Lydie Levine

Comédienne jusqu’à la naissance de ses deux filles (14 et 28 mois), Lydie Levine écrit pour les mensuels ISRAËL MAGAZINE (Lydie Turkfeld) et EVE : elle y anime les rubriques Littérature et Cinéma, y réalise des interviews de personnalités du monde politique / artistique / scientifique et des articles sur les créateurs d’entreprise, les associations, l’univers de l’enfance et celui des « aînés ».


Détaillée :

Comédienne jusqu’à la naissance de ses deux filles (14 et 28 mois), Lydie Levine a joué au théâtre (Le Malade Imaginaire ; Le Médecin malgré lui ; des comédies contemporaines et de nombreux spectacles Jeune Public), pour le cinéma/la télévision (L’Orpheline avec en plus un bras en moins ; Brigade Spéciale ; sketchs pour Groland) et a enregistré de nombreuses « voix » (pub, doublage, contes audio pour enfants).
Elle écrit maintenant pour Alliance, Israêl Magazine et EVE, y animant les rubriques Littérature et Cinéma, y réalisant des interviews de personnalités du monde politique / artistique / scientifique et des articles sur les créateurs d’entreprise, les associations, l’univers de l’enfance et celui des « aînés ».

Les articles de Lydie Levine

ElssCollection: louer des tenues de rêve et en changer à volonté

Pascale Guasp fondatrice de Elss Collection

ELSS COLLECTION : LOUER DES TENUES DE RÊVE ET EN CHANGER À VOLONTÉ

Avec ElssCollection, les femmes se font plaisir : habillées selon leurs envies, elles se sentent belles et consomment « à l’usage ».

Le luxe et la volupté vestimentaires… à prix tout doux !

Porter une robe à la coupe impeccable lors d’un dîner de gala. Se sentir épanouie et performante durant une présentation déterminante pour son entreprise. Autant de souhaits pas toujours exaucés.

Pour répondre à ces attentes féminines, Pascale Guasp, ex-consultante d’un cabinet de conseil en stratégie réputé1, a imaginé un concept original au service des femmes : la location de plusieurs vêtements de grandes maisons de prêt-à-porter de luxe, à un tarif inférieur à l’achat d’une seule pièce !

Depuis l’automne 2014, via des partenariats noués avec plus de dix marques prestigieuses, Pascale Guasp développe avec son associée Susan Lewis des offres uniques en France : une farandole d’organza, de crêpe ou de dentelle, de styles et de couleurs chatoyantes ou pastel - sans oublier le noir -, assure à toutes l’élégance.

L’univers ElssCollection se décline autour d’un concept store aux allures d’écrin, d’un site Internet à la navigation intuitive, d’événements ludiques et d’une vraie « communauté » – dans une ambiance conviviale.

Traversez le miroir et découvrez un pays des merveilles… accessible et raffiné.

« Dans la boutique, le vêtement me fascine. Une fois dans mon armoire, il m’intéresse à peine »

Bien sûr, Pascale Guasp force le trait. Néanmoins c’est vrai : nous nous lassons très vite des vêtements que nous achetons.

Comme consultante, Pascale débutait souvent sa journée sans savoir quoi mettre, alors qu’elle disposait d’un « beau budget d’achats vestimentaires » : difficile toutefois de choisir entre telle ou telle pièce, tel style, telle marque…

D’où la naissance dans son esprit d’un concept (r)évolutionnaire : un service de location de vêtements de luxe, pour toutes les occasions de représentation qui se présentent aux executive women ou aux femmes aisées et sophistiquées.

En France, cela n’existait pas ; en revanche, on pouvait louer des robes « de princesse » pour un soir.

L’offre d’ElssCollection2 répond, elle, à la demande de femmes actives éprises de nouveauté et à une lame de fond en termes de modes de consommation : le développement de l’économie de l’usage. On ne possède plus, on loue.

Pascale rencontre alors Susan Lewis, qui a notamment travaillé dans des agences de pub new-yorkaises (mode, luxe, beauté) : le concept l’enthousiasme car il existe de façon différente aux Etats-Unis, où il fonctionne très bien !

Les deux femmes s’associent : Susan gèrera l’image d’ElssCollection.

La seconde étape consiste à nouer des partenariats avec les marques de prêt-à-porter de luxe, qui saisissent très vite l’opportunité d’être distribuées via un nouveau concept. Parmi la dizaine de grandes « signatures » présentes, citons Carven, Kenzo, Philosophy ou encore Ralph Lauren (liste non-exhaustive).

La French Touch avec un maximum de souplesse

Les Françaises ont une particularité : lorsqu’elles se rendent à un cocktail voire à un gala, elles ne « s’habillent » pas ; elles sortent du bureau et y vont « telles quelles » ! D’où la nécessité de leur proposer des tenues raffinées mais sans ostentation, qu’elles pourront porter au travail.

ElssCollection concerne à 70% la vie de tous les jours et à 30% les soirées, mariages ou cocktails. Autre spécificité : les pièces sont issues des collections en cours.

Mais ses offres se démarquent aussi par leur aspect sur mesure : location d’une pièce à l’unité ; formules abonnement avec accès au dressing en illimité par 2 pièces (150€ par mois) ou 4 pièces (280€ par mois) ; achat, durant la saison ou à la fin (plus avantageux). Des accessoires sont disponibles à l’achat.

On peut s’abonner pour trois mois seulement et on loue pour quelques jours, une semaine ou davantage. Les abonnées bénéficient de conditions préférentielles à différents égards.

Un univers de rêve où les femmes sont chouchoutées

A deux pas des Champs-Elysées, dans un immeuble de très grand standing, l’espace du 5 rue Beaujon s’apparente à un salon particulier auquel on accède par un hall majestueux : circulaire et lumineux, « ouvert » via de vastes fenêtres protégées par des stores-paravents, il bénéficie d’une hauteur de plafond de 4,50 m ; l’on s’y sent comme « suspendu », protégé du stress et des soucis quotidiens.

ElssCollection transporte ses clientes dans un univers de rêve. « Nous avons confié l’aménagement à des architectes femmes. Tout est blanc, notre canapé est en forme de nuage… Les meubles ont été dessinés pour nous, du miroir aux cabines et jusqu’aux stores », confie Pascale. « Tout est sur roulettes pour que l’on puisse réinventer le lieu à l’infini ! », ajoute Susan.

Si la clientèle est pour l’instant majoritairement parisienne, ElssCollection a déjà trouvé des relais à Lyon, Bordeaux, Nantes ou Marseille notamment, par l’intermédiaire de bloggeuses de mode ; son site est très bien référencé.

Nos deux ElssWomen s’adressent à toutes les femmes, quel que soit leur âge. « Nos clientes ont de 30 à… 120 ans (rires) ! ».

On peut réserver ses tenues sur Internet et être guidées pour le « sizing » par exemple.

Celles qui se rendent au concept store, essayent les vêtements et bénéficient des conseils d’une styliste. Si elles souhaitent des conseils plus personnalisés, il existe une prestation approfondie de conseil en image. Elles peuvent également participer aux ateliers stylisme Elss&You.

Quant aux touristes, ElssCollection leur réserve depuis peu un cocktail de services incluant de l’événementiel. « Souhaitant vivre un moment shopping dans un lieu de prestige, avec des mini-événements autour de la mode à Paris, elles préfèrent acheter », reconnaît Pascale, « mais elles louent aussi de temps en temps ».

« Aider les femmes à s’envoler, dans tous les sens du terme »

Susan Lewis associée de ElssCollection

Susan Lewis associée de ElssCollection

 

Créée par deux femmes, pour les femmes, ElssCollection s’inscrit dans une démarche féministe exigeante.

Avec ElssCollection, fait observer Pascale, « les femmes se libèrent des contraintes en tout genre, des armoires pleines à craquer… ». Susan note qu’elles se « métamorphosent » : le vêtement adéquat booste les performances et favorise les relations sociales. « Les femmes osent ».

Alors que le « power dressing » demeure à ce jour relativement méconnu, y compris de celles exerçant des responsabilités, les études menées sur ce sujet actent le caractère de « fait social total » du vêtement.

« En février, nous avons proposé une conférence aux anciennes diplômées de l’ESSEC3 autour de l’idée suivante : comment le vêtement nous aide-t-il à accomplir nos objectifs – en termes de leadership, de travail d’équipe, de force de conviction, etc. ? », poursuit la fondatrice d’ElssCollection. La demande est forte sur ce type d’événements.

Mais les « suggestions » d’ElssCollection ne s’arrêtent pas là : des événements ludiques sont organisés régulièrement (comme une soirée « Filles nulles en foot » durant l’Euro 2016 - avec bonbons, manucures, etc. - ou un concert de bossa nova très récemment) ; une coach a même lancé son ouvrage, Tu te lèves et tu décides, 5 rue Beaujon !

Le blog ElssCollection et la newsletter fédèrent une véritable « communauté » à la recherche d’informations de fond ou de détente.

Nos deux ElssWomen n’ont pas fini de nous étonner…

~ Des robes féeriques de Roberto Cavalli aux coupes audacieuses de Carven ou au classicisme ultra-féminin de Ralph Lauren, votre nouveau dressing vous attend chez ElssCollection !

Ainsi qu’une réelle « découverte », un potentiel insoupçonné : le vôtre !

Elss Collection 5 rue Beaujon 75008 Paris Tel :  01 45 74 03 10

1 – Pascale Guasp a été Partner au sein du cabinet de conseil en stratégie CVA-Corporate Value Associés durant plus de vingt ans, en charge de l’Energie et des Utilities (services aux collectivités comme la production et la distribution d’eau, d’électricité ou de gaz).

2 - Incubée au sein de Paris Pionnières, un incubateur dédié aux initiatives féminines, ElssCollection a remporté le prix Espoir décerné par Generali et BNP-Paribas en partenariat avec Paris Pionnières en 2014.

3 – L’ESSEC est l’une des grandes écoles françaises et européennes les plus réputées dans le domaine des sciences économiques et commerciales.

 

 

Aharon Sitbon : La mélodie de l'âme juive

Aharon Sitbon : La mélodie de l’âme juive

AHARON SITBON, LA MÉLODIE DE L’ÂME JUIVE

 

Vidéo Aharon Siton

De l’antichambre de la gloire à l’étude de la Torah, un parcours singulier sublimé par un incroyable retour à la chanson

Dans tes yeux, une larme… Petite fille… L’eau et le feu…

Derrière ces titres délicats des années 1970, se cache un interprète doté d’une grande sensibilité, également auteur-compositeur.Jeune chanteur à succès promis à une belle carrière, Gilbert Sitbon décide pourtant de changer de vie.

Des années plus tard, devenu l’heureux "aba" -papa-  de sept enfants puis l’heureux "saba" - grand-père-  de petits-enfants « qu’il ne compte plus » comme il s’amuse à le dire, sa guitare est de nouveau sa meilleure amie : paroles et musique rythment sa vie - pour le plaisir des notes, du partage, et par désir de transmission.

Paroles et musique riment avec Torah, comme une respiration vitale.

Alors comment expliquer cet itinéraire étonnant ? Et comment comprendre ce retour aux sources, mâtiné de spiritualité ?

Revenons « au commencement » …Bereschit

La Tunisie en l’occurrence, où le petit Gilbert - Aharon naît au sein d’une famille traditionnaliste : la fratrie comporte en tout huit frères et sœurs.

Elève au lycée public au sein d’une famille traditionnaliste

« Mes parents n’étaient pas « religieux » : on se réunissait pour le Shabbat bien sûr, on faisait les fêtes de Pessa’h, Roch Hashana, Kippour – mon papa allait à la synagogue, on jeûnait -, mais nous n’étions pas de grands pratiquants », se souvient Aharon Sitbon.

Âgé de 12 ans lorsque sa famille émigre de Tunisie vers la France, il découvre l’ambiance hexagonale via une escale à Marseille de deux ou trois mois, avant que Paris ne devienne leur nouveau point d’ancrage.

« Je suis allé à l’école laïque [comme la grande majorité des jeunes Juifs à l’époque*, ndlr]. Pour mes parents, ce qui comptait c’est que je passe le brevet, le bac… En réalité, j’ai été influencé très tôt par la musique, la guitare, la chanson : à l’âge de 17-18 ans, je ne pensais qu’à ça [rires] ! Au grand dam de mes parents… ».

Les débuts d’une success story

Jouant de la guitare et essayant de composer, Gilbert – Aharon rêve de devenir chanteur *: « C’était les années 60, une période fascinante ! Le lancement du yé-yé, Eddy Mitchell, Johnny Halliday, à l’époque Richard Antony… Nous étions éblouis ! De la « musique pure », extrêmement spontanée : il y avait quelque chose de vrai » …

Gilbert participe à plusieurs concours, jusqu’à ce qu’il en remporte un : il peut ainsi enregistrer son premier 45-tours, chez Barclay !
Le jeune chanteur se produit en tournée et sa présence scénique lui permet de vendre de nombreux disques après les concerts. « J’avais un bon impresario, Roland Bismuth, qui s’occupait également d’Yves Duteil ou de Michel Fugain ». Juste avant que "Les bals populaires" ne le propulsent au firmament, Michel Sardou lui écrit même une chanson.

