Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Shimon Pérès devrait succéder à Moshe Katsav

                      Shimon Pérès devrait succéder à Moshe Katsav

JERUSALEM, le 13/06/07,Une -dernière- victoire pour Shimon Pérès: l'ancien ministre et prix Nobel de la paix semblait bien parti mercredi pour devenir le prochain président israélien et succéder à Moshe Katsav, sous le coup d'une enquête pour viol et agressions sexuelles.

Il n'a manqué que trois voix à Shimon Pérès, âgé de 83 ans, pour être élu dès le premier tour de scrutin à la Knesset, le Parlement. Ses deux adversaires se sont alors retirés, lui laissant le champ libre pour le second tour.

Lors du vote à bulletin secret, l'ancien ministre, membre du parti centriste au pouvoir Kadima, a obtenu 58 voix -trois de moins que la majorité absolue- contre 37 pour le député et ancien président de la Knesset Reuven Rivlin, du Likoud, et 21 pour la députée travailliste Colette Avital.

Reuven Rivlin a retiré alors sa candidature et apporté son soutien à Shimon Pérès. Colette Avital avait jeté l'éponge un peu plus tôt, les travaillistes faisant savoir qu'ils voteraient pour M. Pérès.

Le prochain président prendra ses fonctions le 15 juillet pour un mandat de sept ans. La stature internationale de Shimon Pérès et les circonstances du départ de Moshe Katsav ont donné un retentissement inhabituel à l'élection du président.

Ce poste reste largement protocolaire même si le chef de l'Etat hébreu est censé être le garant de l'unité du pays et un repère moral. Les Israéliens espèrent que Shimon Pérès pourra contribuer à réhabiliter une fonction ternie par le scandale. Moshe Katsav avait en effet été obligé de quitter provisoirement ses fonctions pour se défendre contre des accusations de viol ou agression sexuelle sur quatre anciennes employés. Il n'a pas été encore officiellement inculpé dans cette affaire.

Shimon Pérès a ainsi l'occasion de prendre sa revanche, puisque la présidence lui avait échappé en 2000, l'un des revers aussi cinglants qu'inattendus qui ont émaillé six décennies d'une longue et prestigieuse carrière politique. Moshe Katsav l'avait emporté notamment grâce au soutien de l'influent rabbin Ovadia Yossef du parti ultra-orthodoxe Shass, qui cette fois a donné sa bénédiction à M. Pérès.

C'est "peut-être ma dernière chance de servir le pays", avait lancé Shimon Pérès en annonçant sa candidature le mois dernier. L'un des principaux conseillers du premier chef de gouvernement de l'Etat hébreu, David Ben-Gourion, il a été élu pour la première fois à la Knesset en 1959 et aura occupé tous les grands postes ministériels: défense, finances et affaires étrangères. Mais il n'aura jamais été Premier ministre que par intérim ou provisoirement, jamais après avoir conduit son camp à la victoire.

En tout, il servira trois fois brièvement à la tête du gouvernement, la première en 1977 à la suite de la démission de Yitzhak Rabin; en 1984, il devient Premier ministre pour deux ans avant de céder la place à son rival du Likoud Yitzhak Shamir à la suite d'un accord de coalition inhabituel, aucun vainqueur net n'étant sorti des urnes; en 1995, il assure à nouveau l'intérim après l'assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, mais c'est le Likoud de Benyamin Nétanyahou qui remporte une victoire surprise sept mois plus tard.

Pendant presque toute sa vie politique, Shimon Pérès a été membre du Parti travailliste. Mais en 2005, les travaillistes préfèrent élire Amir Peretz à leur tête. Ce camouflet l'incite à rejoindre Kadima, la nouvelle formation centriste fondée par son ami de longue date et rival politique de toujours Ariel Sharon.

Ses défaites électorales lui donnent une image de perdant souvent raillée dans son pays mais ses efforts en faveur du processus de paix israélo-palestinien lui valent aussi un grand prestige à l'étranger. Il est à la tête de la diplomatie israélienne lors de la signature des accords d'Oslo à la Maison Blanche en 1993. En 1994, il partage le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.

