Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Le «peuple- monde»

                                                    Le «Peuple- Monde» (1ère partie)

Dossier paru dans "L'Express",le 20/12/07

2 ème Partie

3 ème Partie

Des Hébreux à l'Etat d'Israël, il y a plus qu'une trajectoire exceptionnelle: un destin. L'historien Elie Barnavi explore ce lien indéfectible et si singulier qui, de l'Antiquité à aujourd'hui, rattache les juifs au divin et à une terre.  

Les Hébreux, les juifs, Israël, trois mots qui désignent un seul et même peuple, dont le destin, unique, couvre quatre mille ans d'histoire. Comment expliquer une telle continuité?

e sont trois séquences d'une continuité idéelle qui n'est pas nécessairement historique. Il y a eu des coupures, des conversions, des pertes, mais la fiction féconde qui veut que nous descendions tous des Hébreux anciens et que nous soyons tous issus de Palestine est avant tout une vérité idéologique et spirituelle. Le secret réside dans la singularité de la croyance de ce groupe humain. Il faut partir d'une phrase de la Bible, tirée de la bénédiction de Balaam: «Am levadad ishkon», c'est-à-dire «Un peuple qui demeure seul». Cela signifie que ce peuple se reconnaît dans un rapport singulier au divin et que, de ce fait, il se retranche volontairement des autres et se trouve retranché par les autres. Ce n'est pas seulement un peuple qui a été ostracisé par les autres, c'est aussi un peuple qui s'est ostracisé lui-même.
«Un peuple, un livre, une terre. Cette triade nous suit depuis quatre mille ans»

En quoi ce rapport à Dieu façonne-t-il la relation aux autres hommes?

Les Hébreux se sont donné un Dieu plus puissant que tous les autres, invisible, immatériel, impossible à représenter, transcendantal, qui supplante toutes les formes de divinité et les renvoie à leur inexistence. On passe ainsi de l'hénothéisme, la croyance en un dieu supérieur, au monothéisme, la foi en un Dieu unique. Or ce Dieu a des caractéristiques exceptionnelles parmi les nombreuses religions du Moyen-Orient. Il se définit comme le Dieu de tout le genre humain; il s'identifie au Bien; il a une essence morale, à la différence des dieux païens qui sont dotés de passions humaines; il entretient une relation privilégiée avec les Hébreux dans le cadre de ce que l'on appelle l' «élection». Ce peuple a beau vivre exactement comme tous ceux qui l'environnent, toute son histoire est colorée par le sentiment très fort d'être élu, par la conviction d'être particulier.

L'autre grand thème reste celui de la Terre promise. Est-ce que la notion de déplacement dans l'espace est également constitutive de l'identité hébraïque?

Dans l'Antiquité, tous les peuples se déplacent, sauf les Egyptiens, civilisation plus ancienne. Ce qui est singulier, c'est d'avoir transformé aussi ce déplacement en partie intégrante du récit des origines, en un élément constitutif du destin. Le point d'ancrage que constitue la Terre promise est très fort. Il est souvent fantasmé dans la mesure où l'on circule également en fonction de contingences purement humaines: la famine, la guerre, les aléas climatiques produisent des migrations fréquentes. Mais on garde en mémoire la promesse de cette terre, et cela représente un deuxième élément de continuité. Un élément formidable, puisqu'on le retrouve jusqu'à nos jours. Il n'y aurait pas eu d'Etat d'Israël sans cette mémoire-là; conservée, fantasmée, codifiée, faite loi, mais qui a permis un jour l'avènement d'un pays séculier et laïque. De sorte que la triade originelle se compose ainsi: un peuple, un livre et une terre. Cette triade nous suit depuis quatre mille ans et ne nous a pas lâchés.

Après la terre, la ville. Pourquoi cette fixation sur Jérusalem?

