Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Professeur Uri Milstrein : un prophète moderne préchantdans le désert

Professeur Uri Milstein : un prophète moderne préchant dans le désert

uri.jpg.jpgUn visage toujours grave mais sans haine ni colère. Une voix puissante qui énonce un raisonnement scientifique tranchant à vif. Le Professeur Uri Milstein dérange, parce que son discours est difficile à entendre et impossible à contredire actuellement.

Uri Milstein est un ancien parachutiste, qui ne peut être facilement taxé de manque de sentiment national. Uri Milstein est un Professeur d'Université, Professeur de stratégie militaire - ou, plus exactement était, jusqu'à qu'on le prie de quitter ses fonctions. En 1994 l'Université de Bar Ilan lui ferme ses portes à la suite du scandale causé par sa critique du système militaire et du mythe historique de la gloire militaire d'un Rabin dont il démontre la couardise dans son livre Dossier Rabin - Montage d'un Mythe. En 1995, c'est le collège de Yesha qui a son tour lui prie d'arrêter ses activités d'enseignement : en Israël, les institutions d'enseignement ont besoin de subventions gouvernementales pour vivre, et Uri Milstein est un nom damné, un critique de l'institution fondatrice de l'armée, dont la collaboration risque d'attirer plus d'ennuis que de bénédictions.

Mais que dit donc Uri Milstein dans ses nombreux ouvrages? (The Wars of the Paratroopers (2 vols); The History of the War of Independence (4vols); The History of the Paratroopers; Shaked Patrol; The Rabin File; History of the War of Independence) . Quelle odeur de souffre s'élève donc de ses écrits?

Le Professeur Milstein a commencé par une longue et systématique étude de tous les incidents ayant marqué la guerre de l'indépendance israëlienne pour en arriver à la conclusion que dans bien des cas, on avait réécrit l'histoire. Le Professeur Milstein s'est révolté contre des pseudo-héros qui n'en étaient pas, qui avaient fui le combat, abandonnant souvent leurs subordonnés à leur triste sort. Le Professeur Milstein parle alors avec colère au nom des sacrifiés. On sent l'homme du rang qui sait ce que le combat veut dire et qui ne peut supporter l'idée qu'un supérieur défaillant puisse ainsi mentir à la postérité.

C'est une colère semblable qui le mène à écrire, en 1995, Dossier Rabin : Construction d'un Mythe. Pour lui, Rabin est un couard qui a fui sans cesse le combat en abandonnant ses hommes. Il écrit ce livre dans le but de démontrer aussi qu'une réforme de l'armée israëlienne est urgente et nécessaire, que le système refoule les hommes excellents au combat pour avancer par ancienneté ceux qui ne gênent pas trop et qui ne font pas de vague.

Seulement voilà, en Israël, la gauche comme la droite est représentée au pouvoir par un grand nombre d'hommes sortis du rang, en commençant par le Président actuel de l'état, Ezer Weizman., Ehud Barak, à la tête de la gauche, et feu Ytshak Rabin.

Avec l'assassinat de Rabin, on cherche des responsables. Uri Milstein est un candidat rêvé. La justice ne parvient pas à l'inculper, et tente de l'accuser de traffique de drogue, en vain.

Pourtant Milstein ne veut pas détruire Israël. Il a tout misé sur Israël. Il a tout perdu pour ce pays. Il vit actuellement avec l'hypothèque de sa maison, persuadé du besoin vital de parler, d'écrire, d'alerter.

Il faut, dit-il, réformer l'armée. Nous ne pouvons nous contenter d'une formation de six mois pour nos officiers. L'expérience ne suffit pas pour la vision globale qui permet d'épargner des vies humaines, pour la connaissance historique qui ouvre des comparaisons, pour la stratégie qui nous permettra d'être efficace même avec une petite armée.

Cette efficacité pourra seule dissuader nos adversaires -et ils sont nombreux- d'attaquer Israël. La proportion des forces est trop en défaveur d'Israël, la situation actuelle trop dangereuse avec la Syrie, l'Iran et l'Irak alliées avec l'Autorité Palestinienne depuis Septembre 1996 (rapport Saxton devant le congrès US en Décembre) pour que seule la raison l'emporte : on n'entre pas en guerre parce qu'on n'a plus d'intérêt politique à rester en paix qu'à tenter l'aventure de la guerre. Si la guerre offre une chance de réussir un meilleur résultat, alors il y a la guerre.

Pour Uri Milstein, il est clair que l'accord de paix avec l'Egypte n'est issu que de la conviction profonde de Sadate qu'il pourrait obtenir le Sinaï par la paix alors qu'il n'avait pas réussi par la guerre. A présent l'Egypte menace de se lancer en guerre contre Israel parce que la puissance militaire d'Israël ne l'impressionne plus.

Les accords d'Oslo ont eut lieu, dit-il, parce que Rabin savait quelle était la faiblesse militaire de Tsahal actuellement et que l'intifada avait tenu en échec l'armée. Du côté palestinien ces accords ont eut lieu parce que les Palestiniens ont compris qu'ils ne pouvaient gagner du terrain par la guerre. Ces accords étaient simple : de la terre contre la sécurité, soit une promesse de Yasser Arafat de combattre les factions terroristes du Hamas et du Zihad. 4 ans plus tard, ces deux groupes ont grandi, de sorte que la paix signée avec Israël ne peut apparaître que comme une victoire de ces groupes contre l'état hébreu.

Pour Uri Milstein, il est temps de se resaisir, ce qui ne signifie pas attaquer, mais réformer l'armée, former les cadres plus sérieusement, et fonder ainsi la conviction de la partie adverse, quelle qu'elle soit, que la guerre contre Israël serait une grave erreur : c'est cette seule condition qui assurera la paix, dit-il, et non des territoires. Sans cette conviction, nous pouvons même avoir une guerre alors que la Palestine sera constituée en état, parce que le conflit a aussi une base religieuse que ne peut satisfaire un compromis. Seule la force de dissuasion peut alors dominer la logique idéaliste.

