Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

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En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

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Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

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Les articles de Claudine Douillet

Les Israéliens honorent la mémoire d’Yitzhak Rabin

                            Les Israéliens honorent la mémoire d’Yitzhak Rabin

rabin12.jpgArticle paru dans "Le Figaro", le 04/11/07

150.000 personnes ont défilé ce week-end à Tel-Aviv pour marquer le 12e anniversaire de l'assassinat de l’ancien premier ministre.

"Je sais qu'il y a une chance de paix et que nous devons la saisir. Le peuple veut la paix et rejette la violence". C’est la gorge nouée que les 150.000 manifestants rassemblés à Tel-Aviv ont entendu à nouveau la voix d’Yitzhak Rabin, douze ans après sa mort, sur la place même où il fut tué de plusieurs balles dans le dos. La place Rabin, noire de monde, s’est recouverte de banderoles "Oui à la paix, non à la violence", et "nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas".
L’assassin n’a aucun regret
Pour la première fois, le président travailliste d’Israël et ancien collègue de Rabin, Shimon Peres a pris la parole à la tribune. "Vous êtes les héritiers de Rabin. Ne flanchez pas et continuez d'aller dans la voie qu'il a tracée, celle de la paix et de la sécurité" a-t-il exhorté.
Le défilé de cette année revêt une signification particulière compte tenu de la campagne menée par l'extrême droite pour atténuer la peine de l'assassin, un extrémiste juif présenté comme victime d'une machination. Condamné à la prison à perpétuité, Yigal Amir, 37 ans, qui s’opposait au choix d’Yitzhak Rabin de céder une partie de la Cisjordanie en échange de la paix avec les Palestiniens, n’a jamais exprimé de regrets. Il a été exceptionnellement autorisé à assister dimanche à la circoncision de son fils qui a eu lieu à la prison Sharon.

Rice prône en Israël des mesures de paix "audacieuses"

               Rice prône en Israël des mesures de paix "audacieuses"

Article paru dans "Le Monde"

JERUSALEM, le 05/11/07 - Condoleezza Rice a exhorté Israël à se montrer "audacieux" dans la recherche de la paix, alors que les dirigeants du pays réaffirmaient qu'il ne pourrait pas y avoir d'accord sur un Etat palestinien sans garantie pour leur propre sécurité.

La secrétaire d'Etat américaine, venue négocier à Jérusalem la tenue d'une conférence de paix aux Etats-Unis, a assuré au Premier ministre Ehud Olmert que Washington était solidement acquis à la défense de l'Etat hébreu et qu'il était temps de prendre des "décisions difficiles".

Olmert s'est dit prêt, malgré les doutes entourant la capacité des dirigeants palestiniens à contenir leurs activistes hostiles à Israël, à négocier sur tous les points difficiles après la conférence que veut accueillir le président George Bush. Il a laissé entendre qu'une percée pourrait intervenir avant la fin du mandat de Bush l'an prochain.

Rice, qui doit rencontrer lundi en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas, a cependant noté dimanche qu'il était encore trop tôt pour fixer fermement la date de la conférence prévue à Annapolis (Maryland). Des responsables américains ont retenu provisoirement la semaine qui débute le 26 novembre.

"Il est temps pour nous tous de prendre des décisions difficiles au nom de la paix", a dit Rice dans un discours prononcé devant un auditoire dont faisait partie Olmert.

"Tous les Israéliens doivent être confiants quant au fait que l'Amérique est résolument derrière vous, que nous sommes acquis à la cause de votre sécurité et que vous pouvez par conséquent vous montrer audacieux dans votre quête de la paix."

Un peu plus tôt, Tzipi Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères, lui avait dit que la situation était "plus compliquée que jamais" et qu'Israël n'accepterait un Etat palestinien que si Abbas garantissait, en vertu des obligations de la feuille de route du "quartet" (Etats-Unis, UE, Russie, Onu), qu'il ne ferait peser aucun danger sur Israël.