C'est une décision stratégique du roi David, dans les années 1000 avant notre ère, fondée sur le fait que la tribu principale, celle de Judée, pouvait par sa position géographique centrale rallier autour d'elle toutes les autres tribus. La sacralité du lieu procède d'abord d'un raisonnement politique, mais il est certain qu'en plaçant l'arche de l'Alliance en ce lieu on achevait l'édifice. Du coup, il y a une sorte d'aspiration de l'être national collectif vers cette cité. En cercles concentriques, Jérusalem focalise, mais aussi diffuse, le sentiment national et religieux. On a d'abord un centre transcendantal qui a la particularité d'être mobile, l'arche d'Alliance, puis un lieu fixe, Jérusalem. Cela permet de refaire le chemin entier à l'envers en investissant le tout d'un destin collectif unique.

D'où la nécessité de porter rétroactivement l'ensemble par écrit, ce que l'on appelle la Bible...

La Bible est écrite plus tard, par morceaux, livre par livre, processus qui s'étale sur des siècles. On transforme les récits qui circulent, on les codifie, on définit un canon. En soi, c'est un phénomène assez classique - songez aux chants homériques - mais il revêt une dimension sacrale grâce à l'accompagnement constant de Dieu au fil de tous les épisodes.

Au fond, Israël est un des seuls Etats de la région qui n'ait jamais rêvé d'être un empire...

Je pense que c'est lié au caractère sacral du destin national. Israël ne peut pas s'étendre à l'infini. Il ne pourra le faire, atteindre les limites du genre humain, que lorsque le temps sera venu, c'est-à-dire lorsque le Messie adviendra. En attendant, il faut garder sa spécificité. Cette conception est parfaitement contradictoire avec l'idée d'empire. Un empire est inclusif; le judaïsme est exclusif. C'est pourquoi la Terre promise est un espace délimité. Il est vrai qu'au temps des Hasmonéens le territoire s'est étendu, des conversions forcées on eu lieu: si Hérode, le roi contemporain de Jésus, était juif, c'est parce que ses ancêtres avaient été convertis de force. Mais cela concernait toujours le même espace, il ne s'agissait pas d'aller conquérir des terres lointaines. La vocation du peuple juif est de devenir le peuple-monde dans une dimension eschatologique, pas dans une vision politique.

Nous n'avons jamais prétendu que nous étions modestes... Nous l'avons payé très cher.
D'une certaine manière, c'est un concept encore plus ambitieux que celui d'empire...
Comment se fait-il alors que, très tôt, ce peuple émigre et essaime sur tout le pourtour méditerranéen?

Cela s'explique par une initiative héroïque prise au moment du siège de Jérusalem, en 70 après Jésus-Christ, au terme duquel le Temple est rasé. Il a fallu prendre une décision lourde de conséquences pour l'avenir. Est-ce que le judaïsme se résumait au Temple, ce qui supposait sa disparition dès lors que le Temple était détruit? Ou bien, est-ce que l'on pouvait imaginer un Temple portatif, itinérant, qui permettait de pérenniser la foi? Ce n'était pas évident, puisque le Temple était conçu dès l'origine comme la demeure de Dieu.

La décision est prise par les sages. Yohanan ben Zakaï, le plus important d'entre eux, s'enfuit de Jérusalem enfermé dans un cercueil; il aurait demandé à l'empereur romain Vespasien l'autorisation de se rendre à Yavné, dans le centre du pays, et d'y fonder une synagogue. Ce sera une réduction du Temple et il suffira de dix mâles juifs pour que le judaïsme se perpétue. A partir de ce moment-là, il y a une coupure physique, mais non spirituelle, entre le peuple et la terre. On peut être juif ailleurs: c'est une décision révolutionnaire.

