Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Olmert se dit prêt à des risques pour la paix au Proche-Orient

               Olmert se dit prêt à des risques pour la paix au Proche-Orient

NEW YORK, le 18/06/07- Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, s'est dit prêt dimanche à prendre des risques pour la paix au Proche-Orient quelques heures après la formation d'un gouvernement palestinien de crise sans représentant du Hamas.

S'exprimant devant des représentants de la communauté juive américaine peu après son arrivée pour une visite de trois jours aux Etats-Unis, Olmert s'est engagé à renforcer la position du président palestinien Mahmoud Abbas, dont les forces du Fatah ont été évincées de la bande de Gaza par le Hamas.

"Nous allons coopérer avec ce gouvernement. Nous allons dégeler des sommes d'argent que nous contrôlions car nous ne souhaitions pas que cet argent soit accaparé par le Hamas afin de servir à des actes terroristes", a dit Olmert.

"Je crois personnellement que dans ces nouvelles circonstances, avec une bien plus grande coopération entre nous et le gouvernement palestinien, nous pouvons peut-être prendre davantage de risques que par le passé", a-t-il poursuivi.

Au moment de s'envoler vers les Etats-Unis, le Premier ministre israélien avait qualifié de "partenaire" pour la paix le gouvernement de crise investi dimanche par Abbas après la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas.

"RENFORCER LES MODÉRÉS"

Un collaborateur d'Olmert a déclaré que le Premier ministre israélien examinerait mardi avec le président américain George Bush les moyens de "renforcer les modérés" dans les territoires palestiniens, désormais politiquement coupés en deux entre une Cisjordanie contrôlée par le cabinet de crise et une bande de Gaza aux mains du Hamas, qui rejette le limogeage du précédent gouvernement dirigé par l'un des siens, Ismaïl Haniyeh.

Les Etats-Unis ont annoncé qu'il reprendraient leur aide directe au nouveau gouvernement palestinien.

Un autre responsable israélien a évoqué des "gestes" rapides à l'égard du président palestinien, y compris le versement au gouvernement de crise d'une partie des 700 millions de dollars de recettes fiscales gelées par l'Etat juif après la victoire électorale du Hamas en janvier 2006. De 300 à 400 millions de dollars pourraient être reversés, le reste étant bloqué par la justice pour couvrir des dettes palestiniennes à l'égard d'entreprises israéliennes.

Un embargo diplomatique et économique de la bande de Gaza resterait en vigueur en raison du refus du Hamas de reconnaître Israël et de renoncer à la violence. Ce blocus pourrait même être renforcé en certains endroits, a ajouté ce responsable.

Dans son discours devant des responsables juifs américains, Olmert a invité les pays arabes modérés à prendre leurs distances avec le Hamas et à encourager les Palestiniens à oeuvrer en faveur de la paix sous la direction d'Abbas.

Il s'est dit prêt à des rencontres régulières avec le président palestinien, qu'il n'a plus vu depuis avril, afin de dessiner ce que les Etats-Unis qualifient d'"horizon politique" menant à la création d'un Etat palestinien.

"NE PAS LAISSER PASSER CETTE OCCASION"

"Nous sommes prêts à discuter sérieusement avec lui de l'horizon politique pour ce qui deviendra finalement la base d'un accord permanent entre nous et les Palestiniens", a promis Olmert.

"Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion. Nous devons accomplir un effort. S'ils ne s'engagent pas de manière réciproque, bien entendu cela échouera", a-t-il toutefois prévenu.

Olmert avait auparavant rencontre le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, à la résidence de l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies. A cette occasion, il avait prédit une évolution "spectaculaire" dans la liberté de mouvement des Palestiniens de Cisjordanie.

Avant cette rencontre avec le secrétaire général de l'Onu, un collaborateur d'Olmert a déclaré que les deux dirigeants commenceraient à examiner l'hypothèse du déploiement d'une force internationale dans la bande de Gaza, afin de lutter contre les livraisons d'armes au Hamas et à d'autres groupes d'activistes par le biais de tunnels sous la frontière égyptienne.

