Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Livre juif : Les Juifs de San Nicandro de Yaël Koënig

Les Juifs de San Nicandro de Yaël Koënig

À première vue, rien ne distingue San Nicandro, paisible village du bord de l’Adriatique, des villages alentours. Pourtant, il fut, au XXe siècle, le théâtre d’événements à ce point extraordinaires qu’ils en paraissent invraisemblables. Sous l’impulsion de Donato Manduzio, simple paysan revenu estropié de la guerre de 1914-1918, les habitants de San Nicandro vont radicalement changer de vie.

Persuadés que les Hébreux n’existent plus et que les Juifs ont disparu de la surface de la terre, Donato comprend qu’il a été désigné par le Doigt Divin pour faire renaître le Judaïsme. Les villageois se prennent d’enthousiasme pour l’histoire du peuple élu et décident de suivre ses lois.

Mais en 1943, être juif peut se révéler mortel.
Passionnée par cette aventure inouïe et bien réelle, Yaël König a enquêté plusieurs années en France, en Italie, en Israël, et a rencontré certains des protagonistes de cette belle histoire de l’humanité. C’est au récit de cette incroyable conversion et au portrait d’un Moïse moderne qu’est consacré l’ouvrage de Yaël König.

Yaël König écrit depuis l’enfance. Après avoir enseigné la littérature, elle crée la collection Terra Hebraïca aux éditions Romillat, redresse les éditions Raphaël à Paris, puis décide de faire de
l’écriture, qu’elle pratique depuis l’âge de six ans, son activité exclusive.
Premier prix de poésie de France à seize ans, Prix des Bibliothécaires pour un premier roman publié, elle se consacre avec passion à la littérature.

Ce livre a reçu le soutien du ministère de la Culture israélien.

 

Choix de Claude Layani

Virus du Nil occidental: deux morts en Israël

Virus du Nil Occidental maladie mortelle

Virus du Nil occidental: deux morts en Israël.
Deux personnes atteintes du virus du Nil occidental, transmis par des moustiques, sont décédées "ces dernières semaines" en Israël, a annoncé aujourd'hui le ministère de la Santé.

Virus du Nil Occidental maladie mortelle

Virus du Nil Occidental maladie mortelle

Dans un communiqué, il précise que 68 personnes ont été diagnostiquées malades, en majorité des personnes âgées, dont 14 sont hospitalisées dans un état grave.
Suite à notre article d'hier 

Le ministère de l'Environnement avait publié la semaine dernière un communiqué affirmant que des moustiques infectés par le virus avaient été détectés dans le centre et le nord du pays. Ce virus est transmis par les piqûres de moustiques ayant auparavant piqué des bêtes infectées, notamment des oiseaux, selon le ministère de la Santé. Apparue en Israël dans les années 1950, cette maladie avait provoqué des centaines d'hospitalisations en 2000. Chaque année, quelques dizaines de personnes sont soignées pour cette infection, selon le communiqué.

Les autorités grecques ont annoncé en août être en état "de vigilance" après que 60 personnes, dont trois décédées, ont été frappées depuis le début de l'année par ce virus. La fièvre du Nil a également fait trois morts depuis fin juillet en Italie, selon les autorités.

Source Le Figaro

Les Francofolies avec Jane Birkin, Magic System, Raphaël et Amir

Amir au francophonie du 25 au 27 septembre à Asdhod

Pour la première fois en Israël, et dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, la 4eédition du Festival de musique Ushpizin, qui se tient à Ashdod pendant les fêtes de Souccoth, reçoit l’un des plus prestigieux festivals de musique en France : Les Francofolies !
Jane Birkin, Amir, Magic System et Raphaël sont les invités du festival qui aura lieu du 25 au 27 septembre prochains.

Depuis 1985, les Francofolies, premier Festival de chanson Francophone, invite près de 400 artistes sur scène et réunit chaque année plus de 150 000 personnes sur le port de la Rochelle. De Serge Gainsbourg à Léo Ferré, de Barbara à Jean-Jacques Goldman, de Claude Nougaro à Charles Aznavour, tous les grands noms de la chanson française s’y sont produits plusieurs fois. On y a aussi découvert la nouvelle génération, celle des Zaz, Matthieu Chedid, Jain, Maitre Gims, Camille, Charlotte Gainsbourg ou encore Soprano… 

Depuis maintenant 35 ans, le festival s’exporte à l’étranger avec la même ligne éditoriale. On retrouve ainsi les Francofolies à Montréal, en Belgique, au Luxembourg, en Bulgarie mais aussi à la Réunion ou en Nouvelle-Calédonie… Ashdod sera une première en Israël, à l’occasion de la Saison croisée France-Israël, en partenariat avec la municipalité d’Ashdod et le festival de musique Ushpizin qui accueille les Francofolies d’Ashdod du 25 au 27 septembre.