Et la religion vient à l'appui de cette «translation»: il faudra attendre que le Messie revienne pour retourner chez nous. Les événements politiques ultérieurs donnent raison à cette modification. En 135, avec la révolte de Bar Kochba contre Hadrien, Jérusalem est rasée, rebaptisée Aelia Capitolina, les juifs sont interdits dans la cité: c'est la fin d'une présence juive significative dans toute la région. L'écroulement du centre oblige les juifs à imaginer un autre moyen de poursuivre leur existence. Pour la première fois de leur histoire, la périphérie devient plus importante que le centre. Cette dialectique du centre et de la périphérie ne cessera de poursuivre les juifs pendant deux mille ans. La deuxième révolution se fera avec la création de l'Etat d'Israël, en 1948, et produira un renversement de perspective: le centre redeviendra alors plus important que la périphérie.suite


Le destin des Ashkénazes

                                             Le destin des Ashkénazes

Article paru dans "L'Express",le 20/12/07

L'écrivain Henri Raczymow revisite l'épopée des juifs d'Europe de l'Est, devenus, des Lumières aux années noires, diaspora dans la Diaspora.

Le destin des Ashkénazes
Henri Raczymow
    
Tout a commencé au tournant des ixe et xe siècles, entre le Rhin et la Meuse. Les premiers avaient suivi les légions romaines, puis les autres, du nord de l'Italie, ont afflué jusqu'à Cologne ou à Trèves. A la veille de la première croisade, les juifs sont environ 20 000 en Lotharingie. D'autres encore, venant de France, sous le coup des expulsions réitérées des bons rois de France et d'Angleterre, les rejoignent tout au long du Moyen Age. Ashkénaz est né, terme d'abord biblique (c'est le petit-fils de Noé), qui va désigner la Germanie, entre la France du Nord, celle du commentateur Rachi de Troyes (1040-1105), et les pays de langue slave. Naissent les communautés urbaines de Spire, de Worms, de Mayence, autour de la synagogue, des écoles, du bain rituel, du cimetière. Les juifs s'y regroupent dans la Judengasse, la rue juive.

 
A la fin du Moyen Age, sous le coup de nouvelles expulsions et surtout des terribles croisades, l'émigration reprend, vers l'est cette fois, où la vie ashkénaze se développe, qui va bientôt jouir d'une grande autonomie politique. Malgré l'adversité que leur valent les accusations répétées de meurtres rituels, de propagation de la peste, d'empoisonnement des puits ou de profanation d'hosties, les juifs s'intégraient à la faveur de leur contribution décisive à l'essor économique et financier. C'est que l'Eglise avait interdit le commerce de l'argent; cette fonction était dévolue aux juifs - cela arrangeait tout le monde. Voilà les ashkénazes en Pologne, protégés par les seigneurs dont ils sont la «propriété» et jouissant d'une large autonomie qui va durer jusqu'au milieu du xviiie siècle.
 
Cette protection des seigneurs, à qui ils rendent d'insignes services pécuniaires, leur vaut l'inimitié des paysans. D'où, au xviie siècle surtout, d'incessants et sanglants massacres, en Pologne et en Ukraine. Il n'empêche que le judaïsme de l'Europe de l'Est devient dès lors la plus nombreuse communauté juive au monde.

Le prestige de la langue yiddish En Allemagne même, comme en France, les Lumières se répandent au xviiie siècle. Pour les juifs, avec un certain retard, ce sera le mouvement de la Haskala (les Lumières juives), dont la figure de proue est sans conteste Moses Mendelssohn, contem- porain et rival de Kant, traducteur de la Bible en allemand, qui prône pour ses coreligionnaires l'abandon du «jargon», à savoir le judéo-allemand. Il s'agit de sortir du ghetto. Le mouvement atteindra bientôt la Pologne, où au contraire la langue yiddish va jouir d'un prestige nouveau en devenant une langue proprement littéraire. Ce sera la naissance d'une immense littérature en langue yiddish qui ne s'éteindra qu'avec la Shoah et qui essaimera en Europe occidentale et en Amérique du Nord et du Sud, la Palestine d'abord, Israël ensuite ayant opté pour l'hébreu au mépris du yiddish. De l'émancipation des Lumières (et de la Révolution française) vont naître en Europe orientale maints mouvements politiques et culturels, de toutes les nuances du sionisme à tous les degrés du marxisme, quand ils ne sont pas à la fois l'un et l'autre...

