Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Deux petits touristes français tués dans l'accident de la Arava

                Deux petits touristes français tués dans l'accident de la Arava

Le 22/08/07, Ce sont deux petits touristes français qui ont été tués lundi dans ce terrible accident de la route survenu dans la Arava. Ils venaient de passer leurs vacances dans un hôtel d’Eilat avec leur père et rentraient avec lui en direction du Nord lorsque la collision entre leur voiture et un camion s’est produite.

Le conducteur, David Raba, 58 ans, a été transporté dans un état grave au centre hospitalier Soroka de Beershéva. Dès qu’il a repris conscience, il n’a pas cessé de demander des nouvelles de ses enfants mais vu son état, il n’était pas question de lui asséner un nouveau choc.

Mardi après-midi, les médecins ont jugé que le malheureux père était en mesure de supporter la terrible nouvelle. Entourés des proches parents du blessé, ils ont pris mille précautions pour lui annoncer que ses deux enfants, Salomé z"l, 8 ans, et Yoann z"l, 12 ans, avaient péri dans l’accident.

Le chef des urgences de l’hôpital, le docteur Motty Klein, était présent à ce moment là dans la chambre de son patient. Il a raconté que trois représentants de la famille de David Raba était à son chevet avec l’équipe médicale qui le soignait. Bien évidemment, c’était un moment difficile pour tous, et encore davantage pour le père, encore immobilisé par les tuyaux.

La terrible nouvelle a été communiquée aux autorités françaises qui se sont chargées de localiser la mère des deux petits pour l’informer de ce qui était arrivé. En fait, le père avait fait le voyage en Israël pour assister à un mariage dans sa famille. Il avait profité de cette occasion pour faire visiter le pays à ses enfants.

Anne Frank au cœur de la polémique

                                   Anne Frank au cœur de la polémique

Le 22/08/07, Une violente polémique a opposé en ce début de semaine le député travailliste Ophir Pinès et le Premier ministre Ehoud Olmert, sur fond de polémique autour des faibles aides accordées aux victimes de la Shoah.

Tout a commencé lorsque le député Pinès, évoquant la politique restrictive de distribution des aides aux rescapés de la Shoah, a déclaré que si Anne Frank avait survécu dans sa cachette sans être déportée et si elle avait fait son alyah, elle ne toucherait pas aujourd’hui d’aide de l’Etat. Pinès a effectué cette déclaration ce lundi ( 18 août 2007), à l’occasion d’un débat parlementaire sur les aides financières attribuées aux rescapés.

Le commentaire d’Ophir Pinès faisait référence au refus du Premier ministre d’attribuer une aide financière aux personnes ayant réussi à atteindre une zone non contrôlée par les nazis et n’ont pas été déportés dans les camps de concentration. Le Premier ministre en effet, n’a consenti à octroyer une aide mensuelle de 1200 shekels qu’aux seuls rescapés du ‘premier cercle’, ceux ayant été déportés. Le sort des rescapés du ‘second cercle’ reste en suspens, et c’est ce qui a provoqué les protestations du député Pinès.

Sans tarder, la réponse d’Olmert s’est fait jour au travers d’un communiqué établi par le cabinet du Premier ministre. Il y est stipulé que les déclarations du député Pinès sont sans fondement et montrent qu’il n’est familier, ni des accords de réparation consentis aux survivants, ni de la biographie d’Anne Frank. Le communiqué dénonce avec virulence les propos du député Pinès : «Cette déclaration révoltante abondamment citée est ridicule», y est-il indiqué entre autres. «Le député Pinès a manqué de respect à la mémoire d’Anne Frank pour servir ses propres intérêts politiques», est-il par ailleurs stipulé dans la réponse des services du Premier ministre. «Il semblerait que le désir de M. Pinès d’attaquer le gouvernement lui ait fait franchir des lignes rouges sans précédent dans l’histoire politique d’Israël», peut-on encore lire.