Jane Birkin aux francophonies à Ashdod

Jane Birkin aux francophonies à Ashdod

Consacré par son troisième album,Caravane, (1.8 millions d’exemplaires vendus, 3 Victoires de la Musique en 2006), Raphaël, en pleine tournée pour présenter son nouvel album, Anticyclone, fera escale à Ashdod pour un concert exceptionnel et totalement inéditle 25 septembre. L’occasion de découvrir sur scène, avec ses invités israéliens, un chanteur bouleversant qui envoute son public par la justesse de ses mélodies et de ses textes. Raphaël sera notamment accompagné du grand pianiste Steve Nieve, qui a collaboré avec Elvis Costello, David Bowie, Morissey et Robert Wyatt, dans une création spéciale pour ce concert.

Le 26 septembre, Jane Birkinreprendra les chansons de Serge Gainsbourg, accompagnée par l’orchestre symphonique d’Ashdod, dirigé par le célèbre chef d’orchestre israélien Gil Shohat. Jane Birkin incarne désormais seule le duo mythique qu’elle formait avec Serge Gainsbourg. Elle connaît mieux que personne le sens des mots choisis par Serge Gainsbourg dans ses textes qu’il accompagnait souvent de musique classique. Cette interprétation symphonique apportera sans conteste une force unique à son répertoire.

Magic System aux francopholies à Ashdod du 25 au 27 septembre

Magic System aux francopholies à Ashdod du 25 au 27 septembre

Le 27 septembre, c’est Amir et le groupe Magic System qui seront sur la scène des Francofolies d’Ashdod.

Finaliste de l’émission Nouvelle staren Israël (« Kokhav Nolad »), révélé par The Voice en France puis par sa participation à l’Eurovision 2016 avec son tube « J’ai cherché », Amir présentera son dernier album, Addictions, aux confluences de ses expériences artistiques et humaines : un mélange de pop anglo-saxonne, hip hop, électro et musiques orientales.

Le même soir, le Festival reçoit Magic System : ce groupe venu de Côte d’Ivoire enchaîne depuis deux décennies les albums et les succès. Leur musique, pont entre leur pays natal et la France, est un mix de zouglou, la musique populaire ivoirienne, de rap, raï, RnB, électro et pop, portée par une énergie et une positivité incroyable qui dépassent les frontières et rassemblent les cultures.

Pour cette première édition des Francofolies à Ashdod, toutes les générations, toutes les couleurs et les styles de la chanson francophone d’aujourd’hui seront représentées. On y retrouvera cet esprit de fête, d’échanges, de rencontres et de partage qui sont les valeurs des Francofolies.

Raphael aux francopholies à Ashdod le 25 septembre

Raphael aux francopholies à Ashdod le 25 septembre

 

Les Francofolies à Ashdod sont accueillies par le Festival « Ushpizin », un festival de musique qui se déroule depuis 4 ans chaque année pendant les fêtes de Souccoth à Ashdod. Outre les Francofolies, le Festival Ushpizin accueille de nombreux artistes israéliens : Danny Sanderson et Gidi Gov invitent Mazi Cohen, Alon Olearchick et Efraim Shamir, Yehoram Gaon donnera un concert de ses meilleures chansons, Dudu Fisher sera accompagné de l’Orchestre de Raanana dirigé par David Krivoshe, Shlomit Aharon et l’ensemble Gilad Efrat accompagneront la chanteuse Riki Gal pour un concert inédit, produit spécialement pour le festival. Avec également les participations de Sagiv Cohen, Shiran Avraham, Gila Beshari, Adi Keissar, l’ensemble Erez, et la chanteuse Sherry.

Informations pratiques :

MUSIQUE

Les Francofolies à Ashdod

25, 26 et 27 septembre 2018

Ashdod Performing Arts Center

 

Raphaël

Mardi 25 septembre, 20h30

Yad LaBanim Ashdod

Réservations

Jane Birkin/ Gainsbourg Symphonique, avec l’orchestre symphonique d’Ashdod

Mercredi 26 septembre, 21h

Ashdod Performing Arts Center

Réservations

Amir / Magic System

Jeudi 27 septembre, 19h30

Amphi Ashdod

Réservations

 

 

 

 

USA : Pas de terre d’asile pour les nazis extradition de l'ex-gardien nazi vers l'Allemagne

Pas de terre d’asile pour les nazis

Le 21 août, Washington tourne définitivement la page sur l’un des derniers survivants nazis vivant aux États-Unis en l’expulsant vers l’Allemagne.

Les négociations sur le sort de Jakiw Palij, 95 ans, collaborateur et gardien de prison nazi né en Pologne, qui vivait dans la circonscription du Queens, à New York, étaient au point mort au niveau international depuis des années, car aucun pays ne voulait accepter son extradition.

Les choses ont commencé à changer quand le président Trump a fait de l’affaire Palij une priorité et, à l’issue de « longues négociations », l’Allemagne a accepté son expulsion, a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué. L’expulsion fait avancer « les efforts collaboratifs des États-Unis avec un allié européen clé », a-t-elle ajouté.

« Les États-Unis expriment leur profonde gratitude à la République fédérale d’Allemagne de laisser revenir sur son territoire l’ancien garde de camp de travail forcé Jakiw Palij », a déclaré la porte-parole du département d’État Heather Nauert.

