Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Sdérot en colère

                                                     Sdérot en colère

Le 04/09/07, Malgré la situation sécuritaire préoccupante dans le sud du pays, les parents d’élèves et les enfants de Sdérot ont tenté d’entamer l’année scolaire comme tout le monde, en essayant de ravaler leurs appréhensions et en priant que tout se passe bien.

La petite Oren Elias, âgée de 10 ans, a impressionné les auditeurs par son courage dimanche matin, sur les ondes de Galei Tsahal (la radio de l'armée) lorsqu’elle a déclaré avec assurance qu’elle ne craignait rien et était prête à prendre le chemin de l’école.

Mais après l’attaque massive de roquettes, que les terroristes de la bande de Gaza ont choisi de tirer lundi matin au moment où des milliers d’écoliers se rendaient en classe, tout semble avoir changé. Oren ne cache pas sa colère, surtout depuis que sa sœur, prise de panique lors d’une alerte, a dévalé les escaliers et s’est blessée à la tête.

Interviewée une nouvelle fois mardi matin, elle a rappelé que les manifestations ne servaient à rien et que le gouvernement devait agir. Elle a souligné qu’elle ne souhaitait qu’une chose : aller à l’école comme tous les autres enfants.

A Sdérot, des mesures sont prises en guise de protestation contre l’inertie du gouvernement. Le comité des parents d’élèves a décidé d’interrompre les cours dans tous les lycées de la ville jusqu’à nouvel ordre et le mouvement devrait s’étendre dès mercredi dans les écoles primaires. Les résidents de la ville ont l’intention de monter à Jérusalem et d’installer une tente de protestation devant les bureaux du gouvernement.

Des milliers d’adultes et d’enfants de Sdérot arriveront donc mercredi matin dans la capitale, avec l’aide des employés de la municipalité, et poursuivront les cours en face de la Knesset. Le président du comité Sasson Sarah a déclaré à la presse : "Je suis convaincu que les élèves seront bien plus à l’aise, car il est impossible d’étudier lorsqu’à chaque instant, il faut courir dans les abris. Nos nerfs sont devenus fragiles".

Quelle solution propose le Premier ministre pour mettre un terme aux attaques massives de roquettes ? Ehoud Olmert a déclaré que Tsahal allait reprendre ses opérations ciblées contre les chefs terroristes du Djihad islamique de la bande de Gaza, responsables de ces tirs.

En revanche, d’après Galei Tsahal, il envisagerait de libérer la semaine prochaine une centaine de terroristes du Fatah, pour faire plaisir à Abou Mazen à l’occasion du Ramadan. Si ces mesures sont prises, certains détenus de la bande de Gaza rentreront chez eux et les autorités "espèrent" que ces derniers "contribueront au renforcement du Fatah dans la région".

Les fêtes approchent, le porte-monnaie s’ouvre

                          Les fêtes approchent, le porte-monnaie s’ouvre

Le 04/09/07, Les commerçants israéliens attendent les fêtes avec impatience, ils espèrent voir leurs ventes augmenter d’au moins 15%, essentiellement dans les domaines de l’alimentation, du textile, de l’électroménager et des fournitures pour la maison et la cuisine. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude de marché réalisée par l’union des bureaux industriels à l’approche de Rosh HaShana et des fêtes d’automne. L’étude a examiné les fluctuations des ventes pendant les années 2003 à 2006.

L’analyse des données des quatre dernières années montre qu’à l’époque des fêtes les ventes des magasins israéliens augmentent en moyenne de 15% et que le mois suivant les fêtes, elles chutent de 8%.

Plus précisément, de 2003 à 2006, l’augmentation moyenne des achats de nourriture était de 10% pendant le mois des fêtes et la baisse du mois suivant de 5%, les gens devant vider les placards remplis en septembre ! Pour ce qui est des denrées non périssables, comme l’électroménager, c’est une hausse de 29% qui a été enregistrée par rapport au mois précédent celui des fêtes. Dans ce domaine également, les ventes diminuent sérieusement après les fêtes, à savoir de 19%. Les chaussures se vendent bien à cette époque de l’année, avec une hausse de 21% en moyenne (suivie d’une baisse de 7% le mois d’après les fêtes.) Mais la hausse la plus frappante concerne en l’occurrence les ustensiles de cuisine et le matériel de maison (98% contre une chute de 42% le mois suivant.)

