Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

L'expansionisme palestinien

L'expansionisme palestinien

 

L'Autorité palestinienne, par la voix de Salim Al-Za'anun, président du conseil national palestinien (PNC), réclame à présent le terrain de la knesset comme terre palestinienne, pour y construire le siège du conseil nationale palestinien. Cette information a été diffusée dans le journal de l'Autorité Palestinienne Al Ayyam du 21 février 2001, dans le cadre d'une diatrible lancée par le même individu contre Israël, menaçant Israël, s'il continuait à rejetter la résolution 194 (dont nous avons pu montrer qu'elle a été détournée de son sens par les Palestiniens dans notre dossier sur la désinformation), de tout faire pour empêcher la représentation d'Israël à l'ONU, et de revendiquer ces terrains de la knesset. Toutes ces déclarations ont été faites et répétées (dont en particulier celle concernant le fait que la knesset serait sur un terrain palestinien) lors d'une cérémonie lançant une campagne visant à rassembler
1 000 000 signatures pour l'application du droit du retour.

Commentaire:
Décidémment, selon les termes mêmes de la résolution 194, qui laisse la liberté à Israël d'accorder un droit de retour, dans les territoires de son choix, aux individus ayant fait la preuve de leur désir de vivre en paix avec Israël, le droit du retour de tous les Palestiniens targuant ainsi Israël de s'exécuter devrait ne jamais leur avaoir été accordé.
Décidémment, on constate aussi que tous les terrains du monde ne suiffiront jamais à l'expansionisme palestinien, qui fait une fois de plus la preuve qu'il ne s'agira jamais d'accorder un droit à l'existence aux Israëliens et aux Juifs. Voilà qu'après le Mont du Temple, c'est la Knesset qu'ils veulent. Rien de plus symbolique pour exprimer le fait que l'on refuse, encore et toujours, du côté palestinien, à laisser une place aux Juifs...

La préparation à la guerre d'Arafat et ses apparences trompeuses

Yona Dureau: La préparation à la guerre d'Arafat et ses apparences trompeuses

La situation actuelle du Moyen Orient est si imbriquée, compliquée, que les événements ne peuvent plus être lus indépendament les uns des autres. Nous proposons une analyse selon laquelle les signes interprétés par les journalistes comme une désintégration de l'Autorité Palestinienne ne sont que des signes précurseurs d'un affrontement.

I. Les Rumeurs
La désintégration de l'autorité palestinienne et les rumeurs de l'exil d'Arafat : mythes et réalités
II.
Le pouvoir réel d'Arafat
III.
Le chemin de l'exil d'Arafat en Irak, et la reprise de la guerre

La préparation à la guerre d'Arafat et ses apparences trompeuses

I. Les Rumeurs
La désintégration de l'autorité palestinienne et les rumeurs de l'exil d'Arafat : mythes et réalités

Ze'ev Schiff, , du Jerusalem Post, reprenait le 16 février une information selon laquelle le gouvernement d'Israël, et Sharon en particulier, aurait beaucoup à faire pour réagir face à Arafat, toute réaction contribuant à "l'effondrement du pouvoir palestinien". Depuis peu de temps, disait-il, les Israëliens se demandent si la désintégration de l'Autorité palestinienne ne serait pas un pire mal que les problèmes antécédents. Le journaliste développait ensuite les différents scénarii catastrophes d'un tel effondrement. L'Autorité palestinienne perdrait tout d'abord le contrôle de ses services de sécurité. Le leadership semblerait continuer à fonctionner, mais son pouvoir réel s'effriterait progressivement par le biais de sa perte de contrôle de ses propres forces armées. Les gangs apparaîtraient, et le pire serait atteint lorsque les acheminements de nourriture seraient passés sous leur contrôle.

Ces rumeurs se fondent sur l'observation de l'Autorité palestinienne et de son fonctionnement intérieur. Ainsi, le site Gamla, non cité par ce journaliste, mais inspirateur de l'article, avait été le premier à décrire certaines anomalies.

a. Depuis le début de l'intifadah d'Al Aqsa, Arafat ne s'est pas rendu à Ramalah
b. Cette situation a abouti à l'apparition de deux Autorités palestiniennes, l'une à Gaza, et l'autre en Cisjordanie.

Le reste n'est qu'interprétation.
Le pouvoir en place à Gaza serait l'essence du pouvoir, avec les structures les plus profondes.
Arafat ne se seriat pas rendu dans la bande de Gaza, alors qu'il peut aller et venir à sa guise, car il "aurait peur que les Israëliens ne le laissent pas quitter la bande de Gaza".

Amos Harel, correspondant militaire de Ha'aretz, parle dans l'édition du 16/2/2001,"de processus d'effondrement de l'Autorité palestinienne". Il attribue aux officiels israëliens la pensée que la spirale de violence actuelle serait due à une perte de contrôle de la situation par Arafat. Il note cependant que même si les attaques ne sont pas orchestrée par Arafat lui-même, celui-ci ne fait rien pour les contrôler, tandis que les propos violents tenus par les chefs de l'Autorité palestinienne ont tendance à mettre le feu aux poudres. Les officiels des forces de sécrurité israëliennes ont noté une compétition entre deux hommes forts de l'Autorité palestinienne, le leader du Fatah Marwan Barguti et le chef de l'intelligence service Tawfiq Tirawi. Leurs actions offensives séparées contre Israël sont interprêtées comme une forme de compétition de violence pour gagner l'opinion palestinienne et démontrer leurs forces. L'analyse de la situation militaire actuelle selon les dirigeants de Tsahal, rapportée par ce journaliste, est cependant l'inverse de ce que le précédent article déclarait, et en contradiction avec la démonstration entreprise au début de celui-ci: Tsahal serait d'avis de réagir beaucoup plus durement aux violences palestiniennes, en procédant notamment à des mesures de représailles. Tsahal souhaiterait que les Palestiniens soient à nouveau considérés comme des ennemis potentiels, et que le rôle de l'armée ne se borne pas à attendre des attentats pour y répondre, ni à respecter les frontières de zones sous contrôle palestinien lorsque les violences en émanent.

Le reste du journal Ha'aretz, du week-end, est consacré au thème de la désintégration de l'Autorité palestinienne, à l'analyse présupposant que intifada et pouvoir fort ne vont pas de paire, puisque l'oragnisation du désordre se retournerait contre le pouvoir central. La situation économique de l'Autorité palestinienne est catastrophique, la population souffre des blocus des territoires, les structures ne reçoivent plus les fonds transitant par Israël, etc...

Enfin, dans la pléthore d'articles parus sur ce sujet, on trouve des informations concernant un éventuel départ d'Arafat pour l'Irak, qui démontrerait, nous dit-on, la peur du leader palestinien de ses troupes, et la désintégration de son pouvoir.

Sur la base de toutes ces observations, et en prenant en compte d'autres données majeures de la situation, on peut néanmoins aboutir à une interprétation fondamentalement différente de la réalité.

II. Le pouvoir réel d'Arafat

Ces informations sont en effet déconnectées de leur contexte général. Ce sont des parcelles d'information lues pour elles-mêmes, et qui risquent de nous fourvoyer sur ce qui se passe réellement au sein de l'Autorité palestinienne.

1. Les luttes intestines au sein de l'Autorité palestinienne sont un thème journalistique qui court depuis près de dix ans. depuis près de dix ans, il est de bon ton de crier à l'explosion du pouvoir palestinien, de craindre pour la vie d'Arafat, de faire des prognostiques sur ses éventuels successeurs et leurs rivalités.
Dans la réalité, le pouvoir d'Arafat est une dictature menée avec une main de fer. Ce pouvoir dure depuis maintenant près de dix ans sous la forme de l'Autorité Palestinienne. Le contrôle d'Arafat sur les organisations "terroristes" palestiniennes n'a jamis lui non plus été réellement battu en brèche. Rappellons que le Fatah est sous son égide, que le Hamas a été on ne peut plus officiellement intégré dans l'armée palestinienne en 1994, et que les "Tanzinims" dépendent aussi d'Arafat. On crée de nouvelles étiquettes, ou on en reprend d'anciennes, et on oublie que la plupart des forces, le hezbollah excepté, remontent à Arafat.

2. La ruine de l'Autorité palestinienne est au goût du jour. Pourtant, on ne confronte pas ces données avec l'aide amenée en argent trébuchant par l'Irak, par exemple, (voir notre dossier sur l'Irak) et on crie aux risque de problèmes d'approvisionement, en oubliant que depuis septembre 2000, les organismes de l'ONU, l'UNRWA en particulier, fournissent une aide alimentaire directe en permanence aux populations. ce sont ces mêmes organismes qui ont d'ailleurs organisé la révolte palestinienne depuis des années, favorisant par exemple la mise en place d'une propagande palestinienne extrémiste revendiquent la prise de la totalité d'Israël, subventionnant les dernières affiches montrant une belle petite réfugiée palestinienne blonde à l'air triste, le texte portant en marge la liste des villes et villages réclamés au sein même d'Israël au nom du droit au retour.
Qu'on ne se fasse donc pas trop de souci pour les besoins essentiels de la population, ces organismes, qui sont visiblement attachés à pousser la population vers une revendication plus acerbe, soutiennent les Palestiniens, et leur fournissent même les moyens de leur propagande.

3. La scission de l'Autorité Palestinienne en un pouvoir réel, et une "commande à distance" depuis la Cisjordanie.
Le fait de l'établissement d'une forme binaire de l'Autorité Palestinienne n'est en rien la marque de sa faiblesse. N'oublions pas qu'historiquement, Yasser Arafat a toujours su maintenir son pouvoir depuis l'extérieur d'Israël, comme par exemple pendant la première intifada entre 1984 et 1988, en "télécommandant" les événements depuis l'extérieur. Cette capacité est même plutôt la preuve de la force de son mouvement. En d'autres termes, les journalistes ont tendances à analyser les structures de l'Autorité Palestiniennes en partant de leur propre modèle culturel. Mais l'Autorité Palestinienne n'est pas une démocratie, qu'une telle situation affaiblirait, c'est une dictature, rompue aux techniques du gouvernement en exil.
La mise en place d'un gouvernement-télécommande est même plutôt une donnée de plus suggérant que les rumeurs de désagrégation du pouvoir ne sont qu'un voile de fumée cachant la réalité des intentions bellicistes d'Arafat.

