policiers :
cette forme de violence, ces diffamations et ces insultes, ne lui posent-elles pas problème ?

Sa réponse est laconique : « Je ne donne aucune approbation ou improbation à ce que je n’ai pas moi-même exprimé ou avalisé ».

Mais le député européen ne figure pas sur ces sites « parmi tant d’autres » : une photo de lui ,en compagnie de Jean-Marie Le Pen, occupe en effet un tiers de la bannière de La Flamme. Il est absolument impossible qu’il l’ignore.

En découvrant cette bannière, n’importe quel visiteur a le sentiment que La Flamme se place sous le « patronage » de Bruno Gollnisch.
Dès lors, si ce dernier ne cautionne pas le contenu du site, pourquoi accepte-t-il une telle utilisation de son image ?

Bruno Gollnisch ne fera aucun commentaire, se bornant à souligner qu’il « ne donne son aval à aucun des sites » que nous avons mentionnés.

La Flamme a été créée par des dissidents du Front National.

L’hébergeur du site est Yvan Benedetti, via l’un de ses noms de domaines ; un très proche de Bruno Gollnisch.

Les autres « cellules » de l’extrême-droite ultra-radicale.

Au sein des droites extrêmes, existe un troisième courant très actif :
les
Identitaires.
Plutôt « sioniste », il dénonce l’immigration de façon virulente. Plusieurs maires frontistes ont fait appel à des communicants identitaires.

Signalons d’autres groupuscules : le GUD-Groupe Unité Défense -, plus actif auprès de Marine Le Pen - par le biais de l’un de ses anciens chefs, Frédéric Chatillon, et d’Axel Loustau, trésorier du micro-parti de MLP, Jeanne* -, que par sa structure actuelle ;

les skinheads,assez éparpillés) ; Egalité & Réconciliation (Alain Soral) ; Riposte Laïque et le Mouvement d’Action Sociale (issus de la gauche et de l’extrême-gauche, anti-musulmans) ; les souverainistes… Liste non-exhaustive.

 

Le Front National, « soleil noir » de cette nébuleuse obscure ?

ALLIANCE sollicite toujours une réaction officielle du Front National ou une interview de sa présidente. Car les exclusions de membres du FN à la radicalité trop visible, constitue une dédiabolisation à peu de frais.

 

 

Dans les faits, certains liens avec des personnalités ultra, semblent continuer d’exister. Et l’absence de « condamnation » ou même de « qualification », du régime de Vichy notamment ne cesse de troubler.
Enfin, une partie des mesures prises par les nouvelles mairies frontistes, se situent dans la « ligne historique » du FN : suppression de la subvention à la Ligue des Droits de l’Homme, refus de célébrer l’abolition de l’esclavage…

Sans parler de la tentative de constituer un groupe d’eurosceptiques au Parlement européen, avec des partis ouvertement xénophobes, racistes et antisémites.

L’idéologie du Front National « mariniste », demeure insaisissable.

Aujourd’hui, les actes antisémites violents ne sont pas issus de l’extrême-droite que nous venons de décrire.
Faut-il pour autant sous-estimer le degré de haine que ces mouvements véhiculent et insufflent ?

Ulcérés d’avoir été officiellement écartés d’un Front qu’ils considéraient comme le leur, ils bouillonnent de dégoûts, d’insultes et de colères.

Si l’Etat entend assurer la pérennité des valeurs qu’il incarne et la sécurité de tous les citoyens, il se doit d’effectuer une veille réactive des multiples « sites de la honte » pour qui la pire barbarie du 20ème siècle, fut héroïque...

Car, sitôt dissous, ces sites ou mouvements renaissent de leurs cendres ; et leurs idées semblent maintenant « diffuser » au-delà de leur sphère traditionnelle d’influence.

 

Lydie Levine

1 - http://www1.alliancefr.com/actualites/le-fn-sur-le-net-dabord-les-mots-ensuite-les-morts-6008472

2 - La loi Gayssot a notamment créé un délit de « contestation de crimes contre l’humanité ».

3 - Une information judiciairevisant le micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, et la société Riwal de Frédéric Chatillon (qui fournit les kits de campagne au FN), a été ouverte pour "escroquerie en bande organisée", "faux et usage de faux", "blanchiment en bande organisée" et "abus de biens sociaux".

L’instruction a été confiée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi.

 

Antisémitisme : réaction du président du CRIF . Agression et viol à Créteil.

Lutte contre l'antisémitisme

 

Réaction du Président du CRIF / agression – viol Créteil.

Violente agression à Créteil : pour le Président du CRIF, la lutte contre l’antisémitisme doit être déclarée « grande cause nationale ».

Comme nous l’indiquions précédemment, un jeune couple juif a été victime d’une terrible agression dans son appartement à Créteil1 le 1er décembre, de la part de trois individus qui avaient repéré les lieux et les avaient « pistés » avant de les attaquer. La jeune femme a également été violée.

