Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

La pleurante des rues de Prague

Le texte qui suit, a été choisi par Eve Pelerins.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'auteur écrivez à Eve
Havah@alliancefr.com

Sylvie Germain

La pleurante des rues de Prague
Folio n° 2590,p. 89

" Nous sommes faits de la chair des autres. Il y a ces deux corps qui nous précédèrent comme de toute éternité, qui nous ont engendré, - ceux des parents. Il y a ceux qui grandirent à nos côtés, nés des mêmes parents, porteurs d'une même mémoire enfouie, obscure, dans la chair et le sang,
- ceux de la fratrie. Il y a ceux qui s'engendrent à leur tour de notre propre chair, ces corps enfants qu'il faut longtemps veiller, nourrir et protéger pour les laisser mûrir et croître jusqu'à ce qu'ils se détachent de nous et s'en aillent d'une démarche ferme au-delà des frontières que nous avions tracées. Tous nous demeurent consubstantiels.

Et il y a cet être qui surgit soudain, venu d'ailleurs, qui se détache un jour de la foule et vient à notre rencontre, s'approche tout près de nous. Qui s'approche si près que son souffle se mêle au nôtre, que son visage se glisse en nous. C'est l'amant, c'est l'amante, qui se fait notre corps compagnon. Notre corps second. Et qui, bien qu'étranger, parce qu'étranger, nous devient aussi consubstantiel, par les voies du désir qui coupent à l'oblique celles de la filiation.

Pour l'avoir contemplé, enlacé, caressé, pour avoir dormi tout contre lui, dans sa chaleur et son odeur, pour l'avoir désiré d'un désir encore accru au comble même de son assouvissement, on le connaît, cet autre, comme nul ne le connaît, - comme nul autre ne peut ni ne doit le connaître.

Il est sacré, le corps de l'amant, de l'amante, il est pur, jusque dans les fougues et les râles du désir s'accomplissant. Il est notre secret, notre orgueil et notre bonheur. Bonheur fertile qui féconde tous nos autres instants de bonheur, tous nos autres élans vers le monde, vers les choses et les êtres. Il est la stèle dressée tout le long du chemin, à chaque carrefour ; la stèle dont le texte se renouvelle sans cesse et dont on ne se lasse pas de recommencer la lecture, avec les doigts, avec les lèvres, autant qu'avec les yeux.

On le croyait nôtre, inséparable, d'une indéfectible complicité, ce corps second. On se leurrait. Le voilà qui s'en va, nous renie, nous oublie. Et la douleur pénètre dans chaque pore de la peau, elle s'insinue partout, et la raison, que l'on tâche pourtant d'endurcir, éclate, s'effrite. La raison ne veut plus rien entendre, c'est l'épouvante. On se heurte à l'absence de l'autre, on ne sait plus où aller, où se cacher, où fuir. On s'humilie, on se surprend à épier, éperdument, sa silhouette dans la rue, dans la foule, à sursauter au moindre bruit, comme s'il s'en revenait ; tous les pas sont ses pas. Mais lui, elle, marche ailleurs, si loin de nous, indifférent. On l'accuse, le maudit, l'injurie, mais le pardon déjà se trame au fond de nous. On voudrait mourir, mais on perdure, tendu dans le désir fou de le revoir. Encore une fois, juste une fois, rien qu'une fois. On le hait, mais on l'appelle avec l'immense patience, et douleur et amour des prophètes rappelant leur peuple frivole à la fidélité. On se moque, on médit de l'infidèle, - on blasphème, mais un mendiant recroquevillé au fond de nous lui tend la main, l'implore.

Et l'on s'envole, à cheval sur son nom ; on dérive vers les cimes glacées du silence où se gèlent nos larmes, nos appels. On tremble, on est si nu, on a si froid. On supplie l'autre de venir vêtir notre nudité de son corps. On est si nu, que l'on est écorché, à moitié dépeaussé. On est nu jusqu'au coeur. Et l'on se sent petit, infiniment, laid, tout ratatiné de chagrin et de froid, indésirable à soi-même, à tous, de n'être plus désiré par l'autre.

