Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Juif de Provence

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L'auteur : Danièle Inancu
Elève de Georges Duby, chargée de recherche au CNRS, Docteur d'état de l'Université de Provence. Danièle Iancu est auteur d'ouvrage et de nombreux articles sur les juifs de Provence.

Le livre
Au XVe siècle, au temps du roi René, le comté de Povence, plus tolérant que les terres de France ou du Languedoc, abrite une communauté juive essentiellement urbaine qui participe activement à la vie économique du Comté dans l'artisanat, le négoce, le prêt la médecine.
Mais déjà des menaces planent sur cette communauté séculaire: aux quelques conversions forcées succéde bientôt un mouvement de conversions lent et régulier qui s'accélère lors des mesures de bannissement prononcées contre les juifs en 1500-1501.
Danièle Iancu retrace, à travers la documentation étonnament vivante fournie par les notaires chrétiens de l'époque, l'existence au quotidien de ce jaudaïsme provencal.
Edition Albin-Michel

Ethnique juive et modernité

ethique.gifEthique juive et modernité

Grande figure du judaïsme mondial, Alexandre safran a été, dés 1940, Grand Rabbin de Roumanie, puis de Genève.
Immense érudit, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la pensée juive et la Kabbale, notamment.
Ce nouvel ouvrage est un recueil de textes sur les questions que soulève l'évolution de la société actuelle : transformation du travail qui apporte de réels progrés, mais également un chômage qui prive l'homme de sa dignité et met en péril sa survie ; mutation des villes qui deviennent des agglomérations gigantesques où régnent l'anonymat et le cloisonnement social ; éclatement d'une société qui semble prôner l'importance des seuls échanges économiques et monétaires.
L'homme d'aujourd'hui semble aller vers ce "toujours plus" sans se soucier des modifications essentielles que cela entraîne pour sa vie. Doit-il poursuivre cette course "suicidaire" comme une fatalité ou peut-il encore réagir ?
A la lumière des conceptions juive de l'homme et de la société, l'auteur nous exhorte à trouver l'équilibre entre la propriété et l'équité, entre l'individu et celui de la société. Il ne s'agit pas de rejeter la technologie et la science, mais d'en user avec responsabilité, c'est à dire en vertu d'une éthique issue dela Révélation.
Edition Albin Michel

 


Extrait du livre p.43, p.44, p.45

(sic) Rabbi 'Hanania ben Akachia disait : "Le saint , bénit soit-Il, a voulu rendre Israël méritant et c'est pourquoi Il lui a donné de nombreux (enseignements) de la Tora et de nombreuses mitsvot." Voici comment Maïmonide explique le propos de Rabbi 'Hanania : "les mistvot étant nombreuses, il n'est pas possible qu'un homme, une fois dans sa vie n'accomplisse au moins l'une d'entre elles dans toute sa mesure et dans son intégralité. Et de l'accomplissement de cette mitsva son âme vit."

(sic) "Il n'y a personne en Israël qui "ne se réserve sa mitsva" "qui ne soit aattaché à une mitsva","qui n'accomplisse une mitsva comme il convient", une mitsva de qualité, une mitsva à laquelle il porte une attention particulière, car elle correspond à la racine de son âme.

(sic) "Une seule mitsva peut donc permettre d'atteindre la perfection humaine. C'est la générosité divine qui est à l'origine du grand nombre de mitsvot inscrite dans la Tora. Chaque membre d'Israël peut acquérir le monde à venir grâce à une seule de ces mitsvot, quelle qu'elle soit." (sic) "Chacun en Israël a part au monde à venir."