Colette Avital, une autre député travailliste ayant fortement été mobilisée en faveur de la cause des rescapés de la Shoah, est venu soutenir Pinès, confirmant que si Anne Frank aurait bien perçu des réparations financières de la part des Pays-Bas, elle n’aurait rien reçu d’Israël si elle avait échappé aux camps de concentration.

Ophir Pinès lui-même n’est pas demeuré en reste, réservant une cinglante réponse au Premier ministre. S’expliquant sur l’exemple d’Anne Frank, le député a précisé que, ainsi que tous les parlementaires et la presse l’avaient compris, il entendait personnaliser le sort de ces milliers de Juifs s’étant cachés par tous les moyens au cours de la Shoah et qui s’en étant sorti indemnes, n’ont pas aujourd’hui de reconnaissance spécifique ni d’aide financière de la part de l’Etat d’Israël. «Là était l’esprit de mes propos,» a affirmé Pinès, «et tout le monde les a ainsi compris.»

Le député s’est offusqué de la réplique du Premier ministre : «Olmert a prouvé qu’il n’était qu’un politicien de bas étage, qui ne mérite pas de servir en tant que Premier ministre.»
Rappelons que le député Ophir Pinès étant membre du parti travailliste, il fait parti de la coalition gouvernementale…

 

Deux fillettes juives extirpées de l’AP

                                   Deux fillettes juives extirpées de l’AP

Le 22/08/07, Aux confins du film d’espionnage et du roman policier, l’opération de sauvetage par laquelle deux fillettes juives ont pu être récupérées au cœur du territoire autonome palestinien n’a malheureusement rien d’exceptionnel dans le paysage israélien. Chaque jour l’organisation Yad Léahim reçoit des appels désespérés qui signent parfois le début de grandes manœuvres.

Ainsi, il y a un mois, lorsque est signalé l’enlèvement de deux fillettes juives israéliennes de 4 ans et demie et d’un an, par leur père, un arabe palestinien, l’organisation a immédiatement mis en œuvre son plan d’action.

Séparée depuis un an, la mère des deux enfants vivait seule en Israël. Son ancien conjoint, profitant d’une visite à ses filles, est parvenu à s’enfuir avec elles dans son village, au cœur du territoire contrôlé par l’Autonomie palestinienne. «Si tu veux revoir les enfants», dit alors l’homme à leur mère lors d’une conversation téléphonique, «tu as le choix : il te suffit de revenir au village.»

Contactés par la mère, les spécialistes de l’association Yad Léahim se mettent aussitôt au travail. C’est d’abord l’avocat de l’organisation qui prend les choses en main pour couvrir l’aspect juridique des choses. Très rapidement, le tribunal des Affaires familiales d’Ashdod ordonnant aux filles de revenir auprès de leur mère. Le tribunal intime de plus à la police d’Israël de «venir en aide par tous moyens à la demandeuse (la mère des fillettes), pour ramener les deux filles sous la garde de leur mère.»

C’est alors que les choses se compliquent : la police rétorque que le village du père étant situé en territoire palestinien autonome, l’intervention est du ressort de Tsahal. L’armée, quant à elle, botte en touche, arguant de ne pas avoir reçu d’ordres spécifiques. On parle de coopération avec la police palestinienne. Une histoire de mois à attendre, une éternité pour les petites filles. Un embrouillamini juridique sans issue…

Après une semaine et demie de perdue, le dirigeant de Yad Leahim, le Rav Shalom Dov Lipshitz, soumet le cas au député Yaakov Cohen. Ce dernier fait jouer toutes ses relations, et se met notamment en contact avec les autorités militaires autour de Hévron. Enfin, les obstacles se lèvent ! Puis une opération commando est montée, mettant en jeu 26 soldats, 5 officiers de police et autant de jeeps, pour sauver les fillettes.

Entre temps, des informations recueillies par les services de renseignement font état de la séquestration des deux enfants dans deux maisons séparées, sous bonne garde des épouses arabes du père des fillettes. Le groupe d’intervention se prépositionne au QG de la police dans le Goush Etzion. La mère, vêtue d’un gilet pare-balles, est associée à l’intervention, car il faut bien s’assurer de l’identité des enfants à 100%.