En 1977, Gilbert – Aharon est invité par Philippe Bouvard à la télévision et passe à l’Olympia avec six chansons, en première partie d’Herbert Pagani *.

Mais, à mesure que les 45-tours – et un 33-tours -, s’enchaînent, ses pseudonymes changent : Gilbert Mathis ; Gilbert Sainroch ; Gilles d’Avray ; Gilbert Sitbon.Le jeune homme se perd un peu dans ce tourbillon d’identités et dans un univers qu’il qualifie aujourd’hui de « monde du mensonge ».

Du monde de l’apparence à la plénitude intérieure, version Tefilah - Tefiline

Vers 30 ans, il croise sur son chemin des Loubavitch, qui lui demandent de mettre les tefiline. Il commence à s’interroger… et en conclut que le Créateur, qui a agencé le règne minéral, végétal, animal et humain, ne peut avoir mis les hommes et les femmes au monde, « uniquement pour gagner leur vie, partir en vacances et acheter de belles voitures ! ».

Prenant conscience de la néchama juive et du don de la Torah, il se consacre à l’étude et ponctue ses journées « de travail et de Téfilah » comme l’enseigne le Rabbi de Loubavitch.

Il se lance alors dans la vente de « tout ce qui a trait à la pratique : les tableaux, les mezouzot, les tefiline », en provenance d’Israël, tandis que sa femme travaille dans une banque.

Gilbert, devient pleinement Aharon. Et cesse totalement de chanter et de jouer de la guitare… durant 30 ans !

Le « mariage » inattendu d’une mélodie française et d’un hymne familier de la liturgie juive

Mais une mélodie, ne le quitte pas : celle de la chanson de Michel Fugain, "Comme un soleil". Une mélodie envoûtante, « magique ». A l’instar d’autres artistes, Nana Mouskouri l’a reprise.

« J’ai cherché partout des paroles qui puissent correspondre à cette musique, sans rien trouver. Jusqu’à ce qu’une nuit à Paris, je me réveille à 3h du matin après avoir entendu en rêve une voix me dire : « Adon Olam ». J’ai pris ma guitare, ai ouvert la page où figure Adon Olam et me suis mis à chanter : toutes les paroles correspondaient à chaque note de musique ».

Aharon s’envole en Israël et y rencontre l’un des arrangeurs du « grand » chanteur ‘hassidique Avraham Fried : à l’écoute du morceau, celui-ci est conquis ! Il trouve quelqu’un pour faire le clip et Aharon enregistre le single, qui est produit par un autre « grand », le musicien Yuval Stoppel.

Le « résultat », est magnifique…

Des qualités vocales incroyablement préservées Une expression revient régulièrement chez Aharon Sitbon : « C’est un cadeau de D.ieu ».

« Cadeaux de D.ieu », le fait de se sentir, à 70 ans, comme s’il en avait 40 de moins, ou que ses capacités vocales de jeune homme se soient miraculeusement conservées.

« Je n’avais pas réalisé que ma voix n’avait pas changé », avoue le chanteur et homme pieux. S’il s’est efforcé de ne pas fumer, de ne pas boire d’alcool et de ne pas « veiller des nuits entières », cela n’a jamais été dans cette perspective.

Sa manière d’interpréter a indéniablement évolué, gagnant en nuances, en émotion et puissance conjuguées - même si le jeune Gilbert Sitbon était loin d’être dépourvu de sensibilité.

Autre privilège, celui de voir son fils David, devenir chanteur : « Il a repris le flambeau pour mon plus grand bonheur », confie son père. Se produisant lors d’événements ou de fêtes, David Sitbon est un interprète connu dans le monde ‘hassidique.

CheHecheyanu, l’album de l’espoir

Galvanisé par le succès d’Adon Olam, mais aussi par ses retrouvailles avec les musiciens, les arrangeurs et les studios d’enregistrement, Aharon Sitbon enregistre un deuxième single, puis un troisième, qui finissent par constituer un album : SheHecheyanu.

Les paroles des chansons - qu’il a majoritairement composées -, sont issues des Tehilim ; écrites par les arrangeurs Yitsy Barry et Eli Klein (déjà présents pour Adon Olam), d’autres chansons sont également inspirées des Livres et de la liturgie. Le duo Barry - Klein produit par ailleurs l’album*.

On peut y découvrir – entre autres - les titres Shomer Yisroel (poignant), l’entraînant Achacke Lo en duo avec son fils David (dans une ambiance musicale et visuelle proche du « peace and love »), ou encore Ani Maamin, beau et épuré.

Le sentiment d’harmonie qui en émane, est sans doute lié à deux plénitudes : celle du monde et de l’être humain « habités » par le Créateur, telle qu’elle est célébrée dans les prières juives ; celle de l’artiste Aharon Sitbon, accomplissant l’avodat Hachem (service de D.ieu).

Ce qui explique l’excellent accueil qui lui est réservé : Aharon Sitbon a déjà « refait quelques scènes par-ci par-là, en Israël et en France », participant également à des émissions de radio.

« Je reconnais avoir eu tendance à minimiser l’importance de la musique. Or elle apporte la joie – et D.ieu nous veut ainsi ! Mon but est désormais de chanter pour toucher les "nechamote", les âmes juives : en écoutant ces chansons, avec ma voix, les gens ressentent la foi. C’est extraordinaire comme mission ».

Aharon Sitbon : La mélodie de l’âme juive

Aharon Sitbon : La mélodie de l’âme juive

Dernier élément, capital : les bénéfices des ventes de CheHecheyanu, seront reversés à l’association israélienne Eshel Tsion*, qui aide les familles et les enfants pour les fêtes en distribuant des colis mais aussi des bons d’achat de la chaîne Rami Levy, qui leur permettent de se procurer des produits frais.

« En achetant un album ou deux, on joint l’utile à l’agréable. Les gens qui feront des dons à l’association, recevront aussi l’album en retour ».

~ Aharon Sitbon dispose d’un don rare : celui de relier notre âme, à une dimension qui dépasse l’être humain. Il suffit de se laisser emporter par sa voix…

Lydie Levine, pour Alliance

1 – En 1945, il n’existait que quatre écoles juives en France : l’ENIO de l’Alliance Israélite Universelle (1867), Lucien de Hirsch (1901), Maïmonide (1935) et la Yéchiva d’Aix-les-Bains (1927). En 2005, 30 000 élèves fréquentaient les écoles juives.

2 – La fratrie Sitbon compte deux autres artistes : la sœur aînée d’Aharon, qui dans sa jeunesse jouait du luth et chantait lorsque les gens le lui demandaient, dans les bar-mitsvah ou mariages, et l’un de ses frères, devenu le batteur attitré de plusieurs grands chanteurs (Claude François, Michel Sardou, Julien Clerc, Michel Berger, Véronique Sanson).

3 - Né dans une famille juive libyenne, Herbert Pagani (1944-1988), est un peintre, sculpteur et auteur-compositeur des années 1970, également connu pour avoir été le premier disc-jokey de Radio Monte-Carlo.

Auteur en 1972 de Megalopolis, une comédie musicale de politique-fiction qui « annonçait » Starmania et a connu un immense succès à Paris, on lui doit également plusieurs chansons liées à l’identité juive (L’étoile d’or) et au soutien à Israël (Plaidoyer pour ma terre).

4 – L’album SheHecheyanu d’Aharon Sitbon, est notamment en vente sur http://fr.israel-music.com/

A Paris, on pourra bientôt se le procurer au Franprix Voltaire, dans les librairies juives ainsi que des épiceries et boucheries casher.

5 – Les amis d’Eshel Tsion, 103, boulevard Macdonald, 75019 Paris

Spécial Alliance : LES GRANDES ESPÉRANCES, REPRISES PAR UN ARTISTE CÉLÈBRE

Au cœur d’une interview, se nichent parfois des surprises de taille.

En parcourant les événements marquants de la vie d’Aharon Sitbon, Alliance évoque la reprise de sa chanson, Les Grandes Espérances, par le chanteur Jean-Luc Lahaye, dans son album Gloria en 1984. Aharon est stupéfait : il l’ignorait totalement !

Un joli titre empli de nostalgie et d’humanité, qui bouleverse le public si l’on en croit les commentaires élogieux publiés sur les réseaux sociaux.

Impossible à ce stade de savoir si le manager de Jean-Luc Lahaye à l’époque, son entourage ou l’artiste lui-même, ont cherché à joindre l’auteur sans y parvenir – ou s’ils se sont "gracieusement octroyés" sa chanson.

A suivre…

Le fabuleux destin de Mémé Hélène

Le fabuleux destin de Mémé Hélène

MÉMÉ HÉLÈNE : MAMIE JUIVE, MAMIE GÉNÉREUSE ET MARQUE CONNECTÉE
Avis à tous les gourmets et  gourmands : la grand-mère préférée de la communauté, Mémé Hélène partage désormais ses recettes so tasty en vidéo !

A l’ère du tout-digital, la marque vedette qui lui rend hommage est présente dans tous nos magasins préférés, sur le web et depuis peu, en vidéo - en exclusivité pour et par Alliance Food

Mais qui est donc notre mamie à tous ?

Le fabuleux destin de Mémé Hélène

Le fabuleux destin de Mémé Hélène

Tout commence en 1919 à Sousse, en Tunisie, au sein d’une famille de couturiers d’origine livournaise. La mer, les citronniers, la brise chaude et légère...

Ayant appris les rudiments de la couture, la jovialité et le dynamisme de la jeune Hélène en font une couturière prisée de la bourgeoisie locale. « Elle portait un pantalon et circulait à vélo, on la surnommait la Coco Chanel de Tunisie ! », indique en riant sa fille, Myriam Halimi. « Elle en gardait d’ailleurs une petite fierté » …

 

Des remparts de Sousse aux bases militaires de Tsahal

En 1965, la famille part pour la France : Mémé Hélène travaille alors pour un patron dans le Sentier. Maman attentionnée de cinq enfants, elle régale ses proches de ses bons petits plats !

« Elle transmettait ses recettes et comme elle aimait beaucoup les gens, elle les faisait toujours profiter ! Elle s’amusait d’un rien et n’aimait pas le chichi »…

A l’âge de la retraite, elle n’hésite pas à s’engager au sein de SAR EL (Shérout le Israel), se rendant à 27 reprises dans des bases militaires israéliennes ! Touchée par la condition des jeunes soldats, si forts et vulnérables à la fois, elle veut les distraire, les écoute et devient leur mascotte ! « Les soldats étaient un peu ses enfants » …

Une photo d’elle, juchée sur un char à côté d’un soldat, en dit long sur la force de caractère de celle dont la bonté d’âme affleure dans ces quelques phrases, prononcées après qu’elle ait eu l’honneur de rallumer la flamme éternelle au Mémorial de Yad Vashem, pour Yom haShoah en 1992 : « Ce que j’ai ressenti ce jour-là, est inimaginable. (…) Les larmes étaient sur mon cœur (…) et j’ai prié D.ieu pour que jamais cela ne se reproduise. Ni à notre peuple, ni à d’autres peuples ».

Parce que son énergie et sa bonne humeur, son désir toujours renouvelé de faire plaisir ou d’aider l’autre, ont embelli son existence et celle de ses proches, Mémé Hélène a eu un parcours « fabuleux ».

Mémé Hélène juchée sur un char de Tsahal en Israël

Mémé Hélène juchée sur un char de Tsahal en Israël

 

Yom Hashoah et Mémé Hélène

Yom Hashoah et Mémé Hélène

 

Mémé Hélène et Tsahal l'armée israélienne

Mémé Hélène et Tsahal l'armée israélienne

 

 

 

L’authenticité d’une marque fidèle à son inspiratrice

En 1994, son quatrième fils  Elliott Nadjar, décide de créer une marque de produits alimentaires casher portant son nom : une gamme culinaire issue de recettes traditionnelles, reproduisant le fameux « tour de main » de sa maman !

Mémé Hélène se fait rapidement une place dans le quotidien des familles juives.

Il faut dire qu’Elliott dirige *CPK, la Centrale des Produits Kasher : distribuant aujourd’hui
1 600 références environ, la société est à la fois productrice, importatrice et distributrice de produits agroalimentaires kasher
.

Mais le succès de Mémé Hélène, dépasse l’aspect commercial : il est avant tout lié à son authenticité, qui se traduit dans l’exigence sur la qualité des produits où l’attention portée au goût, mais aussi à travers ses valeurs.

A l’image de son inspiratrice, Mémé Hélène s’investit auprès de ceux qui en ont besoin : marraine de l’Appel national pour la Tsédaka en 2011, elle soutient ensuite Koupat Ha’ir, la plus grande caisse de Tsédaka d’Israël.

Plus anonymement, elle intervient beaucoup  aux côtés de Mazone (à ses débuts), Or Mitsva ou le Silence des Justes - et auprès de synagogues et de yeshivot. « Soutenir la jeunesse, était important pour Maman », précise Myriam Halimi, gérante de la centrale CPK dont le travail consiste à sélectionner des produits dans le monde entier et à les faire certifier kascher par des rabbins de toutes nationalités.

