Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 14 ans. Elle est traductrice et rédactrice pour divers organismes en Israël. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Pour la première fois en Israël, les manuscrits originaux de Maïmonide

Pour la première fois en Israël, les manuscrits originaux de Maïmonide

Une exposition qui ouvrira la semaine prochaine au Musée d’Israël présentera la signature originale de l'un des géants spirituels du monde juif, telle qu'elle apparaît sur ses écrits, ainsi qu'une série de manuscrits rares datant d'environ 900 ans. La Bibliothèque nationale organisera une conférence internationale sur la philosophie du Rambam, à laquelle participeront des chercheurs et des penseurs renommés, israéliens et étrangers.

Dans le cadre de la coopération entre les institutions, la signature rare du philosophe, médecin et autorité halakhique du XIIe siècle, par laquelle il a approuvé la version corrigée de son œuvre centrale, Mishneh Torah, sera présentée dans l'exposition, ainsi qu'un manuscrit qui lui est attribué sur son commentaire de la Michna. L'exposition présentera également des éléments de périodes ultérieures.

L'exposition intitulée "Personne n'égale Moïse - Maimonide: des débuts de l'impression à l'ère numérique" (comme titre de la conférence) présentera des manuscrits originaux des XIIe au XVe siècles, dont certains sont arrivés à Jérusalem par avion depuis des prestigieuses institutions du monde entier: la British Library de Londres, le Metropolitan Museum of Art de New York, la Bibliothèque apostolique du Vatican à Rome, la Bibliothèque nationale de France à Paris, la Bodleian Library de l'Université d'Oxford et bien plus encore, pour le projet conjoint des deux institutions israéliennes financées par la « Fondation Maïmonides ». Ils ont été transférés en Israël sous couvert du secret et d’importants moyens de sécurité ont été déployés de peur que quelqu'un ne tente de voler ces objets rares et précieux.

Les écrits de Maïmonide

L'exposition présente pour la première fois sous un même toit des manuscrits originaux et illustrés ainsi que d'autres écrits rédigés en France, en Allemagne, au Yémen, en Espagne, en Égypte etc - et des objets plus "piquants": une amulette avec le portrait de Maïmonide, une sélection de livres pour enfants historiques le représentant, des documents décrivant le 800e anniversaire de sa naissance en Espagne et en Égypte, etc.

Parmi les documents qui seront exposés au Musée d'Israël figurent deux volumes du Piroush Hamishna, écrits à la main par Maïmonide pendant son séjour en Égypte, des copies illustrées de Mishneh Torah et de son traité de philosophie, "Le Guide des Egarés". (Le Mishneh Torah a probablement été copié en Espagne ou en Provence au 14ème siècle, où les illustrations ont été ajoutées); des traductions latines des écrits de Maïmonide depuis la naissance de l’impression, le Sefer HaMitzvot des Sépharades pour les Marranes qui ont fui à Amsterdam, etc. Parmi les documents, comme indiqué, se trouve sa signature personnelle, écrite de sa propre main.

La Bibliothèque nationale s'est efforcée de rendre les textes rares accessibles et les a numérisées pour les conserver dans ses archives numériques. Les conservateurs de l'exposition et de la conférence disent que l'objectif est "de mettre en lumière la place de Maïmonide dans la culture juive et son importance pour la vie et la pratique juives contemporaines".

Michael Magen, directeur du laboratoire de préservation du papier au Musée d'Israël, examine le Mishna Torah du Rambam (Photo: Oleg Kalachnikov, Musée d'Israël)

Michael Magen, directeur du laboratoire de préservation du papier au Musée d'Israël, examine le Mishne Torah du Rambam (Photo: Oleg Kalachnikov, Musée d'Israël)

La conférence d'ouverture sera animée par le président de la Cour suprême à la retraite, le juge Aharon Barak, et portera sur la tension existant entre les ouvrages juridiques de l'État d'Israël et l'ancienne loi juive. Au cours de la conférence, des discussions et des rencontres auront lieu entre intellectuels sur des questions d'actualité, telles que "Maïmonide contre les défis de l'État d'Israël" et "Etre philosophe dans le monde musulman", les relations entre religion et État, etc.

En outre, le site de la Bibliothèque nationale comprendra un mini-site spécial consacré à la fascinante histoire de la vie de Maïmonide et au voyage de sa famille d’Espagne au Maroc, en l’Égypte et en Israël, ainsi qu’à la manière dont il a été reçu dans divers lieux et communautés juifs.

"Pertinent encore aujourd'hui"

Le président de la Bibliothèque nationale, David Blumberg, a déclaré: "Maïmonide continue d'influencer la pensée juive et israélienne, peut-être parce que tout le monde peut y trouver son propre reflet: les érudits de la Torah le considèrent comme un homme de loi juive, les intellectuels laïcs le considèrent comme un philosophe critique et le mouvement Chabad croit en son messianisme politique. En fait, Maïmonide continue d’être pertinent dans presque tous les domaines du discours juif en raison de ses formidables accomplissements dans les domaines de la philosophie et de la théologie, de la médecine et des sciences, du Talmud et de la loi juive, et même de la politique. "

Le professeur Ido Bruno, directeur général du Musée d'Israël, a ajouté: "Cette exposition est une occasion extraordinaire de s’imprégner des manuscrits les plus importants de Maïmonide qui sont présentés pour la première fois au Musée d'Israël. Ces magnifiques trésors culturels, accompagnés d'une exposition spéciale sur sa vie, permettent au visiteur d'observer en profondeur l'influence complète d'un philosophe, d'un érudit, d'un scientifique, d'un médecin, d'un chercheur et d'un dirigeant du Moyen Âge à nos jours. "

Le Rambam (Rabbi Moshe ben Maimon) était un scientifique, un médecin, un érudit et un philosophe, l'une des plus importantes autorités halakhiques de l'époque et l'une des figures les plus importantes du judaïsme.

En raison de la persécution des Juifs, il s'installa au Maroc avec sa famille, puis en Égypte, où il rédigea ses écrits importants, notamment en tant que chef de la communauté juive du Caire, et occupa le poste de médecin. Il mourut en 1204 et ses ossements furent par la suite apportés en Eretz Israel à sa demande. Son lieu de sépulture, selon la tradition, est à Tibériade, et sa tombe est un lieu de pèlerinage très fréquenté à toutes les époques de l’année.

