Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Israël et le Hezbollah libanais ont échangé des dépouilles et un prisonnier

  Israël et le Hezbollah libanais ont échangé des dépouilles et un prisonnier

NAQOURA, le 16/10/07- Le Hezbollah et Israël ont procédé lundi à un échange, l'Etat hébreu remettant un prisonnier et les dépouilles de deux militants du mouvement chiite libanais contre les restes d'un Israélien et des informations sur le pilote israélien disparu au Liban en 1986, Ron Arad.

Le prisonnier et les dépouilles sont arrivés à Naqoura à bord d'un convoi de neuf voitures du Hezbollah et de trois véhicules du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a rapporté un correspondant de l'AFP.

Il s'agissait des corps de deux militants du Hezbollah tués durant la guerre de 34 jours contre Israël, déclenchée le 12 juillet 2006 après la capture par le mouvement chiite de deux soldats israéliens.

Un combattant du Hezbollah capturé par les Israéliens pendant le conflit était également inclus dans l'échange. Il s'agit d'Hassan Naïm Akil, la cinquantaine, qui aurait perdu la raison après sa capture.

En contrepartie, Israël a reçu la dépouille d'un immigrant d'origine éthiopienne mort noyé dans les eaux israéliennes en 2005 et dont le cadavre avait été emporté vers la côte libanaise, puis récupéré par le Hezbollah.

"Dans le cadre de l'échange, le Hezbollah va fournir à Israël des informations sur Ron Arad", a déclaré un haut responsable israélien à l'AFP.

Dans un communiqué officiel, la Présidence du gouvernement israélien a annoncé que l'échange constituait "une nouvelle étape dans la négociation, par l'intermédiaire de l'ONU, pour ramener nos soldats", en allusion à Ron Arad et aux soldats Ehoud Goldwasser et Eldad Regev, enlevés le 12 juillet 2006 par le Hezbollah.

La Présidence du gouvernement a précisé que le prisonnier du Hezbollah avait été "libéré pour raisons médicales".

Le Hezbollah a annoncé qu'il révèlerait les détails de cette opération mardi dans une conférence de presse.

Ron Arad, dont l'avion a été abattu au-dessus du Liban sud en 1986, avait été capturé par des miliciens chiites libanais du mouvement pro-syrien Amal.

Le responsable du service de sécurité d'Amal, Moustapha Dirani, ensuite enlevé en 1994 au Liban par un commando israélien, l'aurait livré au Hezbollah, qui l'aurait détenu au sud de la Békaa où sa trace a été perdue.

En janvier 2004, Moustapha Dirani a été libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah, suite à une médiation allemande.

Une seconde étape de l'échange, qui n'a toujours pas eu lieu, prévoyait l'obtention par Israël d'informations sur Ron Arad contre la libération du Libanais Samir Kantar.

Samir Kantar avait été condamné à 542 ans de prison pour avoir tué un civil israélien et sa fille ainsi qu'un policier en 1979 en Israël, lors d'une opération commando lancée à partir du Liban.

Israël a accusé l'Iran de détenir Ron Arad, ce que Téhéran a nié.

Le journal arabe Asharq Al-Awsat avait affirmé dimanche que les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah avaient été transférés en Iran et pourraient être libérés dans le cadre d'un échange sous médiation allemande.

Ces informations ont été dénoncées comme n'ayant "aucun sens" par un haut responsable du gouvernement israélien, qui a ajouté que les négociations pour leur libération étaient menées sous l'égide de l'ONU et de l'Allemagne.

Le 29 janvier 2004, Israël avait libéré près de 450 prisonniers - en majorité des Palestiniens et des Arabes - en échange d'un homme d'affaires israélien Elhanan Tannenbaum, et des corps de trois soldats, Adi Avitan, Benyamine Avraham et Omar Sawaid.

Ehoud Olmert serait prêt à céder des quartiers arabes de Jérusalem-est

       Ehoud Olmert serait prêt à céder des quartiers arabes de Jérusalem-est

JERUSALEM, le 16/10/07 - Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a suggéré lundi qu'il était prêt à céder des quartiers arabes de Jérusalem-est, laissant entendre pour la première fois qu'il pourrait accepter un partage de la ville.
Dans un discours, Olmert a souligné qu'Israël a installé des quartiers juifs prospères à Jérusalem-est, tout en estimant qu'un contrôle israélien des zones arabes n'était pas nécessaire.