Uri Milstein parle ensuite de projets d'école militaire différente, de développement d'une science militaire nouvelle, comme la linguistique, avec sa propre langue d'analyse. Puis il s'arrête. "Mais ça ne se fera pas. Ceux qui sont en haut ne peuvent admettre la critique, ce serait alors la critique de leur propre passé, de leur formation, et ils préfèrent penser à leur carrière. Mais je ne peux que continuer à dire ce que je pense vital. Sinon, nous n'en avons pas pour cinq ans à survivre"...

Rika Zarai,ma vie,mon combat

                                       RIKA ZARAI, ma vie , mon combat.

Pendant 11 ans, elle arpente les différents courants de la médecine naturelle pour nous en retirer le nec plus ultra . Convaincue de l'utilité de son nouveau combat, elle décide donc d'enseigner. Sa vocation est de transmettre, au plus grand nombre, son nouveau principe de vie :"la nature est force de vie", nom de sa nouvelle association.

Par un après-midi pluvieux, Rika nous reçoit chez elle. Sa maison est à son image belle et solide. Des meubles de bois cirés témoins d'une autre époque ,vous procure cette sérénité éloge de la sagesse.

Assise prés de la fenêtre, ouverte sur le jardin dont le vert réjouit cette journée si grise, elle boit tranquillement, naturellement son jus de citron chaud.
Rika Zaraï ne triche pas , c'est quelqu'un d'authentique et si il lui est reproché souvent de ne pas être consensuelle, c'est parce qu'elle se bat quotidiennement pour que son enseignement devienne force de loi . Une vérité enfouie sous la menace des grands de ce monde, écrasée sous la férule d'un système économique vampirique qui refuse de la laisser éclater de crainte -si justifiée- de tout perdre.
Le système économique est ainsi fait, ses intérêts sont la plus grande priorité de ce monde.

Alliance - N'est-il pas difficile d'être passé du stade de chanteuse de variété à celui d'enseignante de la santé ?

Rika Zaraï - Bien sûr, d'autant plus en tant que femme. Depuis 1972 ,je me bats pour faire admettre cet enseignement qui est d'ailleurs paradoxalement reconnu par les procès que l'on m'a intentés et que j'ai finalement gagnés.
Mais les résistances sociales et économiques sont des barrières très difficiles à franchir. Je me bats non pas contre mais pour la santé, qu'une guerre économique puisse en découler n'est qu'une conséquence.

A - N'est-il pas éprouvant pour vous de vous battre constamment ?


RZ - Mes études et leurs synthèses vont dans ce sens, je ne renoncerai jamais et je suis consciente que les novateurs sont souvent isolés.

A - Beaucoup de personnes aujourd'hui sont conscientes des bienfaits de la médecine naturelle, alors pourquoi le chemin est-il toujours semé des mêmes embûches ?

RZ -Parce que le monde appartient à une poignée d'hommes imbus de pouvoir, il est primordial pour eux d'entretenir notre peur pour que nous restions dépendants de leurs idées et donc de ce système.
Si le monde ouvrait les yeux et disait : "Stop !Nous refusons de vous croire sur parole, nous souhaitons des preuves pour notre santé et celle de nos enfants", les intérêts économiques liés aux pharmacies, aux laboratoires, à la recherche seraient menacés immédiatement .

"Le clonage est une prouesse scientifique pas un progrès médical."

A - Justement que pensez-vous de la recherche médicale, plus précisément du clonage qui devrait servir à la transplantation d'organes malades ?

RZ - C'est bien plus une prouesse scientifique qu'un réel progrès et pour cause si l'on pousse le raisonnement de sa fabrication , il est clair, qu'il ne peut que s'altérer avec le temps.Il faut rappeler que seul 23 chromosomes féminins, ont été utilisés au lieu de 46. Ce n'est pourtant pas par hasard si la nature nous a doté de 46 chromosomes, une sélection impitoyable se fait à ce niveau au début de toute vie et les plus forts sont choisis . Si nous n'utilisons que 23 chromosomes, il n' y a plus de sélection possible, on utilise que les moyens du bord.
Et il y a fort à parier que la fin de l'humanité pourrait être une conclusion vérifiable.

A - Quel est le but inavoué de ces clonages alors ?

RZ - La réponse du monde scientifique se doit d'être avant tout humaniste si il souhaite prolonger leurs recherches...
"Le clonage doit servir exclusivement à la transplantation des organes."disent-ils.
Belle perspective effectivement. Mais regardons de plus près, transplanter des organes clonés avec la moitié des chromosomes en moins , alors qu'avec les 46 , l'individu était en situation critique, franchement que peut-on espérer de cette transplantation ?

Alors qu'une éducation alimentaire, une bonne hygiène de vie permet de la prolonger de façon heureuse .
Voilà à quoi devrait servir ne serait ce que la moitié de ces fonds.

Mais avant d'en arriver là des millions de dollars seront injectés dans ces fameux laboratoires de recherches au détriment de véritables urgences humanitaires. Mais qui s'en soucie ?

J'aime à reprendre cette phrase de Rabelais: " Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

ET ISRAEL...

A -Vous êtes israélienne et vous avez servi en tant que sergent chef dans l'armée.Que pensez -vous du processus de paix ?

RZ - Je pense qu'il y a un temps pour tout. Je supplie à genoux pour qu'Israël accepte cette paix, même si elle est imparfaite.
Il faut faire vite, le temps est à l'urgence.
Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur le peuple palestinien, nous devons accepter que deux peuples vivent sur cette terre.
L'idée du grand Israël , devrait se mesurer dans notre esprit et dans notre coeur, bien plus que sur une carte de géographie.

