Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Sens de la sédoudat Yitro

Le saviez-vous ?

A la séoudat Yitro il est de coutume de préparer des pigeons , deux par jeunes garçons avec des petits pois et les servir dans une vaisselle miniaturée.

Quel est le sens de cette tradition ? Alliance à voulu en savoir plus, grâce à Jean-Pierre Allali spécialiste des questions tunisiennes, mais aussi à un rabbin de la Yeshiva d'Aix les Bains nous avons obtenu deux versions, c'était à prévoir...

Version Jean-Pierre Allali écrivain Il y environ 150 ans une épidémie de la croup, s'est abattue sur les jeunes enfants sans distinction de religion (bien-sûr).les mères juives s'étaient jurées que si leurs enfants en réchappaient, elles offriraient en signes de Kaparots (sacrifices) des pigeons.Pourquoi des pigeons plutôt que des coq comme le veut la tradition de Kippour ? Car c'étaient des jeunes enfants et les pigeons sont de plus petites tailles que les coqs, ce qui expliquerait aussi le service miniature, et les petits gâteaux servis à cette occasion.

Version du rabbin de la Yeshiva d'Aix Les Bains.
Il y a environ 150 ans en Tunisie une épidémie emportaient principalement les jeunes garçons. A cette époque il était d'usage courant pour "transférer" le mal , de poser sur le ventre de l'enfant malade, la croupe d'un pigeon vivant qui devait en quelque sorte absorber la maladie. Cette méthode s'est révélée efficace et en souvenir nous servons des pigeons aux jeunes garçons.



Le corps des choses ( Serge Ouaknine)

Le corps des choses

Serge Ouaknine : Artiste peintre, poéte( retour à l'article)


monpere.gif Le corps prend la forme de celui qui le regarde
il est désir de désir corps de corps
nous n'avons pas plus de corps
que de mémoire
mais pas moins
l'artiste ne travaille pas avec sa mémoire
la mémoire

le travaille
la forme en souffrance déjà lovée aux plis
du corps
dans le repli de la mémoire ne crée tien
ne fait rien que d'atteler ce qui

advient
seule compte la discipline
le geste se jette avant le corps
mais qui meut ce corps qui le travaille?
qui l'avoue se noie dans la question dépliée sans
volonté fait mouchoir
l'ambition aide mais réprime tout autant qu'elle
impose le geste
dépose l'amour qui fait construction
choix de la courbe ce choix de
l'émotion
intention persévérante incontrôlable
maîtrise
divin paradoxe
ce qui se dit réclame écho, l'artiste sans distance
appelle mais sans écho, mais qui appelle?
le monde monsieur
le monde nous parle
nous interpelle de la force du chaos
de la première nouvelle
Nous parle
poète je seconde
cette main inexperte
qui s'essaie dans le noir prêté au vide
ce rien découvre ce trop ce comment
jamais bougé ce dire presque immobile qui échappe et
résiste à discipline
maîtrise simple routine hasard
sa preuve nécessité de l'abandon
silence énorme du ne rien faire
immense travail du laisser dire
invisible appel clarté du songe du désir obscurité
insondable mais qui commença le monde?
le vouloir donne son désir
appelez cela âme
son invisible parfois esprit mais ce désir?
Dieu me précède
de sa mémoire
en résurgences paliers des temps
des langues
la confusion
ces petits riens nous tirent
ce petit peu fait bruit de corps
l'espace n'a pas de corps sans son désir pas
de regard
l'écoute reste reine
le temps fait sien tout amour disparu.

Serge Ouaknine

Serge Ouaknine

Serge Ouaknine

1photoserge.gif Artiste complet, peintre, poète, écrivain, metteur-en- scène de théâtre, les mots, les couleurs, jouent leur rôle d'expression d'émotions de l'artiste.
Nostalgique frolant parfois l'univers lunaire, il sait aussi dévoiler de quelques mots seulement, des vérités que seuls les sages détiennent encore.
Merci Serge.


mail1.gif vous souhaitez écrire a Serge Ouaknine

Ces 5 poèmes sont issus du recueil de "Poèmes désorientés"
Éditions du Noroît

Nuitja.gif

Le corps des choses
Ata Sopher
Si Dieu m'avait honoré
Identité
Isaac "Il rira"
D'un Juif inevitable

_______________________________
Nouveaux poèmes...

Si je t'oublie
Mon destin se battra
Jérusalem


Textes

Reflexion matinale

Peintures et textes de Serge Ouaknine

Témoignages reçus à la suite cette présentation de Serge Ouaknine

Mtl le 30-05-99, Mes yeux sont la stratification des larmes de
Dieu. Les ouvrir, Il pleure. Les fermer, Il chante. Mes yeux sont le
regard aveugle de l'homme. les ouvrir, l'orgueil. les fermer, l'amant.
Dieu, l'homme Pleurent,chantent l'orgueil de l'amant. L'amour, unique
flamme humaine Regard de Dieu, respir' du face à face. Lorsque Dieu chante
en fermant ses yeux Ce sont les miens tournés sur la feuille vierge de son respir' à lui que j'entends dans les mots.
Ps: Magnifique.
Cela me donna toutes les larmes de l'âme dans mon corps. Le coeur tente de suivre.
C'est une bénédiction que je prends avec allégresse. Merci Yvon Montoya
Témoignage recu de la part de Yvon de Montréal pour cette présentation de Serge Ouaknine