Quelques instants avant l’entrée des jeeps israéliennes dans le village cible, les soldats participants avouèrent leur émotion à participer ainsi au sauvetage de deux petites filles juives. Après avoir repéré l’emplacement des deux maisons, les soldats y pénétrèrent et durent opérer des fouilles approfondies. Dans l’une des maisons, la fille de 4 ans ½ était détenue dans une cachette sous les combles du toit, tandis que dans l’autre maison, la fillette âgée d’un an fut retrouvée dans un placard.

Aux petites heures de la nuit, enfin les jeeps font route vers Israël, les deux fillettes à leur bord, saines et sauves. Pour Yad Léahim vient à présent l’heure de la réinsertion de la famille, du soutien de la mère et de son logement à l’abri dans un appartement secret et sous protection suffisante. Bel épilogue !...

Le petit-fils de Herzl inhumé à Jérusalem

                                    Le petit-fils de Herzl inhumé à Jérusalem

Le 22/08/07,Les ossements du petit-fils et seul descendant de Theodor Herzl seront rapatriés en Israël à l’occasion du soixantième anniversaire de la naissance de l’Etat. Cette opération est dirigée par le président de l’Agence Juive Zeev Bielsky et par le secrétaire du gouvernement Ovad Yehezkel. Stephan Theodor sera inhumé dans deux mois aux côtés de son grand-père, au Mont Herzl à Jérusalem, en présence de représentants du gouvernement et de l’Agence Juive.

Stephan Theodor était le fils de Trude, fille cadette de Herzl, qui a été assassinée pendant la Shoah dans le camp de Theresienstadt. Son mari a également péri au cours de cette période et son fils est mort dans des circonstances tout aussi tragiques après la guerre : lorsqu’il a appris la fin horrible de ses parents, il s’est jeté du haut d’un pont aux Etats-Unis, mettant ainsi fin à ses jours à l’âge de 28 ans. Jusqu’à présent, il reposait dans un cimetière juif de Washington.

Stephan Theodor a servi dans l’armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale et a effectué par la suite, en 1945, un voyage en Israël, encore appelé Palestine. Malgré l’accueil chaleureux qui lui a alors été réservé, il n’a pas accepté de s’y installer. Un an plus tard, il a été nommé à l’Office scientifique du Commonwealth à Washington mais il n’a occupé ce poste que deux mois avant de se suicider.

Les dernières démarches officielles en vue du rapatriement du corps ont été achevées par l’Agence Juive, en coopération avec l’ambassade d’Israël à Washington. La compagnie El Al a été mise à contribution pour cette opération : elle devrait assurer à ses frais, dans un de ses appareils, le transport du cercueil entre les Etats-Unis et Israël. Cette année, les dépouilles de deux enfants de Herzl ont déjà été acheminées en Israël : il s’agit de Pauline et de Hans, également morts dans des circonstances assez dramatiques.

Al-Aqsa TV : le Hamas fait sa télé

                                      Al-Aqsa TV : le Hamas fait sa télé
    
Article paru dans "Le Monde" , le 22/08/07
 
Midi, l'heure du journal sur Al-Aqsa TV, la chaîne de télévision du Mouvement de la résistance islamique (Hamas). Dans un studio baigné d'une lumière bleutée, avec des simulations d'écrans en arrière-plan, le présentateur, vêtu à l'occidentale d'un costume sombre et d'une cravate orange, le visage ceint d'un collier de barbe soigneusement taillé, égrène les titres de l'actualité du jour : "Un tireur d'élite des Brigades Ezzedine Al-Qassam a tué un soldat israélien au nord de Beit Lahiya" ; "Les services de sécurité palestiniens ont envahi une mosquée de Kalkiliya et arrêté une vingtaine de membres du Hamas" ; "Les Brigades Ezzedine Al-Qassam affrontent les forces sionistes à Abassan".

