Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, âgé fraîchement 39ans, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Recherche figurants

-TOURNAGE DE FILM - OFFRE REMUNEREE

POUR LES BESOINS DU FILM "DOOM DOOM" DE LAURENT ABITBOL ET NICOLAS MONGIN, PRODUIT PAR LA PARISIENNE D IMAGES, NOUS RECHERCHONS DES FIGURANTS HOMMES ET FEMMES A PARTIR DE 16 ANS POUR DES RECONSTITUTIONS DE SCENE DANS LA COMMUNAUTE JUIVE PRATIQUANTE (Terrasse de café, rue...) .

VOUS POUVEZ ENVOYER PHOTO ET CONTACT TELEPHONIQUE PAR MAIL A castingaurelie@orange.fr en précisant « DOOM DOOM » dans le sujet du mail.

REMUNERATION : 93 € BRUT PAR JOUR. TOURNAGE EN DECEMBRE 2007 ;

MERCI

Aurélie Avram

"Il fait bon être juif à Montréal aujourd'hui"

                               "Il fait bon être juif à Montréal aujourd'hui"

Le 05/11/07, Le débat actuel semble l'oublier, mais les membres des minorités culturelles présentes au Québec sont heureux d'y vivre. La communauté juive à Montréal est historique et n'entend pas disparaître même si sur 'la main' sa présence s'estompe.

"La rue principale de Montréal, le boulevard Saint-Laurent, a toujours eu à mes yeux un petit quelque chose de juif", note avec entrain Julie Masis pour The Miami Herald. "Je me suis demandée pendant des années par quel hasard un marchand de glaces pouvait être voisin de pierres tombales, empilées dans la cour de l'entreprise qui les fabrique, portant des inscriptions en hébreu. Et pourquoi y a-t-il autant de livres dans la section Judaica dans la librairie Welch, qui a pignon sur rue un peu plus bas ?", écrit-elle à propos des commerces qui bordent Saint-Laurent.

La journaliste a vite fait de revenir de sa surprise. Car indéniablement "le boulevard Saint-Laurent ne serait pas le même sans les smoke meat de chez Schwartz's, l'inscription 'Hebrew Delicatessen' qui horne sa façade et la queue de gens devant ce restaurant."

La communauté juive a laissé plusieurs traces encore visibles de son implantation sur les bords de 'La Main' à Montréal, souligne la journaliste. Aujourd'hui cependant "bien que Montréal figure toujours parmi les 20 villes comptant la plus grande communauté juive au monde, celle-ci quitte de plus en plus le centre ville pour emménager en banlieue à Westmount, Côte-Saint-Luc et Outremont. Les commerces disparaissent eux aussi."

Julie Masis regrette notamment la fermeture du Warsaw Supermarket et de l'épicerie Marché de fruit Simchas surnommée'Chez les vieux'. La mémoire et les signes de la présence juive sur Saint-Laurent sont cependant soigneusement préservés, selon elle.

Cet attachement explique peut-être pourquoi les "Juifs de Montréal ne s'en vont nulle part", comme l'écrit Yoni Goldstein dans les pages du quotidien israélien Ha'Artez. La communauté juive de Montréal s'y trouve bien et n'a pas de raison de vouloir quitter la ville pour Israël, dit-il. Il s'en prend ainsi à une récente décision de Nativ, un bureau de liaison datant de la guerre froide pour encourager les juifs vivants dans le bloc de l’est à immigrer en Israël.

Aujourd'hui, Nativ lance une nouvelle campagne en Amérique du Nord, explique Yoni Goldstein, avec pour première cible les descendants des juifs russes vivant à Montréal. Mais plutôt que de prendre part à la polémique qui a cours actuellement en Israël sur le rôle joué par cette organisation, il se porte à la défense de Montréal. Les juifs qui ont voulu faire leur Aliya sont déjà partis, les autres ont choisi de rester à Montréal parce qu'ils n'ont aujourd'hui aucune raison de vouloir quitter leur ville.

"Bien sûr, comme n'importe où hors d'Israël, la vie des Juifs n'est pas dépourvue de défis à Montréal. Un antisémitisme sans grande portée a déjà existé dans le passé ici et les Québécois se montrent doucement hostiles à quiconque ne parlant pas français et ne voulant pas l'apprendre. Mais la plus grande menace pour les Juifs de Montréal, le mouvement séparatiste des années 70 à 90, a perdu les faveurs des Québécois. Il fait bon être juif à Montréal aujourd'hui", affirme Yoni Goldstein.

"Israël n'est, après tout, pas le seul endroit où puisse vivre les juifs. Montréal est l'un de ceux-là", répète-t-il contre le projet de Nativ.

 

L’envolée sauvage par Galandon et Monin - Editions Bamboo

             L’envolée sauvage par Galandon et Monin - Editions Bamboo

envolee2.jpgLe 05/11/07, Le premier tome de ce diptyque avait déjà été très remarqué lors de sa sortie puisqu’il fût nommé pour le prix de la BD des collégiens à Angoulême, et pour celui du Conseil Général à Blois en 2006. Suite et fin dans ce tome 2.

Si l’histoire traite d’un sujet grave, l’antisémitisme vécu sous l’occupation par un enfant un poète et rêveur ; si certains personnages manquent parfois de profondeur, la cause mérite d’être chaleureusement défendue. Dans ce deuxième tome, on retrouve donc Simon, jeune orphelin juif fasciné par les oiseaux mais balloté par la violence et l’antisémitisme de ces années noires.

Réfugié dans une famille de paysans, notre jeune héros est vite rattrapé par l’histoire (celle avec un grand H) ou plutôt par la milice de Vichy investie dans la chasse aux juifs. Bien que recueilli par un résistant taciturne et solitaire, il ne tarde pas à se retrouver interné dans unenvolee.jpg camp de concentration . C’est là qu’il retrouve Ada une jeune fille d’origine russe . Dans l’enfer de ce camp de la mort c’est encore une fois son amour des oiseaux qui lui permettra de survivre au cauchemar.

Arno Monin assure dessins et couleurs. Son graphisme personnel sonne juste, la lumière et les éclairages contribuent à rendre son trait lisible et percutant, ce qui ne dessert en rien le propos.
L’histoire due à Laurent Galandon évite le pathos ou la sensiblerie. Fort de ses expériences auprès de l’atelierbd.com et dans le cinéma d’Art et essai, il réussit parfaitement à concilier les contraintes narratives du médium et ce qui relève du devoir de mémoire.