L'autre qui jamais ne reviendra. "

Edito

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livres.gifL'écriture dans tous ses sens ainsi pourrai se nommer cette rubrique,où poètes et écrivains,
se rencontrent,se ressemblent,se rassemblent,
à travers une même émotion celle de la transmission.
Elie Wiesel a dit : "le Talmud d'aujourd'hui ce sont
tous les livres,tous les textes qui traitent du judaïsme
ce sont là les nouvelles pages du Talmud.
Et si il se contredisent c'est pour mieux se rencontrer.C'est avec bonheur que nous vous nos nouvelles pages  du Talmud .
Claudine Douillet

Tichri: 5760

(Horaires pour Paris et la Région Parisienne)


Dimanche 20 septembre 1998 : Veille de Roch Hachana 5759
(pour la région parisienne)

Pour des horaires précis veuillez vous référer au site d'Aharon Altabé notre nouveau collaborateur
http://web.club-internet.fr/aharon/

Allumage des bougies : 19 h30

Arvit : 19h30


Lundi 21 Septembre 1998: 1er jour de Roch Hachana 5759
Minha : 18 h 00
suivi
Tachlikh
Allumage des bougies : 20h31



Mardi 22 Septembre 1998: 2 eme jour de Roch Hachana 5759
Minha : 18 h 00
fin de la fête :
20 h31




Mercredi 23 Septembre 1998: Jeûne de Guedalia
Matin : Début du jeûne : 06 h 01
Soir : Fin du jeûne : 20 h 29



Mardi 29 Septembre 1998 : Veille de Kipour 5759

Après-midi - Minha 14 h 30

Début du jeûne : 18 h 45

Allumage des bougies : 19 h18

Soir : Kol Nidré et Arvit 19 h 00

Mercredi 30 Septembre 1998: Yom Kipour 5759

Matin : Chaharit 07 h 30

Après-midi : Yizkor 14 h 00

Neïla 18 h 30

Sonnerie du Choffar 19 h 51

Fin du jeûne 20 h 14



Chana Tova

Gmar Khatima Tova . Puissiez vous être tous et toutes inscrits dans
Le Livre de la Vie

Michel Boujenah

Michel Boujenah Le Magnifique

Interview réalisée par Claudine Douillet et Nathalie Zylberman

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Il traverse le couloir accompagné de deux de ses techniciens, Michel Boujenah vient de finir de faire sa balance du son, sur la scène du thêatre de Lagny-sur-Marne ,pour le spectacle de ce soir " les Magnifiques".
Il prend siège avec nous, comme un copain, il écoute d'abord les messages de son portable et nous raconte en même temps l'anecdote d'une journaliste suisse, puis téléphone à un de ses amis, sans se rendre compte, il nous fait renter dans une partie de sa vie.
Puis en raccrochant avec cet ami, il nous explique, "c'est un bon ami, très bon ami, très riche," Sourire entendu de notre part " non... je n'ai que deux amis très riches....mais ils veulent tous les deux investir dans ce que je fais,
et je ne veux pas !" "je leur ait dit que je préfère compter sur eux en cas de problème, c'est ça l'amitié"
" Il ne faut jamais faire des affaires avec des amis !" "dans mon dernier film je leur ai permis d'investir 50 euros pour leur faire plaisir...."

On est tout de suite séduit par sa gentillesse, il semble à l'aise, il nous parle comme à des amis, le vouvoiement de convenance en devient encombrant.

Et puis l'homme s'anime,ses grands yeux s'ouvre sur un océan de réflexions, chaque mot l'interpelle, il se découvre, il nous révèle sa complexité et profondeur de pensée, sa vie d'artiste, sa façon de la vivre, "Il n'est pas ambitieux, il ne cherche pas à séduire à tout prix, bien sûr qu'il aime lorsque l'on aime ce qu'il fait, lorsque l'on l' aime tout court .

