Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Ron Arad : l’espoir s’éloigne ?

                                           Ron Arad : l’espoir s’éloigne ?

Article paru dans "Aroutz7", le 11/10/07

La question du sort réel de Ron Arad reste posée, depuis 20 ans. Mais l’Allemagne semble avoir renoncé au fait même de recevoir la moindre information concernant le pilote israélien capturé. Puisqu’elle s’apprête à libérer un terroriste iranien ayant joué un rôle dans de précédentes négociations.

L’histoire commence en 1986, quand Ron Arad, un pilote de l'armée de l'Air, est capturé par des Arabes libanais qui le remettent, ou le vendent, à la Syrie et à l’Iran. Mis à part une lettre écrite par Ron Arad en 1987, il n’a jamais été revu ni entendu depuis. Le mystère demeure quant à savoir réellement s’il est toujours vivant.

En 1989 et en 1994, les forces militaires israéliennes capturèrent deux terroristes libanais soupçonnés d’être impliqués dans la capture et la disparition de Ron Arad. Malheureusement, il ne découla pas grand-chose de cette opération et Israël en sut finalement peu sur le sort véritable du soldat israélien. Ill fallut attendre l’année 2004 pour que la Cour suprême israélienne statue définitivement sur le sort des deux terroristes : ils n’avaient pas à rester en prison et ne constituaient pas des interlocuteurs suffisamment valables.

En janvier 2004, Israël lança une seconde initiative, particulièrement mise en valeur, afin d’obtenir une quelconque information. L’Etat d'Israël consentit à libérer des centaines de terroristes emprisonnés en échange de la restitution de trois dépouilles de soldats israéliens et du soldat en possession de drogue, Elhanan Tanenbaum. Cette opération ne fut probablement entérinée qu’à la condition d’un second stade de négociation concernant Ron Arad. Cette seconde étape impliquait le transfert par le Hezbollah d’informations solides à Israël, des traces d’ADN ou des preuves permettant de savoir vraiment si Ron Arad était mort ou vivant. En échange, l’Etat d'Israël était prêt à libérer Samir Kuntar, le meurtrier libanais d’un père israélien et de sa fille de quatre ans, à Naharia en 1979.

En outre, une troisième étape, l’Allemagne, était prévue en médiateur. Mais rien n’y fit. Ni l’Allemagne, ni le Hezbollah, dont il apparut bien vite qu’elle ferait bien peu pour faire avancer les choses. Comme l’affirmait justement Esther Pollard bien placée, malheureusement, pour comprendre – son mari Jonathan a été emprisonné aux Etats-Unis un an avant Arad - ces négociations avec le Hezbollah n’étaient "qu’un tissu de mensonges".

Toutes les options, dont la plus récente avec l’Allemagne, s’éloignent peu à peu. La libération par l’Allemagne du prisonnier irano libanais, qui semblait pouvoir fournir une piste nouvelle, enfonce le clou.
En attendant, l’unique enfant, la sœur, Youval, et le frère, Chen, de Ron Arad doivent se rendre en Allemagne la semaine prochaine. L’objectif est de tenter de convaincre le juge d’instruction concerné de bloquer cette libération.
La coïncidence veut que ce jour, le 16 octobre, corresponde au 21 ème anniversaire de la capture de Ron Arad.

Une fuite à Washington compromet la surveillance d'al-Qaida

                  Une fuite à Washington compromet la surveillance d'al-Qaida

Article paru dans "Le Figaro"

Le 11/10/07, Le groupe terroriste aurait été alerté sur des failles dans son système de communication après une erreur de l'Administration.
 
ON NE PEUT pas faire confiance au gouvernement américain pour garder un secret. C'est la leçon qu'a apprise à ses dépens Rita Katz le 7 septembre dernier. Ce jour-là, cette Israélienne fondatrice de SITE Intelligence Group, petite entreprise privée spécialisée dans la surveillance des réseaux terroristes, informe deux contacts au sein de l'Administration Bush qu'elle est en possession d'une nouvelle vidéo d'Oussama Ben Laden, la première attribuée au chef d'al-Qaida depuis trois ans. Dans un courriel adressé à 10 heures du matin à Fred Fielding, conseiller à la Maison-Blanche, et à Michael Leiter, numéro deux au Centre national du contre-terrorisme, elle fournit un lien sécurisé au site Internet de SITE assorti de cette requête : « Comprenez s'il vous plaît la nécessité de garder le secret. Nous vous demandons de ne pas diffuser [ce lien], cela pourrait nuire à nos investigations. »
 
« Des années de travail perdues »
 
Quelques minutes plus tard, des ordinateurs appartenant au gouvernement fédéral commencent à charger la vidéo où Ben Laden apparaît avec une barbe noire et invite les Américains à se convertir à l'islam. Durant trois heures, des douzaines de téléchargements vont être effectués par différents ministères et agences de renseignement. Vers le milieu de l'après-midi, la vidéo se retrouve sur les antennes de Fox News et d'autres télévisions, dont certaines étaient en négociation avec SITE pour acquérir une copie du document une fois obtenu le feu vert des services secrets.
 