Sujet difficile la Shoah reste peu abordée en BD pour les jeunes lecteurs. Sans avoir la force de Maus de Spiegelman ou les excès esthétisants et pédagogiques du Auschwitz de Pascal Croci, ces albums nous font vivre cette histoire racontée « à hauteur d’enfant » de façon haletante et passionnante.

On ne peut que souhaiter un large succès à cet album qui tout en faisant honneur à la collection Grand Angle contribue à donner une vision juste et crédible d’un fait historique majeur tout en mêlant habilement rêve et réalité.

A lire de toute urgence et à tout âge !

Du Vendredi 26 au dimanche 28 Octobre 2007 : Limoud , le forum de la vie juive.

Du Vendredi 26 au dimanche 28 Octobre 2007 : Limoud , le forum de la vie juive.

Choisir entre le « Jazz de Yaron Herman » ou « le café biblique » ? Les « Leçons des négociations de Camp David » ou la « la traque des derniers nazis » ? « La culpabilité, une invention juive ? » ou les « juifs de New-York » ? Les «rapports judéo-musulmans au regard du Coran » ou « l'œnologie des vins cachers » ? Un week-end entre copains amis ou avec ses enfants et ses petits enfants ? Une soirée guitare ou un concert Klezmer house ? Et pourquoi pas tout à la fois?
Limoud , le forum de la vie juive, revient du vendredi 26 au dimanche 28 octobre 2007 dans le cadre magique de l'hôtel du Parc du Coudray, à 32 km de Paris. Sur un week-end complet, explorez les différentes facettes de la vie juive dans une ambiance de fête.

300 participants*, 120 activités en parallèle pendant 2 jours et demi. Pension complète. Traiteur casher. Hôtel 3*. Un Limoud junior pour les 4-12 ans. Un baby Limoud de 0 à 3 ans. Des acti' pour les ados. Des concerts. Des sourires. Des rencontres. Des ateliers. Des cours. De l'histoire. Du cinéma. De la philosophie. De la torah. De la danse. De la musique. De la cuisine. Des conférences. Des tables rondes. Des débats. Israël… et plus encore…

Apprendre. Choisir. Approfondir. Découvrir. Redécouvrir.
Fêter. Chanter. Danser. Etudier. Participer. Rencontrer . Rassembler.
Jouer. Réagir. Confronter. Interroger. Explorer. Créer. Intervenir. Partager.
Limoud, le forum de la vie juive http://www.limoud.org

* Attention, le nombre de places est limité pour le chabbat plein.
Indiquez que vous vous inscrivez à Limoud suite à la lecture de cette newsletter pour profiter d'une réduction de 30€ par inscrit (à soustraire du montant calculé automatiquement sur le site).
Choisir entre un concert klezmer ou un cours de danse israélienne ? Un débat géopolitique ou une table ronde interreligieuse ? Un cours de cuisine tunisienne ou l'œnologie des vins cachers ? Découvrir l’histoire juive, comprendre le talmud ou s’initier à la culture des juifs du monde entier ?
Un week-end entre copains ou avec ses enfants et ses petits enfants ? Et pourquoi pas tout à la fois... et bien plus encore ?

Limoud, le forum de la vie juive, revient du vendredi 26 au dimanche 28 octobre 2007
dans le cadre magique de l'hôtel du Parc du Coudray, à 32 km de Paris.

Rejoignez plus de 300 participants de tous ages, de toutes tendances, de tout horizon pour un week end plein de rencontres, de discussions, de débats, de concerts, de conférences et d'ateliers pour explorer toutes les facettes de la vie juive dans une ambiance de fete.

Personalisez votre limoud en choisissant toutes les heures parmi plusieurs activités sur tous les thèmes de la vie juive: Torah. Concert. Communautés. Cuisine. Histoire. Danse. Philo. Musique. Israel. Education. et bien plus encore!

Limoud 2007 c'est plus de 120 activités donnés par différents intervenants dont
Les Mentsh: groupe klezmer
Marc Alain Ouaknine: docteur en philosophie
Sonia-Sarah Lipsyc, professeur & chercheur en sociologie
Claudine Abitbol, oenologue
Richard Rossin, fondateur de Medecins sans frontière
Elie Lemmel, Rav et directeur de l'association Lev
Clemence Boulouque, écrivain
Gerard Zyzeck, Rav - yeshiva des étudiants
Tsvika Brojtman, conteur
Michel Derzansky, journaliste
Daniel Fahri, Rabbin
Ariane, Professeur de danse israelienne
Yves Avigdor, Ancien trésorier du Bnai Brith impliqué dans l'amitié judéo chrétienne
JJ Wahl, Directeur de l'alliance israelite universelle
Laurent Israel, créateur du Jewish Code
Apprendre. Choisir. Approfondir. Découvrir. Redécouvrir.
Fêter. Chanter. Danser. Etudier. Rencontrer. Participer. Rassembler.
Jouer. Réagir. Confronter. Interroger. Explorer. Créer. Intervenir. Partager.

Limoud, le forum de la vie juive http://www.limoud.org
Hotel 3*. Traiteur Casher. Programme spécial pour les enfants (0-17 ans). Pension complète. Places limitées

Limoud revient en région parisienne du vendredi 26 au 28 octobre 2007. Inscriptions en ligne!
Toutes les tendances du judaïsme réunies pour un festival de 120 activités
Torah. Concert. Communautés. Cuisine. Histoire. Danse. Philo. Musique. Israel. Education.
Hotel 3*. Traiteur Casher. Programme spécial pour les enfants (0-17 ans). Pension complète. Places limitées
http://www.limoud.org

Tel-Aviv à vif : Rencontres

                                         Tel-Aviv à vif : Rencontres 

Six écrivains racontent leur pays à «Libération».
Article paru dans "Libération", Tel-Aviv NATALIE LEVISALLES

Alon Hilu

«Certains veulent croire qu’Israël est un pays d’Europe, ce n’est pas vrai»

Il est 10 heures du matin et Alon Hilu, 35 ans, débarque ravi dans le hall de l’hôtel. Au marché aux puces installé sur la place Dizengoff, il vient de trouver un «stalag». Le «stalag», c’est une spécialité locale, un genre littéraire israélien qui a fait fureur entre 1950 et 1970, des histoires trash et troubles écrites par des Israéliens : du sexe, de la violence, des femmes juives qui couchent avec des nazis. Officiellement, tout le monde trouvait ça malsain et scandaleux, commercialement, c’était un succès. Le livre qu’Alon Hilu vient de trouver s’appelle le Secret du Dr Brouman, la quatrième de couverture est alléchante : «1962 en Allemagne. L’histoire se passe dans un camp secret nazi.» Le vendeur lui a dit : «Si vous trouvez la suite, le Chien du Dr Brouman, achetez-le, il est très rare.» On n’ose imaginer l’intrigue.