« Ce n’est pas facile, mais tellement palpitant ! Et bénéfique pour la communauté », confie celle qui veille sur l’image de marque de Mémé Hélène dans les médias.

« Maman serait très heureuse de voir le succès de Mémé Hélène. Je crois même qu’elle en rirait et qu’elle nous boosterait ! Vas-y ! Fais des gâteaux pour les enfants ! C’est comme si elle était toujours un peu avec nous… ».

Attirés par cette réussite, d’autres acteurs du marché kasher ont tenté d’imiter le modèle de Mémé Hélène. Mais la marque est unique : elle résulte de l’amour d’une mère pour ses enfants – et réciproquement.

Toujours plus de nouveautés et de saveurs

Mayonnaise de Mémé Hélène

Mayonnaise de Mémé Hélène

 

« Lorsqu’on a lancé notre première mayonnaise, celle que l’on trouvait sur le marché était faite avec de l’huile de coton : c’était immangeable ! La nôtre est devenue numéro 1 des ventes car elle est excellente ! Chaque année, nous lançons un produit novateur ».

Mémé Hélène se soucie en effet du goût et de la variété.
Au départ, elle propose surtout des plats cuisinés tunisiens typiques comme les poivrons ou la slata méchouïa : « Il n’y a plus la corvée d’éplucher, de faire griller » …

Pour combler l’absence de gâteaux Kasher le Pessa’h dans les rayons, elle lance les cakes tun et va jusqu’à donner sa recette en Israël !

Le msoki surgelé fait son apparition, ainsi que les petits gélifiés « garantis par Mémé Hélène » - l’une de ses plus belles créations -, qui ont été repris partout après avoir été énormément décriés.

La citronnade à la tunisienne, les pâtes feuilletée-brisée-sablée, la sauce soja, la gamme de gâteaux (palmiers, choco fourrés) et celle des condiments, font partie des produits phare de la marque, ainsi que la sauce soja et de nombreux plats asiatiques.

En dehors des aliments déjà évoqués, les pâtes feuilletée-brisée-sablée, la minina, la gamme de gâteaux Mémé Hélène (palmiers, choco fourrés) et celle des condiments, font partie des produits phare de la marque.

Mémé Hélène, point de repère de l’alimentation casher en France

Pour la certification de ses produits, Mémé Hélène choisit des rabbins ou rabbinats orthodoxes et Loubavitch : en cette matière, la plus grande exigence s’impose.

Car elle souhaite s’adresser à tous les segments de la communauté :« Comme toute bonne grand-mère, Mémé Hélène veut rassembler les siens. En suivant la cacheroute la plus haute, nous savons que nos produits seront consommés par tous, en toute confiance », explique Myriam Halimi.

Au-delà de la fabrication de ses produits et en dehors de ses engagements caritatifs, Mémé Hélène a toujours su créer l’événement. Son objectif ? Faire plaisir, rassembler la communauté et aiguiser la fierté de celle-ci.

Elle imagine ainsi des calendriers incluant des recettes, propose des sacs de courses, offre des beignets pour ‘Hanouka…

En 2010, elle crée son blog – site web Mémé Héléne: on y retrouve son histoire et son actualité ainsi que quelques recettes écrites et des coups de cœur ; Mémé Hélène crée aussi sa page Facebook.

Des recettes so tasty, faciles à préparer

Pour la nouvelle année juive 5777 , pour Rosh Hachana  Mémé Hélène lance sa première vidéo de recettes, le Feuilleté de pommes au miel de Rosh Hashana :une pâte feuilletée, du miel et de la cannelle de Mémé Hélène.

 

C’est simplissime à préparer  ! Plus besoin d'imprimer la recette !
Mais attention : lorsque l’on regarde une vidéo de Mémé Hélène, l’envie de MANGER est instantanée !!!

Parce que la transmission est l’une des valeurs juives essentielles et que notre monde se décline en odeurs et en saveurs, Mémé Hélène partage ses recettes avec chacune et chacun d’entre nous, de façon ludique.

N’attendez plus pour découvrir les secrets de son fameux « tour de main »

Beteavone 😉 D’autres recettes vont suivre…

Lydie Levine, pour Alliance

*CPK travaille avec de nombreux fournisseurs dans le monde entier et a noué des partenariats avec des marques comme Haribo, Ferrero, McCain, etc. On retrouve dans son catalogue les grands noms du Kasher : Kol Tov, Hadar, Mon Capitaine, etc.

Via d’autres marques, CPK a été le premier à commercialiser des substituts de crevettes ou du « faux » caviar Kosher - notamment.

Feujworld : le réseau social en toute liberté

le premier réseau social juif

FEUJWORLD : LE RÉSEAU SOCIAL EN TOUTE LIBERTÉ

C’est l’histoire d’un site… ou plutôt, de deux amis étudiants :
en 1999, ils créent le premier site de la communauté juive ; en 2016, ils inventent le premier réseau social fait « pour les Juifs, par des Juifs » !

Deux amis donc, en avance sur leur temps puisqu’ils sont – sans le savoir – les précurseurs du concept qui va faire la fortune d’un certain MZ, fédérant 1,04 milliard d'utilisateurs actifs quotidiens en décembre 2015.

Deux esprits créatifs qui décident, en 2016, de faire revivre une Belle Histoire : le site emblématique de la communauté juive, devient réseau social.

Car l’aventure Feujworld, c’est avant tout celle que ses membres partagent jour après jour.

En 2000, l’accès à Internet ne concerne que 14,4% de la population française. Cela n’empêche pas le premier site destiné au monde juif, Feujworld, de connaître un succès considérable et inattendu, les deux étudiants l’ayant surtout conçu pour s’amuser ! Mais leur idée est novatrice : en créant son propre compte, avec sa fiche et et ses photos, l’utilisateur peut dialoguer avec les autres.

La jeunesse juive, adhère en masse. Le Feujoscope, un vote pour toi = un vote pour moi (entre autres), deviennent des hits.

L’unique réseau social de la communauté

2016. Après un Grand sommeil, vient le temps du renouveau : les entreprises font leur transformation digitale et Feujworld, se réinvente ; les demandes réitérées d’anciens membres ont convaincu les deux créateurs.

Conscients de pouvoir apporter un outil plus adapté à la communauté, ils planchent durant trois ans sur une nouvelle version du site, qui se mue en réseau social « 100% Juif ».
Ses fonctionnalités sont plus souples que celles des groupes des réseaux sociaux extra-communautaires.

Il suffit de créer son compte, d’ajouter ses amis, sa famille, ses collègues et l’on peut poster des photos, des statuts, des liens vers des articles de presse ou des vidéos - mais aussi rédiger ses propres articles et faire connaître son talent, quel qu’il soit.

Comme le souligne Grégory Harrouss, à l’origine de Feujworld1, tout est réalisable en un clic :
« Retrouver sa liste d’amis Facebook déjà sur Feujworld, importer son carnet d’adresses email pour inviter ses amis » … Il est capital d’avoir un maximum de contacts car chacun construit son réseau social personnel.

De la bonne humeur et un véritable agenda culturel de la communauté

Bien qu’il propose une rubrique Le Mag, Feujworld n’est pas un site d’informations : l’on n’y trouve pas d’articles consacrés à des événements graves du type conflits ou attentats.

Si l’objectif numéro 1 est de permettre aux Juifs de communiquer, la volonté de distraire arrive première ex-aequo : « la convivialité et la bonne humeur » constituent des valeurs-clé. Feujworld est avant tout un espace de loisirs et de détente, où l’on aime se retrouver entre amis.

A la différence des autres sites juifs à vocation culturelle, les Evénements Feujworld se veulent exhaustifs : toute l’actualité communautaire y est relayée. Un Chabbat plein, la journée Portes Ouvertes d’une école, le gala annuel d’une association, y figurent au même titre que le spectacle de Kev & Gad ou une exposition du MAHJ.

Générés par des pages pro2 (destinées à des entreprises, associations, synagogues...)les Evénements ou les Voyages sont définis selon le type de public auquel ils s’adressent ou le statut de la cacherout – notamment.
Les membres qui y participent, les font vivre sur le site en ajoutant leurs photos, en identifiant leurs amis ou en postant des commentaires : rien à voir avec les fonctionnalités ultra-restrictives des événements des réseaux sociaux « globaux » !

Sur Feujworld, on est « comme chez soi »

Qui ne s’est jamais posé la question de savoir si le contenu qu’il souhaite publier, peut être vu par l’ensemble de ses contacts ?
De nombreux Juifs francophones, évoluent dans un contexte professionnel extra-communautaire… Une problématique qui n’a plus de raison d’être sur Feujworld, où l’on poste ses photos de vacances presque sans y penser !

Et, parce que convivialité rime souvent avec gastronomie, grâce au partenariat établi avec le site 123 Casher il est possible de découvrir de nouveaux restaurants (casher ou végétariens) mais aussi, les « recommandations de ses amis » 😉

Enfin, l’actualité est celle du monde juif « vue » par les utilisateurs : les rédacteurs des articles du Mag, sont majoritairement des membres, le Fil d’actu étant alimenté par les contacts dont on dispose. D’où l’intérêt qu’ils soient nombreux…

Feujworld-voyages-professionnels

Feujworld-voyages-professionnels

Confort de navigation et modération bien rôdée

« Internet, c’est de l’instantané : la réactivité en tant que modérateur, doit être continue » - Grégory Harrouss insiste sur ce point.

Forte de l’expérience acquise avec l’ancien site, l’équipe Feujworld est capable de réagir immédiatement à toute problématique.
Après évaluation, une personne « mal intentionnée » sera rapidement écartée.
Là encore, les membres sont acteurs puisqu’ils peuvent signaler tout contenu inapproprié.

Tout a été pensé pour leur confort et leur sécurité.
Facilité de navigation optimale – le réseau social reprend « tous les codes auxquels les internautes sont habitués » -, confidentialité ciselée grâce aux multiples options de paramétrage ; l’inscription au réseau social est totalement gratuite.

Seule exception à la règle, la rubrique Rencontres : bien « qu’historique » pour Feujworld, elle se classe à part. « Nous répondons aux besoins de nombreux internautes qui n’auraient pas compris si cette fonctionnalité n’existait pas ! », indique Grégory Harrouss.

Pour tous ceux qui en ont assez des Rencontres du troisième type, il est donc possible de créer un profil spécial destiné uniquement à cette section : gratuit ou extrêmement abordable jusqu’à 30 ans, l’accès se fait ensuite par abonnement.

Feujworld, le seul réseau social qui relie la communauté

Toujours prête à réagir, volubile, passionnée, la communauté juive est vivante et multiple : Feujworld lui donne des outils pour s’exprimer, participer à tous les événements qui l’intéresse et choisir ses voyages ou ses restaurants, sans prise de tête. Adolescent ou senior, résident de Paris, Jérusalem ou Montréal, assidu à la synagogue ou « Juif de Kippour », chacun / chacune invite ses amis, partage, commente et « aime » de multiples contenus, se forgeant ainsi son propre réseau.

A l’image de ses membres, le « petit » Feujworld – 3 500 membres en quelques semaines seulement, la base de 80 000 membres ayant été conservée mais leur adhésion « volontaire » étant souhaitée - deviendra grand et, sans doute, brillant, car il dispose des talents croisés de ses utilisateurs et de l’équipe qui l’anime.

Feujworld, LE réseau social à rejoindre immédiatement 😉

Lydie Levine pour Alliance

1 – Avec Mickaël Seror.

2 – L’objectif de Feujworld est que chaque acteur de la communauté partage ses activités pour fédérer le plus grand nombre d’internautes et, à terme, que les grandes instances communautaires « parrainent » le réseau social.

3 – Les anciens membres doivent « choisir » de se réinscrire :  ils peuvent récupérer leur ancien compte, avec leurs anciennes photos et messages, ou faire une nouvelle inscription.

Feujworld est de retour ! Le réseau social de la communauté juive

feujworld-inscription-reseau-social

FEUJWORLD LANCE UN RÉSEAU SOCIAL POUR LA COMMUNAUTÉ JUIVE

Créé par deux amis au début des années 2000, le site Feujworld connaît un succès phénoménal avant de se mettre en sommeil.

Depuis quelques semaines, il « revient », totalement métamorphosé ! Unique, ludique et très facile à utiliser.

Facebook, Twitter, Instagram. Google +, LinkedIn, Snapchat… Des millions de contacts potentiels, d’événements – des milliards à l’échelle mondiale.
Une démultiplication des points d’accès, la profusion des sources d’information – et le sentiment d’être parfois un peu égarés ou de manquer l’essentiel…

Feujworld is back le premier réseau social de la communauté juive

Feujworld  réseau social de la communauté juive

Derrière l’aspect 2.0 du réseau social Feujworld, se cache une volonté très affirmée : celle de mettre en relation. Créer des liens, familiaux, amicaux et communautaires - une valeur intemporelle – et favoriser la transmission, si chère à notre communauté.
Par le biais du divertissement et dans un environnement multimédia accessible à tous.

Cliquez, commentez, partagez - l’équipe de Feujworld se charge du reste !
Son ambition : reconnecter les feujs, entre eux, et le monde juif à son énergie vitale.