Selon Rita Katz, l'indiscrétion des Américains a permis à al-Qaida d'identifier - et de corriger - des failles dans son système de communication interne par lesquelles SITE s'était procuré le document, plusieurs jours avant la diffusion prévue. « Des techniques que nous avions mis des années à mettre au point sont devenues inutilisables et sans valeur », a-t-elle déclaré au Washington Post, qui a révélé l'affaire. Une enquête a été ouverte par... les services de renseignement américains.

L'aveu tardif de Günter Grass, dans «Pelures d'oignon», sur son passage dans la Waffen-SS pourrait bien cacher un autre secret.

L'aveu tardif de Günter Grass, dans «Pelures d'oignon», sur son passage dans la Waffen-SS pourrait bien cacher un autre secret.

Article paru dans "Libération", le 11/10/07  

 
Pelures d'oignon , l'autobiographie de Günter Grass, est sorti en Allemagne il y a un peu plus d'un an, quelques jours après la publication par le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) d'une interview titrée : «J'ai été membre de la Waffen-SS». Cet entretien, publié le 12 août 2006, a fait l'effet d'une bombe en Allemagne. Grass chez les SS, c'est autre chose que le philosophe Habermas ou le pape Benoît XVI dans les Jeunesses hitlériennes. Aussi bien parce qu'il y a une différence entre les quasi obligatoires Jeunesses hitlériennes et les redoutables SS.

Et parce que Grass est à la fois un des plus fameux écrivains allemands contemporains et la «conscience de l'Allemagne» depuis cinquante ans. Comment cet homme qui incarne dans son pays la volonté de se confronter au passé nazi a-t-il pu faire silence sur son propre passé tout ce temps ? Sa réponse, dans l'interview au FAZ , tient en deux phrases : «[Avec mes romans], j'ai cru que j'en avais fait suffisamment, mais il restait cette tache résiduelle [...]. J'ai bien essayé de tourner autour du pot, mais le matériau brut était toujours là, il m'attendait en quelque sorte, et il a fallu que je l'affronte.»

Il l'affronte en écrivant un livre qui n'est pas un roman, mais qu'il n'appelle jamais autobiographie. Un livre où il décrit son enfance et sa jeunesse à Dantzig (aujourd'hui Gdansk en Pologne), entre une mère cachoube (1) et un père allemand. Une famille de la toute petite bourgeoisie, socialement déclassée (ils se font épiciers), culturellement et politiquement mixte : sa mère choisit le nazisme par opportunisme, son oncle maternel meurt en défendant la poste polonaise de Dantzig.

Grass raconte ses années dans la Jeunesse hitlérienne ­ l'uniforme, les chants sous le ciel étoilé, «tout cela m'attirait en me faisant sortir de l'étroitesse des contraintes familiales» ­ , ses premières amours, ses rencontres dans un camp de prisonniers après la fin de la guerre ( «Nous nous disputions avec les Juifs du même âge que nous. "Nazis, nazis !" criaient-ils. Nous leur opposions : "Foutez le camp, en Palestine !"  [...] Quand nous en avions assez de nos chamailleries, nous parlions avec obscénité des femmes») , sa formation de sculpteur, ses voyages, et, un peu, ses femmes et ses enfants.

Mais, bien sûr, l'élément central, c'est la révélation de son appartenance à la Waffen-SS. L'information tient en deux lignes : à l'âge de 16 ans, il a voulu s'engager dans les sous-marins, il n'a pas été accepté mais, un an plus tard, il est incorporé dans la Waffen-SS sans l'avoir demandé, ce qui ne peut être documenté (les archives ont disparu), mais fait partie des choses très plausibles à l'automne 44. Sauf qu'«élément central» n'est pas vraiment l'expression adéquate. L'information, aussi courte soit-elle, est comme disséminée, atomisée, à tel point qu'on se demande si on a tous les éléments pour reconstituer ce qui s'est réellement passé.

On a des morceaux de puzzle, mais on n'arrive pas à reconstituer l'image. Dans l'entretien donné au FAZ , Grass parlait de la «difficile quête d'une forme littéraire appropriée». La forme qu'il a trouvée, on a presque envie de dire le truc, le gimmick, c'est la métaphore de l'oignon ­ «Quand on le presse de questions, le souvenir ressemble à un oignon qui voudrait être pelé afin que soit dégagé ce qui, lettre après lettre, est là, lisible» ­ qui revient, page après page.

