Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 14 ans. Elle est traductrice et rédactrice pour divers organismes en Israël. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël : il est possible d'accoucher en toute sécurité à 50 ans et plus

Israël : il est possible d'accoucher en toute sécurité à 50 ans et plus

Une étude menée en Israël ouvre un nouvel horizon pour les femmes souhaitant devenir mère à un âge avancé et indique qu'il est possible d'accoucher même après 50 ans sans mettre en danger ni la mère, ni le fœtus.

L'étude a été menée par les docteurs Gali Priante, Erez Halevy et Eyal Shiner du département Women II du centre médical Soroka à Beersheva, en coopération avec le Dr Tamar Weinstock du département d'épidémiologie et de santé publique de l'Université Ben-Gurion.

L'étude a examiné les possibles complications des grossesses chez les femmes de plus de 50 ans, ainsi que la question de savoir si les femmes accouchant à ces âges courent un risque accru pour elles et pour leur fœtus, par rapport aux mères plus jeunes.

Jusqu'à il y a environ 30 ans, une naissance tardive était considérée comme de la science fiction. Au fil du temps, grâce aux progrès réalisés dans les domaines médical et technologique, notamment les perfectionnements scientifiques en matière de fécondation extracellulaire et de don d'ovocytes, l'âge auquel une femme peut donner naissance a progressivement augmenté.

Les données du ministère de la Santé montrent qu'en 2017, environ 1 300 femmes âgées de 45 ans et plus ont accouché, certaines ayant même dépassé l'âge de 50 ans. En comparaison, elles étaient 950 quatre ans plus tôt.

Au cours de l'étude, les chercheurs ont examiné les résultats de la grossesse (statut prénatal et postnatal) chez 68 femmes âgées de 50 ans et plus ayant accouché au cours des dernières années. L'étude a révélé que si environ la moitié avaient eu recours à la fécondation in vitro, de manière surprenante, certaines étaient tombées enceintes de manière naturelle.

Le Dr. Lina Alvarez d'Espagne à accouché à l'âge de 62 ans

Le Dr. Lina Alvarez d'Espagne à accouché à l'âge de 62 ans

Les résultats de la grossesse et de l’accouchement de ces femmes ont été comparés aux résultats de 558 femmes ayant accouché entre 45 et 50 ans, de 7 321 femmes ayant accouché entre 40 à 44 ans et de 240 000 femmes ayant accouché avant 40 ans. Dans tous les cas, il s’agit de naissances qui n’ont eu lieu qu’à Soroka.

Comme les femmes ayant accouché à un age avancé peuvent souffrir de complications de la grossesse et de lésions du fœtus, les chercheurs se sont concentrés sur cette question et ont cherché à savoir si elles présentaient des complications typiques de cet âge - telles que le diabète gestationnel, l’hypertension de grossesse, les naissances prématurées et par césarienne. Il a également été examiné si le nouveau-né souffrait de complications telles que de faibles scores d’Apgar indiquant une mauvaise condition physique ou une éventuelle détresse pendant le travail.

Les chercheurs ont conclu que toutes les complications (maternelles et fœtales) étaient plus fréquentes chez les femmes ayant donné naissance à des enfants après 40 ans, par rapport à celles ayant accouché en dessous de cet âge. De manière surprenante, cependant, il n’y a pas d’escalade de complications chez les femmes de plus de 50 ans, par rapport aux femmes ayant accouché entre 40 et 50 ans.

"Il s'avère que les quinqua sont les nouvelles quadra", a déclaré le professeur Shiner, qui a dirigé l'étude. "Il ne fait aucun doute que les équipes médicales vont accueillir de plus en plus de femmes âgées de plus de 50 ans." Cependant, il est toujours recommandé de traiter les grossesses des femmes de plus de 40 ans comme des grossesses à risque et, plus encore, celles des femmes de plus de 50 ans. "Mais", a souligné le médecin, "il s'avère que l’âge n’augmente pas tant le risque que cela."

Il a ajouté: "Les femmes de plus de 40 ans font l’objet d’une surveillance étroite en ce qui concerne les complications en début de grossesse. Si des femmes enceintes de 50 ans et plus se présentent, nous leur recommanderons de poursuivre leur grossesse, sous surveillance médicale, à condition de ne pas souffrir de maladies et d’être en bonne santé. Elles sont de plus en plus nombreuses. "

De plus, les auteurs de l’étude disent qu’aujourd’hui, sans entrer dans la question éthique de devenir mère à l’âge d’être grand-mère, il n’existe aucune restriction liée à l’âge, sous réserve bien sûr de la santé de la mère et du don d’ovule dont elle aura besoin.

Source : Ynet

Abbaba, le livre qui guide pas à pas les futurs papas israéliens

Israël: un guide de la grossesse réservé aux papas

Qu'est-il interdit de faire lorsque l'on attend le médecin? Comment dénicher un hamburger à trois heures du matin? Quels vêtements porter en salle d'accouchement? Voici un nouveau guide de grossesse illustré et humoristique, destiné aux futurs pères

"J'imagine que lorsqu’une personne ouvre mon livre pour la première fois, elle doit se demander: " Quésako? Parce que ce n'est pas un guide classique, ce n'est pas un livre de référence et ce n'est pas non plus de la prose ", explique Jonathan Keinan, qui a écrit et illustré "Abbaba - Mode d'emploi pour un homme pendant la grossesse" (Editions Kinneret) qui suit les étapes de la grossesse dans l’ordre chronologique et se rapporte à divers problèmes, depuis la découverte de la grossesse, la minutie avec laquelle les parents doivent être informés, jusqu’à la diminution drastique des heures de sommeil au moment de l’arrivée du nouveau né.