Présidence israélienne: Shimon Peres en tête après le premier tour de scrutin, les autres candidats se retirent

Présidence israélienne: Shimon Peres en tête après le premier tour de scrutin, les autres candidats se retirent

JERUSALEM, le 13/06/07 - Shimon Peres est arrivé mercredi largement en tête du premier tour de scrutin organisé au Parlement israélien pour élire le président de l'Etat hébreu. Ses deux adversaires se sont retirés de la course, lui laissant le champ libre pour le second tour qui devait avoir lieu dans l'après-midi.

Aucun des trois candidats en lice n'a obtenu la majorité absolue de 61 voix requise pour être élu au premier tour. Il n'a manqué que trois voix au prix Nobel de la paix Shimon Peres, membre de Kadima, qui a obtenu 58 voix, contre 37 pour Reuven Rivlin, du Likoud et 21 pour Colette Avital du parti travailliste.

Reuven Rivlin a ensuite annoncé qu'il se retirait, apportant son soutien à Shimon Peres. Colette Avital avait déjà renoncé et les travaillistes avaient annoncé qu'ils voteraient pour Shimon Peres.

Israël: élection du nouveau président, Shimon Peres candidat

                  Israël: élection du nouveau président, Shimon Peres candidat

JERUSALEM,le 12/06/07 - Le vétéran Shimon Peres livre sans doute sa dernière bataille politique mercredi en briguant la présidence de l'Etat d'Israël, mais un populaire candidat de la droite pourrait créer la surprise.

Doyen du Parlement, sur le devant de la scène politique depuis près d'un demi-siècle, Shimon Peres, 83 ans, affronte lors d'un vote qui s'annonce serré au Parlement le député du Likoud Reuven Rivlin, 67 ans.

Les 120 députés de la Knesset éliront lors d'un vote à bulletins secrets prévu à 09H00 GMT le neuvième président de l'Etat d'Israël, une fonction avant tout protocolaire, pour succéder à Moshé Katzav, tombé en disgrâce en raison de son implication présumée dans une affaire de viol et harcèlement sexuel. Le mandat de sept ans de M. Katzav, suspendu fin janvier de ses fonctions, arrive à expiration en juillet.

M. Rivlin, ex-président du Parlement et considéré comme un "faucon" au sein de la droite, a, outre l'appui de son parti, le Likoud, celui des formations d'extrême droite qui lui savent gré d'avoir marqué avec force son opposition au retrait unilatéral de la bande de Gaza et à l'évacuation manu militari de ses colonies en 2005.

Une candidate du parti travailliste, la députée et ancienne diplomate Colette Avital, 67 ans, soutenue seulement par sa propre formation, est considérée comme une outsider. M. Peres, numéro deux du gouvernement d'Ehud Olmert, bénéficie du soutien de Kadima, la formation centriste dont il est membre ainsi que du parti des retraités, également représenté au gouvernement, et des ultra-orthodoxes du Shass.

Prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre, M. Peres jouit d'une aura internationale et d'un fort soutien de l'opinion pour occuper la fonction symbolique de rassembleur et d'autorité morale qui est celle du président. Il s'est dit prêt en présentant sa candidature à apporter ainsi une "ultime contribution" au pays, après un destin et une carrière politique hors du commun. Au sein de la population, M. Peres arrive très largement en tête avec 60%, selon un récent sondage, contre 22% pour M. Rivlin et 6% pour Colette Avital. Le vote débutera peu après l'ouverture de la séance de la Knesset par la présidente de la Chambre Dalia Yitzik, qui assurait l'intérim à la présidence de l'Etat depuis la suspension de M. Katzav. Les uns après les autres et sous le regard des caméras de télévision qui retransmettront toutes les opérations en direct, les députés seront appelés à glisser leur bulletin de vote derrière l'isoloir placé dans l'hémicyle où se fera ensuite le décompte des voix. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité, soit 61 voix. Un deuxième tour sera immédiatement organisé si aucun des candidats n'obtient la majorité requise.