Ce document signé en 2003 exige des autorités palestiniennes la répression de l'activisme armé, et d'Israël le gel de l'expansion des colonies juives de peuplement en Cisjordanie.

MENACES

Les Palestiniens "doivent comprendre que l'application des futurs accords ne sera mise en oeuvre que selon les étapes de la feuille de route, à savoir d'abord la sécurité d'Israël puis l'établissement d'un Etat palestinien", a déclaré Livni aux côtés de Rice.

Abbas fait valoir que l'occupation israélienne fait obstacle à ses efforts en matière de sécurité.

Intervenant un peu plus tard à la même conférence que Rice, Olmert a insisté sur les menaces qu'affrontait Israël, à la fois dans la Cisjordanie occupée où est établi le Fatah d'Abbas et dans la bande de Gaza contrôlée depuis juin par le Hamas islamiste.

"Nous avons des raisons de tarder, a-t-il dit. Mais (...) nous avons un partenaire et ne voulons pas retarder les négociations jusqu'à un moment où notre partenaire ne serait peut-être plus en mesure de remplir la tâche."

"Si les Palestiniens et nous agissons avec détermination, il y une chance de parvenir à des résultats importants, peut-être même avant la fin du mandat du président Bush", a ajouté Olmert.

"Annapolis sera le tremplin d'une poursuite de négociations sérieuses et intenses qui ne contourneront aucune question et n'éviteront aucun point controversé", a-t-il encore dit, en reconnaissant qu'Israël avait aussi à remplir sa part des engagements découlant de la feuille de route.

A son arrivée en Israël, Rice a reconnu que des "discussions difficiles" l'attendaient sur l'élaboration d'un document de travail commun aux deux parties, censé édicter les principes sur lesquels reposera un futur Etat palestinien.

Livni a dit que "personne ne veut d'un autre Etat terroriste dans la région", allusion voilée au Hamas, qui prône la destruction d'Israël.

Les deux parties ont exprimé leur souhait que la conférence d'Annapolis serve de tremplin pour des négociations sur les principaux problèmes au coeur du conflit, tels que la question des frontières, l'avenir de Jérusalem et le sort des millions de réfugiés palestiniens et de leurs descendants.

Mais Israël refuse de fournir un calendrier, comme le demandent les Palestiniens, pour le traitement de ces questions, arguant que le non-respect de ce calendrier pourrait déclencher de nouvelles violences.

Olmert est confronté à une forte opposition, au sein de sa coalition, à toute concession sur le tracé des frontières et à une division de Jérusalem tant que l'Etat juif se sentira menacé par les activistes palestiniens.

Natalie Portman veut adapter Amos Oz au grand écran

                    Natalie Portman veut adapter Amos Oz au grand écran

portman.jpgLOS ANGELES, le 05/11/07 - La jeune actrice Natalie Portman a conclu un accord pour tourner son premier film en tant que réalisatrice, une adaptation du roman autobiographique de l'écrivain israélien Amos Oz "Une histoire d'amour et de ténèbres", a annoncé vendredi Variety.
Selon le quotidien spécialisé, Natalie Portman, elle-même née en Israël, veut à travers une société de production qu'elle vient de créer, monter des films conduisant à "une meilleure compréhension et davantage d'action pour les problèmes mondiaux".

Héroïne à Hollywood dès son plus jeune âge ("Léon" de Luc Besson, "Heat" avec Al Pacino et Robert De Niro), Natalie Portman, 26 ans, a été dernièrement vue dans "V pour vendetta" après avoir incarné la reine Padmé Amidala dans les trois épisodes les plus récents de "La guerre des étoiles" de George Lucas.

Israël envisage des libérations supplémentaires de prisonniers palestiniens avant le sommet américain

Israël envisage des libérations supplémentaires de prisonniers palestiniens avant le sommet américain

ehud.jpgJERUSALEM, le 05/11/07 - Dans un geste destiné à manifester son soutien au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert envisage des libérations supplémentaires de prisonniers palestiniens avant la conférence de paix à haut risque organisée par Washington, rapporte le quotidien "Haaretz", lundi.

