Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, âgé fraîchement 39ans, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Attention les pingouins de Madagascar débarquent au cinéma

Les pingouins de Madagascar débarquent au cinéma

Qui sont les dénommés Skipper, Kowalski, Private et Rico? Non?

Il s'agit des Pingouins de Madagascar! Les fans en ont rêvé, les Studios Dreamworks l'ont réalisé.

Ce quatuor a carrément – on peut le dire – volé la vedette de leurs amis de la trilogie à succès Madagascar. Ils sont devenus des stars à part entière; ils ont bel et bien réussi à avoir leur propre long métrage!

On les connaissait malins, déjantés à souhait, pourtant un détail, un gros détail qui nous avait échappé: ils possédaient un lourd secret! Ils sont en fait agents secrets (à mettre à plat un 007)! Pour cette grande aventure, ils vont devoir s'allier avec un second groupe d'espions, une très chic organisation, dont le nom du meneur est classé Top Secret, pour sauver le monde de l'affreux Dr Octavius (que l'on avait pu apercevoir dans le premier opus de Madagascar). Vous l'aurez compris, les films d'espionnage en prennent un coup; mais, comme un bon vieux James Bond ou un Ethan Hunt bien musclé, les péripéties de nos quatre petits pingouins (si grands par leurs astuces) vont les conduire un peu partout à travers le Globe:

de la banquise à Venise, de Dublin à New York. Petits et grands soyez prêts à embarquer pour une aventure ô combien rythmée, riche en humour et en rebondissements! Après les succès colossaux de 2005, 2008 et 2012 de leurs camarades, souhaitons leur good luck.
Sortie demain en 2D et 3D.

Le Petit Larousse illustré fête ses 110 ans. Idée cadeau de Hanoukka

-Le petit Larousse illustrée une tuerie

On a beau dire qu'internet ravage tout sur son passage, le dictionnaire reste l’indémodable outil de chaque élève (mais aussi celui de toute la famille). Témoin de la connaissance et du savoir dans son infinie diversité, il demeure un instrument indispensable.

Aussi, Le Petit Larousse illustré fête ses 110 ans. C’est vraiment le cas, que de dire qu’il se bonifie au fil des ans, puisque pour cette nouvelle cuvée, Larousse a eu l’excellente et riche idée de faire appel à un artiste de renom : Jean-Charles de Castelbajac.

Avec cette « boite à mystère », comme il le nomme avec son âme de grand enfant, ne s’est-il pas offert le luxe de jongler avec les mots : c’est lui-même qui s’est approprié avec brio chaque lettrine.

Tout en respectant les racines des éditions Larousse, l’ambiance du dictionnaire réside aux couleurs de l’imagination du créateur de mode.

Mais quelles sont ces couleurs ? Elles représentent tout simplement les primaires, tel un arc-en-ciel, accompagné de ses couleurs fondamentales et immortels. Un peu comme les mots finalement.

Et puis comme chaque année, de nouveaux termes font leur apparition : « Des mots qui sont définitivement inscrits dans le langage quotidien, car nous voulons dépasser les phénomènes de mode et ancrer l’évolution de la langue française dans le temps », explique Carine Girac-Marinier, directrice du département Dictionnaire et Encyclopédie de Larousse. Chaque nouvelle édition constitue un rituel qui permet de se familiariser des termes qui ressemblent à leur quotidien : les auteurs, n’ont-ils pas cette lourde tâche ? De nouveaux verbes, des substantifs, des préfixes,… Bref, 150 mots nouveaux, emblématiques des évolutions de la langue française, qui finit par l’emporter sur l’anglicisme.

Rajoutons, pour notre grand plaisir, une cinquantaine d’expressions francophones aussi drôles qu’étonnantes, qui permet d’ailleurs de (dé)montrer que les rédacteurs n’ont pas les deux pieds dans les mêmes bottines! pour reprendre à bon escient une expression québécoise. Enfin, parmi les nouveaux « entrants », en termes de personnalité, notons entres autres, l’expert en ethnopsychiatrie Tobie Nathan, le philosophe Michel Onfray, le comédien Francis Huster ou encore l’actrice Nicole Kidman.
Et ainsi, s’amuser à faire deviner quelle est la rousse la plus célèbre du cinéma dans le Larousse 2015?

Gagnez avec Alliance des cadeaux pour Hannoukka !

Memotep Un très beau jeu de société, archi complet, qui permet à tout le monde, petits comme grands d'apprendre une langue tout en s'amusant.

 

Gagnez 5 jeux pour vos petits et plus grands une première pour Hanoukka et les sociétés qui ont bien voulu se prêter au jeu ! Pour jouer et gagner c'est simple le premier qui nous envoie un mail avec la date de création d'Alliance recevra en retour un des 5 jeux de société !