"Qu'est-ce qui est nécessaire? De joindre également le camp de réfugiés de Chouafat, Sawatra, Walaje et d'autres villages et de les définir comme faisant partie de Jérusalem?", a-t-il interrogé. "Là, je dois dire qu'il est possible de poser des questions légitimes."

Le statut de Jérusalem est au coeur du conflit israélo-palestinien. Israël revendique le contrôle de l'ensemble de la Ville sainte, y compris les quartiers est de la ville, conquis lors de la guerre des Six jours en 1967. Les Palestiniens réclament de pouvoir faire de Jérusalem-est la capitale du futur Etat palestinien

Israël améliore la prise en charge des réfugiés de la Shoah

                  Israël améliore la prise en charge des réfugiés de la Shoah

JERUSALEM, l6/10/07 - Le Premier ministre israélien a annoncé lundi une hausse de l'indemnisation des réfugiés de la Shoah, dont beaucoup s'estiment négligés par l'Etat hébreu, un peu plus de 60 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Le gouvernement avait été accusé de ne pas aider suffisamment les quelque 240.000 Israéliens rescapés du génocide de quelque six millions de juifs et qui sont aujourd'hui pour nombre d'entre eux très âgés et pauvres.

Un premier geste avait été fait en août en faveur des rescapés dits "du premier cercle", ayant survécu aux camps de concentration par exemple, tandis que l'enveloppe présentée lundi par Ehoud Olmert concerne ceux du "deuxième cercle" des réfugiés juifs ayant fui pour échapper aux nazis. La plupart ont émigré des anciennes républiques soviétiques dans les années 1990.

"L'Etat n'a jamais donné à ceux qui ont survécu à la Shoah l'attention et les ressources qu'il a mis dans la culture de la mémoire de ceux sont morts dans la Shoah", a reconnu Ehoud Olmert, présentent la nouvelle aide comme "une importante mesure morale".

Sur un total de 1,5 milliard de shekels (263 millions d'euros; 373 millions de dollars), les deux tiers permettront d'augmenter la prise en charge de toutes les personnes âgées se trouvant dans le besoin, et un tiers sera plus spécifiquement consacré aux rescapés. Les allocataires recevront aussi une nouvelle aide mensuelle allant d'un peu moins de 30 euros à 90 euros ($40 à $125) en fonction de leur âge et de leur situation financière. Les rescapés du "premier cercle" ont obtenu en août des allocations de 200 euros ($284) par mois.

Le fossile d'un dinosaure géant découvert en Patagonie argentine

         Le fossile d'un dinosaure géant découvert en Patagonie argentine

RIO DE JANEIRO, le 16/10/07 - Des paléontologues argentins et brésiliens ont découvert, en Patagonie argentine, le fossile d'un dinosaure inconnu, à la taille impressionnante -- haut de 12 à 15 m, long de 32 à 34 m --, un herbivore à long cou, d'au moins huit tonnes, vieux de 88 millions d'années.

"C'est le troisième plus grand fossile de dinosaures jamais découvert dans le monde et le plus complet d'entre eux, puisque nous avons retrouvé 70% du squelette", a affirmé le paléontologue argentin Jorge Calvo, directeur du Centre paléontologique de l'Université nationale de Comahue (Argentine) lors d'une conférence de presse à l'Académie des Sciences de Rio de Janeiro.

Premier représentant d'une branche jusque-là inconnue de la famille des titanosaures, baptisée Lognkosauria, ce dinosaure été lui-même appelé "Futalognkosaurus dukei", un nom issu de la langue des Indiens Mapuche signifiant "chef géant des sauriens". Le mot "dukei" rend hommage à l'entreprise privée Duke Energy Argentina ayant financé la plus grande partie des fouilles sur les berges du lac artificiel "Lago Barreales", situé à 90 km de la ville de Neuquém, au nord de la Patagonie argentine.