A - Seriez-vous d'accord pour la division de Jérusalem ?


RZ - Je pense surtout qu'Israël a perdu sa chance, l'opportunité de ne pas être obligé de passer par là. Aujourd'hui, c'est peut-être trop tard, mais de tout coeur, j'espère que nous pourrons l'éviter.

A - Vos émissions sur la Palmach à Radio Shalom sont pourtant le témoignage d'un temps héroïque où la Terre d'Israël devait être défendue coûte que coûte ?


RZ - Tout a fait car nous étions une minorité.
L'existence d'un état hébreu était menacé par le nombre insuffisant de juifs.
Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, Israël est reconnu comme un état souverain, pays des juifs, avec plus de cinq millions d'âmes.

Mais nous sommes toujours encerclés par deux cent millions d'arabes et aujourd'hui Israël est fatigué de se battre. Sa sécurité doit passer obligatoirement par la paix et non plus par les armes.

Mais il y a un autre danger qui menace cette région, c'est l'intégrisme religieux .

A -Vous pensez qu'il peut-être une menace pour la paix?

RZ - C'est évident.Tout intégrisme entraîne la violence et Israël n'a pas besoin de cela. Il est temps que les deux camps, religieux et laïque apprennent à dialoguer ensemble. Par exemple, il est inacceptable que la plupart des religieux qui ont le privilège de vivre en toute tranquillité sur cette terre sainte ,si chère à leurs yeux, ne fassent pas l'armée .
Il est amoral que des jeunes gens perdent leurs vies dans les différentes guerres pendant qu'eux étudient tranquillement.

Sur ce point en tout cas, la loi devrait être la même pour tous .

 Propos recueillis par Claudine Douillet

Béate Klarsfeld, une héroine de notre Histoire

Rencontre avec Béate Klarsfeld,

Une héroïne de notre Histoire

En 1960 Béate arrive à Paris et rapidement elle rencontre Serge Klarsfeld. Avec lui, elle ouvre les yeux sur l'Allemagne de1939 à 1945. Horrifiée, elle découvre les crimes perpétrés contre le peuple juif. C'est une jeune Allemande, révoltée devant l'injustice, qui entreprend le combat. Elle dénonce les nazis encore présents dans le gouvernement Allemand, puis étend son action en poursuivant, avec son Mari Serge Klarsfeld, les criminels nazis cachés dans le monde.Béate ne reculera devant aucune menace et prendra tous les risques. Avec simplicité, elle est aujourd'hui une héroïne de notre histoire.

Beate Klarsfeld: Tout a commencé avec mon action en Allemagne. Je me sentais personnellement concernée. J'étais révoltée de voir, qu'en Allemagne, d'anciens membres du parti nazi, d'anciens criminels, pouvaient encore occuper des fonctions de responsabilités: aux affaires étrangères, à la police, et, jusqu'au premier ministre, le chancelier Kiesinger. Mon premier engagement fut contre le chancelier Kiesinger en 1968. Le monde devait savoir que le chef du gouvernement allemand était un ancien nazi propagandiste. Après une campagne d'informations traditionnelles qui ne donnait rien, nous avons commencé à employer des moyens plus spectaculaires.

1968:"Je suis allée en Allemagne et j'ai giflé le chancelier KIesinger au congrés de son parti"

Je suis allée à Berlin et j'ai giflé le chancelier au congrès de son parti. J'ai crié "Kiesinger, nazi, démissionne". Les médias étaient présents. Symboliquement, je représentais la jeune génération qui gifla le "père" nazi. C'était une action spectaculaire. Une gifle, ce n'est pas une violence, mais ça a marqué le peuple allemand et montré que la jeunesse allemande refusait que d'anciens nazis occupent des postes importants dans leur gouvernement.

Alliance: Vous avez mené d'autres opérations spectaculaires, en Syrie, au Chili, qui n'étaient pas sans risques, quelle a été votre plus grande frayeur?

Beate :On ne se rend pas vraiment compte dans l'action, car il y a beaucoup de préparation. Concernnant le chancelier allemand, avant d'arriver à la gifle, il fallait arriver à Berlin, avoir un carton d'invitation, aller à différentes réunions et être crédible. Ensuite, il fallait déjouer les gardes du corps et enfin approcher et gifler le chancelier.La frayeur vient après.

Alliance: En partant militer dans les pays arabes, ou réclamer l'extradition de criminels nazis, vous pouviez ne pas revenir. En tant que mère de famille, comment gère-t-on cette situation ?

Beate : Si on commence à se poser des questions, on ne fait rien du tout. Il y a quand même une priorité dans l'action. Si vous prenez en considération tous les problèmes du quotidien, vous ne faites jamais rien! Ca ne veut pas dire qu'on est une mauvaise mère, on prend, bien sûr, des précautions. J'étais entourée par ma belle mère et ce n'était pas des actions entièrement "Kamikaze". Je partais avec mon nom et mon combat "l'Allemande qui se bat pour la moralité de son peuple". Mon mari, de Paris, faisait rapidement savoir que j'arrivais et dans quel but. Il y a toujours le risque d'une bavure, mais en principe, les dirigeants d'une police n'ont pas envie d'avoir un assassinat sur les bras.

Alliance :L'engagement pour cette cause , est-il un engagement d'amour pour votre mari, un engagement de justice pour le drame du peuple juif ou une façon de vous intégrer et d'être reconnue par la communauté juive?

Beate: Ma cause est mon engagement pour la justice. J'ai commencé avec l'affaire Kiesinger et Serge m'a beaucoup aidé. Après, nous avons commencé à travailler ensemble sur le problème des criminels nazis ayant agi en France. Pour beaucoup de monde Serge et moi représentions surtout une promesse. Celle d'un couple franco- allemand, de surcroît Juif et non-juif qui s'engageaient pour une cause, une petite équipe, sans moyen financier et sans aide mais qui faisaient changer les choses.