 

Alliance - Grégory Harrous, vous êtes l’une des deux « têtes chercheuses » de Feujworld.
Comment est né le site initial en 1999 ?

Grégory Harrous : On l’a déjà oublié mais à cette époque, Facebook, Twitter, Skype ou WhatsApp n’existaient pas ! Il n’y avait bien entendu aucun site pour la communauté sur Internet.  Nous étions étudiants, nous avions juste fait un site pour s’amuser !
On proposait alors une idée révolutionnaire : chacun pouvait créer son propre compte, avec sa fiche et ses photos, qui lui servait à dialoguer avec les autres. Feujworld est devenu LE site des années 2000, avec plus de 80 000 membres et 400 000 visiteurs uniques chaque mois – la jeunesse juive essentiellement, désireuse de s’éclater !

Alliance -  Feujworld, fait donc peau neuve ! Présentez-nous ce « nouveau cru », version réseau social…

GH : Feujworld est le SEUL réseau social de la communauté.
Sur Internet, pour les juifs, il y a soit des sites d’info, soit des réseaux sociaux universels mais pas adaptés à la communauté.
Les groupes Facebook sont par exemple très limités en fonctionnalités, il en existe des centaines, on ne sait jamais où aller et on a l’impression d’être submergés de pub qui n’ont souvent aucun rapport avec l’intitulé du groupe !

Sur Feujworld c’est différent : nous permettons à tous les membres de la communauté, et D. sait s’ils aiment le faire, de s’exprimer, de communiquer, de partager… en somme d’avoir son propre réseau social !

Le principe est simple : on ajoute ses copains, sa famille, ses collègues, et on peut poster des photos, des statuts, des liens vers des articles de presse, des vidéos… avec l’avantage de se sentir « en famille » : l’aspect et l’esprit feujs sont primordiaux.

Un réseau social convivial, participatif et multigénérationnel

Alliance - Qu’est-ce qui caractérise « l’esprit » Feujworld justement ?

GH : Le divertissement, la convivialité et la bonne humeur. Nous sommes indépendants, affiliés à aucune autorité ni politique, ni religieuse, ni instance communautaire. L’idée de base c’est :
« sur Feujworld on peut tout partager ! »

Alliance - Vous adressez-vous à une ou des tranches d’âge en particulier ?

GH : Pas du tout puisqu’il s’agit d’un réseau social !Le jeune de 15 ans verra plutôt des choses qui correspondent à son âge, puisqu’elles seront postées par ses amis.
Son père, lui, accèdera à des informations, des photos ou des articles de presse un peu plus sérieux, on peut l’imaginer.  Sa mère, elle, partagera peut-être ses secrets avec d’autres mères juives sur leurs recettes de cuisine préférées !

Toute l’actualité juive, alimentée par les utilisateurs

Alliance - Le mag est donc l’une des rubriques de Feujworld. Le principe, c’est que les internautes en deviennent rédacteurs ?

GH : Oui. Avec Le mag, nous avons créé un contenant pour que les gens puissent mettre leurs contenus.  Si vous voulez rédiger une tribune, ou évoquer un sujet qui vous tient à cœur, cliquez sur Le mag, puis sur "Proposez votre article". V
ous ajoutez votre texte et des photos, puis notre équipe modère l’info et hop, l’article est en ligne !  A vous ensuite de faire un article sympa pour avoir le plus de réactions possibles (ndlr avoir des « j’aime », des partages, et des commentaires).

Alliance - Les Evénements ont une vocation exhaustive : la communauté manque-t-elle d’informations de ce type ?

GH : Cruellement. Aujourd’hui, il n’y a rien qui permette de savoir ce qui se passe en France dans la communauté.  Sur Facebook par exemple, si vous n’êtes pas invités à un événement, vous ne savez même pas qu’il existe (et bien souvent, même si vous y êtes invités, vous ne le voyez pas tellement vous recevez d’invitations !).

Par contre, sur Feujworld tout est ordonné par :

  • date de l’événement
  • public concerné (tout public, uniquement hommes, célibataires…)
  • type d’événement (concert, cours, diner, gala, sport, chabbat plein, soirée dansante…)
  • lieu où il se déroule

Vous pourrez donc tout savoir, participer aux événements et ajouter vos commentaires et vos photos !  Cerise sur le gâteau, on peut ajouter des photos à tous les événements auxquels on a participé et même identifier nos amis dessus ! Il faut juste bien penser d’abord à cliquer sur « Je Participe » !

Alliance -  Tout, tout, tout, vous saurez tout sur… Les Voyages et les restaurants : le principe d’exhaustivité s’applique aussi à ces rubriques…

GH : Exactement. Concernant les voyages cacher, aujourd’hui, en dehors de Pessah et parfois du mois d’août où il y a quelques séjours organisés, c’est un peu compliqué car on ne sait pas vraiment où les trouver…

Pour les restaurants, nous avons fait un partenariat avec le site 123Cacher.com. Chacun peut indiquer dans son profil les restaurants qu’il fréquente. En visitant le profil d’un ami, je connaitrai alors ses recommandations en matière de resto !Relier tous les acteurs de la communauté - les individus et les instances majeures

Alliance - Feujworld s’adresse également aux professionnels. Par quel biais ?

GH : C’est très simple. Une association qui prépare un gala, une synagogue qui propose un cours de Torah, ou une école qui fait une journée portes ouvertes – par exemple – crée sa page pro. Une page, c’est comme un profil, à la seule différence qu’elle n’a pas d’amis mais des adhérents. On n’ajoute pas une page en contact comme on le fait avec ses copains ou ses cousins, mais on y adhère. Cela veut dire qu’on l’aime bien, et qu’on est ok pour être informé de son actualité.

Seule une page pro peut créer des événements et des voyages.

Alliance - On retrouve un classique de Feujworld, les Rencontres. L’inscription y est facultative, mais est-elle gratuite ?

GH : Sujet sensible, mais attention, Feujworld, j’y tiens, ce n’est pas un site de rencontre !
La rencontre est vraiment à part dans le site, et elle est faite soit pour les jeunes, soit pour les célibataires endurcis !
D’ailleurs, il faut obligatoirement créer un profil spécial rencontre (différent de son profil normal) pour y avoir accès : nous avons en réalité répondu aux besoins de nombreux internautes qui n’auraient pas compris si cette rubrique n’existait pas (rires)…

Pour éviter que Feujworld ne se résume à un site de rencontre, nous avons fait le choix de rendre cette fonctionnalité payante. Cependant, nous pensons à toutes les bourses ! Pour les 15-25 ans, c’est simplement gratuit ; de 25 à 30 ans, elle est très, très accessible. Après 30 ans, on estime que les personnes travaillent et que leur recherche devient sérieuse, on leur propose donc un système d’abonnement.

Alliance - En dehors de ce que l’on vient d’explorer, pourquoi avez-vous tenu à créer un « vrai » réseau social juif ?

GH : Il ne faut pas se leurrer, on ne peut pas dire la même chose sur Facebook que sur Feujworld.Prenons le cas de quelqu’un qui travaille chez Total, une compagnie très active au Moyen-Orient et qui a beaucoup de collègues issus de ces pays : il aura du mal à poster ses photos de vacances à Eilat n’importe où… Sur Feujworld au moins il est tranquille !

Feujworld, en toute liberté

Alliance - C’est décidé, je rejoins Feujworld. Que dois-je savoir ?

GH : Déjà, c’est gratuit. Il suffit de créer son compte !
Première chose à faire, un bouton est prévu dans l’inscription pour retrouver votre liste d’amis Facebook qui est déjà sur Feujworld. Cela vous permet de les ajouter en un clic.
Deuxième chose, importez votre carnet d’adresses email, de façon à inviter vos amis en un clic également. Le plus important lorsqu’on fait son compte, c’est d’avoir un maximum de contacts ! Sinon votre fil d’actualité risque d’être bien vide, et vous passez à côté du site (rires)…

La navigation est très facile. Nous avons tenu à reprendre tous les codes auxquels les internautes sont habitués : la terminologie, le place des onglets, l’organisation des pages…

Alliance - Aujourd’hui, quelles sont les perspectives pour Feujworld ?

GH : Nous sommes au tout début de la période de lancement et avons déjà 3500 membres. Nous avons conservé notre base de 80 000 membres mais souhaitons qu’ils fassent la démarche de se réinscrire : soient ils récupèrent leur ancien compte avec leurs anciennes photos et messages - ce qui est assez amusant à regarder 10 ans plus tard - soit ils refont une inscription.

Techniquement, aucun site juif n’offrait à la fois des outils de communication, de partage et d’informations avec la puissance et la réactivité des réseaux sociaux : Feujworld l’a fait !

L’objectif, c’est que tous les Juifs francophones nous rejoignent – qu’ils soient religieux ou non, proches ou éloignés géographiquement, actifs ou qu’ils aient un peu coupé les liens avec la communauté…

 

Inscrivez-vous maintenant et venez nous rejoindre sur feujworld.com

ER.ETZ investments : Achetez à l'international grâce à un crédit souscrit en France

Elodie Emsselem ER-Etz investments

ER.ETZ INVESTMENTS : LE CRÉDIT IMMOBILIER PERSONNALISÉ ET HAUT-DE-GAMME

 

Elodie Amsellem :
Israël 058 788 4557 - France :  01 77 50 77 49

Quand le crédit s'exporte il a un nom ER-ETZ Investments

ER-ETZ INVESTMENTS Le crédit à l'international achetez où vous voulez grâce à votre bien en France

ER-ETZ INVESTMENTS Le crédit à l'international

Sa présidente, Elodie Amsellem Bar, propose un service unique : acheter en Israël ou à l’international grâce à un crédit souscrit en France.


Directrice d’agence puis Inspecteur à l’Inspection Générale chez BNP Paribas, Elodie Amsellem Bar semblait vouée à exercer les responsabilités les plus importantes au sein des grands établissements bancaires français.

« Une alya plus tard », elle crée sa propre société qui offre un type de crédit immobilier extrêmement avantageux pour les acheteurs français d’un bien en Israël.

Pour en savoir davantage sur ce service novateur et sur l’accompagnement proposé par ER.etz Investments1 - L’immobilier sur mesure en Israël, ALLIANCE a rencontré cette jeune présidente dont la cordialité, alliée à l’expertise de ses associés et à la sienne, contribue à établir une relation de confiance avec la clientèle – pour un maximum d’efficacité.

Quand la société ER.etz Investments a-t-elle vu le jour et quels sont les éléments ayant motivé sa création ?
Elodie Amsellem Bar : Lorsque je me suis installée en Israël, j’ai réalisé que la plupart des étrangers rencontraient des difficultés pour y acheter un bien immobilier car les banques israéliennes demandent un apport de 50% minimum - contre 30% pour les Israéliens.

Ayant été directrice d’agence bancaire, j’avais déjà fait du crédit à l’international : j’ai donc songé à contacter des banques françaises afin d’établir des partenariats spécifiques pour Israël et d’aider les clients à contracter des crédits en France pour acheter en Israël, via une garantie hypothécaire.

ER.etz Investments est née il y a un an et demi.
HEUREUX COMME… UN FUTUR PROPRIÉTAIRE EN ISRAËL, DÉJÀ PROPRIÉTAIRE EN FRANCE

Quelles sont les conditions à remplir pour être éligible à ce type de crédit ?
Les clients doivent être propriétaires d’un bien en France, ou avoir un contrat d’assurance-vie conséquent ou encore de l’argent en cash à la banque que l’on puisse nantir pour garantir le prêt.

Il faut aussi disposer d’un minimum de revenus - 70 000 € annuels nets – tous revenus confondus (locatifs, pensions de retraite…).

Dans le cas d’une assurance-vie, la banque prend 80% de son montant et va accorder un prêt à cette hauteur - à condition que l’endettement au niveau des salaires, corresponde : il faut que les clients soient à même de rembourser leurs crédits.

Comment Farnault Investissement, une société de courtage et de conseil en financement international et patrimonial, intervient-elle auprès d’ER.etz Investments ?
J’avais été en contact avec ce cabinet réputé pour son professionnalisme, en tant que directrice d’agence BNP-Paribas.

Me trouvant désormais en Israël, je ne pouvais tout gérer : j’ai donc décidé d’établir un partenariat2 avec Farnault Investissement.

Expert du crédit immobilier au sein du cabinet (crédit à l’international, crédits France-France, rachat de crédits), Gilles Palermo3 effectue les simulations de prêts pour ER.etz Investments et reçoit nos clients s’ils le souhaitent. Il intervient pour les demandes à destination d’Israël mais aussi des Etats-Unis (Miami en particulier), du Canada ou d’autres pays.

Le fondateur de Farnault, Ludovic Farnault, s’occupe quant à lui de la gestion d’actifs et des conseils sur la fiscalité en France : si l’un de nos clients s’interroge sur la façon de gérer son argent, il peut le prendre en charge et le conseiller - pour payer moins d’impôts notamment.

Etes-vous les seuls à proposer du crédit en France, pour Israël ?
Actuellement, oui. Nous faisons spécifiquement du crédit international et sommes vraiment les seuls sur Israël !