"Nous avons d'abord trouvé trois vertèbres cervicales en février 2000. Puis en 2001 cinq autres. En 2002, nous avons eu un problème avec la crue du lac qui a recouvert les fossiles. Les travaux ont été supendus pendant 10 jours. On a repris pour finalement trouver la colonne vertébrale", a relaté Jorge Calvo dont l'équipe se composait de 13 Argentins, huit Brésiliens et un Italien.

Les chercheurs ont présenté lundi à Rio une réplique de la dernière vertèbre du cou du dinosaure - de 1m 10 de haut dont le poids réel est de 200 à 300 kg- découverte au début des fouilles ainsi que la première vertèbre (88 cm, 80 kg) de sa queue.

Depuis février 2000, outre le "Futalognkosaurus dukei", les chercheurs ont trouvé plus de 1.000 fossiles de divers groupes d'animaux et de plantes, sur une zone de 400 m2.

Cela a permis de reconstituer un écosystème du Crétacé supérieur -époque à laquelle vivaient les titanosaures en Amérique du Sud, en Afrique et en Inde-, "avec une précision comme jamais auparavant", a souligné Calvo.

"Le fait que la majorité des fossiles ait été trouvée sur une zone restreinte (400 m2) et dans une couche de roches de 50 cm, permet de déduire que tous ces animaux ont vécu en même temps", a-t-il ajouté.

Les paléontologues ont découvert dans cette zone des poissons -les premiers de la région-, des coquillages, au moins deux espèces de crocodilomorphes et différents groupes de dinosaures dont des carnivores comme le Megaraptor doté d'une griffe de 40 cm. Ils ont trouvé par ailleurs des restes de grands pterosaures (reptiles volants) et des fossiles de feuilles qui devaient être la base de l'alimentation du Futalognkosaurus dukei.

"Jusqu'à présent, on ne connaissait aucun dépôt du Crétacé Supérieur réunissant une telle diversité d'animaux rassemblés en un seul endroit", a déclaré à l'AFP le chercheur brésilien Alexander Kellner.

"Schématiquement, a-t-il expliqué, ce Futalognkosaurus dukei est mort pour des raisons inconnues sur les berges d'un fleuve. Une partie de son squelette a été séparée par des animaux carnivores comme le Megaraptor par exemple et/ou des crocodilomorphes. Une forte averse a entraîné ce qui restait de la carcasse du Futalognkosaurus dukei à l'intérieur du fleuve. Etant donné sa taille, la carcasse n'a été que partiellement engloutie, ce que des analyses sédimentologiques confirment. La partie émergée a agi comme une barrière naturelle de sorte que la rivière a perdu de sa force et que d'autres organismes se sont accumulés près de la carcasse".

Rice plaide pour la création d'un Etat palestinien indépendant

               Rice plaide pour la création d'un Etat palestinien indépendant

RAMALLAH, Cisjordanie, le 16/10/07 - Condoleeza Rice a plaidé lundi pour la création rapide d'un Etat palestinien indépendant, invoquant l'intérêt des Palestiniens, des Israéliens, de la région et des Etats-Unis, qui font du règlement du conflit au Proche-Orient "l'une de leurs plus grandes priorités".
En déplacement à Ramallah, en Cisjordanie, pour préparer avec le président palestinien Mahmoud Abbas la conférence de paix prévue pour novembre à Annapolis, dans le Maryland (nord-est), près de Washington, la secrétaire d'Etat américaine a estimé qu'il était "temps de créer un Etat palestinien" à côté d'Israël. C'est "absolument essentiel pour l'avenir, pas seulement celui des Palestiniens et des Israéliens, mais aussi pour le Proche-Orient et certainement dans l'intérêt des Etats-Unis", a-t-elle dit.

Mme Rice multiplie les rencontres avec les responsables régionaux afin de préciser les contours de la réunion voulue par Washington. Mais plusieurs pays arabes modérés n'ont pas encore confirmé leur participation alors que leur présence paraît indispensable pour relancer le processus de paix. De surcroît, les Palestiniens menacent de boycotter Annapolis si leurs négociateurs et ceux d'Israël n'aboutissent pas à une déclaration de principes commune avant la conférence, dont la date exacte reste à fixer.

