Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Le gouvernement afghan mène la guerre aux femmes.

           Le gouvernement afghan mène la guerre aux femmes



La situation s'est détériorée a un tel point que dans un éditorial du Times, quelqu'un a comparé le traitement des femmes la-bas au traitement des juifs dans la Pologne du pre-holocauste.
Depuis la prise de pouvoir des Taliban en 1996, les femmes doivent porter le burqua, sont battues et lapidées en public si elles n'ont pas l'habit adéquat, ne fut-ce que si le filet ne couvre pas leurs yeux.
Une femme a été battue a mort par une foule de fondamentalistes pour avoir incidemment exposé son bras en conduisant. Une autre a été lapidée a mort pour avoir tenté de quitter le pays avec un homme qui ne faisait pas partie de sa famille.
Les femmes ne sont pas autorisées a travailler ni même a sortir sans un parent de sexe masculin.
Les femmes qui travaillent en tant que professeurs, traductrices, médecins, avocates, artistes et écrivains ont été contraintes de quitter leur travail et ont été renvoyées à la maison, de sorte que les dépressions deviennent tellement répandues que le phénomène a atteint un seuil d'urgence.
Il n'est pas possible dans une société islamique à l'extrême de connaître le taux de suicide avec certitude, mais les représentants d'organismes humanitaires estiment que pour les femmes, qui ne parviennent pas à
trouver les médicaments et traitements adéquats pour dépression grave et préféreraient mourir que vivre dans ces conditions, le taux a augmenté de manière significative.

Les maisons occupées par des femmes doivent avoir leurs fenêtres peintes de sorte que les femmes ne puissent jamais être vues de l'extérieur.
Elles doivent porter des chaussures qui ne font pas de bruit, de manière à ne jamais être entendues.
Les femmes craignent pour leur vie à la moindre " mauvaise conduite". Le travail leur étant interdit, les femmes célibataires ou sans membres de la famille de sexe masculin meurent de faim ou mendient
dans la rue, fussent-elles titulaires d'un doctorat.

Il n'y a pratiquement pas de traitements médicaux disponibles pour les femmes, et les représentants d'organismes humanitaires ont pour la plupart quitté le pays.
Dans l'un des rares hôpitaux pour femmes, un journaliste à trouvé des corps immobiles, presque sans vie, couchés sur des lits, enveloppés dans leur burqua, réticents à parler, à manger ou à faire quoi que ce soit,
dépérissant à petit feu.
D'autres sont devenues folles. On les a vues tapies dans des coins, se balançant ou pleurant, pour la plupart, de peur. Un médecin envisage de laisser ces femmes face a la résidence du Président en signe de protestation pacifique quand le peu de médicaments restant sera épuisé.

La situation est arrivée à un point ou le terme "violations des droits humains " est un euphémisme.
Les maris ont droit de vie et de mort sur les femmes de la famille, en particulier sur leurs épouses, mais une foule en colère a tout autant le droit de lapider ou de battre une femme, souvent jusqu'à ce que mort
s'en suive, pour avoir exposé une once de chair ou avoir offensé l'un d'entre eux de la manière la plus insignifiante.

Selon David Cornwell, les Occidentaux ne devraient pas juger le peuple afghan pour ces traitements car cela fait partie de leur "culture", ce qui est faux : jusqu'en 1996, les femmes jouissaient d'une relative liberté pour
travailler, généralement pour s'habiller comme elles le souhaitaient, pour conduire et apparaître seules en public.
La rapidité de la transition constitue la raison principale des dépressions et des suicides. Les femmes qui par le passé, étaient éducatrices ou médecins, ou qui simplement étaient habituées a des libertés humaines
basiques, sont à présent durement réprimées et traitées comme des sous-êtres, au nom de l'islam fondamentaliste et rétrograde.
Il ne s'agit pas de tradition ou de culture, au contraire. Les mesures sont extrêmes, même pour les cultures ou le fondamentalisme constitue la règle.

Par ailleurs, s'il était possible de tout excuser par la culture, nous ne devrions pas être horrifies de ce que les Carthaginois sacrifiaient leurs nouveaux-nés, de ce que des petites filles sont excisées dans certaines régions d'Afrique, de ce que les noirs dans les années 30, au fin fond des États-Unis étaient lynches, interdits de vote, et forcés à se soumettre a des lois racistes. Tout être humain a le droit à une existence tolérable,
y compris les femmes d'un pays musulman situé dans une partie du monde que les Occidentaux ne comprennent pas.

Si nous pouvons user de menaces militaires au Kosovo au nom des droits humains des Albanais, l'OTAN et l'Occident peuvent certainement dénoncer pacifiquement le scandale de l'oppression, du meurtre et de
l'injustice commis a l'encontre des femmes par les Taliban.

La question d'Abu Dis et son importance sur le processus de paix

         La question d'Abu Dis et son importance sur le processus de paix

Le 27 avril dernier, Ehud Barak faisait connaître à la presse, par l'intermédiaire du journal Ha'aretz, son intention de faire passer le village d'Abou Dis, situé près de Jérusalem, sous contrôle palestinien. La cession de ce village était présentée comme une "mikdama" sur le troisième retrait israëlien, soit une avance sur le compte du retrait. On ne citait pourtant pas le porte parole officiel qui avait transmis l'information au journal, ce qui attirait d'abord notre attention comme une anomalie significative: pourquoi prendre cette précaution s'il s'agissait d'un village parmi tant d'autres? Depuis le 27 avril, je cherchais des renseignements sur ce village en pensant que l'explication était peut-être historique. En effet, certains villages palestiniens avaient été selon les Palestiniens le lieu de massacre lors de la guerre d'indépendence, et je pensais que cela pouvait expliquer à la fois l'importance de cette cession, l'insistance du joural Ha'aretz à centrer l'attention du lecteur, en première page, sur un village a priori insignifiant. L'article parlait de la déciion de Barak de présenter cette décision au cabinet de la sécurité, ainsi que "d'autres décisions dramatiques" (citation de la source officielle.

