Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
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En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Le 08/01/07, Le retour de Ehud Barak

                                      Le retour de Ehud Barak

Le 08/01/07, L’ancien Premier ministre a annoncé dimanche son intention de se présenter à la tête du parti Travailliste effectuant ainsi son retour en politique.
 
Six ans après sa défaite aux élections face à Ariel Sharon, Ehud Barak veut revenir sur le devant de la scène politique israélienne. Première étape : Les primaires du 24 mai prochain au sein de la formation Travailliste où l’ancien chef d’état major affrontera l‘actuel chef du parti, Amir Peretz, et les députés Ami Ayalon, DanyYatom et Ofir Pines-Paz.
Ce dernier a réagi à cette annonce en proposant à Ehud Barak de s’unir à lui en lui offrant le poste convoité de ministre de la Défense. Ami Ayalon, favori de ce scrutin, a pour sa part félicité le nouveau candidat pour sa décision de revenir à la vie politique mais a précisé que les électeurs devront choisir entre « le passé avec ses erreurs, et la nouvelle voie qu’il propose pour l’avenir du pays ».
Barak avait quitté l’armée en 1995 alors qu'il était chef de l’état major et avait été nommé ministre de l’Intérieur avant de prendre la tête du parti Travailliste puis d’être élu Premier ministre en 1999. Artisan du retrait de Tsahal du Liban Sud en 2000, il avait tenté de négocier avec les Palestiniens un accord de paix définitif renonçant à plus de 90% de la Judée-Samarie. L’échec des négociations et la crise politique qui s’ensuivit l’avait amené à avancer les élections qu’il perdit face à Ariel Sharon.
Depuis, malgré les rumeurs de retour, il était resté en dehors de la vie politique active tout en demeurant membre du parti Travailliste. Ehud Barak, le soldat le plus décoré de l’histoire d’Israël, a également annoncé vouloir remplacer Amir Peretz à la tête du ministre de la défense, poste que selon les rumeurs, Ehud Olmert voudrait lui réserver.

Le 06/01/07,LES FRUITS AMERS DE LA CORRUPTION

                                LES FRUITS AMERS DE LA CORRUPTION

 
Par Caroline B. Glick Jewish World Review du 5 janvier 2007 
Adaptation française de Sentinelle 5767

Avec l’intérêt des médias israéliens braqués sur de plus grosses affaires, le fait que jeudi dernier, le Premier Ministre Ehud Olmert ait rendu une visite obséquieuse et honteuse à un pays qui propage la négation de l’Holocauste et parraine le jihad palestinien est passé largement inaperçu.

Non, Olmert n’est pas allé en Iran. Il est allé en visite en Egypte.

La conférence de négation de l’Holocauste le mois dernier a été condamnée sans ambages en Israël et en Occident – autant qu’elle devait l’être. Non seulement la négation de l’Holocauste est inacceptable moralement et intellectuellement, mais quand elle est entreprise par des gens dont la volonté déclarée est l’annihilation physique de l’Etat juif, la négation de l’Holocauste est aussi dangereuse. Pourtant, alors que chacun a pris bonne note de la conférence iranienne, personne,  excepté le Centre Simon Wiesenthal, n’a trouvé troublant qu’une conférence-sœur soit organisée la semaine dernière par des Egyptiens qui partagent l’aspiration de l’Iran à effacer Israël de la carte du monde.

Sous la bannière "Le mensonge de l’Holocauste", le 27 décembre 2006, le Parti Socialiste Arabe Egyptien a tenu sa conférence de négation de l’Holocauste au Caire. La conférence était une transmission en direct sur le réseau iranien Al-A'lam, en langue arabe. Le principal orateur était le chef du parti Waheed al Louksory. Louksory a acquis une notoriété internationale pour avoir été l’un des quelques politiciens que le régime a autorisé à se présenter contre le dictateur Hosni Moubarak aux élections présidentielles de 2005.

Cette haine psychotique et génocidaire de certaines élites contre le Peuple juif ne règne pas moins sur la "rue égyptienne" qu’elle ne domine les rangs des dirigeants à Téhéran. Pourtant elle n’a fait aucune impression sur Olmert et ses associés. Loin de répondre à l’appel du Centre Wiesenthal pour protester contre la conférence pendant sa réunion d’hier avec Moubarak à Sharm el Sheikh, Olmert et ses collègues ont consacré leur temps à abreuver Moubarak de nouveaux superlatifs pour la conduite responsable des Etats arabes modérés.