Un autre proche du chef du gouvernement israélien a cependant jugé minces les chances d'assister à un tel déploiement dans un avenir proche, en raison de l'opposition de l'Egypte et du Hamas.

Outre la situation dans les territoires palestiniens, Olmert a également évoqué avec Ban les tirs de roquettes sur le nord d'Israël en provenance du Liban dimanche.

"C'est une journée très inquiétante", a dit Olmert aux journalistes lors de sa rencontre avec Ban, tout en imputant la responsabilité de ces tirs à "un petit mouvement palestinien".

Il s'est toutefois abstenu de menacer d'une éventuelle riposte militaire israélienne et a jugé que cette attaque "soulignait à nouveau l'importance du rôle de la Finul et de l'armée libanaise au Sud-Liban".

La Force intérimaire des Nations unies au Liban a été renforcée et l'armée libanaise s'est déployée dans le sud du Liban après les 34 jours de guerre entre Israël et le Hezbollah libanais au cours de l'été 2006.

 



Roquettes sur Kyriat Shmona

                                    Roquettes sur Kyriat Shmona

Trois Katiouchas ont été tirées dimanche à partir du Liban vers la ville du nord d'Israël, provoquant des dégâts matériels importants.
 
Dix mois après la fin des hostilités avec le Hezbollah, le calme a été rompu par des tirs de missiles en provenance du Liban sur la ville de Kyriat Shmona. Deux des trois roquettes tirées ont provoqué des dégâts matériels, sans faire de victime, et les habitants de la localité frontalière ont été appelés à se rendre dans les abris, redonnant pour quelques heures à Kyriat Shmona, l’aspect de ville fantôme qu’elle avait connu durant la seconde guerre du Liban.
Le chef d’état major Gaby Ashkenazy a quitté précipitamment une soirée au profit des orphelins de Tsahal pour se rendre à Tel-Aviv, afin d’y tenir des consultations avec les plus hauts responsables sécuritaires. Dans la soirée, la ville du nord retrouvait ses habitudes, et son maire, Haïm Barbibay, a annoncé aux habitants qu'ils n’étaient pas astreints à passer la nuit dans les abris.
 
Cette attaque est apparemment le fait de groupes palestiniens se trouvant au Liban, et non du Hezbollah, responsable du déclenchement de la guerre en été dernier. La milice chiite a d'ailleurs démenti être liée à ces nouveaux tirs de roquettes sur Israël.
 
Le Premier ministre Ehud Olmert en visite officielle à Washington a réagi, affirmant qu’Israël ne riposterait pas à cette provocation mais il a ajouté que ces tirs démontraient l’importance de renforcer la force internationale de la Finul, présente au Liban sud depuis la fin de la guerre, le 14 août dernier. Le ministre de la défense sortant, Amir Peretz, a  quant à lui rejeté la responsabilité des tirs sur l’armée libanaise, rappelant qu’elle était maître du terrain depuis l’accord de cessez le feu signé en été dernier.
Le président libanais, Fouad Siniora, a annoncé pour sa part  qu’il avait demandé aux soldats de son armée de tout faire pour éviter à l’avenir que de tels incidents ne se reproduisent.

Sefarim et Judéopédia

Je vous informe de l'ouverture du site d'Akadem

http://www.sefarim.fr/

qui permet la lecture et la recherche de concordances dans trois versions linguistiques de la Bible hébraïque : Hébreu, Anglais et Français (version du Rabbinat)

et de l'ouverture du site associatif

http://www.judeopedia.org/

qui permet la lecture et la recherche de concordances dans six versions linguistiques du Pentateuque : Hébreu, Latin, Anglais et Français (versions Cahen, Segond, Darby).