(sic) Je m'adresse à celui qui "se joint à la collectivité d'Israël, et que nous devons aimer, même s'il commet toutes les trangressions possibles en succombant à sa misérable inclination" Cet homme qui, disent les sages du Talmud, "agit en communion avec son peuple". C'est le bien de cet homme en Israël qui nous importe, "c'est de lui que nous nous soucions, dont nous sommes responsables et solidaires", et c'est lui "qu'il nous est ordonné d'aimer, d'un amour qui provient du Bien caché en lui"

Le Roi, le Sage et le Bouffon

bouffon.gif Un livre merveilleux comme il en existe trés peu.
Empli de sagesse, de vérité enfouies; voici toutes les religions du monde au rendez-vous .
Suite à d'étranges rêves, le Roi d'un pays lointain, conseillé par son Sage et son Bouffon, décide de convoquer le premier Grand Tournoi de la Vérité. les concurrents sont des athlètes de haut niveau; leur discipline sont l'athéisme et les grandes religions du monde. A la recherche de la Beauté éternelle et de la Sagesse véritable, ils mettront tout en oeuvre pour se dépasser et communiquer le meilleur d'eux-mêmes.
Mais que se passe-t-il quand un juif, un chrétien, un musulman, un hindou, un boudhiste, et un athée se rencontrent ?
Qui sortira vainqueur de cette compétietion ?
Une fable brillante et pleine d'humour, où les religions sont au coeur de ce récit passionnant.
Un livre trés accessible, particulièrement objectif concernant les différentes religions, pour le judaisme en particulier la connaissance est riche sans être ennuyeuse, et tout à fait contemporaine , on y trouve même un passage de Léon Askenazi (Manitou).
A lire absolument!

Le Roi, le Sage et le Bouffon de Shafique Keshavjee.. Edition du Seuil info@lliancefr.com

 


Extrait p 152.
"L'orgueil du savoir est pire que l'ignorance. Chercher vaut mieux que trouver. L'autosuffisance est pire que la faim. Le pélerinage vaut mieux que la stabilité. Le propre des faux dieux est d'offrir sans trop d'efforts des biens qui assouvissent passagèrement les besoins les plus faciles à éveiller en l'homme."
Le dieu Pouvoir dit "Prosterne-toi devant moi et tu seras puissant! Alors tu domineras qui tu voudras. "
Le dieu Avoir dit "Accumule! Accumule et tu seras riche! Alors jamais rien ne te manquera" .
Le dieu Célébrité dit "Reussis ta vie en écrasant les aures! Alors ta mémoire durera éternellement."
Le dieu Plaisir dit "Jouis sans t'inquiéter de réjouir! Alors tu seras comblé". Le dieu Spectacle dit : "Fuis dans l'irréel et le virtuel ! Alors tu seras invulnérable."
Mais Elohim, le Dieu des dieux, nous dit "Cherchez-moi et vivez".
"Selon le Talmud (Maccoth 24 a) cette parole du livre d'Amos au chapitre 5, verset 4, résume les six cent treize commandements qui furent révélés à Moïse:
"Cherchez la Source suprême de tout pouvoir et de tout savoir, de toute célébrité, de tout plaisir et de tout spectacle et vivez! Vivez dans la sainteté et la génénérosité, dans l'humilité, la réjouissance et l'émerveillement. Cherchez ma Torah, ma Loi qui vous indique la Voie, et vous serez heureux."Cherchez... comme un jeune-homme cherche sa bien-aimée...

Le Guide

Le Guide

Une nuit , un homme eut un rêve. Il rêva qu'il marchait le long d'une plage avec son Maître.
Dans le ciel, comme des flashes, il vit des scènes de sa vie.
Pour chaque scène, il remarqua sur le sable deux paire de pas: l'une était la sienne, l'autre celle de son Guide.
Lorsque la dernière scène de sa vie apparût devant ses yeux. Il regarda en arrière ces marques de pas sur le sable. Il remarqua que souvent, tout au long du chemin de sa vie, il n'y avait eu qu'une seule trace... Il vit aussi que cela arrivait dans les moments les plus difficiles et douleureux de sa vie... Ceci l'ennuya, et il demanda à son Maître:

- Maître, lorsque j'ai décidé de te suivre , tu m'avais dit que tu marcherais avec moi tout au long du chemin. Mais j'ai remarqué que pendant les moments les plus difficiles de ma vie, il y avait seulement une paire d'empreintes de pieds... Je ne comprends pas pourquoi tu m'aurais quitté lorsque j'en avais le plus besoin...
Le Maître répondit :
- Mon enfant: tu as mal interprété ce que tu as vu. Il est vrai que durant le moments heureux je marchais à tes côtés et te montrais le chemin, mais lorsque les choses allaient mal..., c'est moi qui te portais.