Alon Hilu aime assez ce qui est gore, ou gothique. Le jour de la rencontre, il fait la une du supplément littéraire de Yédiot Aharonot, déguisé en moine, au milieu de ruines médiévales. Son deuxième roman vient de sortir en Israël, et il est présenté comme un des écrivains les plus doués de sa génération. Alon Hilu a trouvé le sujet de son livre pendant les cours de l’école de théâtre qu’il fréquentait le soir (pendant la journée, il est avocat). Le point de départ, c’est «l’affaire de Damas», un fait divers datant de 1840, où un juif a été accusé de crime rituel après la mort d’un moine. Alon Hilu s’est intéressé à Damas parce que c’est la ville natale de ses parents. En Israël, la Syrie est l’axe du mal à elle toute seule. Sauf que ce qui en est dit n’a rien à voir avec ce qu’il a entendu chez lui : Damas, c’est aussi la douceur de vivre et l’enfance de ses parents, même s’ils ont dû s’enfuir dans des conditions très dures. Hilu a fait une recherche historique sur l’affaire et a trouvé des éléments qu’il a gardés dans son roman. Le héros, Aslan, marié à 16 ans à la fille du rabbin, qui a peur de dormir avec sa femme, la haine entre deux riches familles juives, les Harari et les Farhi, l’inspecteur qui est aussi danseuse la nuit. Il a fait le pari d’écrire dans un hébreu délibérément désuet, fleuri, «pour évoquer le XIXe siècle et pour faire passer quelque chose de l’arabe». Il voulait une langue à l’opposé de l’hébreu actuel, «européanisé, avec une grammaire empruntée à l’anglais», et explique avoir voulu mettre l’accent sur la proximité entre l’hébreu et l’arabe. «Ma famille vient de Syrie, je suis séfarade. Certains veulent croire qu’Israël est un pays d’Europe, ce n’est pas vrai, nous sommes très proches des Palestiniens.»

La Mort du moine, traduit par Emmanuel Moses Seuil, 329 pp., 23 euros.

Igal Sarna

«Nous vivons une guerre civile avec le meilleur café du monde»

«Qu’est-ce que vous pensez ? Cette couverture ou celle-là ?» demande Igal Sarna en s’asseyant dans le café du côté de Sheinkin, la rue branchée de Tel-Aviv. Il ne peut parler que d’une chose : Mains tendues, son livre qui sort la semaine prochaine en Israël, un récit sur sa mère de 93 ans. «Son histoire montre qu’Israël est un endroit où les gens sont venus pour échapper à l’Holocauste, mais où quelque chose de terrible leur arrive. Aujourd’hui, Israël compte 6 millions d’habitants (plus 1,5 million d’Arabes), le pays est entouré par des clôtures, des murs et des gardes en armes. Difficile de ne pas faire le lien avec ce qui s’est passé il y a 65 ans. Sans compter la paranoïa, les relations avec les Palestiniens, la manière dont on les traite, sans aucune pitié.»

Igal Sarna, 56 ans, fait partie de ces gens qui commencent à parler avant d’avoir dit bonjour et qui continuent pareil. Cette forme particulière d’obsession est certainement pour beaucoup dans la force de ce qu’il écrit. Journaliste au quotidien Yédiot Aharonot et auteur de sept livres (fiction et récits), dont deux parus en France, c’est un exceptionnel chroniqueur des folies, dérapages et surprises de la société et de la psyché israéliennes. Dans l’Homme qui était tombé dans une flaque (Grasset), un recueil de formidables récits, on découvre le destin tragique d’un jeune homme lumineux qui meurt SDF à New York, l’obstination d’un officier des services secrets qui, cinquante ans après sa disparition, retrouve sa mère, mariée à un Arabe et vivant en Jordanie, la malice d’un vieux Juif kurde qui, quand ça lui prend, part incognito faire une balade dans son Irak natal. Sarna continue : «Ce pays a été créé par la panique, la peur, la passion. Dans les années 30, des gens ont quitté la Pologne et sont venus vivre ici. Pour les jeunes de 18 ans, c’était une joyeuse colonie de vacances, sea, sex and sun. Et puis, en 1939, plus de nouvelles de la maison. Et puis, plus de maison, Israël était le seul endroit où ils pouvaient être. En même temps, ce n’est pas agréable d’être notre voisin. Je ne voudrais pas être mon voisin. Depuis l’assassinat de Rabin, j’ai presque totalement perdu espoir. Nous sommes coincés dans une guerre tribale, et en même temps, à Tel-Aviv, il y a 2 500 bars et restaurants, pour une population de 500 000 habitants. Tant qu’il n’y a pas de bombes, on peut oublier la guerre, chanter, danser, nous avons une immense capacité à fuir la réalité. Nous vivons une guerre civile avec le meilleur café du monde.»

Le Chasseur de mémoire, traduit par Laurent Schuman, Grasset, 2000, 282 pp., 19,60 euros.

Benny Barbash

«En Israël, il est quasi impossible de tracer une ligne entre privé et public»

Jusqu’à présent, les romans de Benny Barbash étaient moins romanesques que son histoire familiale. Dans My First Sony, son premier livre publié en France, tout n’est pas autobiographique. Ses parents n’ont jamais été des ultrabéginistes, sa famille avait au contraire de «profondes racines dans le Parti travailliste». En revanche, l’expérience du jeune Israélien dans un lycée de Buenos Aires, c’est lui. Son père voyageait, la famille suivait, notamment en Amérique du Sud dans les années 60. «Il était censé travailler pour le ministère des Affaires étrangères.» Un espion ? En fait, explique-t-il, «il a été impliqué dans l’enlèvement d’Adolf Eichmann en 1960 et dans l’assassinat du nazi Cukurs en 1965 en Uruguay». Barbash se souvient très bien, il avait 14 ans, il a été réveillé en pleine nuit et transféré avec sa mère et sa sœur dans une villa de Montevideo, où il est resté vingt-quatre heures sans rien d’autre à faire que de regarder la télé. Et voilà que tout à coup il se retrouve face à une image plein écran : le visage de son père, recherché par la police. La famille a été exfiltrée en Suisse, le père les a rejoints deux semaines plus tard.