Les Israéliens ont eu un avant-goût de cette modération égyptienne dans la nuit de mercredi. Le soir de la visite d’Olmert à Moubarak, la 2ème chaîne de Télévision [israélienne] a diffusé une vidéo du recrutement du Hamas, montrant les camps d’entraînement terroriste qu’il a construits sur les ruines des communautés israéliennes dans le Goush Katif. L’une des vedettes du film était un jihadiste égyptien arrivé dans le camp pour une formation aux armes. Il était filmé, debout devant le drapeau égyptien – sans doute pour démontrer la grande contribution de son pays pour faire de Gaza libérée le pays des merveilles jihadistes.

Avant le retrait d’Israël de Gaza, on a fait croire aux Israéliens que le rôle joué par l’Egypte dans la zone après le retrait serait tout différent. Sous la direction de la poigne de fer de Moubarak, l’Egypte était alors un atout en réserve du Premier Ministre d’Israël Ariel Sharon – le fondement sur lequel reposait toute sa stratégie de cession.

Sharon et ses conseillers promirent au Peuple d’Israël que nous pourrions faire confiance à l’Egypte pour empêcher Gaza de devenir une base avancée du jihad mondial. Pour aider l’Egypte à remplir ses responsabilités, Sharon a même donné son accord pour enfreindre le principe central et l’indicateur stratégique de notre traité de paix avec l’Egypte – la démilitarisation de la péninsule du Sinaï. Avec la bénédiction de Sharon, des forces militaires égyptiennes ont été déployées le long de la frontière avec Gaza pour la première fois depuis 1967.

Malheureusement, la négation de l’Holocauste par l’Egypte n’a pas été à la hauteur des promesses et des aspirations de Sharon. Non seulement ses forces militaires n’ont rien fait pour empêcher le transfert massif d’armes à Gaza, mais les autorités égyptiennes ont permis l’inondation de Gaza par des systèmes d’armes avancés, en permettant que des expéditions d’armes d’Iran, du Liban, et d’autres pays soient transférées de ports égyptiens vers Gaza, à travers une frontière brisée que les autorités égyptiennes n’ont rien fait pour fermer.

Et comme le film de la 2ème chaîne l’a montré, l’armée égyptienne autorise aussi à volonté l’entrée de terroristes étrangers vers Gaza.

La visite d’Olmert à Sharm el Sheikh n’est qu’une conséquence de la politique étrangère globale de son gouvernement. Parmi les autres illusions directrices, cette stratégie politique est fondée sur la fiction de l’existence d’une alliance et d’une amitié égypto israélienne. C’est cette alliance imaginaire qui nourrit la croyance d’Olmert qu’Israël n’a pas besoin, et en vérité n'a pas le droit de combattre la menace croissante pour sa sécurité nationale émanant de Gaza "libérée" - menace qui est devenue stratégique, largement du fait des actions égyptiennes.

Mais aujourd'hui, le public et les médias ont de plus sérieux chats à fouetter que l’amitié imaginaire avec Moubarak. En deux épisodes séparés, les illusions de compétence et d’intégrité au sein de l’Etat Major de Tsahal et dans la fonction publique se sont effondrées cette semaine.

D’abord, après une conférence à huis clos des commandants de haut rang de Tsahal, mardi dans la nuit, le Chef d’Etat Major Général, le Lieutenant Général Dan Halutz a tenu une conférence de presse troublante où il a présenté son évaluation des leçons majeures de la guerre cet été. Plus tôt dans la journée, la nation s’est réveillée avec l’information que dans la nuit, la police avait arrêté des dirigeants officiels du fisc israélien, ainsi que des hommes d’affaires, et le chef du bureau d’Olmert, Shula Zaken. Les arrestations étaient le résultat de leur investigation sur une présomption de conspiration dans laquelle, agissant sous la supervision alléguée de Zaken, les hommes d’affaires et les officiels des impôts conspiraient pour frauder l’autorité fiscale.

Devant les caméras, Halutz énuméra une longue liste d’échecs stratégiques, opérationnels, tactiques et moraux, survenus pendant l’opération de Tsahal contre le Hezbollah l’été dernier. Bien que Halutz ne l’ait pas admis, un fil conducteur commun explique l’échec de l’Etat Major à définir clairement les objectifs de la guerre pour les forces sur le terrain.

