Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 14 ans. Elle est traductrice et rédactrice pour divers organismes en Israël. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Dans cette école juive britannique, la majorité des élèves sont musulmans

Dans cette école juive britannique, la majorité des élèves sont musulmans

Si je voulais imaginer à quoi ressemblerait l'école de la fin des temps sur le modèle du prophète Isaïe, j'imaginerais une école juive, fière de son patrimoine, de son peuple et de son pays. Une école avec un niveau d'étude élevé combiné à de hautes valeurs morales, dont la réputation n’est plus à faire, attirant non seulement des Juifs mais également des chrétiens, des musulmans et les adeptes d'autres religions et cultures qui souhaitent eux aussi absorber cette lumière unique.

En avançant un peu plus, j'imaginerais tous les enfants prier et réciter chaque jour Mode Ani et Shma Israel, faisant Kabbalat Shabbat le vendredi et célébrant non seulement Hanouka et Pourim mais le Jour de l'Indépendance d’Israël, en costume bleu et blanc, chantant l’Hatikvah et agitant des drapeaux israéliens.

Je pense que vous serez surpris d'apprendre qu'il n'est pas nécessaire d'attendre l'arrivée Messie, car cette école existe déjà en Grande-Bretagne - la King David Elementary School à Birmingham, une ville colorée avec une grande population musulmane. C’est une école religieuse sioniste (non pluraliste), où, curieusement, la majorité des élèves sont musulmans.

Pour entrevoir comment cela se passe, il faut comprendre qu'il s'agit d'une école publique soutenue par le gouvernement. Comme dans toute école religieuse publique du Royaume-Uni, la priorité est donnée aux familles de la même religion, dans la mesure où il y a une demande, mais lorsque l'école est ouverte à la possibilité de continuer à recevoir l'aide du gouvernement, les parents sont tenus d'accepter le programme proposé et de s’y adapter.

Éducation juive pour les élèves

Éducation juive pour les élèves

Changements démographiques dans la région - moins de Juifs et plus de Musulmans

Dans le passé, la communauté juive de Birmingham était beaucoup plus nombreuse qu'aujourd'hui. La plupart des élèves de l'époque étaient certes Juifs, mais compte tenu de l'immigration de nombreux Juifs en Israël et au-delà, dans des centres juifs plus grands tels que Londres et Manchester, le nombre d'élèves juifs de l'école a progressivement diminué. Dans le même temps, de plus en plus d'élèves non juifs ont adhéré, y compris des musulmans qui sont devenus au fil des années une majorité.

L'école dessert la totalité de la population juive de la région et comprend des Juifs et des élèves origines diverses, qu'ils soient orthodoxes, réformés ou laïcs. Naturellement, une telle école ne convient pas nécessairement à tout le monde et requiert un certain niveau d'ouverture, de flexibilité et de tolérance. De plus, les tensions politiques en Israël peuvent parfois affecter l'atmosphère de l'école.

Qu’est ce qui motive ces non-Juifs à envoyer leurs enfants dans cette école ? Il est plus facile pour nous de comprendre les familles chrétiennes intéressées par l'éducation juive, à la lumière du sens de la proximité avec la culture occidentale et de la familiarité avec le public évangélique, mais il est intéressant de constater qu'il existe une direction similaire, bien que moins organisée et institutionnalisée, parmi le public musulman.

Certaines familles musulmanes y envoient leurs enfants, bien qu'il s'agisse d'une école juive, pour diverses raisons, telles que la proximité avec leur domicile, le niveau des études supérieures et la possibilité de manger des aliments halal. Pour d’autres familles, l’identité juive de l’école, et même sioniste, n’enlève ni ne rajoute rien, contrairement à certaines familles qui y envoient leurs enfants pour des raisons idéologiques, car c’est une école juive fondée sur la religion abrahamique qui partage avec elles des prophètes et des valeurs morales similaires.

Grâce à eux, même en l'absence d'une population juive nombreuse, l'école peut continuer à préserver son identité et son influence, que ce soit au profit des familles juives qui la rejoindront plus tard ou pour le bien du public non juif.

Source : Ynet

Israël : Egged sommé de licencier un employé qui refuse le divorce à sa femme

Israël : Egged sommé de licencier un employé qui refuse le divorce à sa femme

Le tribunal rabbinique de Jérusalem a ordonné à la société de transports Egged de licencier l'un de ses employés en raison de son refus d’accorder le guet, acte de divorce religieux, à sa femme.

L’avocateTehila Cohen de Yad La’isha, le Centre d’aide juridique Monica Dennis Goldberg, représente l’épouse dans cette affaire. Yad La’isha est une organisation qui assiste les Agunot, les femmes qui sont «enchaînées», piégées dans leur mariage parce que leurs maris leur refusent le divorce religieux.

Le couple, dont les noms ne peuvent pas être divulgués, a immigré d'Inde il y a plusieurs années en Israël avec son fils unique. Avant même leur arrivée en Israël, le mari était violent envers son épouse et il a continué à l'agresser physiquement - ainsi que leur enfant – après leur Aliya, ce qui a entraîné l'intervention de la police à au moins une occasion.

Il y a dix mois, le tribunal rabbinique a ordonné au mari d'accorder le guet à sa femme, mais celui-ci avait refusé, déclarant qu'il ne le lui donnerait que si elle renonçait à sa part de la propriété commune. En conséquence, le tribunal lui a imposé diverses sanctions, sans succès.

