Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Yasmin LEVY : « Mano Suave »

                                          Yasmin LEVY : « Mano Suave »

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CD World Village / harmonia mundi – Sortie 9 novembre 2007

 - INVITES -
Natacha Atlas pour “Mano Suave”
Amir Shahsar pour  “Odecha”



Yasmin LEVY (Biographie)

Yasmin Levy est née à Jérusalem le 23 décembre 1975 dans le Baka, un vieux quartier de la ville qui symbolise tout un pan d’histoire.
Son premier album, intitulé « Romance and Yasmin » et chanté en ladino, date de 2004. Il est très influencé par le travail de son père, Yitzhak Levy, qui consacra sa vie à la préservation de la culture judéo espagnole, et plus particulièrement à tous ces chants transmis de génération en génération depuis plus de cinq cents ans… Né en Turquie, Yitzhak Levy était parti vivre très tôt en Palestine avec sa famille. Puis, devenu chanteur et compositeur, il avait décidé de vivre dans le tout jeune état d’Israël. Là, au sein de la radio nationale israélienne, il avait pris la tête d’un service consacré au ladino, cette langue proche du castillan et parlée par les Juifs espagnols expulsés d’Espagne qui se réfugièrent en Afrique du Nord. Aujourd’hui, bien qu’un petit nombre de gens le parlent, il existe un nouvel intérêt pour cette langue en voie d’extinction.
Si Yasmin a malheureusement perdu son père alors qu’elle était encore enfant, elle a toujours grandi avec son héritage de sa passion pour les « romances », ces ballades qui sont à la base des poèmes narratifs et dramatiques. Sa mère, chanteuse elle aussi, lui a également beaucoup appris. Et si Yasmin commence son apprentissage musical par le piano, c’est vers vingt ans qu’elle commence à chanter de façon assidue et dans un but professionnel. La première fois qu’elle chante en public, c’est justement lors d’un concert donné par sa mère… Plusieurs autres spectacles en Israël suivront, mais c’est véritablement en 2002 qu’elle se fait remarquer au Womex et qu’elle commence une carrière internationale.
Avec son second album « La Juderia », Yasmin Levy combine les deux cultures ladino et flamenco, tout en les mêlant à des influences du Moyen-Orient. Elle y voit un moyen de « ramener le ladino en Andalousie et de le mêler au flamenco, ce style qui porte en lui le souvenir musical du vieux monde maure et judéo-espagnol, avec les sonorités du monde arabe ». D’une certaine façon, il s’agit d’une « réconcilation musicale » historique.
« Mano Suave », son troisième album qui paraît sur World Village, le label maison d’Harmonia Mundi, continue sur la route du ladino, avec encore plus de maturité et d’expérience personnelle. Co-produit par Lucy Duran et Jerry Boys, l’enregistrement a été réalisé en février 2007 dans les studios Livingston de Londres. Entourée de musiciens hors pair qui sont originaires d’Iran, d’Arménie, de Grèce, du Paraguay, de Turquie,  d’Espagne et bien sûr d’Israël, Yasmin Levy a également souhaité accueillir la chanteuse Natacha Atlas sur un titre phare de son album, l’éclatant « Mano Suave».
 
Le Barbican à Londres, La Villette à Paris, le Womad… Depuis trois ans, Yasmin Levy remplit de nombreuses salles et festivals partout en Europe, et elle a été nominée plusieurs fois aux BBC World Music Awards. « The Guardian » affirme qu’ « elle sera certainement la prochaine star de la world music ».
 

La famille et les racines géographiques et culturelles sont essentielles pour Yasmin qui vit toujours aujourd’hui dans l’appartement de Jérusalem où ses parents ont emménagé alors qu’ils étaient jeunes mariés. Elle jongle entre ses obligations familiales et professionnelles et son mari, Isahy, travaille et voyage avec elle, jouant du derbouka dans son groupe tout en s’occupant d’organiser la logistique des tournées. Dès qu’elle a du temps libre, elle retourne à Jérusalem près des siens.
 