"Le domaine de la grossesse et de l'accouchement est un domaine assez sérieux, et la littérature le traite en conséquence - comment bien faire les choses, comment éviter les erreurs. La plupart des livres sont destinés aux femmes. Lorsque vous entrez dans une librairie et que vous vous rendez au rayon des livres sur la grossesse, la naissance et la parentalité, la plupart des livres que vous voyez sont épais, détaillés et précis. L'un des ouvrages les plus remarquables est "Taguid Abba", un livre humoristique de Raanan Shaked pour les pères frais émoulus.

"Mon but était de faire le contraire", dit-il, "de me concentrer sur celui qui n’est pas au centre de la situation - l'homme, le futur père, qui dans ce domaine n’a généralement pas plus de place qu’un appendice, celui qui vient pour les visites médicales, est assis à côté de sa femme et lui tient la main. Je voulais rendre les choses un peu plus légères, rire un peu de tout cela. "

Jonathan Kenan, âgé de trente-neuf ans, est marié à Adi, qui, comme lui, est originaire de Jérusalem. Tous deux vivent à Jérusalem avec leurs trois enfants âgés de huit ans, cinq ans et demi et deux ans. Keinan est le directeur de studio dans la division numérique de "Kan", la société de radiodiffusion publique israélienne.

"Je suis arrivé à mon entretien d'embauche alors qu'il n'y avait pas encore de société. On ne savait pas encore ce qui allait se passer", raconte Jonathan avec un sourire. "L’entretien avec Elad Tene, directeur général adjoint, et avec Matan Drori, responsable du contenu du département numérique, a eu lieu à l’Université de Tel Aviv. La vision était de développer une division numérique sophistiquée, et en effet, le numérique ici est révolutionnaire en termes de tout ce qui est lié au stockage, et je suis heureux de pouvoir en faire partie. "

'est incroyable de voir à quel point peu de texte et de nombreux visuels peuvent expliquer quelque chose qui est presque universel

"C'est incroyable de voir à quel point peu de texte et de nombreux visuels peuvent expliquer quelque chose qui est presque universel"

Comment est née l'idée d’Abbaba?

"Ma vie a toujours tourné autour de l’art, du dessin. Il était clair pour moi que j'essaierais d'être admis à l'Académie des arts et du design de Bezalel et j'ai été heureux d'y être accepté et d’étudier là-bas. J'ai été officier dans une unité de combat et j'ai commencé à étudier assez tard, après des voyages à l'étranger. J'étais fasciné par les notices de montage IKEA et les catalogues de LEGO. C'est incroyable de voir à quel point peu de texte et de nombreux visuels peuvent expliquer quelque chose qui est presque universel, sans même parler le même langage.

"En quatrième année, on nous a demandé de faire un dernier projet et mon fils aîné, Itai, est né exactement cette époque. J'ai décidé de prendre tout cela en compte et de faire le journal intime infographique d’un homme pendant la grossesse de sa femme. J'ai reçu beaucoup de réactions, et à partir de là, tout a commencé. J'ai également ouvert une page Facebook intitulée «Abbaba - Mode d'emploi pour homme», qui traite de la vie après la grossesse - de la paternité elle-même. "

Une des choses les plus importantes dans les illustrations est que les personnages sont sans visage. Pourquoi?

"Quand il y a un visage, la discussion va ailleurs, à mon avis. L'expression l’emmène ailleurs. Quand l'image n'a pas de visage, elle devient schématique, et ce qui compte, ce n'est pas ça, mais la situation dans laquelle elle se trouve. C'est aussi plus universel, n'importe qui peut se mettre dans ces situations et être ces personnages. "

Novice dans le monde de la grossesse

Le sous-titre du livre, «Mode d'emploi pour la grossesse chez les hommes», est tel qu'il est très peu probable qu'il y ait un parallèle pour les femmes. Il est difficile de concevoir un guide de grossesse pour les femmes dont le titre sera "instructions de fonctionnement" - ou même "directives" ou "intentions", même avec humour.

"Naturellement, comme il s’agit d’un domaine biologique, les femmes comprennent mieux le monde de la grossesse et de l’accouchement que les hommes. De plus, il existe un lien avec les copines qui parlent de leur expérience et échangent l’une avec l’autre. Il y a des aspects dans le processus que, nous les hommes, même si nous essayons de toutes nos forces, ne pourrons pas comprendre aussi bien que les femmes qui en font l'expérience ", a ajouté Jonathan.

Qu'est-ce que vous êtes censé faire avec ce ballon de Pilates à la maison? // Du livre "Abba"

Qu'est-ce que vous êtes censé faire avec ce ballon de Pilates à la maison? // Du livre "Abbaba"

"C'est un monde qui est nouveau pour nous, nous allons chez le médecin et nous ne savons même pas sur quelle chaise nous sommes censés nous asseoir ni à quelle fréquence les examens sont pratiqués. Nous ne savons pas non plus quoi faire avec ce ballon de Pilates qui traîne dans le salon.

Bien sûr, le livre exagère les situations, mais oui, je pense qu'il y a des moments où l'homme, le futur père, doit être dirigé. Quand le dire? Qui doit le dire? A qui le dire ? Ces choses aussi doivent être sues. S'il s'agit d'une première grossesse, l'homme et la femme sont novices, mais dans un sens, l'homme est plus novice que la femme. Si l’un des partenaires a besoin d’une notice d’utilisation, dit il en plaisantant, c’est bien l’homme. "

C’est ce qui rend père. À partir du moment où vous vous mariez, les questions se posent rapidement: «Nu, quand allez-vous avoir des enfants? Il y a de très fortes attentes de l’entourage. Il y a beaucoup de harcèlement, beaucoup de préoccupations quant au moment où vous allez devenir père. "

Le livre lui-même peut intéresser les pères de différentes cultures, avec des modifications mineures: il contient plusieurs références qui intéressent davantage les lecteurs israéliens.