La décision de la marine d’Israël d’envoyer le navire Hanit dans une bataille contre un ennemi armé de missiles, sans mettre en batterie son propre système de missiles de défense; la décision de ne pas mobiliser les réserves ou de lancer un campagne terrestre, jusqu’au point qu’il soit trop tard pour faire la différence; la décision d’ignorer des renseignements précis concernant les intentions et les localisations du Hezbollah; et l’incapacité à détruire l’arsenal de missiles à courte portée du Hezbollah. Le fil conducteur qui relie tous ces échecs est Halutz lui-même.

Le moindre doute sur l’inadaptation de Halutz à commander Tsahal a été dissipé mardi quand il a déclaré que l’une des leçons centrales qu’il a retiré de la guerre était "que nous devons redéfinir le concept de vaincre l’ennemi". C'est-à-dire, puisqu’il est incapable de gagner une guerre, il préfère définir la défaite comme une victoire et rester à son poste.

Sans doute à son grand soulagement, la démonstration effrayante de son incompétence arrogante a été enfin reléguée dans les pages intérieures des journaux. Il était difficile de consacrer l’espace d’une colonne à l’effondrement professionnel de l’Etat Major Général de Tsahal alors que les dirigeants de l’Autorité des impôts d’Israël, et le chef du bureau d’Olmert faisaient la navette entre les salles d’interrogatoire de la police et la Cour de justice pour la lecture de l’acte d’accusation.

Les médias et le porte-parole de la police ont souligné que la participation présumée de Shula Zaken dans une corruption massive ne signifie pas qu’Olmert ait joué un rôle dans cette conspiration. Mais que Olmert ait joué un rôle dans le dessein de frauder la confiance publique ou non, le rôle  présumé de Zaken dans ce complot démontre qu’une culture de corruption criminelle s’épanouit au grand jour dans le bureau d’Olmert.

 

En surface, ni la conférence de presse de Halutz, ni le scandale de la fraude fiscale ne sont liés à la stratégie politique hallucinante du gouvernement Olmert envers l’Egypte. Mais en fait, elles sont inextricablement liées. Le fait qu’Israël soit confronté à des menaces sans précédent pour sa sécurité et son existence même, alors que le pays est gouverné par une direction corrompue, la plus incompétente qu’il ait jamais connu, n’est pas une coïncidence. Pour comprendre pourquoi c’est le cas, il est d’abord nécessaire de rappeler comment les dirigeants actuels en sont venus à la situation actuelle.

 

En 2003, Ariel Sharon et ses fils se sont trouvés eux-mêmes au bord d’une ruine politique, économique et personnelle. Des enquêtes criminelles sur leur corruption présumée se précisaient, et il était largement prédit que Sharon et ses fils Omri et Gilad seraient inculpés devant une Cour criminelle. Il fallait trouver une manière de s’écarter de l’abîme. Après avoir pris le conseil de son avocat personnel, et chef de son bureau, Dov Weisglass, Sharon et ses fils choisirent de se protéger en adoptant la stratégie politique irrationnelle de la Gauche: détruire des communautés israéliennes et donner des territoires aux terroristes. Voilà comment est née la politique de retrait de Gaza et du Nord de la Samarie, et l’expulsion en masse de citoyens israéliens de ces zones. La corruption morale et criminelle de Sharon, de même que la folie stratégique et le danger inhérent à la décision de transférer le contrôle de Gaza au Hamas étaient évidents par eux-mêmes. Et pourtant, comme Sharon l’avait prédit, les médias, les autorités judiciaires et légales qui sont dominés par la Gauche, choisirent d’ignorer la vérité. De politicien corrompu, les médias transformèrent, en une nuit, Sharon en dirigeant visionnaire. Comme Amnon Abramovich, principal commentateur de la 2ème chaîne l’a expliqué, les médias comprirent que corrompu ou non, leur job était de protéger Sharon pour être sûrs qu’il expulserait les Juifs du Goush Katif. Et comme le juge à la Cour Suprême, Mishel Cheshin, l’a admis dans un entretien en prenant sa retraite, les juges de la Cour Suprême n’auraient jamais rêvé d’agir contre Sharon, à moins de mettre en danger le retrait [des territoires].