Un petit monde souvent très politisé La judéité est dès lors, pour la frange «émancipée» des juifs de l'Est, jugée à l'aune d'autres paramètres que religieux. Le Bund, ainsi, né à Vilnius en 1898, est un mouvement socialiste ouvrier, antisioniste, anticommuniste, antireligieux, et pourtant marxiste! Idem pour l'Hachomer Hatzaïr (la Jeune Garde), mouvement sioniste et léniniste!

Dans l'Empire austro-hongrois, le monde juif post-émancipation est également en effervescence. Les juifs, en 1914, y sont plus de 2 millions d'individus. A Vienne et à Prague, notamment, ils sont partie prenante à une haute culture libérale et moderne. Citons pêle-mêle Freud, Arthur Schnitzler, Kafka, Theodor Herzl, fondateur du mouvement sioniste en 1897, tous issus d'une idéologie assimilatrice, chose impossible, sinon impensable, en Europe orientale: l'antisémitisme ambiant l'interdisait.

A partir de la fin du xixe siècle, le centre de gravité du judaïsme ashkénaze se déplace vers l'Europe occidentale et surtout vers les Amériques. La presse, la littérature, le théâtre yiddish s'y épanouissent. Ce petit monde y est souvent très politisé (à gauche). A New York, dans le Lower East Side pullulent les sweatshops, les ateliers de la sueur, où croupissent pour des salaires de misère les ouvriers de la confection. Naîtra bientôt une grande littérature qu'on appela l'école du roman juif américain, avec Saul Bellow, Bernard Malamud, Norman Mailer, Philip Roth. Woody Allen, si proche de l'humour yiddish ancestral, s'illustre au cinéma...

Le «peuple ashkénaze» constitue aujourd'hui en France et aux Etats-Unis ce qu'on pourrait appeler une diaspora dans la Diaspora. Hormis quelques groupes ultrareligieux, basés à Brooklyn, il n'en reste que des traces à peine visibles, comme des clins d'oeil que les connaisseurs repèrent dans des romans, des films, des mets en devanture dans telle pâtisserie de la rue des Rosiers, à Paris. Le génocide nazi, sans doute, explique en grande partie cet effacement. L'assimilation est une autre explication à cette invisibilité. Les ashkénazes sont sortis du ghetto. Mais leur demeure, entre-temps, à l'Est, fut ravagée.

 

La Syrie juge "irréaliste" un accord de paix en 2008

                        La Syrie juge "irréaliste" un accord de paix en 2008

Article paru dans "infolivetv",le 20/12/07

Le president syrien Bashar El Assad a affirmé aujourd'hui à un journal australien être particulièrement pessimiste sur les chances d'aboutir à un accord de paix dans la région en 2008, tel qu'il fut annoncé lors de la conférence d'Annapolis en novembre dernier.

"L'idée d'arriver à un accord de paix en 2008 semble irréaliste car les Etats-Unis seront particulierement preoccupés par les élections présidentielles", a t il déclaré.

 Dans une interview avec le journal "die presse", le president Assad a qualifié la conference d'Annapolis "d'évènement d'un jour", dont l'issue dependra des efforts de chacun. "Les pourparlers de paix avec Israël se sont arretés en 2000", a ajouté Mr Assad, mais " nos deux pays avaient reussi à accomplir 80% du chemin à parcourir en direction de la paix.

En réference à la recente frappe israélienne sur une supposée installation nucléaire syrienne en construction en septembre dernier, le president syrien a declaré que le site était effectivement une installation militaire en construction, mais pas une installation nucléaire.

 "Etant donné que ce batiment était une installation militaire, je ne peux pas donner de détails...Mais cela ne signifie pas que c'était une installation nucléaire".