Vous pensez forcément, à Hanoukka?

Vous n'avez pas encore en tête les cadeaux pour ses huit soirées illuminant à la fois vos maisons et les yeux de nos enfants. Si vous manquez d'idées, et pour vous y retrouver, fiez-vous à notre sélection: nouveautés, grands classiques, coups de cœur, il y en a pour tous les âges et pour tous les budgets.

Et ainsi, démontrer qu'Alliance n'oublie pas les petits dans ce florilège de présents riches en émotions et en sensation. Allez, lancez-vous: la fête dite des Lumières va bien se passer.

Dobble (Asmodee, 15,99€). La version 2014 se refait une beauté; puisque le jeu d'observation et de rapidité le plus vendu France en 2013,

Dobble (Asmodee, 15,99€). e jeu d'observation et de rapidité le plus vendu France en 2013,

S'il existe un jeu que l'on rencontre bien dès la maternelle jusqu'à la maison, c'est bien celui-ci: Dobble (Asmodee, 15,99€). La version 2014 se refait une beauté; puisque le jeu d'observation et de rapidité le plus vendu France en 2013, fait son cinéma et dédie toutes ses cartes aux symboles du 7ème art. Décernons-lui la Palme d'or, pour cette occasion!

Memotep (Topi Games, 34,90€).Un très beau jeu de société, archi complet

Memotep (Topi Games, 34,90€).Un très beau jeu de société, archi complet

Voici un jeu plein d'avenir: Memotep (Topi Games, 34,90€) voir photo à la Une.Un très beau jeu de société, archi complet, qui permet à tout le monde, petits comme grands d'apprendre une langue tout en s'amusant. Ici, il s'agit de l'anglais. Memotep a été développé en étroite collaboration avec l'éducation nationale. Après quelques parties, vous pourrez acquérir pas moins d'une centaine de mots, de phrases, d'expressions dans la langue de Shakespeare! En somme grandir avec Memotep, vous assure la perfection en anglais! De quoi devenir de véritables génies ou plutôt "genius". Pas un hasard si le jeu a eu l'honneur d'être récompensé par la médaille d'or au concours Lépine européen 2014. (Plus de renseignements www.memotep.com)

Creadise :Les ateliers de cuisine pour les enfants, qui aiment faire comme les grands

Creadise :Les ateliers de cuisine pour les enfants, qui aiment faire comme les grands

Les ateliers de cuisine sont très appréciés des enfants, qui aiment faire comme les grands - et parfois mieux! Ici, du haut de leurs 8 ans, faire de la cuisine - sans cuisson - en modelant pâtes à sucre et autres, en créant de manière personnalisé de vrais cupcakes avec Créadise (Mgm, 24,90€), c'est possible!. La boîte inclue évidemment pinceaux, emporte-pièces, mini rouleaux,...De quoi nous rendre, nous adultes, un peu toqué!

Crazy Haïm Shafir a imaginé un jeu d'observation totalement renversant où il faudra avoir de la suite dans les Gobelets! Alignez, empilez, bref, soyez le plus rapide et c'est gagné, mais attention aux erreurs!

Crazy un jeu dont l'auteur et ses illustrateurs proviennent directement d'Israël!

Il existe aussi des cups qui ne se mangent pas, comme Crazy Cups (Gigamic, 19,90€). Voici un jeu dont l'auteur et ses illustrateurs proviennent directement d'Israël! En effet, Haïm Shafir a imaginé un jeu d'observation totalement renversant où il faudra avoir de la suite dans les Gobelets! Alignez, empilez, bref, soyez le plus rapide et c'est gagné, mais attention aux erreurs!

Vos enfants connaissent sûrement Chass' Fantômes

Vos enfants connaissent sûrement Chass' Fantômes

Vos enfants connaissent sûrement Chass' Fantômes. Faites imaginer vos enfants, le même jeu dans une version Spiderman Ultimate (Megableu, 39,90€), où de sa main droite, le super héros projette en faisceaux lumineux des silhouettes un peu partout dans la pièce grâce à une obscurité totale. Heureusement, le pistolet laser les éliminera une par une! Ouf! De quoi se payer une toile, non?

 

 

Le jeu légendaire du football de table est de retour avec pour ambassadeur officiel

Le jeu légendaire du football de table est de retour avec pour ambassadeur officiel

Enfin, pour les garçons (et pourquoi pas les filles?), l'heure du foot à siffler! Subbuteo (Megableu, à partir de 15€) ou la passion du ballon rond au bout des doigts. Le jeu légendaire du football de table est de retour avec pour ambassadeur officiel pour la cuvée 2014, Christian Karembeu! Grâce à cette nouvelle version du jeu vous pourrez développer facilement votre habileté et devenir un champion. Choisissez votre équipe, choisissez votre plan de match et la victoire sera à portée de main de quoi devenir fou de foot!