Message de Los Angeles de Dabid Kornblum ( Avocat d'artiste in
Hollywood)leur fils à à New York (Gerard) Subject: poems and paintings To: GMossepal@aol.com CC: r34424@er.uqam.ca (Serge Oaknine) Gerard You must (must) see the website with Serge's paintings and poems. It is www.alliancefr.com/culture/serge/index.html If you read your E Mail, and tune in to that website, you will be thrilled, as we were. Love



From: DKORNPAL@aol.com
Date: Tue, 1 Jun 1999 21:13:02 EDT Subject: Re: paintings and poemes Serge, notre beaute Your pictures and poems are exquisite. We love you David (for David and Monette - I don't want you to think it was Monette if my French was incorrect - but she did see and read the paintings and poems and is in full accord with my assessment.)



From: "Sebah"
Subject: Re: encore moi Date: Mon, 31 May 1999 18:57:13 +0300 je viens de parcourir le site c'est tout simplement super je suis fier de toi cousin alain



From: comedia@filo.uba.ar
Cher Serge, merci de tes e-mail. Le tres bel hommage a Grotowski a ete lu a maints reprises. A chaque fois il y a eu d'emouvantes reactions, et a chaque fois je me regale en racontant notre rencontre a Vincennes en 1974, et ma surprise quant tu m' as dit que tu venais de travailler avec Grotowski a Wroclav. Depuis que je suis professeur au cours d'Analyse et critique du spectacle theatral" a la Faculte de Buenos Aires, je presente aux etudiants ta collaboration dans "Les voies de la creation theatrale", qui est quelque chose d'extraordinaire. D'autre part, je pense faire encadrer ton affiche. Mes souvenirs chalereux pour ta femme et sa petite fille et ta grande fille journaliste. Je suis derriere la charmante dame a Paris du site Alliance, et je te felicite pour "Tango dans le desert". J'espere bien que tu va me faire parvenir des informations concernant tout ce travail. Toutes mes amities. Francisco Javier

La paracha du rabbin Philippe Haddad

mdavid.gifParacha Vayehi
mdavid.gifParacha Bo
mdavid.gifParacha Bechala'h
mdavid.gifParacha Ytro
mdavid.gifParacha Michpatim
mdavid.gifParachot Vayakel/ Pékoudé/ Paracha Para
mdavid.gifParacha Vayikra
mdavid.gifParacha Chémini
mdavid.gifParacha Emor
mdavid.gifParacha Béhoukotaï

mdavid.gifParacha Nasso
mdavid.gifParacha Béaalotékha
mdavid.gifParacha Chela
mdavid.gifParacha Vayelekh
mdavid.gifParacha Vezot haberakha
mdavid.gifParacha Berechit

Parachat Vayehi

La paracha de la semaine qui clôture le livre de la Genèse, se nomme "Vayehi" qui signifie "il (Jacob) vécut". Or c'est dans ces chapitres que la Bible nous présente les derniers jours du troisième patriarche. Quelques semaines auparavant la paracha de Hayé Sarah, "la vie de Sarah" nous décrivait les démarches d'Abraham pour acheter la caverne de Mahpéla et y enterrer sa chère épouse.

Dans les deux cas, le nom de la paracha renvoie à la vie, alors qu'elle nous présente la mort. Paradoxe superficiel, qui nous apprend que d'une certaine manière la mort inévitable et incontournable peut être dépassée, par le défi relevé par ceux qui restent vivants.

Ainsi après avoir enterré Sarah, Abraham pense au mariage d'Isaac, ainsi avant de quitter ce monde Jacob pense à l'unité familiale qui garantira la survie des Hébreux pendant le dur exil qui s'annonçait.

Quelques soient les avatars et les difficultés de l'existence, quelques soient les douleurs qui nous touchent, le regard ne peut, ne doit jamais rester figé vers le passé. C'est ce qu'enseignait l'Eternel à Caïn :"Pourquoi ton visage est-il tombé ?". Dans le long chemin de l'évolution créatrice, l'Homme s'est finalement redressé pour regarder loin devant lui.

La réussite communautaire sera liée à notre capacité de choisir la vie...


Paracha Bo

La paracha de la semaine (Bo) nous relate l'épisode de la sortie d'Egypte. Celle-ci fut précédée par les 10 plaies qui révèlèrent la toute puissance de Dieu sur les forces de la nature.

Le mot Ness possède plusieurs sens en hébreu : il désigne le miracle, mais aussi l'étendard et l'épreuve. Si la langue hébraïque est pauvre en vocabulaire, elle est riche par les sens qu'elle véhicule. Quel lien peut-il donc exister entre tous ses termes ?

L'épreuve, quelle soit morale, spirituelle, intelectuelle ou physique, représente le dépassement de ses propres limites. L'épreuve ne consiste pas tant à réaliser l'impossible qu'à accomplir l'extraordinaire. Un examen réussie signifie que nous avions plus de force que nous l'imaginions. Cette victoire sur nous-mêmes deviendra notre étendard.

C'est là le miracle que l'homme peut réaliser. De la même manière que Dieu dépasse sa transcendance pour agir dans le monde immanent, ainsi l'individu est-il capable de quitter sa propre nature limitée pour réaliser l'exploit moral, intellectuel ou physique.