Egged sommé de licencier un employé qui refuse le divorce à sa femme

Egged sommé de licencier un employé qui refuse le divorce à sa femme

Tehila Cohen dit qu’elle a réalisé que le seul moyen d'amener le mari à accorder à sa femme un véritable divorce religieux était de lui faire perdre son emploi. Elle a demandé que le tribunal rabbinique utilise une loi permettant de refuser un emploi dans un organisme public à un homme qui ne veut pas accorder le guet à sa femme. Comme Egged est subventionnée par l'État d'Israël, a-t-elle ajouté, il s'agit d'un organisme public.

La demande de Maître Cohen a été acceptée jeudi dernier par un panel de juges rabbiniques de Jérusalem dirigé par le rabbin Uriel Lavi, qui a ordonné à la coopérative de bus Egged de renvoyer le mari dans les 30 jours.

"Comme tout le monde, ma cliente mérite de mener une vie paisible et heureuse. Nous n'aurons pas de repos tant qu'elle n'aura pas retrouvé sa liberté et qu'elle ne pourra pas commencer une nouvelle vie en sécurité avec son fils ", a ajouté l’avocate.

"Nous avons été témoins par le passé du recours à diverses sanctions, et chaque solution créative comme celle-ci donne beaucoup d'espoir à d'autres femmes piégées, car il existe des moyens de les libérer de la prison de leur mariage ", a déclaré Pnina Omer, directrice de Yad La'isha.

Yad La'isha : le Monica Dennis Goldberg Legal Aid Center and Hotline - qui fait partie du réseau Ohr Torah Stone - est la plus grande organisation mondiale dédiée à la libération et à l'assistance des Agunot. Selon Omer, Yad La'isha représente environ 150 femmes chaque année dans les tribunaux rabbiniques israéliens. L'organisation fournit également des enquêteurs privés, le cas échéant, ainsi que des assistants sociaux et des coachs personnels qui aident les femmes à se prendre en charge pendant qu'elles attendent de recouvrer leur liberté.

Source : Jewish Press

Israël : la sanction du meurtrier d'Ori Ansbacher doit servir d'exemple

Israël : le procès du meurtrier d'Ori Ansbacher doit servir d'exemple

Le sourire diabolique du meurtrier de la jeune Ori Ansbacher za’l lors de sa comparution au tribunal est un appel lancé au public israélien, à la justice et au ministère public. Le meurtre qui a secoué tout un pays devrait être le tournant décisif de l'État d'Israël dans la guerre contre le terrorisme.

Rappelons qu’Ori a été assassinée avec une violence incroyable. Son corps a été retrouvé jeudi soir dernier aux abords de Jérusalem. Elle a été violée et mutilée avec sauvagerie.

Le procès de l’assassin, qui a été capturé vivant, pourrait être une parodie de procès dans lequel l’Etat d’Israël verra un changement d’approche. À cette fin, la procédure judiciaire devrait être confiée à un tribunal militaire - où la peine de mort est infligée, afin de garantir l'épuisement de tout l'arsenal judiciaire contre les terroristes. Et il faut aussi un examen de conscience de la communauté judiciaire.

a- Le tribunal n'aurait pas du le libérer la dernière fois, après qu’il ait menacé ses juges en annonçant qu’il allait récidiver et commettre un acte terroriste. Grâce à leurs expériences antérieures avec des terroristes, les juges auraient du se douter qu’il le mettrait en pratique. En règle générale, les menaces sont un avertissement précoce. Avec le terrorisme, on ne prend pas de risques. Tel était le but de la détention administrative et cette dernière aurait dû être prolongée par ordre du Général compte tenu de sa dangerosité. De jeunes Juifs des collines ont été placés en détention administrative pendant de longues périodes par crainte qu’ils commettent des infractions bien moins graves.

b- Libéré de prison à l'époque, il aurait au moins du être surveillé à l'aide d’un bracelet électronique, comme les délinquants sexuels, ou être expulsé de Judée-Samarie vers la bande de Gaza.

Un sourire suffisant et glacial

Un sourire suffisant et glacial

c- Lorsque la chasse à l’homme a commencé, il était nécessaire d'émettre un ordre et une directive légale indiquant que le meurtrier n'avait pas besoin d’être capturé vivant. Il y avait toutes des raisons légitimes d’arroser le bâtiment avec des balles réelles, car le meurtrier lui-même était armé. Un couteau est une arme. Surtout après l’avoir déjà utilisé pour tuer. Même le chien n'aurait pas dû être mis en danger.

d- Désormais, alors qu’Uri est morte et enterrée, son meurtrier s’engage sur le chemin d’une vie saine et tranquille en prison.

Le ministère de la Justice de l'État d'Israël finance un accompagnement personnel par ses avocats dès le moment de l’arrestation. En outre, il est également personnellement escorté par l'Autorité palestinienne, avec sécurité financière, indemnité familiale et frais de réadaptation personnelle.

Le chemin de l’espoir lui est déjà ouvert, ce qui explique son sourire suffisant et glacial. Lui et sa famille savent que les procès se déroulent devant un tribunal civil où la peine de mort n’existe pas.

Pourquoi le parquet du ministère de la Justice a-t-il choisi de renvoyer l'affaire devant un tribunal civil ne prévoyant pas la peine de mort, alors que la loi autorise un contrôle juridictionnel devant un tribunal militaire, où il est possible d'exiger la peine de mort?

Tôt ou tard, il sera question de libération, à l’image d’un autre meurtrier qui a été relâché après avoir commis un meurtre au même endroit, assassinant un couple innocent Revital Sari et Ron Levy za’l.

e- Le système judiciaire a besoin d'une vérification générale suite à ce meurtre qui a franchi toutes les lignes rouges. Le pseudo-humanisme du système augmente sans cesse les besoins de sécurité des citoyens de l'État et le coût de la vie humaine.