Source : Ynet

Israël : la solution à la pénurie de médecins, recruter des centaines de retraités

Israël : la solution à la pénurie de médecins, recruter des centaines de retraités

La Commission de la fonction publique a informé les hôpitaux publics qu'ils pouvaient recruter des médecins déjà à la retraite pour tenter de remédier à la pénurie de professionnels de la santé.

Le gouvernement a décidé de prendre des mesures extraordinaires à la suite de centaines de problèmes relatifs au personnel médical non surveillé: la Commission de la fonction publique a autorisé les hôpitaux publics à recruter des médecins à la retraite pour les services qui souffrent de pénurie de professionnels - et à les employer jusqu'à leur 80ème anniversaire. 

La solution à la pénurie de médecins, recruter des centaines de retraités

La solution à la pénurie de médecins, recruter des centaines de retraités

Dans une lettre adressée aux directeurs des hôpitaux publics il y a deux semaines, le responsable du ministère de la Santé, Yoni Ducan, leur a expliqué que pour faire face à la difficulté de recruter des médecins dans diverses professions médicales, la commission autorise les hôpitaux à recruter et à intégrer les médecins de tous âges, y compris ceux déjà en retraite. Les médecins à la retraite sont censés aider les administrateurs d'hôpitaux à pourvoir les postes vacants dans les professions médicales souffrant de pénurie aiguë, notamment en psychiatrie pour adultes et pour enfants et en gériatrie…

Les hôpitaux ont annoncé qu’il s’agissait d’une solution temporaire.

Source: themarker

La fédération des échecs disqualifie les Saoudiens pour avoir banni les joueurs israéliens

La fédération des échecs disqualifie les Saoudiens pour avoir banni les joueurs israéliens

La Fédération Internationale des Échecs (FIDE), l'organe directeur international des échecs, a annoncé mardi que les World Rapid and Blitz Championships (championnats du monde d’échecs de parties rapides) qui devaient avoir lieu en Arabie Saoudite à la fin décembre se dérouleraient plutôt en Russie.

La FIDE sur Twitter : "Chers amis amateurs d'échecs, les World Rapid and Blitz Championships de la FIDE auront lieu à Saint-Pétersbourg, en Russie, entre le 25 décembre (jour d'arrivée) et le 31 décembre (jour de départ). Le règlement sera publié sur le site officiel de la FIDE."

La FIDE n'a pas expliqué le changement de lieu, mais le Lawfare Project, "un réseau mondial de professionnels du droit qui mettent leurs compétences, leur temps et leur expertise au service de la défense des droits civils et humains du peuple juif et de la communauté pro-israélienne, et de la lutte contre la discrimination partout où nous la voyons", a publié lundi un communiqué de presse disant que la FIDE "a accepté de retirer à l'Arabie Saoudite le droit de tenir un tournoi d'échecs, après l'envoi d'un avis juridique à deux citoyens israéliens. L'Arabie Saoudite devait accueillir le World Rapid and Blitz Championships, mais le tournoi va maintenant être déplacé suite à l’envoi d’une lettre des Israéliens à la FIDE."

Des joueurs d'échecs lors d'un tournoi à Jérusalem, le 25 février 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Des joueurs d'échecs lors d'un tournoi à Jérusalem, le 25 février 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Les Israéliens, qui étaient soutenus par The Lawfare Project, ont été empêchés par les organisateurs saoudiens de participer au même tournoi en Arabie saoudite l'année dernière en raison de leur nationalité. Le grand maître d'échecs israélien Ilya Smirin et l'activiste pro-israélien, organisateur d'échecs et ancien porte-parole de la Fédération israélienne des échecs, Lior Aizenberg, ont écrit à la FIDE pour obtenir l'assurance qu'elle ne permettrait plus aux pays hôtes de commettre une telle discrimination envers les Israéliens.

La lettre citait la politique officielle de la FIDE selon laquelle elle "rejette tout traitement discriminatoire pour des raisons nationales, politiques, raciales, sociales ou religieuses ou en raison du sexe" et stipulait que les événements sanctionnés par la FIDE pouvaient, selon l'article 1.2 des statuts de la FIDE, "être organisés uniquement par des fédérations où le libre accès est généralement assuré aux représentants de toutes les fédérations".

Brooke Goldstein, directrice exécutive de The Lawfare Project, s'est félicitée de la décision de la FIDE : "Nous ne pouvions pas nous contenter d'attendre que la FIDE fasse ce qu'il faut - nous sommes fiers d'avoir soutenu cette action, qui garantit qu'aucun joueur ne sera exclu d'un tournoi en raison de sa nationalité. Il est difficile de croire qu'en 2018, un pays puisse être autorisé à accueillir un événement international tout en pratiquant une discrimination aussi flagrante, mais je salue la décision de la FIDE de s'assurer que le scandale de l'année dernière ne se reproduira pas."

Source : Jewish Press

Le dilemme d'Israël, faut-il entrer au Liban afin d'achever la destruction des tunnels

Le dilemme d'Israël, faut-il entrer au Liban afin d'achever la destruction des tunnels

Dans le jeu d'échecs compliqué qui se déroule à la frontière libanaise, Israël a pris hier au Hezbollah son cavalier ou son fou. Pas sa reine, certainement pas son roi, mais pas un simple pion. En d’autres termes, c’est un exploit important, mais pas un coup de grâce qui décidera de la prochaine guerre.

Le Hezbollah a conçu son système de tunnel comme une surprise stratégique, maintenant perdue, mais ce n’est pas ce qui va changer ses plans. En raison de la situation politique compliquée au Liban et de la crise économique dans laquelle il se trouve, il est confronté à de plus grands problèmes, en particulier car il est tout à fait possible que l'action israélienne soit plus large - contre les usines de missiles de précision au Liban.

C'est précisément l’utilisation des missiles qui permet à Israël de surprendre le Hezbollah. Les informations sont méticuleusement recueillies sur une longue période et sont étayées par une documentation qui fournira des preuves concluantes dans le cadre de la campagne internationale accompagnant l'opération militaire sur le terrain.

Avec tout le respect dû aux bulldozers, le véritable objectif de l’opération "Bouclier Septentrional" est les pays du monde. Le message israélien qui y est attaché est clair: le Hezbollah viole la résolution 1701 des Nations Unies et la souveraineté israélienne et pourrait entraîner une guerre dans la région.