Alliance: - Qu'elle éducation avez vous transmise à vos enfants, juive, non-juive, ou plus particulièrement le goût de vos combats ?

Beate : Mon mari n'est pas un juif pratiquant, c'est un juif de la mémoire. Son père a été déporté, son éducation est française et les enfants ont suivi. Arnaud représente la partie civile dans l'affaire Touvier et Papon et il se bat contre Lepen...Ma fille sera bientôt avocate et s'investira aussi dans l'affaire Papon. Ils ont suivi notre route automatiquement, ils ont toujours vécu ce combat.

Alliance :Vos enfants reprennent le flambeau, mais n'avez- vous pas le sentiment, peut-être, de les avoir détourné d'une vocation plus personnelle ?

Beate : Le flambeau, il n' y en a plus, les criminels nazis sont pratiquement tous morts ou en prison. Ils ne peuvent plus avoir les mêmes engagements que nous ! En revanche, un travail pour la transmission de la mémoire ou la lutte contre le Front National reste à faire, et c'est peut-être leur vocation.

Alliance : Comment avez--vous rallié l'opinion publique à votre cause?

Beate : Quand nos actions sont devenues spectaculaires, des gens nous ont rejoints. C'est souvent le cas lorsque la cause est juste. A Cologne, en 1979, pour le procès des trois hauts responsables de la déportation juive de France, Kurt LISCHKA, Ernst HEINRICHSOHN, Herbert HAGEN, nous avons eu le soutien de la communauté juive. Avec les jeunes manifestants, nous avons provoqué de petits incidents, la police est intervenue et nous arrêtés nous, mais pas les criminels nazis.

Avec ce genre d'actions répétées une dizaine de fois, on arrive à mobiliser favorablement l'opinion publique, en France, en Israël, et même en Allemagne. Lors des 35 sessions du procès, la salle était comble de jeunes juifs prenaient le train depuis Paris et rentraient de Cologne le soir. Quand vous commencez à agir, les gens se joignent à vous.

Alliance :Quelles sont vos craintes pour demain?

Beate : Le chômage, le front national, l'automatisation, l'Europe et ses conséquences, toutes ces situations de crise économique sont toujours propices aux mouvements d'extrême -droite. Il faut garder la paix.

Propos recueillis par Patricia Champion

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Les oiseaux noirs et les oiseaux blancs

À lire ...pour ceux qui ose s'ouvrir à d'autre réflexion. Simple et très amicale..

Voici un merveilleux texte à bien lire et méditer !

Les oiseaux noirs et les oiseaux blancs.

"Les hommes sont, les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face.
Chaque mur est percé d'une multitude de petits trous, où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.
Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles.
Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles.
Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d'oiseaux blancs; et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d'oiseaux noirs.
Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l'un de l'autre.
Appelons-les Homme1 et Homme2.
Un jour, Homme1, persuadé que Homme2 lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée.
Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant.
Son oiseau noir s'envole vers Homme2 et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme.
Si, de son côté, Homme2 n'a pas envoyé d'oiseau noir vers Homme1, c'est-à-dire s'il n'a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide.
Ne trouvant pas où se loger, l'oiseau noir de Homme1 sera obligé de revenir vers son trou d'origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et détruire Homme1 lui-même.
Mais, imaginons que Homme2 a, lui aussi, émis une mauvaise pensée.
Ce faisant, il a libéré un trou où l'oiseau noir de Homme1 pourra entrer afin d'y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction.
Pendant ce temps, l'oiseau noir de Homme2 volera vers Homme1 et viendra loger dans le trou libéré par l'oiseau noir de ce dernier.
Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l'homme auquel ils étaient destinés.
Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d'origine, car il est dit : "Toute chose retourne à sa source".
Le mal dont ils étaient chargés n'étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.
L'auteur d'une mauvaise pensée, d'un mauvais souhait ou d'une malédiction est donc atteint à la fois par l'oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir, lorsque celui-ci revient vers lui.
La même chose se produit avec les oiseaux blancs : si nous n'émettons que des bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne trouveront pas de place où loger chez nous, et retourneront à leur expéditeur.
Quant aux oiseaux blancs, porteurs de bonnes pensées que nous lui aurons envoyés, s'ils ne trouvent aucune place chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l'énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.
Ainsi, si nous n'émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction, ne pourront jamais nous atteindre dans notre être.
C'est pourquoi il faut toujours bénir et ses amis, et ses ennemis.
Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour accomplir sa mission d'apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l'autre, avec tout le bien dont elle était chargée. Tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d'une parcelle de Lumière."

extrait du livre de Pierre Pradervand aux Èditions Jouvence
:
´ vivre sa spiritualitÈ au quotidien ª

Merci à tous les artistes!

Merci à tous les artistes !

J'expliquais l'autre jour à mes enfants, en regardant les images du festival de Cannes, que les livres tout comme les films expriment la vie des gens, ce que nous savons si savamment cacher, et qu'au détour d'une plume trempée dans l'encre de la vie, ou d'une caméra fouineuse, chercheuse, certains savent avec talent révéler ce que nous sommes.

Imaginez un monde sans romans, sans films, un monde où la vie de chacun ne serait que l'enveloppe d'une lettre refusant de se décacheter, nous passeront notre vie, à côté de ces enveloppes, à côté de nous mêmes.

Le talent de l'artiste est de révéler l'interieur de ces vies, de ces enveloppes , qui plus est, de nous révéler ce que nous sommes, avec cette pudeur extrême de ne pas nous montrer du doigt...