Source : Israel HaYom

Israël : un couple religieux repousse son mariage pour réjouir des orphelins

Israël : un couple religieux repousse son mariage pour réjouir des orphelins

Adar Aharon et Yishai Drex, un jeune couple religieux du centre du pays, s’est fiancé il y a quelques mois. Ils étaient très impatients de se retrouver enfin sous le dais nuptial, mais au dernier moment, ils ont décidé de repousser, pour une raison qui en valait joliment la peine : l'organisation d'une bar-mitsva pour trente orphelins nécessiteux.

"Il y a quatre ans, mon père est décédé et j'ai décidé de faire quelque chose d'important à sa mémoire", explique Yishai Drex, responsable de médias originaire de Rosh Ha'ayin. "Certains choisissent d’inaugurer un Sefer Torah dans leur synagogue, d'autres organisent des conférences et personnellement, j’ai décidé que chaque année, j’organiserai la bar-mitzvah d’enfants orphelins afin de les rendre heureux, de veiller à ce qu'ils ne manquent de rien et de leur donner une chance égale de célébrer une bar-mitsva, comme tout autre enfant en Israël.

Il a rencontré Adar, secrétaire médicale à Bnei Brak, qui est devenue un élément naturel de l'initiative. Depuis lors, ils reçoivent de la part des services sociaux, de conseillers scolaires, de familles endeuillées, de programmes de radio, d’associations et de particuliers qui ont entendu parler du projet, une liste d'enfants qui ne peuvent pas se permettre d'organiser une bar-mitzvah.

Yishai explique que l'organisation de l'événement nécessite beaucoup de temps et d'efforts, il n'avait donc probablement pas prévu de le faire cette fois-ci le même mois que son mariage, mais les plans ont ensuite légèrement changé. "Un soir, environ un mois avant le mariage, nous nous sommes rendus à Ayalon et soudain, j'ai reçu un appel téléphonique d'une veuve dont le fils avait l'année dernière participé à notre Bar Mitzvah. Elle m'a dit qu'elle avait des jumeaux qui auront 13 ans en janvier, et m’a supplié d’organiser leur bar-mitsva ".

Il s'est dit qu'il ne pouvait pas refuser, mais il savait qu'il ne pourrait pas prendre la décision seul.  "C’est une mitsva de réjouir le hatan et la kala, alors je lui ai dit que je lui donnerai une réponse le lendemain. Adar a entendu toute la conversation et, à la fin, nous nous sommes regardés dans les yeux et je lui ai dit: "C’est ta décision". « Elle a hoché la tête et répondu : « Ce ne sera pas facile, mais faisons-le. "

Yishai et Adar

Yishai et Adar

Le lendemain matin, ils ont constaté que de nouvelles demandes leur avaient été adressées et ils ont finalement décidé de reporter le mariage pour organiser un nouvel événement très émouvant, une bar-mitsva, à laquelle environ 30 garçons et 400 invités ont pris part.

Yishai a recruté de nombreuses personnes, notamment des photographes, des DJ, des maquilleuses et une entreprise de limousines qui ont fait prêté une voiture pour amener les enfants à la salle "Nishayn" de Petah Tikva, dont les propriétaires ont contribué à l'événement. Un certain nombre d’hommes d’affaires de renom ont offert des tsitsit, des livres de prière et des téfilines, des costumes et des chaussures, ainsi que de nombreux cadeaux pour faire plaisir aux enfants. Yaniv Ben Mashiach a présenté cette émouvante soirée, accompagné de salutations spéciales enregistrées par Eyal Golan à l’attention des enfants.

Selon Yishai, les deux familles n'étaient pas enthousiastes face à la décision du couple. "Ils l’ont mal pris parce que dans le secteur haredi, il n'est pas acceptable de reporter un mariage, surtout lorsque tout est déjà prêt", explique-t-il, "mais quand ils ont compris la raison, ils nous ont soutenus. Honorer la mémoire de mon père lors d'un tel événement, était très important. "

Le mariage d’Yshai et d’Adar aura lieu dans environ trois semaines et les préparatifs sont en cours. "Je ne suis pas désolé que cette année, ce soit tombé sur mon mariage - au contraire", a-t-il déclaré, "j'étais ému aux larmes par les enfants, et les réjouir est la plus grande mitsva qui puisse exister au monde. Maintenant, ma fiancée et moi aurons l’esprit tranquille pour nous marier. "

Source : mako.co.il

Israël : des rabbins orthodoxes favorables aux unions civiles

Israël : des rabbins orthodoxes favorables aux unions civiles

Deux rabbins en chef municipaux orthodoxes se sont joints à une campagne menée par l'organisation religieuse sioniste libérale Ne'emanei Torah Va'Avodah (NTA) pour créer une forme d'union civile reconnue par l'Etat pour les couples ne pouvant se marier en Israël.

Les rabbins ont déclaré que de telles unions civiles contribueraient en réalité à préserver l'intégrité du peuple juif dans l'Etat d'Israël en créant un système plus transparent, tout en constituant un droit civil qui doit être accordé par un Etat démocratique à tous ses citoyens.

Étant donné qu'Israël ne prévoit pas le mariage civil, les couples mixtes, les citoyens non enregistrés comme appartenant à une religion reconnue, les citoyens juifs qui ne peuvent se marier pour diverses raisons régies par la loi juive, les homosexuels et les lesbiennes ne peuvent pas se marier.

Les mariages civils célébrés à l'étranger sont reconnus rétroactivement par l'État, et les couples peuvent également s'enregistrer pour obtenir le statut de mariage en union libre afin d'obtenir des avantages offerts aux couples mariés.