Le silence du Hezbollah (et de ses patrons à Téhéran) indique qu’il a été pris en flagrant délit. Jeudi seulement, l'organisation a appelé le gouvernement libanais à protéger le pays des activités israéliennes, et il s'avère maintenant qu'il est impliqué dans des activités beaucoup plus sérieuses. Israël espère que l'exposition actuelle provoquera un débat interne au Liban sur le point de savoir si l'organisation est bien "le défenseur du Liban", comme il le prétend, ou plutôt "une menace pour le Liban", comme le dit Israël.

Les activités elles-mêmes devraient se poursuivre pendant plusieurs semaines. L’armée israélienne détient actuellement un tunnel (à Metula), et laisse entendre qu’elle localisera et détruira d’autres tunnels et que l’opération se déroule désormais entièrement du côté israélien de la frontière.

On peut en tirer des enseignements, ce que savent ceux qui suivent la situation dans le nord: la dissuasion s’exerce des deux côtés. L'usine d'où part le tunnel du côté libanais est située à quelques dizaines de mètres de la frontière. Autrefois, Israël pénétrait sur le territoire libanais et détruisait tout le tunnel, mais il est maintenant préservé afin d'éviter toute escalade.

Explosion d'une bombe accrochée à la caméra dans un tunnel du Hezbollah

Explosion d'une bombe accrochée à la caméra dans un tunnel du Hezbollah

Comme mentionné ci-dessus, le problème est beaucoup plus grave: il est question d’une éventuelle attaque contre le projet de missile de précision. Si le Hezbollah comprend maintenant qu'il jouit d'une immunité, le prix à payer par Israël sera beaucoup plus élevé à l'avenir.

Il est raisonnable de supposer que le Hezbollah a construit les tunnels sur commande. Au niveau opérationnel, il n'en a pas vraiment besoin. Pour Metula, par exemple, ou d'autres établissements le long de la frontière, on peut facilement sauter par-dessus la clôture sans recourir à des moyens souterrains. Mais quiconque cherche l’effet de surprise qui lui donnera un avantage - par exemple, une intervention discrète pour conquérir une base militaire ou un kibboutz - trouvera une solution parfaite dans le tunnel.

Il ne faut toutefois pas oublier que la principale force du Hezbollah n'est pas la résistance clandestine, mais plus de 100 000 roquettes et missiles, des dizaines de milliers de combattants et une foule d'autres moyens. L’effort est maintenant de le pousser dans un coin et de le décourager; Le fait que les États-Unis aient rejoint la campagne - avec la possibilité d'imposer des sanctions supplémentaires à l'organisation - est supposé aider, mais le Hezbollah cherchera de nouveaux détours et, avec l'aide de la détermination de ses commanditaires iraniens, il les trouvera probablement.

En marge de cela, deux remarques: premièrement, les affirmations selon lesquelles il s’agit d’une campagne avec des motifs cachés sont sans fondement. Ceux qui sont familiers avec les calendriers savent quand les informations ont été collectées, travaillées, approuvées et intégrées dans un plan d'action. Il s’agit là d’un progrès technologique sur le plan du renseignement qui a maintenant mûri et il a été décidé de le mettre en œuvre avant que les tunnels ne deviennent opérationnels.

Deuxièmement, le festival des médias qui a accompagné l'opération était quelque peu exagéré. L'exposition des tunnels est un mouvement important, mais qui ne change pas fondamentalement la situation. Israël devra également faire face à des défis (et peut-être principalement) dans l'arène libanaise. Néanmoins, il était difficile de ne pas profiter d'un instant de satisfaction à la vue d'un militant du Hezbollah surpris qui s'est enfui après l'explosion d'une bombe accrochée à la caméra, que les FDI avaient infiltrée dans le tunnel.

Source : Israel HaYom

Israël : après l'enfer des coups, ces femmes battues retrouvent l'espoir

Israël : témoignages poignants de femmes battues

"J'ai vu mon amie se faire assassiner par son mari avec une hache, il l'a tuée devant moi, j'ai très peur de quitter cet endroit parce que je crains de finir comme elle." Mon mari disait à nos enfants: 'Regardez bien votre mère. Peut-être que demain elle ne sera plus. »

C’est A., qui vit dans dans un foyer pour femmes battues dans la région du Sharon, qui s'exprime ainsi. Elle a 34 ans, est mère de trois enfants et a souffert de violence domestique pendant des années. Elle a rencontré son mari lors d'un voyage post-armée et décrit six années d’un mariage heureux qui est devenu un cauchemar au fil du temps, principalement en raison des écarts de revenus entre eux deux.

« Je travaillais et je soutenais la famille financièrement et mon mari est resté longtemps au chômage", dit-elle. "Il a trouvé du réconfort dans l'alcool, et cela a eu de sérieuses répercussions. Cela a commencé avec des malédictions et du mépris, et les premiers coups sont tombés lorsque j'étais enceinte de mon premier enfant, dans le septième mois. Nous nous sommes disputés à propos de ses habitudes de consommation d'alcool. Il s'est fâché et m'a donné un coup de pied dans le ventre. La première chose dont je me souvient, c'est que lorsque je me suis réveillée à l'hôpital, il se tenait à côté de mon lit et menaçait de me tuer si je disais à quelqu'un qu'il m'avait frappée. Alors, je me suis tue. "

L'horreur vécue par A ne s’est pas arrêtée là. Sa vie est devenue un cauchemar permanent, avec des violences verbales et physiques quotidiennes. "Le soir, il sortait, j’avais alors quelques heures pour respirer et sourire, mais quand il revenait, il commençait à casser des objets dans la maison et à me frapper. Si je ne voulais pas coucher avec lui, il me blessait avec des ciseaux jusqu’à ce que j’écarte les jambes. J’ai toujours des cicatrices, je souffre physiquement et dans mes rêves les plus terrifiants, je vois encore ses ciseaux. "

A. a toujours tout raconté à sa mère, mais cette dernière a refusé de l'aider. « Nous sommes originaire d’Ethiopie », explique-t-elle. « Chez nous, c’est une honte de divorcer. Ma mère ne me croyait pas lorsque je lui disais que j'étais battue et violée sous la menace, et c'est seulement après son décès que j'ai pu me plaindre à la police et venir là où je suis aujourd'hui. Je suis protégée et je reçois un amour et une chaleur que je ne connaissais pas. "Ma crainte est de quitter cet endroit et de perdre mes défenses, car finalement, une fois mon mari libéré, il circulera librement. Mon rêve est de faire en sorte qu’il soit expulsé d'Israël."