III. Le chemin de l'exil d'Arafat en Irak, et la reprise de la guerre

1. Les données informationelles Irak/Palestine/Syrie
Pour tous les détails concernant ces informations, se reporter au dossier Irak
Nous savons que l'Irak a décidé de mettre en place des divisions d'élite à la frontière Syrie/Israël, et Jordanie/Israël.
Nous savons d'autre part que l'Irak a massivement réarmé, la phase d'accélération de ce réarmement s'étant située entre septembre 2000 et janvier 2001.
Nous savons que le réarmement irakien comporte aussi des quantités astronomiques d'agents biologiques.
Nous savons que le conseiller proche d'Arafat fait la navette toutes les semaines entre Gaza et Bagdad.

Par conséquent:
Il est absurde de penser que toute la situation à Gaza, surveillée de très près par Saddam Hussein serait une perte de contrôle quelquonque.
Il est par contre plus logique de mettre en rapport la phase essentielle de réarmement (depuis septembre), et la nouvelle intifada qui a complètement effacé l'Irak des soucis des médias et des préoccupations de l'Occident. Tous les analystes israëliens sont d'autre part d'accord pour dire que l'intifada aurait pu éclater un ou deux mois plus tard, et que visiblement elle était organisée, et "prête à être déclenchée".

2. Notre interprétation des faits

L'Irak, en contact permanent avec Arafat, a coordoné son réarmement avec le déclenchements des troubles palestiniens pour aboutir à une concentration de l'attention mondiale sur Gaza.
Le réarmement irakien est directement lié à l'application des accords quadri-partites offensifs ayant lié en 1995 l'Autorité palestinienne, l'Irak, l'Iran, la Syrie, et l'Egypte, contre Israël (voir notre dossier sur le rapport Saxton, fuite du Congrès américain dédaignée par les officiels car fondée sur des sources arabes).
Les troupes irakiennes placées à la frontière jordanienne et syrienne laissent à présager d'une déflagration importante sur Israël, or:
Yasser Arafat est "contrôlé" de façon relative par Israël TANT QU'IL RESTE DANS LE TERRITOIRE DE L'AUTORITÉ PALESTINIENNE. les pressions sont encore possibles, les contrôles de mouvement, voir les interceptions d'ordre. Si Yasser Arafat quitte le pays, il est libre de mener le conflit à sa guise!
Enfin, l'exil en Irak d'une partie de l'Autorité palestinienne laisse l'Irak libre d'utiliser des agents chimiques et biologiques: les têtes palestiniennes étant à l'abri, on sait le peu de valeur de la vie de ses citoyens pour Arafat.

Conclusion
La "désagrégation de l'Autorité palestinienne" reste un signe supplémentaire alarmant du renforcement des liens Irak/Autorité palestinienne, et de la préparation à la guerre de toute la région. Le seul signe d'espoir nous vient en fait de l'Egypte, puisque le président Moubarak est intervenu pour insister auprès de Saddam hussein de ne pas prendre trop de pouvoir à Gaza. Cette intervention laisse présager que l'Egypte se tiendrait en retrait d'un conflit, sa situation intérieure instable et son économie faible lui conseillant vraisemblablement de garder des distances vis-à-vis de tout conflit ruineux, tout en maintenant une attitude pro-palestinienne pour rester un intermédiaire politique de premier plan.

Irak : Un panorama explicatif des dernières frappes aériennes américaines

Yona Dureau : Un panorama explicatif des dernières frappes aériennes américaines, et la situation irakienne au Moyen Orient : de l'alliance avec l'OLP à l'attaque à venir contre Israël

Sommaire :
- Le Rapprochement Irak/Palestine La remilitarisation de l'Irak
- Soulèvement palestinien voilant les manoeuvres irakiennes
- La situation militaire de l'Irak telle que dévoilée par son beau-fils, Hussein Kamil, en août 1995
- Le programme d'armes biologiques
- L'Irak et la guerre du Golfe : tout cela n'était qu'un cesser-le-feu, la guerre continue
- Le rapprochement Irak/Syrie et la frappe de cibles américaines et anglaises
- Le 21 décembre : les menaces irakiennes se réalisent

La situation des relations entre les Etats Unis et l'Irak est incompréhensible si on omet de mentionner des évènements de ces derniers mois occultés par la plupart des médias sous l'effet de la focalisation sur les affrontements israëlo-palestiniens. Or ces derniers mois sont cruciaux, à la fois pour comprendre la réalité de la tension irako-américaine, mais aussi pour saisir l'ampleur de la conflagration prête à déferler sur Israël par l'Irak l'Iran, la Syrie, et l'Egypte.
Le mois de décembre 2000 a été marqué par des événements soigneusement étouffés par les médias irakiens et syriens. Il y a eu le 12 décembre, l'initiation de gigantesques manoeuvres militaires irakiennes, qui ont été dissimulés par la mise en scène des "malaises cardiaques" de Saddam Hussein, souvis opportunément par une rémission permettant de présenter ces manoeuvres comme une préparation à une grande parade militaire en l'honneur de la rémission de Saddam.
En réalité, l'Irak se préparait à la fois à la mise en place de frappe contre des objectifs anglais et américains, et ces préparations furent accompagnées de mence explicitement énoncées.
Le 31 décembre, à la faveur de la trève des confiseurs, l'Irak renforçait sa préparation militaire, et la presse intenationale se gardait bien de troubler les fêtes de fin d'année par des nouvelles dont l'Europe tendait à penser, en définitive, qu'elles ne concernaient que les Anglais et les Américains, et peut-être les Israëliens, mais qui s'en soucierait-il?
Les menaces anti-britannique et américaines furent suivis de l'explosion de bombes en Syrie, le . Mais après que des itoyens britanniques aient été opportunément choisis comme suspect de la pose de ces explosifs, des sources syriennes de la sécurité admettaient que ces bombes avaeint été posée par l'Irak...
La presse occidentale observa un mutisme pour le moins suspect...
Ces événements expliquent, qu'après la violation des espaces non-aériens par l'Irak, les Anglais et les Américians aient décidé de réagir, leurs sources de renseignement leu ayant confirmé d'autre part un réarmement irakien massif.
Mais de plus cette situation fut suivie d'un rapprochement entre l'Iran et l'Irak d'une part et entre ce bloc et la Syrie d'autre part, union sacrée se reconstituant contre Israël, ennemi commun.
L'Irak procéda parallèlement à un soutien financier énorme de l'Autorité palestinienne, versant 850 millions de dollars à l'Autorité palestinienne, et participant aux paiements des parents d'enfants tués ou blessés dans l'intifadah, alors que le gouvernement israëlien ne bronchait pas sur le transfert de ces fonds...
Les éléments du rapport Saxton sont en fait en train de se mettre en place, et à l'heure ou les journeaux israëliens parlent de désintégration du pouvoir palestinien qui expliquerait, disent-ils, que Yasser Arafat va se réfugier en Irak, on peut surtout envisager que ce voyage, faisant suite à des allers-retours incessants des conseillers d'Arafat entre Gaza et l''Irak, ne vienne surtout marquer une deuxième phase dans la guerre musulmane contre Israël.

I. Le Rapprochement Irak/Palestine
L'influence irakienne dans la bande de Gaza a cru de façon régulière depuis décembre 2000. Yasser Arafat, selon des sources israëliennes, a donné le feu vert à Saddam Hussein pour ses opérations à Gaza et en Cisjordanie. Saddam, quant à lui, a ravivé le flambeau du mouvement de libération arabe (FLA) basé à Bagdad et lié aux Palestiniens, et dont beaucoup de membres ont des liens avec les services secrets irakiens. L'homme de liaison entre Yasser Arafat et l'Irak est le ministre des affaires étrangères Azzam Ahmad, qui fait la navette entre Bagdad et Gaza.
Tout cela n'était déjà pas pour plaire aux Etats Unis, qui tentaient de stabiliser le Moyen Orient avec un contrôle relatif des forces politiques par l'intermédiaire de la mise en place du processus de paix, devant aboutir à une pax americana, ce que George Bush senior avait appellé le "nouvel ordre mondial". L'intervention de l'Irak dans l'équilibre des forces en Israël bouleversait ces plans, en introduisant une alternative arabe, et en contournant l'intermédiaire européen potentiel jusque-là assez bien tenu hors du jeu par les Etats Unis.
Cette situation empira avec l'aide financière irakienne à l'Autorité palestinienne, soit $890 million, que certains analystes politiques ont identifié comme la source financière des fonds versés par l'Autorité palestinienne aux familles dont les enfants tombaient lors des manifestations. 500.OOO$ ont déjà transité par le biais d'une banque à Amman, avec pour but avoué d'être distribué aux familles palestiniennes. Il reste que leur destination réelle est difficile à vérifier, et que ces fonds ont très bien pu servir à acheter des armes supplémentaires dans le contexte général d'armement palestinien.
Quoiqu'il en soit, ces informations mettent en évidence l'aberration de l'image médiatisée par l'Irak, présentant le pays comme exangue et souffrant d'un embargo intolérable. Comme toute dictature, le régime de Saddam Hussein sait où trouver ses fonds pour se réarmer ou pour armer ses alliés. Nul doute que ces éléments contribuaient aussi à durcir la volonté américaine de poursuivre un embargo contre un régime qui parvenait déjà, dans la situation actuelle, à se réarmer, et à alimenter en armes les zones déjà instables du Moyen Orient.