Le sentiment qu'on a, à mesure qu'on lit, c'est que le récit tourne en cercles autour d'un même centre, tente de s'en approcher, en s'appuyant encore et encore sur la métaphore de l'oignon qu'on épluche, sauf qu'on n'arrive jamais au centre, au noyau. Sans doute parce qu'il n'y a pas de noyau dans l'oignon, ou alors un noyau vide.

Entendons-nous, on sait bien qu'on n'est pas en train de lire la confession choc d'un animateur télé. C'est juste que, au début du livre, Grass nous dit : «J'écris donc sur la honte et le remords qui la suit clopin-clopant. Mots rarement utilisés, inscrits dans le processus de rattrapage», et qu'on a le sentiment pendant tout le livre qu'il occupe l'espace, ou le temps, parfois de manière lassante, comme pendant une séance d'analyse ou une interview politique, à parler d'autre chose, jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour aborder ce qui est vraiment important. Pacte autobiographique ou pas, c'est après tout le droit le plus strict de Grass, sauf que, dans ses romans, le matériau biographique crypté apportait une force et une densité absentes ici. Comme si l'écrivain, privé du bouclier de la fiction, n'avait plus d'autre défense contre l'attraction du vide que le détachement, la distance, l'ennui.

N'est-ce d'ailleurs pas l'aveu, assez incroyable, qu'il fait dans la toute dernière phrase ? «Ainsi, j'ai vécu de page en page, entre un livre et un livre. Ce faisant, je suis resté intérieurement riche de personnages. Mais, pour raconter cela, je manque d'oignons et d'envie.»
(1) Les Cachoubes sont un groupe ethno-linguistique slave que se sont disputé les nationalistes allemands et polonais dans la première moitié du XXe siècle.

Shalit serait « en bonne santé »

                                       Shalit serait « en bonne santé »

Article paru dans "L'Orient"
 
Le 11/10/07 , Le soldat israélien détenu depuis juin 2006 dans la bande de Gaza après avoir été enlevé par des groupes armés palestiniens est en « bonne santé », selon des informations fournies par l’Égypte à un ministre israélien. Cette indication sur l’état de santé du soldat Gilad Shalit a été fournie par le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, au vice-Premier ministre israélien Eli Yishaï qu’il a rencontré mardi au Caire, a indiqué hier à l’AFP un proche collaborateur de ce dernier. « Gilad Shalit est en bonne santé. Il se sent bien et a même pris du poids car il ne fait pas d’exercice », a dit le général Souleimane, cité par le responsable israélien. Le soldat a été capturé le 25 juin 2006 lors d’une attaque menée par trois groupes palestiniens, dont la branche armée du Hamas, à la lisière de la bande de Gaza. Des contacts entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte en vue d’un échange de prisonniers impliquant Shalit sont au point mort depuis plusieurs mois.

Israël va doter son aviation civile de systèmes antiterroristes

               Israël va doter son aviation civile de systèmes antiterroristes

Article paru dans "L'Orient"

Le 11/10/07, Israël va s’équiper d’un nouveau système de protection de son espace aérien et doter ses avions civils d’équipements antimissiles, a annoncé hier un communiqué de la présidence du Conseil. « Un système permettant d’identifier sans erreur possible des appareils pénétrant dans l’espace aérien israélien a été présenté au cabinet de sécurité lors d’une réunion consacrée au transport aérien civil », a indiqué ce texte. « Ce système permet d’identifier de tels appareils et de réduire sensiblement le risque qu’un avion détourné par des pirates de l’air ou non identifié puisse violer notre espace aérien en vue de perpétrer une opération terroriste », a-t-il ajouté. Toujours selon ce communiqué, « Israël a par ailleurs décidé de poursuivre le développement de moyens de protection de sa flotte aérienne civile contre d’éventuels tirs de missiles ». Le texte précise qu’« un budget a d’ores et déjà été dégagé à cet effet » et que la technologie sera développée « à partir du début de 2008 ».

Une banque israélienne cesse toute relation avec la Bande de Gaza

         Une banque israélienne cesse toute relation avec la Bande de Gaza

JERUSALEM, le 11/10/07 - Une banque israélienne a suspendu mercredi tout lien avec les établissements bancaires de la Bande de Gaza, en accord avec la position du gouvernement à l'égard du territoire.
La décision de la Discount Bank fait suite à celle de la banque Hapoalim, la plus grande d'Israël. Les deux banques étaient les seules à faire affaire avec les institutions financières de Gaza.

Le cabinet israélien a décrété la Bande de Gaza "territoire ennemi" le mois dernier, après la prise de l'étroite bande côtière par le Hamas. Cette décision permettrait à l'Etat hébreu de couper l'approvisionnement vital en électricité, eau et carburant pour les 1,4 million d'habitants du territoire.