Alors ne perdez pas trop de temps avant l'éventuelle pénurie! Alliance souhaite un excellent Hanoukka avec tous ces jouets qui raviront les plus petits comme les plus grands , n'est-ce pas, chers parents? 

Laurent Bartoleschi

Entretien avec Salomé Lelouch pour sa pièce le Mariage de Monsieur Weissman

Entretien avec Salomé Lelouch pour Alliance par Laurent Bartoleschi

Le Mariage de Monsieur Weissman se joue actuellement au Théâtre de la Bruyère.
Librement adapté du roman Interdit de Karine Tuil, Salomé Lelouch met en scène cet homme sans cesse à la recherche de son identité, où il ne lui reste plus que son nom afin d'affirmer sa judéité aux regards d'autrui.

Toute sa famille ayant été déportée dans les camps, comment prouver à un grand Rabbin et à sa future femme que l'on est juif?

Le doute s'installe alors. Des interrogations interviennent: comment suis-je perçu? Qui suis-je? Quel sera mon destin? Aucun temps mort dans la pièce, Salomé Lelouch prouve qu'elle est un grand metteur en scène de théâtre.

Ce Mariage prend des allures d'une histoire juive, telle que Woody Allen ou Philip Roth auraient aimé raconter.
Aussi, y aurait-il un effet miroir entre Monsieur Weissman et Salomé?  Elle nous répond :
L.B: Dans votre pièce, au personnage principal, Monsieur Weissman donc, il ne lui reste plus que son nom comme trace de judéité; visiblement, être juif, ça à l'air d'être compliqué.

Salomé Lelouch: C'est surtout compliqué de ne pas savoir qui l'on est vraiment. Comme le répète régulièrement Karine Tuil, il y a ce fantasme chez les juifs de ne pas l'être, d'être différent, voire d'être assimilé.

Le sujet de la pièce revient, surtout, de voir comment les autres nous voient.
Et comment réagissons-nous face à ce regard.
Autour de ce thème, la judéité, il y a le moyen d'en parler avec beaucoup d'humour. Franchement je n'aurais pas aimé réaliser une pièce mettant en scène une religion dure.
La quête identitaire avec l'humour juif permet une plus haute légèreté. En tout cas, Je pourrais être l'inverse de Monsieur Weissman qui, lui, comme moi avons un nom à consonance juif, certes. Lui est juif, moi pas.

L.B: Alors, que représente à vos yeux le judaïsme?

Salomé Lelouch: Je me souviens de cette fois, à l'âge de six ans, où mon père - Claude Lelouch-m'offrit cette Étoile de David. Je m'étais sentie comme toute terrorisée, puisque pour moi – et de surcroît, dans ma petite tête d'enfant - être juif faisait référence aux films sur la déportation. Du coup, je la cachais, j'avais ce refus catégorique de devoir la porter, de peur de me faire arrêter par des nazis, ce qui était évidemment ridicule comme pensée!
Voilà ce que c'est que de vivre cinématographiquement (rires)!

L.B: Et aujourd'hui?

Salomé Lelouch: Ce que j'aime par-dessus tout dans le judaïsme, c'est que cette religion n'est pas prosélyte. Ça me plaît bien, ça me rassure.
Evidemment, je ne connaîtrai jamais ce que c'est que de naitre juive. La religion est rentrée tard dans ma vie, par une volonté où, j'ai cherché moi-même, où je me suis posé certaines questions liées à mes origines. Par conséquent la démarche est différente. Ayant ces racines, l'Histoire m'intéresse. Il ne faut pas se leurrer, je me sens plus israélite que suédoise. On tente avec cette pièce, de donner une signification à la question: c'est quoi qu'être juif?

L.B: Il y a au sein de la pièce plusieurs petites répliques qui titillent l'esprit – D'ieu n'est pas venu à Auschwitz, pourquoi viendrait il à mon mariage?, Alzheimer, la pire maladie pour un juif,… Comment réagit votre public?

Salomé Lelouch: Très bien; et je suis contente d'avoir réussie ce pari de l'humour. Maintenant, on m'a fait remarquer à juste titre, que durant la pièce, certaines personnes se sentent comme mal à l'aise suite à l'écoute de certaines phrases. Elles ne savent pas si elles doivent rire ou pas. De peur d'être catalogués d'antisémites, elles s'exclament par une petite toux. Je les trouve, un peu suspect (Rires).

L.B: Comment l'expliquez-vous?

Salomé Lelouch: Dans le contexte actuel, on ne peut pas se permettre de dire n'importe quoi. J'ai l'impression que tout commence avec la peur des mots. Et la peur de ne pas pouvoir dire n'importe quoi. Comme le souligne Karine Tuil dans son livre, j'aime l'idée d'un pays où l'on peut rire de tout, y compris de sa religion.