Les reportages se suivent, entrecoupés de séquences en plateau et de micros-trottoirs dans les rues de Gaza, le tout réalisé dans le style trépidant des chaînes d'information en continu du monde arabe. Les commentaires mettent l'accent sur l'audace des combattants de l'aile militaire du Hamas, ignorant le fait que l'armée israélienne n'a déploré, ce mardi 14 août, aucune perte. Ils révèlent, par contre, images à l'appui, la rafle opérée à Kalkiliya (Cisjordanie) par les policiers du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas. Un événement que les agences de presse internationales n'ont pas mentionné. Après un quart d'heure, le journal se clôt sur un slogan à l'intention du Fatah, imprimé en lettres de feu sur fond noir : "Ils nous ont attaqués, ils nous ont diffamés, mais nous tenons bon. La justice aura le dernier mot."

Modernisme, dogmatisme et propagande : Al-Aqsa TV a fait de ce grand écart permanent la recette de son succès. Lancée en novembre 2005 comme une simple station locale, la télévision du Hamas est devenue, en l'espace d'un an et demi, une chaîne satellitaire généraliste dont l'audience ne cesse de grimper. Aux programmes bricolés des débuts, à base de clips à la gloire de la "résistance" et d'interminables séances de récitation du Coran, a succédé une grille éclectique, où alternent journaux, documentaires animaliers, dessins animés, cours de religion et talk-shows. L'univers doucereux des Télétubbies, une émission pour enfants créée par la BBC, cohabite avec les prêches volcaniques de Younès Al-Astal, l'un des cheikhs les plus virulents du Hamas. Les clips édifiants, mettant en scène de jeunes pseudo-débauchés, sauvés du vice par la pratique de la prière, voisinent avec une revue de la presse israélienne sous-titrée : "Apprenez à connaître votre ennemi."

Sur Al-Aqsa TV, même le sport a droit à l'antenne. Pendant l'été 2006, ses spectateurs, comme ceux de toutes les chaînes locales palestiniennes, ont pu suivre gratuitement la Coupe du monde de football, grâce à un piratage d'ART, la chaîne saoudienne qui avait acquis les droits de retransmission dans le monde arabe. Il y a quelques jours, un match opposant deux équipes de la bande de Gaza a également été diffusé, avec une mise en scène "halal" cette fois-ci, puisque les joueurs avaient les jambes recouvertes d'un pantalon !

"Nous sommes très fiers de notre travail", dit Fathi Hamad, directeur de la société Ribat, la holding audiovisuelle du Hamas, qui gère Al-Aqsa TV ainsi que sa grande soeur, Al-Aqsa Radio. "En dépit d'un budget maigrelet - 90 000 dollars par mois - alimenté par les caisses du parti et par des mécènes étrangers et locaux, nous avons bâti un groupe de médias efficace et proche de son public. Durant les affrontements avec le Fatah, au mois de juin, presque tous les foyers de la bande de Gaza nous regardaient. Pour une chaîne qui n'a pas soufflé sa deuxième bougie, c'est plutôt pas mal", se réjouit M. Hamad.

Le siège d'Al-Aqsa TV est installé dans un immeuble flambant neuf du centre-ville de Gaza, avec administration dans les étages et studios au sous-sol. Dans les bureaux, organisés en plateaux, la moquette est épaisse et le mobilier luxueux. Cinq fois par jour, l'appel à la prière mugit dans les oreilles du personnel, composé en majorité de jeunes hommes, vêtus du costume réglementaire.

L'ambiance de travail, où se mêlent l'enthousiasme des débuts et le rigorisme de l'islam ultra, donne à la chaîne du Hamas une allure de start-up barbue. "Nous voulons être les meilleurs", clame Ahmed Qadoura, le directeur des relations publiques, tout juste sorti, à 22 ans, de la faculté d'anglais : "Nous essayons de nous approcher d'Al-Jazira (la chaîne d'information qatarie) pour le professionnalisme et d'Al-Manar (la chaîne du Hezbollah libanais) pour le patriotisme."