Il n’y a rien de ça dans My First Sony, pas d’espions, pas de nazis, juste une enfance ordinaire, mais, d’une certaine manière, toute l’Histoire - et la préhistoire - du pays qui défilent. Ce roman est une chronique drôle et hyperréaliste d’une enfance et d’un bout de la société israéliennes des années 80. Avec d’irrésistibles scènes d’hystérie politico-familiale, avec un grand-père ami personnel de Begin, un père militant au mouvement la Paix maintenant et une mère carrément d’extrême gauche. Un jour où elle distribue des tracts sur Dizengoff, la grande avenue de Tel-Aviv, un vieux arrive et lui dit : «Vous feriez mieux d’installer votre stand à Tel-Baroukh, et les Arabes vous y donneraient ce que vous recherchez. Il y a toujours quelqu’un pour dire cela, et Maman et Maya se mettent alors à crier aux gens qu’ils sont des fascistes, et le rescapé de service surgit aussitôt et remonte sa manche et leur montre son numéro d’Auschwitz et crie que, s’il vous plaît, on ne le traite pas de fasciste, pas lui, s’il vous plaît !»

My First Sony montre de manière délicieusement précise et moqueuse le mélange de chaleur et de solidarité, d’intrusion et d’hystérie qui semble la base des relations sociales dans le pays. «En Israël, il est quasi impossible de tracer une ligne entre privé et public», confirme Barbash. Tout passe par les oreilles - et le Sony - de Yotam, 10 ans. Grâce à lui, on entend toutes les voix et tous les sons de son univers. Il y a le père, Don Juan pathologique, le grand-père, nationaliste fanatique, la mère exaspérée, le psychologue familial pontifiant, les manies, les obsessions et les désirs de chacun qui entrent en collision et rebondissent avec plus ou moins de bonheur.

Avant même d’être écrivain, Barbash, 57 ans, est scénariste pour le cinéma et la télévision. En Israël, ce roman est le deuxième qu’il a publié, il en a écrit deux autres, très influencés par la guerre du Kippour, «une expérience traumatique pour moi et pour le pays en général». Il vient de finir le quatrième : sorte d’hommage au Nez de Gogol, il raconte de manière réaliste l’histoire surréaliste d’un homme qui a une branche d’olivier dans l’oreille et qui, pour comprendre ce qui lui arrive, va jusqu’en Cisjordanie consulter un vieux fermier arabe.

My First Sony, Zulma, traduit par Dominique Rotermund, 475 pp., 20 euros.

Boris Zaidman

«Je me reconnais dans toutes les minorités»

Dans le premier chapitre de Hemingway et la pluie des oiseaux morts, un jeune homme s’assied dans l’avion qui le ramène pour la première fois dans la ville russe où il est né. Il passe le voyage à osciller entre l’exaspération face au charabia levantin parlé par les autres Israélo-Russes qui l’entourent et le ravissement devant l’exquise et si européenne politesse de sa voisine de gauche. Boris Zaidman est né à Kishinev (Russie), vit en Israël depuis l’âge de 12 ans (il a aujourd’hui 45 ans) et semble s’y trouver chez lui mais, s’il y a bien une chose qu’il regrette de son pays perdu, c’est la politesse et la galanterie de ses habitants. C’est en tout cas le souvenir qu’il en a.

Hemingway raconte une enfance russe dans l’ombre d’un grand-père disparu, c’est aussi le regard d’un Russe sur Israël et d’un Israélien sur la Russie. En posant le pied sur la terre promise, Tolik découvre que rien ne ressemble plus à un gratte-papier russe qu’un gratte-papier israélien, la cravate en moins, en plus la toison qui sort de la chemise. Pour le reste, on peut dire que les Russes de cette histoire regardent les Israéliens de souche avec un mélange de mépris et de résignation, devant leur «incommensurable analphabétisme au chapitre de Pouchkine et […] leur déficit chronique en matière de "Mille mercis" ou encore de "Jeune enfant, veux-tu bien s’il te plaît laisser la place à la citoyenne auréolée de ses cheveux blancs ?"». Bien des années plus tard, alors que Tolik est devenu Tal, c’est sans doute à cause de cette indéracinable courtoisie européenne qu’il se retrouvera devant la poste de Tel-Aviv à parler avec un vieux Russe qui pourrait avoir quelque chose du grand-père disparu.

Dans une autre vie, il y a quatre ans, Zaidman travaillait dans une agence de pub à Tel-Aviv, il avait un gros salaire, une grosse voiture, 10 kg de moins, des vêtements noirs et les chaussures chères qui allaient avec. Aujourd’hui, il vit dans un village de Galilée, il se balade en sweat-shirt, tennis et sac de sport, il est drôle et chaleureux et affirme que les gens l’aiment plus qu’avant. Ses parents pensent qu’il est fou de s’être enterré dans un endroit à peu près aussi excitant qu’un kolkhoze. «Ma mère m’a dit : "C’est très joli, mais où sont les gens ?"» En fait de gens, il y a surtout des vaches et des moutons, et aussi des villageois arabes et des immigrants russes, unis dans une sorte de fraternité face à aux bobos israéliens du village écolo d’à côté. «Né minoritaire en Russie, je me reconnais dans toutes les minorités.»

Dans une première version de Hemingway, il y avait une partie sur la France, qu’il a enlevée et intégrée au roman qu’il est en train d’écrire. Sa femme est francophone, lui est très francophile. Le héros de ce nouveau livre est un post-Russe israélisé, «un éternel étranger. C’est un sujet qui m’intéresse toujours, comme une maladie, un masochisme».

Hemingway et la pluie des oiseaux morts, traduit par Jean-Luc Allouche, Gallimard, 226 pp., 19,50 euros.

Orly Castel-Bloom

«C’est comme si Dieu lui-même m’avait dit : "Tu as fini ton travail"»

Textile, le dernier roman d’Orly Castel-Bloom est, comme les précédents, un bloc d’angoisse brute mis de traviole par l’absurde, l’humour et la dérision.