"Après l'alcool – les coups"

B. est une autre femme vivant au foyer, elle est également mère de trois enfants. Contrairement à toute autre épouse, elle était triste le jour de son mariage. "J'avais 18 ans et j’épousais un homme de dix ans mon aîné. Je ne l'avais jamais rencontré auparavant parce que chez nous, au sein de la communauté éthiopienne, les parents "concluent un marché" et il n’y a rien à dire. Tout le monde a applaudi au mariage et s'est réjoui, mais à l'intérieur, j'étais dévastée. Dès le début, j'ai senti que cet arrangement serait un désastre".

Les craintes de R. se sont avérées justifiées, elle a vite découvert que son époux était un alcoolique violent. "Les passages à tabac arrivaient après une dispute, qui portait toujours sur l'alcool. Cela commençait par une gifle, continuait avec des coups de poing, et se terminait par des excuses de sa part et la promesse que cela ne se reproduirait pas."

Après des années de violence, R. a partagé sa terrible situation avec une collègue, qui n'est pas restée indifférente et l'a poussée à porter plainte. "Je n'ai même pas essayé de me battre contre lui", dit R., "j'ai vécu les humiliations jour après jour, mais je pleurais dans mon oreiller et j'attendais que cela passe.

"La menace la plus effrayante"

B., 36 ans et mère d'un enfant en bas âge, a émigré d'Ukraine il y a trois ans en Israël et a cherché le grand amour. "Mon partenaire savait me faire plaisir, je me sentais bien avec lui", se souvient-elle. "Rétrospectivement, je sais que depuis le début, il y avait des étincelles de violence, mais je les ai ignorées, j'étais amoureuse et il m'a rapidement isolée de mon environnement. Il me répétait tout le temps à quel point ma mère et mon père étaient de mauvaises personnes. Quand il passait à côté de moi, il me donnait une gifle ou un coup de poing - et riait, et jusqu’à présent, quand quelqu'un passe à côté de moi, je me recroqueville".

Elle a cessé de compter le nombre de fois où il l’a jetée dehors, où il a essayé de l’étrangler. "Il n'arrêtait pas de me menacer, si je ne faisais pas ce qu'il voulait, ou si je racontais à quelqu'un les malédictions et les coups, il enlèverait notre fils et disparaîtrait avec lui dans un pays étranger ... Pour une mère, c'est la pire menace, la plus effrayante qui soit. Il a tout fait pour me rendre dépendant de lui et m'a maltraité physiquement et émotionnellement. Il aimait m’empêcher de dormir. Il me gardait éveillée tout le temps. Il le faisait pour m'affaiblir et cela fonctionnait. Je me suis habitué aux coups, mais il a tué mon âme. "

Il est surprenant de découvrir que B. possède trois diplômes universitaires, dont l'un en criminologie. "Regardez ce que c'est," dit-elle. "Moi qui ai excellé dans un cours sur la violence domestique à l'université, je ne l'ai pas décelée chez moi à temps."

B. a beaucoup souffert jusqu’à ce qu’elle prenne son courage à deux mains et parle à sa mère, qui l'a poussée à fuir immédiatement son mari violent.

"J'ai fourré du lait pour bébé et des vêtements dans un sac poubelle, je me suis enfuie avec mon fils dans la rue et j'ai appelé la police", se souvient-elle. "La femme policier était très sensible, elle m'a donné le sentiment que j'étais désormais en sécurité. Les services sociaux m'ont épaulée et le foyer m’aide à me réhabiliter. Certains ne intéressent absolument pas aux femmes battues dans notre pays, mais j’ai vécu une expérience différente. Je n'ai rencontré que des personnes extraordinaires et des thérapeutes qui m'ont aidé à relever la tête et à me rappeler que je valais la peine. "

Yael Gold, directrice de l'organisation de lutte contre la violence à l'égard des femmes, accompagne personnellement les femmes battues. Elle explique qu’elles ne sont encouragées à partir que lorsqu'elles comprennent que leurs enfants sont en danger. Tant qu’il ne s’agit que d’elles, elles choisissent généralement de continuer à subir.

Des études récentes dans le monde ont montré qu'une femme décide au moins sept fois de quitter son mari violent, avant de prendre la décision - difficile pour elle - de partir définitivement. "Je rencontre des femmes âgées de 60 ou même de 70 ans, qui comprennent seulement maintenant qu'elles ont été victimes de violence toute leur vie. Un demi million de femmes en Israël sont prises au piège du cycle de la violence et, à mon grand regret, il est clair que la prochaine victime sera l’une d’entre elles. Il est important que ces femmes reconnaissent les signes précoces et puissent être sauvées d'un désastre irréversible, comme ces trois héroïnes ont pu le faire. "

Source : Israel HaYom

La fête de Hanoucca a-t-elle des sources païennes?

La fête de Hanoucca a-t-elle des sources païennes?

Hanoucca est-il une fête avec des sources païennes liée à la diminution du nombre d'heures de soleil?

Cette question doit être posée, même si cela n’est pas particulièrement agréable, car, des fêtes associées au feu et à la lumière étaient célébrées dans le passé en même temps que Hanoucca. Il était question du jour le plus court de l’année (aujourd’hui, c'est le 21 décembre et dans le monde antique, selon le calendrier julien, c'était le 25 décembre).

Dans l'Antiquité, les fêtes du feu étaient célébrées à deux dates différentes, la première au plus fort de l'été et la seconde en prévision du renouvellement de l'allongement des heures de lumière du jour, tout près de Hanoucca, ce qui pose la question de savoir si le lien entre les fêtes juive et païenne est un hasard.

Il est intéressant de découvrir qu'à l'époque romaine, deux fêtes d’une durée de huit jours étaient également célébrées tout près de Hanoucca, fin décembre et début janvier. La première était Saturnia, la fête de Saturne, qui se déroulait du 17 au 26 décembre. La seconde, Qalandah – la fête du début du mois, était célébrée début janvier. Dans les deux cas, comme indiqué, la fête durait huit jours, presque au même moment que le jour du Renouveau du soleil, c’est-à-dire le jour à partir duquel les heures de jour rallongent.

Les fêtes entourant la « mort et la naissance du soleil » ont été célébrées dans le monde antique et sont bien documentées dans la littérature et dans les temples érigés pour marquer le jour le plus court de l'année. L'un des plus connus est le site de Stonehenge en Angleterre.