Masha Fridman-Cohen a immigré de Russie avec sa famille. Comme sa mère n'était pas juive, elle s'est convertie d'abord par le biais du mouvement réformiste, puis de nouveau dans le système de conversion orthodoxe reconnu par l'État au cours de son service militaire.

Elle a dit qu'elle pensait que ce serait la fin de son travail sur son identité religieuse et son sentiment d'appartenance nationale, et que ses futurs enfants ne feraient pas l'expérience des difficultés qu'elle a traversées.

Après son service militaire, cependant, elle a rencontré Ohad Cohen. Lorsqu'ils ont finalement décidé de se marier, ils ont été confrontés à la restriction imposée par la loi juive qui interdit à un Cohen d'épouser une convertie.

«J'avais fait tout mon possible pour me sentir membre de la communauté juive. J'ai fait deux conversions, ce qui est plus que suffisant », a déclaré Mme Fridman-Cohen au Jerusalem Post, affirmant que son incapacité à se marier en Israël lui donnait à nouveau l'impression d'être une étrangère.

"Pendant longtemps, j'ai été très en colère parce que je ne pouvais pas me marier en Israël, mais j'ai finalement décidé que je ne laisserais personne me faire sentir comme une étrangère dans ma maison ", dit-elle.

Masha et Ohad ont décidé de ne pas se prévaloir du mariage civil à l'étranger, insistant sur le fait que puisqu'ils sont des citoyens à part entière qui ont servi dans l'armée et paient des impôts, ils ont droit aux mêmes droits et à la même reconnaissance que tous les autres.

Israël : des rabbins orthodoxes favorables aux unions civiles

Israël : des rabbins orthodoxes favorables aux unions civiles

En 2012, ils se sont mariés lors d'une cérémonie orthodoxe, sans passer par le Grand Rabbinat et donc sans être reconnus par l'Etat, avec un rabbin orthodoxe qui adopte une position clémente selon laquelle, dans certaines circonstances, une divorcée et un Cohen peuvent se marier légitimement selon la loi juive.

"Il faut qu'il y ait un changement, dit Masha. "Si le rabbinat veut continuer à appliquer ces restrictions, c'est bien, mais le devoir de l'État est de trouver une solution pour ses citoyens."

La proposition de la NTA est d'établir un registre d'union civile au sein du ministère de la Justice afin d'accorder la reconnaissance de l'État aux citoyens qui ne peuvent se marier autrement.

Le rabbin Shmuel David, grand rabbin de la ville d’Afula, souligne que si un Cohen [prêtre] et une divorcée ne peuvent se marier en Israël, ils ne mettront pas fin à leur relation en raison de cette restriction, mais dans de nombreux cas se marieront dans une cérémonie civile à l'étranger ou vivront hors mariage, ce qui signifie que le statut de leurs enfants sera inconnu.

"Nous ne saurons pas si la mère est juive et si ses enfants peuvent épouser mes petits-enfants", dit-il.

Tani Frank, de la NTA, a souligné que le statut du mariage de fait est encore plus problématique, car il n'existe pas de liste d'enregistrement consolidée pour de telles unions, ce qui signifie qu'une personne mariée pourrait techniquement s'enregistrer comme dans une union de fait avec un autre partenaire, ce qui signifie que les enfants nés de telles relations pourraient être considérés comme mamzerim (enfants adultérins), un statut personnel extrêmement problématique dans le droit juif.

"A mes yeux, il est essentiel et même urgent d'offrir l'option de l'union civile afin de protéger l'unité de notre peuple, de renforcer le judaïsme et la religion ", a déclaré le rabbin David.

Le rabbin Aharon Katz, le grand rabbin par intérim de la ville de Ramat Gan, a souligné l'importance d'accorder à tous les citoyens israéliens leurs pleins droits civils au mariage.

"D'après mon expérience, il n'y a pas d'autre choix que d'établir un système de mariage plus large afin que tout couple puisse se marier avec des droits égaux, comme il convient à un État démocratique ", a-t-il déclaré.

Frank a dit que la NTA avait l'intention de faire pression sur les députés de la 21e Knesset pour qu'ils adoptent la nouvelle initiative dans la législation.

Selon la NTA, quelque 400 000 citoyens israéliens se heurtent à des restrictions potentielles quant à leur mariage en raison de l'absence de mariage civil et des contraintes imposées par la loi juive, notamment l'interdiction faite aux divorcées et aux converties d'épouser des Cohen, la caste des prêtres juifs.

Les autres membres de cette catégorie sont des citoyens en âge de se marier mais classés comme "sans religion", la plupart provenant de l'ex-Union soviétique, ce qui signifie qu'ils ne peuvent se marier en Israël qu'avec un autre citoyen classé comme "sans religion".

Ce chiffre ne comprend pas les 285 000 citoyens gays et lesbiennes qui ne peuvent pas non plus se marier légalement en Israël.

Source : Jpost

Des Arabes israéliens intéressés par le rachat de Hapoel Tel Aviv

Des Arabes israéliens intéressés à racheter Hapoel Tel Aviv

Selon un rapport publié par le journal Maariv, les dirigeants du club Shimshon Kfar Qasem ont manifesté leur intérêt pour l'achat de Hapoel Tel Aviv aux frères Nisanov.

Le club, détenu par des Arabes israéliens, a réussi ces dernières années à atteindre le sommet de la Ligue A et à recruter des joueurs connus tels que Siraj Nassar et Mohammad Badir.