"Le livre est très universel d’une part, et d’autre part, il est très israélien dans certaines choses comme les superstitions, la proximité de la religion, ce repas avec les parents au cours duquel vous êtes censé leur dire que vous êtes sur le point de devenir vous même parents. C'est une situation dans une atmosphère très israélienne.

Lorsque je voudrais traduire le livre - et je pense que je le veux, je devrai traduire non seulement le texte, mais aussi, dans une certaine mesure, l'humour, afin de l'adapter aux autres cultures. Par exemple, trouver comment un couple américain peut s'y connecter. Je pense à un deuxième livre, qui portera sur la paternité elle-même, à partir d’une suite amusante et ludique. Sur la base de mon expérience de père avec mes trois enfants, je peux trouver beaucoup de situations amusantes qui méritent d’être écrites. "

Source : Israel HaYom

Pour la première fois, un pavillon israélien à la World Design Week à Milan

Pour la première fois, un pavillon israélien à la World Design Week à Milan

La semaine mondiale du design 2019, qui se tiendra à Milan pour la 58ème année, mettra en vedette des designers du monde entier dans tous les domaines du design, y compris l'architecture, la décoration d'intérieur, le design graphique, les techniques textiles, la création de bijoux, la photographie, le design industriel, les arts visuels, les arts vidéo, le design de mode etc.

L'événement annuel attire environ 600 000 visiteurs qui viennent admirer l'exposition et se renseigner sur les prochaines et les nouvelles tendances de l'industrie et sur qui sera le prochain designer vedette. Des designers du monde entier postulent pour cette exposition, mais très peu sont acceptés.

Jusqu'à cette année, les designers israéliens participant à l'exposition exposaient dans le pavillon des concepteurs asiatiques, qui comprenait des designers d'Inde, de Chine, du Japon, de Thaïlande, d'Iran, du Qatar, etc.

Cette fois-ci, pour la première fois dans l'histoire de l'événement, un pavillon séparé sera mis en place en coopération avec l'agence de designers italienne Fuorisalone, qui présentera uniquement les designers israéliens.

Fuorisalone est l'entrepreneur qui se tient derrière ASIA DESIGN MILANO, salon de design spécialisé dans l'art et le design asiatiques, présenté chaque année lors de l'événement et considéré comme l'un des salons les plus fascinants et les plus surprenants de la semaine du design.

Tous les concepteurs participant au salon sont exposés à la grande attention médiatique qui l'accompagne. La personne responsable de cette importante et significative initiative de coopération entre l'Agence juive et le pavillon des designers israéliens à Milan est le graphiste et directeur artistique de l'exposition, Dan Mukatel.

Ce dernier, diplômé du Shenkar College of Design Arts, est graphiste, directeur artistique israélien et fondateur de l'ancienne société d’événementiel Arissa, connue pour son style bohème à Tel Aviv.

Anna Maria Celneri, l'une des commissaires de la semaine du design, a d'abord contacté Dan Mukatel après avoir visité son site et lui a demandé de venir exposer. Après une brève conversation, Mme Celenery s'est vite rendu compte qu'Israël avait beaucoup plus à offrir pour l'événement, avec des designers au talent unique qui devraient être présentés lors de l'exposition. Il a donc été décidé de construire un pavillon israélien entier lors de la World Design Week 2019.

Pour la première fois, un pavillon israélien à la World Design Week à Milan

Pour la première fois, un pavillon israélien à la World Design Week à Milan

Quelque 300 designers israéliens ont posé leur candidature pour l'exposition universelle, malgré le coût de la franchise, qui se situe entre 2 500 et 8 500 euros, sans compter le voyage, les frais d'hébergement et de séjour, mais seuls 10 d'entre eux, d'une créativité exceptionnelle, ont été choisis pour représenter Israël et exposer leur travail.

Un hommage à Jean-Paul Gaultier

L'exposition s’ouvrira sur la collection hassidique de 1993 du couturier Jean Paul Gaultier - une collection inspirée de l'héritage juif qui présentait les vêtements des femmes hassidiques.

A cette époque, le défilé a provoqué une tempête et a été considéré comme scandaleux lorsque le mannequin israélien Micky Mammon a défilé aux côtés d'une violoniste jouant la chanson "Jérusalem d’Or". Tous les mannequins portaient de larges chapeaux en fourrure combinés à des perruques ressemblant à celles des hassidot.

Dan Mukatel a jugé opportun de collaborer et de présenter à nouveau la collection, pensant qu'aujourd'hui, elle devrait être acceptée différemment et représenter fidèlement la culture innovante en Israël.

"Aujourd'hui, les temps ont complètement changé", a-t-il déclaré. "A l’époque, dès que l'on voyait une robe pudique sur une femme, cela brisait la convention. Aujourd'hui, cela peut être perçu comme recevable, à une époque où les homosexuels ont des droits dans certains pays et où le libéralisme est plus fort".

Il a ajouté que la Gay Pride en Israël est l'une des meilleures au monde, et que Neta Barzilai, qui a remporté le concours Eurovision de la chanson a réussi à présenter Israël au monde et à l'Europe en particulier, sous un jour nouveau et éblouissant, surtout en matière d’acceptation de l'autre. "Je pense que la connexion entre le pavillon israélien et un grand créateur de mode, célèbre et aimant Israël, comme Jean Paul Gautier, est merveilleuse et c’est une raison fantastique pour que des personnes du monde entier viennent voir notre pavillon, sa collection et les œuvres des designers israéliens."

La Design Week aura lieu en avril 2019 à Milan. Le pavillon israélien sera situé dans le quartier de Tortona, également connu sous le nom de quartier d'Armani - un lieu central et très respecté dans l'exposition et dans la ville. L'entrée du pavillon se trouvera juste en face du musée du design et de la technologie MUDEC, merveilleuse opportunité pour créer des liens économiques avec les plus grands designers et industriels du monde.