II. La remilitarisation de l'Irak

1. Les événements récents
Dès le 14 janvier 2001, le ministre irakien du pétrole réitéra le refus irakien à coopérer pour permettre aux inspecteurs de l'ONU de procéder à leurs enquêtes de vérification de l'armement irakien, à moins que l'embargo ne soit levé. (on se référera à l'article de l'agence Reuters, "Iraq Will Not Let U.N.Weapons Inspectors Return," January 14, 2001). Or il est clair que cette période correspond à une période où l'Irak a réarmé, vraisemblablement depuis le début décembre, et procédé à l'établissement de réserves d'armes non-cenventionnelles, dont la "découverte" par les inspecteurs de l'ONU aurait été très gênante. L'Irak a procédé avec l'embargo en l'utilisant comme une propagande anti-américaine, en affamant sa population exactement comme le fait actuellement la Corée du Nord, dans le but évident d'assoir plus fermement une dictature, tout en se servant de la famine comme d'un moyen de pression morale sur les démocraties occidentales.
Or le rapport de l'UNSCOM (commission des nations unies chargées d'inspecter le désarement irakien en particulier sur la question des armes non-cenventionelles) paru en décembre 1995 montrait déjà que l'Irak ne remettait pas aux commissions les armes et matériels non-conventionnels découverts, et que visiblement ce pays ne renonçait pas à ce type d'armement. En d'autres termes, les commissions d'inspection constataient l'existence d'amres chimiques et de matériels permettant de les fabriquer, mais ne parvenaient pas à les saisir ni à les détruire. Laurie Mylroie, journaliste et analyste américaine constatit de plus que cette information n'était pas reprise par la presse mondiale, et qu'elle ne parvenait même pas à la faire connaître du public américain car l'éditeur américain du journal contacté s'étonnait du silence général sur ce point. Son analyse, fondée sur le rapport de l'UNSCOM montrait dès Juillet 2000 que le danger des armes non-cenventionelles n'avait fait que croître au cours des dernières années ("Iraq in the Absence of Weapons Inspectors," Middle East Intelligence Bulletin, July 2000).
Internationellement, les Etats Unis se sont trouvés de plus en plus isolés face à l'Irak, à la fois à cause de cette complicité de la presse européene, et à cause du rapprochement de l'Europe de l'Irak dans le but clair de prendre les marchés délaissés par les USA, ainsi que les contrats pétroliers disponibles. La rupture de l'embargo vis-à-vis de l'Irak orchestré par la France et les pays arabes, déjà présentée dans le dossier d'Alliance sur Le Retour de l'Irak, termina ce processus de renforcement de l'Irak et isolement des USA.
De plus, on semble oublier ou vouloir oublier que l'Irak est armé dangereusement. le programme nucléaire irakien est très avancé. Il ne manquait aux dernières nouvelles que la matière primaire de fission que la France avait tenté un moment de lui fournir dans les années 1980. récemment, un expert israëlien, Dany Shoham, estimait que l'Irak aurait en main une bombe atomique en l'espace d'un à deux ans ("Expert: Iraq to Have Nuclear Arms in 4 Years," Jerusalem Post, January 12, 2001).
Enfin les plans américains, consistant à aider une insurrection possible contre Saddam Hussein, très discutés aux USA car certains y voyaient un risque de déstabilisation générale, échouérent plusieurs fois avant d'être abandonnés. le résultat fut donc d'aboutir progressivement à la situation inverse d'un pays soutenant majoritairement le régime, et foncièrement hostile aux USA tenus pour responsables des difficultés quotidiennes.

2. Soulèvement palestinien voilant les manoeuvres irakiennes


Le réarmement irakien continue, et des mouvements massifs de troupes furent déguisés par les services irakiens en préparation d'une pseudo-parade militaire en l'honneur de Saddam Hussein, remis par miracle de ses attques du début du mois de décembre. Une source iranienne nous a confirmé que le défilé militaire du 31 décembre, occulté avec les préparations militaires irakiennes par les fêtes de fin d'années et par le soulèvement palestinien d'autre part, avait été ainsi un camouflage réussi de ces maneuvres. Il reste que les relations extrèement étroites existant entre l'Autorité Palestinienne et l'Irak permettent de penser que ces maneouvres avaient été prévues pour coïncider avec les troubles palestiniens, ce qui permet de comprendre aussi la générosité du financement par l'Irak du soulèvement palestinien.

3. La situation militaire de l'Irak telle que dévoilée par son beau-fils, Hussein Kamil, en août 1995

On se souvient de la tentative de défection de Hussein Kamil, qui tenta de négocier sa sécurité en dehors de l'Irak avec des informations. Ses révélations (août 1995) sont à mettre en rapport avec la date à laquelle l'Irak commença à refuser les inspections de l'ONU. D'après les experts américains, la situation décrite en 1995 n' afit qu'empirer, puisque les commissions de l'UNSCOM n'ont pas réussi depuis à arrêter le programme irakien d'armement biologique, ni à le confisquer. très peu de médias ayant fait le point sur cette réalité, nous avons tenu à le faire.

Le programme d'armes biologiques
L'Irak a toujours nié avoir un tel programme, et l'UNSCOM a longtemps manqué de preuves de l'existence d'un tel programme. Au début 1995 l' UNSCOM reçut des informations détaillées par ses services d'intelligence concernant l'importation massive par Bagdad de matériel biologique cultivé en Europe. Le porte-parole de l'UNSCOM parlait de quantité abasourdantes ("mind-boggling") . Et dans son rapport suivant, daté du 10 avril 1995 l'UNSCOM révélait l'existence du programme secret irakien d'armes biologiques.
En juillet, Ekeus mena une équipe de l'lUNSCOM à Baghdad et pour la première fois, les officiels irakiens reconnurent l'existence d'un tel programme. Ils déclarèrent que l'Irak avait produit 20,000 litres de l'agent biologique botulinum et 640 litres d'anthrax. Mais ils prétendirent que l'Irak n'avait jamais transformé ces agents en armes. ils prétendirent même que cette matière première avait été détruite en octobre 1990, alors que la guerre menaçait, afin d'éviter une relâche accidentelle de ces produits dans l'air si les Etats Unis attaquaient les sites de stockages et de production biologiques.

Mais après la défection de Hussein Kamil, on apprit que l'Irak avait produit de beaucoup plus grandes quantités d'anthrax et de botulinum qu'il ne l'avait admis ne fut-ce qu'un mois plus tôt. L'Irak reconnaissait aussi avoir produit d'autres agents biologiques, dont le ricine, une toxine hautement mortelle, extrait du clostridium perfingens, qui cause la gangrène, et de l'aflatoxine, qui cause le cancer du foie. L'Irak reconnaissait également avoir fait des expériences avec des virus exotiques et mortels liés à la famille de l'ébola, ainsi qu'à la vérole du chameau, maladie présentant des symptomes proches de la petite vérole et ayant permis ainsi à l'Irak de faire passer ses recherches pour des recherches médicales.

Il apparut aussi dans les informations communiquées par Hussein Kamil que l'Irak avait continué à produire des agants biologiques pendat la guerre du Golfe. En mai 1996, l'UNSCOM détruisit les installations de productions biologiques de l'Irak mises à jour par les informations de Kamil. Cependant aucune des réserves d'agents biologiques que l'Irak avait reconnu avoir produit ne fut remis pour être détruit à l'UNSCOM. Et à nouveau, l'Irak prétendit avoir détruit la totalité de ses matériaux.
Or il est évident que ce programme continue à être appliqué. personne ne prétendra sérieusement que quatre nuits de bombardements en étaient alors venus à bout.

Les informations de Hussein Kamil révélèrent aussi, dans l'arsenal biologique de l'Irak, l'existence de réservoirs-sprays qui pouvaient être fixés sur des avions sans pilote pour disséminer des agents biologiques. L'UNSCOM considéra que "c'était là le moyen le plus eficace pour la diffusion d'agents biologiques dans un but de guerre." . Ils furent pris pour cibles lors de l'opération "Desert Fox," ("Renard du Désert") lorsque le secrétaire anglais de la défense George Robertson décrivit le projet, en soulignant que le programme irakien d'armes non-conventionelles n'avait jamais cessé, ni avec la guerre du Golfe, ni avec le cesser-le feu, ni avec la défection de Kamil.

En 1990, Saddam ordonna la proiduction d'avions sans pilotes équippés de réservoirs-sprays pour pouvoir être prêt à une attaque éventuelle. Les premiers efforts irakiens pour transformer du matériel aérien traditionel échouèrent, mais l'équipement aspergeant fut testé avec succès avec une substance proche de l'anthrax. En 1995, Saddam lança un nouveau programme utilisant un avion d'entraînement converti à ce but au nom de code aircraft L29. Les premiers vols d'essai eurent lieu en 1997 et le programme de tests continue. L'avion a été équippé de deux réservoirs à anthrax sous les ailes contenant jusqu'à 300 litres d'anthrax ou autres gaz inervants. Si cette quantité était déversée sur Koweit-city, cela tuerait des millions de gens Une fois les prototypes perfectionnés, les experts américains pensaient que Saddam allait déployer ces appareils au sud de l'Irak, menaces directes sur ses voisins . Ces informations nous révèlent aujourd'hui la menace réelle que percevaient au cours des mois qui suivirent les Américains chaque fois que l'Irak violait le territoire aérien qui lui avait été accordé.

La détermination de l'Irak à utiliser ces armes contre des hommes fut de plus soulignée par la découverte par l'UNSCOM, de chambres "d'inhalation" de produits biologiques pour des tailles humaines, ce qui exclut l'explication donnée par les Irakiens que des expériences avaient eu lieu dans ces chambres sur des ânes, et ce qui est encore confirmé par le fait que l'Irak n'avait jamais utilisé de singes dans ses expériences scientifiques. Des expériences d'agents biologiques ont donc eu lieu, pratiquées directement sur l'homme.
Scott Ritter expliqua en détail ces points, en précisant que l'Unité 2001, en 1995, procéda à des expériences pratiquées sur des sujets humains vivants enlevés à la prison de Abu Ghaib, utilisant des agants bilogiques (BW) ou bianires dits CW. Près de cinquante prisonniers furent ainsi pris comme cobayes pour une zone d'expérience dans le sud de l'Irak, afin de vérifier la viabilité d'agents biologiques en stock. Tous les prisonniers moururent.
Enfin, après la défection de Hussein Kamil, on apprit le scénario final prévu par Saddam Hussein en cas de problème. Il fut révélé en effet par ces informations, que la réponse de Bagdad au vote du conseil de sécurité de l'ONu, le 29 novembre 1990, autorisant l'utilisation de la force contre l'Irak s'il ne se retirait pas du Koweit avait été de charger 25 SCUD de têtes bilogiques, d'anthrax et de botulinum. Les missiles furent emportés à des terrains d'aviations lointains, d'où ils devaient être tirés sur Israël et l'Arabie saoudite, si pendant la guerre les armées de la coalition étaient parvenues à atteindre Bagdad et à faire tomber le régime.