Le président du club est Ehab Sarsur, mais le soutien financier de ce club provient de son frère, un homme d'affaires israélo-britannique, Saed Sarsur. Maariv a indiqué que Sarsur examinait la valeur de l'équipe et le coût prévu des décisions de justice toujours en attente contre Hapoel Tel Aviv par la FIFA et d'autres autorités judiciaires en Europe.

Le club Shimshon Kfar Qasem

Le club Shimshon Kfar Qasem

Il a été rapporté que les amendes se monteraient à environ 7 millions de dollars, mais Maariv a appris qu'elles étaient probablement beaucoup moins élevées. À ce stade, les verdicts sont toujours en attente contre le club.

Saed Sarsur, qui vit à Londres, est le principal propriétaire de SOA Energy Israel. Sa société a récemment acheté 70% des droits sur les licences Yahel et Ofek au groupe énergétique Globe Exploration. Il est également pro-israélien et en 2017, il a mis sur pied un projet ambitieux appelé Sports for Peace, qui vise à construire un complexe sportif géant à Kfar Qasem - sa ville natale - pouvant accueillir des compétitions de natation et de tennis pour les Juifs et les Arabes.

Maariv a contacté Ehab Sarsur, mais il n'a pas voulu confirmer le rapport.

Source : Jpost

Israël : arrestation de la mère d'un enfant retrouvé noyé dans une baignoire à Eilat

Israël: arrestation de la mère de l'enfant qui s'est noyé dans une baignoire à Eilat

Selon un porte-parole du centre médical Soroka, un enfant de quatre ans qui s'est noyé lundi soir dans une baignoire à Eilat est décédé ce matin (mardi).

Environ une demi-journée après avoir été évacué à l'hôpital dans un état difficile et instable, le garçon de quatre ans qui s'est noyé la nuit dernière dans la baignoire de son domicile à Eilat a été déclaré mort. Sa mère a été arrêtée mardi matin et sera traduite devant le tribunal de police de la ville pour audience.

La police a déclaré: "Suite à l'enquête de la police sur les circonstances de la noyade du mineur, la mère a été arrêtée et la police a demandé qu'elle soit placée en détention par le tribunal de première instance d'Eilat afin de pouvoir poursuivre son enquête sur les circonstances de l'affaire."

Le père du garçon a déclaré aux enquêteurs de la police que la mère, qui était chargée de le surveiller, l'avait noyé.

L’appartement où s'est déroulé le drame

L’appartement où s'est déroulé le drame

Hier soir, après la réception de l'appel au centre médical MDA vers 20h00, le bambin a été évacué vers l'hôpital Yoseftal de la ville. Il a été admis inconscient dans un état considéré comme grave.

Le petit garçon a ensuite été transféré à l'hôpital Soroka à Beer-Sheva dans un état toujours très préoccupant.

Aviran Ashkenazi, ambulancier du Magen David Adom, a déclaré: "Quand nous sommes arrivés sur place, nous avons vu un bambin âgé de 4 ans inconscient. Nous lui avons administré un traitement médical d'urgence et l'avons stabilisé, avant de l'évacuer vers l'hôpital dans un état grave."

Le docteur Imad El-Amor, pédiatre à l’unité de soins intensifs pédiatriques: «Le tout-petit est arrivé ventilé dans un état critique. Des efforts ont été déployés pendant la nuit pour le sauver, mais malheureusement, nous avons dû prononcer son décès ce matin. "

Source: Ynet

 

Israël : transsexualité et vie religieuse, la souffrance d'une femme

Israël: Natalie s'est suicidée un an après avoir entamé un processus de changement de sexe

Natalie Weissberg est née il y a 26 ans sous le nom de Nachman et a grandi dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem. Elle s'est mariée deux fois et a eu une fille. Lorsqu'elle n'a plus pu supporter sa vie d'homme, elle a entamé un processus de changement de sexe en dépit des nombreuses difficultés et de l'ostracisme de la communauté. Il y a quelques mois, elle a raconté l'histoire de sa vie à Avi Shoshan, porte-parole de l'hôpital Ichilov. Le week-end dernier, elle s'est suicidée. 

Voici son troublant témoignage:

Natalie Weisberg était assise dans le cabinet du docteur Iris Yaish, à l'Institut d’endocrinologie, au dernier étage de la tour Arison, recroquevillée et honteuse. Vêtue d'un t-shirt rose moulant, d'une jupe courte et près du corps laissant apparaître ses longues jambes et de sandales roses à lanières de cuir s’enroulant autour de ses chevilles, elle pressait ses cuisses maigres l’une contre l’autre, ses cheveux blonds et raides tombant comme des baguettes sur ses épaules, son corps frêle très agité.

Elle avait l'habitude de rester assise tranquillement, de prendre son traitement médical, avec seulement deux mots à la bouche: "Désolée" et "Merci". Aujourd’hui, elle brise le silence et raconte son histoire.

Êtes-vous sûre d'être prête à vous révéler au grand jour?

"Oui, c'est important qu'ils sachent", murmura-t-elle en baissant la tête.

Un long moment passa. Elle leva la tête et dit: "Vous êtes prêts pour cela, parce que ce n'est pas une histoire facile."

Nous avons acquiescé. Près de 1 000 patients subissent un processus de changement de sexe à l'hôpital Ichilov. Nous pensions avoir déjà tout entendu.

"La première fois que j'ai senti que j'étais différente, c'était à l'âge de six ans", se souvient-elle, "A ma naissance, on m’a nommée Nachman et j'ai grandi à Mea She'arim dans la Hassidout de Breslev avec des parents âgés qui avaient fait Téchouva, et ma sœur.

"Je volais les vêtements de ma sœur et je m’enfermais dans la salle de bain pendant des heures. Elle ne comprenait pas où ils disparaissaient tout le temps. Je l'enviais, elle et ses amies, et je voulais être avec elles. Etre comme elles.