Petit à petit, les informations que je réunissais me confirmait l'importance de l'événement et ses implications.

Le village d'Abu Dis était déjà situé en zone B, c'est-à-dire en zone contrôlée par l'administration palestinienne, et la cession dont il s'agissait consistait en fait à le faire passer dans le territoire de zone A, soit un territoire de contrôle entièrement palestinien, fondement de l'état palestinien futur. Le village d'Abu Dis jouxte Jérusalem, situé entre Talpiot Mizrah et Ras El Amoud. Enfin, ce village aux portes de Jérusalem, plus proche encore que Bethlehem dont on regrettait la proximité à moins de dix minutes de voiture, doit selon nos dernières informations non seulement être une part intégrale du future état palestinien, mais constituer la future part de Jérusalem concédée dans le but d'être la capitale de l'état palestinien.

La petite information nonchalament lancée à la presse le 27 avril consistait donc dans les faits à annoncer que le partage de Jérusalem était lancé, et que le gouvernement avait accepté le principe d'une capitale à deux têtes, et d'un état palestinien jouxtant le territoire de l'état d'Israël. A posteriori, tout nous laisse à penser que ces décisions étaient même prises de longue date, ce qui explique la tohu-bohu suscité par les constructions sur la colline de Ras El Amoud, pourtant juive. Mon opinion personelle me pousse à penser que les Palestiniens comptaient annexer cette colline là aussi, ce qui permettait, dans leur perspective, d'affermir cette enclave, en joignant Abou Dis à Ras El Ahmoud, mais ce qui, dans la perspective de l'état d'Israël, aurait abouti à encercler encore un peu plus Jérusalem, avec d'un côté Ras-El Amoud, Abou-Dis, un peu plus loin, en pivotant, Bethlehem, et terminant ce cercle, Jéricho à quinze minutes de voiture. Construire la paix me semble devoir être l'établissement d'une situation stable, et non un découpage qui peut engager l'autre partie à pousser plus loin son avantage.

La différence de perspectives entre deux parties négociant les pourparlers de paix est une affaire naturelle et entendue, et je ne cherche pas ici à donner raison ou tord aux Palestiniens, qui défendent leurs propres intérêts. Je me permet d'énoncer ici une critique personelle, en regrettant que cette partie des accords de paix, absente de tous les accords écrits, n'ait jamais été soumise à l'accord de la knesset. Cette technique diplomatique a été tout d'abord utilisée par Kissinger, qui procédait par accords secrets avant de mettre le Congrès américain devant le fait accompli et de la faire avaliser ses décisions. Il semble bien que ce soit là la clé de nombreuses décisions prises par Rabin que doit à présent respecter Ehud Barak bien qu'aucun texte officiel ne les mentionne. On peut tout de même se demander si une question aussi importante que celle de Jérusalem ne méritait pas d'être présentée à la knesset.

Le financement de la paix au proche Orient, et le détournement des bonnes intentions.

 Le financement de la paix au proche Orient, et le détournement des bonnes intentions

Tout le monde sait que l'Union européene a pris la décision de soutenir le processus de paix au Moyen Orient. Rares sont ceux qui connaissent les modalités de l'application de cette décision.

Il faut suivre l'information régulièrement pour recevoir par bribes des détails de cette application. C'est ainsi qu'on apprend d'un discours présidentiel français que la France paye les fraîs de la télévision palestinienne. C'est en enquêtant en Israêl, qu'on découvre que la Hollande finance une part de l'éducation palestinienne.

Or ces deux pays ne savent visiblement pas la façon dont leurs fonds sont gérés, et dans quelles mesures cette aide est utilisée ou non à bon escient. C'est à croire qu'aucun suivi n'a été mis en place avec cette aide, aucun contrôle établi pour s'assurer qu'une aide pour la paix aille effectivement dans le sens de la paix.

En ce qui concerne la France et son aide particulière vis-à-vis d'un média essentiel dans une partie du monde où l'analphabétisme a fait de la télévision l'équivalent moderne du chef ou de l'ancien du village énonçant la vérité, il nous est apparu vital de rappeller ici des éléments connus des Israêliens mais pas encore assez des Européens.

La télévision palestinienne, que l'on peut capter dans de nombreuses parties d'Israël diffuse des programmes anti-juifs, anti-israëliens, et révisionistes de l'histoire ancienne, dont le but avoué est de nier tout droit et toute légitimité à la présence des Juifs au Moyen Orient. Ces programmes se font au vu et au su du Vatican, présent au Moyen Orient par l'intermédiaire de ses représentants pontificaux, mais aussi au nez et à la barbe de tous les pays européens présents par leur ambassade en Israël.