4. L'Irak et la guerre du Golfe : tout cela n'était qu'un cesser-le-feu, la guerre continue
Jusquà la première moitié de l'année 1995, l'IAEA, commisssion de démilitarisation de l'Irak, pensait en avoir terminé avec l'armement nucléaire irakien, avec ses missiles, et ne devoir plus que s'occuper de l'armement biologique de l'Irak. Le rapport de Hussein kamil révéla que l'Irak avait conservé secrétement ses installations non-conventionelles intactes, en ne livrant aux inspecteurs de l'ONU que les armes les moins importantes ainsi que du matériel général et non vital. Cette information ne fut jamais soulignée par les médias à sa juste proportin, alors que le pivot du cesser-le-feu de la Guerre du Golfe avait été précisément la destruction du potentiel d'armes non conventionelles par l'Irak (Résolution 687 du Conseil de Sécurité (UNSCR)). La violation de cette résolution revenait à la violation du cesser-le-feu, et consistait en d'autres termes à déclarer que la Guerre du Golfe n'avait jamais cessé.
Telle sembalit bien être d'ailleurs la compréhension des choses par l'Irak. Interrogé par Rolf Ekeus, président del' UNSCOM en octobre 1995, alors qu'Ekeus conseillait au général Amir Saadi, chargé du programme de missiles irakien, de remttre les armes prohibées rapidement afin que les sanctions soient levées rapidement, Saadi répondit "Mais l'Irak a besoin de son équipement militaire. Ce n'est qu'un cesser-le-feu" Ainsi qu'Ekeus l'expliqua ensuite au sénat américain, "le gouvernement irakien ne considère pas que la guerre du Golfe a eu une fin. La lutte continue. C'était une bataille du Koweit, pas une guerre du Koweit" .

La situation qui se dessinait peu à peu était donc celle d'une poudrière établie en Irak avec la bénédiction européene, et la mise en place d'une force armée aux canons tournés vers Israël, alors que les Etats Unis étaient progressivement mis hors jeu d'une alliance pan-arabique contre israël, Jihad généralisé dont la conflagration serait telle que l'Europe pourrait se déclarer impuissante à l'arrêter.

C'est dans cette situation que se produisirent deux sortes d'événements majeurs : le rapporchement de l'Irak avec la Syrie, et la réalisation des menaces irakiennes contre des cibles américaines et anglaises.

III.le rapprochement Irak/Syrie et la frappe de cibles américaines et anglaises

1. Le 14 décembre 2000: Les menaces irakiennes contre Anglais et Américains
Les médias irakiennes, dont la télévision, menacèrent les USA et l'Arabie saoudite d'attentats. La télévision irakienne en particulier avertit "qu'un certain nombre de pays du Golfe Arabe auraient à faire face à des explosions et des opérations contre des forces américaines basées dans ces pays." La télévision irakienne ajouta que les "signes de menaces accrues" incluaient "l'opération commando contre le destroyer américain Cole dans le Golfe de l'Aden, les explosions de voitures d'experts britanniques en Arabie saoudite, et des manifestations contre les Etats Unis et le sionisme."
L'annonceur poursuivait: "Si la relation officielle avec l'administration américaine reste identique, des feux incontrolables et destructeurs d'allumeront à la lumière de la colère des masses. dans cette situation, le pétrole ne sera plus aux maisn des leaders de cette politique."

2. Le 21 décembre : les menaces irakiennes se réalisent

Le journal anglais The Independent (London) rapporta que deux Britaniques comptaient parmi les cinq personnes arrêtées en Arabie Saoudite le 21 décembre, après que trois bombes visant des citoyens britanniques dans le pays aient explosé, en tuant une personne et en en blessant cinq. Officiellement les Saoudiens attribuèrent l'attenta à contrebandiers. Mais une source saoudienne informa que ces attaques venaient d'Irak et visaient à faire pression sur l'Angleterre et les USA en frappant des Américains et des Britanniques pour obtenir l'abrigation de la zone interdite de vol en Irak. La frontière de l'Arabie saoudite avec l'Irak est notoirement une véritable passoire qui explique la facilité avec laquelle ces attentats furent commis, mais aussi la prudence des déclarations saoudiennes après l'attentat.
En pleine trève des confiseurs, cet attentat fut totalement ignoré par la presse française, alors qu'il marquait un stade de passage-à-l'acte significatif des menaces irakiennes contre l'Angleterre et les Etats Unis.

3. Le rapprochement Irak/Syrie

Le journal arabe Al-Hayat (Londres) rapportait le 11 décembre 2000, qu'une unité spéciale militaire avait été formée en Irak, appellée "Al-Maqdis," destinée à être stationée aux frontières syriennes et jordaniennes, entourant ainsi Israël, et marquant le rapprochement de la Syrie avec l'Irak.
Selon cette même source, le nouveau corps comporterait des éléments de la seconde division d'infanterie blindée, en plus de deux divisions de "Feddayins Saddam", et une broigade de la Garde Républicaine de la Division Hammurabi . ces divisions seraient rejointes ensuite par une partie du système de défense aérienne dans le "1er secteur aérien de défense" qui couvre le centre de l'Irak, ainsi qur par une force spéciale comprenant 27 "pilotes Fedayins". Le commandant de cette nouvelle unité est le Lt.
Général Hamid Ramadan, qui a dirigé auparavant la 8e division des forces Al-Muthanna.

Le rapprochement de l'Irak avec la Syrie d'une part, et de l'Irak avec l'Iran d'autre part (l'Iran déclarant que toute attaque d'Israël par l'Irak serait soutenue par l'Iran ), contribue encore plus à l'isolement américain et à l'échec de l'implantation du "nouvel ordre mondial", de la mise en place d'un marché commun du Moyen Orient sous potentat américain. Mais de plus, les tensions mettaient visiblement en danger les Amériacins et les Britanniques, confrontés à une reprise de son espace aérien par l'Irak, alors même que son arsenal biologique restait disponible.

La situation est donc préoccupante, mais cette vue d'ensemble éclaire la réaction britannique et américaine, voire la justifie. Il reste qu'Israël est entré dans l'Ere du cauchemard des accords de paix, la situation d'union arabe crainte pendant de si nombreuses années s'est bien réalisée à la faveur d'accords trompeurs.

Commentaire de la charte de l'OLP et de son actualité

Yona Dureau: commentaire de la charte de l'OLP et de son actualité

 

La Charte de l'O.L.P. n'est toujours pas abrogée, et représente encore le coeur du problème dans les relations d'Israël avec l'Autorité palestinienne. Sa lecture éclaire aussi une insistance des pouvoirs palestiniens à répéter sans cesse que l'actuelle intifada est une lutte populaire, car cette expression constitue à leurs yeux à la fois une source de légitimité internationale et une référence idéologique à la charte.

1)L'article 33 stipule que la charte ne sera pas amendée sans vote des deux tiers du congrès de l'O.L.P. : il s'ensuit que toute déclaration, officielle ou non, par M. Arafat, du caractère caduque de cette charte, est de facto sans valeur du point de vue palestinien.

2) La session spéciale de vote pour l'abrogation de la charte de l'OLP en avril 1996 fut une mascarade que les journalistes internationaux feignirent de croirent : en effet le Conseil National Palestinien n'a voté ce jour-là, selon ses propres déclarations que sur la nécessité de voter pour abroger ladite charte.

3) Il s'ensuit que la charte de l'O.L.P., loin d'être caduque reste le fondement de l'Autorité palestinienne. Une étude attentive de cette charte montre même qu'elle a été le guide essentiel de toute la politique palestinienne de ces dernières années:
a. reconquête progressive de tous les territoires de la Palestine sous le mandat britannique

Article 2: la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible.
b. mise en place d'un éducation de la haine pour l'accomplissement de ce but premier:

Article 7: Le fait qu'il existe une communauté palestinienne et qu'elle ait un lien matériel et spirituel avec la Palestine est un fait indiscutable. C'est un devoir national que d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire. Tous les moyens d'information et d'éducation seront mis en oeuvre, afin de faire connaître son pays au Palestinien et ce de la manière la plus profonde, à la fois spirituelle et matérielle, si cela est possible. Le Palestinien doit être préparé à une lutte armée et être prêt à sacrifier sa richesse et sa vie afin de reconquérir son pays et d'amener sa libération.
c. Mise en veilleuse des conflits internes pour réunir les forces opposées à Israël:

Article 8: La phase de l'histoire que vit actuellement le peuple palestinien est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. Ainsi les conflits au sein des forces nationales palestiniennes sont secondaires, et devraient cesser au nom du conflit de base qui existe entre les forces du sionisme, et de l'impérialisme d'une part, et le peuple arabe palestinien d'autre part. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu'elles résident au sein du pays ou dans la diaspora (mahajir), constituent - par les organisations comme par les individus- un front national travaillant à la reprise de la Palestine et à sa libération par la lutte armée.
d. la continuation de la lutte armée et des attentats, ainsi qu'énoncé comme des fondements de l'oeuvre de l'O.L.P.

Article 9: La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. Il s'agit d'une stratégie d'ensemble, et pas seulement d'une phase tactique.