Dans un communiqué, la Discount Bank précise qu'elle envisage également de "suspendre ses relations avec toutes les banques de l'Autorité palestinienne".

Un Palestinien converti au judaïsme reconnu coupable d'avoir aidé le Djihad islamique

Un Palestinien converti au judaïsme reconnu coupable d'avoir aidé le Djihad islamique

Le 11/10/07- Un Palestinien converti au judaïsme a été reconnu coupable mercredi d'avoir fourni de l'acide nitrique à son frère, un militant du Djihad islamique, pour fabriquer des bombes, a-t-on appris de source judiciaire.

Asaf Ben David, 38 ans, est originaire de Tubas, un village de Cisjordanie. Il s'est converti au judaïsme au début des années 1990 et a déménagé à Haïfa, dans le nord d'Israël, où il a fondé une famille. Avant sa conversion, il portait le nom d'Hussam Sawafta.

Son frère, Salah Sawafta, avait dans le même temps rejoint les rangs du Djihad islamique. Il a été tué lors d'une fusillade l'an dernier avec des soldats israéliens.

"Il a été reconnu coupable d'avoir contacté un agent étranger en temps de guerre et d'avoir comploté avec l'ennemi", a déclaré à l'Associated Press Nitsan Eyal, un porte-parole de l'administration judiciaire. "Il a accepté d'acheter de l'acide nitrique, qui est utilisé dans la fabrication d'explosifs, et de le remettre au Djihad islamique".

Le verdict est attendu à la fin du mois.

Hitler, l'enfance d'un monstre

                                            Hitler, l'enfance d'un monstre

Article paru dans " Le Point"

Le 10/10/07, Dans un livre événement à paraître le 11 octobre chez Plon, le grand romancier américain Norman Mailer revisite la jeunesse d’Adolf Hitler. Mais que sait-on vraiment des années de formation du Führer de l’Allemagne nazie ?


Quand l’un des monstres sacrés de la littérature américaine s’attaque au pire monstre de l’Histoire, cela fait forcément des étincelles ! Avec Un château en forêt , premier tome d’une trilogie à grand spectacle, Norman Mailer retrace en 450 pages hallucinées, tourbillonnantes d’énergie négative, l’enfance d’un chef nommé Adolf Hitler. Une manière, pour ce romancier de 84 ans, au style de boxeur et à la tripe métaphysique, de s’interroger sur l’immixtion, bien réelle à ses yeux, de Satan dans notre monde...

Comment, en effet, le mal absolu peut-il revêtir les traits innocents d’un bambin ? Comment une enfance terne, une adolescence sans relief peuvent-elles déboucher, quelques décennies plus tard, sur ces monceaux de cadavres ? De Dino Buzzati à Eric-Emmanuel Schmitt, ce sujet périlleux a tenté plus d’un écrivain. Mais personne, sans doute, n’aura fouillé aussi profond que Mailer le terreau peu ragoûtant d’où a surgi le Führer de l’Allemagne nazie. Incestes, deuils, échecs, complexes, frustrations en tout genre : se parachutant au sein d’une famille austo-hongroise des années 1900, le romancier américain se vautre avec délectation dans le linge sale des Hitler. Dans cette sorte de famille Adams en culottes de peau, ça empeste le tabac, ça fornique, ça se masturbe et ça défèque - souvent de peur. Les vieux administrent des roustes aux jeunes, ou leur font des fellations. Et le strudel, sous l’effet de colères homériques, ressort parfois par les narines !

Au milieu de ce marigot, le jeune Adolf – « Adi », comme l’appelle Mailer –, gamin effacé et « pisse-au-lit », s’initie aux joies de la sélection naturelle en s’occupant des ruches paternelles, et surmonte ses peurs en martyrisant frères ou camarades. Le Diable lui-même couve en coulisses cet élément prometteur, le narrateur du livre n’étant autre qu’un démon mineur, futur SS, chargé de son éducation ! Car Norman Mailer croit sinon au bon Dieu, du moins à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres. Traquant l’instant où le mal s’insinue dans les existences les plus banales, l’imaginaire du romancier s’accroche à de scabreux éléments biographiques : ascendance incestueuse, violence des rapports d’Adolf avec son père, sexualité perturbée, et même, selon certains, absence d’un testicule...