Les Etats-Unis n'ont pas fait de la déclaration conjointe un préalable à la réunion et la cheffe de la diplomatie a écarté l'idée évoquée palestinienne d'une date-butoir pour produire un tel document, mais Washington veut que les participants arrivent avec un projet commun solide abordant les questions clefs: frontières, statut de Jérusalem, sort des implantations juives et retour des réfugiés palestiniens ayant fui Israël. "Franchement, nous avons mieux à faire que d'inviter les gens à Annapolis pour une photo", a lâché Mme Rice.

Palestiniens et Israéliens ont paru plus conciliants lundi que durant le week-end. Le chef des négociateurs palestiniens, Ahmed Qoreï, a déclaré qu'une ou deux phrases esquissant une solution pour chaque point suffirait. De son côté, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a suggéré lundi pour la première fois qu'Israël pourrait partager avec les Palestiniens le contrôle de faubourgs arabes de Jérusalem, ce qui risque d'être insuffisant pour débloquer les pourparlers. Les négociateurs des deux camps devaient se retrouver à Jérusalem lundi soir, selon le bureau de M. Qoreï, mais on ignorait si Mme Rice comptait se joindre à eux.

La secrétaire d'Etat américaine a salué les efforts en faveur de la paix de MM. Olmert et Abbas, qui se sont rencontrés plusieurs fois ces derniers mois, et a mis en garde contre toute action qui saperait la confiance entre les parties, comme elle l'avait déjà fait au sujet d'un projet de route israélien à l'origine d'expropriations en Cisjordanie. Mahmoud Abbas a demandé aux Etats-Unis d'intervenir pour empêcher l'extension des colonies juives et la poursuite de la barrière de sécurité séparant Israël et la Cisjordanie.

Condoleezza Rice, qui a rencontré les dirigeants dimanche, compte rester quatre jours dans la région. Un responsable du département d'Etat a laissé entendre dimanche que la conférence de paix pourrait être repoussée à une date ultérieure, mais l'entourage de M. Abbas ne semblait pas envisager un report au-delà du début décembre.

Le corps d'un civil israélien échangé contre celui de deux militants du Hezbollah et un prisonnier libanais

Le corps d'un civil israélien échangé contre celui de deux militants du Hezbollah et un prisonnier libanais

NAQOURA, Liban,le 16/10/07 - Israël a échangé lundi soir un prisonnier libanais et le corps de deux militants du Hezbollah contre celui d'un civil israélien mort noyé en 2005, ont annoncé des responsables des services de sécurité libanais.

A la tombée du soir, un véhicule militaire israélien transportant les corps des deux militants du Hezbollah a été vu entrant dans le no-man's land, la zone frontalière entre Israël et le Liban, avant de revenir en territoire israélien peu après.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a servi d'intermédiaire pour cet échange, a indiqué un responsable de l'organisation à Beyrouth. Dans un premier temps, les corps des deux militants du Hezbollah ont été remis par Israël et celui du civil israélien a été remis par les Libanais, a précisé ce responsable du CICR.

Puis, trois heures plus tard, le prisonnier libanais a été remis par les Israéliens aux Libanais, ont ajouté des responsables des services de sécurité libanais.

Des responsables militaires israéliens ont confirmé l'échange. La deuxième chaîne de télévision israélienne a identifié le civil israélien sous le nom de Gabriel Dwait, un immigré juif originaire d'Ethiopie, qui est mort noyé en 2005 à l'âge de 27 ans.

Même si l'échange qui a été organisé lundi est d'ampleur limitée, le fait même qu'il ait pu avoir lieu pourrait accroître dans l'avenir les chances d'autres échanges impliquant par exemple les deux soldats israéliens, Eldad Regev et Ehoud Goldwasser, capturés par le Hezbollah lors d'un raid en juillet 2006

SUR LES COLLINES DE JUDÉE •Pèlerinage à Ein Kerem

                  SUR LES COLLINES DE JUDÉE : Pèlerinage à Ein Kerem


Le 16/10/07, Article paru dans "le Courrier International"

Des clochers, une source coulant en abondance, des montagnes boisées et un panorama à couper le souffle. Non, ce n’est pas Lausanne, mais un vieux village des faubourgs de Jérusalem, dont les murs regorgent de trésors cachés.
    