C'est par les médias que des officiels de haut rang, des ministres du cabinet, et l’Etat Major Général de Tsahal furent d’abord informés du plan de retrait. Ceux qui osèrent mettre en question la politique de retrait furent écartés des postes d’influence. Et le conseiller national à la sécurité, le Major Général (de réserves) Giora Eiland ne put obtenir une audience avec Sharon. Puis le Chef d’Etat Major de Tsahal, le Lieutenant Général Moshe Yaalon fut renvoyé. C’est ainsi que Dan Halutz, bon ami de ceux d’Omri [Sharon] et un bon pilote à tout le moins, fut promu pour remplacer Yaalon qui était bien plus qualifié que lui pour commander les forces armées, mais bien moins obéissant.

Dans l’arène politique, les conseillers de Sharon agirent promptement pour détruire ses opposants politiques. Le ministre des finances d’alors, Benyamin Netanyahou fut diabolisé. Les ministres du gouvernement du Shas et du Parti National Religieux furent renvoyés. A leur place, Sharon promut des lèche-bottes obéissants, opportunistes et inexpérimentés. C’est ainsi qu’Olmert et Tzipi Livni furent élevés à des positions majeures dans son cabinet.

 

En résumé, la corruption de Sharon l’a entraîné à adopter une stratégie politique irrationnelle. L’opposition de principe à cette stratégie, élevée par des fonctionnaires et des politiciens de haut rang, a conduit à les chasser de leur position d’influence. Ces fonctionnaires compétents ont été remplacés par des incompétents dont la seule qualification pour leur job était leur totale obéissance à Sharon.

Les défenseurs de Sharon proclament qu’il savait bien que les gens dont il s’est entouré, après avoir décidé du retrait de Gaza, étaient incompétents pour diriger le pays. Mais, avancent-ils, Sharon n’a pas prévu son attaque vasculaire, qui a placé ces gens en charge du pays. S’il n’avait pas été mis en incapacité, plaident-ils, tout aurait tourné différemment. Peut-être ont-ils raison, peut-être pas.
Quel que puisse être le dossier, la seule conclusion évidente que l’on peut tirer des évènements de la semaine passée et de l’année sans Sharon, c’est que pour forger une stratégie politique compétente et honnête, Israël a besoin de dirigeants compétents et honnêtes. Et donc pour se sortir du bourbier d’ineptie et de criminalité qu’est devenu son secteur public, Israël doit trouver la façon de nous débarrasser de la direction politique et militaire actuelles qui les incarne toutes les deux. La bonne nouvelle, c’est que nous disposons d’une direction de remplacement. Elle est composée de fonctionnaires armés de principes, chassés de leurs postes au pouvoir pour leur refus de nier la vérité.

Le 05/01/07, Israël: Olmert fragilisé par les sondages et les rumeurs de remaniement

Israël: Olmert fragilisé par les sondages et les rumeurs de remaniement

JERUSALEM, le 05/01/07  - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, en chute libre dans les sondages, était fragilisé vendredi à la tête de son parti et de sa coalition gouvernementale secouée par des rumeurs de remaniement.

Pas moins de 77% de ses compatriotes se disent insatisfaits de sa conduite des affaires, et 62% le jugent incapable de faire face à des situations de pressions, selon un sondage publié cette semaine par Ynet, journal en ligne de Yédiot Aharonot. Dans le même temps, 49,3% des membres de son parti Kadima estiment que la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, serait la mieux placée pour diriger le parti centriste, contre 8,7% des suffrages à M. Olmert, selon un autre sondage réalisé par l'institut Panorama Markets. "Olmert ressemble de plus en plus à un héros tragique, incapable de se remettre du désastre de la seconde guerre du Liban" menée du 12 juillet au 14 août contre le Hezbollah chiite, écrivait vendredi le journal Haaretz. Les ratés du conflit font régulièrement la Une de la presse israélienne, et l'objet d'enquêtes simultanées par le Contrôleur de l'Etat, la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, l'armée elle-même, et surtout la commission gouvernementale du juge à la retraite Eliyahu Winograd.