Selon le quotidien israélien, Olmert examine une demande palestinienne de libérer 2.000 des 12.000 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Toutefois aucune décision n'a été prise sur le nombre de détenus susceptibles d'être libérés ou le moment où interviendront ces libérations.

Au cours des derniers mois, Israël a libéré 340 Palestiniens dont la plupart étaient proches du Fatah de Mahmoud Abbas. Aucun membre du Hamas qui a pris le pouvoir par la force dans la Bande de Gaza n'a été libéré.

La conférence de paix israélo-palestinienne voulue par les Etats-Unis devrait avoir lieu à Annapolis (Maryland) à la fin novembre ou au début décembre.

Israël: manifestation à Tel-Aviv pour le 12ème anniversaire de l'assassinat de Rabin

Israël: manifestation à Tel-Aviv pour le 12ème anniversaire de l'assassinat de Rabin

TEL-AVIV, le 05/11/07 - "Ni oubli, ni pardon". Des dizaines de milliers d'Israéliens ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv pour marquer le 12ème anniversaire de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, victime d'un extrémiste juif de droite et religieux.

Douze ans ont passé, mais pour la foule imposante --cent cinquante mille manifestants selon les organisateurs -- la blessure ne s'est pas refermée, d'autant que le meurtrier bénéficie d'une campagne de soutien orchestrée par l'extrême droite.

"Rien n'a changé. La leçon n'a pas été apprise. Aujourd'hui comme hier on entend les voix qui incitent à la violence. Ceux qui ont poussé au crime n'ont pas été poursuivis et cela pourrait se reproduire", a mis en garde à la tribune Yuval Rabin, le fils du Premier ministre, exprimant son indignation des faveurs dont bénéficie l'assassin en prison.

"C'est horrible qu'un juif ait pu commettre un tel acte sur la personne d'un leader aussi formidable uniquement parce qu'il était contre ses idées", confie Shapir Nissani, venue avec de nombreux jeunes de son âge.

David Kandioti, un retraité septuagénaire, brandit une pancarte: "si Rabin était en vie, nous aurions la paix avec nos voisins". Selon lui, "cent ans de prison, ce n'est pas assez pour punir un tel crime".

Pour la première fois, un président de l'Etat d'Israël, Shimon Peres, a pris la parole à la tribune, aux côtés du ministre de la Défense Ehud Barak, devant la place Rabin noire de monde.

"Vous êtes les héritiers de Rabin. Ne flanchez pas et continuez d'aller dans la voie qu'il a tracée, celle de la paix et de la sécurité", a proclamé M. Peres l'ancien compagnon politique de Rabin.

Le ministre de la Défense a assuré pour sa part que le "meurtrier croupira en prison jusqu'à la fin de ses jours".

Au début du rassemblement, les manifestants ont entendu avec émotion les derniers mots de Rabin lors de la manifestation sur la même place de la municipalité au sortir de laquelle il fut assassiné le samedi 4 novembre 1995.

"Je sais qu'il y a une chance de paix et que nous devons la saisir", avait proclamé le leader ce jour là du parti travailliste, ajoutant "le peuple veut la paix et rejette la violence", quelques minutes avant de tomber sous les balles de l'assassin.

Les manifestants ont déroulé des banderoles: "Oui à la paix, non à la violence", et "nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas", ainsi que des pancartes appelant à "Dire enfin oui à la paix".

Le meurtrier de Rabin, Yigal Amir, 37 ans, condamné à la prison à vie, a revendiqué son crime au procès affirmant avoir tué pour empêcher un retrait israélien des territoires palestiniens occupés et "stopper" le processus de paix. Il n'a jamais exprimé de regrets.

La manifestation annuelle prend cette année un relief particulier compte tenu d'une campagne d'extrême droite pour atténuer la peine de l'assassin, présenté comme victime d'une machination.