Imaginez un petit village entouré de montagnes verdoyantes, des clochers, une source, une merveille à chaque coin de rue et des restaurants de style européen. Imaginez des trésors perdus que certains espèrent découvrir un jour ou l’autre, touchés par la grâce. Imaginez un village jadis visité par des généraux britanniques, des aristocrates européens, et même par le pape. Non, vous ne rêvez pas ! Cet endroit existe. Il se trouve à deux pas de Jérusalem. Ein Kerem, c’est le meilleur de l’étranger à Jérusalem.

Pour visiter ce faubourg occidental de Jérusalem, il suffit de prendre sa voiture, de traverser le village et de se garer (gratuitement) soit dans le parking aménagé en haut de la route, soit à proximité de la source, au cœur du village. Du centre du village, il faut remonter vers le nord par un chemin étroit qui mène à l’église Saint-Jean-Baptiste. Remarquez les deux mains gravées dans la pierre sur le porche de l’église, chacune tenant un rameau. L’une symbolise Jésus crucifié, l’autre la main de saint François d’Assise, fondateur de l’ordre des Franciscains, qui est chargé de la protection des Lieux saints pour le compte du Vatican.

Bien que cette église n’ait été édifiée qu’au XVIIe siècle, on peut deviner sous ses fondations les restes d’un temple dédié à Aphrodite (ou Vénus), ainsi que les ruines d’une église byzantine et croisée. En 1939, lorsqu’un bataillon de fusiliers britanniques prit possession des lieux [au plus fort de la révolte arabe contre le projet sioniste], un des canons provoqua l’affaissement du sol, ce qui permit de découvrir des restes de mosaïques, des inscriptions, ainsi qu’une statue d’Aphrodite.
Pour plus de 1 milliard de chrétiens, Ein Kerem est le lieu de naissance de Jean, l’un des messagers de la révélation chrétienne. Notons à ce propos que, comme Jésus, Jean (ou Yohanan) était juif. Selon la tradition chrétienne, son père, Zacharie (ou Zekharia), était un prêtre du Second Temple, et sa mère, Elisabeth (ou Elisheva), était la petite-fille de Matan, un prêtre issu de la lignée d’Aaron, et ils vivaient à Ein Kerem.

A l’intérieur de l’église se dresse une abside impressionnante, orientée vers l’est, qui abrite les statues de Zacharie et d’Elisabeth. A gauche de l’abside, on distingue une petite crypte où serait né Jean-Baptiste – toujours selon la tradition chrétienne. Sur certaines des peintures qui ornent les murs de la crypte, on peut le reconnaître à sa barbe, à ses vêtements (en peau de chèvre) et à son bâton orné d’un serpent. Pendant des siècles, à une époque où le commun des mortels ne savait ni lire ni écrire, le christianisme s’adressa ainsi à ses fidèles par le biais de peintures ou d’icônes.
Comme dans toute église catholique, on trouve un confessionnal, des fonts baptismaux et, sur les murs de l’édifice, les quatorze stations du chemin de croix, la Via Dolorosa.
 
La plupart des ornements de l’église Saint-Jean-Baptiste ont été offerts au cours des siècles par de riches pèlerins, des monarques européens ou de simples fidèles des quatre coins du monde. Quittons l’église Saint-Jean-Baptiste et allons vers le couvent des Sœurs-de-Notre-Dame-de-Sion, à cinq minutes. Au milieu du XIXe siècle, un juif converti au christianisme, Alphonse Ratisbonne, s’installa à Jérusalem. Il y laissa de nombreuses traces, comme le monastère de Ratisbonne (à côté du vieil immeuble Betzalel) et l’église des Sœurs-de-Notre-Dame-de-Sion, dans la vieille ville de Jérusalem. Ratisbonne, fondateur de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-de-Sion, dut user de la ruse pour acquérir les terres nécessaires à l’édification du couvent et contourner le droit ottoman, qui interdisait la vente de terres à des non-musulmans. A gauche du sentier, on peut encore voir sa modeste demeure, entourée de cèdres âgés de plus de 130 ans.
 