L’union des bureaux industriels estime que la hausse des ventes sera sensiblement identique à celle des deux dernières années. Le département économique précise cependant que le taux d’augmentation des ventes des magasins entre Rosh HaShana et Soukkot est inférieur à celui de celles qui précèdent la fête de Pessah.

Israël tient à ses réserves naturelles

                                   Israël tient à ses réserves naturelles

Le 04/09/07, Selon un rapport de l'Union mondiale pour la nature, Israël est à la tête des pays méditerranéens en ce qui concerne la proportion d’aires protégées sur son territoire. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est la principale ONG mondiale consacrée à la cause de la conservation de la Nature.

D’après les chiffres de l’UICN, les aires protégées en Israël représentent 16% de la totalité du territoire israélien, contre seulement 11,7% en France, 7,7% en Espagne et 0,5% au Liban.

L'UICN définit les aires protégées comme étant des zones terrestres ou marines spécifiquement dédiées à la protection et à la conservation de la diversité biologique, ainsi qu'aux ressources naturelles et culturelles associées. Ces zones et ressources remarquables doivent être gérées par des moyens efficaces, de nature juridique ou autre (contractuelle, pédagogique, financière, etc.)

Les données de l’UICN confirment qu’Israël a consacré de larges aires à la protection de la nature. Le rapport passe cependant sous silence le fait qu’une importante partie des espaces ouverts d’Israël est utilisée par l’armée, essentiellement dans le Néguev. Les activités de Tsahal n’étant pas faites pour aller avec la protection de l’environnement, Tsahal et l’autorité israélienne des parcs et réserves naturelles ont passé un accord pour limiter les dégâts provoqués par les activités de l’armée.

Le rapport de l’UICN dépeint une image plutôt négative de la protection de la nature dans la région méditerranéenne. Il met l’accent sur un grave déclin d’espèces animales, qui sont spécifiques à cette région du monde.

Malgré l’augmentation du nombre d’aires protégées dans la région méditerranéenne ces dernières années, la perte de la faune et de la flore n’a pas été freinée. Deux tiers des mammifères marins, un quart des espèces amphibies, près de la moitié des espèces de requins, plus de la moitié des espèces de poissons d’eau douce et plus de 10% des reptiles sont en danger de disparition.

D’après l’UICN, le bassin méditerranéen est l’un des habitats écologiques les plus caractéristiques du monde, car sa flore compte plus de 25.000 espèces, dont environ la moitié sont uniques. La majorité de ces espèces est utilisée dans la production d’aliments, de médicaments, d’épices et autres produits. A peu près la moitié des reptiles et deux tiers des amphibies sont également uniques.

Deux facteurs ternissent cependant les réussites environnementales d’Israël : il s’agit de l’un des sept pays souffrant d’un sévère manque d’eau et il a un niveau élevé d’émission de gaz à effet de serre par habitant.

Selon l’UICN, une estimation insuffisamment précise de la rentabilité des systèmes écologiques locaux, ainsi qu’une exploitation irrégulière des ressources naturelles sont parmi les principales raisons de la mauvaise conservation de la nature dans la région méditerranéenne.

Une femme juive se présente aux élections législatives au Maroc

              Une femme juive se présente aux élections législatives au Maroc

Le 04/09/07, Maggy Cacoun, une femme d’affaires de 54 ans de Casablanca, est la première femme juive à présenter sa candidature aux élections du parlement marocain. Cacoun, qui a récemment été élue présidente du parti du centre social (PCS), Hizb al-wasate al-ijtimaεi, ne voulait pas que son identité juive devienne le centre de sa campagne électorale.

« Je ne veux pas être traitée comme une Juive. Je suis avant tout une loyale citoyenne marocaine, » a-t-elle affirmé. Cependant, sa candidature fait beaucoup parler au Maroc.

Depuis que son identité juive a été révélée, on a demandé à Cacoun pourquoi elle n’était pas partie s’installer en Israël et comment la communauté juive voyait son implication dans les questions politiques et sociales du pays.