Yigal Amir a été autorisé à assister dimanche dans la prison où il est détenu à la circoncision de son fils, après avoir pu recevoir des visites privées de sa femme, un privilège qui est refusé à des détenus de sécurité palestiniens.

Dans une vidéo réalisée à 150.000 exemplaires par ses partisans, sa mère Geoulah estime que son acte était "prédestiné" par son nom, Yigal signifiant "sauveur" en hébreu.

Chef d'état-major israélien lors de la guerre des Six Jours, Rabin avait été l'artisan de la victoire de juin 1967 au cours de laquelle l'Etat juif avait conquis la Cisjordanie et la bande de Gaza, le plateau syrien du Golan et le Sinaï, depuis restitué à l'Egypte.

Il s'était vu décerner le prix Nobel de la Paix en 1994, conjointement avec M. Peres, alors ministre des Affaires étrangères, et le dirigeant palestinien Yasser Arafat, après la signature des accords d'Oslo.

Proche-Orient: Olmert croit à un accord avec les Palestiniens avant le départ de Bush

Proche-Orient: Olmert croit à un accord avec les Palestiniens avant le départ de Bush

JERUSALEM, le 05/11/07 - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a indiqué dimanche croire à un accord avec les Palestiniens avant la fin du mandat du président américain George W. Bush, tout en réaffirmant les exigences sécuritaires d'Israël.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, lui a répondu que les Etats-Unis continueraient à garantir sa sécurité après la création d'un Etat palestinien, engageant Israël à prendre des décisions "audacieuses".

Les deux dirigeants s'exprimaient dans la soirée devant le Forum Saban, une prestigieuse conférence annuelle organisée par le centre de recherche américain Brookings Institution, après des entretiens bilatéraux sur les préparatifs de la réunion internationale de paix que les Etats-Unis veulent organiser à la fin du mois à Annapolis, près de Washington.

"Après Annapolis, nous entamerons des négociations vigoureuses et continues. Si nous agissons ensemble de façon décisive, les Palestiniens et nous, nous avons une chance de parvenir à des résultats réels, peut-être même avant la fin du mandat du président Bush", a déclaré M. Olmert. M. Bush quittera la Maison Blanche en janvier 2009.

M. Olmert a assuré ne pas avoir "l'intention de laisser traîner les négociations sans fin". Mais "les Palestiniens doivent lutter contre le terrorisme et modifier foncièrement leur réalité intérieure", a-t-il ajouté.

"Nous avons convenu que nous devons parvenir à conclure un arrangement avec l'Autorité palestinienne conforme à la feuille de route, dans toutes ses étapes et dans sa globalité", a-t-il rappelé. "Je n'ai pas l'intention de permettre aux Palestiniens qu'ils se dégagent de leurs engagements, et je n'ai pas non plus l'intention d'épargner à Israël ses propres engagement".

La Feuille de route, le plan de paix élaboré en décembre 2002 par le quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) prévoit dans sa première phase d'application que les Palestiniens "mettent fin à la violence et au terrorisme" d'une part, et de l'autre qu'Israël "gèle toutes les activités d'implantation de colonies".

Les préoccupations sécuritaires d'Israël avait dominé les premiers entretiens de Mme Rice à Jérusalem: la chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, avait souligné que les impératifs de sécurité d'Israël passaient avant la création d'un Etat palestinien.

"Ce qui signifie: sécurité pour Israël d'abord et ensuite création d'un Etat palestinien. Parce que personne ne veut d'un nouvel Etat terroriste dans la région", avait ajouté Mme Livni, qui dirige l'équipe de négociateurs israéliens.

La secrétaire d'Etat américaine a cherché à rassurer les dirigeants israéliens.

"Tous les Israéliens doivent être convaincus que les Etats-Unis les soutiennent totalement. Vous pouvez donc être audacieux dans votre recherche de paix", a-t-elle déclaré.