Seul problème : ces faits « avérés », répercutés de biographie en biographie, sont-ils vraiment fiables ? A Mein Kampf  – cette autofiction à but de propagande — puis aux hagiographies de l’ère nazie, ont succédé après 1945 des travaux d’historiens, qui ont l’inconvénient de déduire le commencement de la fin. Le syllogisme est tentant : puisque Hitler a envoyé à la chambre à gaz des millions de personnes, il arrachait forcément, enfant, les ailes aux mouches et battait ses camarades de classe, de préférence juifs. Or les témoignages sont fragiles, parfois douteux, et les reconstructions hasardeuses. D’autant que Hitler, quand il était au pouvoir, ne s’est pas privé de faire disparaître certains souvenirs gênants. Entre délires interprétatifs et sources clairsemées, que sait-on vraiment des années de formation de « l’être humain le plus mystérieux du siècle » (dixit Norman Mailer), né le 20 avril 1889 à Braunau-am-Inn, paisible bourgade austro-hongroise ?

Si ses origines recèlent une part de mystère, une chose est sûre : Adolf Hitler est bien le fils de ses parents ! Adulte, le Führer ressemblera à un étonnant « morphing » de ses géniteurs. De son père, Alois, fonctionnaire des douanes, il aura le masque renfrogné, ténébreux. De sa mère, Klara, née Pölzl, il tient l’ovale du visage et le regard bleu-gris halluciné de lycanthrope. Bonne ménagère germanique, adepte des trois K (Kinder, Küche, Kirche – enfants, cuisine, église), Klara couve d’autant plus Adolf qu’il est son quatrième enfant, mais le premier à survivre. Elle se montre entièrement soumise à son mari, dont elle est la troisième épouse. Avec ses favoris à la François-Joseph, Alois Hitler (un nom, à l’orthographe fluctuante, qui signifie « petit propriétaire ») est un agent des douanes passionné d’apiculture, coureur de jupons et pilier de Gasthaus.

Petite curiosité : avant de convoler, les époux Hitler, issus de cousins germains - une réalité répandue dans les campagnes du XIXe siècle -, ont dû obtenir une dispense de Rome. L’ascendance incestueuse du petit Adolf est encore plus marquée si, comme certains éléments le laissent supposer, Alois, né enfant illégitime sous le nom de Schicklgrüber et reconnu tardivement comme un rejeton du compagnon meunier Johann Georg Hitler, est en réalité, comme certains indices le laissent penser, le fils de son frère, Johann Nepomuk, qui se trouve être aussi le grand-père de Klara Pölzl ! Le père de Hitler aurait alors convolé et enfanté Adolf avec la petite-fille de son oncle. Brodant sur cette consanguinité, Norman Mailer, lui, dans son livre, pousse plus loin le bouchon, en imaginant qu’Alois est le propre père de sa femme...

Mais une autre hypothèse a aussi couru, encore plus dérangeante, sur la généalogie du dictateur : son père ne serait pas le fils de Johann Georg ni de Johann Nepomuk, mais d’un juif ! Une allégation propagée par les Mémoires rédigés par l’avocat et dirigeant nazi Hans Frank, dit « le boucher de Cracovie », dans sa cellule à Nuremberg avant sa pendaison. Un jour de 1930, le chef suprême lui aurait confié avoir reçu une lettre d’un parent émigré, l’informant, dans l’intention de le faire chanter, qu’il aurait du sang juif dans les veines. La grand-mère paternelle de Hitler, placée comme domestique chez un riche commerçant de Graz, aurait en effet été engrossée, comme cela était courant à l’époque, par le fils de la maison. Hitler aurait chargé Frank d’enquêter discrètement sur cette embarrassante affaire. Mais voilà : les recherches menées à Graz, après la guerre, pour identifier et retrouver ce dénommé Frankenberger, ou Frankenreiter, n’ont jamais rien donné. Pas de famille juive de ce nom à Graz, où rien ne prouve que la grand-mère de Hitler ait jamais mis les pieds... En revanche, au chapitre des origines raciales « impures », il n’est pas improbable que le « caporal bohémien », comme l’appelait avec mépris le maréchal Hindenburg, ait eu du sang slave, sa famille étant originaire de la région du Waldviertel, jadis peuplée de Tchèques.

En 1895, la famille Hitler déménage dans les environs de Linz, une ville dont, plus tard, le dictateur voudra faire la capitale de l’Autriche annexée. Le petit Adolf est un enfant sage et un écolier studieux, fan des romans indiens de Karl May et des illustrés glorifiant la raclée infligée aux Français en 1870. Aucune trace d’animaux torturés, de sadisme en culottes courtes. N’en déplaise à Norman Mailer, « les efforts pour retrouver dans le petit enfant le pervers qui se cachait dans le dictateur meurtrier se sont révélés fort peu convaincants », note l’historien britannique Ian Kershaw, dans sa biographie de référence (Flammarion).
Mais voilà : dès son entrée dans le secondaire - non au lycée, mais à l’école primaire supérieure, plus ouverte sur la vie professionnelle ]–, ses résultats scolaires s’effondrent, au point qu’il redoublera sa sixième. Adolf restera un demi-cancre très insuffisant en mathématiques, nul en français et même en histoire... Manifestement, ce garçon malingre, replié sur lui-même, qui doit marcher une heure à pied pour gagner le collège, est perturbé. A-t-il été traumatisé par la mort de son petit frère Edmund, décédé à l’âge de 6 ans d’une rougeole qui a dégénéré en encéphalite ? Aurait-il développé lui-même une forme plus bénigne de la maladie, ce qui expliquerait les troubles nerveux – crampes d’estomac, tics – dont il a souffert toute sa vie ? Dans son roman, Norman Mailer, lui, n’y va pas par quatre chemins : renversant les faits, il imagine que cet enfant démoniaque a volontairement contaminé son frère en l’embrassant...