ALLIANCE a pu joindre le Président du CRIF, Roger Cukierman, qui se déclare scandalisé. Il nous a livré des détails sur le déroulement de l’agression.

« Le garçon a été attaché par les trois individus tandis que la jeune fille était violentée. Elle a subi des attouchements sexuels… Les agresseurs ont pris la CB du jeune homme, l’ont forcé à leur donner le code en lui enfonçant un revolver dans la bouche. L’un d’entre eux est allé retirer de l’argent, les autres ont dérobé tout ce qu’ils pouvaient dans l’appartement. Ils ont tenu des propos violemment antisémites du type Vous les Juifs, vous avez de l’argent. Deux des agresseurs ont été interpellés très rapidement, le troisième aujourd’hui. Il semblerait qu’il s’agisse de récidivistes ».

Selon nos dernières informations, ils auraient effectivement roué de coups un septuagénaire de la communauté, le 10 novembre dernier. Ils étaient cette fois armés d’un pistolet automatique et d’un fusil à canon scié.

Roger Cukierman souligne que le CRIF compte sur la justice pour prendre des sanctions sévères : « Nous avons aussi demandé à plusieurs reprises à la Garde des Sceaux, que les peines prononcées contre les auteurs de violences antisémites soient systématiquement publiées au niveau national, pour que les « candidats » à ce type d’actes crapuleux et nauséabonds, sachent à quoi ils s’exposent : il faut conjuguer l’éducation-la prévention et la répression ».

Face à la persistance des préjugés antisémites, le CRIF considère que la lutte contre l’antisémitisme doit être déclarée grande cause nationale. « Il faut associer toutes les forces vives de la nation, en tout premier lieu l’Education Nationale car on ne naît pas antisémite, on le devient.

Il faut apprendre aux enfants, dès l’âge de cinq ou six ans, le respect de l’autre et du vivre ensemble. L’antisémitisme est un fléau, un cancer pour la nation tout entière. »

Le CRIF a bien entendu pris contact avec la famille des victimes, l’assurant de son soutien : « Nous partageons leur émotion, leur peine et leur indignation ».

Information de dernière minute : on apprend ce soir que deux des individus interpellés sont soupçonnés d’être les auteurs de l’agression, le troisième étant considéré comme leur complice. Les trois ont été mis en examen pour « violence en raison de l’appartenance religieuse et association de malfaiteurs », par le parquet de Créteil.

Les deux hommes impliqués directement dans le cambriolage de lundi, sont également poursuivis pour vol avec armes, extorsion, séquestration et viol en réunion.

Cet événement dramatique souligne une nouvelle fois que l’antisémitisme est malheureusement très présent dans la société française actuelle et qu’il s’y manifeste de multiples façons. Espérons que l’appel du Président du CRIF, trouve l’écho nécessaire au sein des instances gouvernementales et que cela se traduise par des initiatives fortes.

 

Lydie Levine

 

 

 

1 – Dans le quartier du Lac à Créteil.

 

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La Parnassah, un combat au nom de la loi

Alexandre Sartene dans son vignoble La Paranassa

 

 

La Parnassah, un combat au nom de la loi.

Un village dans le Gard, Arpaillargues-et-Aureillac. Depuis sept longues années, le propriétaire d’un domaine viticole 100% casher1 se heurte à l’opposition féroce du maire de la commune. Face à ce qu’un Procureur de la République qualifie de véritable « harcèlement procédural », le viticulteur Alexandre Sartène résiste avec une détermination exceptionnelle. 

ALLIANCE a enquêté sur cette incroyable histoire… que l’on ne peut caractériser par l’antisémitisme2, bien qu’elle s’y apparente sensiblement.  

Un domaine vitivinicole niché au coeur du Gard provençal.

 

1028 habitants résident à l’année à Arpaillargues-et-Aureillac, entre chant des cigales et senteurs de thym ou de romarin. Après avoir exercé diverses activités professionnelles (textile, automobile, cinéma, consultant en restructuration d’entreprises), le « parisien » Alexandre Sartène éprouve un véritable coup de foudre pour ce terroir éminemment viticole : devenu propriétaire de neuf hectares, il nomme son domaine La Parnassah, comme une revanche sur le destin tragique de la lignée polonaise de sa famille, la tourmente de la Shoah ayant emporté 118 de ses membres.

 

Une réussite entravée.

 

50 000 à 60 000 bouteilles de Merlot rouge & rosé et de Chardonnay blanc, bénéficient aujourd’hui de la certification du Beth-Din de Paris et de l’Orthodox Union du rabbinat américain. Vendus aux alentours de 7€, le rosé Varode et les rouges Ahava, Anaa, Ochère, séduisent un public juif amateur de saveurs, attaché à la tradition. Mais, derrière ce succès, se cache une série d’obstacles inimaginables…

 

Contre toute attente, un permis de construire refusé. 