Avec l'espoir assez fou, d'espérer qu'un jour, un jour de folie, sans l'aide de caméras, ni de ces mots qui s'empilent, s'enfilent, s'enfuient, se mentent souvent... au gré de notes, musique, pages, nous puissions à notre tour paraître enfin ce que nous sommes.

Notre souffrance vient de cette incroyable résistance à vouloir montrer autre chose que nous même.

Cette énergie si puissante utilisée à cacher ce qui nous fait souffrir, pour fuir le regard de l'autre, de sa compassion, si éphémère, de celui qui juge, au nom de cette moralité, qui devrait nous aider à vivre...

Mais l'orsque nous ne répondons plus à cette morale, que fait-on ?quel exécutoire peut on avoir pour exister sans souffrir, alors à notre portée, Dieu à prévu, le verbe , le verbe Créateur .

Finalement, quel terrible cri que celui du cinéaste, du romancier, du peintre, de tous ces artistes, qui choisissent leur propre langage pour exprimer ce qu'ils ressentent, ce qu'ils savent, parce qu'ils ne trouvent pas les mots, et pour sortir de ce silence, prisonniers de leur vérité, de leurs émotions, ils recherchent désespérement l'émotion de l'autre pour sen libérer.

Et nous, nous nous reconnaissons dans cet écran de lumière, ce projecteur finalement posé sur nous, où nos rires comme nos larmes, nos applaudissement comme nos bravos, ne sont qu'un immense merci à ces artistes, qui ont su dire ce que nous n'osons peut-être pas même penser.

Etre exibitionniste de sa vie, à défaut d'en être maître.
Claudine Douillet

L'humour dans tout ses états...

L'humour dans tout ses états...

Peut-on rire de tout ?

Question récurente posée à nos humoristes suite à la "triste affaire Dieudonné" et dont certaines réponses prêtes à fuser s'imposent; telle que celle de Lapalice "oui, si l'on rit c'est que l'on peut..."ou à la Desproges "oui, mais pas avec tout le monde" et enfin la mienne " oui si c'est de l'humour..."

On ne peut pas forcer le rire, c'est bien d'ailleurs la chose la plus difficile que de faire rire.
Pour en revenir au tollé déclenché par son sketche, Dieudonné n'essayait pas de faire rire, mais d'utiliser son rôle d'humoriste pour passer un message .

La preuve, c'est qu'il enfonce le clou lors d'une interview ultérieure, où il dénonce toute forme de communautarisme, et "qu'il se torche le derrière avec le drapeau d'Israël"..alors qu'aucun de ses spectacles ne contient ce genre de scène,.

La question n'a rien donc rien voir avec ce sketche.

En revanche, que peut on dire lorsque ce même Dieudonné avec son compère, Elie Semoun, clamait haut et fort " En 45 les boch n'ont pas fini leur travail..." ? Tout le monde riait... même les juifs.
La différence est justement là. Il y a le rire de nous, par nous, ou l'autodérision et le rire des autres sur nous....plus grinçant, voire inacceptable, -ceci est valable pour toutes les minorités ou communautés- .

Tant qu' Elie Semoun était son face à face lors de leur spectacle en duo, et qu'il en disait autant sur la communauté africaine, aucun risque de penser à de l'antisémitisme ou à un racisme quelconque....
Hors contexte cela devient plus difficile et le dérapage plus facile.

Cependant, je rejoins totalement ce qu'a répondu de façon magistrale Michel Boujenah lors de l'émission "on à tout essayé " et que je résume.
" je suis écoeuré de ce qu'a fait Dieudonné, tout autant que je suis écoeuré qu'on lui ait interdit de faire son travail, son spectacle.
Son sckeche était vulgaire, grossier autant que d'avoir menacé les patrons de l'Olympia de leur interdire de produire Dieudonné.
Il y a des lois en France, elles sont là pour nous protéger, ce qu'il a fait est passible de loi, il doit être jugé pour ce qu'il à fait, mais nous n'avons pas le droit de faire justice nous-même en lui interdisant de travailler".
Lui avoir interdit de faire son spectacle a eu un résultat contraire à celui escompté : il a fait son spectacle dans la rue, avec beaucoup plus de spectateurs que ne pouvait contenir la salle de l'Olympia.... Il est passé pour une nouvelle victime du "lobby juif", ce qui risque de jouer en sa faveur lors de son procés.

La vraie question n'était donc pas , peut-on rire de tout , mais peut on tout dire au nom de la sacro sainte liberté d'expression ? Faut il dénoncer toute déviance jugée raciste ou/et antisémite ? et dans ce cas là où commence et où s'arrête la liberté d'expression ?
Voilà le centre du débat, mais il peut manquer d'humour....
Claudine Douillet

L'internet de la haine ou la haine d'internet?

L'internet de la haine ou la haine d'internet ?
 1"L'argent et le nombre sont les deux armes de nos détracteurs, nous n'avons ni l'un ni l'autre.
Seuls notre sens de la justice, notre pugnacité, et notre volonté de rétablir cet équilibre nous permettent de gagner"