En 1903, c’est son père, Alois, qui est foudroyé par une crise cardiaque dans une taverne. Hitler ne laissera jamais transparaître, dans Mein Kampf , autre chose qu’une révérence filiale pour ce « bon Allemand ». Paula, la petite soeur de Hitler, confiera ultérieurement que l’irascible Alois battait son fils. Face à ce père assez despotique, Adolf a clairement pris le parti de sa mère. Souffrant lui-même d’un complexe d’infériorité face à cette figure paternelle autoritaire, le garçon, passionné de dessin, fera le choix d’une vie d’artiste, en rupture avec son milieu petit-bourgeois et un destin programmé de fonctionnaire. « J’avais des nausées à penser que je pourrais être un jour prisonnier dans un bureau ; que je ne serais pas le maître de mon temps », écrit-il dans Mein Kampf .

A 16 ans, il abandonne définitivement ses études. Il gardera toujours une rancoeur contre les professeurs et une culture décousue d’autodidacte. On sait peu de chose sur la vie de patachon et de songe-creux qu’Adolf mène alors à Linz, puis à Vienne, en compagnie d’un nommé August Kubizek, fils de tapissier rencontré à l’opéra. Fanatique de Wagner – il verra dix fois Lohengrin  —, Hitler joue les dandies, arborant un embryon de moustache et une canne à pommeau. Indifférent à l’effervescence culturelle viennoise, il se grise des exploits des Parsifal à casque d’acier, des Walkyries à tresses blondes et des entreprises surhumaines des héros 100 % aryens.

Son destin, il en est désormais convaincu, est d’être lui aussi un immense artiste. Patatras ! Par deux fois il va être recalé sèchement à l’entrée de l’Académie viennoise des Beaux-Arts. « Travaux insuffisants, trop peu de portraits », jugent les examinateurs. Pis : l’année suivante, celui qui se croit un peintre de génie n’est même pas admis à concourir, sur la seule vue de son dossier ! Une humiliation dont il se garde bien d’informer sa famille, ne serait-ce que pour ne pas être privé des 25 couronnes reçues d’elle chaque mois. Les croûtes signées Hitler qu’on a conservées ne donnent certes pas tort au jury des Beaux-Arts, mais sans doute aurait-il été préférable, pour l’Histoire du XXe siècle, qu’il se montrât moins sévère...

Et les femmes, dans tout cela. Rien à signaler, sinon un béguin platonique pour une jeune élégante. Allergique à tout contact physique, le futur dictateur, à la fois dégoûté et fasciné par le sexe, rêve de s’installer en couple avec Kubitzek dans une villa dont il aurait dessiné lui-même les plans, grâce à la fortune que va lui procurer un billet de loterie ! Quand il s’avère qu’il a misé en vain, il entre dans une rage folle... Rien, décidément, ne va. Entre ses deux échecs aux Beaux-Arts, Adolf a perdu sa mère, décédée à l’âge de 47 ans d’un cancer du sein. Il semble qu’il ait soigné avec dévouement cette femme qui fut sans doute le seul être qu’il ait aimé. « Jamais je n’ai vu quiconque aussi terrassé par le chagrin qu’Adolf Hitler », attestera dans ses souvenirs le médecin de famille, le docteur Bloch. Certains ont vu dans cet épisode la source fantasmatique de l’antisémitisme de Hitler. Horrifié d’imaginer sa mère auscultée, palpée par le brave docteur, Hitler aurait inconsciemment rendu, à travers lui, le peuple juif responsable de sa mort... Pourtant, même au plus fort des persécutions, le docteur Bloch échappera aux camps d’extermination, grâce à la protection spéciale du Führer.

A Vienne, la galère, pour Hitler, ne fait que commencer. Faute d’avoir assuré ses arrières, son échec imprévu aux Beaux-Arts va le précipiter dans la misère. Sans le sou, le futur maître de l’Europe dort dans des cafés ou à la belle étoile, devenant un véritable SDF. En 1909, crasseux, affamé, il en est réduit à hanter un asile de nuit, parmi les clochards et les vagabonds, puis, l’année suivante, emménage dans un foyer pour hommes. Il y séjournera trois ans, vivotant de la vente de ses tableaux – des vues bancales de Vienne, aux tonalités ternes et criardes, aux perspectives de cauchemar – qu’un comparse écoule auprès de commerçants, souvent juifs. Il est impliqué dans de minables embrouilles.