Remarque: selon Dan Mukatel, la liste des designers exposants à l'exposition universelle n'a pas encore été clôturée et il est encore possible de postuler à l'adresse suivante: moukatekdan@gmail.com.

Source : Israel HaYom

Une startup israélienne évalue les tendances alimentaires les plus chaudes pour 2019

Une startup israélienne évalue les tendances alimentaires les plus chaudes pour 2019

L'obsession américaine pour la Sriracha, une sauce piquante à base de piment chili asiatique, est bien documentée.

Bien qu'il existe depuis au moins les années 1980, le condiment épicé (aussi connu sous le nom de "sauce du coq" en raison de l’étiquette de sa bouteille) a atteint un niveau fou au cours de la dernière décennie. Omniprésente dans les foyers et les restaurants, la Sriracha est aujourd'hui une "saveur" présente dans les confitures, les sucreries, les boissons, une source d'inspiration dans les vêtements et les accessoires, et fait l'objet d'un documentaire de 33 minutes intitulé, à juste titre "Sriracha".

Mais aujourd’hui, un autre type de sauce piquante est sur le point de détrôner la Sriracha du cœur des américains: le Zhoug, une pâte épicée à base de piment rouge ou vert, d'ail et de coriandre, issue de la cuisine yéménite mais également très populaire en Israël.

Cet aperçu des tendances alimentaires à la hausse est effectué par Tastewise, une nouvelle startup israélienne qui a émergé du mode furtif cette semaine. Fondée en 2017 par Alon Chen, anciennement chez Google, et Eyal Gaon, un entrepreneur technologique qui travaillait auparavant pour SimilarWeb, Tastewise tire parti du Big Data et de l'apprentissage automatique pour proposer des analyses en temps réel sur les tendances et opportunités en matière d’alimentation.

Dans son premier rapport sur les tendances alimentaires de consommation publié cette semaine pour coïncider avec son lancement, Tastewise dit que le Zhoug est le nouveau Sriracha. L’ube (ignames violettes), la moelle osseuse, les truffes, et le spam musubi (un aliment populaire pour le déjeuner et les collations à Hawaii. Il consiste en une tranche de Spam grillé posée sur un bloc de riz , enveloppée de nori dans la tradition des omusubi japonais) deviennent des piliers dans les menus américains, et faire un saut dans restaurant virtuel est un phénomène croissant à travers les Etats-Unis.

Alon Chen et Eyal Gaon ont construit la plateforme Tastewise en utilisant des milliards de points de données rassemblés dans 150 000 menus, un million de recettes en ligne et des millions de conversations et de messages sur les médias sociaux accessibles au public. Il s'adresse aux professionnels de l'industrie, y compris aux entrepreneurs de l’alimentation, aux chefs cuisiniers, aux cadres, aux groupes hôteliers et même aux marques de produits alimentaires qui recherchent des informations sur les goûts et les désirs changeants d'une clientèle de plus en plus attentive à l'alimentation.

Mr Chen a déclaré à la presse que l'industrie alimentaire, qui vaut 5,75 milliards de dollars, "a faim d'innovation".

L'ancien Googler dit que Gaon et lui ont créé "un Google pour les professionnels de l'alimentation", puisant dans une lacune du marché habitué aux méthodes obsolètes de collecte de données, notamment des groupes de discussion coûteux et chronophages, des questionnaires et des rapports de marché qui reviennent six mois après leur commande.

"Les données nous donnent du pouvoir, dit Chen à NoCamels, parce que nous reflétons ce que les consommateurs font et mangent en temps réel, et que nous observons les tendances au fur et à mesure ".

La soupe à la moelle de bœuf, ultra tendance en 2019

La soupe à la moelle de bœuf, ultra tendance en 2019

Par exemple, Mr Chen explique que le nouveau penchant pour le Zhoug s'inscrit dans le cadre d'un changement de mode de vie mondial qui inclut l'adoption de nouveaux régimes alimentaires tels que Paleo et Keto, qui sont très populaires aux États-Unis.

"Le Zhoug est le nouveau Sriracha, car il est sans sucre, sans gluten, sans additif, peut être préparé à la maison et correspond à la tendance de la consommation d'aliments propres", dit-il.

Une autre idée intéressante, note-t-il, est l'utilisation de la rhubarbe et de la betterave dans les aliments pour les rendre roses pour la Saint-Valentin.

Mr Chen indique que l'un des plus gros clients de Tastewise est le groupe Marriott, qui utilise ses services pour développer ses offres de restauration et d’hôtellerie.

Guy Heksch, vice-président mondial de Pure Grey Culinary Concepts Hospitality Group appartenant à Marriott International, a déclaré dans un communiqué qu'en collaborant avec Tastewise, " nous avons été en mesure de transformer notre stratégie et notre prise de décision avec des données en temps réel et des analyses prédictives ".

"Plongeant bien au-delà de la simple compréhension des préférences des consommateurs, leurs points de vue nous aident à sélectionner les publics cibles, à saisir les micro-tendances au fur et à mesure qu’elles évoluent d'un quartier à l'autre et à concevoir des menus adaptés aux goûts de nos clients, voire à déterminer exactement ce qu'il faut pour concocter un cocktail sensationnel ", a déclaré M. Heksch.

Tastewise "amène la science à l'art de créer des expériences alimentaires innovantes et nous pousse à agir plus vite que jamais ". Leur technologie change complètement la donne pour nous, et je pense que ce sera le cas pour l'industrie hôtelière dans son ensemble ", a-t-il ajouté.

Tastewise peut répondre à des questions telles que : « Quelles sont les garnitures de pizza les plus populaires à New York (le brocoli), le prix des hamburgers et les attentes des clients en matière de matcha (menthe). Le dernier rapport de la startup a également identifié une demande non satisfaite de 9,18 milliards de dollars pour des "aliments sains", notant une opportunité pour les entrepreneurs alimentaires débutants.