2 "La haine tue plus que le sida et le cancer réunis."
3 "Ne pas confondre le contenant et le contenu"
4 Nous sommes sensibles à l'expression du verbe,nous avons vu qu'il peut créer des mondes et parfois les mondes des ténèbres, "Le combat de la haine ne peut se faire dans la haine, il faut augmenter le bon pour réduire le mauvais" Invitée avec Monsieur Macina du site reinfo-israel.com par Betty Dan directrice de radio Judaica et du Magazine belge Contact J, à une conférence au Cercle Ben-Gourion à Bruxelles, le mardi 17 décembre, sur le thème l'internet de la haine, nous décidons de tenir un discours positif et constructif devant un auditoire attentif et chaleureux. La parole m'est donnée en premier, j'en profite pour annoncer nos couleurs.
"Le combat de la haine, ne peut se faire dans la haine. il faut augmenter le bon pour réduire le mauvais"
J'argumente : Se battre contre 2000 sites incitant àla haine raciale, risque de nous contaminer, combattre la haine par la haine est pernicieux. La solution est de créer des sites d'informations. Face à nos détracteurs,seul rétablir l'équilibre permet de gagner la bataille."
Monsieur Macina intervient ensuite, argumentant fort de son expérience dans le rapprochement des juifs et des chrétiens, et de son site crée voici prés de 3 ans,que nous n'étions pas des relais d'informations ou d'actualité, que notre travail consistait à susciter une réflexion à contre courant de cette actualité pour le moins manichéenne, et ainsi de rectifier une façon de voir les choses et Israël Le message semble bien passé, les questions s'interpellent, dans un bon esprit, des non-juifs présents dans la salle nous ont fait non seulement l'amitié de venir mais aussi de nous rappeller que nous avons encore des amis non-juifs soutenant le peuple juif et Israël. En ces temps troublés il est nécessaire d'entendre ces témoignages. A la fin de la conférence, la plupart sont venus nous poser des questions sur nos sites respectifs et nous remercier, je retiens celui de cette dame, accompagnée de son époux
" C'est mon mari qui s'occupe d'internet, mais là vous m'avez donnée envie moi aussi d'y participer, et je vais m'y mettre".
Cette conférence sera diffusée sur radio judaica au mois de Janvier En attendant voici un article de fond traitant du sujet :
"L'argent et le nombre sont les deux armes de nos détracteurs, nous n'avons ni l'un ni l'autre.
Seuls notre sens de la justice, notre pugnacité, et notre volonté de rétablir cet équilibre nous permettent de gagner"
On aimerait dire, non à l'internet de la haine, non à un internet où les limites de l'indicible sont tous les jours franchis, non à un l'internet où les sanctions sur ces actes sont si peu et parfois impossible à appliquer .
On aimerait, mais n'est ce pas comme rêver d'un autre monde ?
Ne sommes nous pas en train de confondre liberté d'expression et représsion de la haine ?
La liberté d'expression est un droit fondamental, il garanti la démocratie, il est dangeureux qu'il soit menacé il ne peut pas et ne doit pas être utilisé à sens unique.
Ceux qui pensent qu'elle est responsable de la haine se trompent, c'est l'arbre qui cache la forêt, elle est responsable seulement de son expression.
Cette haine quant à elle, doit être dénoncée, traquée, mais sans nous laisser contaminer, car quoi de plus pernicieux que de combattre la haine par la haine ?
Ce n'est pas en baillonant les bouches, ou plus précisemment les souris que nous interdirons la pensée d'agir.
Nous ne leurrons pas, Men kampf n'a pas eu besoin d'internet pour trouver ses partisans.
Cette haine existe, persiste et signe, tous les jours, chaque slogan ou cri de haine trouvent ses partisans.
Un intervenant sur le forum d'Aliance disait ceci, " avant internet je ne savais pas qu'on nous détestait autant"
Mais il ajouta "Je suis dans un pays où je peux crier haut et fort toutes les injustices d'où qu'elles viennent" ce sont les deux faces d'une même pièce . La liberté d'expression.
Celui qui énonce la haine et celui qui la dénonce.
Pour la première fois dans l'histoire de l'homme, nos ennemis sont présents, accessibles mais invisibles, on traque des mots expédiés d'un serveur suédois où la liberté d'expression est exacerbée, où notre législation ne peut être appliquée.
La haine diffusée sur internet est contagieuse, c'est un virus hors pair, elle donne des convictions à ceux qui en cherchent, et renforce le faible et l'hésitant.
"La haine tue plus que le sida et le cancer réunis." La haine est un délit, si elle appelle au meutre, à la violence physique à la négation de l'identité de l'autre, à sa diffamation.
La haine porte en elle tous les germes de la mort, du morbide, de l'anéantissement, elle est le moteur des guerres.
C'est une anpidémie, elle tue plus que le sida et le cancer réunis.
Elle se propage par un seul mot, une seule idée, un slogan, et voici les vieux démons réveillés pour déchainer les pires violences.
"Ne pas confondre le contenant et le contenu" Alors comment dire non à l'internet de la haine ? plus exactement, comment combattre la haine ?
Il faut apprendre à la combattre avec la raison et les moyens que nous avons, ce moyen peut et doit être internet.
Internet est un outil de communication, le plus extraordinaire qui soit, il véhicule des idées.
Vouloir diaboliser internet, c'est guerir les symptomes plutot que la maladie, la haine est une maladie, mais internet n'est qu'un médium, un support, un véhicule, le reflet de l'homme dans sa pire expression , mais quelques fois dans sa meilleure .
Cessons de confondre le contenant et le contenu.
Lorsque vous surfez sur internet vous trouvez tout : le pire et le meilleur, on peut décider de s'arreter sur le pire et de vouloir le combattre, on peut décider de s'arreter sur le meilleur et de comprendre que pour combattre le mal il suffit d'augmenter le bon.
C'est la solution.
nous sommes sensibles à l'expression du verbe, plus que tout autre peuple, nous avons vu qu'il peut créer des mondes et parfois les mondes des ténèbres, Nous ne sommes pas non plus liberticide parce que nous la traquons, nous sommes vigilants car nous savons mieux que d'autres ce que l'expression de la haine peut faire.
L'ignorance est le creuset de la haine et de la violence, la culture de la haine existe, il faut savoir la combattre en rétablissant, sans cesse et sans faillir, l'équilibre de l'information, écrire des articles de fond pour informer plus que pour dénoncer, ou déformer.
Les moteurs de recherches feront le reste.
En effet, tous nos articles sont repris régulièrement par les moteurs d'indexation d'internet, et lorsque certains internautes rentre le mot Arafat ou Palestine, ou territoires sur ces moteurs, il a la bonne surprise de tomber le plus souvent sur un site comme re-info.com ou Alliance plutôt que sur radioislam, c'est encourageant nous ne semons plus dans le désert.
Plus que tout autre peuple, nous sommes sensibles à l'expression du verbe, plus que tout autre peuple, nous avons vu qu'il peut créer des mondes et parfois les mondes des ténèbres, mais nous savons aussi, qu'il suffit d'une petite chandelle pour éclairer le plus obscur tunel. Claudine Douillet