Nerf de la guerre entre le Fatah et le Hamas, l'information est la carte maîtresse d'Al-Aqsa TV. Pour se doter d'un vernis professionnel, la chaîne a envoyé une trentaine de ses journalistes en formation à Doha, siège d'Al-Jazira. Durant les combats fratricides de juin, ses cameramen, naturellement "embedded" (embarqués) dans les jeeps de la Tanfiziya, la police du Hamas, ont rapporté de nombreuses exclusivités. Leurs images de la prise du quartier général de la Sécurité préventive, l'unité de police la plus honnie de l'Autorité palestinienne, ont été reprises par Al-Jazira et sa concurrente saoudienne, Al-Arabiya.

Pour ce qui est du commentaire, en revanche, le vocabulaire provient tout droit de la vulgate Hamas. Israël est désigné sous la formule "territoires occupés de 1948" ou sa variante "ennemi sioniste". Les collaborateurs du président Mahmoud Abbas sont qualifiés de "putschistes". Le cabinet de Salam Fayad, intronisé en représailles au coup de force du Hamas à Gaza, est parfois présenté comme "le gouvernement du général Dayton", une référence à Keith Dayton, l'émissaire des Etats-Unis pour les questions de sécurité. Quant à la chaîne de télévision officielle du régime de Mahmoud Abbas, la rivale exécrée, elle est désignée comme "la chaîne qui prétend s'appeler Palestine TV". Un lexique auquel Ahmed Qadoura, en bon soldat endoctriné, ne trouve rien à redire. "C'est ça, le véritable professionnalisme, affirme-t-il. Israël, ça n'existe pas. Ce n'est qu'une grande colonie peuplée par des clans mafieux. La télévision palestinienne, pareil : ce n'est qu'une chaîne aux ordres du Fatah. Nous, au moins, on ne triche pas. On représente le Hamas et on le dit."

La direction d'Al-Aqsa TV ne reconnaît qu'une seule erreur. La diffusion des images de la mort de Samih Al-Madhoun, le chef des miliciens du Fatah, massacré en pleine rue, le 15 juin. "Nous avons décidé de baisser le niveau de la propagande", assure le directeur, Fathi Hamad. Bientôt, promet-il, Al-Aqsa TV diffusera des spots de publicité. Comme une vraie chaîne de télévision.

Israël, terre promise des réfugiés africains en Egypte

                      Israël, terre promise des réfugiés africains en Egypte

Article paru le 22/08/07, dans "Libération" 

Malgré les risques, ils tentent coûte que coûte de franchir la frontière.

«C ’est risqué, mais ce n’est pas de l’inconscience ! Le courage, c’est être conscient du danger, et d’y aller quand même.» Sur un trottoir du Caire noyé par la chaleur, Poncet tente en vain de convaincre Augustin de l’intérêt de passer clandestinement en ­Israël. Depuis plusieurs mois, gagner coûte que coûte l’Etat hébreu est devenu un des objectifs des Africains du Caire, à la suite de rumeurs assurant qu’Israël était à la recherche de main-d’œuvre étrangère.
    
Entre l’Egypte et Israël, au sud de la bande de Gaza, les pistes transfrontalières sont anciennes, et parfaitement connues des Bédouins qui multiplient les trafics illégaux. Les tentatives de passage de réfugiés africains sont quotidiennes. Le mois dernier, plus de 220 personnes ont été arrêtées à la frontière. Une équipée dangereuse, et parfois fatale. Le 22 juillet, Haja Abbas Haroun, une Soudanaise de 28 ans originaire du Darfour, est tombée sous les balles des gardes-frontières égyptiens. Quatre de ses compagnons d’infortune, dont un enfant, ont été