En toute honnêteté, ce fut extrêmement difficile au départ car les banques françaises avaient une très mauvaise image d’Israël, en raison du traitement de l’information par les médias français mais aussi du secret bancaire, qui permettait à des escrocs français de cacher en Israël l’argent subtilisé en France...

Nous avons néanmoins réussi car nous connaissons des personnes haut-placées dans certaines banques. La signature par les banques israéliennes du partenariat avec l’OCDE fin 2015, rassure également les établissements bancaires hexagonaux – le secret bancaire n’existant plus.

10% D’APPORT AU LIEU DE 50
Pourquoi est-il plus intéressant d’obtenir un crédit immobilier en France qu’en Israël ?
La première raison, est l’apport : quand une banque exige 50% sur un bien qui coûte 300 000 €, en général les gens n’ont pas 150 000 € disponibles. En passant par ER.etz Investments, la banque demandera au maximum 10%.

Vient ensuite la question des taux : en Israël, les banques ne proposent que du taux variable.
Avec nous, il s’agira uniquement de taux fixe. En France, ce taux est à 1,5-2%.

Dans le cadre du crédit international, le taux est un peu plus élevé car les banques le font passer en crédit consommation avec un sous-jacent immobilier hypothécaire : il sera aux alentours de 3%.

Dans quel contexte fait-on appel à ER.etz Investments ?
Il y a deux cas de figure : des clients ayant déjà signé un contrat en Israël, nous contactent pour avoir un crédit lorsqu’ils entendent parler de nous ; d’autres, qui ignoraient l’existence d’un tel système, nous appellent pour obtenir des simulations, connaître leurs capacités d’emprunt et être épaulés dans leurs recherches de biens.

Nous travaillons avec des agents et des promoteurs immobiliers : si les clients le souhaitent, nous pouvons mener ce type de missions. Cela concerne les villes de bord de mer : Rishon LeZion, Netanya, Tel Aviv, Ra’anana, Hadera, Bat-Yam…

 

Vos obligations et vos droits à titre d'acquisition en Israël en tant que résident en France

Vos obligations et vos droits à titre d'acquisition en Israël en tant que résident en France

Quelques mots sur le rôle de votre mari, Raphaël Bar, au sein d’ER.etz Investments ?
Israélien, mon mari est avocat immobilier et a son propre cabinet depuis sept ans. Si les clients le souhaitent, il peut prendre en charge la partie juridique de la transaction - mais ce n’est pas une obligation ! Je rappelle qu’ici, les avocats remplissent aussi la fonction de notaires.

 

L’avocat de l’acheteur doit vérifier qu’il n’y ait pas de faille dans le contrat, qu’il s’agisse d’un achat en seconde main ou sur plan. S’il en détecte, il contacte l’avocat du vendeur ou du promoteur immobilier. Il peut par exemple négocier que, dans l’hypothèse où le logement ne serait pas achevé dans les temps, tel montant soit remboursé à l’acheteur ou, sur les plans, que l’une des pièces soit dotée d’une porte supplémentaire sans nouveaux frais pour l’acheteur. Son rôle est capital.

Le crédit que vous proposez étant lié à une hypothèque sur un bien en France, que se passe-t-il pour les personnes effectuant leur alya et souhaitant acheter en Israël ?

Nous recommandons à ces clients de ne pas vendre leur bien en France mais de mettre en location : cela nous permet de prendre l’hypothèque sur le bien français, les clients disposent d’un revenu en plus – le loyer – et augmentent leur patrimoine immobilier. Ce conseil s’applique d’autant plus que la vente en France n’est pas au beau fixe en ce moment, les prix ayant énormément baissé.

DES TGV EN ISRAËL = TRANSACTIONS À GRANDE VITESSE

Quelles sont les différences majeures lorsqu’on achète un bien en Israël ?
En France, il existe un délai de rétractation de 10 jours après la signature d’un compromis ou d’une promesse de vente, un autre délai pour obtenir une offre de prêt (de 30 jours minimum jusqu’à 45 jours) …

Ce n’est pas le cas en Israël : on signe, l’avocat lit le contrat et, une semaine après s’il n’y a aucun souci, on peut avoir un rendez-vous pour la signature définitive et la remise des clés – s’il s’agit de seconde main.

Dans le cadre d’un achat sur plan, on dispose d’une semaine pour réaliser le premier dépôt après la signature du contrat de réservation (entre 7 et 10%). Il y a ensuite un échéancier : le pourcentage à verser au fil de la progression de la construction, est déterminé par le Kablan [promoteur, ndlr]. Il est possible de négocier, via son avocat, de payer davantage au début ou à la fin : comme le crédit est débloqué en une seule fois, nous conseillons de régler la totalité immédiatement. Il existe en effet une taxe sur la construction de 0,8% par an sur le coût restant dû, à la charge de l’acheteur.

Ici, lorsqu’un client trouve un bien qui lui plaît, il doit vite réagir : de nombreux Français ont été déçus car, lorsqu’ils se sont décidés au bout d’une semaine de réflexion, « leur bien » avait déjà été vendu à quelqu’un d’autre…

Concrètement, lorsqu’un client vous contacte, comment cela se déroule-t-il ?
Je lui fournis un maximum d’informations au téléphone, avant de lui envoyer une fiche de renseignements à remplir : nom, prénom, date de naissance (pour le calcul de l’assurance décès-invalidité), revenus, crédits restant à sa charge, estimation de son bien immobilier (crédit restant sur ce bien), épargne, souhaits de crédit en Israël…

Cette fiche doit être complète et exacte car les simulations que l’on va réaliser, en dépendent. Toutes les informations transmises sont strictement confidentielles.

A partir du moment où il me renvoie sa fiche, 48h suffisent pour établir des simulations de prêts avec le taux, les mensualités, la durée…

Si le client se montre réactif, les fonds peuvent être débloqués en un mois ! La banque met en général une à deux semaines pour donner son accord, qu’elle demande une estimation du bien via une agence immobilière quelconque ou qu’elle mandate un expert – à sa charge – au domicile du client.

Ultime précision : ER.etz Investments n’encaisse ses honoraires qu’à la toute fin du processus et ne demande rien si l’opération n’aboutit pas.

Pour conclure, comment peut-on définir le rôle d’ER.etz Investments auprès de ses clients ?Nous sommes des conseillers, indiquant à notre clientèle tous les détails qu’elle ignore et lui donnant des astuces pour ne pas perdre de l’argent « bêtement » - en ce qui concerne les taxes notamment.

Notre ambition est d’être totalement à son écoute, de la chouchouter. Nous voulons lui octroyer son crédit le plus rapidement possible et lui apporter un service d’excellence.

1 – ER.etz Investments : + 33 177507749 ou + 972 058 788 4557

Adresse mail : elodie.amsellem@eretz-investments.com

Adresse du bureau parisien : 48 avenue de Villiers, 75017 Paris.

2 – Elodie Amsellem Bar est elle-même associée au sein de Farnault Financement, la structure dédiée au financement international.

3 – Gilles Palermo dispose d’une expérience de plus de vingt ans à la Caisse d’Epargne ou chez JP Morgan.

israel and yoo: un site humaniste qui explore les talents des israéliens

Nicole-Riahi fondatrice d'israelandyoo


ISRAËL AND YOO, UN SITE HUMANISTE QUI EXPLORE LES TALENTS ET LA DIVERSITÉ DES ISRAÉLIENS.

 

Sans vraiment le méconnaître; il y a un Israël que l’on croit connaître. Tête à tête avec un pays aux facettes multiples.

Sans vraiment le méconnaître; il y a un Israël que l’on croit connaître. Tête à tête avec un pays aux facettes multiples.

 

 

Rencontre avec Nicole Riahi, sa fondatrice, qui souhaite donner des habitants d’Israël une image fidèle à leurs réalités.

En France, depuis plus d’une dizaine d’années, des voix s’élèvent contre le manquement récurrent à l’obligation « d’exactitude, d’équilibre et d’objectivité » dans la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien. Les approximations ou retranscriptions parcellaires demeurent néanmoins fréquentes, Alliance s’en faisant régulièrement l’écho.

Dans ce contexte malheureusement délétère pour l’image d’Israël au sein des opinions publiques – dans l’Hexagone, en Europe mais aussi, de plus en plus, aux Etats-Unis, notamment dans les universités - un nouveau site, ISRAËL AND YOO1, apporte un souffle d’air frais en proposant un regard singulier sur la population israélienne, qui a la possibilité de s’y exprimer et d’y être « représentée » de façon directe.

Une initiative originale que l’on doit à Nicole Riahi, une femme déterminée, combative, passionnément engagée en faveur d’autrui.

Véritable « pont » entre les nationalités et les cultures, ISRAËL AND YOO offre un cocktail de vitalité, d’inventivité et d’espoir.

ISRAËL AND YOO – Israël Tel Quel, se consacre à Israël via des sujets vidéo : quel est son positionnement ?

Nicole Riahi : L’originalité d’ISRAËL AND YOO est d’être entièrement dédié aux citoyens israéliens, alors qu’il existe de nombreux sites consacrés à Israël en tant que pays ou Etat. ISRAËL AND YOO ne parle pas du pays ni de la politique, il parle des gens – tout simplement.

« POURQUOI LES GENS N’AIMENT-ILS PAS LES ISRAÉLIENS ? »

Comment l’idée du site vous est-elle venue ?

Pendant plus de 25 ans, j’ai été bénévole et Présidente, pour la France, de l’association AKIM2 qui s’occupe des handicapés mentaux ; j’ai notamment collecté des fonds. Comme la tâche devenait très difficile en France, j’ai fait en sorte qu’AKIM intègre le groupe d’associations bénéficiaires du Keren Hayessod, qui la finance en totalité aujourd’hui.

J’ai par ailleurs une famille qui habite en Israël, notamment un petit-fils qui vient d’achever de brillantes études au Technion. Un jour, il m’a dit ne pas comprendre« pourquoi les gens n’aiment pas les Israéliens » … Cela m’a touchée : il faut agir et la tâche est immense !

Forte de cette conviction, quand vous êtes-vous lancée dans l’aventure ?

A partir de fin 2014, avec quelques amis bénévoles – Lionel Szapiro, auteur des textes de présentation des rubriques, Serge Tiar qui a conçu le logo et le bandeau, Jean-Jacques Vervialle qui a réalisé les montages vidéo, son fils Maxime qui a créé le site Internet, Sarah Novak qui a pris les photos et m’a accompagnée pour tourner -, nous avons décidé d’offrir une autre image des Israéliens ou plutôt, de leur donner un visage, une voix et une réalité.

J’avais également un correspondant en Israël, Yoel Guilat, un ami de longue date qui a été Ministre plénipotentiaire3 de l’ambassade d’Israël en France : il m’a mise en contact avec la plupart des personnes que j’ai interviewées et a fait un travail fantastique en organisant les rendez-vous, en me donnant des éléments sur leur parcours…

Nous avons traversé Israël d’est en ouest, du nord au sud, et réalisé les 76 vidéos visibles sur le site.

LE SITE DES FEMMES ET DES HOMMES ISRAÉLIENS

Qu’est-ce qui vous a guidée dans le choix des différents intervenants ?

J’ai voulu donner la parole à tout un chacun, surtout ne pas me limiter à des « élites ». Voilà pourquoi un homme de ménage, Diego, témoigne : il est colombien, chrétien et travaille chez des personnes chez qui j’ai séjourné. Il vit en Israël depuis 20 ans, est marié à une Israélienne avec laquelle il a eu un fils. Au départ il ne voulait pas être filmé car il ne se considérait pas comme « suffisamment important » : selon moi au contraire, tous les habitants d’Israël, le sont.

J’ai donc rencontré des personnes « ordinaires » – mais Diego ne l’est pas ! – et d’autres comme Meir Zadok, le directeur de l’Académie des Sciences de Jérusalem qui a offert quatre Prix Nobel à Israël !

Je leur pose une unique question : « Qu’est-ce que cela signifie pour vous d’être Israélien ? ».

Le concept du site, est de proposer des sujets vidéo exclusivement : pourquoi ?

Bien que je ne sois pas née avec un ordinateur dans les mains – ce n’est pas ma génération -, je comprends l’impact d’Internet et de l’image. J’ai choisi de passer par des supports vidéo car c’est qui est le plus simple à faire, pour moi.

Envisagez-vous d’ajouter des articles écrits aux vidéos ?

Oui, bien sûr. Pour l’instant le site est un peu statique – les bénévoles ont leurs propres activités, une vie personnelle… ils font déjà beaucoup. Notre page Facebook est d’ailleurs alimentée presque quotidiennement.

Je rentre des Etats-Unis où j’ai fait une sorte de speaking tour – à Miami et à New York. En 2003, j’y ai suivi un module universitaire, Philanthropy and Fund Raising : l’un de mes professeurs, m’a suggéré de transformer ces vidéos en documentaire éducatif. Pourquoi pas ?

Comment ISRAËL AND YOO est-il financé ?

Jusqu’à présent, j’en ai assuré seule le fonctionnement financier. Mais mon objectif est que celui-ci prenne de l’ampleur : je souhaite donc trouver des personnes susceptibles de s’investir avec moi sur ce plan-là.