Continuons vers la pension (que je vous recommande chaudement) et profitons de la vue impressionnante sur les collines de Judée. En hiver, on peut voir l’eau bouillonner derrière le fameux barrage d’Ein Kerem. Au cours des hivers les plus pluvieux, il arrive que les eaux débordent du barrage pour déferler en un torrent impétueux. Quelques mètres plus bas, on arrive au modeste cimetière du couvent où Ratisbonne est enterré. Sur sa tombe se dresse une statue de la Vierge Marie où est gravée la phrase : “O Marie, souviens-toi de ton enfant, délicieux et adorable triomphe de ton amour.”
Les religieuses qui ont vécu au couvent depuis sa fondation sont également enterrées ici. Sur le site, on trouve même un sarcophage de l’époque du Second Temple [construit en 515 av. J.-C., il a été détruit en 70]. La vue vers le sud est à couper le souffle. On découvre aussi la tour de l’église de la Visitation, ainsi que l’église orthodoxe russe, dont la construction, qui a débuté en 1905 et a été interrompue pendant près d’un siècle, vient seulement d’être terminée.
 En sortant du couvent vers la droite et en reprenant la rue principale, on peut bifurquer vers la source d’Ein Kerem. Selon la tradition chrétienne, c’est ici que Marie, mère de Jésus, aurait rencontré sa cousine Elisabeth alors qu’elles étaient toutes deux enceintes. On apprend ainsi incidemment que Jean-Baptiste et Jésus avaient le même âge. En continuant vers le sud, on grimpe vers l’impressionnante église de la Visitation. Si vous demandez l’autorisation d’accéder au clocher et que vous avez de la chance, ne ratez pas les peintures spectaculaires décorant les murs ; sur l’un d’eux, une mosaïque porte une prière du Nouveau Testament traduite en plus de quarante langues. Depuis là-haut, vous pourrez jouir d’un panorama splendide, avec une vue imprenable sur la vallée du Sorek, de sa source jusqu’à son embouchure, à Palmahim [au sud de Tel-Aviv ; selon la tradition juive, le Sorek séparait les Hébreux et les Philistins].
La visite est maintenant terminée. Il n’y a plus qu’à retourner vers le centre du village, où la balade a commencé. Jusqu’en 1948, Ein Kerem fut un village arabe. Pendant la guerre d’Indépendance [1948], les habitants arabes de ce faubourg de Jérusalem abandonnèrent leurs foyers. Certains traversèrent le Jourdain, tandis que la plupart trouvèrent refuge à Bethléem. Une légende tenace parmi les nouveaux habitants [juifs] affirme que certains des anciens habitants arabes auraient caché leur or dans les murs de leur maison et n’auraient pu l’emporter avec eux tant leur fuite fut précipitée.
Légende ou pas, en 1950, M. Marciano achetait une épicerie rue Maayan [rue de la Source]. Il riait des histoires racontées par les quelques personnes âgées restées après la guerre, qui affirmaient que le trésor de son prédécesseur, le Dr Joachim (qui avait fui en 1948), était caché dans les murs.
Lorsque, dans la première moitié des années 1950, la Direction des travaux publics entama le chantier d’élargissement de la rue principale, les ouvriers trouvèrent deux sacs remplis d’or dans un des murets détruits par les pelleteuses. Inutile de dire que le propriétaire, qui était parti s’installer en Jordanie, fut abasourdi d’apprendre la découverte de ce trésor. La rumeur veut qu’il ait ensuite perdu la raison. Quelque temps plus tard, des Arabes qui avaient jadis vécu à Ein Kerem pénétrèrent dans l’épicerie, détruisirent un mur encore intact et s’emparèrent du trésor que leur famille avait elle aussi caché là. Rak b’Yrushalaïm ! [Ça n’arrive qu’à Jérusalem !]

Mais terminons par une petite histoire d’amour. Dans les années 1930, la ville de Jérusalem se passionna pour une histoire d’amour qui avait pour théâtre les ruelles d’Ein Kerem. Les protagonistes étaient – comment aurait-il pu en être autrement ? – un Arabe chrétien d’Ein Kerem, Jabra, et une juive de Mahané Yehuda [quartier populaire de Jérusalem-Ouest], Allegra. Inutile de vous faire un dessin sur l’opposition des deux familles à cette idylle. Mais l’amour eut le dernier mot, et les amoureux se marièrent. Comme dans un film turc, le père d’Allegra répudia sa fille et observa la shiv’a [deuil de sept jours], tandis que Jabra fut interdit de séjour à Ein Kerem. Allegra se convertit par la suite au christianisme et se consacra à l’éducation et à la charité. Jabra, quant à lui, fit carrière dans le commerce et devint le principal fournisseur de viande de l’armée britannique. En définitive, les deux amoureux revinrent à Ein Kerem et vécurent dans une maison, que l’on surnomme depuis lors en arabe et en hébreu “la maison de la juive”.