On y apprend, par exemple, que les fouilles diverses ayant eu lieu dans tout le pays, n'ont abouti à trouver aucune preuve d'une présence ancienne juive. Le Mont du Temple de Jérusalem n'a jamais été le mont du Temple, de sorte que les Juifs n'ont rien à faire à Jérusalem. Les Hébreux n'ont pas vécu en Judée ou en Samarie, ni même en Israël, mais au Yemen, d'où le nom de la tribu de Binyamin, selon un éminent professeur palestinien, qui signifierait, fils du Yemen. Et puis d'ailleurs, les Hébreux n'étaient pas juifs, ils étaient une tribu arabe parmi tant d'autres, ce qui montre bien que les Juifs n'ont rien à faire en Israël. Une autre émission dirigée par un éminent historien palestinien nous apprend que le personnage appellé Abraham dans la Bible n'aurait rien à voir avec son homologue du Coran. Quant au fait qu'Abraham achète une tombe pour Sarah à Hébron aux fils de Hor, il faut comprendre que c'est là la preuve historique que Hébro n'appartient pas aux Juifs, mais à ces ancêtres des Palestiniens.

On ne mentionne pas, bien sûr, l'hypothèse historique faite pas des historiens occidentaux que les Palestiniens seraient eux-mêmes des "Philistins" (Plishtim) d'origine, installés sur les côtes, et ayant profité de l'invasion romaine et de la déportation des Juifs pour s'installer dans le pays. On est en pur pan-arabisme primitif, à l'état brut, sans une pincée d'auto-critique.

Une autre émission exalte comme "marthyrs" les auteurs d'attentats contre les autobus ou les écoles israëliennes, et propose sous forme de Quizz avec des prix alléchants en monnaie trébuchante une vérification de l'apprentissage systématique des informations par les enfants. Enfin, les bulletins d'information se font fort de montrer les camps d'été des enfants où le maniement des armes et les exercices militaires sont enseignés depuis longtemps et n'ont plus de secret pour ces enfants dont la plupart n'ont pas encore dix ans...

Tout cela serait normal si nous étions en période de guerre, et si la télévision palestinienne était financée par l'autorité palestinienne. Libre alors à chacun de dire ce qu'il souhaite. Le problème commence dans un contexte où l'autorité palestinienne s'est engagée par les traités du processus de paix, et de façon répétée (à Oslo, Madrid, Hébron, Wye), à condamner et empêcher toute incitation à la violence, à la guerre, et à la haine de l'autre parti, c'est-à-dire des Juifs et des Palestiniens. Le problème se complique si l'on conidère que la France finance cette télévision dans la perspective du processus de paix, et non dans un processus de guerre, et qu'elle n'exige pas un changement de cette propagande de haine.

Le problème s'amplifie si l'on considère le comportement ambigü d'hommes politiques israëliens de tout bord, qui ferment les yeux sur ces phénomènes en les considérant comme négligeables, alors que l'aducation pour la paix ne peut se faire sans corriger les souces mêmes de l'information.

Dans la même optique contradictoire, la Hollande, pays pacificque et proche d'Israël s'il en est, a placé à la tête du responsable de sa délégation à l'éducation dans les territoires palestiniens un Palestinien, et non un Hollandais, ce qui ne poserait aucun problème si les accords de non-incitation à la violence étaient respectés. Les Palestiniens ont en effet abandonné les manuels scolaires en arabe dont s'étaient servis les Israëliens pendat des années, et qui n'étaient que les anciens manuels jordaniens expurgés de la haine raciale anti-juive. Les Palestiniens ont repris les aciens manuels jordaniens en ajoutant des passages de leur propore compisition qui en font des manuels de haine et d'appren tissage de la violence. Yasser Arafat a dû promettre à Bill Clinton il y a presque un an de remanier ces manuels, mais rien ne s'est passé. Et lorsque David Bedien, journaliste à Jérusalem, a voulu alerter les responsable hollandais délégué à l'éducation palestinienne, il s'est trouvé nez-à-nez avec un Palestinien qui lui a ri au nez.

La Hollande ferait bien de se rappeller qu'elle a déjà causé le malheur des Juifs bien involontairement dans le passé. La Hollande était un pays si ordonné que le registres policiers d'enregistrement de la population portaient non seulement les adresses personelles, mais les lieux de travail, et les personnes à contacter si les personnes recherchées n'étaient à aucun des lieux mentionnés sur les registres. Lorsque les Allemands décidèrent de déporter les Juifs hollandais, il leur suffit de se saisir de ces registres parfaits, et les rafles effectuées dans ce pays furent parmi les plus meurtrières de toute l'Europe.

La Hollande cherche à favoriser la paix, et elle a cru bien faire en mettant en place un personnel d'origine palestinienne pour effectuer les mesures décidées au parlement européen. La France a cru favoriser la paix en finançant la télévision palestinienne. Le résultat pourrait bien être à nouveau une perversion de la bonne volonté originelle en violence et en destruction: on n'enseigne jamais la haine sans qu'elle finisse par s'épancher par la violence.

Alliance vous propose donc de participer à une double pétition sur ces points qui sera remise aux gouvernements français et hollandais. Nous exigeons un contrôle des médias palestiniens par l'Europe pour une stricte application des accords de paix, et une correction immédiate des manuels scolaires palestiniens ainsi que Yasser Arafat s'y est engagé sans effet depuis un an.

Un docteur nazi relaxé pour la deuxième fois

Un docteur nazi, accusé d'avoir tué les enfants sous sa garde relaxé pour la deuxième fois

Le Dr Heinrich Gross était un jeune docteur nazi travaillant à la clinique fameurse Spiegelgrund, à Vienne, pendant la seconde guerre mondiale. Cette clinique était spécialisée dans les soins pour les handicappés physiques et les délinquents, deux catégories étrangement mêlées, et dont la présence simultanée en un même lieu permit à ce jeune nazi de multiplier son oeuvre de destruction. "Lorsqu'il entrait dans une cour, le silence tombait comme une chappe de plomb, se rappelle un des survivants de la clinique."