Ses héros sont des nouveaux riches de Tel-Aviv. Mandy, la femme, a une addiction pour la chirurgie esthétique : elle veut passer le plus de temps possible anesthésiée et endormie tant que son fils est au service militaire. Elle veut aussi, admettons-le, avoir de belles omoplates, au lieu de ce dos devenu si plat et décevant. Le mari, un scientifique génial et autiste, est sur le point d’inventer une combinaison anti attentats-suicides. Le fils, tireur d’élite dans l’armée, rêve de devenir paparazzo à Los Angeles, la fille passe d’un amant baba cool planté dans le désert du Néguev à la direction d’une usine de pyjamas pour clientèle ultraorthodoxe, un bon business, «il y aura toujours des nuits et toujours des enfants», dit Orly Castel-Bloom. Pas faux. A un moment, la fille de 25 ans vient voir sa mère à l’hôpital. Son regard «reflétait une grande compassion. Mais en même temps, à tout hasard, elle remercia Dieu d’être encore jeune et d’avoir la vie devant elle, contrairement à sa mère». Le temps qui passe est une des angoisses préférées d’Orly.

Dans son appartement de la très verte et très ennuyeuse (c’est elle qui le dit) banlieue résidentielle pour classes moyennes, il y a deux chiens bâtards qui insistent pour se coller aux invités, un fils lycéen, une fille étudiante et des voisines à portée de voix ou de sms en cas de panne de lait ou de pain, «pire qu’au kibboutz».

Orly a eu beaucoup de mal à écrire Textile. Elle a reçu, à 42 ans (elle en a aujourd’hui 48) un prix pour l’ensemble de son œuvre, décerné par l’université religieuse Bar-Ilan. «C’est comme si Dieu lui-même m’avait dit : "Tu as fini ton travail."» Quand elle a réalisé que Nicole Kidman avait, à 37 ans, reçu sept prix pour l’ensemble de son œuvre et qu’elle continuait à travailler, elle s’est dit qu’elle pouvait peut-être suivre son exemple. Textile se passe en partie aux Etats-Unis où la romancière a vécu six mois récemment, sa description du pays est sans pitié. Les Etats-Unis, comprend-on, sont un pays où un médecin diplômé de Harvard apprend à «entretenir des relations agréables avec l’équipe de la salle d’opération et à faire usage de la consonne "mmm" pour donner l’illusion d’écouter et de s’intéresser». Ou encore : «Becht était américaine, cela se voyait à son sourire forcé, […] à la conversation qu’elle engageait par automatisme. A son amabilité avec le gardien asiatique du parking.»

En ce moment, Orly Castel-Bloom écrit une série télé avec un coauteur. Sujet : le sionisme, «une comédie». Bien sûr. «Ou l’identité israélienne. On dit que les Israéliens sont très grossiers, ce n’est pas loin de la vérité, et ça empire. Après l’assassinat de Rabin, en 1995, nous étions tous en état de choc, tout le monde a été très poli pendant deux ans. Aujourd’hui, si tu respectes la priorité en voiture, on te prend pour une folle. Les gens sont très nerveux, ils ont compris qu’on était encore loin de la paix.» L’héroïne de la série est une jeune fille qui, après son service militaire, abandonne sa colonie religieuse d’extrême droite pour la société laïque, qu’elle voit d’un œil extérieur : la liberté, mais aussi le vide, la décadence, la guerre. Dans Textile, Mandy dit : «Quand un soldat meurt, je meurs. Je pense à sa mère. Bien sûr, après m’être assurée que je ne suis pas sa mère.» Dans son appartement au milieu des arbres, Orly compte : encore trois ans avant le service militaire de son fils, «je commence à me préparer à l’idée».

Textile, traduit par Rosie Pinhas-Delpuech, Actes Sud, 237 pp., 19 euros.

Alona Kimhi

«Ici, les gens sont mal élevés, agressifs, ça ne les rend pas intéressants»

Quand elle débouche sur la terrasse de La Cantina, café chic du très chic boulevard Rothschild, Alona Kimhi fait une apparition spectaculaire, on se souvient qu’elle a été actrice, «dans de mauvaises pièces, de très mauvais films, mais je voulais être actrice, comme les plus grandes, Sarah Bernhardt, Jessica Lange». Talons hauts, cheveux très blonds genre Veronica Lake, grande bouche très rouge, visage poudré de blanc, lunettes noires. Elle enlève ses lunettes, vous fixe d’un intimidant regard très bleu et commande un verre de champagne. Elle sourit peu, répond vite, à la limite de l’agacement. A ce rythme-là, elle a expédié toutes les questions en quinze minutes. Inutile d’insister, on la libère. «Vraiment, c’est fini ?»

Miracle, la voilà qui se détend et devient bavarde. Moi, Anastasia, le recueil de nouvelles qui sort aujourd’hui en France, est publié ici après Suzanne la pleureuse et Lili la tigresse, mais il a été écrit avant. Tout était déjà dans ces nouvelles qui datent de 1996 (son auteur avait 30 ans) : la folie, la violence, la fantaisie. «Eclipse de Lune» est l’histoire d’une petite immigrante russe, terrorisée à l’idée que sa mère soit abandonnée à cause d’elle par son immonde beau-père. «Journal de Berlin» est le récit provocant, douloureux, absurde, d’un séjour en hôpital psychiatrique. Il y a les deux anorexiques qui «font les snobs, parce qu’elles avaient déjà fait le tour de tous les services pour adolescents», la grosse infirmière argentine qui vous regarde comme si vous étiez un cafard et les séances d’électrochocs, deux fois par semaine, après lesquels la narratrice se sent «plus légère à l’intérieur. Avec de l’air». Alona Kimhi est née à Lvov, Ukraine, elle est arrivée en Israël à l’âge de 6 ans. Aux élections, elle vote toujours PC, sauf la dernière fois, où elle a voté pour une scission du PC, «un parti dirigé par une femme arabe.»

Elle a un fils de 10 ans qu’elle ne laissera pas aller seul dans les rues de Tel-Aviv avant longtemps, «il y a trop de dingues». Elle dit que l’armée est une expérience extrêmement violente, pour les hommes en tout cas. Parmi les dizaines de milliers de jeunes Israéliens, garçons et filles, qui partent chaque année en Inde et y prennent des drogues, seuls les garçons ont des problèmes psychiatriques en rentrant, c’est «sûrement lié à ce qu’on leur a fait faire à l’armée». En ce moment, elle travaille à l’adaptation télévisuelle de Suzanne la pleureuse et a commencé un nouveau roman.

S’il y a une chose qui la fait sortir de ses gonds, c’est l’idée que la tension permanente soit bonne pour la créativité littéraire et cinématographique du pays. «Ça n’a rien à voir, il y a des gens passionnants partout, même en Suisse. Ce qui est spécifique ici, c’est que les gens sont mal élevés, agressifs, névrotiques, ça ne les rend pas intéressants.» Dans «Journal de Berlin», l’héroïne dit : «J’ai envie de tuer ceux qui encensent la douleur, qui y voient une beauté sombre et élégante. […] Ils sont bestiaux. Ignorants. Ils ne connaissent pas la laideur de la douleur dans le monde.»