Un autre phénomène de plus en plus répandu, dit M. Chen, est celui du "restaurant virtuel", basé uniquement sur des modèles de livraison offrant des expériences culinaires uniques.

Les services de Tastewise se concentrent actuellement sur le vaste marché américain, dont le siège social est à New York, mais M. Chen indique qu'il prévoit de s'étendre, y compris en Israël, où sont basées les activités de R&D de la startup.

Toute cette "food intelligence" est disponible en version gratuite mais Tastewise offre des aperçus plus avancés pour un abonnement de 299$ par mois.

Source : nocamels.com

Israël : le torchon brûle entre les soldats de Tsahal

Israël : le torchon brûle entre les soldats de Tsahal

Sur le compte Instagram de l'armée israélienne, un article dans lequel une photo d'une chaussure militaire propre était affichée à côté d'une chaussure militaire sale a été publié mardi. Le titre de l’article était « jobnik vs. combattant ». La chaussure du jobnik (soldat qui travaille au sein de l’armée) était propre tandis que celle du combattant était sale.

Le lendemain de la publication, les milliers de commentaires qui ont été publiés sur le réseau l'ont rendue virale. Le post qui a suscité le plus de réactions est celui d’un surfeur nommé Omri Meron, ancien combattant ayant servi en tant qu’officier dans l’unité Ofer pendant son service.

Dans son message offensif, il répondait à une image publiée sur l'instagram de Tsahal: "Chacun contribue à Tsahal sa manière, qu'il soit soldat combattant dans les pelotons blindés de la brigade Golani ou employé comme mécanicien ou électricien à la Kirya, mais tout le monde contribue. C’est vrai, le combattant est celui qui met sa vie en danger et c’est l’une des différences entre lui et le jobnik qui rentre tous les jours à la maison à 17 heures, mais cela ne veut pas dire que le Jobnik travaille moins ou contribue moins, ce qui est exactement le contraire de ce que cette image est venue exprimer".

"J'ai servi pendant 4 ans dans l'armée et je continue à servir en tant que réserviste, avec amour et même avec joie et avec un immense sens de la fierté. Au début, j’étais un combattant puis quelques années, je suis sergent jobnik à la Kirya. "

Jobnik ou combattant : même combat

Jobnik ou combattant : même combat

Le message d'Omri a reçu des milliers de réponses, dont certaines sont émanent d’internautes qui n'ont pas apprécié pas la comparaison entre soldats combattants et jobnik. Une réponse au message d'Omri a reçu plus de 3 000 likes: "Tu es un pleurnichard, et c'est la différence entre un jobnik et un guerrier", bien qu'il ait écrit qu'au début de son service il avait servi comme combattant.

Une autre des réactions au post d’Omri a été écrite par un internaute nommé Guy: "Comment c’est dans la vie civile, vous demandez ? C’est génial, de faire le minimum du matin au soir pour compenser un écart de trois ans sur le marché du travail. Oh oui, parce que j'étais un combattant et non un jobnik et que ma profession dans la vie civile est parallèle à celle d'agent de sécurité. Et vous? La votre est équivalente à celle d’un développeur de logiciel? Intelligence classifiée? Cuisinier? Coiffeur? Photographe? Technicien? Ou toute autre profession qui semble exister dans la grande FID que je ne connais pas. »

"Pendant deux ans et huit mois, chaque nuit, lorsque vous rentriez chez vous avec vos amis et votre famille, j'étais sur le terrain, en Judée-Samarie pour être exact. Alors que vous passiez tranquillement tous les Shabbat avec les vôtres, pour moi, rentrer à la maison était un véritable cadeau ».

"Et lorsque que vous obtenez une profession de l'armée qui vous donnera un point de départ dans la citoyenneté, cela fait des jours que je n'ai pas parlé avec ma famille et mes amis, mais je ne suis pas venu ici pour me plaindre, sachez-le, je veux juste vous expliquer que je ne paierai pas mon diplôme moi-même car ici, on gagne tout à la force du poignet. J’ai gagné et bien mérité mon diplôme. À votre tour de gagner le vôtre ", a conclu Guy.

La photo, en moins de 24 heures, a provoqué une tempête sur le Web, entraînant des milliers de commentaires et de partages, certains veillant à souligner la différence entre combattants et jobniks, tandis que d'autres affirmaient que les deux types de soldats contribuent à parts égales. La photo, d'ailleurs, est toujours dans le compte des statistiques officielles de Tsahal au moment de la rédaction de cet article.

Source : Israel HaYom

Jérusalem : 200 millions de shekels seront investis dans le développement du quartier juif

Jérusalem : 200 millions de shekels seront investis dans le développement du quartier juif

Une bonne nouvelle pour les visiteurs du vieux Jérusalem : La Société de reconstruction et de développement du quartier juif s’emploie actuellement à améliorer les lieux dans le cadre de plusieurs projets pour un coût total supérieur à 200 millions de NIS.

Des fouilles archéologiques dans et autour de la vieille ville ont révélé au fil des ans le passé glorieux de Jérusalem au cours de l’histoire.

La Société pour la réhabilitation et le développement du quartier juif, dirigée par le directeur général Herzl Ben-Ari, est chargée de la restauration des sites du quartier, de la rénovation du quartier juif et de la promotion de projets dans divers sites du quartier, notamment l'ascenseur du Mur occidental, la « Kirya Yefeifiya », le musée du quartier hérodien, la Maison brûlée et le projet "Jérusalem des mosaïques".