Si, à nouveau, aucun des candidats ne franchit la barre des 60 voix, les deux candidats en tête s'affronteront pour un troisième et dernier tour, l'élection étant remportée par celui qui totalisera alors le plus grand nombre de voix. Pour tenter d'éviter d'éventuelles défections parmi les députés en faveur de M. Peres, M. Olmert a tenté en vain de faire voter une loi pour organiser un vote à main levée. M. Peres espère cette fois-ci faire mentir sa réputation d'éternel perdant. Il avait été battu à la surprise générale lors de la dernière élection présidentielle en 2000 face à M. Katzav, le candidat de la droite, des députés ayant retourné leur veste à la dernière minute derrière l'isoloir, après l'avoir assuré de leur soutien sans faille. Par ailleurs, l'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak est devenu mercredi le nouveau numéro un travailliste en emportant à l'arraché les primaires du parti sur son rival Ami Ayalon, un ex-chef du Shin Beth (sécurité intérieure), ont déclaré des responsables des deux camps.



ENVIE et PLAISIR…

                                                      ENVIE et PLAISIR…

Natalie Rigal, Maître de Conférences en psychologie de l’enfant, Spécialiste de la construction du goût et France Bellisle, Directeur de Recherche INRA au CRNH* d’Ile de France (Bobigny), nous livrent leurs explications.
*Centre de Recherche en Nutrition Humaine

L’envie naturelle pour le goût sucré chez l’enfant
l’éclairage de Natalie Rigal,
Maître de Conférences en psychologie de l’enfant, Spécialiste de la construction du goût

D’où vient cette envie pour le goût sucré ?


De façon universelle et dès leur vie intra-utérine, les enfants ont une attirance pour les aliments qui présentent une saveur sucrée. Cette attirance est interprétée en termes d’adaptation de l’espèce : le plaisir de consommer des aliments sucrés permet de maintenir les comportements de recherche des sources de nutriments. Rappelons que se nourrir sert d’abord à soulager une sensation de faim par la satiété, que la saveur sucrée est la seule à correspondre à une « charge » en nutriments (contrairement aux saveurs acides et amères) et que le lait maternel est naturellement sucré.
 
A la naissance, la situation est donc idyllique : le nourrisson a du plaisir à consommer ce dont il a besoin. Il sait, de plus, gérer les quantités selon son état de faim ou de satiété. En effet, les nourrissons font preuve d’une bonne capacité d’ajustement calorique : ils n’initient leurs prises alimentaires qu’en état de faim et les interrompent dès parvenus à satiété.
Plus tard, cette situation évolue : l’enfant continue à éprouver de l’envie et du plaisir pour le goût sucré et les parents adhèrent à une croyance selon laquelle les aliments pourvoyeurs de plaisir, parce que denses sur le plan énergétique, influent sur la silhouette de leur enfant. Or cette croyance est fausse en soi.
Ces aliments, consommés en quantité raisonnable, ne nuisent ni à la santé, ni ne conduisent à une surcharge pondérale.

Faut-il limiter son enfant dans son attirance pour les aliments sucrés ?


Il a été montré que les conduites de restriction peuvent avoir des effets contraires : l’enfant à qui l’on interdit par exemple de consommer des produits « denses », consommera ceux-ci en quantité importante quand il pourra se les procurer facilement (dans un magasin, lors d’une fête, chez un grand parent, …). L’initiative des parents pourrait a priori procéder d’une bonne intention, mais elle présente finalement des effets pervers : non seulement elle conduit à une dérégulation de l’auto-ajustement calorique, puisque l’enfant essaie de s’adapter aux instructions de l’adulte, mais de plus, elle provoque une « désinhibition » lorsque l’aliment est en libre accès.
Cette attirance pour les aliments sucrés ne doit donc pas être condamnée. Il faut cependant veiller à ce que l’enfant n’en consomme pas en excès.

Quelle place pour le plaisir ?


Il est important de proposer aux enfants un modèle alimentaire dans lequel la notion de plaisir est centrale : plaisir régulé pour les aliments sucrés et plaisir construit par apprentissages implicites pour les autres aliments. Le plaisir est le garant de conduites adaptatives mises en place de façon durable.
Le plaisir et les petites envies pour le goût sucré ont ainsi toute leur place dans le modèle alimentaire. Il est important de proposer à l'enfant l'ensemble des possibles, dont les aliments sucrés font partie, en lui donnant les moyens de gérer les quantités dont il a besoin.