L.B: Toutes ces répliques sont issues du livre Interdit de Karine Tuil? En avez-vous rajouté?

Salomé Lelouch: Il y en a certaines qui ont été rajoutées, en effet. Tout comme des scènes. Notez que l'idée des personnages du Juif et du non Juif sont totalement personnelle. Par contre, je ne les ai pas mises dans l'ordre du roman. Ma pièce est toute un agencement de répliques et de scènes à ma sauce; même si tout ce que raconte Karine est magnifique!

L.B: Comment s'est passée cette rencontre?

Salomé Lelouch: Tout avait débuté par un coup de cœur évident du livre de Karine; c'était d'ailleurs son mari qui me l'avait offert. Dès la première lecture notamment la scène du rabbin, je trouvais cela complètement théâtrale.
Au fil de ma lecture je "voyais" tout: les personnages, les décors,… Bref, je voyais une pièce. C'est à ce moment que je décidai de contacter Karine, afin de lui soumettre mon souhait à adapter son roman. Elle m'a laissé libre cours à l'adaptation. Aussi, l'a t-elle validé rapidement.C'est tellement rare et je la remercie encore aujourd'hui.
Pour ne rien vous cacher lors de la première, le regard des professionnels m'importait peu, seul, le sien représentait le plus. Non seulement elle a aimé, mais aujourd'hui, elle soutient la pièce au maximum, notamment lors de ses interviews! Elle est déjà venue la voir cinq fois!

L.B: Le théâtre, le théâtre, vous en êtes aujourd'hui à votre dixième mise en scène, le cinéma ne vous tente pas?

Salomé Lelouch: J'ai arrêté d'être comédienne très jeune pour me consacrer au théâtre. La raison en est simple c'est que j'aime les mots et l'écriture. Personnellement je ne suis pas patiente du tout: monter une pièce peut prendre deux ans, alors qu'un film, quatre! Le tempo d'une réalisation au cinéma risque de me lasser du sujet. Et puis le théâtre, comme la littérature, demande plus d'imagination au spectateur, alors que dans un film, tout est imposé.

Laurent Bartoleschi

Cinéma : Les opportunistes

Film, cinéma italien, les opportunistes

Il est LE film qui a raflé les derniers Donatello, soit l'équivalent des Césars italiens, dont celui du meilleur film. Adapté du roman américain de Stephen Amidon ( dont le titre initial et en version originale se nomme Le Capital Humain), le réalisateur transalpin Paolo Virzi – archiconnu dans son pays - transpose l'action dans la région du nord de l'Italie, la Lombardie.

Un peu comme La Grande Bellezza à Rome, chef-d'œuvre de Paolo Sorrentino, Les Opportunistes nous conduit vers les belles maisons, les beaux Lacs de Côme, les domaines à perte de vue avec leurs courts de tennis et leur piscine,... Bref, tout ceci mettant en valeur la haute société italienne. Un thème central?

L'argent évidemment. Une obsession majeure chez les familles Robelli et Bernaschi, où Carla (interprétée par une Valéria Bruni Tedeschi au jeu splendide, comme à son habitude), issue de cette dernière, s'ennuie à mourir. Pourtant, elle possède tout: un riche mari, une villa de rêve, de beaux enfants,...

Aussi, à la veille des fêtes de fin d'année, un terrible accident va brutalement renverser les destins de ces deux familles. Le metteur en scène porte un regard à la fois acide et sarcastique sur cette haute société. Laissant découvrir des personnages à la fois égoïstes et imposants, et, par conséquent, la solitude chez chacun d'entre eux.

Malgré cette noirceur qui se dégage tout au long des scènes, il y a toujours dans Les Opportunistes, cette vitalité, conduite avec une maestria proprement sidérante; Paolo Virzi met leur jeu en lumière, unit admirablement la composition de chacun pour saisir ce qui va illico typer le personnage, et ainsi nous servir de point de repère au sein de cette profuse "famiglia".
Notons pour conclure que Les Opportunistes représentera l'Italie dans la course aux Oscars en février 2015 dans la catégorie meilleur film étranger.

Laurent Bartoleschi

Ciné : reprise de Monsieur Klein avec Alain Delon

reprise du film avec Alain Delon, Monsieur Klein

Il est des films que l'on ne risque pas – voire jamais - d'oublier!
Comme en témoigne la reprise de la semaine; sorti, en 1976, Monsieur Klein marquera non seulement une poignée de spectateurs, mais d'une pierre blanche la carrière d'Alain Delon.

Tout d'abord, saviez-vous que ce projet fut initialement soumis à son confrère Jean-Paul Belmondo, que le réalisateur, Joseph Losey, préfèrera confier le rôle à l'acteur au regard bleu, dont il s'y est incroyablement investi.