Article 10: L'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Elle requiert une escalade, une compréhension, et la mobilisation de tous les efforts d'éducation et de tous les efforts populaires palestiniens et de leurs organisations, ainsi que leur implication dans la révolution armée palestinienne.

La charte de la libération de la Palestine (de l'OLP)

La Charte nationale palestinienne
La charte de la libération de la Palestine (de l'OLP)

Article 1: la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ; c'est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une part intégrale de la nation arabe.

 

Article 2: la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible.

Article 3: le peuple arabe palestinien possède le droit légal au retour à leur foyer, et le droit à déterminer leur destinée après avoir réussi la libération de leur pays en accord avec leurs aspirations et de leur accord et volonté entière.

Article 4: L'identité palestinienne est une caractéristique essentielle, inérente, et autentique. Elle est transmise par les parents aux enfants. L'occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, à travers les désastres qui lui sont incombés, ne lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne et leur qualité de membre dans la communauté palestinienne, de même qu'aucun de ces événements ne nie cette identité.

Article 5: Les Palestiniens sont des nationaux arabes qui, jusqu'en 1947, résidaient de façon normale en Palestine, qu'ils aient été exilés depuis ou non. Toute personne née, après cette date, d'un père palestinien - que ce soit en Palestine ou au dehors- est aussi Palestinien.

Article 6: Les Juifs qui demeuraient en Palestine jusqu'au début de l'invasion sioniste, seront considérés Palestiniens.

Article 7: Le fait qu'il existe une communauté palestinienne et qu'elle ait un lien matériel et spirituel avec la Palestine est un fait indiscutable. C'est un devoir national que d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire. Tous les moyens d'information et d'éducation seront mis en oeuvre, afin de faire connaître son pays au Palestinien et ce de la manière la plus profonde, à la fois spirituelle et matérielle, si cela est possible. Le Palestinien doit être préparé à une lutte armée et être prêt à sacrifier sa richesse et sa vie afin de reconquérir son pays et d'amener sa libération.

Article 8: La phase de l'histoire que vit actuellement le peuple palestinien est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. Ainsi les conflits au sein des forces nationales palestiniennes sont secondaires, et devraient cesser au nom du conflit de base qui existe entre les forces du sionisme, et de l'impérialisme d'une part, et le peuple arabe palestinien d'autre part. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu'elles résident au sein du pays ou dans la diaspora (mahajir), constituent - par les organisations comme par les individus- un front national travaillant à la reprise de la Palestine et à sa libération par la lutte armée.

Article 9: La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. Il s'agit d'une stratégie d'ensemble, et pas seulement d'une phase tactique. Le peuple arabe palestinien affirme sa détermination absolue et sa résolution ferme à continuer sa lutte armée et à travailler pour une révolution populaire armée pour la libération de son pays et son retour sur cette terre. Il affirme aussi son droit à une vie normale en Palestine, et à exercer l'auto-détermination et sa souveraineté sur ce pays.

Article 10: L'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Elle requiert une escalade, une compréhension, et la mobilisation de tous les efforts d'éducation et de tous les efforts populaires palestiniens et de leurs organisations, ainsi que leur implication dans la révolution armée palestinienne. Elle requiert aussi le parachèvement de l'unité pour la lutte nationale (watani) entre les différents groupes du peuple palestinien et les masses arabes, de façon à assurer la continuation de la révolution, son escalade, et la victoire.

Article 11: Les Palestiniens ont trois mottos: l'unité nationale (wataniyya), la mobilisation nationale (qawmiyya) et la libération.

Article 12: Le peuple palestinien croit en l'unité arabe. Afin de contribuer à sa part dans l'atteinte de cet objectif, cil leur faut cependant, à cette étape de leur lutte, sauvegarder l'identité palestinienne et développer leur conscience de cette identité, et s'opposer à tout plan qui pourrait la dissoudre ou lui faire obstable.

Article 13: L'unité arabe et la libération de la Palestine constituent deux objectifs complémentaires, l'aboutissement de l'un facilitant l'aboutissement de l'autre. Ainsi, l'unité arabe amène la libération de la Palestine, la libération de la Palestine amène à l'unité arabe; et le travail pour la réalisation de l'un de ces objectifs va de pair avec le travail pour la réalisation de l'autre.

Article 14: La destinée de la nation arabe, et de fait, l'existence arabe elle-même, dépendent du devenir de la cause palestinienne. De cette interdépendance naît la recherche, par la nation arabe, et son effort pour la libération de la Palestine. Le peuple de Palestine joue le rôle d'avant-garde dans la réalisation de ce but sacré (qawni).

Article 15: La libération de la Palestine, d'un point de vue arabe, est un devoir national (qawmi) et vise à repousser l'agression et l'impérialisme sioniste contre le foyer arabe, et vise à l'élimination du sionisme de la Palestine. Une responsabilité absolue de ces points revient à la nation arabe - les peuples et les gouvernements - dont le peuple palestinien constitue l'avant-garde.
Par conséquent, la nation arabe doit mobilier toutes ses capacités militaires, humaines, morales, et spirituelles pour participer activement avec le peuple palestinien à la libération de la Palestine. Elle doit, particulièrement dans la phase de la révolution armée palestinienne, offrir et fournir au peuple palestinien toutes les aides possibles, matérielle et humaine, et mettre à sa disposition les moyens et les occasions qui leur permettront de continuer à jouer leur rôle de leader dans la révolution armée, jusqu'à la libération de leur patrie.

Article 16: La libération de la Palestine, d'un point de vue spirituel, donnera à la Terre Sainte une atmosphère de sécurité et de tranquilité, qui sauvegardera à son tour des sanctuaires religieux du pays, et garantiera la liberté de religion et la visite de ces lieux saints par tous, sans discrimination de race, de couleur, et de religion. Par conséquent, le peuple de Palestine s'adresse à toutes les puissance spirituelles du monde pour leur demander de l'aide.

Article 17: La libération de la Palestine, du point de vue humain, rendra à l'individu palestinien sa dignité, sa fierté, et sa liberté. Par conséquent, le peuple arabe palestinien demande le soutien de tous ceux dans le monde qui croient en la dignité de l'homme et en sa liberté.

Article 18: La libération de la Palestine, d'un point de vue international, constitue une action défensive nécessitée par les besoins d'auto-défense. Par conséquent, le peuple palestinien, désireux de l'amitié de tous les peuples, demande à tout état partisan de la liberté, de la paix, de le soutenir afin de restaurer les droits légitimes de ce peuple en Palestine, de ré-établir la paix et la sécurité dans ce pays, et de permettre à son peuple d'exercer une souveraineté nationale et sa liberté.

Article 19: La partition de la Palestine en 1947 et l'établissement de l'état d'Israël sont entièrement illégaux, en depit de tout passage du temps, parce qu'ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à ses droits naturels sur sa patrie, et qu'ils sont incohérents vis-à-vis des principes instaurés dans la Chartre des Nations Unies, particulièrement en ce qui concerne le droit à l'auto-détermination.

Article 20: La Déclaration Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nul et non-avenus. Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue une nation. Le judaïsme, étant une religion, ne constitue pas une nationalité indépendante. De même que les Juifs ne constituent pas une nation unique avec son identité propre; ils sont citoyens des états auxquels ils appartiennent.

Article 21: Le peuple arabe palestinien, s'exprimant par le biais de la révolution armée palestinienne, rejette toute solution qui serait un substitut à la libération totale de la Palestine, et rejette toute proposition visant à la liquidation du problème palestinien, ou à son internationalisation.

Article 22: Le sionisme est un mouvement politique lié de façon organique à un impérialisme international et antagoniste à toute action pour la libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansioniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. Israël est l'instrument du mouvement sioniste, et la base géographique de l'impérialisme mondial placé stratégiquement au sein du foyer arabe pour combattre les espoirs de libération, d'unité, et de progrès de la nation arabe. Israël est une source constante de menaces vis-à-vis de la paix au Moyen Orient et dans le monde entier.
Puisque la libération de la Palestine détruira le Sionisme et la présence impérialiste et contribuera à l'établissement de la paix dans le Moyen Orient, le peuple palestinien demande l'aide de toutes les forces progressistes et tournées vers la paix et les enjoint, hors de toute affiliation et croyances, à offrir leur aide et leur soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour la libération de sa patire.

Article 23: Le besoin de sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requiert de tous les états de considérer le sionisme comme un mouvement illégitime, de déclarer illégal son existence, d'interdire ses opérations, afin que les relations amicales entre les peuples puissent être préservées, et que la loyauté des citoyens à leurs pays respectifs soit sauvegardée.

Article 24: Le peuple palestinien croit en les principes de justice, de liberté, de souveraineté, d'auto-détermination, de dignité humaine, et dans le droit de tous les peuples à exercer ces principes.

Article 25: Pour la réalisation des buts de cette Charte et de ses principes, l'Organisation de la Libération de la Palestine jouera son rôle dans la libération de la Palestine en conformité avec la constitution de cette organisation.

Article 26: L'O.L.P., représentante des forces révolutionnaires palestiniennes, est responsable du mouvement du peuple arabe palestinien dans sa lutte - pour reprendre sa patrie, la libérer et y revenir et exercer son droit à l'auto-détermination- dans tous les domaines militaire, politique et financier, et pour tout ce qui peut être requis par le cas palestinien au niveau inter-arabe et international.

Article 27: L'O.L.P. coopérera avec tous les états arabes, chacun selon ses potentiels, et adoptera un politique neutre parmi eux à la lumière des nécessités de la guerre de libération; et sur cette base, l'O.L.P. n'interfèrera pas dans les affaires intérieures d'aucun état arabe.

Article 28: Le peuple arabe palestinien affirme l'authenticité et l'indépendance de sa révolution nationale et rejette toute forme d'intervention, de relation d'affiliation ou de subordination.

Article 29: Le peuple palestinien possède un droit légal authentique et fondamental à libérer sa patrie. Le peuple palestinien détermine son attitude envers tous les états et puissances sur la base de leur positon vis-à-vis de la révolution palestinienne visant à atteindre les buts du peuple palestinien.