En Terre d'Israël, à l'époque cananéenne, une fête du feu était célébrée le jour le plus court de l'année. Dans la description de Lucianus de Samosta, il parle d'une fête cananéenne du feu au début de l'été: "La plus grande fête que je connaisse a lieu au début de l'été, et certains l'appellent" la fête du feu "et d'autres encore" la fête des flambeaux ". Ils coupent de grands arbres et les amènent dans la cour, puis apportent des chèvres, des moutons et d'autres bêtes, qui sont suspendus aux arbres. Sur les arbres, il y a des oiseaux, du tissu, de l'argent et de l'or. Et quand ils ont fini de tout préparer, ils portent les objets sacrés autour des arbres et les jettent au feu. "La célébration vient de Syrie et des pays voisins, et chacun apporte ses objets saints et les offre."

Judaïsme VS christianisme

Judaïsme VS christianisme

Yossef Roth-Rotem a étudié Hanoucca et a découvert qu'il existait un certain lien entre rite juif et païen. "Le sens des fêtes", a-t-il écrit, "est de restaurer le pouvoir magique de la lumière sur le monde. Elles sont donc célébrées lors de la nuit la plus longue et un feu est allumé pour rétablir le règne de la lumière".

Dans ses recherches, il fournit une documentation sur les anciennes inscriptions trouvées dans la ville sumérienne, où il décrit la "fête liturgique" qui est également célébrée en même temps. Des témoignages similaires ont été trouvés chez les Babyloniens et d’autres peuples. Le mois de Décembre a été appelé par les anciens Sumériens "le mois du transport du feu". L'homme doit transporter le feu et la lumière précisément pendant la période sombre de l'année afin d'aider à la libération du soleil emprisonné dans le monde souterrain.

Il s’avère que nos Sages étaient très conscients de la possibilité d’un lien entre Hanoucca et les fêtes du feu. Ils se sont battus de différentes manières. Ils se sont référés directement à ces fêtes et ont écrit dans le Traité Avodah Zarah: "Ce sont les idoles des païens Qalanda et Sternura (la fête romaine en décembre et la fête romaine en janvier proche de Hanoucca)". Dans le Talmud, les Amora'im l’ont également expliqué. Si nous interprétons les mots de la Guemara dans notre propre langue, nos Sages se sont occupés directement des fêtes de la lumière célébrées autour de Hanouccah et leur ont donné une source originale et pure. Les croyances païennes et chrétiennes (Noël) ont souillé l'original.

Dans ce contexte, il s'avère que la victoire des Macchabées à Hanoucca n'a pas obligé les Hasmonéens et nos Sages à commémorer Hanoucca précisément à l'époque où nous le faisons aujourd'hui, mais comme il s'agissait d'une lutte contre la culture païenne grecque, il était fort probable que cette date a été décidée pour déraciner le paganisme et l'idolâtrie, tout en ajoutant la tradition d'Adam, le premier homme.

Un soupçon de cette approche apparaît dans le livre de l'historien juif Flavius Joseph: "Les antiquités des Juifs". Il décrit la profanation du temple par les Grecs et la victoire des Hasmonéens, ainsi que le lien avec la fête de la lumière païenne. "Et le 25 du mois de Kislev, que les Macédoniens appellent Apelaeus, ils allumèrent des bougies dans la menora et les brûlèrent sur l'autel ... Et la coïncidence eut lieu trois ans plus tard le même jour où le travail sacré des Juifs était devenu un rituel impur.

Le Talmud Yerushalmi mentionne également un lien très clair entre le Temple et le jour le plus court de l’année et écrit: "Rabbi Acha a dit: Combien les premiers prophètes toucheront-ils la porte de l’est, que le soleil s’y réduira à l’époque de Tevet?"

Le point culminant final de cette approche apparaît chez le dirigeant juif, érudit et kabbaliste, le Maharal de Prague, qui écrit: "Le commencement de la lumière qui sort de l’obscurité est le 25 Kislev, car la création de la lumière du monde au moment où elle est égale à la nuit est le 25 Eloul ou le 25 Adar (Rosh HaShana 11a). Le monde a été créé le 25 Nissan  et le début du renforcement de la lumière a donc lieu le 25 Kislev, lorsque la lumière commence à vaincre l’obscurité. Et donc le miracle s'est fait avec de l'huile, et il y a eu de la lumière le 25 même s’il n’y avait pas d’huile pour 8 jours, car c'est un moment spécial pour faire revenir la lumière.

Source : Israel HaYom

Israël : les FDI ont lancé une vaste opération de destruction des tunnels du Hezbollah

Israël : les FDI ont lancé une vaste opération de destruction des tunnels du Hezbollah

Les FDI ont lancé mardi matin l'opération "Bouclier Septentrional" pour débusquer et neutraliser les tunnels terroristes que le Hezbollah construit le long de la frontière israélo-libanaise depuis 2006.

On ne sait pas exactement combien de tunnels serpentent en territoire israélien depuis le Liban, mais les FDI ont souligné qu'ils n'étaient pas opérationnels et ne constituaient pas une menace immédiate pour Israël. Les travaux pour exposer les tunnels ont lieu en territoire israélien et sans traverser la frontière, a ajouté l'armée.

Les responsables des FDI ont estimé que l'opération durerait quelques semaines, mais ont noté que cela dépendrait de la manière dont le Hezbollah choisirait de réagir. Israël exigera également la mise en œuvre de ses mesures défensives dans les zones situées le long de la frontière qui font l'objet d'un différend, ce qui pourrait conduire le gouvernement libanais à protester.

"Depuis 2006, nous avons identifié les efforts du Hezbollah pour construire des tunnels défensifs sur son territoire, activité qu'il a intensifiée après la deuxième guerre du Liban ", a déclaré le Bureau du porte-parole des FDI.

L'armée a poursuivi en disant: "En octobre 2014, une équipe spéciale de génie opérationnel a été mise en place au sein du Commandement du Nord pour exposer et identifier les tunnels offensifs du Hezbollah, tandis qu'en même temps un projet commençait à renforcer la frontière, qui comprenait le forage dans le sol. Tout cela nous a permis ce matin de lancer une opération basée sur une bonne image que nous avons construite dans le but d'exposer le projet du Hezbollah et de le neutraliser."

Des engins de forage à la frontière nord

Des engins de forage à la frontière nord

"Nous nous préparons à cette opération depuis deux ans et demi, avec une procédure opérationnelle permanente dirigée personnellement par le chef des FDI. Tout rapport de civil a été vérifié en temps réel à l'aide d'équipements technologiques et techniques, et les endroits que nous avons examinés ont été écartés ", a expliqué l'IDF.