L'essentiel selon lui est d'avoir la satisfaction de faire ce que l'on aime, pour soi d'abord et tant mieux si cela plaît à d'autres, pas de vouloir être le premier sinon rien.
Il plaint cette génération "star-ac", lorsqu'il voit ces jeunes débarqués dans ce métier avec les yeux emplis d'étoiles et les mains vides.
Il leur demande " Mais pourquoi tu veux faire ce métier ?" " Pour être connu, reconnu" invariablement son conseil est de les décourager, "Ce métier est le plus difficile au monde dit-il le plus dur au monde,je suis heureux profondément heureux d'être encore là après 20 ans"
Il veut continuer le plus longtemps possible dit-il, de communiquer avec son public son expérience, ses leçons de vie, cet amour, ce désespoir aussi.
" Vous auriez pu tout aussi bien être un écrivain ? "
" Non ,car j'appartiens à la tradition orale..."
Il nous raconte, il nous explique le sens de la Paracha,(pagraphe de la Bible que le garçon agé de 13 ans doit apprendre par coeur pour le jour de communion) " chaque garçon lorsqu'il fait sa bar-mitzva, apprend par coeur, un bout de la Thora correspondant à sa date de naissance. Pourquoi ? parce que si un jour on n'a plus de thora écrite en rassemblant les enfants alors nous avons toute la thora ..."
Ses racines semblent être ses ailes. Il traduit en peu de mot toute une histoire, notre histoire.
C'est un conteur merveilleux dans le respect cette tradition orientale dont il est issu et profondément pétri.
il captive son auditoir, nous sommes suspendu à ses mots, nous avons l'intuition qu'il va nous faire découvrir quelque chose d'essentiel.
Son humour, sa façon de nous parler, est celle d'un sage, je lui fait remarquer :
" Ce qui veut dire que je suis vieux ?"
Il ne souhaite pas être rassuré, juste que je comprenne...
" Non que vous êtes sage, d'ailleurs en hébreu le mot Zaquen ne veut pas dire vieux, mais sage"
L'humour est le véhicule, le support ,qu'il a choisit pour parler de choses graves.
L'identité thème essentiel est la partie la plus émouvante de son spectacle.
Au fils renégat, qui change de nom, de lieu, tentant de changer d'identité, de ressembler aux autres. le père juif tunisien dit "mon fils, tu as changé d'enveloppe mais cette enveloppe est vide, car tu n'as pas la lettre."
" N'oublie jamais ,mon fils ,que dans la vie on nous donne un clou, et même si ce clou est rouillé, même si il est tordu, tu dois continuer à l'enfoncer, tout le temps et toujours le même"
Son sens de la parabole, nous rattache avec émotion à nos propres valeurs, ne jamais oublier qui nous sommes,que cela nous plaise ou pas .
Je ne saurais pas définir Michel Boujenah ,encore aujourd'hui, et je pense qu'il en sera heureux, il n'aime pas être étiquetté, catalogué mais je sais que j'aurais voulu discuter avec lui encore longtemps, je ne sais pas si à la fin de cette discussion j'aurai ri ou pleurer, mais je parie fort pour les deux.
Claudine Douillet

Aviv Guefen

AVIV GUEFEN "GÉNÉRATION FOUTUE"

 

Il était une fois un petit garçon...ainsi pourrait commencer l'histoire de cet étrange garçon devenu le symbole de la jeunesse israèlienne.
Le film présenté au festival du cinéma israèlien "Génération foutue"nous retrace l'histoire peu banale de cette idole malgré lui, vibrant au même rythme, à la même douleur que cette jeunesse paumée, partagée entre un désir ardent de paix et d'amour, et confrontée à une actualité de plus en plus écrasante.


Aviv Guefen, est un homme aujourd'hui, qui assume ses choix, même si il semble être plus porté par les événements, et par un public en délire, il est mesuré ,à l'écoute de chacun, animé d'une sagesse intérieure qui semble paradoxale , lorsqu'on le voit sur scène maquillé, déshabillé, bref une somme de détails qui tentent de masquer cet être pétri d'une extrême sensibilité.

il dit en vouloir à ses parents tout au long du film, de ne pas avoir eu le foyer qu'il souhaitait, pourtant sa famille, son père, sa mère, sa soeur, restent ses remparts,cet amour , ce lien indéfectible, se devine au fil des images, nous émeut, nous accable par son authenticité.

il ne se présente pas dans le film comme un artiste fier de son art, il raconte sa vie d'enfant, ses première chansons adressées à un père défaillant, à une mère démissionnaire mais qu'il l'aime passionnèment .


Il va jusqu'à se moquer de lui sur scène, scandant avec son public les quolibets que l'on colporte sur lui, un artiste qui n'est pas égotique n'est pas un artiste dit-on, deviendrai-t-il un messager ?


Messager d'une jeunesse qui a perdu l'espoir d'un avenir radieux tant espéré sur cette terre promise.

Pour plus d'information sur Aviv Guefen voici un site trés complet sur la discographie du chanteur et des superbes photos.