Extrait du livre "Rencontre avec l'Ange" d'Anne Marie Lionnet et Jean-Paul Sermonte
Editions"Age du verseau"

Un ange

                                       Un ange...

Quand un ange vous souri, rendez-lui son sourire et il fera de votre coeur une étoile. Mais, se plaindront les grincheux et les mélancoliques, il n' y a pas d'anges sur la terre. Ils se trompent. la terre est peuplée d'anges. N'attendez pas d'être au ciel pour les rencontrer. Ils sont nombreux à vivre parmi nous. Comment les reconnaître ? Tous ont ce signe particulier: une petite lueur dans les yeux et dans le dessin de leur sourire. C'est éclat s'appelle la bonté.
Quand vous rencontrerez la bonté, la bonté qui se joue des races et des langues, mais qui ne se moque ni de l'opulence, ni du dénuement, ni du savoir, ni de la pauvre ignorance, ni de la puissance, ni de la sereine humilité. Quand vous rencontrez la bonté, dites-vous "J'ai affaire à un ange ". Alors rendez lui son sourire et cet ange-là se dira peut-être à son tour : "J'ai affaire à un ange".
Jean-Paul Sermonte "rencontre avec l'ange

La pleurante des rues de Prague

Le texte qui suit, a été choisi par Eve Pelerins.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'auteur écrivez à Eve
Havah@alliancefr.com

Sylvie Germain

La pleurante des rues de Prague
Folio n° 2590,p. 89

" Nous sommes faits de la chair des autres. Il y a ces deux corps qui nous précédèrent comme de toute éternité, qui nous ont engendré, - ceux des parents. Il y a ceux qui grandirent à nos côtés, nés des mêmes parents, porteurs d'une même mémoire enfouie, obscure, dans la chair et le sang,
- ceux de la fratrie. Il y a ceux qui s'engendrent à leur tour de notre propre chair, ces corps enfants qu'il faut longtemps veiller, nourrir et protéger pour les laisser mûrir et croître jusqu'à ce qu'ils se détachent de nous et s'en aillent d'une démarche ferme au-delà des frontières que nous avions tracées. Tous nous demeurent consubstantiels.

Et il y a cet être qui surgit soudain, venu d'ailleurs, qui se détache un jour de la foule et vient à notre rencontre, s'approche tout près de nous. Qui s'approche si près que son souffle se mêle au nôtre, que son visage se glisse en nous. C'est l'amant, c'est l'amante, qui se fait notre corps compagnon. Notre corps second. Et qui, bien qu'étranger, parce qu'étranger, nous devient aussi consubstantiel, par les voies du désir qui coupent à l'oblique celles de la filiation.

Pour l'avoir contemplé, enlacé, caressé, pour avoir dormi tout contre lui, dans sa chaleur et son odeur, pour l'avoir désiré d'un désir encore accru au comble même de son assouvissement, on le connaît, cet autre, comme nul ne le connaît, - comme nul autre ne peut ni ne doit le connaître.

Il est sacré, le corps de l'amant, de l'amante, il est pur, jusque dans les fougues et les râles du désir s'accomplissant. Il est notre secret, notre orgueil et notre bonheur. Bonheur fertile qui féconde tous nos autres instants de bonheur, tous nos autres élans vers le monde, vers les choses et les êtres. Il est la stèle dressée tout le long du chemin, à chaque carrefour ; la stèle dont le texte se renouvelle sans cesse et dont on ne se lasse pas de recommencer la lecture, avec les doigts, avec les lèvres, autant qu'avec les yeux.