Le scandale éclatant atuellement à Vienne, consiste en la suspension "indéfinie" du procès pour la deuxième fois, après 30 minnutes de témoignages médicaux et 5 minutes de délibération. La cause de cette suspension du jugement équivalant à une amnistie est officiellement l'état de santé mentale du nazi concerné, qui paraisait amorphe et abattu pendant tout le procès, et que se releva avec un sourire adressé au juge à l'annonce du verdict. A première lecture, on est tenté de penser que cette amnistie est due au gouvernement composé du parti d'extrème droite actuellement au pouvoir en Autriche. Le problème est loin d'être aussi simple, car il s'agit là du deuxième jugement de ce cas, et si Gross a été protégé en Autriche, c'est depuis plus de trente ans, et par toute l'intelligentsia du pays comme par les gouvernements successifs et plus libéraux que le gouvernement actuel. Gross fut traîné une première fois devant les tribunaux en 1950, mais jugé selon la loi allemande, puisque l'Autriche était considéré comme un pays occupé pendant la guerre. La loi allemande considérant le meurtre d'enfant handicappés mentaux non pas comme un meurtre jusqu'à très récemment, gross fut acquitté. Il fit une carrière brillante, et devint mèdecin pédiatre spécialiste en neurologie, se joignant au parti socialiste, puis devenant expert médical auprès de la cour jusqu'en 1997. C'est à cette date qu'un article médical révéla enfin les roigines de sa "bibliothèque de cerveaux". Le Ministère autrichien de la Justice lança une enquête, et un examen des tissus cervicaux en question révéla la présence de poison, une preuve matérielle que les enfants avaient été assassinés.

Gross n'a pas été condamné parce que l'Autriche se sent coupable des méfaits d'une clinique ouvertement euthanasique où Gross ne constituait qu'un maillon dans la machine infernale. Gross nie les faits et prétend actuellement ne pas se souvenir de quoi que ce soit, mais peut importe son état de santé sénile, car il serait moins sénile, si les autorités ne l'avaient pas laissé vieillir en paix. Condamné et recherché pour ses crimes de guerre, la justice devrait à présent le condamner sur des faits et non en fonction de sa capacité à les reconnaître. Faut-il rappler qu'il avait euthanasié des handicappés mentaux sans guère se soucier de leur capacité à comprendre ce qui leur advenait? Les survivants s'estiment floués et doublement vaincus par Gross et le gouvernement.

Il nous semble qu'un autre point est entré en collision avec la justice, et qui a inversé l'ordre logique de son application.

Gross avait en effet constitué des réserves de tissus humains, et en particulier de cerveaux, à l'instar de l'Université de mèdecine de Berlin et de grandes universités du Reich, qui n'ont remis ces dépouilles aux services d'inhumation juifs il n'y a que quatre ans. Ces réserves ont permis au Docteur de continuer ses recherches après la guerre, et de faire des découvertes qui mettent actuellement tous les dirigeants mal à l'aise. Reconnaître les monstruosités perpétrées par Gross reviendrait à rconnaître officiellement les sources de ces tissus qui ont en définitive profité à toute la recherche autrichienne moderne et actuelle. Tout le monde s'est en quelque sorte nourri du meurtre anthropophage, et on préfère aquitter le monstre plutôt que d'avoir à débattre de l'utiliation des restes de ses victimes.

Il nous semble qu'un tel débat ne doit pas être évacué, qu'il est nécessaire d'admettre les progrès scientifiques effectués, sans pour autant admettre la façon dont ils ont eu lieu. Il est temps à présent de faire justice, d'enterrer dignement ces restes, et de condamner le bourreau. Une pétition internationale serait nécessaire, mais émanant de toutes les organisations humanitaires puisque les victimes n'étaient pas seulement juives, afin que le gouvernement autrichien actuel, qui prétend ne pas porter main forte aux néo-nazis, fasse la preuve de se bonne foi et condamne enfin le bourreau de Spiegelgrund, clinique euthanasique d'"enfants aux traits orientaux", (je cite ici Gross), mais aussi d'handicappés physiques et mentaux, et de délinquents.

Le crâne d'Hitler à Moscou

Le crâne d'Hitler exposé à Moscou

Une exposition officielle expose actuellement à Moscou la partie supérieure du crâne d'Hitler, où figure encore le trou de la balle qui l'aurait perforé. Les organisateurs de l'exposition ont déclaré avoir en leur possession d'autres parties du squelette d'Hitler, qu'ils n'ont pas exposées car elles étaient trop fragiles.

crane[1].gif

Hitler, on le sait,s'était réfugié dans son bunker à Berlin, et devant la chute imminente de la ville aux mains des troupes russes, se serait donné la mort avec Eva Braun, après avoir procédé à une cérémonie de mariage avec elle. Les sources historiques ont jusqu'ici suivi la version donnée par son biographe Werner Messer et fondée sur le rapport de l'aide de camp de Hitler, qui avait déclaré avoir reçu l'ordre de brûler les corps de Hitler et Eva Braun une fois le suicide accompli, le 30 avril 1945. Les sources russes ont toujoours affirmé avoir trouvé les deux corps avant que l'aide de camp n'ait eu le temps d'accomplir sa sinistre mission. Ce n'est qu'en 1993 cependant que le gouvernement russe déclara encore posséder ces restes. Selon la directrice de l'exposition Elia Borketvits, "il ne reste plus aucun doute sur l'authenticité de cette dépouille". Les responsables russes n'ont cependant pas précisé si les examens de véification de ces restes avaient compris des examens d'ADN.