Il raconte aussi, comment invité à la manifestation de la paix de Rabin, il choisit pour ce soir si particulier, une chanson au titre incongru de prime abord " je viens pleurer un ami" chanson ô combien prophétique quand on sait, qu'il sera le dernier à avoir serré Rabin dans ses bras.
J'étais incapable d'en choisir une autre tentera-t-il d'expliquer ce qui ne s'explique pas.
Ce fût un hommage rendu du vivant à Rabin,

Nathalie Zylberman de Vallée Fm et moi-même avons réalisé cet entretien et malgré les conditions assez difficiles, il fait partie de ceux que l'on oublie pas, l'impression d'avoir touché quelque chose dépassant le réel, la certitude que cette génération n'est pas foutue pour tout le monde.
Elle porte en elle le véritable message de la vie., la paix, l'égalité, quand Aviv Guefen s'exclame après la projection de son film, face à cette salle comble venu l'applaudire, l'acclamer, si loin de chez lui " Nous n'avons pas le droit de contrôler les arabes". C'est une évidence éclatante engluée pourtant dans une actualité noire.


Aviv Guefen, était jusqu'à ce jour, pour moi un chanteur un peu extravaguant, représentant une tendance d'une jeunesse en perte de repères, il exprime avant tout avecce visage encore enfant, cette infinie tristesse, espérance aussi de tout un peuple qui continue à panser ses blessures. .

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Claudine Douillet

Rika Zaraï

Rika alors je chante, alors je chante...


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Rika Zaraï fête ses 40ans de carrière avec la sortie d'un double album dont vous pouvez écouter de larges extraits en cliquant sur le lien au-dessus.
Elle nous reçoit chez elle, nous raconte, l'histoire de ses chansons celles qui ont marquées son destin, nous confie sa philosophie de vie, son approche et l'écoute des autres.

Il n'y a pas deux personnages chez Rika, mais une femme qui a su unifier toutes les composantes de sa personnalité d'artiste, et de femme.
Philosophe à plein temps elle a su montrer qu'à force de courage et de volonté, rien n'est impossible, que la pire défaite est de baisser les bras, son travail intérieur est visible, ce qu'elle dit, elle le fait.
Je vous laisse découvrir cette femme et artiste formidable, à travers ses chansons et cet entretien exclusif, elle explique sa façon de vivre, son espoir de paix, pourquoi la paix marche parfois ,pourquoi parfois elle nous échappe...
Claudine Douillet

L'émotion langage universel

rika2.gifA 20 ans, Rika tente la grande aventure en France Sans parler un mot de français, sans famille, ni amis, elle lutte seule avec sa fille de quelques mois. A force de courage, de volonté farouche, Rika obtient un rendez-vous avec Eddy Barclay, convaincu de son talent, il lui fait enregistré son premier 45 tours en langue française. Ensutie elle enchaîne succés sur succés, "Michael", "Le temps "et "Et pourtant "chansons écrites pour elle par Charles Aznavour, et puis le destin lui donne un rendez vous tragique, son accident de voiture qui l'a rend infirme, vertèbres broyées, et condamnée à vivre dans un fauteuil roulant.

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Malgré tous les diagnostics pessimistes elle remarche, mieux elle rechante, cette chanson balapapa, invitation à la danse, lui portera chance, alors qu'elle l'enregistrera, sanglée dans une civière couchée, mais le succés est au rendez-vous.
Elle fera l'Olympia debout toujours sanglée dans un corset métallique, et pourtant chaque soir la salle est comble.
Ainsi Rika poursuit son ascension, mais cette guérision miraculeuse, l'incite à transmettre son savoir acquis pendans cette sombre période. En particulier sur l'hygiène alimentaire, les bienfaits de certaines règles de vie, elle écrit , et comme toujours le succés est au rendez-vous, Elle dérange par son franc-parler, mais elle gagnera ses procés. Un autre sujet lui tient beaucoup à coeur, aider la cause
israèlo-palestinienne
et préparer la paix à côté d'Yitzhak Rabin, l'essentielest de faire vivre la collaboration entre ces deux peuples cousins et voisins

Le temps ...

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Erev Hashoshanim, soir de roses

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Prague

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La Vie

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Sans rancune, et sans regrets

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Medley pour la paix

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Alleluya

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Pierre Benharrous

Les grandes causes qui font oublier les justes causes.