En mars 2006, Yasmin Levy a reçu un prix de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour sa participation active au dialogue interculturel,  pour son travail avec des musiciens provenant de trois cultures différentes, sans oublier son lien très fort avec l’histoire de l’Espagne. Cette récompense reflète ses espoirs dans le futur, tels qu’ils sont traduits sur le plan artistique dans « Mano Suave », tant par sa musique que par ses textes.  Sur un plan plus général, Yasmin Levy souhaite « que les hommes aient plus de compassion les uns envers les autres et apprennent à vivre en harmonie ».
Yasmin Levy a suivi les traces de son père. Par son chant, sa voix, et sa conscience spirituelle, elle a développé une capacité extraordinaire à exprimer et à transmettre les émotions et l’histoire de sa culture. Elle est devenue à son tour une ambassadrice du ladino.
 
 « Son chant est scotchant, perché assez haut, d’une grande puissance, infatigable, il est remarquablement expressif, dans ses accents mélancoliques, comme dans ses déchirures… Compositions personnelles, reprises, airs traditionnels, Yasmin Levy s’approprie tous ces vocabulaires avec détermination et sensibilité »  Ouest-France
 
« Cette belle chanteuse israélienne s’est déjà taillé une réputation enviable, grâce à une voix de soprano vibrante, alliant puissance et nuance, au service d’un répertoire méconnu : le ladino… Un disque d’une sauvage beauté » Chorus
 
- Dates de concert

14 novembre Espace Malraux - Joue-les-Tours
15 novembre Espace Aragon - Rouen
17 novembre  Théâtre Municipal - Roanne
19 novembre Théâtre de l’Atelier - Paris
24 novembre  Maison de la Culture - Amiens
27 novembre  Théâtre du Palais Beaumont - Pau
29 novembre  Casino - Lavelanet

RAPPEL DISCOGRAPHIE
Connecting Cultures / harmonia mundi
La Juderia (2005)
Romance & Yasmin  (2004)

 

 

"De Superman au Chat du rabbin", la culture juive dans la bande-dessinée

  "De Superman au Chat du rabbin", la culture juive dans la bande-dessinée

PARIS , le 17/10/07 - De Superman, super-héros créé dans les années 1930 aux Etats-Unis, au tout jeune "Chat du rabbin" du Français Joann Sfar, une exposition retrace près d'un siècle de culture juive dans la bande-dessinée, jusqu'au 27 janvier au Musée d'art et d'histoire du judaïsme de Paris.

L'exposition, qui rassemble quelque 230 dessins ou planches originales, débute en 1900-1910 à New-York, où les artistes juifs décrivent la condition des immigrants confrontés à "la métropole dévorante".

Suivent les super-héros de l'entre-deux-guerres, qui voit naître Superman (1938) de l'imagination de Jerry Siegel, fils d'immigrants juifs venus de Lituanie, et Joe Shuster, dont les parents venaient d'Ukraine et des Pays-Bas.

Héros résolument "non-aryen", malgré son physique body-buildé, Superman est, selon un dessinateur de l'époque, "le fantasme ultime de l'assimilation" et s'en prend aux nazis par BD interposées. Hitler finit ainsi (avec Staline) devant un tribunal international pour répondre de ses crimes dans un comic-strip publié avant l'entrée en guerre des Etats-Unis.

"De Superman au Chat du rabbin" fait une large place aux pionniers du comic book, les magazines de BD américains des années 1940-50, dans lesquels nombre de dessinateurs européens ont alors appris le métier. A voir notamment, des dessins originaux de Will Eisner, qui raconte la vie de la communauté du Bronx ou de Brooklyn dans ses "comics" et plus tard ses romans graphiques.

Après la seconde guerre mondiale, les verrous sautent et les auteurs américains se lancent dans la contestation. C'est le grand défouloir des années "Mad", le magazine loufoque créé en 1952 par Harvey Kurtzman.

Robert Crumb accompagne ensuite le mouvement pour les droits civiques et la libération sexuelle aux Etats-Unis, avec son "Fritz le cat" (1968), et ses "Horribles obsessions" de 1972.

Mémoire juive toujours avec Art Spiegleman, qui publie en 1985 "Maus", qui raconte l'histoire de son père rescapé des camps de la mort.

L'exposition rappelle aussi les apports des Européens à la "diaspora des bulles" comme les Italiens Hugo Pratt, qui truffe ses récits d'allusion au judaïsme, et Vittorio Giardino, dont le héros est un juif français dans les années qui précèdent la seconde guerre mondiale.