On le croyait nôtre, inséparable, d'une indéfectible complicité, ce corps second. On se leurrait. Le voilà qui s'en va, nous renie, nous oublie. Et la douleur pénètre dans chaque pore de la peau, elle s'insinue partout, et la raison, que l'on tâche pourtant d'endurcir, éclate, s'effrite. La raison ne veut plus rien entendre, c'est l'épouvante. On se heurte à l'absence de l'autre, on ne sait plus où aller, où se cacher, où fuir. On s'humilie, on se surprend à épier, éperdument, sa silhouette dans la rue, dans la foule, à sursauter au moindre bruit, comme s'il s'en revenait ; tous les pas sont ses pas. Mais lui, elle, marche ailleurs, si loin de nous, indifférent. On l'accuse, le maudit, l'injurie, mais le pardon déjà se trame au fond de nous. On voudrait mourir, mais on perdure, tendu dans le désir fou de le revoir. Encore une fois, juste une fois, rien qu'une fois. On le hait, mais on l'appelle avec l'immense patience, et douleur et amour des prophètes rappelant leur peuple frivole à la fidélité. On se moque, on médit de l'infidèle, - on blasphème, mais un mendiant recroquevillé au fond de nous lui tend la main, l'implore.

Et l'on s'envole, à cheval sur son nom ; on dérive vers les cimes glacées du silence où se gèlent nos larmes, nos appels. On tremble, on est si nu, on a si froid. On supplie l'autre de venir vêtir notre nudité de son corps. On est si nu, que l'on est écorché, à moitié dépeaussé. On est nu jusqu'au coeur. Et l'on se sent petit, infiniment, laid, tout ratatiné de chagrin et de froid, indésirable à soi-même, à tous, de n'être plus désiré par l'autre.

L'autre qui jamais ne reviendra. "

Edito

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livres.gifL'écriture dans tous ses sens ainsi pourrai se nommer cette rubrique,où poètes et écrivains,
se rencontrent,se ressemblent,se rassemblent,
à travers une même émotion celle de la transmission.
Elie Wiesel a dit : "le Talmud d'aujourd'hui ce sont
tous les livres,tous les textes qui traitent du judaïsme
ce sont là les nouvelles pages du Talmud.
Et si il se contredisent c'est pour mieux se rencontrer.C'est avec bonheur que nous vous nos nouvelles pages  du Talmud .
Claudine Douillet

Tichri: 5760

(Horaires pour Paris et la Région Parisienne)


Dimanche 20 septembre 1998 : Veille de Roch Hachana 5759
(pour la région parisienne)

Pour des horaires précis veuillez vous référer au site d'Aharon Altabé notre nouveau collaborateur
http://web.club-internet.fr/aharon/

Allumage des bougies : 19 h30

Arvit : 19h30


Lundi 21 Septembre 1998: 1er jour de Roch Hachana 5759
Minha : 18 h 00
suivi
Tachlikh
Allumage des bougies : 20h31


Mardi 22 Septembre 1998: 2 eme jour de Roch Hachana 5759
Minha : 18 h 00
fin de la fête :
20 h31



Mercredi 23 Septembre 1998: Jeûne de Guedalia
Matin : Début du jeûne : 06 h 01
Soir : Fin du jeûne : 20 h 29


Mardi 29 Septembre 1998 : Veille de Kipour 5759

Après-midi - Minha 14 h 30

Début du jeûne : 18 h 45

Allumage des bougies : 19 h18

Soir : Kol Nidré et Arvit 19 h 00

Mercredi 30 Septembre 1998: Yom Kipour 5759

Matin : Chaharit 07 h 30

Après-midi : Yizkor 14 h 00

Neïla 18 h 30

Sonnerie du Choffar 19 h 51

Fin du jeûne 20 h 14


Chana Tova

Gmar Khatima Tova . Puissiez vous être tous et toutes inscrits dans
Le Livre de la Vie