"Il y a des petites causes qu'ils ne faut pas oublier, nous sommes nous aussi une petite cause aux yeux de l'univers, alors si nous nous le faisons pas pour eux , qui le fera pour nous ?"

 

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Notre communauté , Chère communauté, toujours prête à hisser l'étendard, à monter aux créneaux, à se battre contre "toute" injustice, ou déviance sémantique, ruant dans les brancards au moindre "pet "d'un gouvernement frileux, voire pro-arabe,
se battant, farouchement, contre toute pensée suspectée judéophobe, ou postulats jugés antisémites, manifestant qui dam sur le macadam contre ces décisions jugées intolérables, anti-sionistes. Elle a bien raison cette communauté, toujours prête à défendre les grandes causes.

Pourtant hier soir, il n'était pas nombreux ceux, qui ont soutenu une cause, petite cause, celle des enfants sourds, dont une maman
Muriel B.se bat depuis plus de 4 ans pour obtenir l'intégration de ces enfants dans les écoles, se bat pour que ces enfants bénéficient, aussi d'une culture juive comme la plupart des enfants juifs, se bat ,et cette fois a certainement réussi, pour l'ouverture de leur Talmud Thora .

Elle se bat avec le sourire, aucunement revancharde, aucunement revendicatrice, elle le fait parce que c'est normal, émerveillée encore, que certaines personnes lui offre son aide

Aujourd'hui encore, les handicapés font partie de ces minorités que l'on ne souhaite pas voir, que l'on souhaite combattre par le silence.


Le spectacle offert par Pierre Benharous et Yann Abram, nous a démontré a quel point il était simple d'offrir un même spectacle pour tous, aux sourds et aux autres.

Béatrice, interprète du langage des signes, a traduit à merveille ce spectacle ,et les rires provoqués par le talent de Pierre et de Béatrice étaient synchros...

Ce n'est pas la première fois, précise-t-elle, que nous assistons à un spectacle d'humour traduit en langage des signes, Marc Jolivet l'avait déjà fait.
Elle a bien raison de le rappeler, essayons de nous en souvenir.

Il n'y a pas de grandes causes ,ni de petites causes, il n'y a que des causes justes.
Je voudrai citer un extrait du magazine Bicoz dans son article handi-capable,
page 17 :
"Accueillir la différence, implique une tolérance. Or , ce travail d'ouverture est bien souvent repoussé par la peur; c'est elle qui est à l'origine du silence, de l'exclusion, tapit derrière l'hyppocrisie.
Peur de l'atteinte de l'intégrité, d'une blessure narcissique renvoyant, une image intolérable de l'humanité et par conséquent de soi-même.
peur d'une contamination, culpabilité encombrante, peur de la mort."

Est-ce si difficile d'accepter la différence ? Est si difficile de combattre nos peurs ?
Si oui alors ne soyons pas surpris que nous soyons en guerre contre les autres et contre nous mêmes
Claudine Douillet
Si vous aussi vous souhaitez aider cette association ou Muriel par un don ou par une disponibilité de temps,
n'hésitez pas ,appeler Muriel au 06 12 33 15 72
ou lui envoyer un fax : 01 60 28 39 52
Siège Social : 73, rue Curial Tour D- 75019 Paris