L’envie est une histoire de goût !
France Bellisle, Directeur de Recherche INRA Ile de France, Bobigny


Pourquoi cette attirance pour le « sucré » ?

Les scientifiques distinguent le « goût d’un aliment » du « goût pour » cet aliment. Le sucré est un goût très caractéristique et très puissant. Natalie Rigal nous a expliqué que le nouveau-né humain, et même le foetus au cours des dernières semaines de la grossesse, accepte un liquide sucré. Au-delà des premières heures de la vie, presque tout jeune enfant aime, ou adore, les bonbons qui restent la récompense ultime de tous ses bons comportements et un signe de connivence privilégiée avec les adultes, comme les délicieuses nouvelles écrites par Susie Morgenstern et Jacques Verdier nous le rappellent.

Pourquoi apprécions-nous autant les bonbons ?


Il y a de multiples raisons qui vont de l’échange d’affection (décrit par les écrivains), reposant sur une attirance innée pour le sucré (décrite par Natalie Rigal), jusqu’aux mécanismes physiologiques assurant la couverture de nos besoins en énergie et en nutriments. La description précise de ces mécanismes peut facilement devenir très technique et aride. Tâchons plutôt de demeurer dans le domaine de l’agréable et de montrer comment la Nature nous a fabriqués pour que nous tirions du plaisir des substances qui nous nourrissent. Les humains, comme les autres espèces animales, doivent se nourrir pour vivre. Ils doivent donc chercher dans leur environnement des substances qu’ils seront disposés à ingérer et qui leur fourniront les calories et les nutriments nécessaires à leur survie et à leur santé. Parmi ces substances, celles qui sont sucrées ont un avantage : celui d’être immédiatement attirantes.

Comment explique-t-on physiologiquement cette attirance ?


Après l’ingestion d’un aliment, quelles que soient ses caractéristiques sensorielles, des effets métaboliques se produisent au cours de ce que l’on appelle la « cascade de la satiété ». En termes simples, après l’ingestion d’un aliment, les nutriments qu’il contient produisent un ensemble complexe de réactions en chaîne dans l’organisme que l’on peut résumer tout simplement en disant que le mangeur est rassasié, qu’il éprouve de la satiété, que ses besoins en énergie et en nutriments sont couverts pendant un certain temps. Les nutriments qu’apportent les bonbons sont en général très simples : ils apportent des sucres. Ces sucres ingérés font rapidement monter la glycémie (le sucre contenu dans le sang), ce qui contribue à nourrir toutes les cellules du corps et en particulier les cellules du cerveau.

Cet effet bénéfique constitue en quelque sorte une « récompense » de l’ingestion de cet aliment, et renforce le « goût pour » cet aliment. En ce qui concerne les bonbons, non seulement leur goût est flatteur et très apprécié de presque tout le monde, mais encore les conséquences de leur ingestion sont caractérisées par un apport rapide de carburant à tout le corps. Le goût agréable est associé à un effet de satiété favorisant le bon fonctionnement du corps et du cerveau : que demander de plus ?

et en particulier les bonbons ?


L’expérience alimentaire de chaque mangeur va lui permettre de développer au cours de sa vie des « goûts pour » toutes sortes d’aliments. C’est ainsi que chacun développe sa propre  hiérarchie de goûts et d’aversions alimentaires. Et les bonbons figurent souvent en bonne place dans cette hiérarchie, car en plus de leur bon goût, en plus de leur rôle de récompense attribuée à l’enfant, en plus d’être associés à des contacts agréables avec les adultes qui comptent pour lui, la consommation de bonbons est associée à l’apport de nutriments et d’énergie. Il n’est donc pas étonnant de constater que chez presque tous les enfants, et chez beaucoup d’adultes et de personnes âgées, les bonbons sont des sources privilégiées de plaisir alimentaire.