Thémaé, nouvelle ligne de soins à base de thé

                        Thémaé, nouvelle ligne de soins à base de thé

thee.jpgThé rime avec beauté.
Une ligne de soins formulée à base de thé fait son apparition dans la Capitale avec un concept prometteur. Thémaé, créée par Bertrand Thierry et Guillaume Lefevre, deux pros de la cosmétique, propose une gamme complète de produits de soin pour le corps, le visage et les cheveux.
Thé blanc régénérant, thé noir revitalisant, thé rouge apaisant ou thé vert détoxifiant. A l’instar de Caudalie avec le raisin, Thémaé a choisi le thé pour ses vertus antioxydantes, bénéfiques pour les cellules de la peau.
Le spa du même nom, véritable temple dédié à la détente, offre en plus un large éventail de soins en institut, inspirés de rites asiatiques ancestraux : massage ayurvédique à base d’huile chaude, massage singapourien tonifiant ou encore massage oriental apaisant. Un pur moment de plaisir à s’offrir à l’heure du thé, ou plus tard.

Thémaé, 20-22 rue Croix-des-Petits-Champs, Paris 1er
Ouvert jusqu’à 21h les mardi et jeudi
Tél. : 01 40 20 48 60
www.themae.fr

Journée détente et beauté avec les Dimanches paresse

              Journée détente et beauté avec les Dimanches paresse

 

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Shimon Pérès devrait succéder à Moshe Katsav

                      Shimon Pérès devrait succéder à Moshe Katsav

JERUSALEM, le 13/06/07,Une -dernière- victoire pour Shimon Pérès: l'ancien ministre et prix Nobel de la paix semblait bien parti mercredi pour devenir le prochain président israélien et succéder à Moshe Katsav, sous le coup d'une enquête pour viol et agressions sexuelles.

Il n'a manqué que trois voix à Shimon Pérès, âgé de 83 ans, pour être élu dès le premier tour de scrutin à la Knesset, le Parlement. Ses deux adversaires se sont alors retirés, lui laissant le champ libre pour le second tour.

Lors du vote à bulletin secret, l'ancien ministre, membre du parti centriste au pouvoir Kadima, a obtenu 58 voix -trois de moins que la majorité absolue- contre 37 pour le député et ancien président de la Knesset Reuven Rivlin, du Likoud, et 21 pour la députée travailliste Colette Avital.

Reuven Rivlin a retiré alors sa candidature et apporté son soutien à Shimon Pérès. Colette Avital avait jeté l'éponge un peu plus tôt, les travaillistes faisant savoir qu'ils voteraient pour M. Pérès.

Le prochain président prendra ses fonctions le 15 juillet pour un mandat de sept ans. La stature internationale de Shimon Pérès et les circonstances du départ de Moshe Katsav ont donné un retentissement inhabituel à l'élection du président.

Ce poste reste largement protocolaire même si le chef de l'Etat hébreu est censé être le garant de l'unité du pays et un repère moral. Les Israéliens espèrent que Shimon Pérès pourra contribuer à réhabiliter une fonction ternie par le scandale. Moshe Katsav avait en effet été obligé de quitter provisoirement ses fonctions pour se défendre contre des accusations de viol ou agression sexuelle sur quatre anciennes employés. Il n'a pas été encore officiellement inculpé dans cette affaire.

Shimon Pérès a ainsi l'occasion de prendre sa revanche, puisque la présidence lui avait échappé en 2000, l'un des revers aussi cinglants qu'inattendus qui ont émaillé six décennies d'une longue et prestigieuse carrière politique. Moshe Katsav l'avait emporté notamment grâce au soutien de l'influent rabbin Ovadia Yossef du parti ultra-orthodoxe Shass, qui cette fois a donné sa bénédiction à M. Pérès.

C'est "peut-être ma dernière chance de servir le pays", avait lancé Shimon Pérès en annonçant sa candidature le mois dernier. L'un des principaux conseillers du premier chef de gouvernement de l'Etat hébreu, David Ben-Gourion, il a été élu pour la première fois à la Knesset en 1959 et aura occupé tous les grands postes ministériels: défense, finances et affaires étrangères. Mais il n'aura jamais été Premier ministre que par intérim ou provisoirement, jamais après avoir conduit son camp à la victoire.