95 ans ex-gardien de camp nazis

95 ans ex-gardien de camp nazi Jakiw Palij,

 

L’ambassadeur des États-Unis Richard Grenell, qui a négocié avec l’Allemagne, a déclaré sur Twitter : « Notre président est déterminé à protéger les promesses de liberté et de l’État de droit. »

Pas de terre d’asile pour les nazis
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The Band's Visit : la comédie israélienne qui reçoit les 10 prix Tony Awards 2018

La comédie musicale The Band’s Visit

La comédie musicale The Band’s Visit (inspirée du film israélien La visite de la fanfare, de 2007) a créé la surprise. La pièce sans prétention et à l’humour décalé n’était pourtant pas taillée pour connaître un tel succès.

Mais elle a raflé presque tout le palmarès des Tony Awards 2018, en remportant dix des onze prix pour lesquels elle était nommée, y compris celui de la meilleure comédie musicale.

The Band’s Visit (inspirée du film israélien La visite de la fanfare, de 2007

The Band’s Visit (inspirée du film israélien La visite de la fanfare, de 2007

 

L’histoire commence sur un malentendu, quand une fanfare de la police égyptienne, censée jouer à Petah Tikvah, se retrouve accidentellement à Bet Hatikva. Même prononciation, mais des lieux différents. Les bus étant rares dans la petite bourgade située au fin fond du désert israélien, les musiciens sont obligés d’y passer la nuit.

Les habitants se proposent alors d’héberger ces visiteurs étrangers. Petit à petit, Égyptiens et Israéliens se découvrent des points communs qu’ils ne soupçonnaient pas.

Malgré les tensions entre leurs pays respectifs, toile de fond jamais directement abordée dans la pièce, les visiteurs et les habitants fraternisent au travers de la musique, de l’humour et du désir de rapports humains.

Originalité pour une comédie musicale de Broadway : les chansons de The Band’s Visit ne sont pas là pour faire avancer l’intrigue, mais pour faire réfléchir le public sur chaque personnage.

Certains morceaux évoquent l’ennui de la vie dans un village isolé (« Waiting », « Welcome to Nowhere »), d’autres, le rêve et la nostalgie (« Omar Sharif »), ou même la tendresse (« Haled’s Song About Love », « Answer Me »). Mais du début jusqu’à la fin, la pièce est imprégnée « d’espoir, de foi et de passion », explique le compositeur David Yazbek dans une interview à la radio publique américaine NPR*.

La comédie musicale The Band’s Visit

Le producteur Orin Wolf, au centre, et la troupe de « The Band’s Visit », acceptent le prixde la meilleure comédie musicale lors des Tony Awards 2018, le 10 juin.(© Michael Zorn/Invision/AP Images)

Comme beaucoup de membres de la distribution, le compositeur de la musique et des paroles, David Yazbek, a des racines au Moyen-Orient. Né à New York, il est d’ascendance libanaise et juive, et son collaborateur, le dramaturge californien Itamar Moses, est fils d’immigrés israéliens. Quant au producteur principal Orin Wolf, de Cleveland (Ohio), il est marié à une Israélienne.

Plusieurs acteurs ont également des liens avec la région, dont Tony Shalhoub et George Abud, tous deux d’origine libanaise, et Ari’el Stachel, d’origine yéménite et juive.

Influencée par les racines de ses créateurs, la musique de la pièce offre un savant mélange d’arrangements typiquement arabes et d’éléments de jazz et de la comédie musicale : un cocktail hybride totalement atypique pour Broadway.

Pour Itamar Moses, le succès de la pièce tient à l’intimité et à la sensibilité qui se dégagent de la comédie musicale, ainsi qu’à ses thèmes universels, qui résonnent auprès du public et de la critique, estime-t-il dans une interview au magazine Forbes*.

« Quand on oublie les choses arbitraires, créées par l’homme, et les frontières et la rhétorique des hommes politiques, les êtres humains restent des êtres humains », souligne-t-il. La pièce « a un message que les gens ont soif d’entendre ».

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Un ex-gardien de camp nazi âgé de 95 ans extradé des Etats-Unis vers l'Allemagne

95 ans ex-gardien de camp nazis

Un ex-gardien de camp nazi âgé de 95 ans extradé des USA vers l’Allemagne

Les Nazis, les Duvalier, les Somoza, les Trujillo… le monde entier ou particulièrement les organismes des droits humains, les considèrent tous encore et toujours comme des pestiférés pour tous les torts faits à l’humanité dans leur mégalomanie… Et le dernier épisode en date, c’est l’extradition de Jakiw Palij vers l’Allemagne où il risque une peine de prison, malgré ses 95 ans. Il serait responsable du massacre de 6.000 hommes, femmes et enfants juifs perpétré le 3 novembre 1943

 

95 ans ex-gardien de camp nazis

95 ans ex-gardien de camp nazis

Washington DC, mardi 21 août 2018 ((rezonodwes.com))–Un ressortissant ukrainien de 95 ans, ex-gardien du camp de travail forcé de Trawniki, en Pologne, a obtenu le passeport américain après avoir menti sur son passé. Son extradition vers l’Allemagne, où il risque une peine de prison, a eu lieu lundi dernier.

Les États-Unis ont extradé vers l’Allemagne Jakiw Palij, un ex-gardien de camp nazi, apprend Rezo Nòdwès sur le site du département de la Justice américain.