Michel Boujenah

Michel Boujenah Le Magnifique

Interview réalisée par Claudine Douillet et Nathalie Zylberman

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Il traverse le couloir accompagné de deux de ses techniciens, Michel Boujenah vient de finir de faire sa balance du son, sur la scène du thêatre de Lagny-sur-Marne ,pour le spectacle de ce soir " les Magnifiques".
Il prend siège avec nous, comme un copain, il écoute d'abord les messages de son portable et nous raconte en même temps l'anecdote d'une journaliste suisse, puis téléphone à un de ses amis, sans se rendre compte, il nous fait renter dans une partie de sa vie.
Puis en raccrochant avec cet ami, il nous explique, "c'est un bon ami, très bon ami, très riche," Sourire entendu de notre part " non... je n'ai que deux amis très riches....mais ils veulent tous les deux investir dans ce que je fais,
et je ne veux pas !" "je leur ait dit que je préfère compter sur eux en cas de problème, c'est ça l'amitié"
" Il ne faut jamais faire des affaires avec des amis !" "dans mon dernier film je leur ai permis d'investir 50 euros pour leur faire plaisir...."

On est tout de suite séduit par sa gentillesse, il semble à l'aise, il nous parle comme à des amis, le vouvoiement de convenance en devient encombrant.

Et puis l'homme s'anime,ses grands yeux s'ouvre sur un océan de réflexions, chaque mot l'interpelle, il se découvre, il nous révèle sa complexité et profondeur de pensée, sa vie d'artiste, sa façon de la vivre, "Il n'est pas ambitieux, il ne cherche pas à séduire à tout prix, bien sûr qu'il aime lorsque l'on aime ce qu'il fait, lorsque l'on l' aime tout court .

L'essentiel selon lui est d'avoir la satisfaction de faire ce que l'on aime, pour soi d'abord et tant mieux si cela plaît à d'autres, pas de vouloir être le premier sinon rien.
Il plaint cette génération "star-ac", lorsqu'il voit ces jeunes débarqués dans ce métier avec les yeux emplis d'étoiles et les mains vides.
Il leur demande " Mais pourquoi tu veux faire ce métier ?" " Pour être connu, reconnu" invariablement son conseil est de les décourager, "Ce métier est le plus difficile au monde dit-il le plus dur au monde,je suis heureux profondément heureux d'être encore là après 20 ans"
Il veut continuer le plus longtemps possible dit-il, de communiquer avec son public son expérience, ses leçons de vie, cet amour, ce désespoir aussi.
" Vous auriez pu tout aussi bien être un écrivain ? "
" Non ,car j'appartiens à la tradition orale..."
Il nous raconte, il nous explique le sens de la Paracha,(pagraphe de la Bible que le garçon agé de 13 ans doit apprendre par coeur pour le jour de communion) " chaque garçon lorsqu'il fait sa bar-mitzva, apprend par coeur, un bout de la Thora correspondant à sa date de naissance. Pourquoi ? parce que si un jour on n'a plus de thora écrite en rassemblant les enfants alors nous avons toute la thora ..."
Ses racines semblent être ses ailes. Il traduit en peu de mot toute une histoire, notre histoire.
C'est un conteur merveilleux dans le respect cette tradition orientale dont il est issu et profondément pétri.
il captive son auditoir, nous sommes suspendu à ses mots, nous avons l'intuition qu'il va nous faire découvrir quelque chose d'essentiel.
Son humour, sa façon de nous parler, est celle d'un sage, je lui fait remarquer :
" Ce qui veut dire que je suis vieux ?"
Il ne souhaite pas être rassuré, juste que je comprenne...
" Non que vous êtes sage, d'ailleurs en hébreu le mot Zaquen ne veut pas dire vieux, mais sage"
L'humour est le véhicule, le support ,qu'il a choisit pour parler de choses graves.
L'identité thème essentiel est la partie la plus émouvante de son spectacle.
Au fils renégat, qui change de nom, de lieu, tentant de changer d'identité, de ressembler aux autres. le père juif tunisien dit "mon fils, tu as changé d'enveloppe mais cette enveloppe est vide, car tu n'as pas la lettre."
" N'oublie jamais ,mon fils ,que dans la vie on nous donne un clou, et même si ce clou est rouillé, même si il est tordu, tu dois continuer à l'enfoncer, tout le temps et toujours le même"
Son sens de la parabole, nous rattache avec émotion à nos propres valeurs, ne jamais oublier qui nous sommes,que cela nous plaise ou pas .
Je ne saurais pas définir Michel Boujenah ,encore aujourd'hui, et je pense qu'il en sera heureux, il n'aime pas être étiquetté, catalogué mais je sais que j'aurais voulu discuter avec lui encore longtemps, je ne sais pas si à la fin de cette discussion j'aurai ri ou pleurer, mais je parie fort pour les deux.
Claudine Douillet