En tout, il servira trois fois brièvement à la tête du gouvernement, la première en 1977 à la suite de la démission de Yitzhak Rabin; en 1984, il devient Premier ministre pour deux ans avant de céder la place à son rival du Likoud Yitzhak Shamir à la suite d'un accord de coalition inhabituel, aucun vainqueur net n'étant sorti des urnes; en 1995, il assure à nouveau l'intérim après l'assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, mais c'est le Likoud de Benyamin Nétanyahou qui remporte une victoire surprise sept mois plus tard.

Pendant presque toute sa vie politique, Shimon Pérès a été membre du Parti travailliste. Mais en 2005, les travaillistes préfèrent élire Amir Peretz à leur tête. Ce camouflet l'incite à rejoindre Kadima, la nouvelle formation centriste fondée par son ami de longue date et rival politique de toujours Ariel Sharon.

Ses défaites électorales lui donnent une image de perdant souvent raillée dans son pays mais ses efforts en faveur du processus de paix israélo-palestinien lui valent aussi un grand prestige à l'étranger. Il est à la tête de la diplomatie israélienne lors de la signature des accords d'Oslo à la Maison Blanche en 1993. En 1994, il partage le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.

Présidence israélienne: Shimon Peres en tête après le premier tour de scrutin, les autres candidats se retirent

Présidence israélienne: Shimon Peres en tête après le premier tour de scrutin, les autres candidats se retirent

JERUSALEM, le 13/06/07 - Shimon Peres est arrivé mercredi largement en tête du premier tour de scrutin organisé au Parlement israélien pour élire le président de l'Etat hébreu. Ses deux adversaires se sont retirés de la course, lui laissant le champ libre pour le second tour qui devait avoir lieu dans l'après-midi.

Aucun des trois candidats en lice n'a obtenu la majorité absolue de 61 voix requise pour être élu au premier tour. Il n'a manqué que trois voix au prix Nobel de la paix Shimon Peres, membre de Kadima, qui a obtenu 58 voix, contre 37 pour Reuven Rivlin, du Likoud et 21 pour Colette Avital du parti travailliste.

Reuven Rivlin a ensuite annoncé qu'il se retirait, apportant son soutien à Shimon Peres. Colette Avital avait déjà renoncé et les travaillistes avaient annoncé qu'ils voteraient pour Shimon Peres.

Israël: élection du nouveau président, Shimon Peres candidat

                  Israël: élection du nouveau président, Shimon Peres candidat

JERUSALEM,le 12/06/07 - Le vétéran Shimon Peres livre sans doute sa dernière bataille politique mercredi en briguant la présidence de l'Etat d'Israël, mais un populaire candidat de la droite pourrait créer la surprise.

Doyen du Parlement, sur le devant de la scène politique depuis près d'un demi-siècle, Shimon Peres, 83 ans, affronte lors d'un vote qui s'annonce serré au Parlement le député du Likoud Reuven Rivlin, 67 ans.

Les 120 députés de la Knesset éliront lors d'un vote à bulletins secrets prévu à 09H00 GMT le neuvième président de l'Etat d'Israël, une fonction avant tout protocolaire, pour succéder à Moshé Katzav, tombé en disgrâce en raison de son implication présumée dans une affaire de viol et harcèlement sexuel. Le mandat de sept ans de M. Katzav, suspendu fin janvier de ses fonctions, arrive à expiration en juillet.

M. Rivlin, ex-président du Parlement et considéré comme un "faucon" au sein de la droite, a, outre l'appui de son parti, le Likoud, celui des formations d'extrême droite qui lui savent gré d'avoir marqué avec force son opposition au retrait unilatéral de la bande de Gaza et à l'évacuation manu militari de ses colonies en 2005.

Une candidate du parti travailliste, la députée et ancienne diplomate Colette Avital, 67 ans, soutenue seulement par sa propre formation, est considérée comme une outsider. M. Peres, numéro deux du gouvernement d'Ehud Olmert, bénéficie du soutien de Kadima, la formation centriste dont il est membre ainsi que du parti des retraités, également représenté au gouvernement, et des ultra-orthodoxes du Shass.

Prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre, M. Peres jouit d'une aura internationale et d'un fort soutien de l'opinion pour occuper la fonction symbolique de rassembleur et d'autorité morale qui est celle du président. Il s'est dit prêt en présentant sa candidature à apporter ainsi une "ultime contribution" au pays, après un destin et une carrière politique hors du commun. Au sein de la population, M. Peres arrive très largement en tête avec 60%, selon un récent sondage, contre 22% pour M. Rivlin et 6% pour Colette Avital. Le vote débutera peu après l'ouverture de la séance de la Knesset par la présidente de la Chambre Dalia Yitzik, qui assurait l'intérim à la présidence de l'Etat depuis la suspension de M. Katzav. Les uns après les autres et sous le regard des caméras de télévision qui retransmettront toutes les opérations en direct, les députés seront appelés à glisser leur bulletin de vote derrière l'isoloir placé dans l'hémicyle où se fera ensuite le décompte des voix. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité, soit 61 voix. Un deuxième tour sera immédiatement organisé si aucun des candidats n'obtient la majorité requise.

Si, à nouveau, aucun des candidats ne franchit la barre des 60 voix, les deux candidats en tête s'affronteront pour un troisième et dernier tour, l'élection étant remportée par celui qui totalisera alors le plus grand nombre de voix. Pour tenter d'éviter d'éventuelles défections parmi les députés en faveur de M. Peres, M. Olmert a tenté en vain de faire voter une loi pour organiser un vote à main levée. M. Peres espère cette fois-ci faire mentir sa réputation d'éternel perdant. Il avait été battu à la surprise générale lors de la dernière élection présidentielle en 2000 face à M. Katzav, le candidat de la droite, des députés ayant retourné leur veste à la dernière minute derrière l'isoloir, après l'avoir assuré de leur soutien sans faille. Par ailleurs, l'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak est devenu mercredi le nouveau numéro un travailliste en emportant à l'arraché les primaires du parti sur son rival Ami Ayalon, un ex-chef du Shin Beth (sécurité intérieure), ont déclaré des responsables des deux camps.



ENVIE et PLAISIR…

                                                      ENVIE et PLAISIR…

Natalie Rigal, Maître de Conférences en psychologie de l’enfant, Spécialiste de la construction du goût et France Bellisle, Directeur de Recherche INRA au CRNH* d’Ile de France (Bobigny), nous livrent leurs explications.
*Centre de Recherche en Nutrition Humaine

L’envie naturelle pour le goût sucré chez l’enfant
l’éclairage de Natalie Rigal,
Maître de Conférences en psychologie de l’enfant, Spécialiste de la construction du goût

D’où vient cette envie pour le goût sucré ?


De façon universelle et dès leur vie intra-utérine, les enfants ont une attirance pour les aliments qui présentent une saveur sucrée. Cette attirance est interprétée en termes d’adaptation de l’espèce : le plaisir de consommer des aliments sucrés permet de maintenir les comportements de recherche des sources de nutriments. Rappelons que se nourrir sert d’abord à soulager une sensation de faim par la satiété, que la saveur sucrée est la seule à correspondre à une « charge » en nutriments (contrairement aux saveurs acides et amères) et que le lait maternel est naturellement sucré.
 
A la naissance, la situation est donc idyllique : le nourrisson a du plaisir à consommer ce dont il a besoin. Il sait, de plus, gérer les quantités selon son état de faim ou de satiété. En effet, les nourrissons font preuve d’une bonne capacité d’ajustement calorique : ils n’initient leurs prises alimentaires qu’en état de faim et les interrompent dès parvenus à satiété.
Plus tard, cette situation évolue : l’enfant continue à éprouver de l’envie et du plaisir pour le goût sucré et les parents adhèrent à une croyance selon laquelle les aliments pourvoyeurs de plaisir, parce que denses sur le plan énergétique, influent sur la silhouette de leur enfant. Or cette croyance est fausse en soi.
Ces aliments, consommés en quantité raisonnable, ne nuisent ni à la santé, ni ne conduisent à une surcharge pondérale.