En revanche, il est important de se faire plaisir, mais de manière modérée. Pour cela, quelques règles simples sont à respecter : n'oubliez jamais que l'amie des gourmands c'est la brosse à dents ; par ailleurs, quelques bonbons et confiseries suffisent pour satisfaire le plaisir et l'envie... Nul besoin de tomber dans l'excès.

Le bon sens et la raison doivent modérer le plaisir sans toutefois l'interdire, car la prohibition peut s'avérer une mauvaise stratégie à court et à long terme.
Le « goût pour » les bonbons est donc un plaisir que l’on peut se permettre dès l’enfance et espérer conserver pour ses vieux jours !

Je vous ai apporté des bonbons

                        Je vous ai apporté des bonbons Par Jacques Verdier


bon.jpgLa route serpente, tricote ses virages à travers les collines.
Dans le crépuscule doré, le coucher de soleil rasant sur la lande, nuance les alentours de teintes indigo courant sur l'ébène. Beau, le paysage ? C'est peu de le dire. Hirsute, sauvage, incandescent ! On est dans les Pyrénées et on se croirait en Ecosse. Mais je ne vois rien. Pas encore. J’ai mal à la tête, au ventre, j’en ai marre (les virages, la route) jusqu’à ce que ma mère me tende un bonbon et enrobe de douceur la fin du voyage. « On fait ça aussi dans les avions, dit-elle ».
« Cela n’a rien à voir, claque mon père. Dans l’avion, les bonbons, c’est pour la pressurisation… » Ma mère me regarde en souriant.


« Ça va aller mieux, mon chéri, tu verras… » Déjà, le goût de la menthe sous la langue, explose dans la bouche en mille éclats vermeils. Un soleil chlorophyllien pénètre l’espace.
Je me détends, me redresse. Tout en moi recouvre forme. A quoi tient le miracle ?
Tout à l’heure, dans un instant, repas avalé, jeux terminés, ma grand-mère va rentrer dans la chambre glacée où mon frère et moi sommes installés. On a placé des « moines » et leur lit de braise sous les draps, pour réchauffer l’espace. De sorte que le cœur du lit est chaud et les extrémités froides. Mais Mamie est là, pour « faire dînette » - c’est son expression -comme chaque week-end où nous la rejoignons sur ses hauteurs pyrénéennes. Faire dînette ? C’est un moment de pur bonheur.
On se couche, Mamie nous caresse le visage et glisse imperceptiblement un bonbon dans notre bouche. Tout se mêle alors et se confond dans un torrent de contrastes.

L’amour grand-maternel et le froid de la pièce, la suavité du bonbon aux fruits et la culpabilité oùbonss.JPG nous jettent les recommandations de maman : « Pas de sucreries avant le sommeil ». « Surtout pas, en effet», jureront les dentistes !
« Génial, au contraire » ! rétorqueront les psychiatres. Je me range à l’avis des seconds. Un autre souvenir ? Le voici. Octobre 1967. J’ai dix ans. Pour mon anniversaire mes parents m’offrent un tourne-disques et le dernier album de Brel : « Les Bonbons » ! A cette seconde je suis le plus heureux des enfants. Brel me chante des vastes ambitions, des choses minuscules. Il fait soleil à minuit. J’entends des amours et du rire, du cynique et du misogyne, des champs de bataille et des lits défaits. « J’vous ai apporté des bonbons… » Un bonbon, c’est comme un écran de cinéma : une histoire s’y déroule, des souvenirs s’y raniment, des petits bonheurs s’y consument. Pur désir. Vrai plaisir. S’en priver ? Cela relèverait du masochisme. Quel ancrage, d’ailleurs, est à ce point subtil qui renvoie continûment aux sources du plaisir ?