«Jakiw Palij, ancien garde d’un camp nazi en Pologne occupée par l’Allemagne et qui a résidé à Queens, à New York, a été extradé par le personnel de l’United States Immigration and Customs Enforcement [agence de police douanière et de contrôle des frontières] vers l’Allemagne», est-il indiqué.

Ressortissant ukrainien, Jakiw Palij a immigré aux États-Unis en 1949. Ayant caché son passé nazi, il a obtenu en 1957 le passeport américain, a précisé le département ajoutant que Palij a menti aux autorités américaines, assurant qu’avant 1944 il a travaillé dans la ferme de son père, dans sa ville natale, puis dans une fabrique allemande.

C’est au cours des années 2000 qu’il a été révélé que pendant la guerre il a servi au sein de la garde armée du camp de travail forcé de Trawniki et, en conséquence, est responsable du massacre de 6.000 hommes, femmes et enfants juifs perpétré le 3 novembre 1943.

En 2003, un juge fédéral a révoqué sa nationalité et, un an plus tard, un avis d’extradition a été émis. Présenté par ses défenseurs, l’appel en justice de la décision du tribunal a été rejeté en 2005.

Et voilà que le lundi 20 août 2018, Jakiw Palij a été extradé vers l’Allemagne, où il peut écoper d’une peine de prison pour son implication dans des assassinats de masse.

Efraim Zuroff, principal chasseur de nazis, a salué cet acte des autorités américaines et l’insistance avec laquelle ces derniers ont mené à bien cette campagne longue de 14 ans.

Source cliquez-ici

La journée noire pour Donal Trump après les révélations de son ex- avocat Michael Cohen

Trump et son ex avocat michael cohen

ÉTATS-UNIS - "Le massacre de 16 heures." À en croire une journaliste en charge du suivi de la Maison Blanche, voici comment un membre de l'entourage proche de Donald Trump a qualifié l'après-midi de ce mardi 21 août. Il faut dire qu'en quelques minutes seulement, le président des États-Unis a subi deux revers qui pourraient bien marquer un temps important de son mandat.

Michael Cohen ex-avocat de Trump

Michael Cohen ex-avocat de Trump

Aux alentours de 16h, donc, - à l'heure de Washington soit 22h à Paris- deux informations remarquables sont arrivées aux oreilles du président... et de ses détracteurs bien sûr.

D'un côté, Michael Cohen, l'ancien avocat personnel de Donald Trump, a plaidé coupable devant un juge de fraude fiscale et bancaire. Puis il a reconnu avoir acheté le silence de deux femmes dont l'ancienne actrice porno Stormy Daniels, "à la demande" du milliardaire, l'impliquant de fait personnellement dans l'affaire.

Donald Trump se garde de tout commentaire

Pratiquement au même moment, le jury populaire du procès de Paul Manafort, le premier permis par l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les relations entre la campagne de Donald Trump et la Russie, rendait un verdict certes partiel, mais éloquent. Cinq chefs d'accusations de fraude fiscale, un pour avoir dissimulé des comptes en banque à l'étranger et deux de fraudes bancaire ont été condamnés. Et s'il n'y a aucun rapport direct avec le président américain, il n'empêche que l'un de ses plus proches conseillers a donc été mis hors circuit et risque jusqu'à 80 ans de prison.

En meeting quelques heures plus tard en Virginie-Occidentale, Donald Trump s'est bien gardé de faire la moindre mention des événements de la journée. À la descente de son avion présidentiel, il a simplement déclaré qu'il se sentait "très mal" pour Paul Manafort, avant de fustiger les enquêtes en cours contre son entourage, parlant comme très souvent depuis deux ans d'une "chasse aux sorcières".

À l'inverse, ses opposants politiques se sont empressés de réagir aux aveux de Michael Cohen et au verdict partiel rendu dans le procès de Paul Manafort.

Bill de Blasio, le maire démocrate de New York, a par exemple profité d'une intervention publique dans le quartier de Brooklyn pour expliquer qu'il n'avait pas vu de jour tel dans l'Histoire américaine depuis la fin de la présidence de Richard Nixon, contraint à la démission par les affaires.

"Je ne veux pas préjuger de la suite, et je ne sais pas si cela se terminera de la même manière que pour le président Nixon, mais je le dis: je ne crois pas que nous ayons vu un jour comme celui-ci depuis la fin de sa présidence", a-t-il déclaré.

"Cela montre que notre système judiciaire a été capable de donner des conséquences justes aux actes de certaines des personnes les plus puissantes de notre pays. Beaucoup de choses vont changer après aujourd'hui, d'autres dominos vont tomber. Et encore, on ne parle même pas de la possibilité que l'enquête de Robert Mueller trouve les preuves d'une ingérence russe dans la campagne de 2016."

Dans le même registre, l'ancienne conseillère de Donald Trump qui l'a régulièrement fustigé ces derniers jours et en particulier en l'accusant de racisme, Omarosa Manigault Newman, a expliqué que la présidence du milliardaire avait atteint un tournant. "Aujourd'hui, tout a changé. C'est le début de la fin pour Donald Trump", a-t-elle assuré sur le plateau de MSNBC.