En effet, Alain Delon fait merveille dans ce rôle de beau captif.
Avec un minimum d'expressivité, comme si sa physionomie était sous contrôle de Jean-Pierre Melville. Il reprend à son compte le registre très nuancé, voulu par le metteur en scène du Samouraï pour tout le film de Losey: une manière de rester à la surface polie et policé de la vie pour mieux suggérer la face cachée.

Durant l'occupation Robert Klein un marchand d'art profite, comme beaucoup de français, des lois anti-juives afin d'acheter des chefs-d'œuvre à prix moindre;jusqu'à ce qu'il se trouve lui-même du jour au lendemain pris pour un juif ,dont il est l'homonyme de ce quelqu'un qui joue sur cette coïncidence pour s'abriter derrière lui.

Monsieur Klein est un film définitivement kafkaïen.

Ici, comme chez Joseph Kafka on ne traite pas d'un être dépersonnalisé que la société écrase de son indifférence, mais d'un homme que la société remet en cause.

Aussi, cette mise en cause ne devient-elle pas une quête? A cela Joseph Losey ( et le génie Alexandre Trauner) fait de Paris une ville pâle et terne qui semble être issue tout droit d'un film de fantômes.

On retrouve dans Monsieur Klein des scènes inoubliables: de cette séquence d'ouverture instaurant d'emblée un climat de malaise (dans lequel baigne tout le long du film), ou bien cette fin qui se clôt sur un plan où Alain Delon se laisse emporter, dans un tunnel, par une foule sortant du Vel' d'Hiv' et se dirigeant vers le train de la Mort.

Des images qui s'impriment dans la mémoire du spectateur même presque 40 ans plus tard.
Ce n'est pas un hasard si Monsieur Klein fut sacré meilleur film de cette année à la Cérémonie des Césars. Un film à (re)découvrir donc à partir du 26 novembre au cinéma.
Laurent Bartoleschi

Paul Amar :"si le juif n'existait pas, l'antisémite l'inventerait"

Paul Amar, son livre

Laurent Bartoleschi : Paul Amar, vous publiez aux éditions Tallandier "Blessures". On vous connaît tous, vous êtes journaliste, éditorialiste, animateur. Avec Blessures vous dressez au fil des pages une frise chronologique des moments forts de votre vie: de votre enfance, de votre adolescence, et principalement de votre parcours professionnel.

Vous évoquez un thème récurrent: l'antisémitisme, qui pourrait se baser sur cette réflexion sartrienne "si le juif n'existait pas, l'antisémite l'inventerait".

Paul Amar: C'est la première fois que je parle de moi. Cette Histoire est aussi la nôtre. Elle porte sur les tensions communautaires en France, et surtout sur la résurgence de l'antisémitisme en France.
Je suis la preuve à la fois vivante et attristée de cette réflexion de Sartre que vous rappelez si bien, et qui résume son livre pertinent Réflexions sur la question juive.

L.B: Vous dites, d'ailleurs, ne jamais avoir pris la posture du juif dans votre vie publique. Expliquez-nous.

Paul Amar: Je pense qu'on peut le vérifier aisément; j'exerce ce métier depuis plus de 40 ans. J'ai toujours veillé à dissocier vie publique de ma vie privée, la sphère professionnelle, de la sphère familiale.
Je n'ai jamais pris la posture du Juif dans ma vie publique, de la vie sociale, mais pour être encore plus précis, je n'ai jamais traité de questions religieuses en France; je n'en suis pas un spécialiste d'ailleurs.
Je n'ai jamais demandé à être correspondant au Proche-Orient.
Cependant, je l'ai été en Asie du Sud-Est puis aux États-Unis.
Mais, à mon retour en France dans les 1980, Jean-Marie le Pen, et plus tard des hommes, comme Dieudonné, m'ont ramené à ma condition de Juif, et en stigmatisant sans cesse des personnalités d'origine juive.

L.B: Nous sommes en 1967 durant la guerre des six jours, vous dites ne pas être atteint par cette polémique sur la question juive. Je dis "vous", mais, sans doute, vous ne deviez pas être le seul à réagir ainsi ?

Paul Amar: Absolument.
Quand la guerre des six jours a éclaté et quand De Gaulle a qualifié le peuple juif "sûr de lui et dominateur", les français d'origine juive n'ont pas déchiré leur carte d'identité française!
Ils ont évidemment protesté. Ils ont été à la fois irrités ou attristés.
J'avais 17 ans à l'époque. J'avais trouvé cette polémique grotesque. Je n'y avais prêté guère attention.
Durant mes études, "mes années bonheur", jamais la question de l'identité ne s'était posée. Avec mes camarades de promo, on ne se souciait jamais de savoir qui était chrétien, qui était musulman, ou juif, autrement dit cette question ne faisait pas partie de mes obsessions.