La loi «Big Brother» inquiète des Israéliens

                                     La loi «Big Brother» inquiète des Israéliens

Article paru dans "Le Figaro",le 20/12/07
 
La Knesset a donné à la police la possibilité de traquer toutes les conversations téléphoniques.

Les défenseurs des libertés dénoncent l’arrivée de «Big Brother» en Israël. Une loi baptisée «Information sur les communications», donnant plus de moyens à la police pour lutter contre la criminalité, a été approuvée lundi soir par la Knesset. Depuis, l’affaire déchaîne les passions, de plus en plus d’Israéliens redoutant une invasion de leur sphère privée.

La nouvelle loi autorise la police à créer une base de données répertoriant toutes les informations liées à l’utilisation du téléphone. Celle-ci comprendra les numéros de téléphone, les noms des utilisateurs de téléphones portables, les numéros de série des téléphones et des cartes situant les antennes, ainsi que le décompte des communications et des SMS. Elle permettra à la police de tracer et d’écouter toutes les communications et de suivre tous les mouvements des utilisateurs de portable, que leur appareil soit éteint ou allumé.

Même les États-Unis, après le 11 septembre 2001, n’ont pas réussi à faire adopter une législation aussi dure. Selon le ministère israélien de la Justice, cette base de données offre à la police un arsenal inégalé dans le monde occidental.

«Des outils du XXIe siècle»

En théorie, les policiers sont tenus d’obtenir le mandat d’un juge avant d’utiliser ces informations, et uniquement dans le cas d’un «crime sérieux». Cependant, la loi prévoit qu’en cas d’urgence et pour une infraction sérieuse, un policier peu procéder à des écoutes ou obtenir toute autre information utile, sans autorisation préalable. «Le crime sérieux inclut presque tous les délits, y compris la calomnie et l’insulte à un agent de police», s’inquiète le député du Likoud (droite) Gidéon Saar. Toutes les polices auront accès à la base de données, y compris la police militaire, l’autorité antitrust et l’administration fiscale.

La loi vient compléter un dispositif juridique qui traduit la préoccupation sécuritaire de l’État hébreu au détriment des libertés individuelles. Le président de la commission de la Justice et des Lois, Menahem Ben-Sasson (Kadima), s’est félicité que la police puisse enfin avoir «des outils du XXIe siècle, alors que les criminels utilisent déjà des moyens du XXIIe». «Nous créons le 1984 d’Orwell, alors que nous sommes en 2007», dénonce au contraire le député de gauche Yossi Beilin.

Abri anti-bombe pour Ehud Olmert

                                    Abri anti-bombe pour Ehud Olmert

Le 20/12/07,Un abri anti-bombe assurant une protection contre des armes non-conventionnelles est en cours de construction à la résidence du Premier ministre Ehud Olmert à Jérusalem, a indiqué jeudi le quotidien Yédiot Aharonot.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de M. Olmert a démenti l'existence de ce genre de travaux tout en soulignant que "tous les gouvernements dans le monde se livrent à des préparatifs pour être en mesure d'assurer le bon fonctionnement du pouvoir dans les situations d'urgence".

Le directeur général du bureau du Premier ministre, Raanan Dinour, a pour sa part affirmé à la radio publique, que des "travaux avaient été entrepris pour transformer une des chambres du bâtiment en pièce protégée ainsi que le stipule une loi datant de 1992".

Cette loi a été votée un an après la première guerre du Golfe en 1991 durant laquelle l'Irak avait tiré 39 missiles Scud vers Israël.

"Ce projet d'un coût de 200.000 shekels (50.000 dollars) ne comprend pas l'installation de filtres spéciaux, il vise simplement à mettre la résidence du Premier ministre aux normes prévues par la loi", a ajouté M. Dinour.

Selon le Yédiot Aharonot qui publie un plan détaillé, cet abri est destiné à faire face à une attaque chimique et devrait également assurer une protection partielle contre des armes nucléaires.