« Je n’ai jamais envisagé de quitter le Maroc. Etant donné que je suis d’abord et avant tout une patriote du Maroc, je veux me concentrer sur ce qui se fait dans mon pays. Je n’ai pas demandé la permission de la communauté juive pour me présenter. La seule personne que j’ai consultée, c’est mon mari et il m’a donné sa bénédiction, » a expliqué Cacoun.

Si Cacoun est la seule femme juive à se présenter, son coreligionnaire Joseph Levy, un entrepreneur qui est également le secrétaire général adjoint du PCS, se joint à la course pour un siège du parlement marocain.

La communauté juive du Maroc est aujourd’hui estimée à 5.000 âmes, par rapport aux 300.000 qui vivaient au Maroc avant la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Israël: la Cour suprême ordonne de modifier la barrière avec la Cisjordanie

  Israël: la Cour suprême ordonne de modifier la barrière avec la Cisjordanie

JERUSALEM, le 04/09/07 - La Cour suprême d'Israël a ordonné mardi une modification du tracé de la barrière de séparation dans le secteur du village de Bilin en Cisjordanie, symbole de la lutte des Palestiniens contre ce "mur" controversé.

"Le tracé fixé porte un préjudice considérable aux habitants de Bilin", a affirmé la Cour dans un arrêt, demandant au gouvernement d'envisager un tracé alternatif "dans un laps de temps raisonnable". Environ 200 hectares des terres de Bilin, situé à l'ouest de Ramallah, ont été confisqués et des milliers d'oliviers arrachés pour ériger la barrière, selon les Palestiniens.

L'arrêt de la Cour permettra aux habitants du village de récupérer "au moins 100 hectares" de terres confisquées, a affirmé Michael Sfard, l'avocat israélien de la municipalité de Bilin, qui a saisi la Cour suprême il y a environ deux ans et demi.

Des Palestiniens, ainsi que des pacifistes israéliens et étrangers, manifestent chaque vendredi à Bilin, devenu le symbole de la lutte contre le "mur" israélien qui empiète sur les terres palestiniennes.

"Le préjudice résulte de la saisie de terres en vue de la construction de la barrière, et de l'arrachage d'arbres se trouvant sur son tracé. De plus les villageois de Bilin se retrouvent coupés d'une grande partie de leurs terres agricoles à cause du tracé actuel de la barrière", affirme la Cour.La décision d'ordonner la modification du tracé a été prise à l'unanimité des trois juges. Ils avaient été saisis de cette affaire par le maire de Bilin Ahmed Issa Abdallah Yassin. M. Yassin s'est félicité de la décision de la Cour suprême, la qualifiant de "victoire". "Nous allons récupérer une partie des terres qui été confisquées par le mur. C'est une victoire pour nous", a-t-il déclaré. "Nous allons poursuivre notre action jusqu'à l'élimination du mur", a-t-il ajouté.

Selon Me Sfard, cette décision "prouve que le mur à Bilin est utilisé par Israël pour s'approprier des terres et non pour des raisons de sécurité". Il a affirmé que l'Etat israélien entendait grâce à la barrière de séparation "agrandir une colonie voisine de Bilin, Modiin Ilit" dont un nouveau quartier est en construction. L'avocat a précisé que la Cour n'imposait pas dans son jugement un nouveau tracé mais fixait des "paramètres": il ne devra pas englober de terres cultivées palestiniennes ni le quartier en construction de la colonie voisine. "Malheureusement, toutes les terres de Bilin ne seront pas rendues à leur propriétaires", a regretté l'avocat.

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière qui doit s'étendre à terme sur plus de 650 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Elle empiète sur la Cisjordanie et rend extrêmement problématique la création d'un Etat palestinien viable.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Israël n'a pas tenu compte de ces demandes.

Arrestation au Danemark de huit terroristes présumés soupçonnés d'être liés à Al-Qaïda

Arrestation au Danemark de huit terroristes présumés soupçonnés d'être liés à Al-Qaïda

Article paru dans la "Tribune" le 04/09/07

Huit militants islamistes soupçonnés d'être liés à "un personnage important d'Al-Qaïda" ont été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi au cours de plusieurs opérations de la police danoise, a annoncé le directeur de la centrale danoise de renseignements.

Les huit militants islamistes, âgés de 19 à 21 ans, sont soupçonnés de préparer un attentat terroriste à l'aide d'explosif, a dit Jakob Scharf, le directeur de la PET.