DES CONTENUS ORIGINAUX

Les rubriques sont extrêmement variées : citons notamment la culture, l’innovation, le patrimoine…

Ce sont bien sûr des pôles essentiels de la vie israélienne. Israël est the start-up nation ! J’ai eu la chance de rencontrer des entrepreneurs Arabes israéliens, lors d’un séminaire des start-ups de Nazareth à Paris : cela montre qu’ils prennent pleinement part à l’innovation. Tous soulignent que, dans ce contexte, les relations entre Juifs et Arabes ne posent aucun problème.

Quant au patrimoine, j’ai pu interviewer, à Mikvé Israël [la première école d’agriculture juive, fondée en 1870, qui a vu se rencontrer en 1898 Theodor Herzl et l’Empereur Guillaume II, ndlr], le responsable de l’Institut du patrimoine israélien, Omri Shalmon : c’est vraiment un Israélien « avec les racines dans sa terre ».

Autre personne exceptionnelle, Tamar Tuchler, qui travaille à la préservation du patrimoine et conduit notamment un projet bilatéral avec l’Union Européenne permettant une meilleure compréhension des Israéliens de la part des étudiants européens.

D’autres rubriques, étonnent : la diversité, la solidarité, la diplomatie… Pourquoi de tels focus sur ces thématiques ?

Pour Melting Potes, j’ai été subjuguée par la Bédouine que j’ai interviewée à Rahat, Elham Al Kamlat : elle m’a reçue en s’exprimant dans un excellent français et l’une de ses filles, étudie pour devenir ambassadrice d’Israël ! Elle a reformulé ma question : « Demandez-moi plutôt ce que j’aurais fait ou été si je n’avais pas été Israélienne ? ». Pour elle, être Israélienne constitue un privilège.

La solidarité est aussi une thématique incontournable car tout le monde fait « quelque chose » en Israël : je pense à l’ancien ambassadeur d’Israël en Italie, Daniel Gal qui, depuis sa retraite, est sur le terrain tous les jours - accompagnant des groupes pour assister à des pièces de théâtre, se rendant dans des maisons de retraite, etc.

Pour la diplomatie, je me suis intéressée à des personnes travaillant dans les sciences appliquées à l’agriculture. Par exemple, alors que la Chine ne voulait pas entretenir de relations diplomatiques avec Israël, c’est par le biais d’un spécialiste israélien de l’agriculture que des diplomates ont pu, au bout de trois ans, se rendre dans le pays et qu’une ambassade a fini par être ouverte…

ISRAËL AND YOO, UN SITE DESTINÉ AUX JUIFS ET NON-JUIFS

A qui s’adresse votre site ?

Dans l’absolu, aux non-Juifs, qui pourront y découvrir un maximum de choses !

Montrer ces témoignages dans les pays arabes, est extrêmement intéressant : j’ai beaucoup de contacts tunisiens sur Facebook et j’envoie certaines vidéos à l’un d’entre eux notamment – un grand orthopédiste ; il souhaite d’ailleurs venir en Israël…

Mais ISRAËL AND YOO s’adresse aussi aux Juifs français ou européens : bien que la plupart d’entre eux se rendent fréquemment en Israël, ils y vont « en touristes » et ne rencontrent pas véritablement les citoyens israéliens. ISRAËL AND YOO leur en donne l’opportunité.

Quelques mots sur sa fondatrice…

Je suis née en Tunisie, ai vécu aux Etats-Unis et en France. Mon parcours professionnel ressemble à un catalogue : j’ai notamment dirigé le bureau de Paris de Samuel Pisar pendant une dizaine d’années. J’ai eu une agence immobilière à Paris - que j’ai vendue – ce fut ma dernière activité professionnelle.

ISRAËL AND YOO, UNE AVENTURE QUI NE FAIT QUE COMMENCER

Quels sont vos projets immédiats ?

Le 16 avril, j’organise un Chabbat-brunch dans une très belle maison à Yaffo : tous les participants aux vidéos sont invités car je veux partager avec eux ce qui s’est passé depuis un an. Plus de 70 personnes seront présentes !

Pour ceux qui habitent à Beer-Sheva ou plus bas, et même ceux de Jérusalem, j’organiserai en septembre – avant les fêtes – le même événement avec le maire de Beer-Sheva et le maire de Omer : les femmes Bédouines, sont notamment conviées.

Et à plus longue échéance ?

Ce qui m’importe, c’est la relève : j’espère vraiment qu’ISRAËL AND YOO deviendra pérenne. Pour cela, je suis prête à nouer des partenariats – à condition que cela augmente la visibilité du site. Et les gens peuvent me contacter : ma porte est grande ouverte à toutes les bonnes volontés ayant envie de participer à cette aventure !

Ce projet me permet de rencontrer des êtres formidables, je suis très bien entourée et je constate chaque jour que de nombreuses personnes y adhèrent : comment ne pas en être heureuse ?

2 - AKIM est la plus grande association nationale israélienne proposant des programmes et services destinés aux enfants et adultes handicapés mentaux. Fondée en 1951 par un groupe de parents, elle regroupe des centaines de professionnels et de volontaires à travers 55 antennes dans tout le pays. Les activités et initiatives d’AKIM, sont financées en grande partie par des donations.

3 – Le Ministre plénipotentiaire occupe le 2ème poste le plus important après celui d’Ambassadeur.

60 ème édition d'Icube à Paris le salon de tous les possibles

Salon de l'immobilier Emmanuel Turk gérant d'Icube

60ème EDITION DU SALON ICUBE A PARIS : INVESTIR EN ISRAËL, C’EST CROIRE EN SON PROPRE AVENIR !

Depuis sa création en 1990, la société ICUBE s’est imposée comme le leader du conseil en investissements immobiliers en Israël, par le biais des salons qu’elle organise régulièrement dans la capitale mais aussi dans les principales villes de province.

Icube bannière sur Alliance

Icube bannière sur Alliance

Une plateforme d’information qui rapproche les acheteurs français - souvent désorientés par les baux israéliens et les modalités fiscales, dans une société en constant renouvellement - et les professionnels israéliens du secteur, ainsi que les banques ou organismes de crédit, plus conscients des attentes des Juifs français grâce à leur participation aux salons.

Pour en savoir davantage sur l’homme qui préside aux destinées d’ICUBE et découvrir avec lui cette 60ème édition exceptionnelle - qui se déroulera le 13 décembre à Paris, ALLIANCE a rencontré Emmanuel Turk, un PDG discret soucieux d’efficacité, sensible aux (r)évolutions technologiques, guidé par trois valeurs fortes : le professionnalisme, l’écoute et le sionisme.

Un sionisme qu’il porte « chevillé au corps » - et au coeur.

ALLIANCE : Emmanuel, vous êtes le fils de la fondatrice d’ICUBE, Danièle Turk. Peut-on en savoir davantage sur votre itinéraire personnel et professionnel ?

Emmanuel Turk : Je suis né à Paris et ma famille est montée en Israël en 1982. J’ai fait l’armée ainsi que mes réserves, ai suivi des études de psychologie en Allemagne avant de travailler dans des sociétés immobilières israéliennes comme Africa Israël - entre autres : selon moi on ne peut conseiller les acheteurs sans avoir, au préalable, vendu soi-même des biens.

ALLIANCE : Vous considérez-vous comme 100% Israélien ?

Emmanuel Turk : Absolument ! Avec une mentalité francophone. Mon épouse est venue de France pour me rejoindre il y a 17 ans - elle travaillait à Publicis : mon français s’est amélioré grâce à elle ! Mais mon environnement est totalement israélien, mes clients sont des Israéliens et je mène ma vie en hébreu.

PROCHAINEMENT SUR LE SITE WEB ICUBE : L’INVESTISSEMENT IMMOBILIER ISRAELIEN EN TEMPS REEL.

Quand avez-vous pris les rênes d’ICUBE et pourquoi avoir opté pour une grande discrétion sur votre rôle ?

Emmanuel Turk : J’ai pris le relais il a y quelques bonnes années déjà ! J’adore le monde de l’immobilier et ICUBE est une passion : je suis « né dedans ».

Pour le reste, je suis un homme de l’ombre : il n’y a pas besoin de montrer que « voilà, c’est moi »… J’agis, c’est tout. Je n’ai pas opté pour la discrétion, elle me correspond.

Quelles impulsions souhaitez-vous donner à la société et aux salons ICUBE ?

Emmanuel Turk : Le renouveau de la société, passe par le web. Un nouveau site sera bientôt lancé, véritable portail de l’immobilier israélien « en temps réel ».

Quant aux salons, ils remplissent parfaitement leur fonction dans leur format actuel : je vais donc poursuivre dans cette voie. Lorsque de nombreux promoteurs parmi les plus prestigieux, parcourent 4000 km pour venir présenter leur documentation à la communauté juive de France, ce n’est pas négligeable ! Cela représente des coûts considérables pour eux et, même s’il y a une perspective de gains au final - ce qui est bien normal, leur démarche est sous-tendue de sionisme.

LE 60ème SALON ICUBE A PARIS : DES PROJETS IMMOBILIERS ACCESSIBLES A TOUS, DES SERVICES INEDITS

En 15 ans, ICUBE a organisé entre 130 et 140 salons à Paris et en province.

Que peut attendre le visiteur de cette 60ème édition parisienne ?

Emmanuel Turk : Au-delà de la plateforme de conseil habituelle, un service juridique gratuit, valable plusieurs jours, sera proposé à toute personne s’y rendant. Un fiscaliste sera aussi présent sur le site et il sera possible de le contacter à l’issue du salon. Nous mettons enfin à la disposition des visiteurs un service de comptabilité, pour ceux qui souhaitent créer leur entreprise en Israël.

Tous ces professionnels sont bien sûr agrémentés en Israël et en France - ils sont d’ailleurs assez connus et sont impartiaux car ils ne sont liés à aucun des promoteurs ou agents immobiliers.

Faut-il obligatoirement être « fortuné » pour investir dans l’immobilier en Israël ?

Emmanuel Turk : Le marché immobilier israélien, est accessible à tous. Pour cela nous apportons à la fois des systèmes financiers et des appartements en location ; il y aura notamment un projet de dix immeubles neufs, destinés uniquement à la location.

Pour la vente, les offres iront du plus bas prix, au plus haut.

L’acte d’achat implique-t-il toujours un projet d’alya ?

Emmanuel Turk : La réponse est oui dans 70% des cas. Le chanteur Ehud Banai - que j’aime beaucoup, a écrit une chanson qui s’appelle Ir Miklat… De nombreuses personnes achètent un appartement en Israël pour faire leur alya mais il est vrai que, pour d’autres, il s’agit avant tout de disposer d’un abri, d’un refuge - au cas où.

Quels sont vos partenaires ?

Emmanuel Turk : ICUBE travaille de façon étroite avec l’Agence Juive et l’Organisation Sioniste Mondiale ; son Président, M. Avraham Duvdevani, sera l’invité d’honneur de cette 60ème édition. Radio J est également un fidèle partenaire et l’association Alef Ledoroth, représentée par son directeur, Rav Yakov Sitruk [fils de l’ancien Grand Rabbin de France, Rav Yossef Haïm Sitruk, ndlr], sera présente à nos côtés.

De façon générale, nous travaillons avec tous les organismes communautaires.

Quel sera le nombre d’exposants ?

Emmanuel Turk : Il y aura une quarantaine d’exposants. Je viens avec « tout le pays », d’Eilat à Nahariya ! L’important pour moi est de faire découvrir à la communauté juive de France de nouveaux produits et que la gamme de projets soit extrêmement variée : certains commencent à 900 000 shekels…

En dehors des promoteurs et agents immobiliers, la présence de banques et de sociétés de crédits est capitale : j’imagine que vous êtes très vigilant quant à la rigueur de l’ensemble de ces organismes ?

Emmanuel Turk : Bien entendu. Nous rencontrons chaque exposant et toute société est systématiquement vérifiée, en premier lieu sa solvabilité, par le biais des banques israéliennes, des registres du commerce… La banque Mizrahi, nous accompagne notamment. Le rôle d’un broker2 est de trouver le meilleur crédit pour vous : le moins cher ne sera pas nécessairement le meilleur, au moment X. Les brokers peuvent même donner un accord de principe lors du salon.

ISRAËL CONSTITUE UN ABRI POUR LES JUIFS DU MONDE ENTIER

Le marché de l’immobilier israélien est en plein essor depuis près de 15 ans. Constitue-t-il toujours un « placement sûr » ?

Emmanuel Turk : Israël est un pays économiquement fort. Les banques prêtent de l’argent très facilement - à l’inverse de la France. Elles prêtent aux jeunes, aux sociétés, pour le high-tech : elles boostent l’économie. A ce titre, le marché de l’immobilier est très intéressant. D’autant que notre pays est tout petit ! Il y a peu de constructions, les gens veulent majoritairement habiter dans le centre… Même si certains acteurs étatiques prennent des mesures pour réduire les prix de l’immobilier, la probabilité d’une baisse est quasi nulle.

Quant à la rentabilité, elle est plus que conséquente : les personnes ayant investi il y a dix ans, ont vu leur apport initial tripler !

Quelles sont les villes ou régions les plus attractives ?