Proche-Orient: Condoleezza Rice à la Basilique de la Nativité à Bethléem

  Proche-Orient: Condoleezza Rice à la Basilique de la Nativité à Bethléem

JERUSALEM, le 17/10/07 - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice en tournée dans la région, s'est recueillie mercredi dans la Basilique de la Nativité à Bethléem, la ville natale du Christ en Cisjordanie.

Mme Rice, vêtue d'un tailleur vert pâle, a commencé sa visite dans la Basilique par la partie réservée aux Grecs-orthodoxes et devait ensuite se rendre dans la partie arménienne puis catholique, selon son entourage.

Il s'agit de la première visite à Bethléem, au sud de Jérusalem, d'un chef de la diplomatie américaine depuis celle effectuée par Madeleine Albright en 1999. Des mesures de sécurité draconiennes ont été imposées autour de la Basilique et sur le chemin emprunté par le convoi de Mme Rice pour y arriver.

Mme Rice, dont le père et le grand-père étaient des pasteurs presbytériens, est très religieuse. Elle a indiqué lundi se réjouir de pouvoir se recueillir sur le site présumé de la naissance du Christ. "Je pense que cela va représenter une grosse émotion pour moi (...) Je commence à connaître cette route de Ramallah par coeur, et cela me donne l'occasion d'aller dans une autre partie des Territoires (palestiniens), et de rencontrer la société civile", a-t-elle déclaré.

Alors qu'elle visitait la Basilique, des dizaines de Palestiniennes, mères de prisonniers détenus en Israël, se sont rassemblées à l'extérieur pour exiger leur libération.

Outre la visite dans l'église, Mme Rice doit rencontrer à Bethléem des membres du gouvernement palestinien et des hommes d'affaires.

Elle se rendra ensuite à Ramallah pour une nouvelle rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas avant un entretien à Jérusalem avec son homologue israélienne Tzipi Livni puis un dîner de travail avec le Premier ministre Ehud Olmert.

La visite de Mme Rice, sa septième dans la région depuis le début de l'année, est axée sur les préparatifs d'une réunion très attendue sur le Proche-Orient que les Etats-Unis vont accueillir avant la fin de l'année. Elle s'est lancée cette semaine dans un travail de persuasion tous azimuts avant la réunion internationale de paix prévue en fin novembre aux Etats-Unis, multipliant les entretiens avec Palestiniens et Israéliens.

Depuis son arrivée en Israël dimanche, Mme Rice a rencontré les dirigeants de tous les principaux partis politiques israéliens, des Travaillistes aux ultra-orthodoxes du Shass en passant par le parti d'extrême droite Israël Beiténou, mais aussi des chefs d'entreprises, des groupes religieux et des militants.

Normalement, nous venons et n'avons que des rencontres officielles", a précisé à quelques journalistes ce haut responsable qui a requis l'anonymat. Mme Rice, dont la marge de manoeuvre sur le terrain est sévèrement limitée par les contraintes de sécurité, se plaignait depuis plusieurs mois que ses tournées au Proche-Orient la tenaient éloignée de ce qu'elle aime à appeler "la société civile", a-t-il expliqué.

"Nous devons communiquer. Nous devons écouter aussi. Nous voulons que les gens comprennent que nous pouvons démystifier certains mythes et que nous devons aussi être réceptifs à leurs signaux", a poursuivi ce responsable, tout en reconnaissant que l'opinion publique arabe était généralement "sceptique" sur les chances de succès de la réunion internationale de l'automne.

Mardi au Caire, Mme Rice a cependant réussi à convaincre le gouvernement égyptien. "Elle nous a aidés aujourd'hui à comprendre la position américaine et a beaucoup éclairé les efforts américains entre la partie israélienne et la partie palestinienne", a déclaré le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit.

La délégation américaine s'est aussitôt réjouie de ce premier succès: "Nous avons fait des progrès ici, cela ne fait pas de doute", s'est ainsi félicité le haut responsable américain. Washington tenait au soutien de l'Egypte "parce que sans lui, on n'aura jamais celui du reste du monde arabe", a-t-il ajouté.