Le quotidien cite un responsable du bureau du Premier ministre non identifié selon lequel il ne s'agit pas d'un abri anti-atomique mais qu'une des pièces du bâtiment a été convertie en zone protégée à la demande des services de sécurité.

Le chantier a débuté il y a trois semaines, a ajouté le journal. Tous les ouvriers sont juifs et ont du subir des contrôles de la part des services de sécurité. Les murs ont été renforcés et un système de purification de l'air a été installé.

Les travaux à la résidence du Premier ministre ont été lancés après la fin des rénovations entreprises au siège de son bureau. Cette installation est destinée à accueillir les membres du cabinet si une attaque se produisait durant une réunion du gouvernement.

Le quotidien n'a pas fait mention d'une quelconque raison justifiant ces travaux ou d'un lien avec ce que Israël qualifie de "menace" iranienne en raison du dossier nucléaire controversé de Téhéran accusé par Israël et notamment son allié américain de vouloir se doter de l'arme atomique.

L'Etat hébreu, seule puissance nucléaire du Proche-Orient selon des sources étrangères, considère l'Iran comme son principal ennemi stratégique. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a appelé à "rayer Israël de la carte".

Odeur d'origine électrique sur un avion de El Al

                             Odeur d'origine électrique sur un avion de El Al
 
New York (New York/USA),le 20/12/07 - Un avion de la compagnie aérienne israélienne El Al a rencontré un problème technique d'origine électrique en vol, obligeant l'équipage a déconnecter une partie des équipements électriques de la cabine passagers.
L'avion, un Boeing 777-200ER, vol LY007, qui effectuait la liaison entre l'aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv (Israël) et l'aéroport international John Fitzgerald Kennedy de New York (New York), était en vol depuis environ 5 heures lorsque plusieurs passagers ont senti une forte odeur de fumée d'origine électrique. L'équipage a commencé à inspecter les équipements de loisirs (IFE - in-Flight Entertainment) avant de les couper, ainsi que l'électricité des sièges, des cuisines et des lampes personnelles.
L'avion a poursuivi sa route jusqu'à New York avec ces équipements éteints et s'est posé vers 15h30, heure locale, sans autre problème. Les passagers sont restés calmes bien que plus rien de chaud ne leur ait été servi durant tout le reste du vol. Aucune information n'a été donnée sur l'origine de l'incident.

«Détacher Israël et la Shoah»

                                         «Détacher Israël et la Shoah»

Article paru dans "L'Express", le 20/12/07

Avocat de la paix, l'écrivain Marek Halter est rompu au dialogue impossible. Mais il lui arrive d'être en colère. Il s'explique.

        
Dans votre dernier livre, Je me suis réveillé en colère (Robert Laffont), vous imaginez un dialogue qui vous permet d'aborder tous les sujets qui vous agacent. Notamment la façon dont Israël continue d'être nié par une partie des opinions arabes. Et vous soutenez qu'on s'y prend mal, encore aujourd'hui, pour faire accepter Israël. Pourquoi?

Selon moi, il faut détacher la création de l'Etat d'Israël de la Shoah. Contrairement à ce que certains ont soutenu, Israël ne doit rien à la Shoah, car c'est en soi un Etat légitime sur la seule base du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Israël est né parce qu'il y avait sur place une communauté juive anciennement installée qui ne cessait de croître au long des persécutions et des pogroms. Pour imposer leur volonté d'indépendance, les juifs n'ont pas hésité à recourir au terrorisme. C'est ainsi que la Grande-Bretagne a posé le problème de la Palestine à l'ONU. C'est là, peut-être, que la mauvaise conscience occidentale, après la Shoah, a joué dans le vote qui a abouti à la reconnaissance de l'Etat d'Israël et au partage de la Palestine, en 1947.

Vous êtes conscient de semer le trouble, et même de choquer?