Le sport, peut-être. Et encore ! Il faut souffrir en sport. L’amour ? Oui, peut-être, l’amour ! Caressons d’ailleurs la parenté : le délice d’une confiserie s’apparente aux jeux de l’amour, à cette paix des sens où nous renvoie la gourmandise. Ce bonheur d’un instant est un art de la mémoire. Il n’y a pas de bonbons sans une mythologie du passé, le souvenir d’un papier qui crisse, du sucre qui vous colle aux doigts, le visage d’une grand-mère aimée, des senteurs de buis et de lilas, ce temps béni de l’enfance où la vie nous coule des mains comme une promesse enchantée.
Et aujourd’hui ? Aujourd’hui c’est pareil. Les bonbons nous rendent éternels, raniment de la joie, négligent les bassesses. Quelqu’un qui mange une confiserie ne saurait être tout à fait mauvais. Un fond d’humanité lui colle à la peau. Sans les bonbons, les hommes deviendraient fous. Ils ne songeraient plus qu’aux chiffres et au foot, à la vie des élections et aux querelles de bureau.

image-nougat.jpgAucune lueur ne traverserait plus le visage de cette femme là-bas au beau regard de crépuscule. Observons-la quelques secondes : elle ouvre pour ses enfants une boîte de nougats. Je pense invariablement à Bobby Lapointe : « Mon beau-frère qui est un artiste / s’est assis dessus et m’a cassé… les nougats ! Petit dégât mais ce qui est plus grave… » Je ris tout seul. La jeune femme a des gestes tendres, de longues mains aux doigts effilés. Elle rejette ses cheveux en pluie sur l’arrière d’un léger mouvement du bras. Ses jeunes enfants suspendus à ses jambes, elle lève les yeux, harassée. Comme elle est belle et triste et mouvante… Un de ces deux enfants trépigne, hurle, se couche par terre. Elle l’aide à se relever. Lui parle. Gestes, voix : tout en elle appelle une ferme douceur. Puis elle saisit un carré de nougat dans sa boite et le porte à sa bouche. Soudain l’enfant rit et elle rit à l’unisson. Je regarde l’enfant puis la mère.


C’est le rire du premier matin du monde. Je voudrais m’approcher, lui dire que je la trouve formidable, prendre mon comptant d’un amour qu’elle semble dispenser à l’envie. Sommes-nous si loin de notre sujet initial ? On y est en plein au contraire. Affaire de sémantique, mais pas seulement : les bonbons rendent bon. Ils nous parlent d’amour, d’éternité, nous suggèrent l’essentiel. Et puis, voyez comme c’est simple : les bonbons c’est bon. Pour un peu, on aurait omis de le préciser… Alors insistons, insistons : « les bonbons c’est tellement bon et puis les fleurs c’est périssable… » Voilà, je me rappelle. La douceur même du mot. Prononcez après moi : bon-bon. La bouche se lève, les lèvres dessinent un baiser. On n’en sort pas. La vie est une métaphore.

 

Israël: les travaillistes choisissent entre Barak et Ayalon

                  Israël: les travaillistes choisissent entre Barak et Ayalon

JERUSALEM , le 12/06/07 - Les électeurs travaillistes israéliens étaient appelés aux urnes mardi pour le second tour de primaires destinées à désigner le chef du parti. Le résultat du duel opposant l'ancien Premier ministre Ehoud Barak et l'ancien directeur du Shin Bet Ami Ayalon, un novice en politique, pourrait être déterminant pour l'avenir du gouvernement de coalition d'Ehoud Olmert.

Quelque 103.000 membres du Parti sont autorisés à participer au scrutin, qui devait s'achever à 21h (18h GMT). Les résultats définitifs sont attendus mercredi matin.

Lors du premier tour le 28 mai, Ehoud Barak est arrivé en tête, avec 36% des voix, devant Ami Ayalon, 31%. L'actuel chef des travaillistes et ministre de la Défense Amir Peretz est arrivé troisième avec 22%, alors que les deux autres candidats en lice ont obtenu moins de 10% des suffrages. Il fallait 40% des voix pour éviter un second tour.

Evincé dès le premier, Amir Peretz, dont la cote de popularité se trouve au plus bas en Israël, a payé son rôle dans le fiasco de l'intervention au Liban l'été dernier, qui a également placé sur la sellette le Premier ministre Ehoud Olmert. M. Peretz, qui soutient Ami Ayalon pour le second tour des primaires, avait annoncé son départ du ministère de la Défense. Son successeur devrait logiquement reprendre ce portefeuille crucial.