La Syrie admet qu'Israël a attaqué une installation nucléaire

                 La Syrie admet qu'Israël a attaqué une installation nucléaire

Article paru dans "Aroutz7", le 17/10/07

Le mystère qui entourait l'opération de l'armée de l'Air israélienne en Syrie semble se dissiper peu à peu. Au départ, les autorités israéliennes elles-mêmes avaient refusé de commenter l'action de Tsahal et le public avait dû se contenter des informations publiées par la presse étrangère.

Par la suite, Israël avait levé la censure sur cette affaire et avait reconnu que Tsahal était intervenu contre une installation nucléaire en Syrie, dont le développement était assuré par l'Iran et la Corée du Nord. Aucun détail sur l'opération n'avait toutefois été fourni par les services de sécurité israéliens. De leur côté, les Syriens s'obstinaient à nier l'évidence et à affirmer que le site visé n'avait aucune importance stratégique.

Mais Damas semble à présent changer de tactique en admettant enfin qu'Israël a attaqué un réacteur nucléaire sur son territoire. Le délégué syrien qui a participé cette semaine aux débats de la commission du désarmement de l'Onu l'a reconnu publiquement, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une installation agricole comme les autorités de son pays le prétendaient au départ.

Des délégués israéliens, qui étaient présents lors des débats, ont entendu ces déclarations. Myriam Ziv, sous directrice du ministère des Affaires étrangères chargée des questions stratégiques, qui conduisait la délégation, en a immédiatement fait part au gouvernement. Elle a précisé que le porte-parole syrien avait fait ces révélations lorsqu'il avait réagi aux critiques israéliennes sur l'infiltration d'armements entre la Syrie et le Liban. Il a d'ailleurs qualifié ces accusations de ''stupides".
 
Et pourtant, selon des sources israéliennes, le chef du gouvernement libanais lui-même, Fouad Siniora, aurait adressé une lettre au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon pour dénoncer l'attitude de la Syrie qui introduisait des combattants et des armes au Liban.

Israël reçoit des documents de Ron Arad : précisions

                         Israël reçoit des documents de Ron Arad : précisions

Article paru dans "Aroutz7", le 17/10/07

Le journal libanais Al Ahbar révèle aujourd’hui mardi que dans le cadre de la restitution (hier lundi) du corps d’un citoyen israélien mort noyé, contre ceux de deux terroristes du Hezbollah (ainsi qu’un prisonnier atteint de maladie mentale), Israël s’est également vu restituer des documents manuscrits de Ron Arad, écrits après son enlèvement.

Dans son édition de ce matin, le journal libanais Al Ahbar établit un lien entre les informations fournies sur le soldat israélien Ron Arad et la libération des prisonniers libanais et iraniens, détenus en Allemagne, tous deux impliqués dans l’enlèvement de Ron Arad. Israël tente toujours de faire pression sur l’Allemagne afin d’empêcher cette libération. Israël entend, en effet, subordonner cette libération à celle des deux soldats israéliens toujours retenus, Eldad Réguev et Ehoud Goldwasser, depuis le 12 juillet dernier.

Le journal libanais explique que les négociations sont pour le moment au point mort à cause de la question de Ron Arad. Il existerait un engagement de l’Allemagne et d’autres pays européens à ne pas libérer de prisonniers libanais ou d’autres détenus arabes avant que le Hezbollah ne donne d’information valable sur Ron Arad. Le journal précise que ce changement sur la question intervient justement au moment ou le gouvernement allemand effectue des efforts quant à la libération de l’israélien à la citoyenneté allemande Daniel Sharon, libéré la semaine dernière, après trois semaines d’incarcération au Liban. Toujours selon cette enquête du journal, l’Allemagne aurait également demandé au Hezbollah sa coopération afin d’aider à trouver des "solutions rapides", afin que l’échange des corps, effectué hier (lundi) entre le Hezbollah et Israël, soit une première étape dans la recherche d’informations concernant Ron Arad.