Moi, Anastasia, traduit par Rosie Pinhas-Delpuech, Gallimard, 256 pp., 18 euros.

GERALDINE NAKACHE

geraldine-nakache[1].jpgL'invitée de la rentrée 2008 de notre rubrique est une jolie brune au tempérament volontaire et généreux. Révélation de la comédie « Comme t'y es Belle » en 2006, aux côtés de Michèle Laroque et Valérie Benguigui, la petite soeur d'Olivier Nakache, célèbre co-réalisateur de « Nos jours heureux », a décidé de prendre la plume et la caméra, et réalise en ce moment son premier long métrage, « Tout ce qui brille », dont le teaser diffusé depuis peu sur DailyMotion suscite d'ores et déjà pas mal d'enthousiasme. C'est avec beaucoup de naturel qu'elle s'est prêtée à un question réponse à l'image de sa personnalité, sympathique et rafraîchissante.
(Photo DR)
Ton film

« Tout ce qui brille » est mon premier long métrage que je suis en train de produire avec Quad, et dont je partage l'affiche avec Leila bellis. Tout a commencé il y a deux ans, alors que j'étais en vacances en Corse avec la productrice de « Comme T'y es Belle » qui est depuis devenue une amie. J'ai reçu un coup de téléphone d'une copine que je n'avais pas vu depuis quinze ans et qui m'annonçait qu'elle allait se marier. J'étais un peu secouée quand j'ai raccroché et après que j'ai eu raconté l'histoire de mon amitié avec cette fille, mon amie m'a dit : « Si tu écris ça, je te produis ». J'ai commencé le scénario seule et puis j'ai demandé à mon ami Hervé Mimran, qui était co-scénariste et directeur technique de « Comme T'y es Belle », de m'aider pour que cette petite histoire qui n'intéresse que moi devienne une grande histoire qui puisse intéresser des tas de gens. Au départ, je pensait donner la réalisation du film à quelqu'un d'autre et rester uniquement dans l'écriture, mais le tournage du trailer m'a prouvé que j'avais autant de choses à dire derrière la caméra que devant.

L'histoire du film, c'est celle de deux jeunes filles, Ely et Lila, qui se connaissent depuis toujourstout_ce_qui_brille_1.jpg et habitent dans la même cité, à dix minutes et deux stations RER de Paris. Et ces deux jeunes filles ont le sentiment d'être à dix minutes et deux stations de leurs vies. C'est pour ça qu'elles décident un jour de traverser le périphérique et d'aller voir « tout ce qui brille » de l'autre coté. Au long de leurs péripéties, parce qu'elles ont du mal à assumer leur condition, elles vont se brûler les lèvres, tricher l'une avec l'autre puis avec elles-mêmes, passant des petites embrouilles aux gros mensonges. Le film montre comment elles vont gérer ça. C'est une grande et belle histoire d'amitié. (photo DR)

La célébrité

Je ne me considère pas comme quelqu'un de connu, mais je n'ai rien contre la célébrité. Je pense que ça peut être « kiffant » à vivre... Sérieusement, l'essentiel, c'est d'avoir les deux pieds dans la terre, d'être bien entourée et de ne pas oublier où tu es ni ce que tu représentes.

Le métier d'actrice

Mon histoire est un peu tarak parce que je n'ai pas de formation de comédienne. J'ai commencé en faisant des parodies sur la chaîne Comédie, dont je savais qu’elles n’étaient vues que par ma mère et mes cousins. Je n'avais aucune pression. Et puis un jour, une amie de mon frère qui faisait le casting de « Comme T'y es Belle » m'a convoquée. Je me suis retrouvée un mois plus tard au Luxembourg avec Marthe Villalonga et Michèle Laroque qui me donnaient la réplique. J'en avais des sueurs froides. Puis il y a eu le succès du film et la montée des marches à Cannes. C'était extraordinaire. Je crois que j'ai eu du mal à assumer et c'est pour ça que je suis retournée travailler à la télévision après. Mais en fait tu te rends vite compte que c'est super addictif de jouer.

Ta qualité

On me dit souvent que j'ai un bon instinct; C'est important dans mon métier.

Ton défaut

J'ai besoin d'avoir des gens autour de moi parce que je n'aime pas être seule, mais j'aime être seule au milieu des gens. C’est très chiant. Je suis un peu sauvage, en fait.

Ton physique

Je suis petite et très typée. Je trouve que je ressemble a une afghane.

Ton mental

D'acier. Je suis quelqu'un de très persévérant.

Tes vacances

Mon prochain voyage à Los Angeles, dans quelques jours, avec tous mes amis. Ça fait longtemps que je ne suis pas partie, ça va être Top...

Tes hobbies

J'adore chanter, j'aime bien le karaoké. Mon ami s'est mis au golf, je n'aime pas ce sport mais j'ai pris l'habitude de l'accompagner et j'ai découvert que le « vert » me va très bien. J'aime donc aller voir mon ami jouer au golf.

Un film

« Les Parapluies de Cherbourg », de Jacques Demy. C'est une de mes premières émotions de cinéma. C'est un film « enchanté » au sens propre et au figuré. Un souvenir très puissant.

Une chanson

La BO de mon film, en ce moment. C'est une chanson qui s'appelle « Dry your Eyes », du groupe anglais The Streets. Le chanteur a vingt ans, il a déjà enregistré trois albums. J'aime beaucoup ce qu'ils font.

Un héros

Mon père.

Un souvenir

La première fois que je suis allée au cinéma. C'était avec mon frère. On était allés voir « Nikita » de Luc Besson. Le film était interdit aux moins de dix ans, j'en avais neuf. J'ai triché pour avoir la place. J'avais peur, j'étais fière d'être avec mon frère. C'était « trop la classe »...

Un rêve d'enfant

Je voulais être blonde et très très grande. Aux yeux verts (rires).

Un péché mignon

J'adore le couscous au beurre de ma mère... C'est trop bon.

Ta famille

Ma famille c'est ma vie. Ça fait très« Céline Dion », mais c'est vrai. Mes parents, mon frère, ça me donne envie de pleurer quand j'en parle. Ce sont mes « piles ».

Une tradition

Sauf cas de force majeure, tous les vendredis soir, je suis chez mes parents avec mon frère, sa femme et son fils. Des fois, on a rien à se dire, des fois on se dispute, des fois on « kiffe ». Mais tous les chabbats, on se retrouve et je remercie la religion parce que c'est cool d'avoir inventé ça.