Le projet "Kiryah Yefeifiya" (Cité magnifique) est conçu pour améliorer et moderniser l’espace public du quartier et pour l’adapter aux besoins des résidents, parallèlement aux besoins du tourisme. Il couvre une série de domaines, y compris l'infrastructure, l'accessibilité et la conception visuelle globale, la construction d'installations d'animation et de zones d'ombrage, la régulation du mobilier urbain uniforme, l'installation d'un système d'éclairage avancé, y compris le marquage des routes touristiques et l’installation de points d’explication dans les points d’intérêt et sur les itinéraires menant au Mur occidental.

Le musée du Quartier Hérodien

Le musée du Quartier Hérodien

La première étape des travaux s'est déroulée place Rosenk, rue des Juifs, attraction touristique majeure du quartier juif, parallèle à la rue Cardo à Jérusalem, inaugurée aujourd'hui par Zeev Elkin et le maire de Jérusalem, Moshe Leon, avec la Maison brûlée restaurée.

Le site touristique unique "The Burnt House" (maison brûlée), surnom de l'une des maisons d'un riche résident de Jérusalem du temps du Second Temple, a subi un important lifting. Récemment, le site a connu une rénovation en profondeur, qui comprenait le remplacement et la rénovation de toutes ses infrastructures et technologies.

Herzl Ben-Ari a déclaré: "J'espère que chaque personne qui visitera le quartier juif de Jérusalem sentira que nous avons réalisé son rêve et que chaque invité et touriste venant du monde entier ressentira le caractère unique et les valeurs éternelles de la capitale d'Israël".

Dans le cadre de ce projet, la restauration de la synagogue Tiferet Israël, détruite en 1948, a commencé. Les travaux devraient durer plusieurs années et le bâtiment devrait atteindre une hauteur de 25 mètres. Le quartier juif et la place du Mur occidental à Jérusalem sont séparés par de nombreux escaliers, ce qui rend difficile l'accès aux personnes handicapées.

Le projet "Maalit Hakotel" (l'ascenseur du Kotel) est conçu pour créer un passage pratique et accessible pour toute la population. Dans le cadre des travaux, un puits sera creusé et un tunnel sera construit pour permettre aux visiteurs de se rendre sur la place du Mur occidental. La superficie totale du projet est de 2 000 mètres carrés, le coût est estimé à 57 millions de NIS et les travaux devraient être achevés d’ici à janvier 2022.

Le musée du Quartier Hérodien est le site historique le plus vaste et le plus important du quartier juif. Ce sont les maisons utilisées par la noblesse de Jérusalem du temps de Hérode jusqu'à la destruction du Second Temple. Dans le cadre de ce programme, l'intérieur du musée sera rénové. Dans la rue Cardo, une immense fresque décrit la vie dans la Jérusalem d’antan.

Source : Israel HaYom

Le premier avion israélien atterrit à Entebbe depuis l’Opération héroïque

Le premier avion israélien atterrit à Entebbe depuis l’Opération héroïque

Pour la première fois depuis l'opération Entebbe, un avion de ligne israélien a atterri à l'aéroport où s'est déroulée l'une des opérations les plus héroïques des FDI pour libérer des passagers d'Air France en juillet 1976.

"Le 5 juillet 1976, j'avais 10 ans et, comme tous les Israéliens, je me suis réveillé le matin et ai entendu parler de l'opération audacieuse menée à Entebbe pour libérer les otages du Hercules", a déclaré le commandant de bord Itzik Gerber. "Un an plus tard, au cinéma Naaman, le film "Opération Yonathan" m’a fasciné".

"Si un ange était venu me murmurer à l'oreille que 13 ans plus tard, je piloterais des avions qui participeraient à l'opération, que 42 ans plus tard, j'atterrirais à Entebbe en tant que pilote d’El Al et que je me ferais photographier devant cette tour, j’aurais éclaté de rire".

"Aujourd'hui, j'étais ému comme un petit garçon".

"J'étais ému comme un petit garçon", témoigne le pilote

"J'étais ému comme un petit garçon", témoigne le pilote

Depuis 1976, aucun vol passagers israélien n’a atterri sur cette piste. El Al a rapporté que le vol Sun D'Or sur un Boeing 777 avait duré environ 5h15, avec 12 membres d'équipage israéliens à bord. L'équipage a été filmé avec en arrière plan la tour de contrôle dont les combattants de Tsahal ont repris la maîtrise et sur laquelle on pouvait encore voir les impacts de balles.

Au cours de la glorieuse opération, des forces spéciales des forces de défense israéliennes ont été déployées pour secourir 105 passagers du vol Air France entre l’aéroport Ben Gurion et Paris. Des terroristes allemands et palestiniens ont détourné l'avion alors qu'il s'arrêtait pour faire le plein à Athènes avant de le conduire à l'aéroport d'Entebbe, en Ouganda.

Tous les passagers de l'avion ont été sauvés mais malheureusement, le commandant de l'unité de commando Sayeret Matkal, Yoni Netanyahu a été tué et l'opération a été nommée en son honneur.

Source : mako.co.il

Pourquoi les Israéliens préfèrent-ils la cuisine italienne à la cuisine française

Pourquoi les Israéliens préfèrent-ils la cuisine italienne à la cuisine française

En Israël, il y a encore une sorte d'idée fausse sur l’ancienne cuisine française : elle est peut-être trop lourde, trop classique, ce que l'on appelait autrefois " fantaisiste ".

"Mais tous ceux qui voyagent en France peuvent constater que la cuisine se réinvente, progresse, alors que l'accent est mis sur les ingrédients locaux et la fabrication de plats plus accessibles et légers", a déclaré David Kischka, président de l'Association israélienne pour la culture culinaire et initiateur dans le tourisme culinaire.

Hier s'est achevée la septième semaine culinaire française en Israël. Cette année, les chefs israéliens de 11 restaurants et d'une pâtisserie, ainsi que 15 chefs français, un chef pâtissier et un boulanger, tous décorés d'étoiles Michelin et de prix internationaux, étaient présents. Ensemble, les chefs locaux et français créent des menus à la française et permettent au public de profiter de la cuisine française. L'événement, organisé par l'Ambassade de France, l'Institut Français en Israël et Business France, s'est concentré cette année sur l'exposition de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (région Sud), qui se caractérise par une gastronomie raffinée et des plats colorés, soulignant la variété des saveurs authentiques de la cuisine méditerranéenne.