L.B: Puis intervient le choc, non pas pétrolier mais, un homme, Jean-Marie Le Pen, invité à l'heure de vérité, nous sommes en 1983, il y a un peu plus de 30 ans.
Croyez-vous justement Paul Amar que le fait de l'avoir invité hier, d'inviter aujourd'hui régulièrement des membres du Front National, dont sa présidente - en somme de banaliser ce parti - permettrait une future élection et que le "détail", comme vous le dites, l'emporterait finalement?

Paul Amar: Malheureusement les faits me donnent raison. Il faut distinguer les deux périodes: celle de l'émergence du Front National dans les années 80, puis le succès du Front National auquel nous sommes confrontés aujourd'hui.
Quand Jean-Marie Le Pen commence à faire ses dérapages sordides, personnellement je pense qu'il aurait dû être aussitôt mis "en quarantaine".
Pour une raison précise, et il important de le rappeler,notamment aux plus jeunes: l'extrême droite au début des années 80 ne représentait rien!
Pas plus de 2% du corps électoral! Et il était pourtant intervenu à des heures de grande écoute.
Aujourd'hui cet argument ne tient plus! Pourquoi? Parce que Marine Le Pen est représentative. Notez qu'à la dernière élection, elle a obtenu au dernier scrutin européen 25 % du corps électoral. 6 millions d'électeurs ont voté pour elle!
Donc on ne peut pas la priver de tribunes; en outre, à la différence de son père, elle évite tout dérapage sur l'antisémitisme. en 2014, la situation est inédite.

L.B: Il y a cet épisode malheureux, ou non, dit "des gants de boxe", qui est selon vous, "associé pour l'éternité à un tableau guignolesque, d'avantage du match de catch que de l'échange intellectuel."
Vous qui, aviez refusé catégoriquement d'animer ce débat, imposé, faut-il le rappeler, vous sentez-vous plutôt comme un héros involontaire ou comme une victime 20 ans plus tard?

Paul Amar: Ni l'un ni l'autre. De nombreux téléspectateurs pensent que c'est le présentateur qui invite les politiques; ce n'était pas le cas à l'époque. Je ne voulais pas montrer que j'avais initié ce débat.
J'y étais opposé.
À travers ce chapitre, j'exprime - de façon muette - mon trouble. En posant ces gants sur le plateau, j'ai cependant réussi à les inhiber.

L.B: Les années 2000 vont montrer et connaissent encore malheureusement aujourd'hui une page particulière pour les juifs de France (et du reste du monde), notamment par la situation au Proche-Orient. Vous poser une question redoutable, Paul Amar, en quoi le Juif français est-il responsable de la politique israélienne? - En somme l'amalgame terrible Juif = Israélien.

Paul Amar: Il ne faut pas tomber dans ce piège. en associant les deux sujets j'estime que les attaques contre les juifs de France ne sont que des prétextes. L'objectif ultime est de déstabiliser tout simplement la République, donc le modèle occidental.

L.B: Bernard-Henri Lévy a tenu comme propos à ce même micro "je pense que les amis des juifs restent plus fort que leurs ennemis", qu'en pensez-vous?

Paul Amar: J'adhère à ce propos. Pour ne parler que de la France, je pense que les sondages le démontrent: il ne faut pas  confondre ces forces obscurantistes, agressives, parfois assassines avec le pays.
Oui, j'ai la conviction que les français ne sont pas antisémites. Ils connaissent bien leur Histoire et savent les dégâts que l'antisémitisme a pu engendrer en France, comme en Europe. En outre, ils ont d'autres sujets de préoccupations: la crise économique, le chômage qui monte, le pouvoir d'achat qui baisse... Cela ne doit pas faire partie de leurs obsessions. Pour autant il ne faut pas minorer le problème, il faut rester vigilant. Des groupes peuvent créer un grand désordre dans un pays aussi démocratique soit-il.

L.B: Pour conclure, votre livre est dédié à vos enfants; pourquoi et que leur souhaitez-vous?

Paul Amar: Il est dédié à mes enfants, certes, mais aussi à tous les autres enfants de leur âge. Les informer de la situation actuelle, leur proposer une tentative d'explication de cette situation et leur demander d'être vigilants. Leur dire, enfin, ma tristesse de devoir écrire ce livre. J'aurais tant aimé ne pas l'écrire.
Laurent Bartoleschi

livre Harcourt, le Mythe Éditions de la Martinière

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Les choses précieuses, la beauté, l'esthétique, laisser une empreinte, représente quelque chose d'essentiel. Le Studio Harcourt – qui vient tout juste de fêter ses 80 ans – se définit ainsi, à la fois artiste et artisan. Harcourt, ce nom résonne comme un mythe! Qui n'a jamais rêvé un jour, seul ou en famille de se retrouver devant l'objectif du studio? Embelli par cette lumière et la renommée. En attendant notre tour, les artistes, photographiés, pourraient être qualifiés comme étant des héros de notre temps.