"C'est la preuve la plus flagrante de la violation de la résolution 1701 de l'ONU qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban ", ont accusé les FDI.

"Les tunnels présentent également des risques pour les résidents libanais de l'autre côté de la frontière, et nous considérons que le gouvernement libanais est responsable de tout ce qui se passe au nord ou à la frontière", a ajouté l'armée. "Le fait est que l'armée libanaise ne contrôle pas la région et n'assume aucune responsabilité pour le sud du Liban, alors que le Hezbollah opère dans la région et dans les villages chiites. Derrière le Hezbollah, il y a le savoir et l'argent iraniens, et nous nous en occuperons aussi dans les jours à venir."

Les FDI ont ajouté qu'elles avaient "renforcé leur présence et leur disponibilité au sein du Commandement du Nord et qu'elles étaient préparées à divers scénarios", mais ont indiqué qu'il n'existait aucune instructions spéciales à l'intention des résidents du nord d'Israël.

Certaines zones proches de la clôture de la frontière avaient été déclarées zone militaire fermée et la plupart des opérations de l'armée avaient lieu près de Metulla. Le général Yoel Strik, commandant du commandement du Nord du COG, a procédé à une évaluation de la situation à Metulla mardi matin au milieu de l'opération.

les FDI ont averti les combattants du Hezbollah et les troupes libanaises de ne pas s'approcher des tunnels offensifs

les FDI ont averti les combattants du Hezbollah et les troupes libanaises de ne pas s'approcher des tunnels offensifs

Les FDI ont diffusé des séquences vidéo de matériel de forage dans des endroits non identifiés, avec des arbres et des buissons en arrière-plan, effectuant des "préparatifs tactiques pour exposer le projet de tunnel transfrontalier offensif du Hezbollah".

"Nous considérons les activités du Hezbollah comme une violation flagrante de la souveraineté israélienne ", a déclaré le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole militaire. "Cette activité est un autre exemple des effets négatifs de l'enracinement iranien dans la région."

Conricus a déclaré que le Hezbollah développait un plan offensif contre Israël qui "déplacerait le champ de bataille en Israël". La composante surprise de ce plan était censée être des tunnels permettant aux infiltrés d'entrer en Israël".

Pendant ce temps, les FDI ont averti les combattants du Hezbollah et les troupes libanaises de ne pas s'approcher des tunnels offensifs qu'Israël s'efforçait de neutraliser. "Votre vie est en danger, méfiez-vous", a écrit sur Twitter, Avichay Adraee, porte-parole de Tsahal en arabe.

Le Cabinet du Premier ministre a donné pour instruction aux ministres de ne pas faire de commentaires ni de donner d'entrevues au sujet de l'opération.

Source : Ynet

L'Union Européenne rappelle les Palestiniens à l'ordre

L'Union Européenne rappelle les Palestiniens à l'ordre

Dans un geste inhabituel, l'Union européenne a publiquement averti les Palestiniens qu'ils devaient renoncer à faire référence au Mont du Temple sous le seul nom musulman d'al-Haram al-Charif.

Elle s'est prononcée sur la question vendredi à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui a approuvé six résolutions anti-israéliennes, dont deux qui ignoraient les liens des Juifs avec le lieu très saint du judaïsme, le Mont du Temple.

Ses 28 Etats membres ont voté en faveur de ces deux résolutions, mais ont averti que c'était la dernière année qu'ils le feraient.

"L'UE souligne qu'il est nécessaire que les termes utilisés dans les lieux saints de Jérusalem reflètent l'importance et la signification historique des lieux saints pour les trois religions monothéistes et qu'ils respectent les sensibilités religieuses et culturelles", a-t-il été déclaré dans une déclaration.

"Le choix futur de la langue pourrait affecter le soutien collectif de l'UE à ces résolutions", a-t-il ajouté.

Traditionnellement, l'UE a sévèrement critiqué l'activité israélienne sur les lignes antérieures à 1967 et ses politiques en la matière ont créé des tensions avec Israël.

Elle a historiquement soutenu l'adoption annuelle de résolutions pro-palestiniennes impliquant Jérusalem à l' Assemblée générale des Nations unies (AGNU), où les Palestiniens ont une majorité automatique.

Son opposition, voire sa décision de s'abstenir, marquerait un changement radical dans sa politique à l'égard de ces textes.

Le soutien de l'UE n'est pas nécessaire pour que les Palestiniens continuent à garantir l'adoption des résolutions.

Mais son soutien est important pour les Palestiniens du point de vue des relations publiques, compte tenu notamment de l'animosité entre Ramallah et Washington à l'époque de l'administration Trump.

Jusqu'à présent, l'UE n'a pas adopté de position unie sur la volonté des États arabes et des Palestiniens de changer subtilement la langue des Nations unies en ce qui concerne le Mont du Temple, situé au cœur de la vieille ville de Jérusalem.

Envoyé autrichien à l'ONU vendredi. (crédit photo: UN Web TV)

Envoyé autrichien à l'ONU vendredi. (crédit photo: UN Web TV)

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, où les références à al-Haram al-Charif ont été lentement insérées dans les textes, a été le principal centre d'intérêt de cette campagne.

L'initiative a abouti à l'échec d'une résolution adoptée en 2015 par le Conseil exécutif de l'UNESCO qui cherchait à affirmer que le Mur occidental, référencé uniquement par son nom musulman Buraq Plaza "fait partie intégrante de la mosquée al-Aksa/al-Haram al-Charif ".

Les résolutions ultérieures adoptées l'année suivante, qui ont été approuvées, ont continué de ne parler que de la Buraq Plaza et du Haram al-Charif.

Une intense campagne diplomatique menée par Israël et les États-Unis, avec l'aide de la Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, a neutralisé ce texte.

Cette année, la résolution de Jérusalem était assez inoffensive et toutes les références à al-Haram al-Charif ont été incluses dans une annexe au texte qui parle également de l'importance du site pour les trois religions monothéistes.

L'UE n'a jamais adopté de position publique commune sur ce texte, certains membres s'y opposant et d'autres le soutenant.

Toutefois, la question des résolutions sur Jérusalem n'a guère retenu l'attention de l'Assemblée générale, qui, en 2015, a également commencé à ne parler du site du Mont du Temple qu’en tant que Haram al-Charif.