Celle-ci doit rendre un rapport intérimaire en principe en février, et son rapport définitif d'ici le mois de juin. "Les sondages ne peuvent pas renverser Olmert, qui s'appuie au parlement sur une assise de 77 députés (sur un total de 120). En revanche, sa coalition aura du mal à fonctionner correctement, car il a des ennemis sérieux au sein du Kadima", affirme à l'AFP le politologue Akiva Eldar. Il y a un an, M. Olmert a assuré l'intérim d'Ariel Sharon, victime d'une attaque cérébrale, avant de prendre les commandes en mai suite à la victoire étriquée du Kadima aux législatives du 28 mars.

Contrairement à son charismatique prédécesseur, qui avait le verbe rare et lisait ses discours, M. Olmert parle beaucoup et multiplie les gaffes. Il a ainsi laissé entendre qu'Israël était une puissance nucléaire et que deux soldats enlevés le 12 juillet par le Hezbollah étaient morts. Malgré ses promesses, ces deux militaires n'ont toujours pas été récupérés, de même que le caporal Gilad Shalit capturé le 25 juin par des groupes armés palestiniens de la bande de Gaza. Les tirs de roquettes anti-israéliens se poursuivent, malgré un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza conclu le 26 novembre avec les groupes armés palestiniens.

Dans le cadre de ses accords de coalition, M. Olmert a confié le portefeuille sensible de la Défense au travailliste Amir Peretz, ex responsable syndical que la majorité des Israéliens jugent incompétent pour ce poste. "Les élections primaires des travaillistes sont prévues en mai, et M. Olmert prie pour que Ehud Barak soit élu, car il pourrait alors le nommer à la Défense et procéder à un remaniement crédible de son cabinet", ajoute M. Eldar. Le bureau de M. Olmert a démenti jeudi des informations lui prêtant l'intention de limoger M. Peretz de son poste au profit de M. Barak, ex Premier ministre et ex chef d'état-major. Outre son impopularité et ses déboires avec sa coalition gouvernementale, M. Olmert est personnellement empêtré dans une série de scandales et "affaires". Jusqu'à présent, rien n'a pû être retenu contre lui, mais la presse israélienne le qualifie depuis longtemps de "suspect en série". Le dernier scandale en date a éclaté cette semaine et concerne la directrice de son cabinet, Shoula Zaken, mise en cause dans une énorme affaire de corruption impliquant les plus hauts responsables de l'administration fiscale.



Le 05/01/07, Dernières nouvelles politiques en Israël

               05 Janvier 2007, Dernières nouvelles politiques en Israël
 
-   Ehud Olmert va nommer Ehud Barak à la tête du ministère de la Défense. C'est ce qu'affirme la seconde chaîne de télévision israélienne qui a annoncé que le chef du gouvernement était déterminé à limoger Amir Peretz. Le bureau du Premier ministre a catégoriquement démenti cette information soutenant que le sujet n’était pas à l’ordre du jour.
 
-   Un sondage rendu public jeudi par Kol Israël, dévoile que 49,3% des sympathisants de Kadima estiment que Tzipi Livni serait la mieux placée pour conduire le parti en cas d'élections anticipées, devant le ministre des Transports et ancien ministre de la Défense, Shaul Mofaz, avec 14,5%, alors qu’Ehud Olmert ne bénéficie du soutien que de 8,7% des personnes interrogées.  Enfin, seulement 39% des gens qui avaient voté pour Kadima aux dernières élections  affirment qu’ils revoteront pour le parti du Premier ministre au prochain scrutin.
 
-   Ehud Olmert a affirmé lors d’une rencontre avec le député Ouri Ariel, qu’il ne voulait pas de conflit avec les habitants des implantations et qu’il ferait tout son possible pour éviter des violences lors des évacuations prévues des avant-postes illégaux en Judée-Samarie. Il a par ailleurs réitéré son engagement à aider les familles évacuées du Gush Katif à se reloger rapidement.
 

 

Le 05/01/07, Obsèques de Teddy Kollek au Mont Herzl

                         Obsèques de Teddy Kollek au Mont Herzl

m2.jpgLe 05/01/07 : Jeudi, l’ancien maire de Jérusalem Teddy Kollek z"l, décédé en début de semaine à l’âge de 95 ans, a été inhumé dans la capitale. Son cercueil a été placé, dès 8h30, sur l’esplanade de la municipalité qu’il a dirigée pendant 28 ans, place Safra.