Cette nouvelle remettant en cause la version officielle de la mort d'Hitler fondée sur le témoignage de son aide de camp remet en cause l'ensemble du rapport de celui-ci. En effet, si les faits sont faux quant à la destruction du corps du dictateur, on peut se demander si le reste de ce rapport était conforme à la vérité historique, ou constituait une version "commanditée". La deuxième question posée par cette affaire concerne l'identité du commanditaire d'une version fausse. On conçoit mal pourquoi Hitler aurait souhaiter cacher ces circonstances, ou quels pouvaient être les buts des alliés dans une telle requête, sinon peut-être dans le but d'empêcher un culte post-mortem de la dépouille d'Hitler.

D'un autre côté, l'intérêt d'une réécriture de l'histoire par les Russes n'est pas plus claire, car la possession du corps de Hitler n'ajoute rien au fait que Berlin ait été prise par les troupes russes. On peut donc conclure que les sources russes sont vraisemblablement justes, et que les alliés ont réécrit l'histoire dans le souci d'effacer toute trace du tyran, mais on souhaiterait que d'autres analyses soient faites et publiées, justifiant alors une nouvelle vérification historique des derniers jours du Reich.

Les questions qui se posent à propos du crâne et de la dépouille d'Hitler ne sont pas sans remettre en question l'histoire officielle confiée par les troupes alliées après la guerre autant que celle écrite par les historiens sur des témoignages qui n'étaient maleureusement plus fondés sur des preuves.

Ainsi, on sait à présent que les Américains autant que les alliés, tout en affirmant officiellement avoir organisé le procès nazi le plus important du siècle à Nüremberg, avaient mis en place des filières de sauvetage des savants nazis afin de profiter de leur avancée technique dans toutes sortes de domaines.

Les Russes comme les Américains donnèrent ainsi l'asil à des savants qui leur permirent, avec leur connaissance des fusées V2, de développer la course à l'espace, et la fusée Arianne, dont la France est si fière a elle aussi bénéficié de l'aide de tels "réfugiés".

Le mensonge possible concernant les derniers jours d'Hitler est donc problématique. Si la dépouille d'Hilter n'a pas été consummée par les flammes, on est en droit de même douter de son suicide. Et si quelqu'un avait intérêt à élaborer le mythe de cet auto-da-Fé, ne pouvait-on avoir le même intérêt à cacher son emprisonnement? Comment conciler l'image du dictateur mégalomane, qui ne se résignait pas à reconnaître la chute du Reich, la défaite militaire, avec celle d'un homme se suicidant?

Par ailleurs, la thèse que nous avons évoquée, selon laquelle la version officielle du corps brûlé permettait de nier au dictateur toute sépulture, et d'empêcher ainsi toute forme de pélérinage, est tout aussi problématique dans ses conséquences que l'effet recherché. Sans sépulture, Hitler devenait un mythe. Et comment concilier cette version avec le fait que le bunker d'Hitler à Berlin, fut lui conservé, et se voit transformé aujourd'hui en boite de nuit, dont on mesurer sans difficulté la dimension morbide, mais aussi la récupération de cette dimension de pélérinage dans une Allemagne où fleurit la théorie néo-nazie.

Simultanément l'exposition russe met à jour plus d'interrogations que de réponses. Que signifie l'exposition d'ossements? Les Russes ont donc enterré, puis déterré Hitler, car on les imagine mal procédant à la technique moyen-âgeuse consistant à faire bouillir les corps pour les désosser. S'ils souhaitaient conserver le corps d'Hitler, pourquoi l'avoir enterré, et ne pas l'avoir embaumé, comme celui de Lénine, comme trophée de guerre? S'ils souhaitaient l'enterrer, pourquoi l'avoir déterré, et surtout actuellement.

L'acte est pour le moins ambivalent, et l'une des hypothèses que nous avançons est que l'absence même de commentaire ou d'explication accompagnant cette macabre exposition permet au gouvernement russe actuel de laisser les groupes néo-fasciste russes interpréter l'exposition de cette dépouille dans le sens qu'ils souhaitent, voire de la vénérer. on sait que ces groupes posent un probème grave à l'actuelle Russie qui ne parvient pas à les contrôler. Exposer la dépouille d'Hitler permet certainement à Poutine de se poser implicitement comme un rival efficace des candidats néo-nazis au pouvoir. Le crâne d'Hitler n'est plus le symbole de la dénonciation du pouvoir nazi et de ses horreurs. Il pourrait bien être devenu la bannière glorieuse de réunion des extrèmistes russes.

Filière orthodoxe de sauvetage des juifs pendant la seconde guerre mondiale

           Filière ortodoxe de sauvetage des Juifs pendant la                           seconde  guerre mondiale:

              une nouvelle polémique historique voit le jour

 

Un nouveau Livre met en lumière les efforts des chefs communautaires américains pendant la seconde guerre mondiale.