Frappés.  Cette semaine, l’ONG Human Rights Watch a appelé à enquêter sur la mort de trois autres clandestins, qui auraient été abattus et frappés à mort par des gardes-frontières en Egypte. La presse israélienne a en effet publié les témoignages de militaires israéliens qui affirment avoir été témoins de ces scènes. Mais ces morts tragiques n’ont pas entamé la détermination de tous ceux qui continuent de planifier leur départ. « Il suffit qu’on apprenne qu’un frère a réussi à passer pour que dix autres essaient à leur tour», expliquent Poncet et Augustin. Ce ne sont pas là leurs vrais noms, pas plus qu’ils ne souhaitent qu’on précise leur nationalité. Arrivés au Caire il y a six ans, ils sont originaires d’un pays d’Afrique francophone, où l’insécurité, la violence et la pauvreté sont telles qu’ils ont préféré fuir vers l’Egypte, en attente de lendemains meilleurs. Dans la plus grande capitale du continent, ils n’ont pas trouvé l’eldorado espéré. Ils vivent de petits boulots et de trafics pas toujours légaux, souffrent de racisme, rêvent d’Europe ou d’Amérique et ne sont pas les seuls : Erythréens, Ivoiriens, Congolais, Nigérians ou Soudanais se pressent dans la capitale égyptienne.

A eux seuls, les Soudanais représentent la plus large communauté de réfugiés en Egypte. Ils seraient plus d’un million, mais seule une infime partie a officiellement le statut de réfugiés accordé par le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). Selon l’ONU, 1 200 Soudanais auraient trouvé refuge ces derniers mois en Israël. La plupart sont originaires du Darfour. A ceux-là, le gouvernement israélien a annoncé qu’il envisageait de porter assistance. Mais désireux d’endiguer le flot des clandestins, le cabinet d’Ehud Olmert a précisé que tous les migrants entrés illégalement seraient désormais renvoyés en Egypte. Le ministre israélien de l’Intérieur, Meïr Shitrit, souhaiterait par ailleurs l’édification d’une barrière le long des 250 kilomètres de frontière. Un projet qui n’a toutefois que peu de chances de voir le jour.

Depuis une semaine, Poncet et Augustin attendent des nouvelles de camarades qui ont tenté l’aventure. Un de leurs amis, intercepté à la frontière, vient de rentrer au Caire après avoir passé plusieurs semaines en prison. «Les 200 dollars qu’il avait n’étaient pas suffisants pour payer un passeur», explique Poncet. Selon la rumeur, les tarifs pratiqués tourneraient autour de 1 500 dollars par personne, auxquels il faut ajouter des rétributions substantielles pour les intérimaires, comme les chauffeurs de taxi qui convoient les Africains du Caire à la frontière, et n’hésitent pas à dénoncer leurs passagers en cas de bakchichs insuffisants.

Mourir.  ­Israël a autrefois été une plaque tournante pour les clandestins africains, qui l’utilisaient comme tremplin afin de regagner l’Europe via la Turquie. Mais désormais, ces derniers espèrent surtout trouver un travail en Israël, et s’y établir durablement. «Si tu es prêt à travailler dur, tu seras accueilli convenablement là-bas», assure Augustin. Ceux qui sont parvenus à passer le leur jurent : les conditions de vie sont bien meilleures qu’au Caire. Des propos qui font mouche parmi les ressortissants soudanais. En décembre 2005, plusieurs milliers d’entre eux, qui campaient sur une place du Caire pour protester contre la décision du HCR de stopper les procédures d’installation dans des pays tiers, avaient été délogés par une violente opération de police, soldée par au moins 23 morts, des centaines de blessés et autant d’arrestations. Depuis, pour fuir l’Egypte, ils sont prêts à prendre tous les risques. Y compris à mourir : cette semaine, le corps d’un autre Soudanais a été retrouvé au sud d’al-Arish, non loin de la frontière, ligoté et roué de coups.

Ben Laden est vivant, affirme un un chef des talibans dans une vidéo

        Ben Laden est vivant, affirme un un chef des talibans dans une vidéo

WASHINGTON, le 22/08/07 - Le chef du réseau terroriste al-Qaïda, Oussama ben Laden, est vivant et en bonne santé, a assuré un des principaux chefs des talibans dans une vidéo datée du 15 juin et diffusée mardi par des analystes américains spécialisés dans la surveillance des groupes extrémistes.

Ben Laden "est en très bonne santé et très actif", certifie Mansour Dadullah dans un entretien vidéo traduit par le centre d'études IntelCenter.