« Dure école » que cette existence de déclassé, mais formatrice, à en croire Mein Kampf . Comme le souligne Ian Kershaw, « loin de lui inspirer quelque solidarité avec les idéaux du mouvement ouvrier, sa déchéance des années 1909-1910 ne fait qu’amplifier son hostilité envers la social-démocratie ». C’est avec répugnance qu’il voit passer le « long serpent » des ouvriers qui manifestent. Surtout, dans la véritable « Babel ethnique » qu’est Vienne, capitale d’un empire multinational, il est sidéré de découvrir que les Allemands sont noyés au milieu des Tchèques, Hongrois, Croates, Polonais, Ruthènes et autres « métèques », sans parler des Juifs. Le futur Führer saura se souvenir des discours antisémites entendus chez les démagogues locaux, y compris le maire de Vienne.

Pourtant, ce tableau d’un éveil politique, d’une Bildung de chef charismatique, tel qu’on peut le lire dans Mein Kampf , sonne faux. Du moins aux yeux d’un chercheur comme Lionel Richard, auteur de D’où vient Adolf Hitler (éd. Autrement) : « Avant la guerre, Hitler n’est en rien le meneur pan-germaniste et antisémite qu’il prétendra avoir été. Il n’y a pas trace d’antisémitisme chez lui à l’école, alors que très rares étaient les classes qui ne comptaient pas d’élèves juifs. A Linz comme à Vienne, il partage les sentiments “nationaux-allemands” ambiants, sans se distinguer. Aucun de ses camarades de chambrée ne rapportera des propos antijuifs dans sa bouche pendant la guerre. C’est seulement en 1918-1919, prenant en charge les sentiments de la société allemande, que Hitler deviendra antisémite. »

Quoi qu’il en dise, il n’est pas non plus un militariste de choc. Au contraire, en 1913, s’il quitte Vienne pour Munich, c’est vraisemblablement pour se dérober à ses obligations militaires ! Il est vrai qu’il exècre l’Empire austro-hongrois, dont il aurait dû porter l’uniforme. Silhouette frêle, mèche sur le front, joues creuses, il vivra quinze mois de ses aquarelles dans la capitale bavaroise. Le 2 août 1914, jour de la déclaration de la guerre, une photo, devenue historique, le saisit par hasard au milieu d’une marée humaine, agitant ses chapeaux. Détail curieux : avec sa moustache taillée au carré, le personnage qu’on y voit ressemble plus au Hitler de 1925 qu’à celui de 1914. De là à penser qu’il s’agirait d’un montage réalisé à des fins de propagande par celui qui sera son photographe officiel, Heinrich Hoffmann...

Voilà l’indolent Autrichien happé par le maelstrom de l’Histoire. Sous le casque à pointe de l’armée allemande, Hitler fera la guerre comme estafette, sera gazé à Ypres et finira décoré de la croix de fer. Pourtant, ce soldat bien noté ne deviendra pas officier, tout simplement, estime Lionel Richard, « parce qu’il aurait dû changer de poste pour un sort plus incertain, plus dangereux. Estafette, il avait le privilège, ce qui lui sera très utile un peu plus tard, de se mouvoir dans l’ombre des officiers ».
Car le grand responsable de la montée du nazisme, c’est peut-être, sans qu’il l’ait vraiment su, un capitaine nommé Karl Mayr. En 1919, alors que l’Allemagne vaincue bouillonnait d’une fièvre révolutionnaire, c’est lui qui décèlera, chez ce troufion autrichien de 30 ans à la moustache en croc, des dons d’orateur-né. Vibrante de démagogie et de populisme, l’éloquence hypnotique d’Hitler va faire merveille pour maintenir dans le droit chemin les soldats tentés par le bolchevisme. Pour la première fois, ce raté, qui jusque-là s’était laissé porter par les événements, révèle ses funestes talents. La « brutalisation » née de la guerre, le « coup de poignard dans le dos » de la défaite, et la xénophobie de la société allemande vont faire le reste.
Norman Mailer « Un château en forêt », traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gérard Meudal (Plon).

Israël doit rendre la superficie occupée en 1967, exige Abbas

                 Israël doit rendre la superficie occupée en 1967, exige Abbas

Article paru dans "Le Point"

Le 10/10/07, Le président palestinien Mahmoud Abbas a exigé mercredi qu'Israël restitue dans le cadre d'un futur règlement de paix l'entière superficie territoriale conquise durant la guerre de 1967.