Sur la question – mais est-ce simplement un effet d’annonce le jour d’anniversaire des 21 ans de sa captivité ? – le Hezbollah aurait "promis" à un émissaire allemand de faire de nouveaux pas. Ces nouveaux pas ont commencé par la restitution de documents écrits par Ron Arad. Le journal précise toutefois qu’Israël va effectuer une enquête sur la nature réelle de ces documents. En attendant, les proches familiaux de Ron Arad, son frère Chen et sa fille Youval, se sont envolés hier lundi pour Berlin, où ils tenteront eux aussi d’empêcher la libération prévue, en rencontrant notamment des responsables iraniens. Mais tout porte à croire que cette initiative aboutira à un échec puisque la Chancelière allemande, Angéla Merkel, a déjà signifié au Premier ministre israélien sa volonté de laisser la situation en l’état.
Quoiqu’il en soit, se joue actuellement un jeu décisif dans lequel on ne sait jusqu’à quel point les mensonges sont avérés, ni dans quelle mesure on peut encore garder un espoir.

Le corps d’un Israélien rendu par le Hezbollah

                               Le corps d’un Israélien rendu par le Hezbollah

Article paru dans "Aroutz7", le 17/10/07

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Premier échange entre le Hezbollah et Israël depuis la deuxième guerre du Liban. L’organisation terroriste a rendu lundi 15 octobre à Israël le corps de Gabriel Dewit, citoyen israélien originaire de Beer Sheva qui s’est noyé il y a deux ans et demi et dont le corps a dérivé vers les côtes du Liban, récupéré par des pêcheurs libanais et donné au Hezbollah. En échange du corps de Dewit, Israël a donné Hassan Naïm Akil, prisonnier atteint d’une maladie mentale depuis son incarcération en Israël et les corps de deux terroristes du Hezbollah, Ali Wizwaz et Mouhamad Damsika.

L’échange s’est déroulé au poste frontière de Rosh Hanikra. La famille de Dewit n'était pas au courant qu'il s'était noyé et le recherchait depuis deux ans et demi. Aujourd'hui lundi 15 octobre, on leur a annoncé que le corps de Gabriel revenait du Liban, a raconté sa soeur.

Selon des officiels de la sécurité israéliens, il s’agit d’une mesure destinée à instaurer la confiance entre les partis et améliorer leurs relations en vue d’échange de prisonniers dans le futur.

Au poste frontière de Rosh Hanikra se sont rendus les représentants de l’ONU, de la Croix Rouge, de Tsahal, de la police, des démineurs, des membres du laboratoire d’identification des corps et du rabbinat militaire.

Tsahal a fermé toute la zone de la frontière aux civils et aux média, les sites touristiques proches ont été fermés au public pendant qu’au poste frontière se faisait l’échange des corps. Tout le processus a duré 3 heures au termes desquelles le corps de Dewit a été transféré en Israël. L’armée a gardé le secret, mais autour de la zone se trouvaient des touristes et des civils curieux.

Selon Ynet, l’échange a été organisé ces deux derniers mois par le préposé aux échanges de prisonniers au bureau du Premier ministre, Ofer Dekel. Des médiateurs allemands étaient aussi mêlés à ce processus.

L’échange a été approuvé par les vice Premier ministre et ministres concernés, les autres membres du gouvernement n’ont pas été mis au courant.
Selon Ynet, Israël aurait reçu des renseignements sur l’état des deux soldats enlevés par le Hezbollah, Eldad Réguev et Ehoud Goldwasser au cours de l’échange de prisonniers qui a eu lieu aujourd’hui 15 octobre. Selon des sources libanaises, des informations auraient aussi été données à propos du navigateur Ron Arad enlevé par l’oragnisation terroriste libanaise Amal en 1986. Le bureau du Premier ministre a déclaré que les renseignements seront vérifiés.
Un long cortège du Hezbollah accompagné d’une ambulance où se trouvait le corps de Dewit s’est rendu dans la ville de Nekora, à la frontière entre le Liban et Israël afin de procéder à l’échange.

Ces derniers mois, Israël et le Hezbollah négocient la libération des deux soldats israéliens enlevés, Eldad Réguev et Ehoud Goldwasser. Les pourparlers se déroulent avec la coopération de l’ONU et par l’intermédiaire d’un officier allemand. Les désaccords avec le Hezbollah touchent surtout aux stades de l’échange. Le Hezbollah veut un échange en deux stades où Israël paierait le prix fort et libèrerait un nombre important de terroristes en échange de renseignements sur l’état des deux soldats enlevés. Israël exige qu’il y ait un échange au cours duquel des prisonniers seront libérés en échange des soldats enlevés par le Hezbollah, Eldad Réguev et Ehoud Goldwasser.