Article 30: Les combattants et personnes armées dans la guerre de libération sont le noyau de l'armée populaire qui constituera la force protectrice pour les bénéfices du peuple arabe palestinien.

Article 31: L'O.L.P. aura un drapeau, un serment d'allégeance, et un hymne. Tout cela sera décidé par accord d'une réglementation spéciale.

Article 32: Les règlements, qui seront connus sous le nom de Constitution de l'O.L.P., seront annexés à cette chartre. Elles mettront par écrit la façon dont l'O.L.P. ainsi que ses organes et institutions seront constituées, leurs compétences respectives, et les leurs obligations respectives selon cette charte.

Article 33: Cette charte ne sera pas changée sinon par un vote d'une majorité des deux-tiers de tous les membres du Congrès National de l'O.L.P., en session spéciale réunie dans ce but.

Correspondance entre l'Imam Palazzi et l'ambassadeur israëlien X.

Correspondance entre l'Imam Palazzi et l'ambassadeur israëlien X.
Traduction :Yona Dureau
Nous avons caché l'identité de l'ambassadeur israëlien par un X. Voici sa correspondance échangée avec l'imam de Rome, l'imam Palazzi.
Question de l'amabssadeur israëlien:
Cher Proffesore Pallaci:

J'admire beaucoup vos écrits. J'ai servi comme Minestro degli Affari Economici à l'ambassade israëlienne à Rome entre 1986 et 1990.
Je n'arrive cependant pas à comprendre comment vous pouvez appeller l'OLP "des gangsters" après qu'ils aient choisi la paix, et que le président, Arafat (Abdul Rauf el-Codbi el-Husseini )ait reçu le prix nobel avec les deux plus grands leaders israëliens, rabin et Peres.

Ciao

Ambassadeur israëlien "X"

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Réponse de l'IMAM PALAZZI :

Cher Ambassadeur:

Merci beaucoup pour votre soutien encourageant. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu la chance de vous rencontrer pendant les années de votre mission à Rome.
Lorsque je parle de gangster ["Arafat" - Abdul Rauf el-Codbi el-Husseini] j'utilise ce terme pour désigner le chef d'une organisation qui, en utilisant la violence, l'intimidation, et l'homicide, s'aquiert une propriété financière énorme pour lui-même et pour ses proches associés.
Comme je l'ai souvent répété, les soi-disant "accords de paix" (accords d'Oslo), à mon humble opinion, ne sont pas équilibrés, puisque Israêl accepte de soutenir l'Autorité Palestinienne, et même d'armer sa "police", en échange de déclarations écrites qui ne sont jamais mises en oeuvre.
En ce qui concerne Peres et Rabin, tout en admirant ce dernier pour son habilité militaire ainsi que pour ce qu'il a gagné sur le champs de bataille pour son pays, je ne puis m'empêcher de me rappeller le principe selon lequel "les meilleurs soldats sont souvent les pires politiciens, et vice versa".
Selon ma compréhension de la politique internationale, Oslo fut le première défaite d'Israël depuis 1948, et le risque réel impliqué était de perdre la plupart des territoires conquis sur le champ de bataille en 1967.
Comment le peuple en Israël peut-il croire qu'Arafat [el-Husseini] soit sincère dans le processus de paix?
Est-ce parce que la plupart des gens ne lisent pas la presse "palestinienne" et n'écoute pas les media de l'Autorité palestinienne?
Personnellement, je comprends l'arabe et je peux faire la différence entre des traités sur lesquels on peut compter et des mensonges diplomatiques.
Je me rappelle aussi feu Anwar Sadat, et je considère les accords de Camp David Agreement comme positifs. Cela vient du fait qu'après la signature, je n'ai jamais lu les déclarations antisémites et violentes des journeaux du Caire ou de la télévision égyptienne, ni la propagande anti-israëlienne qui n'a jamais cessé en Egypte.

(Dans une lettre récente, le Prof. Palazzi reconnait que toute cette propagande s'est encore envenimé, et que Mubarak est revenu au style propagandiste de Nasser)
Au contraire après Oslo, le ton des media palestiniennes n'a jamais changé, et le nombre des victimes annuelles du terrorisme n'a pas baissé, Arafat [el-Husseini] ne s'est pas gêné pour déclarer qu'il ne s'agissait là que d'un traité momentané, et que les officiels de l'Autorité Palestinienne n'avait même pas changé la chartre de l'OLP.
La conséquence de tout cela, et l'erreur de Rabin (qui a consisté à légitimer un terroriste international, et à en faire un candidat à la présidence d'un "état") mettent maintenant Israël en danger d'une autre manière. Après avoir été payé et armé par Israël selon les termes d'Oslo, à présent "Arafat"-el-Husseini annonce la proclamation d'un état palestinien ayant des frontières communes avec l'Egypte et la Jordanie.
En tant qu'ami, je demande la protection de D. pour Israël, et assez de lumière pour les leaders israëliens pour comprendre que la déclaration de l'annulation des accords d'Oslo est une urgence pour la protection de leur peuple et la sauvegarde de leur pays.

Avec mes meilleurs salutations
ciao.

Prof. Abdul Hadi Palazzi

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Réponse de l'amabssadeur israëlien X

Cher Professeur et Imam:

Excusez moi si je suis quelque peu impoli, mais comment osez-vous, vous, un étranger, me dire que mes parents et amis ont été tués dans des guerres inutiles et sans fin. Vous voulez que nous retournions à Gaza et Nablus. Vous ne voulez pas que vos correlionaires palestiniens, aient un lieu à eux. Bibi (le premier ministre Natanyahou), qui était un de mes amis personnels, me dit un jour que s'il n'avait pas déclaré être pour les accords d'Oslo avec quelques changements, il n'aurait pas gagné les dernières élections. Puis-je vous conseiller de vous en tenir à écrire sur l'Islam, et de ne pas blesser les Israëliens.

Ambassadeur "X"

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Réponse de l'IMAM PALAZZI:

Au contraire, mon cher Ambassadeur, j'espère qu'avec l'aide de D. Israël sera sauvé et empêché d'être faible dans ses défenses, et d'être entouré d'ennemis armés. Je suis heureux d'apprendre que tous les membres de la knesset ne sont pas d'accord avec votre exhaltation d'Oslo et des risques impliqués.

Dans les nouvelles d'aujourd'hui d'Arutz 7, je lis:

"MK Benny Begin (du Likoud) appelle le premier ministre à ne pas seulement menacer, mais à agir tout de suite pour arrêter les négociations concernant un deuxième retrait de la Judée Samarie. Dans un interview d'Arutz 7 aujourd'hui, Begin a fait remarquer qu'un état palestinien avec à sa tête Arafat [el-Husseini] serait basé sur une alliance entre Arafat (el-Husseini) et l'organisation terroriste du Hamas du Sheikh Ahmed Yassin, "ce qui nous donne une idée de la corruption et du terrorisme que cet état représentera... Depuis maintenant des mois, Arafat [el-Husseini] a permis de diffuser des programmes d'incitation à la violence; ces programmes montrent des enfants appellant au 'jihad' et ainsi de suite. Il ne s'agit pas de programmes diffusés sur une télévision clandestine - au contraire, les incitations médiatique font partie de la politique de l'Autorité palestinienne ... Arafat [el-Husseini] se sent parfaitement libre de diffuser de tels messages, car il sait qu'il ne se voit confronter aucune répercussio que ce soit d'Israël ou de la part de la communauté internationale."
Begin fit observer que la même "routspa" (comportement outrageux) fondera aussi le comportement de Arafat [el-Husseini's] à l'ONU."

M. Begin a ajouté que l'avertissement de Natanyahou à Arafat de ne pas déclarer son état unilatéralement n'a aucun sens. 'Sachant que six ou sept mois nous séparent d'une déclaration formelle de cet état, le gouvernement d'Israël devrait en arriver à une conclusion logique fondamentale: Israêl devrait arrêter un plan fournissant à Arafat plus de territoires, donnant ainsi plus de substance au concept d'état indépendant," a argumenté Begin.

Avec mes plus sincères salutations,

Prof. Abdul Hadi Palazzi

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Au sujet du Professeur Palazzi:

Le Prof. Abdul Hadi Palazzi est secrétaire général de l'association musulmane italienne, et Imam (enseignant spirituel) de la communauté italienne musulmane. Le Prof. Palazzi a un doctorat des sciences islamiques par décret du Grand Mufti du Royaume de l'Arabie saoudite.
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Le Double Langage de l'autorité palestinienne continue...

Yona Dureau: Le Double Langage de l'autorité palestinienne continue...

Les élections israêliennes ont vu une recrudescence des violences que l'on a à tort attribué aux injonctions des chefs religieux musulmans de Gaza. Certes, ceux-ci n'ont pas manqué d'appeller à la violence, mais il est une fois de plus essentiel de mettre en lumière le double jeu de l'Autorité palestinienne et d'Arafat en particulier, qui d'une part, fait une annonce apparemment modérée en apprenant l'élection d'Ariel Sharon, réitérant ses velléités officielles d'établir la paix, et d'autre part fait diffuser des messages de haine et d'appel à la guerre sur la radio dépendant directement de son autorité.
La voix de la Palestine, dans sa couverture des élections israëliennes, a une nouvelle fois incité à la violence. La couverture des élections israëliennes a tout d'abord exulté en notant le boycott des élections par les Arabes israëliens (moins de 1% ont voté), et la faible participation au scrutin des Israëliens, atteignant, on le sait, 48%.
La Voix de la Palestine a diffusé des menaces du leader du Fatah Marwan Barghouti que l'intifada continuerait et même s'intensifierait. Comme d'habitude, ces menaces avaient aussi le sens d'une exhortation au passage à l'acte, puisqu'elles n'étaient suivi d'aucune condamanation par l'Autorité palestinienne.