Chaque fois que Dieu fait des miracles c'est pour rappeler que l'homme peut lui aussi réaliser l'acte surnaturel par excellence : le respect et l'amour du prochain. Mais le pharaon resta sourd à la leçon.


Paracha Béchala'h

Dans la paracha de cette semaine (Béchalah) nous lirons le grand prodige de la traversée de la Mer Rouge. Que l'on soit septique ou croyant cet épisode nous donne malgré tout à penser. Les enfants d'Israël au coeur de l'esclavage ont vu leur propre progéniture jétée dans le Nil par le décret infâme du Pharaon. L'eau fut l'arme du crime. Or voilà que cette eau se retourne contre l'agresseur. Pour la tradition juive ce principe "mesure pour mesure" est la trace de la Providence divine. Le bien finit par triompher. Cela n'assèche pas les larmes de la souffrance et de la déchirure, mais cette idée donne la force de continuer à espérer. La grande invention de la religion d'Israël reste sans aucun doute l'Espérance, au point qu'elle est devenue l'hymne israélien.

À l'heure du procès Papon, n'oublions pas que le lundi 9 février marquera la libération du camp d'Aushwitz. Des hommes, des femmes, juifs ou non-juifs furent massacrés au nom d'une idéologie barbare. Notre mémoire ne doit pas s'endormir. C'est un devoir d'enseigner à nos jeunes de lutter toujours pour la vie.


Paracha Michepatim

La paracha Michpatim (les lois) nous présente le début du code civil de la société hébraïque. Après la grande manifestation de Dieu au Sinaï donnant les Dix Commandements, arrive le temps où les lois et les jugements vont être proposés avec moins d'emphase mais avec le même objectif : construire une société où la justice permettra aux hommes de vivre dans le respect mutuel et la paix.

Le premier précepte traite de . . .Curieux verset qui suit juste les Dix Paroles qui ont été inaugurées par !

Non la Torah ne vient pas prôner l'esclavagisme, elle vient humaniser la relation entre les hommes. La société antique (même grecque) est une société où le maître n'a que des droits sur son serviteur, droit de vie ou de mort, alors que le sujet n'a que des devoirs vis-à-vis de son souverain.
La grande révolution de cette paracha est de nous apprendre que le maître a aussi des devoirs vis-à-vis de son serviteur, devoirs de nourriture, d'habillement, de logement et de respect.
Si jamais le propriétaire blessait son domestique, il devait immmédiatement le libérer, car l'esclave possède aussi des droits.

En fait la Bible nous présente à travers cette paracha une législation du travail.

Nahmanide enseigne : cette paracha commence par le cas de l'esclave, c'est pour t'apprendre qu'il doit être libéré la septième année.

Réflexion à méditer pour notre société, où la lutte des classes au nom des profits personnels est loin d'être dépassée.


Parachiot Vayakel/ Pékoudé/ Para

Cette semaine, en plus de la double paracha Vayakel-Pékoudé du livre de l'Exode, nous sortirons une deuxième rouleau dans lequel nous lirons le chapitre de &laqno;la vache rousse» (para adouma). En effet à l'époque du Temple, il était de coutume de se purifier avec les cendres de cet animal brûlé. Rite symbolique, qui traduisait la volonté de quitter l'animalité du coeur, pour le service de Dieu, marqué par le choix de la vie.

Dans la paracha Vayakel, il est question des offrandes en or, en argent, en tapis, etc..., que chaque enfant d'Israël amena pour la construction du sanctuaire du désert.

La langue hébraïque fait partie des langues qui ne connaissent pas le verbe avoir. Pour le Judaïsme l'implication est claire : l'homme ne possède rien du monde matériel ; tout au plus l'individu est-il en relation avec les objets. En effet, ces objets peuvent être cassés, perdus, nous pouvons demain quitter ce monde, nous n'emporterons pas nos trésors dans nos valises. Seules les vertus et les bonnes actions peuvent appartenir de façon intime à l'histoire de chacun.

En donnant au Temple, comme aujourd'hui à la communauté, aux pauvres, au Talmud Torah, l'on apprend non seulement à donner, mais aussi penser que nous ne sommes au final que les gestionnaires de biens qui appartiennent au Créateur.

Cette conception s'inscrit dans le pur monothéisme hébraïque qui souligne en permanence le partenariat entre Dieu et l'Homme.


Paracha Vayikra

Nous commençons cette semaine, le troisième livre de la Torah, nomméVayiqra (Lévitique). Il traite dans un premier temps des sacrifices.

En relisant le texte, on s'aperçoit que le sacrifice possède une histoire et qu'il a répondu à diverses fonctions.

Tout d'abord ce sont Caïn et Abel qui apportent chacun le produit de leur labeur. Caïn offre des fruits, Abel une belle toison de mouton. À ce stade, le sacrifice est une offrande de biens, qui traduit un acte de reconnaissance vis-à-vis de Dieu, dispensateur de bénédictions. Cette initiative humaine est à souligner car Dieu n'avait jamais rien demandé de la sorte, tous au plus avait Il dit à Adam ne mange pas du fruit interdit.

Cette même attitude de don se retrouvera chez Noé, qui sacrifiera pour la première fois des animaux. En effet, après le déluge Dieu autorisa la consommation de la viande, afin de canaliser la pulsion de mort et la violence des hommes. Mais là encore le geste traduit un remerciement.