The Response of Orthodox Jewry in the United States to the Holocaust: the Activities of the Vaad ha-hatsala rescue Committee, (1939-1945) publié par la yeshiva universitaire Press and Ktav Publishing House, est un livre d'étude historique fondé sur des rapports, des correspondances privées, et d'autres métériaux d'archives écrit par M. Zuroff, le directeur du bureau de Jérusalem du centre Simon Wiesenthal.
Dans ce livre, l'auteur décrit comment des rabbins orthodoxes américains, dès le début de la seconde guerre mondiale, avait mis en place un réseau permettant aux érudits juifs de s'échapper de l'Europe sous contrôle nazi. Le livre cause actuellement un scandale, ar il révèle simultanément que ce réseau ne s'est préoccupé que de ces érudits, en abandonnant à leur sort les autres juifs, et ce jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le réseau de "sauvetage", en hébreu "vaad haatsala" s'est dévoué pour sauver des rabbins et des étudiants de yeshivot européens. Zuroff accuse cette organisation d'avoir procédé à des choix d'esprit paroissial et obsessionel. Il reconnait que leurs ressources et leur fondations étaient très faibles, mettant l'organisation du Vaad dans une situation à la fois de dépendance et de concurence vis-à-vis du Comité de distribution du Joint qui avait tendance à les considérer de haut. Le but recherché par le Vaad consistait à "ne pas laisser le sort des rabbins aux mains des dirigeants du Joint, dont la vision du monde et le style de vie différaient des leurs" commente Zuroff.
On peut effectivement concevoir que les organisations laïques juives, qui ont souvent accusé les orthodoxes d'avoir conseillé aux Juifs d'Europe de l'Est de rester dans ces pays menacés plutôt que de perdre leur a^me en Israël, n'auraient pas considéré comme une de leurs rpiorités de sauver ces rabbins orthodoxes. Le Joint, quant à lui, considéra à l'époque que l'organisation du Vaad constituait plus un poids et une gêne qu'une institution résolvant des probèmes.
Zuroff analyse de plus dans son livre comment et poruquoi, de 20 yeshivot, seule la yeshiva de Mir survécu intégralement, et comment les décisions prises par des géants de la Torah affectèrent le sort de nombreux adhérents de cette organisation.
Le livre de Zuroff a été attqué par David Kranzler, historien et auteur de plusieurs livres sur les réseaux de survie durant la shoah. Il affirme par exemple que "Les efforts des dirigeants orthodoxes étaient extraordianire si on les met en rapport strict avec leur pouvoir politique et économique de l'époque aux USA à l'époque, qui était très limité." Zuroff quant à lui, et détenteur d'un doctorat de l'Université hébraïque, a attaqué dans une revue de livre du American Jewish History le livre de Kanzler datant de 1987 The Brother's Blood: The Orthodox Jewish Response During the Holocaust"
Cette dimension personnelle de la querelle entre ces deux historiens nous pousse à être prudents quant aux conclusions sur ces études historiques. Zuroff semble particulièrement virulent et va jusqu'à affirmer que pour le groupe du Vaad, le sauvetage de Juifs érudits équivalait au sauvetage du peuple juif tout entier. Ceci est bien entendu en contradiction avec les commandements et les enseignements de base selon lesquels, sauver un être humain revient à sauver un monde, et bien que les querelles entre religieux et laïcs aient été très violentes en Europe de l'Est avant la seconde guerre mondiale, il faut sans doute nuancer l'analyse sans contraste proposée par Zuroff, car on imagine mal une telle contradiction si unaniment acceptée par des spécialistes de la Torah. Ces polémiques nous montrent aussi que la shoah reste encore une période pleine de questions encore non résolues que seul le temps nous permettr peut-être d'éclaircir.
de sauvetage des Juifs pendant la seconde guerre mondiale: une nouvelle polémique historique voit le jour

Un nouveau Livre met en lumière les efforts des chefs communautaires américains pendant la seconde guerre mondiale.