Faut-il limiter son enfant dans son attirance pour les aliments sucrés ?


Il a été montré que les conduites de restriction peuvent avoir des effets contraires : l’enfant à qui l’on interdit par exemple de consommer des produits « denses », consommera ceux-ci en quantité importante quand il pourra se les procurer facilement (dans un magasin, lors d’une fête, chez un grand parent, …). L’initiative des parents pourrait a priori procéder d’une bonne intention, mais elle présente finalement des effets pervers : non seulement elle conduit à une dérégulation de l’auto-ajustement calorique, puisque l’enfant essaie de s’adapter aux instructions de l’adulte, mais de plus, elle provoque une « désinhibition » lorsque l’aliment est en libre accès.
Cette attirance pour les aliments sucrés ne doit donc pas être condamnée. Il faut cependant veiller à ce que l’enfant n’en consomme pas en excès.

Quelle place pour le plaisir ?


Il est important de proposer aux enfants un modèle alimentaire dans lequel la notion de plaisir est centrale : plaisir régulé pour les aliments sucrés et plaisir construit par apprentissages implicites pour les autres aliments. Le plaisir est le garant de conduites adaptatives mises en place de façon durable.
Le plaisir et les petites envies pour le goût sucré ont ainsi toute leur place dans le modèle alimentaire. Il est important de proposer à l'enfant l'ensemble des possibles, dont les aliments sucrés font partie, en lui donnant les moyens de gérer les quantités dont il a besoin.

L’envie est une histoire de goût !
France Bellisle, Directeur de Recherche INRA Ile de France, Bobigny


Pourquoi cette attirance pour le « sucré » ?

Les scientifiques distinguent le « goût d’un aliment » du « goût pour » cet aliment. Le sucré est un goût très caractéristique et très puissant. Natalie Rigal nous a expliqué que le nouveau-né humain, et même le foetus au cours des dernières semaines de la grossesse, accepte un liquide sucré. Au-delà des premières heures de la vie, presque tout jeune enfant aime, ou adore, les bonbons qui restent la récompense ultime de tous ses bons comportements et un signe de connivence privilégiée avec les adultes, comme les délicieuses nouvelles écrites par Susie Morgenstern et Jacques Verdier nous le rappellent.

Pourquoi apprécions-nous autant les bonbons ?


Il y a de multiples raisons qui vont de l’échange d’affection (décrit par les écrivains), reposant sur une attirance innée pour le sucré (décrite par Natalie Rigal), jusqu’aux mécanismes physiologiques assurant la couverture de nos besoins en énergie et en nutriments. La description précise de ces mécanismes peut facilement devenir très technique et aride. Tâchons plutôt de demeurer dans le domaine de l’agréable et de montrer comment la Nature nous a fabriqués pour que nous tirions du plaisir des substances qui nous nourrissent. Les humains, comme les autres espèces animales, doivent se nourrir pour vivre. Ils doivent donc chercher dans leur environnement des substances qu’ils seront disposés à ingérer et qui leur fourniront les calories et les nutriments nécessaires à leur survie et à leur santé. Parmi ces substances, celles qui sont sucrées ont un avantage : celui d’être immédiatement attirantes.

Comment explique-t-on physiologiquement cette attirance ?


Après l’ingestion d’un aliment, quelles que soient ses caractéristiques sensorielles, des effets métaboliques se produisent au cours de ce que l’on appelle la « cascade de la satiété ». En termes simples, après l’ingestion d’un aliment, les nutriments qu’il contient produisent un ensemble complexe de réactions en chaîne dans l’organisme que l’on peut résumer tout simplement en disant que le mangeur est rassasié, qu’il éprouve de la satiété, que ses besoins en énergie et en nutriments sont couverts pendant un certain temps. Les nutriments qu’apportent les bonbons sont en général très simples : ils apportent des sucres. Ces sucres ingérés font rapidement monter la glycémie (le sucre contenu dans le sang), ce qui contribue à nourrir toutes les cellules du corps et en particulier les cellules du cerveau.