Le père du soldat enlevé Ehoud Goldwasser, Shlomo, a déclaré à Haaretz que la famille est au courant des développements mais a précisé que « ces échanges ne sont pas directement liés à son fils et au deuxième soldat enlevé Eldad Réguev ».

Un soldat tué dans des affrontements violents à Gaza

                       Un soldat tué dans des affrontements violents à Gaza

Article paru dans "Aroutz7", le 17/10/07

Un soldat a été tué dans les affrontements violents qui ont lieu, depuis la nuit dernière (entre mardi et mercredi), dans le sud de la bande de Gaza entre Tsahal et des terroristes palestiniens. Des unités de Golani et de blindés ont pénétré dans la région de Khan Younès pour y rechercher des infrastructures de combat et capturer des terroristes. Au cours de l'opération, un missile antichar a été tiré sur les forces de sécurité israéliennes qui ont riposté immédiatement, tuant au moins un de leurs agresseurs.

Le soldat a été grièvement atteint au moment où il sillonnait les ruelles d'un village, à la recherche de terroristes. Il a été évacué par hélicoptère, dans un état critique, vers l'hôpital Soroka de Beershéva mais il a malheureusement succombé en route à ses blessures.
Selon des sources palestiniennes, les échanges de tirs se poursuivraient dans la région d'Al Farahin, dans le centre de la bande de Gaza. Elles ont en outre indiqué que depuis le début de la matinée, un terroriste du Hamas avait été tué et trois autres blessés.

Toujours selon cette source, plusieurs organisations "armées palestiniennes''  dont le Hamas, le Djihad islamique et le FDLP, ont tiré des obus en direction des forces israéliennes. Ces dernières, de leur côté, ont pris position sur des terrains agricoles et dans plusieurs habitations et ont arrêté des suspects.
Vu l'emplacement des affrontements, Tsahal pense que la résistance des Palestiniens sera sérieuse et risque de se prolonger.
 
Cela fait plusieurs mois que Tsahal opère dans toute la bande de Gaza afin d'empêcher les organisations de perpétrer des attentats. Dans ce cadre, les forces de sécurité ont procédé à un certain nombre d'éliminations ciblées.
Un haut responsable militaire a souligné, ce mercredi matin, l'importance de ces combats. Il a expliqué que ''les organisations terroristes tentaient d'empêcher Tsahal de surveiller la clôture entourant la bande de Gaza afin de pouvoir la faire franchir par des terroristes chargés de perpétrer des attentats à l'intérieur d'Israël". Et d'expliquer: ''Notre rôle consiste à déjouer leur plan et nous l'accomplissons en réalisant des opérations quotidiennes complexes qui comportent souvent des dangers".

Un milliard et demi de shekels pour les personnes âgées

                       Un milliard et demi de shekels pour les personnes âgées

Article paru dans "Aroutz7", le 17/10/07

Cela fait des mois que des personnes âgées et parmi elles, des rescapés de la Shoah, se battent pour obtenir des subventions respectables leur permettant de subsister dans la dignité sans devoir avoir recours à la charité publique. On se souvient des nombreux mouvements de protestation, notamment pendant le Yom Hashoah, où des jeunes s'étaient joints à leurs aînés pour réclamer un traitement décent pour ces personnes du Troisième âge se trouvant trop souvent dans une situation financière difficile.  
 
Les protestataires semblent avoir remporté une première victoire, comme en témoignent les mesures prises cette semaine par le gouvernement. En effet, le Premier ministre a annoncé lundi matin, lors d'une conférence de presse qu'il a tenue dans ses bureaux, qu'un milliard et demi de shekels seraient ajoutés au budget réservé aux personnes âgées qui bénéficient d'une aide des Assurances sociales (le Bitouah Leoumi) ou sont considérées comme extrêmement indigentes ainsi qu'aux rescapés de la Shoah au second degré. Cette somme s'ajoute à celle déjà accordée aux survivants touchés de façon directe.   
 