Le judaïsme

Je suis très croyante bien que très peu pratiquante. Mais j'allume une bougie en mémoire des morts, j'ai une Mézouzah devant ma porte, et je prie souvent. La religion est un bon guide et je ne pourrais pas vivre sans elle.

Israël

La première fois que j'y suis allée j'avais quinze ans. J'ai passé deux semaines dans un hôtel de luxe avec une copine et ses parents. Pour aller au Kotel, un taxi venait me chercher devant l'hôtel et me ramenait directement. Bref, je n'ai rien vu d'Israël à cette époque. Je n'y suis retournée que l'année dernière, avec mon ami qui tournait un film là-bas. Je me suis promenée toute seule et c'est là que j'ai compris pourquoi tout le monde se bat pour ce petit morceau de terre. J'ai senti quelque chose de très puissant et j'ai grandement envie d'y revenir.

Un geste citoyen

Géraldine est la marraine de l'association "UNE VIE POUR DEMAIN", toutes les informations concernant cette association sont disponibles sur www.uneviepourdemain.fr

Une bonne adresse

Shopping, « Le Bon Marché ». Détente, La Bulle Kenzo à Paris.

Un secret beauté

L'huile d'argan. Ca n'est pas très original, mais ça marche.

Quels souhaits pour la nouvelle année?

Réussir mon film et que tout brille, dans tous les sens du terme.

Géraldine Nakache sera bientôt sur les écrans dans « shoe at your foot », une comédie romantique franco canadienne de Jennifer Devoldere, avec Justin Bartha et Mélanie Laurent. Le tournage de « Tout ce qui Brille » devrait, quand à lui, démarrer au printemps 2009.

Propos recueillis par Sandrine Bendavid.

Moscou livrerait des avions de combat Mig-31E à la Syrie, suscitant l'inquiétude d'Israël

Moscou livrerait des avions de combat Mig-31E à la Syrie, suscitant l'inquiétude d'Israël


russ.jpgArticle de Laurent Zecchini  paru dans"Le Monde" le 25.06.07.
 
La Russie aurait commencé la livraison, selon le quotidien russe Kommersant, d'au moins cinq avions de combat de dernière génération - des Mig-31E - à la Syrie. Le contrat d'armements porterait sur plus de 1 milliard de dollars, et concernerait également des Mig-29M, la version la plus récente du Mig-29 "Fulcrum". Kommersant explique en outre que cette transaction entre la Russie et la Syrie pourrait in fine bénéficier à l'Iran. Confirmée par une source militaire française, qui précise ne pas savoir si les livraisons ont commencé, l'affaire suscite l'inquiétude d'Israël et des Etats-Unis.

La Syrie et l'Iran sont liés par un traité sur la défense commune et la coopération militaire, qui a souvent permis à Damas d'acheter des armements russes via un financement iranien. Ainsi, selon la revue britannique Jane's Defence Weekly, qui fait autorité en matière d'armements, sur les 36 systèmes de missiles russes Pantsir-C1E vendus en 2006 à la Syrie, une dizaine devrait être cédée à l'Iran avant fin 2007.

Il y a quelques mois, Israël avait accusé la Russie d'avoir livré des missiles antichar à la Syrie, qui ont ensuite été utilisés par le Hezbollah au cours de la guerre du Liban sud de l'été 2006.

S'agissant des Mig-31, Sergueï Tchemezov, patron de Rosoboronexport, la principale entreprise publique russe chargée des exportations d'armements, a démenti l'existence de cette transaction, affirmant : "Il n'y a pas de projets de livraison de chasseurs à la Syrie et à l'Iran." Et le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Mikhaïl Kamynin, a de son côté assuré que tous les contrats conclus par la Russie sont "conformes au droit international".

Boris Aliochine, directeur de l'agence fédérale pour l'industrie, a cependant confirmé à Kommersant l'existence d'un contrat pour des Mig-31E, tout en refusant de citer le pays acheteur.

Une telle vente serait la première à l'exportation pour le fleuron de l'aviation de combat russe. Le Mig-31E, dont le nom de code OTAN est "Foxhound", est un chasseur biplace tout temps dont la vitesse est proche de Mach 3. Il peut atteindre une altitude de 18 000 m, détecter dix cibles en même temps et en engager quatre simultanément avec ses missiles, à une distance de quelque 200 km.

Anna Azari, l'ambassadrice d'Israël à Moscou, a estimé que cette vente d'avions de combat, si elle se confirmait, "susciterait une grande préoccupation en Israël", à plus forte raison si ces appareils devaient finalement être utilisés par l'Iran.

Les forces aériennes de la Syrie, qui dispose aujourd'hui de plusieurs dizaines d'avions de combat Mig-25 et Mig-29 d'ancienne génération, seraient considérablement renforcées par la livraison de Mig-31E.

Le nouvel institut français fait la fête... de la musique

                     Le nouvel institut français fait la fête... de la musique

Informations et réservations :

Tel-Aviv : Castel
www.tkts.co.il
03-604 50 00 (jusqu'à 23 h).

www. hashigaon.com
Jérusalem : Klayim 02-622 23 33

Le 17/06/07, Le 21 juin représentera probablement une date qui marquera durablement l’histoire des relations culturelles franco-israélienne.

Choisissant délibérément la date de la fête de la musique, la France inaugurera son nouvel 'Institut français', situé à l’angle du boulevard Rothschild et de la rue Herzl, un lieu appelé à devenir le rendez-vous incontournable de la culture, des rencontres et des évènements artistiques et intellectuels francophones.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le bâtiment a d’abord été bâti en 1909, sur un seul étage. Il était alors la 9e maison de Tel-Aviv. Deux étages supplémentaires ont été ajoutés entre 1930 et 1940, dans le style " international", prédominant à cette époque.

Acquis par la France, il accueillera désormais un café, une médiathèque, des salles de cours, un auditorium ainsi que les bureaux de l’Institut français et du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France.

Et c’est donc le 21 juin 2007 au soir que sera dévoilée la façade de ce bâtiment emblématique. A cette occasion sera donné le coup d’envoi de la deuxième édition de la fête de la musique, organisée de concert avec la municipalité de Tel-Aviv.