"Il sait que la personne qui connait tout de lui [Michael Cohen], tout de ses relations extra-conjugales avec ces femmes et plein d'autre choses que les gens ne savent pas à son sujet, va maintenant témoigner en pleine lumière."

Comme eux deux, nombreux sont ceux qui ont sauté sur l'occasion de ce double événement pour dénoncer l'entourage de Donald Trump et ses pratiques. "C'est un jour triste, pas seulement parce que le président des États-Unis s'est entouré de gens qui commettent des délits et parce que lui-même a ordonné à l'un de ses proches d'en commettre un pour dissimuler ses tromperies. C'est aussi un jour triste parce que c'est aussi comme ça qu'une partie du reste du monde voit désormais l'Amérique", a tweeté l'ancienne représentante américaine aux Nations Unies, Samantha Power.

Le nouvel espoir des démocrates

La cheffe de file des démocrates à la Chambre des représentants Nancy Pelosi est quant à elle allée encore plus loin. L'élue de Californie a effectivement dénoncé "la culture de la corruption et la criminalité présentes au cœur du cercle intime de Donald Trump."

La figure du parti démocrate est d'ailleurs l'une des première à avoir réagi sur une autre information partie prenante de la "journée noire" de Donald Trump: l'engagement de poursuites contre Duncan Hunter. Élu républicain, celui qui avait le deuxième membre du Congrès des États-Unis à soutenir le désormais président lors de sa campagne victorieuse a effectivement été mis en accusation en compagnie de sa femme pour avoir violé les lois sur le financement des campagnes électorales.

Reprenant son expression de "culture rampante de la corruption parmi les républicains", elle s'en prend au parti à l'éléphant. "Le peuple américain mérite mieux que la corruption, que le copinage, que l'incompétence du parti républicain." Si Donald Trump espérera oublier au plus vite ce 21 août 2018, il est fort probable que pour l'opposition, ce jour marque le début d'un nouvel espoir.

Source cliquez-ici

Le coté antisémite du Sionisme de Théodore Herzl

Théodore Herzl  et le côté antisémite du sionisme

Le coté antisémite du Sionisme de Théodore Herzl

Theodore Herzl et ses enfants

Theodore Herzl et ses enfants

Herzl fondateur du sionisme à son insu ?
C'est ce que l'on apprend en écoutant cette vidéo qui retrace son histoire et notamment les notes sur son journal.
Comment le fondateur du sionisme a pu seulement imaginer que la solution au problème juif serait la conversion au christianisme?

Il sollicita l'aide des hauts prélats afin que la conversion se fasse un dimanche dans une église de Vienne.

Pour Herzl l'homme idéal est le chrétien.
Le Juif représente comme pour le Parti National allemand un problème auquel il faut apporter une solution. La voici donc toute trouvée avec la conversion.

Il ira jusqu'à inviter le pape à convertir tous les Juifs d'Autriche lors d'une cérémonie spéciale qui aura lieu un dimanche à midi en plein jour.

Pour Herzl fondateur du sionisme l'homme idéal est le chrétien

:

Seconde partie : https://www.youtube.com/watch?v=A0qYsCFdo0Y

Marie Curie : Moi femme juive et polonaise je déclare avoir été une rêveuse

Marie Curie moi femme juive et polonaise je déclare que l'on peut changer le monde

L'histoire de Marie Curie se confond étrangement à celle de son époux Pierre, pourtant derrière la réussite d'un homme se cache bien souvent le destin hors norme d'une femme,dans l'ombre.
Marie Curie dans une interview imaginaire se livre à nous sur sa vie de femme juive et polonaise dans cette société affranchie et française.

Maria Salomea Sklodowska est née à Varsovie le 7 novembre 1867.
Après les décès de sa mère et de sa soeur, elle se réfugie dans les études où elle se révèle particulièrement brillante.  En 1891, elle part pour Paris où elle débute des études de physique au sein de la Faculté des Sciences. Elle fait partie des (seulement) 23 femmes inscrites à la fac dans ces années-là.
Elle finit première de sa promotion et obtient un an plus tard une licence en mathématiques en étant classée deuxième.

En 1894, elle rencontre le professeur Pierre Curie, spécialisé dans l’étude du magnétisme ; ils se marient en juillet 1895.
Marie Curie débute l’écriture d’une thèse sur l’étude des rayonnements produits par l’uranium. Son mari l’aide à l’approfondissement des travaux d’Henri Becquerel.
En 1898, ils découvrent le polonium et le radium, respectivement 400 et 900 fois plus puissants que l’uranium.
Ces recherches leur valent un Prix Nobel et Marie Curie est la première femme à obtenir cette distinction.

Pierre Curie meurt en 1906. Elle reprend les activités de son mari et le remplace en tant que professeur à la Sorbonne, ce qui fait d’elle la première femme à enseigner dans cette université.

Elle devient directrice d’un laboratoire universitaire dans lequel elle favorise la candidature de femmes chercheuses ou étudiantes.

Au cours de l’année 1911 éclate l’ « Affaire Langevin » où elle se voit accusée de mener une liaison avec Paul Langevin, physicien et homme marié.