À partir d'Abraham, la fonction sacrificielle va s'augmenter d'un rôle éducatif, elle sert à faire connaître l'Éternel aux contemporains. C'est le sens du verset : "Il invoqua le nom de l'Éternel".

Par le patriarche nous quittons la religion statique, pour inaugurer la religion dynamique qui consiste à faire connaître Dieu, c'est à dire à faire connaître ses voies : la justice et la charité.

Enfin, en construisant le tabernacle, le sacrifice va devenir le moyen de prendre conscience de sa faute et de corriger ses égarements. D'où l'apparition d'un nouveau terme korbane qui vient de KRV = s'approcher, s'approcher de Dieu.

Est-ce à dire qu'il y ait opposition entre la démarche patriarcale et la révélation de Moïse ? Nullement ! S'approcher de Dieu ne peut signifier pour la Bible qu'une plus grande sensibilité vis-à-vis du prochain.

Tout autre lecture ne servirait qu'une cause extrémiste.


VAYELEKH
L'idolâtrie

Dieu se révèle à Moïse et lui annonce que le peuple continuera à fauter. Fatalité ou liberté ? La réponse est sans doute plus subtile. Pour la Bible l'homme est naturellement idolâtre, naturellement porté à inscrire le nom de Dieu sur les objets du monde, ou sur des valeurs coupées de Dieu, valeurs matérielles (l'argent par ex.) ou plus élevées (la science, l'art). La religion elle-même peut être idolâtre, on peut malheureusement le constater dans le judaïsme avec ces photos de rabbins accrochées aux murs, en porte-clefs, avec ces pèlerinages sur les tombes, avec ces talismans, et ces gourous cabalistes... Et pourtant l'on peut avancer que si Israël a reçu autant de mitsvoth pratiques, c'est pour canaliser son idolâtrie."Si Israël n'avait pas commis la faute du veau d'or, dit un midrach, Dieu n'aurait pas demandé l'érection du Tabernacle". Le Temple, comme espace de rencontre avec Dieu n'est aucunement nécessaire pour le vrai culte de Dieu, mais devant nos propres faiblesses, le Législateur fait des concessions. D'ailleurs c'est ce que dira le prophète Isaïe (Chap. 66) "Quelle maison pourriez-vous me construire ?" "la terre est emplie de sa gloire". Pourquoi cette tendance naturelle à l'idolâtrie ? Car Dieu est caché, telle est la normalité du monde. L'Hébreu le sait. Il vit sa vie d'homme comme vivrait un athée mais la conscience de Dieu en plus. C'est pourquoi il n'a pas besoin de s'isoler, de s'éloigner du monde pour se concentrer sur Dieu. "Dans toutes tes voies connais- le". À la synagogue, au bureau, "assis dans ta maison, en allant sur le chemin". Mais le drame c'est quand l'homme oublie que Dieu est caché, c'est le double voilement dont parle notre paracha "Cacher, Je cacherai ma face...", car là toutes les dérives sont possibles.




VEZOTH HABERAKHA

Grandeur et modestie


La fin de la paracha, qui est la dernière de l'année liturgique, nous décrit à la disparition de Moché. Avec des mots simples et profonds, elle rend le lecteur presque contemporain du départ de ce monde du "berger fidèle". Le guide des Hébreux fut aussi extraordinaire dans son vie spirituelle que dans sa vie matérielle. Non seulement il est reconnu comme le plus grand des prophètes, sans lequel aucune révélation de la parole divine n'aurait été possible, mais même son corps témoignait de sa grandeur, "son regard ne s'était pas terni, ni sa vigueur dilatée". Pourtant la Torah sera vigilante à ne pas exagérer outre mesure les traits du personnage. Dans ce même chapitre XXXIV, nous lisons en effet que Dieu lui montra une dernière fois le pays de Canaan, tout en rappelant à Moïse "tu n'y entrera pas". À Dieu ne plaise de voir là, la trace d'un quelconque sadisme divin, si l'Éternel permet au fils d'Amram de regarder, c'est pour satisfaire un tant soit peu le désir ardent de ce dernier, mais c'est aussi pour évoquer sa faute. Oui, il doit être clair pour toutes les générations que notre maître a eu lui aussi un moment d'égarement. Il naquit comme un homme, il vécut comme un homme, il trébucha comme un homme, et il fut enterrer comme un homme. Son mérite il le dut à ses efforts personnels et à son humilité. Mais afin de ne pas faire de sa sépulture un lieu de vénération, de ne pas faire de Moïse un "Rabbi" avant l'heure, Dieu se chargea personnellement de l'enterrement "et nul n'a connu sa tombe jusqu'à ce jour". Seul Dieu est digne de notre ferveur et de notre adoration. Les grands Prophètes, les grands Sages et les grands Justes marquent le chemin de leurs enseignements, mais la vie continue.