Association loi 1901

"TOU" deux lettres codes de la langue hébraïque

Le rendez-vous de Monsieur Tou

Un 15 Chevat, Monsieur Tou, fils de Monsieur Itou et cousin proche de Messieurs Bi et Chevatt, se leva de belle humeur. Il croqua une pousse neuve, but une larme de rosée du matin et se fit une coquetterie avec une étamine blanche. Monsieur Tou exécuta ensuite quelques pirouettes avant de regarder ses rendez-vous sur son agenda en feuille de lierre (pas de la vulgaire feuille nommée vulgarata, mais de la feuille sensitive, charmante, primesautière, en un mot comme en mille, de la feuille savante, appelée par tout un chacun distillara distillarum distillaram !). Ce jour là, il avait un seul rendez vous. Mais quel rendez-vous ! Il lui avait particulièrement été recommandé par Messieurs Bi et Chevatt. Il devait rencontrer Dame Nature ! - " Voyons voyons ! Quelle heure est-il à l'horloge des cieux ? Il est... Si je ne me trompe pas, Grand Soleil moins toute petite brumette à l'horizon. J'ai donc bien le temps avant de rencontrer cette Dame qui, bien que recommandée, doit être plutôt ennuyeuse ! J'irai à petite lune et quart croissant ! " Après avoir ainsi puissamment raisonné, Monsieur Tou sauta dans un buisson, sourit à une abeille et cueillit un papillonaux ailes translucides. Puis il grimpa au haut d'un chêne et appela : " Israël ! Israël ! Israël ! " Il appelait son ami Eretz Israël ! mais celui-ci ne reste jamais sans rien faire. Il lui répondit avec de la fumée de locomotive, de l'écume tracée par une barque de pêcheur, du bon travail d'homme qui construit le pays: - " Rien à faire pour folâtrer mon vieux ! J'ai de l'ouvrage à en revendre ! Mais si tu veux m'aider... " Pensez-vous que Monsieur Tou voulait aider qui que ce soit ? Non qu'il y mit de la mauvaise volonté, mais ce Monsieur Tou là ne voyait pas plus loin que son bouton de rose... Monsieur Tou se mit donc à voleter de cyprès en cyprès, de chêne en chêne, d'acacia en acacia, de sapin en sapin, annonçant à toutes les chenilles des bois que c'était le 15 Chevat et que la vie était belle... A épuisement d'arbres, à la fin des fins, quand plus une seule forêt ne fut en peine de Monsieur Tou, ce dernier se laissa glisser sur une dernière primevère. Il chanta encore une fois " Kalinioth, kalinioth ... " en hommage à son ami " coquelicot " (un rouquin très aimable qui " fait " les grandes routes) et de mit à respirer très fort. Quand lui vint l'idée d'expirer... il était déjà " pleine lune " au cadran de l'Éternité ! Épouvanté par son énorme retard, Monsieur Tou fit un saut périlleux extrêmement hâtif et retomba sur ses pieds... devant Dame Nature! - " Je... Bon... Je... " bredouilla-t-il, ne sachant que dire
- Bonsoir ! fit
Dame Nature. A vous revoir !
- Vous voulez dire " Bonjour ! Heureuse (ou malheureuse) de vous voir pour la première fois "
- Pas du tout puisque nous nous sommes déjà vus !
- Ah bon ! Où ?
Là,
Monsieur Tou ne comprenait plus rien !
- Mais, sur le Pin Alef, sur le chêne Beth, sur le cyprès Guimel, etc...
- Impossible ! Je vous aurais reconnue !
- Tu l'as fait ! Tu m'a offert de la rosée, de la joie et des chansons ! Ton labeur est fini ! Mes arbres vont faire le leur !
- C'est que...
- Ne dis rien Cher Tou ! Sache seulement que, de toute éternité, j'ai le don d'ubiquité. Maintenant, je te laisse : j'ai des comptes à rendre.
- A qui ?
- Au Grand Patron !
- L'Éternel ! dit Monsieur Tou impressionné
- Salut ! dit
Dame Nature !
- Salut ! répondit Monsieur Tou. A la prochaine fois !
- A l'An prochain ! Le-hitraot répondit pour la dernière fois
Dame Nature en s'évaporant dans l'air ! Et c'est ainsi que s'acheva la journée de Monsieur Tou, cousin de Bi et de Chevatt !

Traditions et coutumes à Tou Bi Chevat

 

Traditions et coutumes à Tou Bi Chevat

Le Séder de Tou BiChevat selon les cabalistes de Safed

Lorsque les premiers cabalistes s'installèrent à Safed, ils décidèrent de célébrer dignement le Nouvel An des Arbres. Ils entendaient ainsi marquer leur retour sur le sol nourricier.

Ayant observé le changement de couleur de la nature à chaque saison, ils ont pris l'habitude de fêter ce changement lors du Seder de Tou Bi-Chevat, en plaçant sur la table, devant chaque convive, quatre coupes de vin :