L’opinion publique s’enflamme, la presse nationaliste misogyne la brocarde. En dépit du scandale, elle reçoit la même année le prix Nobel de chimie pour ses recherches et ses travaux et devient la première personne à obtenir deux prix Nobel : la presse française ne commente pas l’évènement.

Marie Curie fonde un institut où elle découvre en 1920 les vertus thérapeutiques du radium dans la lutte contre le cancer.

Sa fille Irène, ainsi que son gendre, Frédéric Joliot, l’accompagnent dans ses travaux et les poursuivront. Mais la savante apprend au début des années 1930 qu’elle est atteinte d’une leucémie et meurt en 1934.
En 1995, ses cendres, ainsi que celle de Pierre Curie, sont transférées au Panthéon à la demande de François Mitterrand.

Mais comment  s’adresser à Marie Curie, cette femme est une telle légende française avec une histoire tellement riche et controversée ? Elle a toujours fait honneur à la France. La France ne lui a parfois fait payer très cher.

Marie Curie, bonjour,  peut-être devrais-je dire Maria Sklodowska, votre nom de jeune fille polonaise, juive, racontez-nous votre enfance. Etiez-vous une petite fille avide de savoir ?

Marie Curie : Mes parents, mes frères et sœurs et moi habitions Varsovie. qu’il faut savoir, c’est que la Pologne était une terre occupée pendant ma naissance et bien avant, partagée entre plusieurs royaumes.  A Varsovie, elle ne s’appelait d’ailleurs plus la Pologne, mais pays de la Vistule.
Nous, nous avons eu le droit à l’occupation russe, je dirai même la colonisation russe. A l’école, on nous apprenait en cachette l’histoire et la langue polonaises, qui avaient totalement disparu des programmes. Alors oui, j’aimais connaître et comprendre tout ce dont on me parlait. A la maison, j’avais papa qui était professeur de mathématiques et de physique et maman, institutrice qui en remettait une couche. J’étais à bonne école pour la science.

Mais alors, pourquoi êtes-vous venue en France ? Etait-elle à ce moment-là plus attractive dans l’univers de la science ?

Marie Curie : Je ne sais pas si les femmes françaises s’en rendent compte, mais la France  était surtout le pays où le droit des femmes n’était pas bafoué ! Le droit aux études supérieures, j’entends. Je savais que je pourrais étudier sans être clandestine et être diplômée, ce qui n’était pas le cas à l’Université de Varsovie.
Après la mort de ma mère, ma sœur nous avait déjà quittés pour rejoindre Paris et des études de médecine. Je l’ai rejointe dès que j’ai pu. La Sorbonne évidemment, était une université qui rayonnait mondialement pour la qualité de sa recherche dans le domaine des sciences. J’ai été licenciée en mathématiques et en physique. On m’a alors chargée d’une étude sur les propriétés magnétiques et l’un des professeurs les plus en vue sur le sujet enseignait à l’Ecole de Physique Chimie Industrielles. Je l’ai consulté et nous avons passé énormément de temps sur le sujet.

Il s’agit bien sûr de Pierre Curie. Il vous a aidé oui, mais ne vous a pas lâché. A la fin de votre année, alors que vous étiez rentrée en Pologne, il vous a écrit plusieurs lettres. Si vous me permettez d’être indiscret, je vais en lire un extrait : « Nous nous sommes promis (n'est-il pas vrai ?) d'avoir l'un pour l'autre au moins une grande amitié. Pourvu que vous ne changiez pas d'avis ! Ce serait cependant une belle chose à laquelle je n'ose croire, que de passer la vie l'un près de l'autre, hypnotisés dans nos rêves : votre rêve patriotique, notre rêve humanitaire et notre rêve scientifique. » Un peu timide, le garçon, en tout cas, on ne peut pas dire que ce soit un grand séducteur. Alors, qu’est-ce qui vous a plu en lui ? L’idée de pouvoir mener l’utile à l’agréable et de parler science à longueur de journée ?

Marie Curie et ses filles qui reprendront le flambeau de la science

Marie Curie et ses filles qui reprendront le flambeau de la science

 

Marie Curie : Et sur ça, il a tenu sa promesse. Nous travaillions pendant toutes nos journées et nos soirées. C’était notre manière de voyager à nous. Nous allions sur des sentiers encore inconnus et on faisait la lumière dessus, à deux. Quand le Comité du Prix Nobel avait oublié – volontairement il y a fort à parier – mon nom lors de l’attribution, à Pierre, moi et Henri Becquerel, il a su faire réparer cette erreur. Alors, Pierre n’était peut-être pas un grand séducteur, et tant mieux mais c’était un rêveur. Tous les deux, nous étions des rêveurs, pour qui les prolongements désintéressés d’une entreprise, celle de la recherche, étaient si captivants qu’il nous devenait impossible de consacrer des soins à nos bénéfices matériels.