"L'échec n'est pas une option", a-t-elle prévenu, notant que si les Palestiniens perdaient l'espoir, ils risquaient de se radicaliser et d'être attirés par le terrorisme.

"Si nous n'agissons pas aujourd'hui pour montrer aux Palestiniens qu'il y a une issue, d'autres leurs montreront une issue (...) Franchement, une solution à deux Etats est plus urgente que jamais", a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le représentant spécial du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair a appelé les deux parties à "passer aux choses sérieuses". Il a espérer pouvoir annoncer des projets économiques concrets pour les Palestiniens lors de la réunion d'Annapolis.

Israël et les Palestiniens ont entamé des discussions intensives pour rédiger un document commun qu'ils souhaitent présenter à Annapolis et qui doit servir de base à des négociations formelles pour la création d'un Etat palestinien.

Condoleezza Rice déclare que les Etats-Unis vont réexaminer l'aide au Pakistan

Condoleezza Rice déclare que les Etats-Unis vont réexaminer l'aide au Pakistan

JERUSALEM, le 05/11/07- La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré dimanche que les Etats-Unis allaient réexaminer une partie de leur aide au Pakistan au lendemain de la décision du président Pervez Musharraf de décréter l'état d'urgence et suspendre la Constitution.

Cela pourrait remettre en cause une partie des milliards de dollars d'aide américaine à leur allié pakistanais dans la lutte contre le terrorisme. Dans le cadre d'une tournée au Proche-Orient, la cheffe de la diplomatie américaine a toutefois laissé entendre que l'administration Bush ne suspendrait pas toute l'aide. Les Etats-Unis ont fourni environ 11 milliards de dollars au Pakistan depuis 2001.

"Une partie de l'aide qui va au Pakistan est directement liée à la mission antiterroriste", a souligné Mme Rice devant les journalistes qui voyageaient avec elle. "Nous devons simplement réexaminer la situation", a-t-elle dit. "Mais je serais très surprise que quiconque veuille que le président mette de côté ou ignore" la part prise dans la sécurité nationale par ce type de coopération.

La patronne de la diplomatie américaine s'est dite "déçue" par les mesures "extraconstitutionnelles" prises par le général Musharraf. "Je suis déçue par sa décision, certainement", a-t-elle déclaré.

Après que le président pakistanais eut imposé l'état d'urgence, le Pentagone, le Département américain de la Défense, avait fait savoir que cette déclaration n'affecterait pas le soutien militaire américain au Pakistan.

Le réexamen mentionné par Condoleezza Rice consistera en partie à déterminer si une partie de l'aide actuelle doit s'arrêter en raisons des restrictions juridiques américaines qui fixent des conditions aux gouvernements recevant l'aide. Cela ne couvrirait toutefois qu'une petite partie de l'aide totale, qui représente actuellement environ 150 millions de dollars (103,6 millions d'euros) chaque mois.

Livni à Rice: la sécurité d'Israël passe avant un Etat palestinien

                  Livni à Rice: la sécurité d'Israël passe avant un Etat palestinien

LIVNIRICE.jpgJERUSALEM, le 05/11/07- La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a réaffirmé dimanche à Jérusalem à son homologue américaine, Condoleezza Rice, que la sécurité d'Israël passait avant la création d'un Etat palestinien.

Mme Livni, qui s'exprimait au début d'une rencontre avec Mme Rice, arrivée la veille à Jérusalem pour de nouveaux entretiens destinés à préparer la réunion internationale de paix prévue fin novembre à Annapolis, près de Washington, a effectué une claire distinction entre les dirigeants palestiens "pragmatiques", tel que le président Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, et les islamistes du Hamas qualifiés de "terroriste".

"Il faut comprendre que même si nous devons trouver un terrain d'entente avec les dirigeants pragmatiques, ils doivent eux-mêmes comprendre que la mise en oeuvre de futurs accords n'interviendra que conformément aux phases de la Feuille de route", un plan de paix international qui n'a jamais été appliqué, a-t-elle ajouté.