Au programme (1) :

Juliette Gréco au Mann Auditorium de Tel-Aviv, mais aussi :
Laurent Assoulène, pianiste de jazz — Scène extérieure de la municipalité, devant le Musée de Tel-Aviv — ; MAP, groupe de rap populaire — Scène extérieure de la municipalité, devant le Musée de Tel-Aviv — ; R-Wan chanteur du célèbre groupe Java — Scène extérieure de la municipalité, devant le Musée de Tel-Aviv — ; Le Trio Innova, accordant harmonieusement piano, accordéon et tuba — Scène extérieure de la municipalité, devant la Cinémathèque — ; Valérie Leulliot, chanteuse de talent au timbre de voix unique — Scène extérieure de la municipalité, devant l’Opéra — ; Orlika, auteur, compositeur, interprète — Scène extérieure, devant le nouvel Institut français de Tel-Aviv.

Le 22 juin 2007, le nouvel Institut Français ouvrira ses portes au grand public. Il accueillera le même jour les Instituts européens présents à Tel-Aviv (Royaume-Uni, Italie, Espagne, Allemagne et Roumanie) qui présenteront leurs activités.

Le public sera également invité à parcourir l’exposition 'Face à Face' qui retrace 60 ans de relations franco-israéliennes.
Réalisée avec le soutien de la fondation France Israël, elle sera installée au rez-de-chaussée du nouvel Institut.

Le 28 juin 2007, à l’occasion de la 'Nuit Blanche' et dans le cadre du Festival International d’Art de la scène et de théâtre visuel, trois troupes de spectacles de rue, alliant à merveille théâtre d’avant-garde, expression corporelle et musique, se produiront en face du nouvel Institut.

À noter enfin que le vendredi 22 juin, le Centre Culturel Français Romain Gary de Jérusalem organisera la première grande fête de la musique dans la capitale israélienne.

Sur une scène ouverte, à proximité du Ma’abada se succéderont 3 groupes venant spécialement de France et 2 groupes Israéliens pour des concerts gratuits et ouvert à tous les publics. L’événement commencera vers les 14h00 et se prolongera jusqu’au coucher du soleil.

(Renseignements : 02-6243156 (demandez Guillaume ou Edna) ou par e-mail : vi@ccfgary-jerusalem.org

(1) MAP — Ministère des Affaires Populaires La croisière musicale du Ministère des Affaires Populaires -MAP- emmène hors des sentiers battus : violon arabo-andalou, accordéon fran-tzigane et machines rapo-chanson accompagné par deux Mc’s, Dias et HK. Les textes revendiquent une France plus juste, plus égale et plus ouverte. MAP réinvente le bal avec ses airs dansants et des textes militants engagés. En écoute : www.map-site.fr

R-WAN R.Wan, le chanteur du groupe Java, arrive avec son premier album solo. Voguant sur les ondes d’une radio pirate, son album nous emmène en voyage vers les terres musicales où l’imagination est reine autant que la langue française. Les jeux de mots dominent cet échiquier scéno-disco-radiophonique qui vous embarquera dans le cortex de l’un des auteurs les plus talentueux de sa génération. En écoute : www.radiocortex.com/

Valérie Leulliot Caldeira A la façon de l’insoumise Cat Power ou de la Françoise Hardy de la fin des sixties, Valérie Leulliot procure la sensation d’être à la fois profondément elle-même et étonnamment surprenante, différente et pourtant immédiatement familière. Le titre de cet album Caldeira, mot portugais signifiant 'chaudron', utilisé dans le vocabulaire des vulcanologues pour désigner un phénomène d’implosion souterraine, l’éruption interne d’un volcan sur lequel il faut alors se pencher pour admirer le bouillonnant spectacle. On ne s’étonnera pas que sous ses dehors feutrés et accueillants, cet album à longue détente finisse par procurer un inattendu vertige. En écoute : www.myspace.com/valerieleulliot

Laurent Assoulen "Ca sonne bon…" C’est à l’âge de six ans, en 1975, que Laurent Assoulen entre au conservatoire national de Lyon.
10 années plus tard, il aura compris que le jazz sera la forme la plus adaptée à sa liberté de penser. Il commence l’improvisation sur des partitions classiques…
À 37 ans, il est temps pour lui de franchir le pas et décide de donner une nouvelle orientation à son existence : fini la vie d’entreprise, c’est dorénavant derrière son piano qu’il mettra en musique ses voyages olfactifs.
Surprise, mélancolie, humour, spontanéité sont les mots clés de ses interprétations aux couleurs par fois orientales et aux saveurs souvent passionnelles. ‘Reasonances’, son premier album, ne devrait pas vous laisser indifférent…
En écoute : www.laurentassoulen.com ou www.myspace.com/assoulen

Orlika est auteur, compositeur, interprète et s’accompagne au piano. Elle chante dans un style où la musique du monde se mêle à la pop. Sa musique est née d’une nécessité : offrir un portrait sensible de l’Orient et de l’Occident. Elle compose la plupart de ses chansons, certains textes ont été écrits en collaboration avec Kent. Orlika parle de paix, d’amour, de désamour, d’exil et des différentes cultures qui la nourrissent depuis l’enfance. En écoute : www.myspace.com/orlika

Trio Innova Piano, accordéon, tuba et un répertoire allant de Piazzola à Bach, les trois membres du trio Innova Jean-Marc Fabiano, Patrick Zygmanowski et David Zambon improvisent à travers le tango, le jazz et la musique classique.

Source : Ambassade de France

DIEDOUCHKA

                                         DIEDOUCHKA de Paule COUDERT

diedouchka.jpgEditions BELFOND
288 PAGES
18 €

Après avoir travaillé dans la presse écrite, Paule COUDERT exerce son métier avec passion et enthousiasme sur EUROPE 1 depuis 38 ans, notamment aux côtés de Laurent RUQUIER (dans son émission quotidienne « On va’s gêner »)

Découvrez vite le récit attachant récemment paru chez BELFOND intitulé « DIEDOUCHKA » qui retrace l’histoire de sa famille maternelle.

La quête de Paule, à partir de la découverte (alors qu’elle n’a que 6 ans) d’une photo de Saül, son grand-père maternel inconnu, juif russe né à la fin du XIXème siècle, va lui permettre de retrouver et rassembler, au nom de « Diedouchka » (« grand-père » en russe) toutes les branches de sa famille de Riga en Lettonie à Kharkov en Ukraine en passant par Arad en Israël et bien sûr Paris.

Le lecteur s’intéressera à une page de l’Histoire à travers le destin exceptionnel d’un homme épris de liberté et de sa famille !

Une saga familiale émouvante et pleine de tendresse écrite par une digne descendante de Saül….