Des milliers de personnes ont alors défilé, avec un grand recueillement, devant sa dépouille. Vers 11 heures, le cortège funèbre a pris son départ en direction du Mont Herzl où Teddy Kollek devait être inhumé un peu plus tard parmi les grands de la Nation. Sur le parcours du convoi mortuaire, des milliers de résidents de la ville se sont tenus pour rendre un dernier hommage à celui qui avait tant œuvré pour la capitale d’Israël.

Dès l’arrivée du cortège au Mont Herzl, la cérémonie a débuté en présence de l’épouse et des enfants de Teddy Kollek, du président de l’Etat Moché Katsav et de son épouse, du Premier ministre Ehoud Olmert, de la présidente de la Cour suprême Dorith Beinish, du vice-Premier ministre Shimon Pérès et de la présidente de la Knesset Dalia Itsik.

La parole a été donnée au Premier ministre Ehoud Olmert, à la présidente de la Knesset Dalia Itsik et au fils du défunt, Amos Kollek qui a également récité le Kaddish en mémoire de son père.

Dans le discours qu'il a prononcé, Amos Kollek a notamment déclaré que Teddy Kollek n’était pas un père facile, expliquant : "L’exemple qu’il nous donnait était impossible à suivre, je ne connais personne d’autre comme lui. Je tiens à dire ma mère : tu as choisi le meilleur des hommes et lui a fait un choix encore meilleur en te choisissant". Il a ajouté : "Je n’ai pas besoin de raconter tout ce qu’a fait notre père au cours de sa vie, cette ville parle d’elle-même, partout où vous regardez, notre père s’y trouve".

Le Premier ministre, prenant la parole à son tour, a rappelé combien la ville était chère à Teddy Kollek, à tel point qu’il ne supportait pas ceux qui la salissaient et surtout "ceux qui n’aimaient pas Jérusalem’’. Il a ensuite évoqué l’œuvre de construction réalisée par Kollek dans la capitale d’Israël.

La fille de Teddy Kollek, Osnat, s’adressant plus tôt à la foule rassemblée sur la place Safra, s’était écriée : "Mon père me disait toujours que malgré les moments difficiles qu’elle traversait, Jérusalem vaincrait".

Teddy Kollek a été nommé à la tête de la municipalité de Jérusalem en 1965 et a conservé le poste de maire pendant 28 ans.

Le 05/01/07, Tsahal opère contre des terroristes à Ramallah

                   Tsahal opère contre des terroristes à Ramallah

Le 05/01/07 : Jeudi, un soldat israélien a été  légèrement blessé jeudi soir lors d’une opération de son unité à Ramallah. Les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux pour procéder à l’arrestation de plusieurs suspects recherchés par les autorités. Des terroristes ont alors ouvert le feu sur les militaires et ont touché l’un d’entre eux.

Selon des sources palestiniennes, dans les affrontements qui s’en sont suivis, quatre Palestiniens ont été tués et une vingtaine d’autres ont été blessés. Parmi ces derniers figurerait un terroriste appartenant à la branche armée du Fatah, Ravia Hamad, atteint sérieusement à la poitrine.

Au cours de l’opération, Tsahal a encerclé une maison dans laquelle s’étaient retranchés les terroristes. L’un d’entre eux a alors tenté de prendre la fuite et c’est à ce moment là que les soldats ont ouvert le feu. Le fugitif, touché, a réussi cependant à s’échapper. Quatre autres terroristes ont été capturés et confiés aux services de sécurité pour interrogatoire.

Ces affrontements ont suscité d’autres échanges de tirs et des jets de pierres dans les rues de la ville entre des terroristes et une unité spéciale de Tsahal.

A l’issue de l’opération de Tsahal, des centaines de Palestiniens sont descendus dans la rue pour dénoncer avec vigueur cette nouvelle intervention. Les manifestants ont lancé des cris de vengeance et ont appelé leurs camarades à "serrer les rangs". Certaines organisations terroristes ont alors souligné qu’il ne "fallait pas diriger les armes contre des Palestiniens" et que cette action "prouvait que les occupants israéliens étaient les véritables ennemis".

Les Palestiniens n’ont pas non plus apprécié les dégâts matériels causés à un certain nombre de véhicules et à plusieurs boutiques de Ramallah, écrasés par les bulldozers israéliens.