Berechit
La Création : l'ouverture au Nom

"Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était tohu bohu ; des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait sur la face des eaux. Dieu dit : "Que la lumière soit !" Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Il sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière Jour et les ténèbres Il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, - un jour." Le discours biblique est inauguré par la création du monde. La tradition théologique parlera d'une apparition de l'être ex nihilo ou traduit littéralement de l'hébreu "il y a à partir de il n'y a pas". Postulat de la foi d'Israël, cette idée est rebelle à l'approche philosophique. En effet, si dans la nature chaque réalité est le résultat d'une cause qui la précède alors l'étant ne peut être produit à partir du non-être. L'opposition au monothéisme hébraïque de Plotin à Marx en passant par Spinoza fut d'abord une opposition au concept de création. Maïmonide lui-même (1138 - 1204), le plus grand penseur du judaïsme, en utilisant la méthodologie aristotélicienne ne parvint pas à démontrer cette affirmation. Pourtant c'est bien à partir d'un tel principe que se construit tout le discours prophétique. Comment réagira le croyant (Maïmonide inclus) à de telles attaques de la pensée ? Eh bien il ne se situera point dans le cadre de la logique naturelle. Non pas que la pensée soit sans valeur, la fanatisme ne naît-il pas de l'assassinat de la raison par la passion ? Mais si la création est primordiale, originelle, fondatrice pour le monothéisme c'est qu'elle ouvre au final à l'amour de l'autre. Car comme la création, l'amour est transcendant. Non pas l'amour instinctif qui sert à protéger ceux qui nous ressemblent, non pas le faux amour du raciste qui en prêchant l'exclusion du différent pour mieux rester avec son compatriote, ne cherche que sa propre image à adorer, mais l'amour extra-ordinaire, sur-naturel qui consiste à offrir la vie dans l'altérité la plus totale, la plus radicale, sans jamais imposer le poids de sa propre présence, cet amour tissé en permanence d'attention, de vigilance, d'écoute, de patience un amour plus fort que la mort et léger comme "la voix d'un doux silence", un amour comme celui de Dieu envers sa création. Le rapport de causalité, celui dont s'occupe la raison, est toujours impersonnel. Le savant pourra s'étonner de la qualité de la lumière provenant du soleil, il pourra toujours calculer la vitesse et l'intensité de la luminosité, il ne pourra jamais écrire que le soleil aime la terre et la réchauffe de ses rayons. La notion de création en étant rebelle à la pensée naturelle, situe d'emblée le croyant dans une théologie de l'altérité, refusant du coup la moindre fatalité imposée. Dieu est le Créateur, mais entre Lui et l'homme se trouve le vide, le non-être, le "il n'y a pas" qui devient alors l'espace de la liberté, de la responsabilité, de la rencontre possible. L'on comprend que dans cette logique, après la création vient la nomination. Pourquoi nommer la lumière Jour, ne pas lui garder sa dénomination de "lumière" ? E. Jabès disait : "les choses n'existent que parce qu'elles sont nommées". En le nommant, Dieu fait passer l'existant de la nature à l'éthique, il devient une totalité et non un élément du tout. Les hébraïsants remarqueront que le texte utilise entre "Il appela" et "lumière", un terme intraduisible en français (qui introduit le c.o.d) eth formé de la première et de la dernier lettre de l'alphabet. Le nommé est l'alpha et l'oméga, il est le radicalement Autre. Il fallait passer par cette violence à la raison pour souligner que le plus grand miracle de la vie après la vie est notre capacité à percevoir par delà l'agglomérat de chair et de sang qui passe sous nos yeux, un Nom, unique pour l'éternité.


Paracha NASSO
D'UN EXTREME À L'AUTRE

La paracha la plus longue de l'année , nous présente entre autres de deux situations intéressantes, qui pouvaient être vécues dans la société hébraïque à l'époque du temple. Il s'agit du cas de la femme soupçonnée d'infidélité (la sota) et le cas du nazir. Ces deux législations sont remarquables car elles soulignent des cas extrêmes. Le premier renvoie au libertinage, à une sexualité plus ou moins maîtrisée, à une relation de couple tendue. Le Choulhan Aroukh consacrera plusieurs pages au loi de l'isolement entre un homme et une femme non mariée, à plus forte raison lorsque cette dernière l'est. Le second cas nous place devant l'ascétisme, la privation, le désir de s'élever vers Dieu. Si le non respect de la cellule maritale est une faute qu'il n'est pas nécessaire de développer ici, l'ascétisme aurait pu être considéré comme une plus value dans la conduite religieuse. Eh bien non, le nazirat est considéré comme un pis aller. Rachi par exemple justifie cette juxtaposition de textes ainsi : "pourquoi la loi du nazir fut-elle écrite à côté de la femme "infidèle" ? Car lorsqu'un témoin verra la sota dans sa dégradation (le prêtre devait détacher les cheveux de l'épouse, ce qui pour une pensée sémite est une véritable opprobre), il s'abstiendra de vin". En d'autres termes, face à l'ivresse du monde, il est parfois nécessaire de mettre des barrières. Mais les barrières n'ont jamais représentées l'idéal, elles rappellent au contraire notre état de faiblesse, notre dépendance face à nos propres failles psychologiques, morales et spirituelles. C'est pourquoi la Torah considère la surenchère rituelle ou l'excès religieux comme un choix laissé à la liberté de chacun, jamais comme un horizon à atteindre. Le nazir peut se priver de vin, de coiffeur et de cimetière, mais il devra apporter un sacrifice de culpabilité (acham nazir) à la fin de sa période d'abstinence. Motif ? Il s'est interdit ce que l'Éternel avait autorisé, le vin. Le jour du kippour l'officiant dit "ce que Tu as interdit, nous l'avons autorisé (et c'est pourquoi nous te demandons pardon) et ce que tu as permis nous l'avons interdit (et pour cela aussi nous te demandons pardon)". La transgression est aussi condamnable que le refus de jouissance ! Le Rav Haïm Falagi commentant les Pirkey Avoth dit en substance à propos de la formule lo am aarets hassid, traduit généralement par l'ignorant ne peut être religieux : "l'ignorant ne doit pas faire le religieux" - Molière aurait dit la tartuffe. C'est le travail intérieur qui possède une véritable valeur au plan de la spiritualité, tout l'accoutrement extérieur n'est qu'une barrière révélant d'avantages de faiblesses que de grandeur. Seule la voie moyenne sans extrémisme peut nous mener à la lumière divine.