Cet effet bénéfique constitue en quelque sorte une « récompense » de l’ingestion de cet aliment, et renforce le « goût pour » cet aliment. En ce qui concerne les bonbons, non seulement leur goût est flatteur et très apprécié de presque tout le monde, mais encore les conséquences de leur ingestion sont caractérisées par un apport rapide de carburant à tout le corps. Le goût agréable est associé à un effet de satiété favorisant le bon fonctionnement du corps et du cerveau : que demander de plus ?

et en particulier les bonbons ?


L’expérience alimentaire de chaque mangeur va lui permettre de développer au cours de sa vie des « goûts pour » toutes sortes d’aliments. C’est ainsi que chacun développe sa propre  hiérarchie de goûts et d’aversions alimentaires. Et les bonbons figurent souvent en bonne place dans cette hiérarchie, car en plus de leur bon goût, en plus de leur rôle de récompense attribuée à l’enfant, en plus d’être associés à des contacts agréables avec les adultes qui comptent pour lui, la consommation de bonbons est associée à l’apport de nutriments et d’énergie. Il n’est donc pas étonnant de constater que chez presque tous les enfants, et chez beaucoup d’adultes et de personnes âgées, les bonbons sont des sources privilégiées de plaisir alimentaire.

En revanche, il est important de se faire plaisir, mais de manière modérée. Pour cela, quelques règles simples sont à respecter : n'oubliez jamais que l'amie des gourmands c'est la brosse à dents ; par ailleurs, quelques bonbons et confiseries suffisent pour satisfaire le plaisir et l'envie... Nul besoin de tomber dans l'excès.

Le bon sens et la raison doivent modérer le plaisir sans toutefois l'interdire, car la prohibition peut s'avérer une mauvaise stratégie à court et à long terme.
Le « goût pour » les bonbons est donc un plaisir que l’on peut se permettre dès l’enfance et espérer conserver pour ses vieux jours !

Je vous ai apporté des bonbons

                        Je vous ai apporté des bonbons Par Jacques Verdier


bon.jpgLa route serpente, tricote ses virages à travers les collines.
Dans le crépuscule doré, le coucher de soleil rasant sur la lande, nuance les alentours de teintes indigo courant sur l'ébène. Beau, le paysage ? C'est peu de le dire. Hirsute, sauvage, incandescent ! On est dans les Pyrénées et on se croirait en Ecosse. Mais je ne vois rien. Pas encore. J’ai mal à la tête, au ventre, j’en ai marre (les virages, la route) jusqu’à ce que ma mère me tende un bonbon et enrobe de douceur la fin du voyage. « On fait ça aussi dans les avions, dit-elle ».
« Cela n’a rien à voir, claque mon père. Dans l’avion, les bonbons, c’est pour la pressurisation… » Ma mère me regarde en souriant.


« Ça va aller mieux, mon chéri, tu verras… » Déjà, le goût de la menthe sous la langue, explose dans la bouche en mille éclats vermeils. Un soleil chlorophyllien pénètre l’espace.
Je me détends, me redresse. Tout en moi recouvre forme. A quoi tient le miracle ?
Tout à l’heure, dans un instant, repas avalé, jeux terminés, ma grand-mère va rentrer dans la chambre glacée où mon frère et moi sommes installés. On a placé des « moines » et leur lit de braise sous les draps, pour réchauffer l’espace. De sorte que le cœur du lit est chaud et les extrémités froides. Mais Mamie est là, pour « faire dînette » - c’est son expression -comme chaque week-end où nous la rejoignons sur ses hauteurs pyrénéennes. Faire dînette ? C’est un moment de pur bonheur.
On se couche, Mamie nous caresse le visage et glisse imperceptiblement un bonbon dans notre bouche. Tout se mêle alors et se confond dans un torrent de contrastes.