Quant aux violences entre factions terroristes palestiniennes, elles se sont poursuivis dans la bande de Gaza. Près du "camp de réfugiés" de Djéballiah, un membre des forces spéciales du Hamas a été tué lors d’affrontements avec les gardes du corps d’un chef des services de sécurité préventive palestiniens apparentés au Fatah.

Les affrontements entre Fatah et Hamas se sont encore accentués dans la soirée à Gaza. Les bandes rivales utiliseraient même des obus contre leurs adversaires. Des résidents arabes de la région, s’identifiant essentiellement avec le Djihad islamique, ont manifesté dans les rues pour réclamer la fin des combats. Pour le moment, ils n’ont obtenu aucun résultat.

Le 05/01/07, Bush d'accord avec Merkel pour réunir le Quartette sur le Proche-Orient

    Bush d'accord avec Merkel pour réunir le Quartette sur le Proche-Orient
 

WASHINGTON, le 05/01/07 - Le président George W. Bush a approuvé jeudi la proposition allemande de réunir le Quartette sur le Proche-Orient et indiqué que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice se rendrait "rapidement" dans la région. M. Bush, qui venait de recevoir la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison Blanche, a estimé qu'elle "avait eu une bonne idée de convoquer le Quartette". "Je suis d'accord", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse commune avec Mme Merkel. "Je pense que le Quartette doit se réunir à une date appropriée". "Condoleezza Rice se rendra au Proche-Orient rapidement.

Elle reviendra pour rendre compte, non seulement à moi mais aussi à la chancelière, de la façon dont nous pouvons faire progresser le processus" de paix israélo-palestinien, a poursuivi le président américain. "Nous sommes fermement engagés envers une solution à deux Etats, avec Israël et la Palestine vivant côte-à-côte en paix, deux démocraties respectant leur doit mutuel à exister", a-t-il rappelé. "Je suis optimiste sur les chances de parvenir à cet objectif. Je serai heureux de travailler avec la chancelière dans ce but". L'Allemagne, qui assure depuis début janvier la présidence semestrielle de l'Union européenne, a exprimé le voeu de relancer le Quartette pour le Proche-Orient, qui rassemble les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, cherche à organiser avant la fin du mois une réunion ministérielle du Quartette qui pourrait se tenir à Berlin. "Nous pensons que dans le cadre du Quartette, l'Union européenne peut faire beaucoup pour tenter de parvenir à une solution aux problèmes du Proche-Orient", a déclaré Mme Merkel dont les propos étaient traduits en anglais. "Je suis heureuse d'entendre que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice se rend dans la région prochainement. Je pense que c'est le moment de prendre un peu de temps pour réfléchir à ce que le Quartette peut faire pour parvenir à une solution", a ajouté la chancelière allemande. "Nous aimerions que l'Union européenne parle d'une seule et même voix pour dire: Nous voulons une solution à deux Etats. Nous voulons que les Palestiniens reconnaissent l'Etat d'Israël.

Nous voulons renforcer le président (de l'Autorité palestinienne Mahmoud) Abbas. Et nous voulons aussi permettre l'avènement d'un Liban fort", a-t-elle déclaré. Les deux dirigeants ont écarté la suggestion d'élargir à d'autres pays de la région, notamment le Liban, les discussions de ce groupement international auteur de la "feuille de route", le plan de paix israélo-palestinien resté pour l'instant lettre morte. "Mon opinion est que le Quartette devrait continuer à se concentrer sur la question israélo-palestinienne", a déclaré M. Bush, réaffirmant le refus de Washington de dialoguer avec la Syrie. "Je pense que le Quartette a une tâche taillée sur mesures: le conflit du Proche-Orient avant toute chose", a renchéri Mme Merkel.



Le 05/01/07, Proche-Orient: sommet Moubarak-Olmert à Charm el-Cheikh

         Proche-Orient: sommet Moubarak-Olmert à Charm el-Cheikh

pre.jpgCHARM EL-CHEIKH , le 05/01/07 - Le président égyptien Hosni Moubarak et le Premier ministre israélien Ehud Olmert se sont retrouvés jeudi à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, pour tenter de débloquer le processus de paix.
C'est à la nuit tombée que la délégation israélienne, avec à sa tête Ehud Olmert, est arrivée dans la station balnéaire, où la sécurité était très renforcée pour ce sommet de quelques heures.
Pour leur seconde rencontre officielle depuis l'arrivée de M. Olmert au pouvoir en mars, les deux dirigeants doivent s'entretenir plus d'une heure, avant une conférence de presse, suivie d'un dîner.
Juste avant cette réunion, des déclarations contradictoires ont fusé sur les négociations visant à échanger un soldat israélien, Gilad Shalit, retenu en otage depuis six mois, contre des centaines de prisonniers palestiniens en Israël.