 

Chacun dans leur discipline, principalement le cinéma, se prêtant au jeu du studio afin de devenir éternel, et ainsi faire partie de ce patrimoine cinématographique. Révéler la personne qui se trouve derrière l'objectif. Matière première la lumière, permettant de révéler la beauté de chacun, de mettre en évidence ce petit supplément d'âme, si invisible à l'œil nu! Le Studio Harcourt est là pour le faire apparaitre en laissant son empreinte si culte et glamour. Aussi, pour cette date d'anniversaire, les Éditions de la Martinière n'ont-elles pas proposé un ouvrage regroupant les plus beaux clichés, de 1934 à aujourd'hui?

 

Il nécessitait, au besoin, de faire appel à un homme qui connait les acteurs et les actrices. Un homme amoureux du 7ème Art. Dominique Besnehard, l'un des plus médiatiques directeurs de casting depuis le début des années 1980 (révélant des noms comme Sophie Marceau, Béatrice Dalle, Emmanuelle Béart,…).

 

Il signe et sélectionne avec le plus grand soin 80 portraits en compagnie de Guillaume Evin, pour ce 80ème anniversaire. Des yeux pétillants de Mistinguett, aux fascinants de Michèle Morgan, énigmatiques de Louis de Funès, inquiétants de Serge Gainsbourg ou pleins de promesses de Catherine (future Deneuve) Dorléac à l'âge de 9ans. Ces clichés en noir et blanc répondant bien sûr aux critères esthétiques du studio, subliment leur visage grâce au fameux halo de lumière. Alors, en attendant votre tour, laissez-vous envouter par ce très bel ouvrage, Harcourt, le Mythe, paru aux Éditions de la Martinière.

 

Laurent Bartoleschi

Champagne Laurent Perrier cacher ? Faites attention aux escrocs

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Rien n’arrête la concupiscence de certains pour gagner malhonnêtement quelques euros et abuser au passage de la bonne foi de gens.

Pour preuve, cette mésaventure qui est arrivée à Mr COHEN qui, à l'occasion de la bar mitsvah de son fils a acheté à la sauvette une caisse de bouteilles de Champagne Laurent Perrier étiquetées" cacher beth din de paris" .

Le traiteur qui était en charge de la réception a  laissé la liberté à son client d'amener lui même les bouteilles de Champagne et n'eut été la  perspicacité du chomer de la réception Mr Serge AZOULAY, il aurait pu se produire une catastrophe.

Le chomer  s'est aperçu au premier coup d’œil que les bouteilles de champagne  présentaient une anomalie du fait de la collerette de cachrout plutôt inhabituelle.

Il s'est vite rendu compte que les bouteilles étaient en fait du champagne Laurent Perrier non casher sur lesquelles quelqu'un avait collé des étiquettes portant le logo de cashrout du Beth Din de Paris.

Mr COHEN a compris son erreur et n'est pas prêt à acheter à nouveau de la main du 1er venu un produit casher sous prétexte de l'avoir " à bon prix «. L'identité du faussaire et revendeur indélicat a été révélé aux services de cashrout du Beth Din de Paris qui vont  se porter partie civile pour demander dommage et intérêt et dissuader toute récidive de cette contrefaçon malveillante.

K-Acher.

Interview exclusive de Frédéric Zeitoun, L'histoire enchantée du petit juif à roulettes

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C’est avec beaucoup d'humour et autant de dérision que Frédéric Zeitoun a choisi de parler de sa vie. Handicapé de naissance, c’est avec son fauteuil qu’il affronte son destin en décrivant son parcours. Parolier des plus grands de Frédéric François, Charles Aznavour, Enrico Macias,… chroniqueur culturel sur France2 , sur la chaine culte Mélody,  comédien même, Jacques Martin lui offre sa première télé,… 


Aujourd'hui, il a choisi de mettre en scène sa différence dans un spectacle musical présenté au Théâtre du Petit Hébertot (fort du succès de l'an dernier à la Gaité Montparnasse) à Paris les Samedis à 16h, et les dimanches à 19h30 dans une mise en scène d'Alain Sachs (avec une halte dans les prochains jours en Israël). Pour Frédéric Zeitoun, "La vie va comme sur des roulettes. Je me fous de ceux qui me mettent des bâtons dans les roues ; et dans nos villes inaccessibles parfois, j’envie, oui c’est possible, le Passe-Partout de Fort Boyard, car moi c’est plutôt passe nulle part". Interview

L.B: Durant toute la pièce y règne une certaine gaité; vous paraissez être quelqu'un de très optimiste dans la vie. Vrai?