"Sharon était la dernière munition dans la réserve des Israëliens" a déclaré Barghouti. Il a ajouté que les Israëliens verraient bientôt que Sharon ne pourrait pas leur amener la sécurité, et qu'il constituait le plus grave échec dans leur histoire.
La seule façon de travailler avec Sharon, a ajouté encore Barghouti, est de continuer à procéder à l'escalade de l'intifadah.
La Voix de la Palestine a ensuite rapporté les propos de Yasser Abd-Rabbo, de l'Autorité palestinienne, déclarant que la victoire de Sharon représentait une victoire pour le parti fasciste et de l'extrème droite en Israël.

Les points du fort du colloque "La place de la femme dans les religions monothéistes"

Les points forts du colloque Radio-Judaica Lyon
ce colloque est diffusé ce soir à partir de 19 heures il est en quatre parties

 

Le colloque organisé par Radio Judaïca Bruxelles fut une réussite à plus d'un titre. Plusieurs points forts nous semblent mériter l'attention des auditeurs.
Janine Gedalia ouvrit le débat avec fougue. beaucoup de sagesse et de connaissances à puiser dans son exposé.
Dans son intervention de la matinée, Francine Kaufman fit quelques déclarations conernant des avancées révolutionaires de la halacha juive concernant les femmes. Le public, en revanche, fut peu ou pas convaincu par son évocation du bonheur des femmes ultra-orthodoxes.
Dans cette même matinée, une jeune femme belge convertie à l'Islam témoigna de son expérience, et de sa déception face à l'écart existant entre les textes et leur pratique en ce qui concerne la femme.
Yona Dureau exposa la dichotomie entre la présentation de la femme dans les textes mystiques juifs et les textes du statut légal de la femme.

L'après-midi vous réserve aussi quelques surprises, avec en particulier le témoignage d'une Catholique, qui tenta de nous expliquer que selon elle c'était l'Eglise qui avait permis l'avancée du statut de la femme. J'eus le regret de la contredire, en citant implicitement (je vous donne à présent les références: Beauvais et le Beauvaisie au XVIe siècle, ainsi que le Que-sais-je sur la démographie française au XVe et XVIe siècle) les études qui ont prouvé que la démographie du début du XVIe français s'effondre à la suite du massacre des sages-femmes fin XVe, brûlées comme sorcières, et qui explique la mort en couches de nombreuses femmes au début du XVIe avec leurs enfants...
Une femme-pasteur nous fit ensuite part de son expérience dans le protestantisme pour nous peindre une image idyllique, que trahit ses confidences post-colloque: son mari l'avait abandonné lors de la naissance de son huitième enfant. ceci n'aurait pas constitué une contradiction si elle n'avait prétendu parler de son EXPERIENCE personelle.
Janine Gedalia et Francine Kaufman reprirent le débat, clos par un autre temps fort, le discours de Jacob Mahiri sur l'être de la femme dans l'Islam, que je ne commenterai pas mais que je vous conseille d'écouter...

Le Travail des journalistes sous contrôle palestinien

Le Travail des journalistes sous contrôle palestinien,
titre original de l'article:

 

 

DATELINE JERUSALEM: SEE HOW THEY RUN.
JOURNALISTS UNDER PRESSURE?

 

par Judy Lash Balint
traduction Yona Dureau

L'autorité palestinienne n'aime pas les journalistes. Le comité indépendant pour la protection des journalistes qui recense les attaques contre la presse et prône la liberté de la presse dans le monde rapporte: "Depuis maintenant près de sept ans que l'Autorité Palestinienne a pris le contrôle de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, le président Yasser Arafat et sa sécurité à multiples ramifications ont muselé les critiques de la presse locale par le biais d'arrestations arbitraires, de menaces, de mauvais traitements physiques, et la censure des communiqués de presse.
Avec les années, le régime d'Arafat est parvenu à contraindre la plupart des journalistes palestiniens à l'auto-censure par la terreur."
Il n'y a aucune raison de penser que les correspondants de presse étrangers, qui étaient traqués de façon notoire à Beirout il y a vingt ans par l'OLP, futur A.P., ne soient pas contraints d'exercer le même type d'auto-censure aujourd'hui, et de faire un compromis avec la couverture objective et juste de la situation actuelle.
Pourtant, le verrou de fermeture sur la vérité le plus efficace, aujourd'hui, est constitué par le groupe des journalistes eux-mêmes. L'idéologie homogénéisée du corps de presse fait que la pensée indépendante continue à exiger du journaliste un courage et une persévérance tout à fait remarquable pour ne pas céder à cette pression.
Dans une partie du monde où les media ont par beaucoup d'aspects donné sa forme au conflit, la combinaison de terreur et de verrouillage de la pensée comme de l'information sur les protagonistes ne présage pas favorablement d'une solution.


Ramallah: Les choses ne seront plus jamais les mêmes

Le lynchage de deux Israëliens soldats de réserve à Ramallah le 12 Octobre 2000, et son tournage fut un tournant dans la couverture médiatique de la seconde intifada.
Jusque-là la plupart des journalistes occidentaux étaient libres de voyager où ils le souhaitaient dans les territoires palestiniens.
Le reporter de la télévision Sky TV News, Chris Roberts, déclare que lorsque la violence éclata en septembre, l'Autorité Palestinienne accueillit les reporters les bras ouverts: "Ils voulaient que l'on montre comment des enfants de 12 ans se faisaient tuer," explique-t-il. Mais après le lynchage, et après que les agents de l'Autorité Palestinienne aient fait de leur mieux pour confisquer et détruire le film de l'événement macabre, et que les forces israëliennes aient utilisé les images pour retrouver et arrêter les participants au lynchage, les Palestiniens ont souvent soulagé leur hostilité vis-à-vis des Américains en harcelant et en cherchant à intimider les correspondants occidentaux. "Dans la phase post-Ramallah, alors que toute la bonne volonté a disparu, je fais beaucoup plus attention aux endroits où je mets les pieds," déclare Roberts.

Ahmed Budeiri, un correspondant free-lance arabe brillant de ABC Télévision, âgé d'une vingtaine d'années, reconnait que Ramallah est "vraiment devenu dangereux pour les étrangers après le lynchage."
Selon des informations données par les intéressés eux-mêmes, une équipe de télévision polonaise s'est vu encerclée par les forces de sécurité palestiniennes, battue, et leur film du lynchage volé. Mais la plupart des cameramen de l'équipe étaient palestiniens. Si l'on considère la terreur infligée aux journalistes palestiniens, il n'est pas étonnant que presque tous, à l'exception d'un seul, travaillant pour la chaîne d'informations arabe Al-Jazeera, et un cameraman de la chaîne italienne RTI, aient obligeament donné leur film aux agents de l'Autorité Palestinienne.
Nasser Atta, producteur palestinien travaillant avec le réseau d'informations ABC, se trouvait à l'extérieur du bureau de police de Ramallah lorsque la scène sanglante éclata. Interviewé le lendemain dans l'émission du soir d'ABC "Nightline", il déclara à l'invité Ted Koppel que des personnes de la foule l'avaient assailli pour l'empêcher de filmer. "J'ai vu des jeunes prendre d'assaut mon équipe pour l'arrêter de filmer. Mon cameraman a été battu." déclara Atta.

Un journaliste britannique, Marc Seager, écrivit dans le Sunday Telegraph, journal de Londres (22 Octobre) : "J'étais en train de faire la composition de ma photo, lorsque je fus frappé d'un coup de poing au visage par un Palestinien. Un autre Palestinien me désigna du doigt en criant 'no picture, no pictures, ' (pas de photo, pas de photo), et un autre type me frappa au visage en disant, "donne-moi ton film". Un quatrième type m'arracha mon appareil-photo et l'écrasa par terre."
La plupart des reporters reconnaissent que l'Autorité palestinienne a ouvertement confisqué les films et les photos du lynchage. Mais quelques uns, comme le journaliste Neil Macdonald, de CBC, qui ont interviewé le chef de la sécurité palestinienne, Jibril Rajoub, se sont vu répondre qu'aucun film n'avait été confisqué.
D'autres, comme Bill Orme, du New York Times, en sont arrivé à leur propre conclusion qu'alors que la foule qui a attaqué les journalistes comprenait des policiers palestiniens, "personne n'a suggéré qu'il s'agissait d'une politique de l'Autorité Palestinienne. Ce n'était pas un ordre officiel."

Le film unique qui échappa aux griffes de la police de l'Autorité Palestinienne, parvint aux écrans de télévision autour du monde de la façon la moins orthodoxe. Selon Gideon Meir, directeur général des affaires publiques au Ministère des Affaires étrangères israëliennes, l'ambassade israëlienne à Rome a réussi à obtenir et protéger la vidéo de la chaîne indépendante de télévision italienne RTI, et moins de six heures après l'évènement macabre, les images passaient à Jérusalem. Les Italiens les ont diffusé sans exiger de paiement, déclara Meïr.

Le TV Newsweb, un site web pour les producteurs de télévision et les correspondants, a rapporté la retransmission du film d'une manière quelque peu différente : "Deux cassettes vidéo disparaissent de la circulation et réapparaissent à Jérusalem une heure plus tard. La cassette de Al-Jazeera fut proposée à la vente pour la somme de $1,000 américains par minute, mais elle était filmée de loin, avec des tremblements, et manquait d'impact. La cassette RTI était très graphique.
L'éditeur de la cassette RTI, qui se trouvait sur les lieux du drame, témoigna à une conférence de presse de Jérusalem organisée par le Ministère des Affaires étrangères israëlien et par le Government Press Office. RTI finit par mettre la cassette à la disposition des agences de presse en Italie, et les images macabres firent la une de la plupart des journeaux télévisés du soir."

Pendant ce temps, le vétéran des reporters italiens, M. Riccardo Cristiano, venait juste de sortir de l'hôpital où il avait passé plus d'une semaine pour se remettre des coups et blessures qu'il avait reçu, lorsqu'il fut battu à Yafo, alors qu'il couvrait les émeutes des Arabes israëliens. Cristiano eut le nez cassé, les pomettes des joues éclatées, et il perdit presque l'usage de son oeil droit.