Peut-être, mais je pense avoir raison. L'Etat d'Israël formel existait déjà dans les années 1920 et disposait d'un parlement, d'une administration, d'un gouvernement, d'une force armée, de services secrets... Du reste, Arafat a essayé de copier ce modèle, en vain. Israël n'est pas le résultat d'une charité internationale: on ne donne pas un Etat en cadeau. Ce fut un combat et non une réparation; de toute manière, aucune terre, même si elle était dix fois plus grande, ne pourrait racheter 6 millions de morts.
 
Vous avez maintes fois rencontré les grands dirigeants arabes. Avez-vous la sensation d'avoir contribué à la paix?

Je n'en sais rien. J'ai été le premier juif pro-israélien à aller voir Arafat, en 1968, alors qu'il vivait encore près d'Amman. Et je n'ai cessé de lui demander de s'adresser directement au peuple israélien parce qu'il existe en son sein une proportion importante de citoyens qui peuvent peser sur leur gouvernement. Je lui ai même proposé de rédiger un texte en hébreu et de lui amener toutes les télévisions du monde. Il n'a jamais voulu. Un mois et demi avant sa mort, il m'a finalement demandé ce texte: «Where is your draft?». Il voulait le prononcer publiquement. Je suis rentré à Paris. Et je n'ai pas pu l'écrire. Dix jours plus tard, Yasser Arafat m'a fait rappeler. Je ne l'avais toujours pas écrit. La semaine suivante, il tombait malade et prenait le chemin de la fin. Je me suis alors tourné vers Mahmoud Abbas pour tenir ma promesse, mais ce dernier n'a pas manifesté le même intérêt.


Croyez-vous qu'un jour la légitimité d'Israël sera reconnue par tous les Palestiniens?

Ce conflit va aboutir, quoi qu'il en soit, à la création d'un Etat palestinien à côté d'Israël. Donc les gens qui meurent, désormais, meurent pour rien. Je pars du principe qu'il faut parler avec ses ennemis. Je n'ai pas à les aimer; eux non plus. Mais si l'avenir du Moyen-Orient dépend de leur attitude, mon devoir d'intellectuel est d'aller les rencontrer. J'ai rencontré Khaled Mechaal, le fondateur du Hamas, en exil à Damas, et je lui ai dit qu'à cause de son attitude Israël aurait toujours raison sur ses adversaires. Il s'est énervé et m'a demandé de m'expliquer. Je lui ai dit qu'Israël était un peuple magnifique, qui a réalisé de grandes choses, mais qu'il y avait sans doute beaucoup à critiquer. «Or, ai-je ajouté, tant qu'il y aura des forces qui souhaitent la disparition d'Israël, nous, les juifs de la diaspora, ferons bloc avec Israël et tairons nos critiques à son égard face aux menaces que vous faites peser sur les juifs.»

Israël n'exclut pas de contacter indirectement le Hamas pour mettre fin aux violences, selon Shaul Mofaz

Israël n'exclut pas de contacter indirectement le Hamas pour mettre fin aux violences, selon Shaul Mofaz

JERUSALEM,le 20/12/07 - Le ministre israélien des Transport Shaul Mofaz a affirmé mercredi que l'Etat hébreu n'excluait pas de contacter indirectement le Hamas pour mettre fin aux violences.

Tant que les attaques à la roquette se poursuivront, Israël ne cessera pas "même pour une heure" ses représailles contre les militants palestiniens, a-t-il expliqué sur la radio de l'armée israélienne. Mais "nous pouvons réfléchir à une médiation", a-t-il ajouté.

Seul un autre ministre du gouvernement est favorable à des contacts avec le Hamas. Mais le cabinet y est majoritairement opposé. L'Etat hébreu et le mouvement n'ont jamais eu de contacts directs en raison de l'idéologie anti-israélienne de la faction radicale.

L'ancien Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a plaidé mercredi pour un cessez-le-feu avec Israël. Selon le porte-parole du Mouvement de la résistance islamique, Taher Nunu, l'actuel dirigeant de la Bande de Gaza a lancé cet appel lors d'un entretien téléphonique avec un journaliste de la télévision israélienne.