Vos parents ont-ils remarqué?

"Je les cachais bien et je me suis aussi rendue compte très vite que je ne pouvais rien espérer de mes parents."

Que voulez-vous dire?

"A cet âge là précisément, six ans, j’ai été violée pour la première fois. C’était deux voisins qui m’ont enfermée chez eux. Quand ils m'ont relâchée et que je suis remontée dans notre appartement, j'ai raconté à ma mère ce qui s'était passé mais elle n'a rien fait. Peu de temps après la mort subite de mon père, ma vie a changé, et empiré. "

J'ai peur de demander.

"Par où commencer. L'ouvrier du quartier chez qui j’allais manger parce que maman avait cessé de cuisiner et qui m'a vu comme son dessert ? Ou l'homme au mikveh? C’est si courant que c’est même inutile de développer. "

Il n'y avait personne pour vous aider?

Je suis devenu un robot et j’ai fait ce que les Rabbanim m’ont dit. Quand j'avais 16 ans, ma mère est revenue de chez le Rav et m'a dit qu'il avait décidé que je devrais me marier. On m’a trouvé une jeune fille plus âgée que moi d’une année. Nous nous sommes rencontrés une fois pendant une heure et la fois d’après, c’était sous la Houppa. Personne ne m’a demandé comment je me sentais et si je voulais vraiment me marier.

Combien de temps cela a-t-il duré?

"Un an et demi. Jusqu’au jour du mariage, je ne savais pas comment on faisait des enfants. Je ne ressentais rien pour mon épouse. Je ne savais rien d'elle, elle ne m’attirait pas. Nous n’avons pas consommé le mariage et elle a demandé le divorce. Avant l'âge de 18 ans, j'étais déjà divorcé. "

Et pourtant, vous vous êtes mariée à nouveau.

"Un an et demi après mon divorce, je n'avais que 20 ans et le rabbin a décidé de me remarier. Ils ont trouvé une fille de 21 ans qui était considérée comme moins religieuse et il nous a mis en relation. Dès le premier rendez-vous, nous avons tous les deux refusé le mariage, mais nous sommes restés en contact. Je lui envoyais un message chaque vendredi avec des paroles de Torah. Finalement, nous avons décidé de nous donner une chance. Je me suis retrouvée une nouvelle fois sous la Houppa avec un costume noir et un chapeau comme un magnifique marié."

Le processus de changement de sexe m'a fait ressentir quelque chose que je ne connaissais pas du tout. Natalie, de mémoire bénie

"Le processus de changement de sexe m'a fait ressentir quelque chose que je ne connaissais pas du tout". Natalie, de mémoire bénie

N'aviez-vous pas l'impression d'être injuste avec elle ?

J’avais envie d’hurler mais qui m’aurait entendue ? Je suis allée chez le Rav qui m'a envoyé chez un sexologue pour que je puisse avoir des relations sexuelles même si je n’en avais pas envie. Il m’a examinée et m’a dit que j’en étais capable.  J’évitais mon épouse, cela me dégoûtait. Pourtant j’y suis parvenue et peu de temps après, elle est tombée enceinte et je suis devenu parent d’une jolie petite fille. "

On dit que chaque enfant apporte avec lui sa bénédiction.

Je n’avais pas une seconde à moi. A un très jeune âge, j’ai travaillé pour faire vivre ma famille. J’ai vécu des moments difficiles. Nous avons quitté Mea She'arim pour vivre dans un moshav et j'ai commencé à respirer de l'air frais et à voir des espaces verts. Pour la première fois de ma vie, j'ai commencé à me détendre, à penser à moi-même et à cesser d’être un zombie. J'ai entamé une thérapie."

Et qu'avez-vous appris au cours de cette thérapie?

"J'ai osé dire pour la première fois de ma vie que j’étais attirée par les hommes et que j’étais une femme. Dans le monde dans lequel je vivais, c'était ce qu’il y avait de pire et le psychologue m'a dit que si je me sentais comme ça depuis 20 ans, cela ne disparaîtrait pas et que je devais m’accepter ainsi."

Vous avez commencé le processus immédiatement?

"Pendant un an, j'ai essayé de vivre dans le mensonge et j'en suis même arrivé à me punir moi-même."

Vous êtes-vous fait du mal?

"Je suis une ancienne orthodoxe, j'ai fait ce que je savais faire : je priais et je demandais l'aide de Dieu. En voiture, je récitais cent fois:" Tu es un homme". Je lisais le verset : "Un homme ne portera pas le vêtement d'une femme" des centaines de fois par jour. Il va de soit que cela n’a pas aidé. Ma femme a également estimé qu'il n'y avait aucun progrès et a demandé une thérapie de couple.

"Ce n’est que lors du 10è rendez que j’ai réussi à exprimer que je pensais être une femme et non un homme. Les thérapeutes ont dit à ma femme que le problème venait de moi et qu’il n’y avait rien à faire. Nous nous sommes séparés en bons termes. Aujourd'hui, nous sommes de bonnes amies et elle élève notre fille de manière parfaite. "

Quelle a été la première chose que vous ayez faite après votre départ de la maison?

"Je suis allé demander conseil à un Rav, et il m'a dit que je n'avais aucune sainteté. Il m'a dit clairement que je n’avais aucune part dans ce monde ni dans le monde à venir."

Et quelle a été la seconde ?