"Ces arrestations nous ont permis d'éviter un attentat terroriste", a insisté Scharf au cours d'une conférence de presse sans donner plus de détails sur la cible de cet attentat.

Parmi les personnes arrêtées figurent six Danois et deux ressortissants étrangers résidant au Danemark. Ces suspects étaient sous surveillance depuis une longue période et ont été arrêtés une fois que la police a recueilli suffisamment de preuves contre eux.

"Ils fabriquaient également un explosif instable au milieu d'un secteur à forte densité de population", a dit Scharf avant d'ajouter sans plus de précisions que les enquêteurs danois "travaillaient en coopération avec plusieurs partenaires étrangers".

Écoles arabes : l'Amérique entre le besoin et la peur

                    Écoles arabes : l'Amérique entre le besoin et la peur
   

Article paru dans le "Figaro", le 04/09/07 

L'ouverture d'une école publique d'études arabes à Brooklyn suscite la polémique.
 
RENTRÉE des classes sous haute surveillance aujourd'hui à Brooklyn pour les élèves de la première école publique d'études arabes aux États-Unis : depuis l'annonce de sa création en février, la Khalil Gibran International Academy n'a cessé de défrayer la chronique de la presse conservatrice new-yorkaise, trop heureuse de semer la confusion entre culture islamique et terrorisme à la veille du sixième anniversaire des attentats du 11 Septembre. « New York, site de la pire attaque terroriste de notre histoire, s'incline, comme en hommage, pour accommoder et peut-être préparer de futurs extrémistes », a pu écrire Alicia Colon, la chroniqueuse du Sun. Accusée de ne pas avoir dénoncé l'inscription « Infitada NYC » sur des T-shirts, la directrice de l'établissement, Debbie Almontasser, militante des rapports interethniques a préféré démissionner. Elle a été provisoirement remplacée par une éducatrice juive qui ne parle pas l'arabe... Craignant pour la sécurité de l'environnement, les parents d'élèves de l'école primaire qui devait accueillir l'institution arabe ont obtenu qu'elle trouve refuge ailleurs. C'est donc dans un établissement secondaire public de Brooklyn que la Khalil Gibran Academy offrira un enseignement bilingue, à partir de la sixième, à la soixantaine d'élèves - capacité maximale - qui n'ont été découragés ni par l'agitation, ni par les frais de scolarité (12 000 dollars par an, car les subventions sont limitées).


Changement de décor à l'ouest. Sur le campus de l'université du Texas à Austin, le professeur Mohammad Mohammad ne se sépare jamais de son écharpe palestinienne. « Le jour de la mort d'Arafat, j'avais même revêtu le reste de son uniforme », explique fièrement le coordonnateur des programmes d'arabe au Centre des études moyen-orientales. Dans la capitale de l'État dont George W. Bush était le gouverneur, il n'a été insulté qu'une fois et l'incident dénoncé par la presse locale. Le monde à l'envers ? Pas vraiment. Le campus d'Austin est une enclave progressiste dans un État plutôt conservateur. Dans un pays où le nombre d'inscriptions universitaires dans les cours d'arabe est passé de 5 000 avant les attentats du 11 Septembre à 12 000 actuellement, le manque de professeurs qualifiés se fait cruellement sentir.
 
Carences
 
Le centre de l'université du Texas, doté d'un budget de 7 millions de dollars et des meilleurs spécialistes, est devenu la référence en matière de formation pédagogique. « Nous n'étions pas préparés, explique le professeur Mahmoud Al-Batal ; d'une certaine façon, le 11 Septembre a révélé nos carences. Nous avons engagé des arabophones pour parer au plus pressé, pas nécessairement des éducateurs professionnels. Pour répondre à la demande nationale, il nous faut former une nouvelle génération d'enseignants. »
 
L'école de Brooklyn répond aussi à cette nécessité, doublée d'une réalité démographique puisque 200 000 New-Yorkais sont d'origine arabe. « Enseigner l'arabe, c'est enseigner une culture, ce n'est pas apprendre à devenir musulman. L'évangélisme n'y a pas sa place », souligne Karin Ryding, présidente de l'Association américaine des professeurs d'arabe à Washington. L'arabe fait partie des langues « critiques » (avec le chinois, le farsi, l'hindou et le russe) pour lesquelles le président Bush a débloqué 114 millions de dollars destinés à la formation d'un millier de professeurs et d'autant de linguistes « de réserve », dans un créneau devenu stratégique pour la sécurité nationale, et porteur d'emplois.
 