Pendant le festival, David Kischka a donné une conférence sur les doux secrets du sud de la France. "Nous avons choisi de nous concentrer sur les sucreries parce qu'elles caractérisent la région ", a-t-il dit. "Ils se spécialisent dans les bonbons depuis des centaines d'années, et les bonbons sont toujours amusants. Nous avons aussi pensé que cela intéresserait le public israélien, qui peut passer à côté de choses de ce genre car il ne les connaît pas aussi bien."

La vraie purée, avec du beurre, des œufs, de la crème et du lait, inconnue des Israéliens

La vraie purée, avec du beurre, des œufs, de la crème et du lait, inconnue des Israéliens

Un peu plus que des pommes de terre

Kischka n'accepte pas l'affirmation selon laquelle une grande partie du public israélien est davantage liée à la cuisine italienne qu'à la française."Il est vrai que la cuisine italienne est plus accessible, plus simple et peut-être moins chère que la cuisine française. "C'est plus simple de faire des pâtes à la maison, mais je vous assure qu'il y a une grande communauté de fans de la cuisine et de la culture française, et je la rencontre personnellement de plus en plus.

J'ouvre des circuits culinaires en France et je vois la demande augmenter. Et si j’observe les restaurants du passé et du présent qui ont le plus de succès, je trouve qu'ils ont une connotation française.  Par exemple, la Brasserie, la Boulangerie et le Montefiore (qui appartiennent toutes au groupe R2M). Dans de nombreux cas, les techniques de cuisson classiques et les techniques à travers le monde liées à la pâtisserie sont françaises. Aujourd'hui, nous voyons plus de croissants que n'importe quelle autre viennoiserie. La cuisine française a de profondes répercussions sur de nombreux chefs qui, sans même le savoir, utilisent les techniques de la cuisine française."

Voyez-vous un changement dans l'attitude du public israélien envers la cuisine française au fil des ans ?

"Dans les années 80 et 90, un restaurant français était perçu comme quelque chose de très important, et tous les grands chefs israéliens comme Shalom Kadosh, Israel Aharoni, Haim Cohen et Rafi Cohen sont passés par les grands chefs français. Avec le temps, notre vision des choses a changé et nous nous éloignons lentement de l'approche selon laquelle la cuisine française est la nourriture suprême."

Et qu'en est-il du grand public ?

"Le public la perçoit à tort comme quelque chose de lourd, et en même temps, il découvre toutes sortes de cuisines qui n'existaient pas auparavant, comme la cuisine sud-américaine, scandinave, asiatique, mais surtout les Israéliens découvrent leurs véritables racines et se séparent de leurs mentors culinaires français. Avec cela, la cuisine française est toujours une cuisine de premier plan. La cuisine française et les chefs français influencent tous les chefs du monde."

"Autrefois, les Israéliens mangeaient plus simplement, mais aujourd'hui, il y a un changement", reconnaît Brigitte Banayon, responsable de l'organisation du festival au nom de l'ambassade de France. "Les Israéliens se rendent à l'étranger, veulent des choses beaucoup plus prestigieuses, plus luxueuses, même dans la vie quotidienne. Le public israélien veut aujourd'hui un autre niveau. Par exemple, j'ai fait de la purée de pommes de terre pour quelques Israéliens. Ils ne connaissaient pas ce goût.

Ce sont les mêmes pommes de terre, mais je les prépare avec du beurre, des œufs, de la crème et du lait, et cela fait toute la différence. Aujourd'hui, les Israéliens se connectent à des choses à un niveau différent. Les chefs israéliens participant au projet adoptent également certains des plats. Je pense qu'il est très important de partager cette cuisine avec les Israéliens. Les Israéliens sont le peuple le plus ouvert aux nouveautés. Quand un Israélien dit: "C'était savoureux", c'était vraiment savoureux. ".

Source : Jpost

Israël : âgé de 102 ans, il reçoit une convocation pour s'inscrire à la maternelle

Israël : un homme âgé de 102 ans reçoit une convocation pour s'inscrire à la maternelle

Eshed Yossef est l’une des personnes grâce auxquelles nous sommes là aujourd’hui, l’un des pionniers de l’entreprise sioniste. Il a immigré de Pologne à l’âge de 12 ans avant la création de l'État.

L'une des périodes les plus fascinantes a été celle de son service au sein des escadrons spéciaux de nuit, fondés en 1938 par Orde Charles Wingate. C’était un officier de l’armée britannique, un chrétien convaincu et un sioniste ardent, profondément attaché au judaïsme et à la Bible. Wingate a entraîné les combattants à la science du combat en utilisant des principes tels que le secret, les tactiques, le mouvement en petites unités, les embuscades mobiles et pas seulement stationnaires, les attaques nocturnes surprises contre l'ennemi etc.

Eshed a déclaré avoir participé à plusieurs opérations visant à sécuriser un oléoduc: "Nous tenions des embuscades et attaquions les cellules qui tentaient de l’approcher. A ce jour, l'armée utilise toujours les mêmes techniques que nous".

L'Etat a été créé, les années ont passé et aujourd'hui Eshed a déjà 102 ans, il est le dernier membre survivant des escouades de nuit, père d'une fille (ses deux fils sont décédés d'un cancer) et grand-père de deux petits-enfants. Il habite à Motza Ilit, près de sa fille. Malgré son âge avancé, il se déplace toujours seul, avec un déambulateur. Son esprit est clair et sa santé est très bonne, mis à part quelques problèmes d'audition.

A l'attention des parents d'Eshed Yossef...