Les pays de l'UE qui s'opposaient à une telle classification exclusivement musulmane à l'UNESCO se sont souvent retournés et l'ont soutenue à l'AGNU.

Vendredi, l'UE a déclaré qu'elle n'avait plus l'intention de fermer les yeux sur ce langage.

Source : Jpost

Israël : quatre machines sur le point de transformer notre façon de préparer nos repas

Israël : quatre machines sur le point de transformer notre façon de préparer nos repas

Eshchar Ben-Shitrit a grandi dans un kibboutz où sa mère dirigeait la ferme laitière. Il a observé le lien fort existant entre les vaches et leurs veaux, et ce souvenir a déclenché quelque chose en lui quand il est devenu père, il y a quatre ans.

"Quand mon premier fils est né, j'ai senti qu'il ne m’était plus possible de consommer de la viande. Je sentais que je mangeais l'enfant de quelqu'un d'autre ", a-t-il déclaré. "J'étais obsédé par la recherche d'une solution pour les gens qui aiment la viande, comme moi, mais qui ne veulent pas manger d'animaux."

Grâce à son expertise professionnelle acquise dans des imprimeries telles que HP Indigo et Highcon, Eshchar a quitté son emploi plus tôt cette année et a fondé Jet-Eat. En collaboration avec des spécialistes de l'alimentation, il met au point des technologies d'impression 3D pour produire du "bœuf" à base de plantes ayant l'apparence et la texture en bouche approximatives de la viande bovine.

"Nous devons faire un steak sans tuer de vache ", dit-il, soulignant que les 20 000 litres d'eau et les 20 kilogrammes de nourriture nécessaires pour produire 1 kilogramme de viande sont terriblement inefficaces et inutiles. En plus d'utiliser beaucoup moins d'eau et de matières premières, son produit ne contiendrait pratiquement pas de cholestérol, davantage de fibres et aucun des risques de contamination que présente la viande fraîche.

La technologie de Ben-Shitrit n'est pas la même que celle de la viande cultivée ou "propre" fabriquée à partir de cellules animales vivantes, bien qu'il s'agisse d'une autre industrie en plein essor en Israël avec des start-ups, notamment Future Meat Technologies, basée à Jérusalem, Aleph Farms et SuperMeat, basées à Tel Aviv.

Regardons de plus près Jet-Eat et trois autres startups israéliennes trouvant des moyens high-tech pour cuisiner des produits comestibles depuis la viande végétalienne jusqu’aux gâteaux.

Jet-Eat

Le "boeuf haché" d'origine végétale produit par la technologie unique de Jet-Eat.

Le "boeuf haché" d'origine végétale produit par la technologie unique de Jet-Eat.

En utilisant des cartouches individuelles de protéines végétales, de graisses et autres ingrédients, Jet-Eat vise à imprimer de la "viande" végétalienne fraîche prête à rejoindre la chaîne d'approvisionnement de la production alimentaire. L'ajustement de la teneur en matière grasse et d'autres paramètres pourrait donner des ersatz ronds comme des steaks hachés, des rôtis et des ragoûts de bœuf.

"Notre produit doit avoir une grande ressemblance avec la viande. Un steak est essentiellement du muscle, de la graisse et du sang dans une structure complexe qui influence la sensation en bouche et la façon dont il cuit. Le profil de saveur est lié à la façon dont la graisse est marbrée dans le muscle et fond lorsque vous la faites cuire ", explique Ben-Shitrit.

"Nous devons imiter les propriétés chimiques et physiques et la structure. Nous avons cartographié beaucoup de ces éléments pour notre processus d'impression."

Eshchar Ben-Shitrit, 34 ans, a développé son entreprise dans l'accélérateur de l'Institut Européen de Technologie à l'Institut Technologique Technion-Israël à Haïfa. Jet-Eat est soutenu par quelques investisseurs providentiels et s'apprête à réaliser sa première grande ronde de financement.

Il souhaite commercialiser Jet-Eat en Israël à un prix identique à celui de la vraie viande dans environ un an. Il envisage ensuite de former des partenariats stratégiques en Europe et en Amérique du Nord. Avec de nombreuses grandes entreprises de viande qui investissent maintenant dans des alternatives recherchées par les végétaliens ainsi que par les flexitariens et les "carnivores conscients", Eshchar pense que le moment est venu.

"C’est un défi, mais ce n’est pas impossible. Nous avons déjà quelques prototypes ainsi que la configuration de base de l'imprimante ", dit-il.

SavorEat

Il s'agira d'une plateforme "chef numérique" permettant d'imprimer - et de cuire, griller ou frire simultanément - des substituts de repas personnalisés à base de viande végétale à l'aide de cartouches d'ingrédients à température ambiante et d'une durée de conservation de six mois.

L'ingrédient clé de chaque cartouche est la cellulose cristalline submicronique, un dérivé sans calorie des fibres végétales - le biomatériau le plus abondant sur terre - comme liant à la place de l'amidon, des blancs d'œufs, du gluten ou de la gélatine. L'imprimante et les ingrédients exclusifs sont en instance de brevet.

"En contrôlant la teneur en eau du composite de cellulose cristalline via la source de chaleur de l'imprimante, nous sommes en mesure de déterminer la texture de la graisse molle à la viande fibreuse ou dure comme un os ", explique Racheli Vizman, qui dirigera la société.

Le premier produit sera probablement un hamburger sans viande. Parce que le système peut produire des plats sous des formes qui n'ont jamais existé auparavant, ce pourrait être quelque chose d'aussi inhabituel et personnalisé qu'un burger végétarien avec des frites au milieu.

SavorEat se base sur les recherches des professeurs de l'Université hébraïque Oded Shoseyov et Ido Braslavsky. Elle sera incorporée après la conclusion d'un accord de licence avec Yissum, la société de transfert de technologie de l'Université hébraïque de Jérusalem.

Pendant ce temps, les fondateurs recueillent 2 millions de dollars et développent l'imprimante et les cartouches sous l'égide de l'université en coopération avec des entreprises israéliennes établies dans les domaines des arômes naturels et de l'impression 3D.

Pendant les cinq premières années, l'activité commerciale se concentrera principalement sur la restauration.

"Nous travaillons avec un grand chef israélien qui a des restaurants en Israël et à New York. Nous allons perturber ce marché de façon spectaculaire ", prédit Mme Vizman.