  • La première, remplie de vin blanc : c'est, en effet, la couleur blanche des lys et des scilles qui domine dans la nature, depuis le mois d'Elloul jusqu'au mois de Chevat, caractérisé par les amandiers en fleurs. Cette coupe est servie avec du pain, des gâteaux, des olives et des dattes. Avec elle, on bénit la vigne et le verger.
  • La deuxième, remplie de vin blanc avec quelques gouttes de vin rouge. C'est à cette période que le rose lilas apparaît dans la nature avec les cyclamens. On mange, des figues, des grenades, des citrons et des pommes, et on cite des versets de la Bible où ces fruits sont mentionnés.
  • La troisième, remplie de vin rouge avec quelques gouttes de vin blanc. Le mélange de blanc et de rouge est marqué dans la nature par l'apparition des anémones, des narcisses et des tulipes. On boit cette troisième coupe accompagnée de noix, de noisettes, de marrons, de caroubes et de poires et on cite les verset bibliques où ces fruits sont mentionnés.
  • La quatrième enfin, remplie de vin rouge. C'est la couleur des coquelicots, des glaïeuls des renoncules, et des pavots qui règnent dans la nature à cette époque de l'année. On mange des coings, des pommes et des pistaches et on lit une partie du traité " Zhaïm " du Talmud.

Entre chaque coupe, on fait l'éloge des arbres et on clôture la soirée par une prière spéciale où on demande à la nature d'être toujours aussi généreuse.

Les différentes couleurs du vin symbolisent les combats des forces naturelles, le combat entre l'hiver et le printemps. Le vin blanc symbolise l'hiver : pâle, neigeux, sommeillant. Le vin rouge symbolise le printemps et la joie du réveil de la nature.

Ces deux couleurs sont en général rattachées à la miséricorde et à la rigueur, les deux modalités fondamentales par lesquelles le Créateur dirige le monde. Le monde a été " créé " et nous a été donné en " bénédiction ". C'est la manifestation de la miséricorde divine " Midat Harakhamim ". Mais ce monde est dirigé par des lois naturelles et morales que l'homme doit satisfaire pour mériter son existence. C'est la manifestation de la " rigueur ", " Midat Hadin ".

Le blanc symbolise la miséricorde
Le rouge symbolise la rigueur.

Tou BiChevat En Turquie

Dans les familles juives de Turquie, chacun faisait une prière sur les fruits, en fonction de son rôle au sein de la famille.

Ainsi :

  • le père bénissait le blé (pour que la nourriture soit toujours abondante) " De la graine des épis de blé tu te rassasieras... "
  • la mère bénissait les grappes de raisin, comme il est dit " La femme, comme la vigne fertile, est la bénédiction de la maison " (Psaume)
  • les garçons bénissaient les olives, comme il est écrit " afin que tes fils ressemblent à des plants d'oliviers " (Psaumes)
  • les filles, les noix ou les grenades, car un texte mentionne " tout l'honneur de la fille de Roi est à l'intérieur ". Il faut donc un fruit dont on enlève difficilement la peau ou la coquille.
  • enfin, les bébés ou les enfants en bas-âge se voyaient réserver la bénédiction du miel et de la pomme, car " sous le pommier, je t'ai éveillée, miel et lait sous ta langue ".

La table de Tou Bi-Chevat était décorée de fleurs pour qu'elles ne soient pas oubliées dans cet hommage à la nature.

En Grèce

Lors de Tou Bi-Chevat, les juifs de Salonique (Grèce) montaient un spectacle qui était présenté à la synagogue ou dans les lieux publics et qui accompagnait le repas de fête. Même les jeunes enfants restaient réveillés jusqu'aux heures les plus tardives de la nuit pour voir l'ange qui frappe la tête de chaque plante et qui lui dit de pousser !

Coutumes hassidiques

Les juifs hassidiques se font un devoir de consommer plusieurs sortes de fruits à Tou Bi-Chevat. Certains considèrent qu'il faut consommer quinze fruits en l'honneur des quinze jours du mois de Chevat, tandis que d'autres en consomment jusqu'à cinquante et cent, sous toutes leurs formes (frais, séchés ou cuits).

Les Hassidim font une prière particulière sur le Cédratier afin que D'ieu leur accorde un bel Etrog pour la fête de Souccot. L'Etrog est, en général, conservé sous forme de confiture pour être dégusté au Séder de Tou Bi-Chevat.

Tou BiChevat dans l'Ancien Israël

Dans l'ancien Israël, à l'époque du Second Temple, on avait l'habitude de planter un Cèdre (arbre haut et fort) pour la naissance d'un garçon et un Cyprès (arbre plus petit et plus parfumé, symbole de tendresse et de parfum) pour la naissance d'une fille.

Quand l'enfant se mariait, on coupait les branches de son arbre pour en utiliser le bois dans la construction de sa Houppa.