Rentrée sous les tirs à Sdérot

                                        Rentrée sous les tirs à Sdérot

Article paru dans "Libération", le 04/09/07

 
Hier, une école de la ville israélienne a été la cible du Jihad islamique.
«Cadeau pour la rentrée des classes.» Le Jihad islamique a revendiqué en ces termes le tir hier d’une salve de roquettes en direction de la ville israélienne de Sdérot. Un des engins s’est abattu dans la cour d’une école maternelle sans faire de blessés, mais une dizaine d’enfants, en état de choc, ont été hospitalisés.

«Verre brisé».  «Dans la salle de classe qui était la plus proche de l’impact [de la roquette, ndlr] l’alerte n’a pas sonné, et les occupants ne se sont rendu compte de rien jusqu’à ce que le verre brisé des fenêtres leur tombe dessus», a déclaré une assistante maternelle à la radio militaire, peu de temps après le tir de roquette. «Certains enfants se sont mis à hurler, et nous essayons de les calmer.

Je pense que je vais quitter la ville. J’ai un enfant, et je ne veux pas que cela lui arrive», a-t-elle ajouté.Sdérot, une ville de 24 000 habitants, où vivent en grande majorité des immigrants pauvres, est presque quotidiennement la cible de roquettes Qassam, tirées par des groupes armés palestiniens depuis la bande de Gaza, située à moins de deux kilomètres de là. Depuis 2001, lorsque les tirs ont commencé, douze personnes ont été tuées dans la ville où dans ses environs immédiats par l’explosion de ces engins. Au total plus de 2 000 roquettes ont été tirées sur la zone en six ans, la plupart touchant des secteurs non habités.


Après les tirs d’hier, l’association de parents d’élèves de Sdérot, qui reproche au gouvernement israélien de ne pas avoir déployé de moyens suffisants pour assurer la sécurité des enfants, a menacé de ne pas renvoyer les 2 500 élèves de la ville en classe.
«Le gouvernement a promis d’évacuer les enfants dans des salles de classe en dehors de la ville en cas d’escalade. Mais il n’y a aucune solution en vue. L’année scolaire est terminée», a déclaré ­Batya Katar, présidente de l’association de parents d’élèves de Sdérot. Le maire de la ville, Eli Moyal, a quant à lui accusé le gouvernement d’abandonner Sdérot : «Ils s’en moquent», a-t-il déclaré hier à la radio militaire.


Dimanche, premier jour de la rentrée des classes, 200 soldats avaient été déployés dans la ville pour encadrer les élèves et les informer des mesures d’urgence à suivre en cas de tirs de roquettes. Par ailleurs, des hélicoptères et des drones (avions sans pilote) de l’armée israélienne avaient survolé la bande de Gaza, pour tenter de prévenir d’éventuels tirs de roquettes. Une cellule du Jihad islamique, soupçonnée par Israël d’être à l’origine des tirs de ces derniers jours, avait échappé de peu à un missile tiré par un des drones.


«Grande échelle».  «La poursuite de ces attaques démontre la nécessité pour l'armée israélienne de lancer tôt ou tard une opération à grande échelle dans la bande de Gaza afin de les stopper», a déclaré hier à la radio le président de la commission de la défense et des affaires étrangères du Parlement israélien, Tzahi Hanegbi, député de Kadima, le parti du Premier ministre, Ehud Olmert.

La police égyptienne trouve 2,75 tonnes d’explosifs dans le Sinaï

         La police égyptienne trouve 2,75 tonnes d’explosifs dans le Sinaï


Article paru dans" L'Orient" le 04/09/07

La police égyptienne a découvert 2,75 tonnes d’explosifs dimanche soir dans le centre du Sinaï, a annoncé un responsable de la sécurité. Les explosifs, dissimulés dans 54 sacs en plastique, ont été découverts lors d’une perquisition dans la région d’el-Gefgafa, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la ville côtière d’el-Arich, a dit à Reuters ce responsable, qui a requis l’anonymat. La police avait saisi le 19 août 250 kilos d’explosifs dans le nord du Sinaï. Les autorités avaient dit à l’époque qu’elles soupçonnaient que ces explosifs étaient destinés à être introduits clandestinement dans les territoires palestiniens. Israël a accusé l’Égypte de ne pas déployer suffisamment d’efforts pour mettre fin à cette contrebande et la Chambre américaine des représentants a proposé de réduire de 200 millions de dollars l’aide militaire annuelle à l’Égypte si elle n’améliore pas la sécurité à la frontière et le respect des droits de l’homme.