Mansour Dadullah, frère du mollah Dadullah, le plus important chef taliban tué en mars par les forces alliées, affirme avoir été contacté par Ben Laden, cerveau des attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

"J'ai reçu un message de lui me conseillant de suivre le mollah Dadullah et de poursuivre son action afin que les combattants islamistes ne faiblissent pas", affirme le chef taliban cité par IntelCenter.

Ben Laden, traqué depuis l'invasion américaine en Afghanistan contre le régime des talibans, se cacherait dans une région montagneuse à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan selon les Etats-Unis.

Le cyclone Dean devrait se renforcer dans le Golfe du Mexique

            Le cyclone Dean devrait se renforcer dans le Golfe du Mexique

MIAMI , le 22/08/07 - Le cyclone Dean a atteint la baie de Campeche (Mexique) et devrait se renforcer au contact des eaux chaudes de la baie, a indiqué mardi le Centre américain des ouragans (NHC) dans un bulletin publié à 21H00 GMT.L'événement

L'ouragan, qui a fait une dizaine de morts en traversant les Caraïbes, a été rétrogradé en catégorie 1, mais pourrait reprendre de la vigueur avant de toucher les côtes de l'est du Mexique mercredi ou jeudi.

Il poursuit sa progression vers l'ouest à 32 km/h avec des vents à 130 km/h, a ajouté le NHC (National Hurricane Center) basé à Miami (Floride, sud-est). Il devrait s'orienter vers l'ouest-nord-ouest au cours des prochaines heures.

A 21HOO GMT, l'oeil du cyclone se trouvait à environ 100 km à l'ouest-sud-ouest de Campeche et à 660 km à l'est-sud-est de Tuxpan sur la côte orientale du Mexique.

Dean a frappé mardi à l'aube le Yucatan, dans l'est du Mexique, avec des vents violents et des pluies diluviennes, puis s'est progressivement affaibli en traversant la péninsule, sans faire de victimes, selon les premiers bilans.

Les vents qui ont dépassé 300 km/h lorsqu'il a touché la côte caraïbe du Yucatan avaient suscité l'inquiétude, mais Dean est passé dans la matinée de la puissance maximale, la catégorie 5 sur l'échelle Saffir-Simpson, à la catégorie 1, soit des vents de 140 km/h, selon le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC).

Depuis Montebello, au Canada, où il participe à un sommet avec le président américain George W. Bush et le Premier ministre canadien Steven Harper, le président mexicain Felipe Calderon s'est réjoui de l'absence de victimes et du fait que "les zones touristiques (aient) repris une activité normale après le passage" de Dean.

Depuis samedi, des dizaines de milliers de touristes ont été évacués des stations balnéaires de Cancun, de Playa del Carmen, de Tulum et de l'île de Cozumel, qui avaient été durement frappées en 2005 lors du passage de l'ouragan Wilma.

Felipe Calderon, qui devait se rendre mardi sur les lieux affectés par l'ouragan, a souligné que "l'ouragan était passé sur les villages mayas les plus pauvres du Yucatan", difficiles d'accès, et qu'ils feraient l'objet d'une attention particulière du gouvernement.

A Chetumal, à 65 km du point d'entrée du cyclone sur le territoire mexicain, des arbres, des pylônes électriques et des panneaux publicitaires ont été arrachés et les pluies ont provoqué des inondations.

Dean se déplace rapidement --32 km/h-- vers l'ouest, contrairement au cyclone Wilma (moins de 10 km/h) qui avait dévasté la région de Cancun en 2005. La faible vitesse d'un cyclone constitue un facteur aggravant.

L'une des principales craintes des autorités était le danger d'inondation de zones situées en dessous du niveau de la mer, d'où la plupart des habitants ont été évacués.

C'est à Chetumal, la capitale du Quintana Roo (450.000 habitants), qu'ont été accueillies la majorité des 20.000 personnes évacuées des zones à risques.