 

Réguev et Goldwasser seraient en Iran

                                    Réguev et Goldwasser seraient en Iran

Article paru dans "Aroutz7", le 16/10/07

Les deux soldats de Tsahal, Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev, enlevés au début de la deuxième guerre du Liban par des terroristes du Hezbollah chiite libanais, auraient été transférés par une unité spéciale des Gardes révolutionnaires iraniennes du Liban en Iran. C’est ce qu’a indiqué dimanche le journal arabe al-Sharq al-Awsat, publié à Londres. Le journal n’a pas précisé quand les soldats avaient été transférés.
 
Le journal indique qu’au début de la deuxième guerre du Liban, une délégation de neuf officiers supérieurs des Gardes de la révolution s’est rendue d’Iran au Liban. Pendant la guerre, ils ont supervisé les opérations du Hezbollah depuis des centres spéciaux souterrains, dans le secteur oriental du Liban et dans un secteur proche de Baalbek. Réguev et Goldwasser auraient été transférés sous la supervision directe du vice ministre iranien de l’Intérieur Qassam Soleimani, un colonel des Gardes révolutionnaires.
 
Une source du quartier général du leader spirituel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Hossaini Khamenei, a indiqué au journal que la libération prochaine d’un prisonnier iranien, détenu en Allemagne ,pourrait être liée à un éventuel accord autour des otages. La source affirme que, dans le cadre de l’accord irano allemand, l’Allemagne libérera en décembre l’agent secret iranien, Kazem Darabi, condamné à 20 ans de prison pour l'assassinat de quatre opposants kurdes à Berlin en 1992. En échange, les restes des soldats israéliens seraient restitués à Israël. D’après un accord passé en 2004 entre Israël, le Hezbollah et l'Allemagne, Darabi devait à l’origine être libéré en échange d’informations sur Ron Arad.
 
La semaine dernière, un officiel français a confié au journal arabe al-Hayat, publié à Londres, qu’Israël était convaincu que les soldats n’étaient plus en vie et que c’était la raison pour laquelle le Hezbollah refusait de permettre à la Croix Rouge de rendre visite aux otages.

Jérusalem en pleine expansion immobilière

                              Jérusalem en pleine expansion immobilière

Article paru dans "Aroutz7"

Le 16/10/07, L’importance de la Ville Sainte est établie. Mais sur le plan immobilier, Jérusalem devient, peu à peu, la ville d’Israël concentrant le plus de projets de construction de bâtiments. L’homme d’affaires israélien Lev Lévaïev projette la mise en place d’un programme ambitieux : 5 projets immobiliers correspondant à 900 nouveaux logements.

D’ici cinq ans, le milliardaire Lev Lévaïev envisage de lancer cinq projets immobiliers. La société Africa Israël est actuellement en pourparlers avec lui afin de participer à deux de ces projets, sur la base de 150 logements.
On assiste à une expansion en matière de travaux effectués à Jérusalem. La société a débuté il y a quelques jours, un projet appelé Hatser Anéviïm, au centre ville, situé au niveau des rues Anéviim-Mounbaz et Eléni Amalka. A cet endroit, se construit en ce moment un bâtiment imposant de neuf étages, pour 100 appartements. Africa Israël effectue ces travaux en collaboration avec la société Schenfeld. Du côté de la rue Arav Kook, un autre projet de 130 appartements, prévus à la vente, se met en place.
Pour la population orthodoxe, la société prévoit la construction de 160 logements dans le quartier Romema, autour de la salle d’événements Aahouza. Un autre quartier fermé, avec 130 appartements, sera élaboré, au niveau de la rue Ehad Aam, à la frontière de Réhavia.