Olmert était accompagné de son ministre des Finances Roni Bar On, du ministre des Retraités, Raphy Eitan et du représentant des rescapés. Bar On a admis que l'accord n'était pas idéal mais il a ajouté que c'était le maximum que le gouvernement pouvait faire dans la conjoncture actuelle.
 
D'après ce nouveau programme, un milliard de shekels sera attribué, à titre de supplément, à plus de 725 000  personnes touchant une allocation vieillesse et les 500 millions restants seront octroyés aux personnes du 3e âge dont la situation financière est extrêmement précaire.   
 
Olmert, satisfait de ces nouvelles mesures, a déclaré: ''Nous venons d'entreprendre une démarche importante, qui adoucira la vie des rescapés. Je suis fier de pouvoir dire que le gouvernement a pris en main le dossier. Aucun gouvernement ne l'a fait avant nous". 

Une ONG israélienne dénonce le chantage sur les malades de Gaza

         Une ONG israélienne dénonce le chantage sur les malades de Gaza

Article paru dans "Le Figaro", le 17/10/07

Depuis qu'Israël a déclaré Gaza « entité hostile », il y a un mois, même les malades dont la survie dépend d'un traitement à l'extérieur n'ont plus le droit de quitter Gaza.
S'ils veulent être soignés en Israël, les Gaziotes doivent collaborer avec les forces de sécurité.
 
LES GAZIOTES n'en finissent pas de payer le prix du coup de force du Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza le 15 juin dernier. Depuis quatre mois, ils sont soumis à un blocus économique, qui a provoqué leur ruine. Un million et demi de Palestiniens sont hermétiquement enfermés dans cette bande sablonneuse longue de 41 kilomètres sur 12 de large, où ils survivent grâce à l'aide internationale. Et depuis qu'Israël a déclaré Gaza « entité hostile », il y a un mois, même les malades dont la survie dépend d'un traitement à l'extérieur n'ont plus le droit de quitter Gaza.
 
Selon l'ONG israélienne PHR (Physicians for Human Rights), le gouvernement israélien a progressivement durci les conditions de délivrance de permis de sortie pour les malades nécessitant des traitements qui ne sont pas disponibles dans la bande de Gaza. Les rares « privilégiés » qui parviennent à obtenir le précieux sésame n'ont pas la garantie de pouvoir sortir pour bénéficier de leurs traitements. Les patients sont retenus au point de passage d'Erez pendant plusieurs heures. Ensuite, ils sont appelés par le « capitaine », le coordinateur du Shin Bet (service de renseignement intérieur) chargé de recruter des agents.
 
Le « capitaine » leur demande des noms de militants armés et des renseignements concernant les diverses milices de la bande de Gaza. Ceux qui refusent de se soumettre aux questions ou de collaborer avec Israël sont refoulés vers la bande de Gaza sous le prétexte qu'ils représentent une « menace à la sécurité » d'Israël. « Prends des jumelles, Israël est encore loin », s'est vu conseiller, après son refus de collaborer, un malade risquant de devenir aveugle s'il ne subit pas une opération de la rétine.
 
Tirs de roquettes quotidiens
 
La collaboration avec Israël est passible de la peine de mort dans les Territoires palestiniens. « Les patients craignent pour leur santé et sont prêts à tout pour quitter Gaza afin de pouvoir suivre un traitement. Mais ils ont peur de coopérer avec Israël », explique le Dr Ran Yaron.
 
PHR s'est saisi du cas de six patients souffrant de cancer, d'une hépatite, ou nécessitant une opération cardiaque urgente, et dont les jours sont comptés. « Un patient en oncologie ou une jeune fille âgée de 16 ans avec une malformation cardiaque congénitale... ce sont des cas urgents, s'indigne Dr Danny Filk, directeur de PHR. La santé de ces patients se dégrade de jour en jour et les semaines de délais peuvent rendre leur condition irréversible. Il s'agit de l'exploitation de personnes très malades. Ces pressions sont contraires à l'éthique médicale et à la morale. »
 
Les services de renseignements israéliens espèrent ainsi combattre les tirs de roquettes, lancées quotidiennement depuis la bande de Gaza vers le sud d'Israël. Abasourdis par ces nouvelles restrictions, les Palestiniens dénoncent, quant à eux, une nouvelle forme de « punition collective ».