The Response of Orthodox Jewry in the United States to the Holocaust: the Activities of the Vaad ha-hatsala rescue Committee, (1939-1945) publié par la yeshiva universitaire Press and Ktav Publishing House, est un livre d'étude historique fondé sur des rapports, des correspondances privées, et d'autres métériaux d'archives écrit par M. Zuroff, le directeur du bureau de Jérusalem du centre Simon Wiesenthal.
Dans ce livre, l'auteur décrit comment des rabbins orthodoxes américains, dès le début de la seconde guerre mondiale, avait mis en place un réseau permettant aux érudits juifs de s'échapper de l'Europe sous contrôle nazi. Le livre cause actuellement un scandale, ar il révèle simultanément que ce réseau ne s'est préoccupé que de ces érudits, en abandonnant à leur sort les autres juifs, et ce jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le réseau de "sauvetage", en hébreu "vaad haatsala" s'est dévoué pour sauver des rabbins et des étudiants de yeshivot européens. Zuroff accuse cette organisation d'avoir procédé à des choix d'esprit paroissial et obsessionel. Il reconnait que leurs ressources et leur fondations étaient très faibles, mettant l'organisation du Vaad dans une situation à la fois de dépendance et de concurence vis-à-vis du Comité de distribution du Joint qui avait tendance à les considérer de haut. Le but recherché par le Vaad consistait à "ne pas laisser le sort des rabbins aux mains des dirigeants du Joint, dont la vision du monde et le style de vie différaient des leurs" commente Zuroff.
On peut effectivement concevoir que les organisations laïques juives, qui ont souvent accusé les orthodoxes d'avoir conseillé aux Juifs d'Europe de l'Est de rester dans ces pays menacés plutôt que de perdre leur a^me en Israël, n'auraient pas considéré comme une de leurs rpiorités de sauver ces rabbins orthodoxes. Le Joint, quant à lui, considéra à l'époque que l'organisation du Vaad constituait plus un poids et une gêne qu'une institution résolvant des probèmes.
Zuroff analyse de plus dans son livre comment et poruquoi, de 20 yeshivot, seule la yeshiva de Mir survécu intégralement, et comment les décisions prises par des géants de la Torah affectèrent le sort de nombreux adhérents de cette organisation.
Le livre de Zuroff a été attqué par David Kranzler, historien et auteur de plusieurs livres sur les réseaux de survie durant la shoah. Il affirme par exemple que "Les efforts des dirigeants orthodoxes étaient extraordianire si on les met en rapport strict avec leur pouvoir politique et économique de l'époque aux USA à l'époque, qui était très limité." Zuroff quant à lui, et détenteur d'un doctorat de l'Université hébraïque, a attaqué dans une revue de livre du American Jewish History le livre de Kanzler datant de 1987 The Brother's Blood: The Orthodox Jewish Response During the Holocaust"
Cette dimension personnelle de la querelle entre ces deux historiens nous pousse à être prudents quant aux conclusions sur ces études historiques. Zuroff semble particulièrement virulent et va jusqu'à affirmer que pour le groupe du Vaad, le sauvetage de Juifs érudits équivalait au sauvetage du peuple juif tout entier. Ceci est bien entendu en contradiction avec les commandements et les enseignements de base selon lesquels, sauver un être humain revient à sauver un monde, et bien que les querelles entre religieux et laïcs aient été très violentes en Europe de l'Est avant la seconde guerre mondiale, il faut sans doute nuancer l'analyse sans contraste proposée par Zuroff, car on imagine mal une telle contradiction si unaniment acceptée par des spécialistes de la Torah. Ces polémiques nous montrent aussi que la shoah reste encore une période pleine de questions encore non résolues que seul le temps nous permettr peut-être d'éclaircir.

L'aide israëlienne à l'Ethiopie

                                           L'aide israëlienne à l'Ethiopie

La famine frappant l'Ethiopie est un nouveau fléau s'abattant sur cette terre d'Afrique. Israël a donc décidé de se porter à l'aide de ce pays, les liens entre les deux états n'ont cessé de se renforcer depuis le retour des Juifs éthipiens en Israël. On se rappelle que l'Ethiopie avait alors permis la mise en place de réseaux de secours et de rapatriement des falashas. Depuis l'installation des Juifs ethiopiens en Israël, Israël avait multiplié les relations d'aide et d'échange avec l'Ethiopie.

Deux avions de l'armée israëlienne ont livré à l'Ethiopie 30 tonnes de nourriture et de produits de première nécessité, et ont eu pour mission de s'assurer que cette aide était effectivement distribuée aux affamés. Les deux C-130 ont atterri après minuit Lundi dernier (c'est-à-dire mardi matin) et ont livré aux responsables du gouvernement éthiopien cette aide, selon le rapport de l'armée israëlienne. L'aide d'urgence était constituée de nourriture, de médicaments, et de couverture, tous issus des réserves de l'armée israëlienne. Quelques heures après l'atterissage, cette aide était déjà donnée aux affamés. Les officiels éthiopiens ont quant à eux présenté des remerciements aux militaires de l'armée israëlienne pour tout le peuple d'Israël, et au nom de toute l'Ethiopie. Les militaires israëliens ont tout juste eu le temps de rentrer en Israël pour passer la fête de clôture de Pessah dans leur famille.

La période de Pessah a donné une dimension symbolique mais aussi une forme particulière à cette aide. En effet, une question pratique s'était posée: devait-on ouvrir les hangars de nourriture hamets entreposée dans des entrepots scellés pour la fête de Pessh, ou devait-on livrer de la nourriture kasher-le-pessah? Le rabbinat de l'armée estima que les réserves kasher-le-pessah étaient si importantes que rien ne justifiait la transgression de la fermeture des entrepots hamets jusqu'à la fin de la fête. Les Ethiopiens ont donc reçu des aliments sélectionnés pour leur qualité alimentaire et leur richesse calorique, mais ausi des matsot de pessah, dont le symbole de délivrance peut faire sourire certains, mais qui est aussi un signe émouvant de libération et de sauvetage dans ces circonstances.

On peut donc admirer l'aide israëlienne dans cette nouvelle affaire qui ne fait pas la une des journeaux européens. Personne ne pourra donc targuer qu'il s'agit là d'une opération de propagande. Quant à l'absence de l'Europe, il est vrai que l'importance politique minime de l'Ethiopie ne justifie peut-être pas pour certains que l'on se préoccupe de son sort.

De Dérive en dérive : des sites virtuels aux délires bien réels

De Dérive en dérive : des sites virtuels aux délires bien réels

 

Jusque là les sites internets néo-nazis s'étaient contenté de fournir une propagande antisémite ou de proposer des jeux de réalités virtuelle où il était de bon ton de gazer des Juifs ou de les éliminer à la mitraillette de jeu vidéo. Devant l'absence de réaction générale semble-t-il, ces sites sont à présent passés à la deuxième phase de leur programme, celle de l'extermination bien réelle. Les craintes déjà formulées par notre site d'Alliance se sont donc malheureusement réalisées.