Aviv Guefen

AVIV GUEFEN "GÉNÉRATION FOUTUE"

 

Il était une fois un petit garçon...ainsi pourrait commencer l'histoire de cet étrange garçon devenu le symbole de la jeunesse israèlienne.
Le film présenté au festival du cinéma israèlien "Génération foutue"nous retrace l'histoire peu banale de cette idole malgré lui, vibrant au même rythme, à la même douleur que cette jeunesse paumée, partagée entre un désir ardent de paix et d'amour, et confrontée à une actualité de plus en plus écrasante.


Aviv Guefen, est un homme aujourd'hui, qui assume ses choix, même si il semble être plus porté par les événements, et par un public en délire, il est mesuré ,à l'écoute de chacun, animé d'une sagesse intérieure qui semble paradoxale , lorsqu'on le voit sur scène maquillé, déshabillé, bref une somme de détails qui tentent de masquer cet être pétri d'une extrême sensibilité.

il dit en vouloir à ses parents tout au long du film, de ne pas avoir eu le foyer qu'il souhaitait, pourtant sa famille, son père, sa mère, sa soeur, restent ses remparts,cet amour , ce lien indéfectible, se devine au fil des images, nous émeut, nous accable par son authenticité.

il ne se présente pas dans le film comme un artiste fier de son art, il raconte sa vie d'enfant, ses première chansons adressées à un père défaillant, à une mère démissionnaire mais qu'il l'aime passionnèment .


Il va jusqu'à se moquer de lui sur scène, scandant avec son public les quolibets que l'on colporte sur lui, un artiste qui n'est pas égotique n'est pas un artiste dit-on, deviendrai-t-il un messager ?


Messager d'une jeunesse qui a perdu l'espoir d'un avenir radieux tant espéré sur cette terre promise.

Pour plus d'information sur Aviv Guefen voici un site trés complet sur la discographie du chanteur et des superbes photos.

Il raconte aussi, comment invité à la manifestation de la paix de Rabin, il choisit pour ce soir si particulier, une chanson au titre incongru de prime abord " je viens pleurer un ami" chanson ô combien prophétique quand on sait, qu'il sera le dernier à avoir serré Rabin dans ses bras.
J'étais incapable d'en choisir une autre tentera-t-il d'expliquer ce qui ne s'explique pas.
Ce fût un hommage rendu du vivant à Rabin,

Nathalie Zylberman de Vallée Fm et moi-même avons réalisé cet entretien et malgré les conditions assez difficiles, il fait partie de ceux que l'on oublie pas, l'impression d'avoir touché quelque chose dépassant le réel, la certitude que cette génération n'est pas foutue pour tout le monde.
Elle porte en elle le véritable message de la vie., la paix, l'égalité, quand Aviv Guefen s'exclame après la projection de son film, face à cette salle comble venu l'applaudire, l'acclamer, si loin de chez lui " Nous n'avons pas le droit de contrôler les arabes". C'est une évidence éclatante engluée pourtant dans une actualité noire.


Aviv Guefen, était jusqu'à ce jour, pour moi un chanteur un peu extravaguant, représentant une tendance d'une jeunesse en perte de repères, il exprime avant tout avecce visage encore enfant, cette infinie tristesse, espérance aussi de tout un peuple qui continue à panser ses blessures. .

video[aviv1a.mov,aviv1b.mov,aviv2.mov,aviv2b.mov,aviv3a.mov]video

 

Claudine Douillet