Ce choix n'affectera pas le seul Parti travailliste, membre de la coalition au pouvoir. Le prochain leader de la formation pourrait bouleverser la donne, MM. Barak comme Ayalon ayant appelé à la démission d'Ehoud Olmert après la guerre controversée au Liban.

L'incertitude demeure toutefois sur la manière dont ils s'y prendront pour évincer M. Olmert, les deux hommes ayant intérêt à participer, même de manière temporaire, au gouvernement formé en 2006. D'autant plus que de nombreux élus travaillistes redoutent de perdre leur siège en cas d'élections anticipées.

Selon le commentateur politique Hanan Crystal, les travaillistes ne tenteront probablement pas de faire tomber le gouvernement avant la publication, prévue fin août, du rapport final de la commission Winograd sur la guerre au Liban.

Ami Ayalon, 61 ans, pourrait tirer profit de cette période pour gagner en popularité au sein du Parti mais également auprès de l'opinion publique. Cet ancien chef de la marine israélienne puis du Shin Bet, le service de sécurité intérieure, présente toutefois le handicap d'être novice en politique. Il n'a jamais exercé de fonctions ministérielles et n'est élu au Parlement que depuis un an.

Ehoud Barak, ancien chef d'état-major de l'armée, battu par Ariel Sharon aux élections organisées après la deuxième Intifida, en 2000, vise lui un ministère important afin de redorer son image.

A 65 ans, il se présente comme le seul capable "de rassembler tout le parti" et d'empêcher le retour au pouvoir du conservateur Benyamin Nétanyahou. De nombreux sondages montrent en effet que le Likoud emmené par l'ancien Premier ministre l'emporterait facilement si les élections étaient organisées aujourd'hui.

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PAULO COELHO, "La sorcière de Portobello"

                             PAULO COELHO, "La sorcière de Portobello"

paolo.jpgL’héroïne du livre, Athéna, est la fille adoptive d’une riche famille libanaise, qui part vivre à Londres avec les siens lorsque la guerre éclate à Beyrouth.
A l’université, elle rencontre l’homme qu’elle décide d’épouser malgré l’avis de ses proches. Elle quitte son mari peu après, malgré le fait qu’elle vient d’avoir un bébé.
Devenue mère elle-même, Athéna ne peut s’empêcher de penser à celle qui l’a mise au monde, et part à sa recherche en Roumanie, afin de retrouver la trace de cette génitrice, une gitane. Ce qu’elle va découvrir va changer le cours de sa vie et celui de son entourage, car dans ce retour aux sources, elle prend conscience de ses pouvoirs surnaturels, qu’elle va mettre au service des autres (d’où son surnom de "sorcière").
Parmi ses multiples aventures, on la retrouve à Dubaï, que l’auteur décrit comme un morceau du monde (peut-être le moment le plus original du livre).

Paulo Coelho est manifestement lui-même fasciné par la créature qu’il a créée : il s’en délecte et l’évoque par le biais de nombreux témoignages construits comme les morceaux de puzzle. Ceux qui rentreront dans cette fascination se laisseront prendre par le récit qui tourne en boucle comme un chat autour de sa proie. Les autres se diront qu’ils ne croient définitivement ni aux sorcières ni aux fantômes.
Editions Flammarion

L'Art du maquillage selon Shu Uemura

                                   L'Art du maquillage selon Shu Uemura

modele.jpgSous la houpette, ou plutôt le pinceau magique, de Monsieur Shu Uemura, toujours à la recherche de talents, se déroulera, le 29 juin 2007, la 2° édition France de la "Make-up Competition".(photo du 1° prix 2006 : Laetitia Fuchey.)

Un concours qui donne leur chance à des étudiants, futurs make-up artists.
De toutes nationalités, ils sont choisis dans trois grandes écoles parisiennes de maquillage.
Cette année, il y aura 30 concurrents et 12 finalistes.

En 2006, les trois lauréates ont réalisé des maquillages pour les défilés avec les stars du make-up Pat Mc Grath et Carole Lasnier.

Cette manifestation, rendez-vous de grands professionnels de la Beauté, se déroule dans la belle humeur sur fond de couleurs.
Nous vous en dirons plus bientôt.