Paracha Béaalotékha
Allumer son chandelier

La paracha de la semaine commence par le commandement donné à Aaron d'allumer la Ménorah, le chandelier à sept branches. Ce candélabre se trouvait à l'intérieur du sanctuaire, dans la première salle, le kodech précédent le Saint des saints (le kodech hakodachim). Alors que la paracha de la semaine dernière s'achevait par l'énonciation des douze sacrifices et offrandes identiques apportés par les douze chefs de tribus (sans compter celle de Lévi, mais en doublant celle de Joseph, en Ménassé et Ephraïm), béaalotékha nous introduit dans le service du grand prêtre. Au culte extérieur et nécessaire pour canaliser la ferveur de la communauté, répond celui plus intérieur de l'allumage des flammes . Ici le feu ne sert pas à brûler la chair de l'animal, mais à éclairer le visage de l'homme. Si la tribu de Lévi est distinguée par l'Éternel, et si Aaron est élevé au dessus de ses frères, ce n'est point pour disqualifier le reste du peuple, mais pour montrer une direction. Le sacrifice n'est rien, répéteront les prophètes, s'il n'aide pas à construire le temple intérieur, celui du coeur, celui de l'authenticité et de la vérité, celui de l'amour de Dieu et du prochain. Rav Nahman de Braslaw enseigne que la Ménorah à sept branches se trouve sur le visage avec les sept orifices des oreilles, des yeux, du nez et de la bouche. Belle image qui nous rappelle qu'après la destruction du Temple, nous restons porteur de notre sanctuaire et que d'une certaine manière nous pouvons prétendre à notre propre prêtrise. C'est sans doute cela, l'élévation contenu dans le titre de notre péricope "lorsque tu feras monté"...ta flamme intérieure.


CHELAH
Entrer dans l'Histoire

Cette paracha est fondamentale pour l'enseignement qu'elle véhicule. Les affranchis arrivent près de la terre de Canaan, cette terre jurée aux Patriarches, aboutissement de la sortie d'Egypte, afin d'y bâtir la société-témoin, "la royauté de prêtres et la nation sainte" qui devra vivre selon la morale révélée au Sinaï. Mais après le compte-rendu des explorateurs (à l'exception de Caleb et Josué), le peuple est pris de panique et refuse de traverser le Jourdain. Ils refusent d'être des "Hébreux", c'est à dire littéralement des "passants". Dieu décide alors, comme toujours, de suivre la décision des hommes : cette génération mourra dans le désert, seuls les enfants réaliseront les promesses. La question jaillit périodiquement à la lecture de ces chapitres : comment expliquer ce refus, ce manque de confiance en Dieu, après tant de manifestations grandioses de la part du Tout Puissant ? En fait, depuis la libération de l'esclavage, les enfants d'Israël sont pris en charge par L'Eternel. Les dix plaies, la traversée de la Mer rouge, la manne, l'eau, sont autant de grâces divines. Mais du coup, cette présence massive, incontournable, anesthésie totalement la maturation des consciences. Quand Dieu est trop présent, l'homme ne peut plus agir, ne plus choisir, il est tel un enfant sur-protégé par ses parents, qui pleure pour avoir son biberon ou sa protection. Ainsi dans les nuées de gloire, les problèmes économiques ne se posent plus. Les soucis de nourriture, d'habillement, de logement sont résolus avant même d'être posés. C'est pourquoi enrevenant de leur périple, les explorateurs peuvent affirmer que la terre est bonne mais qu'il va falloir combattre. Habitués aux miracles quotidien, le peuple est littéralement paniqué devant la réalité d'un monde à parfaire. La faute des explorateurs n'est pas une faute de rébellion, c'est une faute d'immaturité. Le bébé ne veut pas sortir ! Enfermés dans une bulle de protection, ils sont apeurés devant les difficultés concrètes, alors ils se recroquevillent contre les parois douillettes de la gloire divine. Pourtant le message de Dieu est sans équivoque : sortir d'Egypte signifie quitter la religiosité frileuse pour la construction de l'Histoire. Tel est le projet divin depuis l'origine : faire de l'homme un partenaire pour terminer le monde matériel. Dieu exige des laboureurs, des agriculteurs, des informaticiens, et pas seulement des croyants enfermés dans les quatre coudées de la loi. Il veut des kibbouts et pas seulement des yéchivoth. La spiritualité doit descendre dans le sillon du champ, dans le seau portant le lait, dans l'ordinateur de bureau. Certes, sur le plan spirituel, les efforts dans le domaine économique, politique, social sont moins gratifiants, mais le matériel doit être préparé pour que Dieu réside ici bas. Dès lors la traversée du désert devient la traversée de la foi, depuis l'acceptation de Dieu Un jusqu'à l'acceptation de sa responsabilité d'Homme.