Décryptage

                                                     Décryptage


Un film de Jacques Tarnero et Philippe Bensoussan
"
Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde"Albert Camus

 "Un seul chiffre : au cours de la première année de la première Intifada, donc de décembre 87 à décembre 88, il y avait surdecrypt1[1].gif 5700 km2 de territoires palestiniens, ce qu'on appelle la Cisjordanie et Gaza, c'est à dire à peu prés un département français, il y avait à l'époque plus de correspondants étrangers, c'est à dire 800, que sur l'ensemble du continent africain : 56 états souverains, une guerre d'extermination au Soudan, un véritable Apartheid, plusieurs guerres avec des centaines de millions de personnes, avec une maladie épouvantalbe, une pandémie , le sida, mais ça, ça n'interesse pas beaucoup."

Frédéric Encel géopoliticien.

"On est hors raison, c'est bien dit .Pas toujours, mais souvent. Bon, on le voit tous les jours, régulièrement, les israèliens sont accusés soit d'emposonner les puits, soit de distribuer des bonbons empoisonnés aux enfants, soit d'utiliser les gaz interdits par les conventions internationales, toutes choses qui ne tiennent pas la route, qui sont fausses, mais le démenti ne sert à rien, il fait partie du conflit. Vous savez vous êtes dans un conflit où il s'agit de délégitimer l'autre."

Georges Marion Rédacteur au Figaro



L'annonce nous précise qu'il ne s'agit pas d'un documentaire,mais ce n'est pas non plus un film .
C'est une mosaïque d'information, de différentes sources, qui nous permet de saisir ce que nous savions déjà, nous.
La désinformation est en train de tuer Israël, d'attiser l'antisémitisme à travers le monde et en particulier en France, d'enflammer les passions, et de déchaîner la violence.
Un parcours époustouflant du premier intafada à nos jours, en passant par Camp David, arrêt sur image d'un Istzak Rabin inspiré qui dit quelques instants avant d'être assassiné, " La paix n'est pas seulement une prière, elle est au centre de nos prières, la paix est une volonté du judaïsme".
Des images dures , insoutenables, comme cet enfant palestinien tué par balles, protégé par un père désespéré, pour rien, comme tous ces enfants israéliens tués pour rien, dans une pizzeria, en célébrant la fête de Pessah dans un hôtel, ou en se rendant à l'école.
Des familles éplorées, assommant à coup de pourquoi Dieu ou la fatalité des morts violentes de leurs proches.
Tout y est dit, de façon sobre, analysé par des intellectuels juifs et par des intellectuels palestiniens, qui ont compris bien avant ceux qui attentent encore à la vie des juifs dans le monde, que le prix de la paix ne peux pas passer par la violence, qu'aucune paix au monde ne peut se négocier à coup de bombes humaines.
Cette violence dénote une seule réelle volonté; la volonté de destruction.
Alors quoi ? Devons nous ne plus espérer cette paix ? Nous ne serions plus juifs si nous n'espérons plus.
Oui, il faut espérer la paix , oui pour un état palestinien, mais pas pour un état de terroristes, dit un fils en enterrant sa mère venue fêter Pessah en Israël dans cet hôtel de Nathanya.
Arafat ,dans des séquences prises par différentes télévisions étrangères démontre son étrange pouvoir de séduction ; le double langage.
Ce besoin viscéral de répondre à la demande des siens à leur propre détriment,
Arafat faisant parti des grands à Camp David, de ceux qui doivent prendre des décisions, celles qui engageront l'avenir de son peuple et du monde, de retour chez lui , encensé, porté tel un héros, car il a eu le courage de refuser la paix, il a refusé le plan de paix ! L'euphorie de son peuple est une insulte à l'avenir du monde.
Mais qu'importe, il est pour quelques heures l'héros de son peuple et en même temps il connaît le pouvoir de ce refus, il vient de montrer au monde que ce NON, est une menace, une bombe à retardement.
"La venue de Sharon sur l'esplanade des mosquées, est la goutte qui a fait débordée le vase éructe un barbu religieux, pendant son discours du vendredi, en aucun cas ce fût la raison, tout était organisé et depuis longtemps "confirme t-il.
On organise pas une telle violence pour une visite déjà annoncée par Barak à Arafat 4 jours avant, sur le balcon de l'appartement même de Barak ,où Arafat était invité à dîner.
Vouloir tuer, verser le sang, détruire car ils ne connaissent que cela, ils n'ont jamais eu d'autres ambition que celle de mourir en martyr ? C'est une question, mais elle risque de devenir la réponse .
Comment peut on supporter de voir mourir ses enfants ?
"Prêt à sacrifier ses enfants pour leur terre, se venger de la colonisation juive" répondra un journaliste.
Est ce que les juifs sont retourné en Europe pour se venger du plus grand génocide de l'Histoire ?
Est ce que l'on règle les fautes des hommes en envoyant ses enfants à la mort ?
Quoi que de plus édifiant que de voir ses enfants palestiniens - alors même que les accords d'Oslo sont en cours de ratification - apprendre à se battre, à tuer, à manier des armes à feu à l'âge de dix ans,d'implorer Allah de les faire martyr à l'âge de 3 ans et de vouloir tuer des juifs pour libérer la Palestine.
Cette éducation de haine qui engendre souffrance et incomunicabilité doit avant ,tout accord ou tentative d'accord, cesser impérativement.