"Nous ne construisons pas seulement pour les gens de l’extérieur", précise le directeur d’Africa Israël, Yoram Keren. "Dans le quartier de Arnona, en partenariat avec la société Ramgor (33%), un autre projet de 400 logements est destiné à la population locale. Un appartement de quatre pièces par exemple coûtera 400 000 dollars". A propos de l’investissement de sa société sur la ville sainte, il ajoute : " Jérusalem qui est la capitale d’Israël, va devenir la ville qui concentre le plus d’activités immobilières du pays. En proportion gigantesque. Selon nous, l’investissement national public pour le centre de Jérusalem s’élève à un milliard de shekels. De plus, l’ambition municipale de rénover les sites et bâtiments historiques de la ville, ainsi que le projet d’un tramway, augmentent sa valeur immobilière".
Sur ce plan-là également, Jérusalem sera particulièrement … chère.

Raid israélien en Syrie: la thèse du réacteur nucléaire se renforce

           Raid israélien en Syrie: la thèse du réacteur nucléaire se renforce

WASHINGTON, le 16/10/07 - La thèse de la destruction d'un réacteur nucléaire en Syrie lors d'un raid israélien en septembre semble renforcée par les rares informations qui filtrent sur l'opération alors qu'Israël et son allié américain font preuve de la plus grande discrétion.
La presse, essentiellement américaine et britannique, distille depuis la date de ce raid, le 6 septembre, les hypothèses sur la nature de la cible, mais aussi sur le rôle de la Corée du Nord dans l'affaire, sur le message qu'a voulu envoyer Israël et sur le degré d'implication des Etats-Unis.

Le New York Times, citant des responsables américains et étrangers ayant eu accès à des rapports des services secrets, affirme dimanche que le raid visait un site soupçonné d'abriter un réacteur nucléaire en cours de construction, sur le modèle d'une centrale nord-coréenne.

"Nous ne commentons pas les révélations de la presse", a aussitôt réagi la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, depuis Tel Aviv où elle se trouvait dans le cadre d'une série de rencontres avec des responsables israéliens et palestiniens.

La Maison Blanche, par la voix d'un de ses porte-parole, Tony Fratto, a également refusé de commenter ces informations, dimanche.

Elle avait déjà indiqué fin septembre qu'une consigne de mutisme absolu avait été passée sur le sujet, refusant alors de dire si oui ou non, comme l'affirmait alors le Washington Post, Israël avait partagé avec le président Bush des renseignements selon lesquels du personnel nord-coréen se trouvait en Syrie.

Des révélations sur une éventuelle coopération entre Syrie et Corée du Nord auraient en effet risqué de mettre en péril les efforts américains pour le désarmement nucléaire du régime de Pyongyang.

Dimanche, le sénateur républicain et prétendant à la Maison Blanche John McCain a estimé sur la chaîne de télévision CBS que ces nouvelles révélations soulevaient la question du degré de confiance que les Etats-Unis pouvaient accorder à la Corée du Nord.

Le New York Times affirme par ailleurs que l'administration Bush, informée du projet israélien de frapper cette installation nucléaire, était partagée, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice ainsi que son homologue de la défense Robert Gates se montrant particulièrement réticents, craignant les retombées d'une frappe préventive en l'absence de menace immédiate.

Les sources citées par le quotidien indiquent en effet que le site était dans un état beaucoup moins avancé que le réacteur d'Osirak détruit par Israël en 1981 en Irak, mais qu'Israël a voulu montrer sa détermination à désamorcer tout projet nucléaire dans un pays voisin.

En l'absence de toute explication de la part de l'Etat hébreu sur l'objectif de ce raid, reconnu seulement près d'un mois plus tard par la radio militaire israélienne, il avait d'abord été analysé comme une mise en garde à Damas de ne pas réarmer la milice chiite libanaise du Hezbollah, ou encore comme un message adressé indirectement à l'Iran.

La thèse de la destruction d'installations nucléaires avait en tout cas été très vite avancée dans la presse, sans que soient éclaircis le rôle de la Corée du Nord et le type d'activités nucléaires visées.

Certaines sources indiquaient même que les frappes israéliennes ne visaient pas un site dédié au nucléaire mais à des missiles.

Un reporter israélien s'était rendu dans la zone du raid, affirmant que sa cible était une station de recherche sur les zones arides, tandis que le président syrien, Bachar el-Assad affirmait qu'il avait frappé "un bâtiment militaire désaffecté".