"Ce qui signifie: la sécurité pour Israël d'abord et ensuite la création d'un Etat palestinien. Parce que personne ne veut d'un nouvel Etat terroriste dans la région. Ce n'est dans l'intérêt ni d'Israël, ni des Palestiniens pragmatiques", a poursuivi Mme Livni, qui dirige l'équipe de négociateurs israéliens.

"Plus que jamais, la situation est compliquée", a rappelé la responsable israélienne, en référence à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas à la mi-juin.

Mme Rice avait auparavant averit que les négociations entre Israéliens et Palestiniens étaient difficiles. Elle avait prévenu samedi soir, avant son arrivée en Israel, qu'elle ne s'attendait pas à un accord sur le document commun que les deux parties doivent soumettre à l'approbation des participants de la réunion d'Annapolis, supposée lancer des négociations formelles sur la création d'un Etat palestinien.

"Ils y travaillent encore et comme toujours dans ce genre de situation, ils passent par des discussions compliquées. Je pense que ces discussions compliquées vont se poursuivre pendant un moment, mais je vais voir si je peux faire quelque chose pour les aider à avancer", a-t-elle ajouté.

Les difficultés viennent du fait que la réunion d'Annapolis ne représentera que le début du processus, a souligné Mme Livni.

"Annapolis sera un moment, un évènement au cours duquel j'espère que tout le monde se réunira et apportera son soutien au processus, mais ce ne sera pas la fin du processus", a-t-elle souligné.

"Nous devons donc résoudre certaines divergences, bien sûr, mais il est important que nous trouvions un moyen de parvenir à un accord sur le processus lui-même", a ajouté la ministre israélienne.

"Israël va appliquer sa part de la Feuille de route, mais l'idée de base est qu'il faut trouver un accord sur le fait que la création d'un Etat palestinien vient après la mise en oeuvre de la Feuille de route, y compris les besoins d'Israël en matière de sécurité", a-t-elle conclu.

La Feuille de route élaborée en décembre 2002 par le quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) prévoyait la création par étape d'un Etat palestinien en 2005 aux côtés d'Israël. Elle a été adoptée en juin 2003 mais est restée lettre morte.

Le N.2 d'Al-Qaïda appelle au jihad contre des intérêts occidentaux au Maghreb

Le N.2 d'Al-Qaïda appelle au jihad contre des intérêts occidentaux au Maghreb

alka.jpgDUBAI, le 05/11/07 - Le numéro deux du réseau Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, a appelé les musulmans du Maghreb à proclamer le "jihad" contre les intérêts des Etats-Unis, de la France et de l'Espagne dans les pays d'Afrique du nord, dans un enregistrement sonore mis en ligne samedi.

Il a aussi appelé au renversement des dirigeants libyen, tunisien, algérien et marocain qualifiés d'"esclaves" des Occidentaux.

"O nation de l'islam au Maghreb, celle de la résistance et du jihad, voici que vos enfants s'unissent sous la bannière de l'islam et du jihad contre les Etats-Unis, la France et l'Espagne", déclare Zawahiri en annonçant le ralliement d'un groupe islamiste libyen à Al-Qaïda, dans l'enregistrement mis en ligne sur un site islamiste.

"Soutiens (...) tes enfants pour battre nos ennemis et nettoyer nos terres de leurs esclaves (Mouammar) Kadhafi, Zine El Abidine (Ben Ali), (Abdelaziz) Bouteflika et Mohammed VI", a-t-il ajouté, en référence aux chefs d'Etat respectivement de Libye, de Tunisie, d'Algérie et du Maroc.

L'authenticité du document sonore n'a pu être établie dans l'immédiat.

La momie de Toutankhamon exposée pour la première fois au public

La momie de Toutankhamon exposée pour la première fois au public

TOUTAN.jpgLOUXOR, Egypte,le 05/11/07 - Le visage de Toutankhamon révélé pour être mieux protégé: la momie du jeune pharaon a été sortie dimanche de son sarcophage pour être exposée au public pour la première fois sous une vitrine transparente, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.