Le reporter de la chaîne de télévision du gouvernement italien repartit travailler le jour qui suivit le lynchage. Selon Macdonald, de CBC, Cristiano, "un type très pacifique", était traumatisé par l'attaque de Jaffa. Lorsqu'il reçut des menaces de mort après les événements de Ramallah, probablement émanant de Palestiniens qui l'avaient à tord associé au tournage du lynchage," déclara Macdonald.
Cristiano écrivit une lettre en anglais à un ami journaliste palestinien du journal Al Hayat Al Jedida assurant à son collègue que sa chaîne n'était pour rien dans le reportage et qu'il ne violerait jamais l'éthique journalistique en transmettant un film à une ambassade ou à un bureau gouvernemental.
Le lundi 16 Octobre 2000, une version de cette lettre parut en arabe sur la première page des journeaux. Cristiano était privé de son visa israëlien de journaliste et était rappellé à Rome.
Le correspondant RTI fut évacué secrètement du pays pour sa propre sécurité après que les forces militaires israëliennes aient utilisé des images figées de son film pour mettre la main sur six des coupables de raids secrets.
Je partis en décembre dernier pour Rome pour rencontrer Riccardo Cristiano . Le grand Cristiano moustachu grisonnant et à la voix pondérée reconnait que son point de vue est de gauche, mais dans sa quête pour la justice en faveur de ceux qu'il considère comme opprimés, il suit les traces de son père, le fameux artiste italien Paolo Cristiano.
Cristiano père était membre de la résistance italienne, et passa trois ans dans les camps de concentration nazi. Il pesait à peine 40 kilos quand il rentra chez lui.
Riccardo me confia que son père était mortifié d'entendre des personnes accuser son fils d'anti-sémitisme. "La seule chose qu'il avait voulu faire lorsqu'il m'avait rendu visite en Israël était de visiter Yad Vashem", dit calmement Riccardo. récemment, Cristiano a eu une rencontre avec le chef du conseil juif de Venise pour expliquer ses actions et obtenir son soutien.
La lettre Al Hayat est devenur une affaire politique en Italie, parce que Cristiano travaillait pour la chaîne du gouvernement, et que sa lettre fut perçue comme ayant mis en danger la vie d'un reporter d'une chaîne indépendante dirigée par le Premier Ministre Silvio Berlusconi, qui appartient à l'opposition du centre droite.
Le parti de Berlusconi critique le soutien des Palestiniens par les media sponsorisés par le gouvernement italien.
Au cours de plusieurs interviews, Cristiano fut soucieux de ne parler que de ce qui était arrivé dans sa vie lors des mois en question, et d'aviter de parler de cette lettre objet de polémique.
Bien qu'il n'ai toujours pas de travail, il est encore techniquement employé par la RAI en attendant l'audience d'un conseil disciplinaire qui sera déterminante pour son futur de journaliste. Sa lettre d'Octobre a été publiée sans autorisation, et il ne peut plus se payer le luxe d'être accusé d'avoir accordé une interview sans autorisation au sujet de ses justifications pour ses actions.

De façon significative, Bill Orme, en tant que membre du bureau de la FPA (Foreign Press Association) se rappelle que dans une conversation téléphonique avec Cristiano le jour où la lettre fut publiée dans le Al Hayat, le reporter italien authentifia et même en défendit le contenu, en déclarant au FPA qu'il était soucieux de la sécurité de son équipe.

Les difficultés de Cristiano mettent en lumière la fraternité jouranlistique qui lie les journalistes couvrant le Moyen Orient. Comme beaucoup de reporters qui furent battus par les Palestiniens ces derniers mois, Cristiano feln'éprouve aucune rage contre la violence des Palestiniens. De même qu'il n'a pas de grande attente vis-à-vis de l'Autorité Palestinienne.
Il rapporte comment son équipe était en train de filmer un garde du corps du ministre des Affaires de Jérusalem palestinien, Faisal Husseini , qui gifla quelqu'un à une garden party qui avait lieu à Orient House, le Q.G. de l'Autorité palestinienne à Jérusalem. Un autre garde du corps est intervenu et a détruit le film. Cristiano, chef du bureau délégué, porta plainte. Le jour suivant, Husseini envoya ses excuses et tout fut oublié.
Alors que Cristiano éprouve visiblement de la sympathie pour la cause palestinienne, il n'est pas "anti-israëlien. Il parle de son intérêt particulier pour les Arméniens, et considère à la fois les Israèliens et les Palestiniens comme des "nations traumatisées".

Mais en attendant que son nom soit blanchi, Cristiano continue à être un homme abattu. "Mes amis pense que je suis de cette humeur à cause du fait que j'ai perdu mon travail à Jérusalem," dit-il tristement, "mais en fait j'ai perdu mon honneur et ma crédibilité et pour ma descendance."

Le Plan Amirav, ou la continuation de la politique de la langue de bois

Yona Dureau: Le Plan Amirav, ou la continuation de la politique de la langue de bois

Le gouvernement Barak vient à peine de publier le Livre Blanc et de dénoncer Yasser Arafat comme n'étant pas un partenaire pour la paix qu'une nouvelle étape est franchie, toujours sans l'assentiment implicite ou explicite du public, toujours en contradiction avec les dernières déclarations. On vient à peine de reconnaître l'existence d'un problème qu'on le nie à nouveau. On vient à peine de parler de violence que l'on met tout en place pour qu'elle se déclenche à nouveau, et alors que Barak a promis de ne rien décider sur l'avenir de Jérusalem sans l'assentiment du peuple, voilà qu'il engage la sécurité de la capitale et met en place une situation de fait dont le gouvernement suivant ne pourrait pas sortir.
Le Plan Amirav est un plan mis au point par le professeur Moshe Amirav, de l'Université de Haïfa, sur la base de la proposition américaine, et après de nombreuses concertations avec un groupe de leurs homologues palestiniens. Selon nos informations, les deux camps seraient sur le point d'aboutir pour établir un accord officiel.
Le but de ces manoeuvres de dernière urgence est de permettre un coup de théâtre politique à Ehud Barak, pouvant permettre à ce dernier de faire basculer l'opinion publique en sa faveur, et contraindre le pays à de nouvelles élections anticipées même si Ariel Sharon était élu.

Le plan israëlien prévoit des accords pour la sécurité, la vieille ville, les échanges de terres, les infrastructures, et les mouvements (de troupes?) . Sur tous ces points, le professeur Amirav a déclaré que les Palestiniens et les Israëliens étaient proches d'un accord. Amirav a aussi déclaré que Jérusalem Est serait une partie intégrale d'un état palestinien démilitarisé, et que la police palestinienne qui patrouillerait dans cette zone ne serait armée que de pistolets (!) (comme si les Israëliens avaient réussi jusque là à empêcher les Palestiniens d'introduire toutes les armes qu'ils souhaitaient dans toutes les zones!)
Selon le plan Amirav, Jérusalem Est serait donc contrôlée et policée par la police palestinienne, et la police israëlienne continuerait à contrôler Jérusalem Ouest. Une force de police mixte israëlo-palestinienne contrôlerait les zones mixtes et la vieille ville.
une forec internationale devrait être amenée à contrôler les lieux saints de la vieille ville, et à prendre en charge la sécurité des touristes. La Police palestinienne aurait pouvoir sur les Palestiniens et la Police Israëlienne aurait jurdiction sur les Israëliens. Amirav a déclaré que les Palestiniens avaient accepté son plan dans ses principes. Les Israëliens et les Palestiniens ont de plus convenu du principe d'échanges de territoires.
Amirav a ainsi déclaré qu'en échange de quartiers habités par des Juifs à Jérusalem Est comme Beit Zafafa, Israël donnerait des terres inhabitées aux Palestiniens, dont Har Homa, permettant une continuité territoriale des Palestiniens. Néanmoins, Amirav a concédé que des forces de police palestiniennes demeureraient dans les zones croisées par ces routes menant aux zone "juives", même si elles n'avaient pas l'autorisation de rester sur la route. interrogé par David Bedein sur le scénario catastrophe de tueurs palestiniens trouvant refuge à Jérusalem ou dans les zones "arabes", ou sur l'éventualité de violences menées à présent du sein même de Jérusalem, Moshe Amirav a répondu qu'il se fiait au jugement de spécialistes de la sécurité dont il a par ailleurs refusé de donner les noms.
Une source palestinienne a dit que les Palestiniens demanderaient des terres inoccupées de Ouest Jérusalem en échange de zones comme Ma'ale Adumim.
Le plan Amirav met en place deux municipalités partageant une partie des infrastrcutures, et suggère de placer certaines routes sous contrôle international comme la route no 1. L'aéroport de Jérusalem, Atarot, serait aussi partagé avec les Palestiniens, mais l'électricité et les services postaux seraient séparés.
Les deux parties s'efforcent de garder la ville ouverte, sans zone de contrôle, a-t-il ajouté, ajoutant qu'une compréhension réciproque et une vie en bonne intelligence garantirait la sécurité.
Les Palestiniens et les Israëliens ont aussi discuté de problème de partage de souvereineté sur le Mont du Temple, dont le mur du temple et la mosquée Al Aqsa, en évoquant la possibilité de remettre cette souvereineté au Conseil de sécurité des Nations Unies, à l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, ou le Maroc. Israël et les Palestiniens gèreraient leur propre site, et de cette façon aucun des deux n'aurait besoin de revendiquer la souvereineté et le status quo serait préservé.
Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat serait nommé gardien de Al Aqsa, et les deux parties devraient signer un accord interdisant à chacun de creuser sous le Mont, en respectant ainsi les revendications de chacun sur ce site.
Pour l'instant ce dernier point n'a sucité l'intérêt que des Israëliens, et a été refusé par les Palestiniens.
Moshe Amirav a de plus déclaré à David Bedein que ces accords devaient être appliqués sous peu, dès la fin des négociations de Taba, et que les spécialistes seraient alors à la disposition des journalistes pour répondre à toutes leurs questions.