Ce soldat avait été capturé le 25 juin par des activistes palestiniens en bordure de la bande de Gaza, une opération revendiquée par la branche armée du Hamas et deux autres groupes arméspress.jpg palestiniens. De retour à Gaza, après un pèlerinage à la Mecque, le Premier ministre palestinien Hamas Ismail Haniyeh, membre du mouvement islamiste Hamas, a fait état de "progrès tangibles" dans ces négociations, affirmant que le principe de l'échange était "désormais accepté" par les Israéliens.

Mais le porte-parole de ce gouvernement, Ghazi Hamad, a lui estimé que le blocage persistait du fait qu'Israël "exige au préalable la libération du soldat israélien capturé".

A Damas, un autre dirigeant du mouvement islamiste, Moussa Abou Marzouk, a affirmé à l'AFP quepres.jpg les "négociations avancent", révélant qu'une cassette audio de la voix de Gilad Shalit avait été transmise à Israël, prouvant qu'il était en vie. Israël avait apporté lundi un bémol à l'éventualité d'un dénouement imminent, en rejetant des demandes palestiniennes qualifiées d'"exagérées". Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, a plusieurs fois mis en cause l'indécision palestinienne, et critiqué des interférences extérieures, en visant implicitement la Syrie. Si ce dossier, dans lequel l'Egypte s'est beaucoup investie, figure au menu du sommet Moubarak-Olmert, les deux dirigeants veulent plus globalement relancer le processus de paix au Proche-Orient, bloqué depuis fin 2000. La réunion Moubarak-Olmert intervient alors que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est attendue dans la région les 13 et 14 janvier.

Cette rencontre pourrait aussi être le prélude à de nouveaux et prochains entretiens entre MM. Olmert et Abbas, après leur première rencontre officielle le 23 décembre. Israël veut renforcer M. Abbas, engagé dans une épreuve de force avec le Hamas depuis qu'il a annoncé le 16 décembre son intention de convoquer des élections anticipées. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a appelé jeudi au dialogue avec les "Palestiniens modérés" et à "soutenir" Mahmoud Abbas, a rapporté la radio militaire.



Le 04/01/07, Le Hamas prêt à échanger une vidéo du soldat Shalit contre des détenus palestiniens

Le Hamas prêt à échanger une vidéo du soldat Shalit contre des détenus palestiniens

DAMAS, le 04/01/07 - Un haut responsable du Hamas a déclaré jeudi que son mouvement était prêt à remettre à Israël une vidéo montrant le soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin, en échange de la libération de détenus palestiniens, notamment des femmes.

Les médias israéliens avaient rapporté en début de semaine que le Hamas fournirait une vidéo prouvant que le caporal Shalit est en vie, ce qui serait une première depuis que le militaire a été capturé le 25 juin par des militants liés au Hamas.

Moussa Abou Marzouk, chef adjoint du bureau politique du Hamas à Damas, a affirmé dans un entretien téléphonique à l'Associated Press que Shalit était en vie. Il a souligné que le Hamas souhaitait échanger la vidéo contre la libération de "femmes palestiniennes et d'un nombre considérable de détenus", sans toutefois donner de chiffre précis.

Marzouk a estimé que cette demande était "modeste à la lumière du prix élevé payé par le peuple palestinien et de la punition collective qu'il a subie après la capture du soldat".

Selon les médias israéliens, Israël pourrait libérer 450 prisonniers en échange du soldat Shalit, qui serait alors remis à des responsables égyptiens avant d'être transféré en Israël. L'Egypte joue un rôle de médiateur entre le Hamas et Israël.

Une pierre d'achoppement majeure dans les négociations sur un échange de prisonniers est l'insistance du Hamas à vouloir choisir parmi 8.000 prisonniers ceux qui seraient relâchés. A de rares exceptions près, l'Etat hébreu a toujours refusé de libérer des Palestiniens ayant joué un rôle actif dans des attaques ayant coûté la vie à des Israéliens