 

Ceux là ne veulent pas de la paix , ne veulent pas des juifs, le message est clair.
La France s'en réjouit , Israël colonisateur, Israel état nazi, une bouffée d'oxygène sur cette culpabilité si lourde à porter depuis Vichy, depuis l'Algérie, précisera Frédéric Encel.
Un film qui est un fin résumé de ces deux dernières années, qui nous explique à travers de nombreuses analyses, le pourquoi de cette situation, sans bien-sûr nous donner de solution.
Nous espérons que ce film sera vu et entendu par d'autres qu'il saura dépasser les barrières de la communauté et des convaincus, c'est ce désert qu'il faut apprendre à semer.
Claudine Douillet


Le film sortira sur les écrans le 22 janvier 2003
pour tous renseignements presse :
tel 01 45 62 45 62
Séverine Lajarrigue

Il est temps d'espérer

Il est temps d'espérer
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Introduction à la conférence, Ariel Tolédano ,le pouvoir de la prière selon une revue scientifique.
Le Grand Rabbin Sitruck son explication de l'actualité du 11 Septembre
1 ere partie :
2 ème partie
3ème partie
4 ème partie
5 ème partie
6 ème partie
7 ème partie

Une conférence sur le judaïsme et la sexualité a été donné à l'hôtel Nikko à Paris le 15 octobre.
Une brochure a été éditée à l'intention de l'ensemble du corps médical français pour une meilleure écoute des patients orhodoxes juifs .
Ce fascicule a été réalisé par le grand rabbin de France Sitruk et non moins prestigieux psychanalyste Daniel Sibony, de larges extraits vous sont présentés sur Alliance.

L'assistance composée de médecins et de psychanalystes a très rapidement emplie la salle jusqu'à la porte d' entrée, beaucoup n'ont pu s'aseoir par manque de place, mais rien n'aurait pu les dissuader d'écouter le Grand Rabbin de France venu à cette occasion donner un cours magistral comme ceux donné tous les lundi à la Maison France-Israël

Le Grand Rabbin Sitruck fait son entrée sous les applaudissements chaleureux d'un public pourtant peu habitué à ces cours, mais dont l'accueil démontre ,si besoin est , que sa réputation de son enseignement le précède largement.

Ce soir là, le thème choisit est sa vision sur l' actualité aprés les évènements tragiques du 11 septembre.

Surprenant de choisir ce genre d'assistance pour faire un cours de religion et pourtant que peut espérer de mieux un rabbin qu'une assistance scientifique ?

Son cours fût magistral, et envoûtant .
Pourtant que peut on en dire ? ou plutôt à quoi fallait-il s'attendre comme explication sur cette actualité cruelle et sans appel, de la part d'un rabbin, de surcroît le grand rabbin de France ? Tout simplement à cette réponse; que tout ce qui est arrivé est la volonté de Dieu...

Pouvait-il dire autre chose ? N'a t-il pas justement utiliser comme tremplin cet extraordinaire évènement et le tirer de son tragique contexte pour en faire un ferment de foi dont tous ont voulu s'y délecter et y croire...

La guerre de Gog et Magog a commencé affirme-t-il , il me souvient cependant qu'au temps de Napoléon, cette guerre tant espérée était déjà inscrite, selon les grands sages de cette époque, le livre de Martin Buber le raconte merveilleusement , il me semblait aussi que la Shoah devait en être l'achèvement ,Israël son accomplissement.
Que se passe-t-il l'histoire bégaye, se heurte t-elle au même noeuds, accouchement difficile voire impossible, en revanche sur notre chemin, toujours les mêmes paroles d'espoir venant du fond du désespoir, est-il impossible d'esperer autrement ?

La foi ,prend-t-elle racine dans la terreau de l'horreur, de la peur ? Pourquoi ne sommes nous toujours pas capable d'avoir une foi authentique sans crainte que le ciel nous tombe sur la tête, pourquoi l'homme s'accroche-t-il au ciel quand le sol se dérobe sous ses pieds ?

Pourquoi l'homme à travers sa peur de l'inconnu s'accroche-t-il au sempiternel "c'était écrit" ?
Nous juifs , "obsédés textuels" ,comme le dit si bien notre cher rabbin , cherchant désespérement une cause à tout, scrutant avec insistance les textes, sachant mieux que quiconque donné un sens aux évènements ,même à l'horreur la plus abjecte celle de la Shoah, n'y a t-il pas un risque à vouloir tout justifier par la volonté divine?
N'en arrive-t-on pas à un fatalisme néo-judaïsme contraire à une démarche positive, mission de l'homme sur cette terre, que d'annihiler sa responsabilité face au mal ?

Enfin, n'y a-t-il pas d'autres façons de prouver l'existence de Dieu que dans les catastrophes inexplicables dépassant l'entendement, pourquoi tant de démesure pour une chose si simple que la foi ?

Beaucoup de questions en suspens , beaucoup de morts sans sépultures,autant d'énigmes ,volonté d'un seul homme de détruire le monde, un monde par la volonté de son Dieu.
Selon notre grand rabbin c'est par la religion que cette guerre a commencé et c'est par la religion que l'on connaitra la paix, je ne le crois pas ,en tout cas pas tant que des responsables religieux auront ce genre de discours.
L'histoire nous montre le rôle incontournable de la religion dans la plupart des guerres, n'est il pas temps de comprendre que celle-ci n'est jamais une solution mais souvent la source d'un mal celui d'entretenir la différence, de séparer ,au lieu de relier le monde.
Claudine Douillet