Frédéric Zeitoun: Vous savez, je suis un peu comme tout le monde avec mes propres périodes de doutes et de chagrins; c'est d'ailleurs un peu ce que dit ce spectacle: on est ni plus ni moins que les autres, à la différence que l'on est sur-handicapés aux regards des autres justement. Oui je suis un optimiste, comme j'aurai bien pu être un pessimiste sur mes deux jambes. Mais, ça n'est pas le fauteuil qui m'a rendu positif. Maintenant, il est vrai que je garde le sourire et l'humour surtout tout en criant ma colère. On n'est pas là pour prendre les gens en otages. Ça reste un minimum de politesse que de rester poli en vers les gens qui viennent me voir.

L.B: Parlons un peu d'humour, si vous le voulez bien, puisque c'est tout de même le fil rouge de la pièce et dans votre vie.

Frédéric Zeitoun: Il y en a tout le temps. C'est même la première façon d'avancer. Si l'on n'a pas d'humour sur soit, c'est carrément triste. De l'humour sur les handicapés, c'est de l'humour tout court: quand je dis: "pendant que le téléthon est alors diffusé et qu'une chaine concurrente propose l'élection de Miss France, chaque chaine possède ses handicapés...", ce ne sont pas ces derniers qui en prennent un coup! (Rires) Du coup, on peut plus ou moins rire de tout. Ca dépend maintenant. Si le rire n'est que du rire et non de l'agressivité et fait même réfléchir, alors oui. Si le rire c'est de l'insulte, je réponds non!

L.B: La musique, c'est votre vie. Quelles sont les prémices de cette passion?

Frédéric Zeitoun: Certaines personnes ont la chance d'avoir de grandes passions, personnellement, je suis "tombé dans la marmite" depuis tout petit. J'ai toujours eu envie de chanter et d'écrire surtout et d'en faire mon métier (Frédéric François, Charles Aznavour, Louis Bertignac, ZAZ et Marc Fichel récemment, NDLR). L'histoire enchantée du petit juif à roulettes est mon deuxième spectacle, entièrement autobiographique, alors que le premier ne traitait que de chansons. Mais, en effet, le fil directeur de ma vie reste la chanson. 


Peut-être parce que le poste de radio était constamment allumé à la maison, ce qui émanait cette espèce de joie gracieuse dans les quatre coins de la maison. C'est d'ailleurs cette joie que l'on a envie aujourd'hui de perpétrer! Je décris certes ces années formidables, où l'on n'avait pas un rond. Où en arrivant en France, mes parents découvraient le froid, la neige, l'usine, après avoir connu le soleil de la Tunisie. C'était un peu du Zola!  Et malgré tout cela, une certaine joie de vivre régnait à la maison.    

L.B: Et s'il n'y avait pas la musique et les chansons, auriez-vous continué le chemin du Droit?

Frédéric Zeitoun: C'était une façon, une nouvelle fois comme je le dis dans la pièce, pour rassurer ma famille! (rires) J'en avais rien à faire totalement du Droit. Ayant fait pourtant un DESS, je me suis éventuellement passionné pour la dernière année, puisque je m'étais spécialisé dans les droits d'auteur, donc un lien indirect avec la musique.

L.B: Es-ce-que le petit juif à roulettes est quelqu'un de pratiquant point de vue religion? En tout cas, visiblement les vendredis soirs étaient sacrés chez vous.

Frédéric Zeitoun: Mon judaïsme est beaucoup plus culturel que cultuel – chose que j'essaie de transmettre à mon petit garçon aujourd'hui; Être juif, pour moi c'est avant tout une culture et une façon d'être! Traditionaliste dans l'âme, ce qui me plait le plus reste ces grandes tables, ces engueulades sur les mêmes sujets, les fausses fâcheries, tout ceci les vendredis soirs. Sacrés à part entière, encore aujourd'hui! Le plus beau compliment qu'on ait pu me faire à ce sujet revient lorsqu'une dame qui venait tout droit de sa Bretagne pour voir la pièce et me racontait que chez elle cela se passait les dimanches midis. Comme quoi, n'importe qui peut se retrouver dans mon histoire!

L.B: Israël, c'est pour bientôt? Une première pour vous?

Frédéric Zeitoun: Ça m'excite de partir jouer là-bas. Tout d'abord et simplement parce que c'est Israël! Et puis, j'y ai beaucoup d'amis et de famille surtout, principalement sur Tel Aviv. D'ailleurs, certains d'entre eux ne pouvaient pas se déplacer, du coup, on va le faire à domicile! Pratique, non?


Laurent Bartoleschi