Nous vivions, c’est vrai, de manière spartiate. Nous travaillions sur des minerais contenant de l’uranium, sur des kilos et des kilos de matière, afin de dénicher d’autres substances, le polonium et surtout le radium. Il fallait un minerai immense, plusieurs dizaines de kilos pour trouver une quantité infinitésimale de radium. C’était un travail exténuant que de transporter les récipients, transvaser les liquides et les remuer pendant des heures, au moyen d’une tige de fer, la matière en ébullition dans une bassine en fonte. Il fallait voir notre laboratoire, une baraque de planches, au sol bitumé et au toit vitré, protégeant incomplètement contre la pluie, dépourvue de tout aménagement. Quand un des nos collègues allemands est venu nous visiter, il a cru à un coup monté, la comparant à une étable ou un hangar à patates. Mais voilà ce dans quoi nous travaillions.

 Le 19 avril 1906, un drame vous touche. Pierre est renversé par un attelage de chevaux et vous laisse seule, vous, vos deux enfants et vos tubes de radium. Et vous faites preuve d’une force de caractère incroyable puisque vous n’abdiquez pas. Vous reprenez les cours de Pierre à la Sorbonne, faisant de vous la première femme à enseigner dans le supérieur en France.

Marie Curie : Et ça n’a pas été une affaire facile. Je peux vous dire qu’il y avait une tripotée de successeurs qui ont voulu me mettre des bâtons dans les roues. Et toutes les excuses ont valu. Je partais avec de sacrés handicaps. Moi femme, moi juive, moi polonaise. Qu’à cela ne tienne, cela m’aura valu deux Prix Nobel. En France, je n’ai pourtant pas réussi à rentrer à l’Académie des Sciences, battu par un homme évidemment, Edouard Branly.
Car la question n’étant pas tant ce que j’avais fait que qui j’étais. A l’étranger, ce n’était pas la même histoire. J’ai reçu en 1911 un deuxième prix Nobel, en chimie cette fois. Einstein lui-même m’avait envoyé tout son soutien dans une lettre qui m’a beaucoup touchée. Albert Einstein s’est engagé pour me soutenir. Il a tiré la langue, comme il savait le faire à tous les réactionnaires de toutes les soi-disant démocraties avancées. 

Vous n’étiez pas revancharde. On dit que vous auriez sauvé près d’un million de vies pendant la guerre. Comment vous y êtes-vous prise ?

Marie Curie : Comment aurais-pu je l’être, avec les horreurs de la guerre ? Vous oubliez que la science ne va pas sans la philosophie. Nous ne sommes pas que des têtes laborieuses. Ce que nous voulons, c’est améliorer le monde de nos concitoyens. Vous devriez relire Auguste Comte et sa thèse du positivisme. Moi-même en Pologne, il m’inspirait déjà beaucoup. L’homme ne peut découvrir que les lois de la science et non celle de l’absolu. Cela faisait déjà beaucoup ! Je suis de ceux qui pensent que la science a une grande beauté et je suis heureuse de consacrer ma vie à mieux comprendre le monde.

La question, pendant cette guerre, qui était elle, affreusement abominable, était donc comment sauver ces malheureux soldats. Je n’avais pas découvert les rayons X, mais j’en maitrisais la théorie et la pratique et je savais que la radiologie serait utile sur des blessés de guerre, à qui on faisait généralement de la chirurgie sans savoir quoi ni où chercher. J’ai donc recensé tous les appareils disponibles en France, formé une petite équipe de manipulateurs de la Croix Rouge et équipé des voitures et nous sommes partis sur le front. Dans ces voitures, nous avions tout le matériel prêt à être installé, alors que la dynamo de la voiture servait à alimenter les rayons X.

En France est sortie à cette époque une affaire qui a défrayé la chronique, celle de votre liaison avec Paul Langevin, un élève de votre mari. Etait-elle vraie ?

Marie Curie : Je peux dire que j’ai bien vu de quoi les journaux à scandale pouvaient être capables, comme d’inventer et de publier une correspondance entre cet homme et moi pour vendre leur papier et tout simplement me décrédibiliser. Je vous le répète, j’étais femme et étrangère, cela faisait trop pour beaucoup. Et ne parlons pas de cet antisémitisme qui rodait dans toutes les couches de la société.  On devrait penser à être moins curieux des personnes que des idées qui ont, elles, contribué à faire changer le monde. Ma fille a très bien compris cela, elle a su être curieuse dans le bon sens, en continuant nos recherches et en découvrant que la radioactivité pouvait être artificielle. Enfin, ma petite-fille, Hélène aura fermé le clapet de tous ces médisants, en rencontrant le petit-fils de Paul Langevin et en l’épousant, comme ça, pas d’histoire.

Votre fille, Irène, même passion et même destin pour la science, même fin tragique, celle de la leucémie à cause de la trop grande exposition aux substances radioactives. Dire que vous manipuliez toutes ces substances sans vous rendre compte forcément de leur dangerosité.