Finalement, j'ai réussi à trouver trois rabbins orthodoxes qui m'ont donné leur bénédiction pour mon processus de changement de sexe. Vous voyez, je ne peux pas me lever un matin et dire: 'Je me fiche de Dieu et des rabbins. C'était ma vie jusqu'à très récemment et c'est en moi. Mais je me suis rendue à Ichilov et j’ai lancé la procédure de changement de sexe. C’était important. "

Vous êtes en processus depuis huit mois. Cela vous a-t-il rendu plus heureuse?

"Le processus de changement de sexe m'a fait ressentir quelque chose dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je commence à comprendre qui je suis et ce que je suis et ce n'est pas simple parce que j'ai vécu tellement de choses dans ma vie. Je découvre des couches de ma personnalité et je m'identifie à mes désirs.

Aujourd'hui, je peux dire que je commence enfin à comprendre que je peux être heureuse et j'espère que j'y arriverai vivante. Il est impossible de digérer ce changement en un jour, mais désormais, je vois la lumière au bout du tunnel et je commence à comprendre ce qu’est le plaisir de la vie. C'est un mot que je ne connaissais même pas. "

Ce n'est pas une histoire facile.

"Je pense que la raconter fait partie de mon processus de guérison. Sortir, sachant que peut-être tout le monde le sait. Je suis toujours sous pression à chaque rencontre avec des connaissances du passé, et cela mettra fin à tout cela. Aujourd'hui, je me concentre sur moi-même et sur ma fille. Heureusement, sa mère me soutient et c’est la chose la plus importante pour moi car sans cela, je ne sais pas si j’aurais pu y arriver.

De quoi voudriez-vous que les lecteurs se souviennent?

"J'ai eu une vie difficile et maintenant, avec le processus de changement de sexe, elle ne devient pas nécessairement plus facile, alors je leur demande de ne pas nous regarder comme des êtres étranges ou déviants. Nous sommes des êtres humains avec des sentiments et des désirs. Croyez-moi, nous avons tellement traversé de choses avant d’atteindre ce stade de changement physique. Soutenez-nous. C'est tout ce dont nous avons besoin. "

Source : Ynet

Israël : dix lieux incontournables à voir lors de votre visite à Yad Vashem

Israël: dix lieux incontournables à visiter lors de votre visite à Yad Vashem

Considéré comme un «Trésor national» par l'Associated Press et classé parmi les meilleurs musées du monde par TripAdvisor, Yad Vashem - le Centre mondial de la mémoire de l'Holocauste - est un lieu incontournable pour tout visiteur à Jérusalem.

Situé sur le mont du Souvenir de Jérusalem, le campus de 30 hectares comprend des musées, des monuments commémoratifs, des jardins et des sculptures. Une visite à Yad Vashem offre une commémoration significative et dynamique de l’Holocauste et des six millions de victimes juives. Voici 10 points essentiels à inclure lors de votre visite à Yad Vashem:

Le musée d'histoire de l'Holocauste - Le plus grand musée de ce genre au monde, il décrit l'histoire de l'Holocauste d'un point de vue juif, avec des récits individuels mettant en lumière le récit historique. Visiter le musée est une expérience multidisciplinaire. Grâce à des artefacts, des témoignages, des images d'archives, etc., le Musée ouvre une fenêtre sur le monde juif qui existait avant l'Holocauste et sur les destructions qu'il a causées.

A la fin du Musée se trouve la monumentale Salle des Noms, une salle en forme de dôme qui s'élève majestueusement jusqu'au plafond où sont commémorées les images de 600 hommes, femmes et enfants, représentant les 6 millions de Juifs assassinés dans la Shoah. Ces images sont reflétées dans une mare d'eau creusée dans la roche. Autour du bassin se trouvent des classeurs qui comprennent des pages de témoignages où sont inscrits les noms des 4 700 000 millions d'hommes, de femmes et d'enfants que Yad Vashem a rassemblés en l’epace de sept décennies.

Le Mémorial des enfants - Ce mémorial unique, creusé dans une caverne souterraine, est un hommage aux 1,5 million d'enfants juifs qui ont été assassinés pendant l'Holocauste. Cinq bougies commémoratives se reflètent à l'infini dans un espace sombre, créant l'impression que des millions d'étoiles brillent dans le firmament tandis que les noms des enfants assassinés, leur âge et leur pays d'origine sont récités à l'arrière-plan de manière obsédante.

Le Mémorial des enfants

Le Mémorial des enfants

L'avenue des Justes parmi les nations - Quelque 2 000 arbres ont été plantés à Yad Vashem et dans les environs, en l'honneur des non-Juifs courageux qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs pendant l'Holocauste. Les plaques adjacentes à chaque arbre indiquent le nom des personnes honorées ainsi que leur pays de résidence pendant la guerre.

"Flashes of Memory : Photographie pendant l'Holocauste" - Nouveauté dans le pavillon des expositions, cette exposition présente un compte rendu critique des photographies et des films réalisés pendant l'Holocauste par des photographes juifs, des photographes allemands et des membres des forces alliées pendant la libération. L'exposition met l'accent sur les circonstances de la photographie et la vision du monde du photographe documentaire - tant officiel que privé - tout en soulignant le point de vue différent et unique des photographes juifs, victimes directes de l'Holocauste.

Flashes of Memory

Flashes of Memory

"Ils disent qu'il existe une terre : Désirs d'Eretz Israël pendant l'Holocauste" - Pendant les 2000 ans d'exil de sa patrie ancestrale, le peuple juif a exprimé son désir pour Eretz Israël, la Terre d'Israël. Des œuvres d'art, des artefacts, des journaux intimes, des lettres et des témoignages de la période de l'Holocauste soulignent leurs espoirs et leurs rêves de retourner à Sion. L'exposition couvre les années 1933-1948 – depuis l’avènement du parti nazi au pouvoir en Allemagne, en passant par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la destruction de la communauté juive européenne et nord-africaine, jusqu'à la fin de la guerre et la création de l'État d'Israël. Cette nouvelle exposition est présentée dans la salle d'exposition de l'Auditorium.