A l'attention des parents d'Eshed Yossef...

Lorsqu'il a lu la convocation reçue par la poste qui invitait ses parents à l'inscrire à la maternelle, il a été très étonné. "Je me suis dit, sont-ils fous?" Plus tard, il a dit à son petit-fils, Yoav, avec humour: "Ah bon, si vous y tenez, inscrivez-moi à la maternelle". Hier, il a ajouté en plaisantant: "Quelques années ont passé depuis mon séjour en maternelle en Pologne."

Alors, comment cette situation étrange a-t-elle pu se produire? Une vérification auprès du conseil régional de Mateh Yehuda, qui a envoyé le formulaire d'inscription aux «parents» du vieux monsieur, révèle qu'il s'agissait d'une erreur informatique. Le responsable de l'administration de l'éducation au conseil, Niv Bar-Gai, qui a signé le formulaire, affirme qu'il s'agit d'une anomalie dans le système d'enregistrement.

Selon lui, les ordinateurs ont enlevé le 1 de l’âge d’Eshed, ne laissant que le 02. Cela a permis de conclure qu'il s'agissait d'un garçon de deux ans qui avait atteint l’âge de s'inscrire à la maternelle.

Mr Bar-Gai a déclaré que l'erreur avait été corrigée, mais qu'avant de s'en rendre compte, le conseil avait adressé des convocations similaires à 19 autres habitants de la région, âgés de plus de 100 ans. Certaines sont arrivées à destination, les autres ont été bloquées en chemin.

Niv Bar-Gai a conclu avec un sourire: "Nous souhaitons à M. Eshed de nombreuses années supplémentaires, bonnes et heureuses, et nous nous excusons pour cet amusant incident. Nous serons honorés de l'accueillir dans les établissements d'enseignement du Conseil pour entendre son incroyable histoire."

Source : yediot.co.il

Dans cette école juive britannique, la majorité des élèves sont musulmans

Dans cette école juive britannique, la majorité des élèves sont musulmans

Si je voulais imaginer à quoi ressemblerait l'école de la fin des temps sur le modèle du prophète Isaïe, j'imaginerais une école juive, fière de son patrimoine, de son peuple et de son pays. Une école avec un niveau d'étude élevé combiné à de hautes valeurs morales, dont la réputation n’est plus à faire, attirant non seulement des Juifs mais également des chrétiens, des musulmans et les adeptes d'autres religions et cultures qui souhaitent eux aussi absorber cette lumière unique.

En avançant un peu plus, j'imaginerais tous les enfants prier et réciter chaque jour Mode Ani et Shma Israel, faisant Kabbalat Shabbat le vendredi et célébrant non seulement Hanouka et Pourim mais le Jour de l'Indépendance d’Israël, en costume bleu et blanc, chantant l’Hatikvah et agitant des drapeaux israéliens.

Je pense que vous serez surpris d'apprendre qu'il n'est pas nécessaire d'attendre l'arrivée Messie, car cette école existe déjà en Grande-Bretagne - la King David Elementary School à Birmingham, une ville colorée avec une grande population musulmane. C’est une école religieuse sioniste (non pluraliste), où, curieusement, la majorité des élèves sont musulmans.

Pour entrevoir comment cela se passe, il faut comprendre qu'il s'agit d'une école publique soutenue par le gouvernement. Comme dans toute école religieuse publique du Royaume-Uni, la priorité est donnée aux familles de la même religion, dans la mesure où il y a une demande, mais lorsque l'école est ouverte à la possibilité de continuer à recevoir l'aide du gouvernement, les parents sont tenus d'accepter le programme proposé et de s’y adapter.

Éducation juive pour les élèves

Éducation juive pour les élèves

Changements démographiques dans la région - moins de Juifs et plus de Musulmans

Dans le passé, la communauté juive de Birmingham était beaucoup plus nombreuse qu'aujourd'hui. La plupart des élèves de l'époque étaient certes Juifs, mais compte tenu de l'immigration de nombreux Juifs en Israël et au-delà, dans des centres juifs plus grands tels que Londres et Manchester, le nombre d'élèves juifs de l'école a progressivement diminué. Dans le même temps, de plus en plus d'élèves non juifs ont adhéré, y compris des musulmans qui sont devenus au fil des années une majorité.

L'école dessert la totalité de la population juive de la région et comprend des Juifs et des élèves origines diverses, qu'ils soient orthodoxes, réformés ou laïcs. Naturellement, une telle école ne convient pas nécessairement à tout le monde et requiert un certain niveau d'ouverture, de flexibilité et de tolérance. De plus, les tensions politiques en Israël peuvent parfois affecter l'atmosphère de l'école.

Qu’est ce qui motive ces non-Juifs à envoyer leurs enfants dans cette école ? Il est plus facile pour nous de comprendre les familles chrétiennes intéressées par l'éducation juive, à la lumière du sens de la proximité avec la culture occidentale et de la familiarité avec le public évangélique, mais il est intéressant de constater qu'il existe une direction similaire, bien que moins organisée et institutionnalisée, parmi le public musulman.

Certaines familles musulmanes y envoient leurs enfants, bien qu'il s'agisse d'une école juive, pour diverses raisons, telles que la proximité avec leur domicile, le niveau des études supérieures et la possibilité de manger des aliments halal. Pour d’autres familles, l’identité juive de l’école, et même sioniste, n’enlève ni ne rajoute rien, contrairement à certaines familles qui y envoient leurs enfants pour des raisons idéologiques, car c’est une école juive fondée sur la religion abrahamique qui partage avec elles des prophètes et des valeurs morales similaires.

Grâce à eux, même en l'absence d'une population juive nombreuse, l'école peut continuer à préserver son identité et son influence, que ce soit au profit des familles juives qui la rejoindront plus tard ou pour le bien du public non juif.

Source : Ynet