Paracha Chémini

La paracha Chémini contient les règles de la cacherouth. "Voici les animaux que vous mangerez et ceux que vous ne mangerez pas". Règles difficiles à comprendre, car aucune raison historique ou sociale n'est avancée pour justifier ces lois. La seule réponse convenable est celle du croyant qui accepte la volonté de Dieu qui est là l'origine de ce régime &laqno;diét-éthique». A défaut de pouvoir expliquer pourquoi seuls les ruminants à sabots fendus sont licites, réfléchissons à la place de la viande dans le contexte biblique.

A l'origine l'homme est végétarien. Adam ne peut consommer que l'herbe des champs et les fruits des arbres. Après la faute, il reste dans cette catégorie de mangeur, mais il doit produire "le pain et la sueur de son front." C'est après le déluge que Dieu va autoriser la consommation de la viande, mais à une condition : ne pas arracher le membre d'un animal vivant. Seul l'animal complètement mort pourra être dépecé et découpé. On sait que le déluge fut provoquer par la méchanceté des hommes , devenus de véritables barbares. Dieu préfère des carnivores qui se respectent que des végétariens qui s'entre-dévorent. A travers la consommation de la viande l'individu va canaliser sa pulsion de mort. En s'interdisant d'arracher le membre de la bête encore vivante, le sujet apprend à se conduire vis-à-vis d'autrui. "Dis-moi comment tu manges, je te dirai qui tu es". Pourtant les hommes continueront à se faire la guerre, à se détruire. L'Egypte va devenir l'archétype d'un pouvoir despotique où l'esclave n'est qu'un élément anonyme sans valeur. Sortir d'Egypte signifie sortir de la barbarie. Dieu va intervenir, le mal ne peut triompher. La dernier plaie sera tragique, la mort frappera tous les nouveaux-nés égyptiens. Mais Israël doit se préparer à sa libération. Il doit sacrifier l'agneau pascal et badigeonner les linteaux de sang. "Ce sang sera pour vous un signe» dit le verset. Comment expliquer ce commandement ? Israël ne doit pas se venger. Se défendre oui, juger oui, se venger non. Ici on ne frappe pas les bourreaux, c'est Dieu dans l'histoire qui s'en occupera.Mais ce désir de vengeance est possible et compréhensible ? Pour canaliser la violence on choisira un substitut de l'Egypte : l'agneau. Et que fera-t-on du sang ? On le placera sur les linteaux. Curieuse attitude qui rompt avec la loi qui demande de recouvrir le sang. Mais là encore il s'agit de diriger le désir de violence. Le sang de l'agneau et non le sang de l'homme ! Dans le grand voyage qui mènera Israël du pays de Pharaon au Sinaï, une ascension doit se réaliser (c'est le temps du Omer), elle consiste à quitter la barbarie pour s'approcher de Dieu. Finalement en disant à Israël voici les animaux que vous mangerez, le législateur divin dit en substance, voici comment vous deviendrez des hommes.


Paracha Emor

La paracha de la semaine est lue pendant les fêtes. Le thème qui y est développé est celui des moadim, traduit par &laqno;solennités», mais qu'il faut entendre comme &laqno;rendez-vous». Qu'est-ce qu'un rendez-vous ? Une rencontre acceptée par deux protagonistes, le contraire de la surprise, de l'irruption immédiate dans l'univers mental de l'autre, de l'improviste. Entre la fixation de la date et la rencontre effective, du temps s'écoulera, qui obligera à une certaine préparation ( organisation de dossiers pour une rencontre professionnelle, ou choix de son plus beau vêtement pour un rendez-vous amoureux). Dans la Bible, le moed répond à la même logique, un face à face entre Dieu et l'homme, ou l'homme et Dieu. Le double sens d'écriture possède ici son importance, car comme le croyant invoque l'Eternel, ainsi &laqno;Dieu est en quête de l'homme». Ce temps est celui du partage, souligné par la formule lacunaire du Talmud : &laqno;la moitié (du jour) pour Dieu, la moitié pour vous». Nous sommes là au cur du message biblique. Ni le Créateur n'anesthésie la liberté de l'individu, ni le sujet ne se prend pour la totalité. Toute fête (chabath ou de pèlerinage) implique donc la conscience de l'altérité. Mais cette mémoire religieuse ne doit pas annuler nos devoirs de fraternité. Ces rendez-vous ne sont pas en effet des moments de jouissances spirituelles égoïstes, mais également des moments de vigilance au manque du prochain. Ainsi, au bon milieu de la paracha qui traite exclusivement de devoirs religieux surgit cet impératif, comme la flamme divine au coeur du buisson, lorsque tu moissonneras... tu abandonneras (la glanure) au pauvre et à l'étranger». Expression ramassé, mais qui à l'image des yod éclatés de Moretti, donne à penser une vision centrifuge plus que centripète plus que centripète de notre ritualisme. À l'époque du Temple, le sanctuaire était le lieu de la reconstruction de l'unité nationale, aujourd'hui la synagogue véhicule cette notion au niveau communautaire. Rendez-vous avec Dieu, rendez-vous avec l'autre, vouloir créer des clivages ou des niveaux d'appréciation serait tout bonnement incohérent devant le Texte. Jamais deux sans trois dit-on, ce dicton pourrait être notre manière de regarder le monde. Au religieux de réflechir en termes d'ouverture humaniste, au laïc de croire que spiritualité ne rime pas toujours avec fanatisme.