Le site néo-nazi en question, dont nous ne citerons pas le nom afin de lui éviter la publicité dont il se réjourait, propose dans la section de récréation "relax" la liste de tous les Juifs italiens, avec leur adresse, surmontée du titre "Qui souhaitez-vous tuer" (Who do you want to kill?). L'agence de presse italienne, AGI raapporte que le site appartient à un groupe, "Onore e Fedelta", qui a été identifié comme d'obédience néo-nazie.

Premier élément inquiétant : jusqu'à présent, il a été impossible de retracer la source d'informations de ce groupe, qui lui a permis d'obtenir la liste des Juifs italiens et leur adresse.

Deuxième élément inquiétant: cet événement a lieu dans un contexte de recrudescence d'attentats en Italie, qui font craindre une escalade de luttes entre néo-nazis et partisans de la république. En Novembre, une bombe a explosé dans le musée de la libération à Rome, qui se trouve situé dans un ancien quartier général SS, ce qui laisse à penser que les poseurs de bombe ont ainsi marqué leur désapprobation du lieu. Cette bombe fut suivie sept jours plus tard par le dépôt d'une autre bombe, qui fut découverte avant son explosion, devant un cinéma qui projetait un documentaire sur Adolf Eichman. Cette atmosphère évoque de façon sinistre les luttes entre chemises brunes et communistes dans l'Allemagne pré-nazie, et il est à craindre que de tels épisodes, s'ils se multipliaient, déstabiliseraient rapidement l'Italie.

Le troisième élément inquiétant de cet évenement consiste dans le silence coupable des médias. Il faut aller chercher volontairement des journeaux italiens, ou publiés en Italie (International herald Tribune, section "Italy") pour avoir un écho des faits : serions-nous en France dans un pays ayant décidément décidé de taire tous les attentats anti-juifs pour soutenir une politique pro-palestinienne? Quelle logique sinon, doit on sous-entendre à la non-information?

Enfin, il faut reconnaître l'apathie des médias juifs, et des communautés européenes, qui pourraient avoir un geste de solidarité, et demander au parlement européen une enquête systématique sur tous les sites incitant au meurtre. L'histoire nous l'a appris : toute indifférence vis-à-vis d'une autre communauté sera vite notre perte.

Interview d'un Iraquien sur la Guerre du Golfe

                            Interview d'un Iraquien sur la Guerre du Golfe

Alliance a interviewé pour vous un Iraquien, qui a tenu à tenir son identité cachée, mais qui a accepté d'évoquer pour nous la guerre du Golfe, côté iraquien. L'interview est brève, mais nous a paru importante, dans la mesure où elle redonne un visage humain au conflit. On s'aperçoit aussi, que comme dans tout conflit, les expériences des deux parties sont en miroir: alors que les Israëliens craignaient l'utilisation des armes chimiques à chaque envoi de scud, les Iraquiens vivaient la même angoisse après chacune de leur attaque, dans l'attente tendue d'une hypothètique riposte atomique israëlienne. D'autres aspects, mis en exergue par les médias européens comme par exemple le manque de tout, sont ici contredis. L'atmophère effervescente de soutien extatique à Saddam Hussein, mise en scène par CNN, est aussi relativisée par cette interview. L'extrème surveillance que subissent les Iraquiens est aussi évoquée ici, et explicite le silence de l'opposition pendant le conflit, mais aussi depuis.

Alliance: comment avez-vous vécu la guerre du Golfe en Irak?

X: J'étais à Bagdad. Plus d'électricité, plus d'eau, plus d'essence. Imaginez brusquement un pays d'où les voitures disparaissent progressivement.

Alliance: La guerre était une chose effrayante?

X : Je ne peux pas dire pas du tout, mais la vie était normale ou presque. On trouvait tout ce qu'il fallait pour vivre, on voyait ses amis. Le problème était qu'on n'avait plus de téléphone. Les lignes étaient coupées, on ne pouvait pas avoir de nouvelles de nos familles dans une autre ville. Certains ont quitté les grandes villes. Ce qui a fait peur à tout le monde, c'était la menace atomique. on savait que lorsque Sadam envoyait des bombes en Israël, et qu'il y avait un risque de réponse très forte, et même atomique.

Alliance: Comment est-ce que les gens ont compris que c'était un effort énorme pour Israël de ne pas riposter?

X: Lorsque les gens apprenaient chaque fois qu'Israël n'avait pas frappé, on était terriblement soulagé. Pas méprisants. Reconnaissants, vraiment. On avait peur d'une riposte atomique sur les villes. Beaucoup de gens ont quitté les grandes villes. Une grande partie de la population était furieuse contre Sadam, et pensait que c'était une bétise de frapper Israël, que ce pays n'avait rien à faire dans ce conflit, et que cela allait entraîner un conflit majeur. Nous avons été très reconnaissants qu'Israël ne bouge pas et nous étions conscients de cet effort.

Alliance: En Israël, on a présenté l'Irak comme soudée autour de Sadam dans ce conflit.

X: C'est faux, même les gens autour de Sadam étaient contre, et ne pouvaient rien faire.

Alliance: Comment ça se passe en Iraq en ce qui concerne la liberté d'expression, concrétement?

X: Si on ne connait pas bien les gens qui sont présents dans une réunion, une soirée, même à présent, on ne parle pas, c'est trop risqué. Il y a des policiers en civil partout. Il y a plusieurs sortes de police. Même les polices sont concues pour se surveiller les unes les autres. Mais je ne souhaite pas continuer cette interview, pour cette même raison. Je ne veux pas faire de politique, et j'ai peur pour ma famille. Tout ce que je veux à présent, c'est vivre en paix.