2.000 soldats ou marins et 600 policiers fédéraux ont été déployés pour aider les populations et empêcher d'éventuels pillages.

L'ONU a envoyé une équipe d'aide d'urgence au Belize, où des bâtiments ont été endommagés, de même que le réseau électrique, selon le coordinateur national d'urgence, George Lowell.

Les aéroports de Cancun et de l'île de Cozumel, qui avaient été fermés lundi, ont repris normalement leurs opérations.

Après avoir fait des ravages dans les Caraïbes, où Dean a fait au moins 9 morts, le premier ouragan de la saison dans le bassin Atlantique, pourrait reprendre des forces au dessus des eaux du Golfe du Mexique et frapper mercredi à nouveau le territoire mexicain au nord du port de Veracruz.

Shimon Perès doit bientôt rencontrer Mahmoud Abbas

                         Shimon Perès doit bientôt rencontrer Mahmoud Abbas

Le 21/08/07, a 14h47, JERUSALEM - Le président israélien Shimon Perès a annoncé mardi qu'il rencontrerait bientôt son homologue palestinien Mahmoud Abbas.

Le président, co-lauréat du Prix Nobel de la paix en 1994 pour les accords d'Oslo, premier accord de paix israélo-palestinien, a déjà rencontré la semaine dernière le chef du gouvernement palestinien Salam Fayyad, a précisé un haut responsable proche de Shimon Perès sous couvert d'anonymat.

"Tout le monde veut se rencontrer et nous allons nous rencontrer", a déclaré Shimon Perès à la presse, lorsqu'on lui a demandé s'il allait rencontrer Mahmoud Abbas. "Nous avons des choses à discuter. Toutes les rencontres ne sont pas des négociations".

Un responsable du bureau du président de l'Autorité palestinienne, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a confirmé qu'il avait reçu une invitation du chef de l'Etat hébreu, mais qu'une date n'avait pas encore été fixée.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a récemment rencontré Abbas, en préparation d'une rencontre régionale destinée à relancer les pourparlers de paix. Prévue à l'automne, elle doit se réunir à l'initiative des Etats-Unis.

Sortie nationale du film "Les Méduses"

                                       Sortie nationale du film "Les Méduses"


 

Le mercredi 5 septembre 2007 : Sortie nationale du film "Les Méduses" , Un film de Etgar KERET & Shira GEFFEN.

Un film de Etgar KERET & Shira GEFFEN
Prix Caméra d'Or au Festival du Film de Cannes
Prix SACD
Prix de la (toute) jeune critique

La mode cinématographique c’est, aujourd’hui, de montrer plusieurs « tranches de vie » indépendantes les unes des autres et qui, en fin de film, se lient ( relient) entre elles .
Le film reprend la méthode en l’affinant.
Point commun cependant, la ville de Tel Aviv puisque tout s’y passe, respectant l’unité de lieu du début à la fin du film. Cela nous facilite les choses et nous les rend plus proches même si les points de la ville où se passent les actions sont assez difficilement reconnaissables.
Trois épisodes qui se passent à Tel Aviv mais qui auraient pu se passer ailleurs, avec des thèmes très différents : le plus prégnant est celui de la recherche de son enfance par une serveuse de restaurant à la suite d’une rupture sentimentale.


Viennent ensuite une lune de miel pour mariés qui ont manqué à l’évidence de réflexion prénuptiale sur leurs sentiments l’un pour l’autre et enfin les relations entre une Philippine ( ne parlant ni l’hébreu ni le yddish ) et des personnes âgées ( ne parlant que l’hébreu ou le yddish ).
On sent dans le film la culture « romancière » du metteur en scène Etgar KERET et de la scénariste Shira GEFFEN et cela est loin d’être désagréable : c’est assez intimiste, fin, et remarquablement traité : la recherche ( l’amour ? ) de son enfance, les difficultés de la vie avec un autre que soi, les relations parents / enfants et parents âgés / aide soignante…
Mais si on connaît tous ces thèmes ils sont dépeints de manière originale et très attirante : nous vous conseillons de voir le film et d’en parler autour de vous.