L’amour grand-maternel et le froid de la pièce, la suavité du bonbon aux fruits et la culpabilité oùbonss.JPG nous jettent les recommandations de maman : « Pas de sucreries avant le sommeil ». « Surtout pas, en effet», jureront les dentistes !
« Génial, au contraire » ! rétorqueront les psychiatres. Je me range à l’avis des seconds. Un autre souvenir ? Le voici. Octobre 1967. J’ai dix ans. Pour mon anniversaire mes parents m’offrent un tourne-disques et le dernier album de Brel : « Les Bonbons » ! A cette seconde je suis le plus heureux des enfants. Brel me chante des vastes ambitions, des choses minuscules. Il fait soleil à minuit. J’entends des amours et du rire, du cynique et du misogyne, des champs de bataille et des lits défaits. « J’vous ai apporté des bonbons… » Un bonbon, c’est comme un écran de cinéma : une histoire s’y déroule, des souvenirs s’y raniment, des petits bonheurs s’y consument. Pur désir. Vrai plaisir. S’en priver ? Cela relèverait du masochisme. Quel ancrage, d’ailleurs, est à ce point subtil qui renvoie continûment aux sources du plaisir ?

Le sport, peut-être. Et encore ! Il faut souffrir en sport. L’amour ? Oui, peut-être, l’amour ! Caressons d’ailleurs la parenté : le délice d’une confiserie s’apparente aux jeux de l’amour, à cette paix des sens où nous renvoie la gourmandise. Ce bonheur d’un instant est un art de la mémoire. Il n’y a pas de bonbons sans une mythologie du passé, le souvenir d’un papier qui crisse, du sucre qui vous colle aux doigts, le visage d’une grand-mère aimée, des senteurs de buis et de lilas, ce temps béni de l’enfance où la vie nous coule des mains comme une promesse enchantée.
Et aujourd’hui ? Aujourd’hui c’est pareil. Les bonbons nous rendent éternels, raniment de la joie, négligent les bassesses. Quelqu’un qui mange une confiserie ne saurait être tout à fait mauvais. Un fond d’humanité lui colle à la peau. Sans les bonbons, les hommes deviendraient fous. Ils ne songeraient plus qu’aux chiffres et au foot, à la vie des élections et aux querelles de bureau.

image-nougat.jpgAucune lueur ne traverserait plus le visage de cette femme là-bas au beau regard de crépuscule. Observons-la quelques secondes : elle ouvre pour ses enfants une boîte de nougats. Je pense invariablement à Bobby Lapointe : « Mon beau-frère qui est un artiste / s’est assis dessus et m’a cassé… les nougats ! Petit dégât mais ce qui est plus grave… » Je ris tout seul. La jeune femme a des gestes tendres, de longues mains aux doigts effilés. Elle rejette ses cheveux en pluie sur l’arrière d’un léger mouvement du bras. Ses jeunes enfants suspendus à ses jambes, elle lève les yeux, harassée. Comme elle est belle et triste et mouvante… Un de ces deux enfants trépigne, hurle, se couche par terre. Elle l’aide à se relever. Lui parle. Gestes, voix : tout en elle appelle une ferme douceur. Puis elle saisit un carré de nougat dans sa boite et le porte à sa bouche. Soudain l’enfant rit et elle rit à l’unisson. Je regarde l’enfant puis la mère.


C’est le rire du premier matin du monde. Je voudrais m’approcher, lui dire que je la trouve formidable, prendre mon comptant d’un amour qu’elle semble dispenser à l’envie. Sommes-nous si loin de notre sujet initial ? On y est en plein au contraire. Affaire de sémantique, mais pas seulement : les bonbons rendent bon. Ils nous parlent d’amour, d’éternité, nous suggèrent l’essentiel. Et puis, voyez comme c’est simple : les bonbons c’est bon. Pour un peu, on aurait omis de le préciser… Alors insistons, insistons : « les bonbons c’est tellement bon et puis les fleurs c’est périssable… » Voilà, je me rappelle. La douceur même du mot. Prononcez après moi : bon-bon. La bouche se lève, les lèvres dessinent un baiser. On n’en sort pas. La vie est une métaphore.