Tout commence le 22 janvier 2007 : une demande de permis de construire - relative à un chai et une bâtisse comprenant le siège de l’exploitation, l’accueil des clients et une partie habitation -, est déclarée complète en mairie. Deux mois plus tard, le viticulteur commence les travaux avec l’accord tacite du maire d’Arpaillargues, M. Alain Valantin.

Le 22 juin, c’est le choc : le maire refuse d’accorder le permis de construire, motivant son revirement par un avis défavorable de la DDTM3. Contacté par nos soins, Jean-Claude Poinsignon, son adjoint de 2001 à 2008 – Délégué à l’urbanisme -, confirme que la demande de permis était « tout-à-fait conforme. Et l’avis de la DDTM n’était que consultatif ». S’ensuivent des entraves manifestes: on refuse notamment à M. Sartène le raccordement à l’électricité et à l’eau potable.

Il recourt alors à un groupe électrogène (qui ne peut fonctionner en permanence): en 2012, il doit arrêter la vinification des vins rosés et blancs, confiant une grande partie de sa production à la cave coopérative de Lédenon.

Toujours en attente de son raccordement, il utilise désormais des panneaux solaires. 

 

Un bras-de-fer judiciaire doublé d’un immense gâchis.

 

Une trentaine de procédures se succèdent devant les juridictions civiles, administratives et pénales.Les plaintes de M. Valantin à l’encontre de l’exploitant, se soldent par des relaxes et une extinction de l’action publique. Celles d’Alexandre Sartène, aboutissent à l’annulation – partielle ou totale - des arrêtés municipaux de refus de permis de construire. Le maire a par ailleurs été reconnu coupable « d’escroquerie par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions».

Quant aux frais de procédures – pour la commune (donc les administrés) et pour M. Sartène -, ils s’élèvent depuis 2007 à environ 100 000 €. Le viticulteur a dû refuser les commandes d’importants clients internationaux… et que dire du « manque à gagner » pour le département tout entier, en termes de prestige ?

 

Le refus de s’exprimer des autorités municipales d’Arpaillargues et d’Uzès.

 

ALLIANCE a tenté de joindre le maire d’Arpaillargues à plusieurs reprises, téléphoniquement et par mail. Il n’a pas souhaité répondre à nos questions. Doit-on y voir un lien avec l’une de ses formules ? « Pour mes amis, tout ; pour mes ennemis, rien ; pour les autres, la loi5 ». Face à  l’évitement de M. Valantin, nous avons contacté le maire d’Uzès, M. Jean-Luc Chapon : plusieurs habitations du quartier où se situe La Parnassah,sont en effet raccordées au réseau d’eau potable d’Uzès. Il a également refusé de s'exprimer.

 

Un litige en voie de règlement grâce à la prise de position du Préfet.

 

Alerté de la situation ubuesque à laquelle est confronté M. Sartène, le Préfet du Gard6 intervient personnellement auprès du maire d’Arpaillargues, en juillet 2013, l’enjoignant de délivrer un permis de construire global ; mais Alain Valantin n’agit pas en ce sens. Devant cette outrance, le Préfet saisit le Tribunal administratif de Nîmes « afin que la situation de M. Sartène soit enfin régularisée ».

Une date d’audience ne devrait plus tarder à être fixée. 

 

Selon toute vraisemblance, Alexandre Sartène remportera bientôt son combat : celui du droit. Toutefois, rien n’effacera l’immense gâchis provoqué par un « blocage » sans objet. 

Si le maire d’Arpaillargues semble avoir une conception très personnelle des principes d’égalité et de légalité, la haute administration française sort en revanche grandie de son engagement en faveur de l’application des valeurs républicaines.

 

Quant à l’exceptionnelle persévérance du viticulteur, son rabbin la résume ainsi :
« Chacun de nous sur cette terre, a sa part de Shoah. Alexandre Sartène a accepté ce destin afin de se sentir digne d'être le descendant de sa famille ».

Le viticulteur estime, en effet, ne pas avoir le droit de se plaindre, alors qu’il est en vie.

 

Lydie Levine

 

 

 

1 - L’originalité de La Parnassah est de ne réserver aucune cuve à des négociants « hors Cacherout » : c’est l’unique domaine 100% casher en Europe, deux autres exploitations vitivinicoles remplissant ces conditions aux Etats-Unis

2 - Alexandre Sartène a porté plainte pour « faits de discrimination, propos antisémites et excès de pouvoir » (notamment), contre le maire d’Arpaillargues : ce dernier a bénéficié d’un non-lieu, le Procureur de la République dénonçant toutefois le « harcèlement procédural » auquel l’élu se livre à l’encontre du viticulteur. 

3 – DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

4 - Alain Valantin a fait appel de cette décision. La prochaine audience se tiendra le 9 décembre prochain

5 - Selon nos informations, le Procureur de la République de Nîmes a été informé de « pratiques de favoritisme » attribuées à M. Valantin, liées notamment à des « pressions exercées par la Confédération Paysanne ».

6 – Le Préfet du Gard, M. Hugues Bousiges, a pris sa retraite fin 2013. Il a été remplacé par M. Didier Martin.