Olmert incertain sur un « accord de principe » avec Abbas

                      Olmert incertain sur un « accord de principe » avec Abbas

Article paru dans "L'Orient", le  04/09/07

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a affirmé hier qu’il n’était pas certain de parvenir à un accord de principe avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, sur les contours d’un futur État palestinien avant la conférence organisée en novembre par les États-Unis. Le chef du gouvernement israélien, qui, à l’instigation de Washington, rencontre régulièrement le président palestinien depuis le coup de force du Hamas à Gaza à la mi-juin, a exprimé l’espoir d’aboutir « dans un proche avenir » à une déclaration commune. « Si nous sommes en mesure de parvenir à un avant-projet d’ici à novembre, nous le ferons, mais je ne suis pas certain que nous serons en mesure de le faire », a confié Olmert à la presse après avoir été invité par des membres de son propre camp politique à rendre compte de ses conversations.

Olmert s’efforce d’aboutir à une « déclaration de principe » de large portée tandis que Abbas souhaite un « accord cadre » plus précis comportant un calendrier de règlement des questions-clés – frontières du futur État, statut de Jérusalem et sort des réfugiés de la guerre de 1948. Abbas a exprimé dimanche la crainte que la conférence de Washington débouche sur un échec si elle n’aboutissait pas à « un accord spécifique sur toutes les questions ».


Selon le négociateur palestinien Saëb Erekat, Olmert et Abbas doivent se revoir « dans les prochains jours » pour tenter d’avancer vers un accord, dont les perspectives suscitent des inquiétudes en Israël jusqu’au sein même de Kadima, le parti du Premier ministre. Le secrétaire d’État adjoint David Welch doit rencontrer cette semaine Olmert dans le cadre d’une mission visant à « sonder les parties » sur les concessions qu’elles sont prêtes à faire pour aboutir à un accord de principe.
De son côté, le président de l’Autorité palestinienne a rencontré hier en Cisjordanie le ministre italien des Affaires étrangères Massimo D’Alema. M. D’Alema doit se rendre aujourd’hui en Égypte. Il terminera sa visite dans la région demain par Israël. Le président du Conseil italien Romano Prodi était ce week-end à Amman.


Par ailleurs, le Premier ministre israélien a mis en garde hier les chefs des groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza face à la poursuite des tirs de roquettes contre le sud d’Israël. « Nous n’hésiterons pas à atteindre quiconque menace les habitants du sud (d’Israël), quel qu’il soit et où qu’il se trouve », a déclaré M. Olmert, à l’issue d’une rencontre avec le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer en visite dans la région. Il a menacé de frapper « les derniers échelons de la chaîne de commandement des organisations responsables de ces tirs ».
Sept roquettes tirées depuis la bande de Gaza se sont abattues hier dans le sud d’Israël, sans faire de blessés. L’un des engins a explosé prés d’un jardin d’enfants de la ville de Sdérot. Ces tirs ont été revendiqués à Gaza par le mouvement radical palestinien Jihad islamique.


En fin de journée, une association des parents d’élèves de Sdérot a décrété « une grève illimitée » en vue d’exercer des pressions sur le gouvernement pour qu’il décide d’une intervention militaire dans la bande de Gaza. Le président israélien Shimon Peres, recevant à son tour le chancelier autrichien hier, a tenu le Hamas pour responsable de ces tirs. « Le Hamas met notre patience à l’épreuve, mais elle a une limite. Nous ne pouvons permettre que nos enfants vivent en danger et tolérer ce fanatisme », a déclaré M. Peres.

Sur le front diplomatique, le ministère des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué qu’Israël allait déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies contre les tirs de roquettes. Le communiqué ne précise pas contre qui cette plainte sera présentée.