Marie Curie : Nous avions tant de choses à trouver sur ces nouvelles substances, nous foncions tête baissée. C’était difficile d’imaginer que le fruit de notre travail, ce que nous manipulions tous les jours et avec quoi nous vivions, pouvait au final, se révéler être un diable. Je crois que personne ne se méfiait.
Le radium passionnait les foules.  Partout dans le monde, il faisait rêver. Moi la première. Il avait comme quelque chose de magique. J’étais fascinée par sa fluorescence que rien ne pouvait arrêter. Nous étions persuadés qu’il avait des vertus curatives. C’est pourquoi il est devenu une substance à la mode jusque dans les années 40, je crois. On va donc traiter les tumeurs dès 1901, mais aussi les verrues, l’acné, l’herpès, l’eczéma. Dans les années 1910, les médecins rédigent à la chaîne des ordonnances de radium pour l'arthrite, l'hypertension, le diabète ou les sciatiques ; le lumbago et le diabète. On pensait aussi qu’il tenait chaud, il a été utilisé dans la layette pour bébé, les vêtements de ski, les crèmes de beauté, les eaux minérales pour rajeunir. 

Vous avez obtenu deux prix Nobel, vous êtes l’épouse, la mère et la belle-mère de prix Nobel. Dites donc, la barre est haute pour entrer dans la famille Curie. Vous avez fait de la science une entreprise familiale. Ca vous a rapporté au moins ?

Marie Curie : Du prestige, oui bien sûr. De l’argent, non, mais ce n’est pas ce que nous cherchions. Pierre aimait dire que nous étions des chercheurs, et non des profiteurs. Des rêveurs, je le redis, qui ont envie que leurs recherches profitent au public. Mais nous n’avions déposé aucun brevet, n’avons mis aucune entrave à ce que d’autres poursuivent notre travail.

Non, je n’étais pas riche. A tel point que, quand le radium est devenu populaire, il est aussi devenu cher, plus cher même que le diamant. Je n’avais pas forcément les moyens de m’en procurer et j’avais beaucoup de mal à lever des fonds pour financer la recherche. C’était incroyablement difficile et long, et que dire des nombreux blocages ?

Peut-être que nous, rêveurs ne méritons pas la richesse. Toutefois, une société bien organisée devrait assurer à ses travailleurs les moyens efficaces d’accomplir leur tâche dans une vie débarrassée des soucis matériels et librement consacrée au service de la recherche scientifique. Car dans la vie, il n’y a rien à craindre mais tout à comprendre. Que serions-nous sans la curiosité de l’esprit ? 
Source Atlantico  http://www.atlantico.fr/decryptage/marie-curie-en-france-partais-avec-sacres-handicaps-femme-etrangere-et-juive-prix-nobel-jean-marc-sylvestre-aude-kersulec-3474992.html#Qg7yxUvljm0PJ6Y1.99

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Henriette Cohen 101 ans sa revanche sur la barbarie nazie

Film réalisé par Francine Mayran

Jeune maman, elle vivait à Marseille. Après les rafles du Vieux Port de Janvier 1943, les Juifs furent traqués. La famille Cohen partit se réfugier à Eyguières, avec leurs 2 filles, Monique âgée de 3 ans et Nicole de 14 mois. Sur dénonciation, elle fut  envoyée à la prison des Beaumettes, puis à Drancy, déportée à Auschwitz, puis transférée à Bergen-Belsen. Elle fut libérée 3 mois plus tard, par les Britanniques. 

Ses 2 filles furent cachées par la famille Vincent, qui fut honorée de la médaille des Justes en 20O0. 

Elle eut 4 enfants par la suite. Elle a ainsi aujourd’hui, 6 enfants, 13 petits-enfants et 34 arrières petits-enfants. C’est pour elle « une revanche pour ceux qui ne sont pas revenus ». Ses enfants, petits enfants et arrière petits-enfants la chérissent tous en l'appelant Mamoune.

Elle s'est longtemps tue et n'a parlé à personne de la déportation. Elle a commencé à témoigner lorsque des négationnistes ont nié l'existence des camps. De ce jour, elle a témoigné dans les écoles et a accompagné des visites scolaires à Auschwitz.

Sa fille, Monique porte, elle, un double traumatisme, celui d'un sentiment d'abandon datant de la séparation brusque de sa mère lors de sa déportation, et la déportation de sa mère qu'elle vit gravée dans sa tête, comme si elle avait elle même vécu la barbarie des camps.

Aujourd'hui ses enfants et leurs conjointes, et même Elise Cohen, la femme de son petit fils, reprennent le flambeau. Ils transmettent à leur tour la mémoire au travers de l'Association Fonds Mémoire d'Auschwitz (AFMA), dont les co-Président sont Caroline Pozmentier, vice-présidente de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, fille de Serge Pozmentier, un enfant juif caché et Albert Barbouth, un ancien enfant juif caché.

L'art au service de la mémoire pour transmettre le témoignage direct: Les traces de la Shoah chez une survivante des camps et la transmission chez les descendants. 

Découvrez le nouveau film de Francine  Mayran liant ses peintures, ses céramiques et le témoignage de Henriette Cohen et 2 de ses filles à son domicile, à Marseille, en mars 2018.

Portrait de Henriette Cohen par Francine Mayran

Portrait de Henriette Cohen par Francine Mayran


Un film liant art et transmission: Le témoignage de Henriette Cohen, âgée de 101 ans, survivante marseillaise des camps de la barbarie nazie. 

Henriette fêtait le 17 août, ses 101 ans.

Face à la barbarie de la période actuelle et à la montée de l'antisémitisme et du rejet de l'autre, elle transmet un témoignage de vigilance, adressé aux jeunes.