"Tout ce que nous voulons, c'est un Etat sur les frontières de 1967, à savoir de la taille de la Cisjordanie et de Gaza, soit 6.205 km2. Nous le voulons tel quel", a déclaré Abbas à la chaîne de télévision de l'Autorité palestinienne.

C'est la première fois qu'un dirigeant palestinien se montre aussi précis sur l'étendue de territoire réclamée pour le futur Etat palestinien, dont une conférence internationale organisée par les Etats-Unis doit examiner en novembre les contours.

Pour sa part Israël a toujours déclaré qu'il se refuserait à en revenir aux frontières d'avant 1967 et n'a jamais dévoilé l'étendue territoriale qu'il serait prêt à rétrocéder dans le cadre d'un accord de paix définitif

Miri Eisin, porte-parole d'Ehud Olmert, a rappelé que le Premier ministre israélien avait "déclaré dans le passé que toute solution à deux Etats entraînerait une restitution de territoire, de beaucoup de territoire".

"Mais nous n'avons jamais été plus précis à ce sujet et nous ne le serons pas davantage à ce stade", a-t-elle ajouté après avoir été invitée à commenter les derniers propos du président palestinien.

"RIEN N'A ETE PROMIS"

On ignore si ceux-ci impliquent qu'Abbas revendique les seuls les territoires occupés en 1967 ou s'ils signifient qu'il serait prêt à accepter une portion du territoire d'Israël équivalente à la surface des colonies de peuplement que l'Etat juif entend conserver en Cisjordanie.

Les Etats-Unis ont déjà apporté leur soutien à l'idée d'un tel troc de territoires entre Israël et le futur Etat palestinien, que Mahmoud Abbas s'est dit dans le passé prêt à envisager pourvu que les Palestiniens ne soient pas lésés dans l'échange.

Cette perspective laisse toutefois entière l'épineuse question de Jérusalem, dont Israël a annexé en 1967 la partie orientale, que tous les dirigeants palestiniens revendiquent comme la capitale de leur futur Etat.

Le vice-Premier ministre israélien Haïm Ramon a semblé lundi lancer un ballon d'essai pour le compte d'Olmert en estimant que son pays devait envisager, dans la perspective de la paix, de se retirer de Jérusalem-Est et d'accepter un statut spécial pour ses lieux saints.

Interpellé à ce sujet par l'opposition de droite, qui le soupçonne de sacrifier Jérusalem et la Cisjordanie sur l'autel de la conférence de paix prévue en novembre dans le Maryland, Olmert a affirmé laconiquement: "Rien n'a été donné, rien n'a été pris et rien n'a été promis."

Abbas et Olmert sont convenus de rédiger un document commun qui, après avoir été approuvé par les instances dirigeants de l'OLP et le gouvernement israélien, sera soumis à la conférence et servira de base aux futures négociations sur un règlement final.

Football: Ashkan Dejagah refuse de jouer en Israël

                      Football: Ashkan Dejagah refuse de jouer en Israël

Article paru dans "Le Point"

DEJAGAH.jpgLe 10/10/07, L'entraîneur allemand Joachim Löw s'est déclaré déçu de la décision d'un footballeur d'origine iranienne de ne pas disputer un match en Israël pour des raisons politiques.

"Je suis au courant du problème politique, mais j'aurais espéré et attendu de ce joueur qu'il prenne une décision différente", a dit Löw dans une interview à Die Welt.

Le Conseil central des Juifs d'Allemagne a demandé de son côté que le joueur, Ashkan Dejagah, soit écarté de l'équipe Espoirs pour s'être fait excuser pour le match en Israël.

Depuis la Révolution islamique de 1979, l'Iran ne reconnaît pas le droit à l'existence d'Israël et il est interdit aux ressortissants iraniens de se rendre dans ce pays.

Dejagah, qui joue dans le club Vfb Wolfsburg, est né à Téhéran mais il s'est ensuite installé en Allemagne avec ses parents. Il jouit de la double nationalité allemande et iranienne.

Le Bild rapportait lundi que Dejagah avait pris sa décision pour des raisons politiques.
Löw a déclaré que l'entraîneur de l'équipe Espoirs, Dieter Eilts, l'avait informé de la situation.

"Il a dit que lui-même et ses parents étaient très inquiets s'il devait se rendre en Israël. Une partie de la famille de Dejagah vit en Iran et ils craignent les conséquences si leur fils joue en Israël", a expliqué Löw.

Le président de la Fédération allemande de football (DFB) a indiqué qu'il avait accepté la demande du jeune homme parce qu'elle était "de nature personnelle", mais il a souligné qu'il "n'accepterait pas qu'un joueur de l'équipe nationale allemande se retire d'un match international en raison de sa conception du monde".