Le Musée d'art de l'Holocauste - Le Musée expose la plus grande collection d’œuvres d'art du monde créée pendant l'Holocauste où l’activité artistique était presque impossible. Dans les ghettos, dans les camps et dans les cachettes, dans les conditions les plus difficiles, les artistes utilisaient leurs outils comme instruments de défi et d'expression. Ces œuvres représentent un témoignage vivant de l'Holocauste, ainsi qu'une déclaration de l'esprit humain indomptable des victimes qui ont refusé de se rendre. Quelque 120 œuvres d'art sont actuellement exposées.

La synagogue - La synagogue de Yad Vashem sert de mémorial aux lieux de culte détruits des juifs européens. C'est un témoignage de la foi indestructible, du monde spirituel riche du judaïsme européen et de la volonté extraordinaire du peuple juif de survivre, de se souvenir et de reconstruire. Trente et un objets distincts sont exposés dans la synagogue de Yad Vashem, dont quatre Arches de la Torah, et divers autres objets de toute l'Europe.

La Vallée des communautés - La Vallée des communautés est un monument massif de 2,5 acres creusé dans le substrat rocheux naturel. Les noms de 5 000 communautés sont gravés sur les murs de pierre, chaque nom rappelant une communauté juive qui a existé pendant des siècles ; pour les habitants, chaque communauté constituait un monde entier. Aujourd'hui, dans de nombreux cas, il ne reste plus que le nom. Les noms des communautés sont gravés sur les 107 murs, ce qui correspond à peu près à la disposition géographique de la carte de l'Europe et de l'Afrique du Nord.

Le wagon à bestiaux – Le Mémorial des déportés - Ce mémorial a été érigé à Yad Vashem pour commémorer les millions de Juifs rassemblés dans des wagons à bestiaux et transportés de toute l'Europe vers les camps d'extermination. Un wagon à bestiaux allemand original remis à Yad Vashem par les autorités polonaises se trouve au centre du site commémoratif. Sur le mur adjacent est inscrit le témoignage émouvant du survivant Avraham Krzepicki.

Le wagon à bestiaux

Le wagon à bestiaux

La salle du Souvenir – La salle du Souvenir a été le premier site commémoratif établi sur le mont du Souvenir. Sur le sol en mosaïque sont gravés les noms de 22 des plus tristement célèbres lieux de massacres nazis, symboles des centaines de camps d'extermination et de concentration, de camps de transit et de lieux de massacres qui existaient dans toute l'Europe. Le point central de la salle du Souvenir est la Flamme éternelle qui éclaire continuellement. Devant elle se dresse une crypte contenant les cendres des victimes de l'Holocauste, transportées en Israël depuis les camps d'extermination.

En tant que mémorial vivant du peuple juif sur l’Holocauste, Yad Vashem préserve la mémoire du passé et connecte les générations futures avec les chapitres les plus sombres de notre histoire commune.

 

L'entrée de Yad Vashem est gratuite.

Pays-Bas : Gaza désormais enregistré comme lieu de naissance pour les palestiniens

Pays-Bas : Gaza désormais accepté comme lieu de naissance pour les palestiniens

Les Pays-Bas reconnaîtront la Bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, comme lieux de naissance officiels pour les Palestiniens nés dans ces régions après la création de l'État d'Israël. 

Bien que la Hollande ne reconnaisse pas l'Autorité palestinienne en tant qu'État, elle reconnaîtra ces zones dans le registre civil néerlandais pour les personnes nées après le 15 mai 1948, le lendemain de la création de l'État d'Israël et de la fin officielle du mandat britannique. L'annonce a été faite par le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Raymond Knopas, à La Haye.

Selon un communiqué publié samedi par le ministère néerlandais de l'Intérieur, Mr Knopas a déclaré que la bande de Gaza et la Cisjordanie seraient ajoutées à la liste des zones acceptées par le registre néerlandais. Selon la déclaration, Knopas reconnaît que cette décision est "conforme à l'opinion des Pays-Bas selon laquelle Israël n'a aucune souveraineté sur ces territoires", ainsi qu'au refus de la Hollande de reconnaître la Palestine en tant qu'État.

Emeutes palestiniennes à la frontière de Gaza (Photo: AFP)

Emeutes palestiniennes à la frontière de Gaza (Photo: AFP)

Il a ajouté que cette nouvelle catégorie reflétait également les conditions convenues dans les accords d'Oslo entre Israël et l'OLP dans les années 90 et dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Jusqu'à présent, les seules options possibles pour les Palestiniens aux Pays-Bas en tant que lieu de naissance étaient "Israël" et "Inconnu" - ce dernier ayant été ajouté comme option en 2014, après que les Palestiniens eurent protesté contre le fait qu'ils devaient enregistrer "Israël" comme lieu de naissance.

Selon l'agence de presse néerlandaise Nus, cette décision intervient après qu'un Néerlandais d'origine palestinienne ait poursuivi les Pays-Bas devant la Cour européenne des droits de l'homme et exigé qu'il soit enregistré en tant que "Palestinien" au lieu d'"Israélien".

Au moins 136 pays et l'Assemblée générale des Nations unies ont reconnu l'autorité palestinienne en tant qu'État souverain, mais la plupart des membres de l'UE se sont abstenus de le faire jusqu'à ce qu'un État palestinien soit reconnu dans le cadre d'un accord de paix avec Israël.

Source : Ynet