Quatre-vingt-cinq ans jour pour jour après la découverte de son tombeau dans la Vallée des rois, à Louxor, Egypte, des archéologues ont extrait la momie du jeune pharaon du sarcophage doré dans lequel il reposait depuis 3.000 ans pour l'étendre dans une vitrine transparente, sarcophage de plexiglass, où les touristes pourront le découvrir à partir de lundi. Seul le visage noirci et tanné comme du cuir et les pieds de Toutankhamon dépassent du drap de lin blanc recouvrant son corps.

Le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes Zahi Hawass, qui a présentétoutank.jpg dimanche la momie à la presse sous l'ardent soleil de Louxor, a évoqué "la magie et le mystère" du jeune homme décédé à 19 ans, dont la vie et la mort captivent le monde depuis près d'un siècle.

"Je peux dire pour la première fois que la momie est en sécurité et bien préservée, et en même temps, tous les touristes qui entreront dans ce tombeau pourront voir le visage de Toutankhamon pour la première fois.

Zahi Hawass a expliqué que des scientifiques avaient commencé à restaurer la momie, gravement endommagée, il y a plus de deux ans. Elle avait alors été brièvement sortie de son sarcophage et placée pour la première fois dans un scanner. Une grande partie du corps du jeune roi est brisée en 18 morceaux. Il semble qu'une partie ait été abîmée quand l'archéologue britannique Howard Carter a découvert la momie, l'a sortie de son tombeau et voulu retirer son fameux masque d'or.

Mais Zahi Hawass a ajouté qu'un phénomène plus récent, le tourisme de masse, contribue à la détérioration de la momie alors que des milliers de touristes visitent chaque année la chambre mortuaire souterraine. "L'humidité et la chaleur provoquée (...) par les personnes qui entrent dans le tombeau et leur respiration va réduire la momie en poudre", a-t-il expliqué. "La seule bonne chose (qui reste) de cette momie, c'est son visage. Nous devons préserver son visage". La momie sera maintenue à température et niveau d'humidité constant dans sa vitrine.

Le mystère de Toutankhamon, considéré comme le 12e pharaon de la XVIIIe dynastie d'Egypte, monté sur le trône à l'âge de huit ans, fascine les passionnés de l'Egypte ancienne depuis la découverte du tombeau caché et de ses fabuleux trésors d'or et de pierre précieuses, le 4 novembre 1922.

Ces dernières années, les experts ont tenté de résoudre les questions persistantes sur la cause exacte du décès du jeune pharaon et sur sa lignée. En 2005, les scientifiques ont fait subir à la momie un scanner de 15 minutes qui a permis l'obtention d'une image numérique en trois dimensions.

Les résultats ont permis d'exclure que Toutankhamon ait été assassiné, mais n'ont pas pu établir de façon certaine la cause de sa mort, aux environs de 1.323 avant Jésus-Christ. Les experts pensent toutefois que quelques jours avant de mourir, le jeune homme s'était fracturé la hanche, apparemment accidentellement, et qu'il aurait pu succomber à une infection provoquée par cette blessure.

Le scanner a apporté également un éclairage inédit sur la vie du plus célèbre pharaon de l'Egypte ancienne, qui s'est révélé être un jeune homme bien nourri, en bonne santé mais gracile, qui mesurait 1,70cm au moment de sa mort, avec la mâchoire supérieure en avant caractéristique de sa famille, incisives proéminentes et dents du bas mal alignées.

L'Egypte, qui a reçu 9 millions de touristes cette année, espère en attirer encore plus avec cette nouveauté, la momie du jeune pharaon: on estime que le nombre de visiteurs du tombeau devrait doubler, passant à 700 par jour, maintenant qu'on peut y voir Toutankhamon de manière permanente, selon Mostafa Wazery, responsable du site de la Vallée des Rois pour le Conseil des Antiquités égyptiennes.