Emmanuel Turk : Les Français aiment beaucoup Tel Aviv… Mais des villes comme Herzliya, Ramat HaSharon, et même des endroits magnifiques dans le Sud ou le Nord, sont plus porteurs en termes d’investissement : l’Etat a lancé un grand programme de développement des infrastructures ferroviaires3 et il vaut mieux investir plus loin, dans des logements plus spacieux… En réalité, l’ensemble d’Israël est attractif !

Comme on le soulignait précédemment, l’acte d’achat en Israël comporte, au-delà de l’aspect financier, un fort caractère émotionnel. Cela peut-il entraîner des déceptions ?

Emmanuel Turk : Je vais répondre par une métaphore. Lorsque l’on rencontre quelqu’un, il y a une période de « lune de miel ». Quand l’étincelle disparaît un peu, une autre forme d’amour prend le relais ; et cet attachement-là est sans doute encore plus fort…Il est important pour chaque Juif, d’acheter un bout de terre en Israël.

Le contexte des tragiques attaques du 13 novembre vous a conduit à retarder la date de cette 60ème édition. Quelles mesures particulières avez-vous prises en termes de sécurité ?

Emmanuel Turk : J’ai en effet préféré reporter le salon - par solidarité avec la communauté juive de France et la communauté française en général, traumatisées par ces attaques terroristes…

Avant ces terribles événements, j’avais par ailleurs décidé d’organiser de nouveau le salon au Cap 15 [en bordure de Seine et à 300 mètres de la Tour Eiffel, ndlr]. Or cet espace est mieux adapté aux dispositifs de sécurité : ce ne sont pas les deux personnes présentes à l’accueil, qui nous - et vous - protègeront… La sécurité sera extrêmement renforcée et presque similaire à celle de l’ambassade d’Israël.

Je suis tout-à-fait conscient de mes responsabilités.

ICUBE EST UNE FAMILLE QUI REUNIT EXPOSANTS ET VISITEURS

ALLIANCE : Par contraste, ce sont bien la chaleur et la convivialité qui caractérisent les salons ICUBE. J’imagine que vous tenez d’autant plus à cet espace d’échanges et de proximité entre Français et Israéliens, en ces temps tourmentés…

Emmanuel Turk : S’occuper d’un salon, ce n’est pas seulement vendre des stands ! Il faut réunir des professionnels dans un même lieu, au service d’un objectif commun ; cela nécessite de s’intéresser véritablement à eux et à ce qu’ils proposent. Il faut aimer les visiteurs et les exposants, se soucier de leur bien-être sur le site, favoriser le dialogue et les rencontres…

ICUBE est une famille. Il est d’ailleurs émouvant de voir, après la première génération des parents, leurs enfants revenir au salon, accompagnés de leurs propres enfants !

Alliance : Pour conclure, diriez-vous qu’investir dans l’immobilier en Israël, c’est avant tout témoigner de sa confiance en l’avenir ?

Emmanuel Turk : De sa confiance en son propre avenir. Contrairement à la France qui est confrontée à de graves problèmes économiques, Israël aide financièrement les gens : il suffit d’un apport minimum pour trouver un appartement. Et il n’y a pas que Tel Aviv… Israël veut augmenter sa population : au lieu de « freiner » comme en Europe, Israël donne.

Israël est le bouclier du peuple juif.

Le 13 décembre, l’Espace Congrès Cap 15 sera « the place to be » pour tous les enfants français d’Israël. Un lieu d’échanges, où la bienveillance et les meilleures compétences en matière d’investissement immobilier, se rencontreront.

Un lieu d’espoir et de convictions.

Lydie Levine - pour ALLIANCE

1 - 60ème édition exceptionnelle - ICUBE, Salon israélien de l’immobilier et de l’investissement :

Le dimanche 13 décembre à partir de 11h, à l’Espace Congrès Cap 15

3 quai de Grenelle, 75015 Paris

Métro Bir-Hakeim - ligne 6

RER C - station Tour Eiffel

Parking à proximité

2 - Broker : société de courtage ou courtier, servant d’intermédiaire pour une opération le plus souvent financière, entre deux parties.

3 - Des routes sont constamment en construction en Israël, ainsi que plusieurs ports internationaux (actuellement) ; sans parler d’un investissement de 20 milliards de shekels envisagé par le gouvernement, afin de faire de la ville de Beer-Sheva un haut lieu de la cyber-innovation mondiale.

Un David israèlien triomphe des Goliath de l'antisionisme

contre l'antisionisme la persévérance

ALLIANCE s’associe à la douleur des familles ayant perdu des proches dans les sanglantes attaques terroristes du 13 novembre 15

Combattre l'antisionisme sur les réseaux sociaux. Il a réussi à fermer plus de 100 pages et vous ?

Combattre l'antisionisme sur les réseaux sociaux. Il a réussi à fermer plus de 100 pages et vous ?

attaques djihadistes du 13 novembre, à RESEAUX SOCIAUX : UN « DAVID » ISRAELIEN TRIOMPHE DES GOLIATH DE L’ANTISIONISME !

Les Juifs, une race mentale proche du cafard - La pourriture du monde c’est les Juifs : deux insultes relevées au hasard sur YouTube.
Au-delà de cette haine « ordinaire », des formules se réclamant de l’analyse fleurissent chaque jour davantage sur la toile :
Israël pays d’apartheid - Sionistes assassins, voleurs de terre

Or les réseaux sociaux constituent la principale voie de recrutement djihadiste, notamment de l’EI : happés via un vecteur émotionnel, coupés de leur milieu familial puis endoctrinés et embrigadés, les jeunes se transforment en armes vivantes.

Israël fait face à ce phénomène de façon quasi quotidienne, avec des pics de violence incontrôlable… La France vient de l’éprouver de nouveau au plus profond de sa chair, attaquée en plusieurs lieux de l’agglomération parisienne, meurtrie comme rarement dans son histoire.

Comment lutter contre les terroristes du social media ?

En dépit de l’arsenal législatif déployé par les états [en France, les lois antiterroristes de 2012 et 2014 et la loi sur le renseignement de 2015 ndlr] et du démantèlement de cellules djihadistes par des unités comme Eurojust2, sommes-nous condamnés à subir cette folie meurtrière ? A une autre échelle - mais tout est lié, devons-nous nous résigner à voir les appels au boycott des produits israéliens, se multiplier ?

Existe-t-il des moyens, accessibles à tous, de désamorcer cette violence avant qu’elle ne devienne sanguinaire ?

Un citoyen israélien anonyme, a choisi de s’engager. Avec une détermination sans failles et deux objectifs : la lutte contre la désinformation, l’antisionisme et l’antisémitisme ; le combat pour la liberté du peuple juif et de l’humanité.

ALLIANCE : Pourriez-vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

David1 : Je suis quelqu’un d’ordinaire, avec une famille, aimant la démocratie et respectant la loi. Je travaille depuis dix-huit ans dans le web (communication B2B, B2C, C2C). Né en Israël, j’ai vécu en France avant de revenir m’installer ici. La lutte contre la désinformation visant mon pays, me tient particulièrement à cœur…

ALLIANCE : Quel est le déclic qui vous a poussé à fermer des pages Facebook pro-palestiniennes - provocatrices ou ouvertement antisémites, et des pages européennes appelant au boycott des produits israéliens [à ce jour, plus de cent ndlr] ?

David : Je me suis lancé dans cette entreprise le 1er août 2015, en raison de la période difficile que traverse Israël avec cette Intifada des couteaux et les attaques à la voiture-bélier…

La déclaration publique d’Abou Mazen dans les médias israéliens, selon laquelle nous tuerions volontairement de jeunes Palestiniens innocents - déclaration accompagnée de la présentation d’une photo d’enfant assassiné, a aussi constitué un déclic : il s’agissait en réalité d’un jeune terroriste qui avait commis un attentat et il était toujours vivant, soigné dans un hôpital israélien !

J’ai rapproché cette falsification de la vérité, de celles que l’on trouve sur les sites du BDS notamment : je comprends tout-à-fait qu’une personne « normale », qui ne connaît ni Israël ni les Palestiniens, soit extrêmement choquée… Cette manipulation de l’information, a des conséquences dramatiques y compris en Europe, avec les attentats qui ont visé la communauté juive.

ALLIANCE : Concrètement, comment procédez-vous ?

David : J’utilise les outils proposés par Facebook - qui ne peut suivre chaque jour toutes les pages qui s’ouvrent, les forums, les commentaires… Le réseau social a donc initié un système de signalement participatif, qui fonctionne parfaitement. Il faut juste persévérer, lorsqu’on signale pour la première fois un contenu inapproprié : on reçoit alors un message automatique indiquant que Facebook n’a détecté aucun contenu illicite. Il suffit de réitérer le signalement - et les contenus sont vérifiés, puis supprimés.

ALLIANCE : Y consacrez-vous beaucoup de temps ?

David : J’y passe de cinq à six heures par jour après mon travail, quatre fois par semaine. La tâche est immense : ces pages « d’information » ne correspondent pas à des initiatives individuelles, elles sont financées.

ALLIANCE : Quelles observations avez-vous effectuées en parcourant ces pages discriminatoires ?

David : Un certain nombre de gens font des like ou des forward simplement parce qu’ils ont visionné la vidéo d’un enfant palestinien blessé ; ils ignorent tout du BDS et des Palestiniens. Mais la majorité des personnes qui likent, se cachent derrière de faux comptes. Là aussi, on peut agir : il suffit de signaler que ces comptes ne sont pas réels. Facebook va alors identifier les mots-clés, le nombre d’abonnés, les articles qui y figurent et demander des informations précises à leurs titulaires (une preuve d’identité notamment).

ALLIANCE : Que pensez-vous des procédures de signalement instaurées par la France via le site Pharos3 ?

David : Honnêtement, je ne connaissais pas ce dispositif mais, s’il est fonctionnel, alors bien sûr c’est une excellente initiative !

ALLIANCE : En France, la Cour de cassation4 a confirmé par deux arrêts du 20 octobre 2015, que l’appel au boycott constitue une provocation à la discrimination raciale. Les sanctions encourues sont un an d’emprisonnement et/ou 45 000€ d’amende.

Cela vous paraît-il satisfaisant ?

David : C’est très positif, même si l’Europe ou les Etats-Unis ont tardé à prendre la juste mesure de ce phénomène…

D’autre part, il existe aujourd’hui un déséquilibre économique dans les échanges entre l’Europe et le Koweït, l’Arabie saoudite voire l’Iran, et ceux de l’Europe avec Israël : en dépit de nos ressources, de notre stratégie de recherche et d’innovation, de nos exportations, nous ne « pesons » pas très lourd.

ALLIANCE : Face à la facilité de publication régnant sur le web (hébergement des sites à l’étranger, adresses IP « gigognes », fausses identités, blogs fermés puis rouverts avec une autre URL), tous les efforts que l’on entreprend ne sont-ils pas vains ?

David : Absolument pas ! Tout est question de volonté : quand un blog génère du trafic, on le repère tout de suite ; on peut suivre très facilement des mots-clés avec Google.

ALLIANCE : Chacun d’entre nous peut donc AGIR à son échelle ?

David : Tout-à-fait ! Facebook fournit tous les éléments nécessaires. Ce réseau social se doit d’apporter du bien-être et d’avoir une image positive. Le problème est que les utilisateurs manquent de vigilance quant aux paramètres de sécurité de leurs comptes : il y a toute une éducation à faire autour d’un outil qui s’est imposé à une vitesse exponentielle…

Et puis les gens redoutent d’être identifiés s’ils « dénoncent » un groupe terroriste par exemple - alors que les signalements restent anonymes ! Une personne à qui l’on a fermé ou limité sa page, n’a aucun moyen de savoir combien de gens ont fait cette demande ni de qui il s’agit.

ALLIANCE : Vous êtes donc en désaccord avec l’initiative de l’ONG Shurat HaDin, qui souhaite obtenir de la justice une injonction contre Facebook l’obligeant à fermer les pages incitant à la haine ?

David : Le groupe financier Facebook n’a aucun intérêt à se positionner contre un peuple ou une religion, ni à se laisser imposer une direction par des terroristes du social media ! Vraiment, je ne vois pas au nom de quoi on l’attaquerait...

ALLIANCE : La haine répandue sur les réseaux sociaux et la désinformation de la part de certains médias, constituent-elles une menace cruciale pour la communauté juive et Israël ?

David : Il faut savoir que la majorité des habitants d’un pays donné, ne se soucient pas d’Israël ! Les médias leur imposent une information quasi quotidienne sur le « conflit israélo-palestinien » : cela a des effets désastreux, surtout si ces mêmes médias distillent des informations tronquées ! Ce « bourrage de crâne » infiltre lentement les consciences…

ALLIANCE : Quel message souhaitez-vous adresser à vos compatriotes israéliens et aux Juifs français ?

David : J’appelle toutes les personnes de bonne volonté à agir comme moi : à mon échelle, j’ai déjà fermé des pages en italien, en arabe, aux Etats-Unis, en Espagne, en France…

Récemment, j’ai repéré le compte extrêmement populaire d’une femme diffusant des reportages photos sur les Palestiniens : ce n’était que de l’horreur… Après signalement, Facebook ne lui a laissé que trois photos, de chats !