"Les restaurants et les cafés seront en mesure de mieux planifier les fluctuations de la demande, de conserver moins de stocks et de créer de nouveaux menus pour les personnes ayant des besoins et des préférences alimentaires variés. Comme nous n’avons pas besoin de camions frigorifiques, les coûts de transport seront considérablement réduits, tout comme les coûts d’inventaire et le gaspillage de nourriture. "

L'objectif à long terme est de créer un appareil ménager capable de préparer des repas sur mesure pour chaque membre de la famille.

Genie

Un échantillon de plats Genie.

Un échantillon de plats Genie.

Le "smart oven" de Genie cuisine des repas et des collations à partir de capsules lyophilisées en trois minutes, sans conservateurs, arômes artificiels, colorants ou additifs.

Le système de préparation des aliments est mis à l'échelle pour la production de masse en Israël et sera lancé aux États-Unis, en commençant sur quelques lieux de travail à New York, puis dans les cafés, hôtels et hôpitaux. Le four et les dosettes seront disponibles dans le cadre d'un plan de location-achat semblable à celui d'une machine à café de bureau.

Les ingrédients pour des repas tels que les pâtes bolognaise et le gruau d'avoine avec des pommes et de la cannelle sont scellés pour une durée de conservation de un à deux ans. Lorsque le four intelligent scanne le code barres imprimé à l'extérieur de la capsule, il enregistre les instructions sur la façon de préparer ce plat.

Genie est basée à Rishpon et possède une usine de fabrication dans la ville de Karmiel, au nord du pays. La société est copropriétaire d'une usine de remplissage de capsules à Meron, en Haute Galilée, avec une capacité de production de 10 millions de repas par an pour le marché israélien.

InnoCake

Un gâteau personnalisé produit par le dispositif InnoCake guidé par ordinateur

Un gâteau personnalisé produit par le dispositif InnoCake guidé par ordinateur

En cours de développement à l'accélérateur de technologie alimentaire Innotech 3D à Ramat Hasharon, InnoCake est un dispositif informatisé qui transforme un simple bloc de gâteau en une réplique sculptée de l'image qui y a été numérisée au début du processus.

InnoCake a été conçu en mars 2016 comme un moyen plus accessible de produire des gâteaux personnalisés de luxe coûtant des dizaines de milliers - et parfois des millions - de dollars (le détenteur du record est un gâteau au diamant d’une valeur de 75 millions de dollars fait par la designer britannique Debbie Wingham pour un client aux Emirats arabes unis, il y a trois ans).

Il remplacerait le travail minutieux, long et extrêmement coûteux des chefs pâtissiers formés par une combinaison de technologies de pointe, comme un outil spécial informatisé à 5 axes.

"Nous avons l'intention de nous lancer sur le marché haut de gamme pour commencer ", déclare le fondateur Shai Bar Zev, qui affirme que ces gâteaux faits sur mesure à la machine coûteraient des milliers de dollars.

Par la suite, cependant, il aimerait voir des succursales InnoCake opérer dans des centres commerciaux. "Vous venez nous remettre une photo et revenez après vos courses pour récupérer votre chef-d'œuvre".

"C’est un concept unique ", explique Bar Zev, qui possède des maquettes de deux modèles de la machine. Il fait actuellement le tour des salons internationaux de confiserie et cherche des investisseurs.

Source : Israel21C

Israël : révolution dans le domaine des soins d'urgence du Magen David Adom

Israël: révolution dans le domaine des soins d'urgence du Magen David Adom

Révolution au Magen David Adom (MDA): que diriez-vous si les ambulanciers du Magen David Adom pouvaient établir un diagnostic à l'aide d'un médecin à distance et vous éviter une évacuation vers l'hôpital souvent inutile, et coûteuse?

Le Comité ministériel sur la législation sera appelé à approuver aujourd'hui un projet de loi institué par la députée Meirav Ben-Ari du parti Koulanou, qui permettra au MDA d’utiliser la télémédecine, avec la possibilité d'empêcher une évacuation vers l'hôpital, de garder les patients à la maison et d’éviter de remplir inutilement les urgences. On estime qu'environ le tiers des évacuations vers les salles d'urgence sont inutiles.

Les services médicaux à distance sont actuellement fournis par les fonds de la santé dans certains cas (par exemple, le service de pédiatrie de Clalit) et par des sociétés privées de cardiologie. Le projet de loi vise à modifier la "loi Magen David Adom" afin que l’équipe de MDA qui intervient auprès patient (ambulancier ou auxiliaire médical) puisse consulter un médecin du MDA du centre d'urgence, lequel aura alors le pouvoir de décider dans quels cas il est nécessaire d’évacuer le patient, de recommander un traitement alternatif, de prescrire des médicaments etc.

L'amendement au projet de loi indique que l'ambulancier et l’intervenant de premier secours sur le terrain seront en fait les "mains" du médecin, qui surveillera le patient à distance via des caméras et les guidera sur les gestes à accomplir. Cependant, le projet de loi ne règle pas une question importante liée à l'accès aux informations médicales. Lorsque des services de télémédecine sont fournis aux fonds de santé, le médecin examinateur a accès au dossier médical du patient, notamment aux examens qui ont été auparavant effectués, aux médicaments qu'il prend, etc. - une autorité qui n'est pas conférée à un médecin du centre de MDA.

La députée Meirav Ben Ari

La députée Meirav Ben Ari

L'amendement traite également des aspects financiers: le paiement d'un avis médical sans évacuation par ambulance équivaut au paiement de l'évacuation. Même s'il est déterminé que le patient pourra rester à son domicile, cela sera considéré comme une hospitalisation pour qu'il ait droit à un remboursement de la caisse de santé.

Économiser de la bureaucratie

"Afin de remédier à l'encombrement des salles d'urgence dû à l'évacuation inutile de nombreux patients ayant appelé le Magen David Adom, ce dernier a développé un service innovant qui permet une gamme de tests à domicile, y compris les conseils d’un médecin à distance, afin de diagnostiquer le patient au moyen de méthodes innovantes comme la télémédecine et de faire en sorte que seuls ceux devant être traités à l’hôpital soient transportés. "

"Il s'agit d'une étape importante qui contribuera à la résolution du problème du manque de lits dans les hôpitaux et aux urgences en particulier, à économiser du temps et de la bureaucratie inutiles pour les patients et à éviter de les exposer inutilement aux maladies dans les services d'urgence", a déclaré la députée Meirav Ben Ari, membre du comité de santé et initiatrice du projet de loi. Et par conséquent, nous travaillons dur pour améliorer le système médical en permanence. "

Source : Israel HaYom