Béhar Béhoukotaï

Nous terminons cette semaine le Vayikra, Lévitique, littéralement "Il (Dieu) appela". Tout le livre se situe dans cet appel de l'Eternel à Moïse, et à travers lui à tout Israël, la royauté de prêtres pour l'humanité toute entière. Dieu appelle, interpelle tous les hommes afin qu'ils terminent la construction du monde selon l'ordre moral voulu par le Créateur. Les derniers chapitres sont durs, très durs et mentionnent les catastrophes qui pourraient s'abattre sur Israël, si celui- ci refusait d'assumer son rôle pleinement. Ou bien Israël se place sous la protection divine, ou bien il préfère se soummettre au déterminisme (kéri) de l'Histoire, avec le risque d'être englouti comme les autres civilisations oublieuses de la Parole Divine. Mais ces propos rigoureux, soulignent aussi notre responsabilité. Dieu nous attend, il peut tout casser, mais il ne peut rien sans nous. La colère de Dieu trahit Sa propre faiblesse, et rappelle notre grandeur, nous sommes aussi les bâtisseurs du monde.

 




ParachaYtro

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 Spécial Tunisie

Si vous voulez savoir le sens de la sehoudat Yitro chez les tunisiens

 

Rabbin Philippe Haddad

Les parachots


Paracha Beréchit
Paracha Noah
Paracha Lèkh Lekha
Paracha Vayéra
Paracha 'Hayé Sarah
Paracha Toledoth
Paracha Vayétsé
Paracha Vayichla'h
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Paracha Vaera
Paracha Bo
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Paracha Terouma
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Parachot Vaykel Pékoudé
Paracha Vayikra
Paracha Tsav
Paracha Chemini
Parachot Tazria Metozora
Parachot Ahareï Kedouchim
Paracha Emor
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edito

Alliance se propose de vous emmener dans les dédales de la culture juive souvent inspirée, rarement conformiste et sous toutes les formes d'expression.
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Emails de sympathie de nos lecteurs

Suite à l'envoi à tous nos inscrits pour allumer une bougie pour Ilan , nous avons reçus quelques messages de sympathie :

Suis de tout cœur avec vous .Je mettrai une bougie pour Ilan , bien sûr.
Honte à ceux qui lui ont fait tant de mal. Avec toute ma
sympathie.Marianne van Aubel.

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nous sommes de tout coeur avec la famille d'ilan, nous sommes écoeurés par ces actes de barbarie et anti-juif,les petits enfants de mon compagnon
etses enfants vivent aussi à Paris, son petit fils: Yohav a été menacé avec un cuter, et s'est fait prendre son portable et sa caméra, et il était attendu à la sortie du lycée par des jeunes "comme disent les journalistes et la télé".

Mr. LANDAU et Mme LAVALARD de Perpignan
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Chère Madame Douillet,

Objet : votre message en fin de page.

Je suis évidemment sensible à l'appel qui est fait pour Ilan.
Mais ne suis-je pas exclu de votre site ?
Vous me vomissez alors pourquoi ce courriel ?
Il y aura une bougie sur le rebord de ma fenêtre aux temps indiqués.

Portez-vous bien, bonjours chez-vous et plein succès pour votre site renouvelé.

I.V.
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Interview audio Marie-José Nat

Marie José Nat

Elle joue dans le film de Radu Michaelanou, Train de Vie, une brève apparition certes, mais suffisante pour nous rappeler à d'autres souvenirs plus marquants, tels que "Les Violons du Bal";"Les gens de Mogador", "Le nombril du Monde"..., tous emprunts douceur, de profondeur,d'émotiMJNat.gifon et de pudeur.
Elle joue souvent des rôles graves, rarement insouciants.Il est vrai que sa voix rauque transmet si bien l'émotion...
C'est une femme qui semble se glisser dans ses rôles comme tant d'autres dans la vie.
Toucher par la grâce,certes, elle fait partie de ces gens qui ne font pas de bruit, elle avance, sans se soucier du temps qui passe, son visage sublime tant de beauté.
Son secret ? Une grande sensibilité, son amour pour les autres , des yeux noirs qui révèlent son goût pour le rêve, pour le monde merveilleux de l'enfance.
Son livre favori n'est il pas le Petit-Prince.
Dans cet Interview qu'elle a bien voulu m'accorder, elle nous parle d'elle, de sa carrière, de ses passions, de l'amour pour ses enfants, de tout ce qui fait d'elle une femme qu'on aime voir jouer, d'une femme qu'on aimerait plus souvent rencontrer.

Vous pouvez écouter en Real-Audio Marie José Nat en cliquant sur les questions de votre choix :

Malgré votre actualité dense, pourquoi parle-t-on si peu de vous ? Quelle genre de mère êtes-vous ?
Depuis quand êtes -vous actrice ? L'actualité de Marie-Jose Nat .
Mythe ou réalité, êtes vous juive ? Votre rôle dans le film de Radu Michaelanu, Train de vie ?
Pourquoi des rôles si souvent graves ? Vos autres passions ?