En réalité, il suffirait d’une centaine de personnes extrêmement déterminées et méthodiques, pour réussir à fermer TOUTES les pages Facebook appelant au boycott et incitant à la haine, en moins d’une semaine ! Je serais d’accord pour former ces gens…

Le Talmud enseigne qu’en sauvant la vie d’un seul individu, on sauve l’humanité tout entière.

Première cible des djihadistes mais loin d’en être l’unique victime, le peuple juif dispose des ressources nécessaires à un combat de chaque instant.

En tant que « sur-vivants », nos actes de vigilance - en apparence mineurs, peuvent nous éviter à l’avenir d’avoir à déposer des petits cailloux sur les tombes… et, à d’autres, de devoir fleurir leurs cimetières.

La présumée force de l’adversaire, se nourrit de notre propre sentiment d’impuissance : aujourd’hui plus que jamais, nous avons les moyens - et le devoir - d’agir.

Les propos de notre témoin ont été recueillis le 13 novembre, plusieurs heures avant les terribles attaques djihadistes qui ont visé l’agglomération parisienne.

Lydie Levine - pour ALLIANCE

1 - David est le nom que nous avons choisi pour notre témoin, qui souhaite garder l’anonymat.

2 - Eurojust : unité européenne de coopération judiciaire contre le crime organisé.

Début novembre, Eurojust a démantelé un réseau djihadiste opérant en Italie, Norvège, Suisse, Finlande, Allemagne et au Royaume-Uni via des « procédures noires » - des plates-formes web peu connues.

3 - Géré par des policiers et gendarmes spécialisés, le site Pharos permet de signaler les contenus illicites se trouvant sur Internet, de façon anonyme si on le souhaite. Les fournisseurs d'accès et les hébergeurs doivent par ailleurs posséder un dispositif spécifique de signalement des contenus illicites.

4 - Haute juridiction française.

Diego El Mulato, le roman captivant d’un orphelin juif devenu pirate des Caraïbes

Diego El Mulato par Yves Victor Kamami

 

Pour commander ce livre , Diego el Mulato, pirate juif des Caraïbes, veuillez envoyer votre réglement de 17 euros aux éditions Auteurs du Monde 54, rue des Mèches - 94000 CRETEIL
Tel : 09 50 52 53 05.. en indiquant vos coordonnées , voir le bon de commande en dessous de l'article* de l'interview.

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2Diego El Mulato par Yves Victor Kamami DIEGO

Diego El Mulato, le roman captivant d’un orphelin juif devenu pirate des Caraïbes 

 

La piraterie a toujours exalté l’imaginaire, de la littérature du 19ème siècle aux films Pirates des Caraïbes en passant par les sites dédiés ou la journée internationale des Pirates. Néanmoins, il existe peu d’éléments relatifs aux flibustiers juifs ayant écumé mers et océans…

Pour en savoir davantage, ALLIANCE a rencontré le Docteur Yves-Victor Kamami, co-auteur d’une fresque historique au souffle puissant, Diego El Mulato1 : l’incroyable destin d’un Juif devenu le plus redoutable pirate des Caraïbes, au temps de l’Inquisition espagnole et portugaise.

Branle-bas de combat ! Hissez le pavillon ! Du destin tourmenté d’un peuple au courage hors-du-commun : Israël.

Alliance :Après avoir publié de multiples ouvrages médicaux et un premier roman historique, pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette vaste aventure littéraire autour d’un pirate juif caribéen ?

Yves-Victor Kamami : L’un de mes amis très chers, Gérard Hess (zal), avait lu mon précédent roman, Le Onzième Templier2. Un jour, il m’a orienté vers l’ouvrage de l’historien américain Edward Krizler, Les pirates juifs des Caraïbes3 : en découvrant leur existence, j’ai compris que ces hommes s’étaient avant tout rebellés contre les autorités persécutrices de leurs pays.

Alliance : Embarquons-nous  pour le voyage tumultueux que vous nous proposez, à travers les époques - le 17ème et le 21ème siècle et les lieux.
De nos jours, Martin, un architecte juif français spécialiste des Chevaliers du Temple de Jérusalem, découvre un manuscrit qui l’entraîne dans une périlleuse chasse aux trésors.Au 17ème siècle à La Havane, un jeune garçon, Diego el Mulato de Los Reyes, assiste au supplice de son père juif, brûlé vif par l’Inquisition, sa mère - noire - ayant été vendue comme esclave...Plusieurs pirates des Caraïbes ayant été surnommés Diego el Mulato, comment avez-vous construit le personnage que vous décrivez ?

Yves-Victor Kamami :Je me suis basé sur celui que les Espagnols considéraient comme leur plus féroce adversaire, dont ils avaient mis la tête à prix : Diego de Los Reyes - Diego el Mulato Lucifer. Fils d’un Juif et d’une Afro-antillaise, il était doublement exclu de la société coloniale espagnole, doublement victime et doublement assoiffé de vengeance - d’où son surnom…
Au 19ème siècle, il est d’ailleurs devenu LE pirate par excellence de la littérature espagnole et sud-américaine !

Il faut savoir que les Juifs étaient considérés comme hérétiques par les « empires » espagnol et portugais: ils risquaient sans cesse d’être démasqués et brûlés en place publique par l’Inquisition. Certains ont donc préféré se mettre « hors cadres », trouvant des ports d’attache relativement sûrs leur permettant de survivre et de combattre leurs ennemis.

L’un de ces pirates, Moïse Cohen Henriques, a même installé sur l’île qu’il avait conquise au large de Recife (au Brésil), une véritable petite communauté, ses hommes d’équipage étant chargés de protéger les Juifs de l’île et de la côte contre les vaisseaux espagnols…

Alliance : A bord de son vaisseau La Reine de Saba, Diego el Mulato rencontre des flibustiers juifs ayant été formés par le célèbre rabbin-pirate Samuel Pallache. Qui était ce personnage hors-du-commun ?

Yves-Victor Kamami :C’était un visionnaire, amoureux de la Torah, qui disposait d’une grande aura. Corsaire pour le Maroc et « ambassadeur » du roi auprès du stathouder4 hollandais (protestant).
Il a fondé la première communauté juive d’Amsterdam : les Juifs qui s’y sont installés, étaient souvent des conversos qui devaient réapprendre l’hébreu, les prières et leur propre culture...Ils ont ensuite produit une littérature qui a généré une certaine renaissance du judaïsme européen. Samuel Pallache a aussi influencé les armateurs et navigateurs juifs dans leur recherche des Dix tribus perdues d’Israël : les expéditions avaient certes un objectif commercial mais ce rêve-là les sous-tendait - tout comme l’espoir de trouver un havre de paix.

Alliance : Les pirates juifs ont donc joué un rôle décisif dans l’établissement de leurs coreligionnaires dans les îles caribéennes et en Amérique du sud?

Yves-Victor Kamami : Absolument. Les populations juives ont pu y exercer des professions qui leur étaient interdites à Amsterdam : avocat, médecin, pharmacien, architecte, ingénieur.
Sur le plan agricole, les Juifs ont travaillé à la culture du cacao et ont réussi à transplanter le sucre de canne de l’île de Madère, dans les plantations brésiliennes ; ils ont joué un rôle majeur dans le commerce entre le Nouveau Monde et l’Europe.
Ils recherchaient la prospérité économique mais souhaitaient aussi avoir une vie locale, contrairement aux colonisateurs espagnols et portugais.

Alliance : Chez les pirates, vous notez l’existence d’une forme d’éthique qu'entendez-vous par éthique ?

Yves-Victor Kamami : Il s’agit du code des « Frères de la Côte »5 : comme la plupart des pirates étaient au départ des boucaniers, ils étaient exclus de la société espagnole très stratifiée.
En réaction, ils ont institué une « démocratie interne » : élection du capitaine du navire ; possibilité de le démettre s’il outrepasse ses fonctions ; division du butin en parts égales entre les membres d’équipage…

La description des pirates comme sauvages et brutaux, relève du récit espagnol ! Les Nèg’ Marrons (fuyant l’esclavage), les Indiens Taïnos (dont le territoire a été envahi) et les Juifs - qui se sont joints aux premiers boucaniers, étaient avant tout des hommes persécutés luttant pour leur survie.

Alliance : Vous soulignez la « proximité » des Templiers et des Francs-Maçons, mais aussi des Juifs quels sont les liens entre les trois ?

Yves-Victor Kamami :Tout-à-fait. Après la dissolution de l’Ordre du Temple en 1312 et l’exécution de deux de ses principaux dignitaires en 1314 [brûlés vifs sur l’île aux Juifs, à l’ouest de l’île de la Cité ndlr], certains Templiers se sont réfugiés au Portugal et en Ecosse.
Très vite, ils ont cherché à explorer le monde à partir de documents établis exclusivement par des cartographes juifs de l’île de Majorque.Les Templiers réfugiés en Ecosse, pourraient être les ancêtres des Free Masons (Francs-Maçons): cela expliquerait la similitude des rituels et du vocabulaire entre les deux Ordres.

Alliance Comme certains historiens, vous considérez que Christophe Colomb - présent en filigranes tout au long de l’histoire, était un converso. Pourquoi ?

Yves-Victor Kamami :Les faits sont troublants. Il est parti le 3 août 1492, c’est-à-dire le 9 Av - le jour également de la mise en application du décret d’expulsion des Juifs d’Espagne.
Sur les trois navires de ce premier voyage, ne se trouvait aucun prêtre. Le seul interprète à bord, était un interprète hébreu-espagnol. Son cartographe était juif et toutes les personnes ayant facilité son départ vers le Nouveau Monde, étaient d’origine juive.A sa mort, la Jamaïque est son unique possession : durant 200 à 300 ans, ses descendants vont faire en sorte que l’Inquisition ne puisse jamais intervenir sur l’île, protégeant ainsi les conversos qui y vivent.Enfin, dans tous les documents manuscrits de Christophe Colomb, on retrouve des lettres en haut à droite qui ressemblent à ה׳׳ב…

Alliance :Roman historique et d’aventures, Diego El Mulato n’exclut ni la sensualité ni l’amour ou les moments burlesques : des éléments importants, dans un environnement où la mort rôde en permanence ?

Yves-Victor Kamami :Oui car, dans la tradition juive, la vie doit toujours primer. Même dans les situations les plus extrêmes, l’on doit tout faire pour transmettre, de génération en génération.D’autre part, comme les sujets abordés sont graves, il était indispensable d’offrir au lecteur des respirations et un peu de piment !

Alliance : Pourquoi cette co-écriture avec Sylvia Cornet D'Alwalhad6 ?

Yves-Victor Kamami : Pour restituer les deux époques du roman, il m’a semblé intéressant de faire se rencontrer deux styles, l’un très « littéraire » - relatif à la partie historique que j’ai prise en charge, l’autre plus direct et contemporain. Sylvia et moi, sommes complémentaires.

Alliance :Avec ce roman, avez-vous souhaité illustrer l’absurdité de la « concurrence des mémoires » ?

Yves-Victor Kamami : C’est l’un de mes objectifs. Le dialogue des mémoires et les échanges entre les communautés de la République française, sont au cœur de mon combat de militant, notamment au sein du CRIF [Yves-Victor Kamami est membre du Bureau exécutif du CRIF ndlr].Respecter la mémoire de l’autre tout en honorant la sienne propre, participe de l’ouverture à l’altérité. En l’occurrence, les Noirs et les Juifs ont dû faire face à des types de souffrances apparentées : je cite souvent l’exemple de ce responsable de la communauté noire, invité à un Seder de Pessah, qui a été profondément marqué par le récit de l’esclavage des Hébreux en Egypte…

Alliance : Que doit-on aux pirates juifs, aujourd’hui ?

Yves-Victor Kamami :En bravant tous les dangers, les pirates juifs ont réussi à transmettre la « petite flamme » - celle de ‘Hanouka qui permet de faire revivre le judaïsme.Certains, comme Diego el Mulato, étaient capables d’attitudes chevaleresques. Ils n’attaquaient pas les bateaux le Chabbat, portaient des talit katan et respectaient la cacherout…L’important est de bien comprendre que ces pirates faisaient face à des situations critiques où ils combattaient pour leur foi et leur dignité d’hommes : on pourrait assimiler les pirates juifs de l’époque, à Luke Skywalker luttant contre l’Empire !

Lydie Levine pour ALLIANCE

1 - Diego El Mulato, d’Yves-Victor Kamami et Sylvia Cornet D’Alwalhad, éditions Auteurs du Monde, novembre 2015.

2 - Le Onzième Templier d’Yves-Victor Kamami, éditions Bibliophane Daniel Radford, 2006.

3 - Les pirates juifs des Caraïbes d’Edward Krizler, André Versaille éditeur, 2012.

4 - Stathouder : littéralement, « lieutenant », ou gouverneur général.

5 - La Fraternité des Frères de la Côte [de Saint-Domingue ndlr] a été fondée au 17ème siècle par d’anciens boucaniers protestants, impressionnés par l’exemple de Pierre Legrand, boucanier devenu corsaire du Roi.

6 - Sylvia Cornet D’Alwalhad est l’auteure de Réseaux Verbaux (Éditions Auteurs du Monde, 2015).

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