"L'occupation doit cesser ses attaques et son siège", a souligné Taher Nunu. "Alors une trêve sera possible".

A Jérusalem, le porte-parole d'Ehoud Olmert, Marc Regev, a répété qu'il n'y aura pas de négociations tant que le Hamas ne reconnaîtra pas Israël, ne renoncera pas à la violence et n'acceptera pas les précédents accords de paix.

Israël projette la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est

     Israël projette la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est

 
JERUSALEM,le 20/12/07 - Israël envisage de construire 10.000 nouveaux logements destinés aux juifs à Jérusalem-Est, a annoncé mercredi le ministre israélien du logement, un projet qui, selon les Palestiniens, menace le processus de paix relancé lors de la conférence d'Annapolis, aux Etats-Unis, fin novembre.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, qui a formellement lancé les négociations de paix avec les Palestiniens la semaine dernière, a pris ses distances avec le projet. "Aucune décision n'a été prise et il n'y a rien de nouveau", a assuré Mark Regev, son porte-parole.

Les Palestiniens, qui aspirent à la création d'un Etat ayant Jérusalem-Est pour capitale, sont déjà furieux à cause d'un autre projet israélien annoncé au début du mois d'y construire 300 logements supplémentaires dans le quartier juif d'Har Homa.

Le ministre israélien du Logement Zeev Boim a précisé mercredi que le nouveau projet de construction d'un quartier juif à Atarot, près du quartier palestinien de Qalandia, avait fait l'objet d'une "étude préliminaire".

Selon M. Boim, cette initiative est motivée par une pénurie de logements dans les quartiers juifs existants. Un projet de bâtir des milliers de logements à Jérusalem-Ouest a été torpillé à cause de l'opposition des écologistes, ne laissant d'autre choix à l'Etat hébreu que de construire dans la partie orientale de la ville, a-t-il expliqué. "Le ministère du Logement doit trouver une solution à la pénurie de logements à Jérusalem", ajoute-t-il.

Même si le projet est validé, il faudra des années avant que les travaux ne commencent. Malgré tout, les Palestiniens ont immédiatement dénoncé ce plan, dans lequel ils voient une remise en cause de la relance du processus de paix.

"Pourquoi Israël opterait pour les diktats plutôt que les négociations? Pourquoi détruirait-il les perspectives de paix avec de telles activités?", a demandé le négociateur palestinien Saeb Erekat.

Le vice-Premier ministre israélien Haim Ramon s'est dit opposé à l'initiative de M. Boim, estimant qu'elle "n'aide pas les négociations et surtout notre position internationale et notre soutien international".

Israël revendique l'ensemble de Jérusalem comme capitale. Mais M. Olmert a signifié qu'il serait disposé à renoncer à des quartiers arabes périphériques, qui pourraient inclure des secteurs comme Atarot. M. Boim, membre de Kadima, le parti de M. Olmert, a reconnu que le moment était "sensible", tout en affirmant que ce n'était pas une raison pour suspendre les activités de ses services.

Le salon du Livre 2008 innove...

                                          Le salon du Livre 2008 innove...

Article paru dans "Eparsa",le 19/12/07

Les organisateurs, Reed Expositions France et le Syndicat National de l’Edition ont décidé qu’à partir de cette 28e édition, le Salon devait devenir une «référence culturelle». Des changements vont donc s’opérer notamment par la mise en place de nouvelles animations. Il sera par exemple possible de participer à des séances de «speed reading» pendant lesquelles un lecteur pourra, dans un temps donné, faire partager sa passion pour un auteur et convaincre de son bien-fondé en en lisant quelques lignes.

L’inscription du Salon dans les nouvelles tendances se traduira également par des débats, des rencontres de jeunes talents sur La Place des livres, la création d’un Village Manga, des pauses-lectures en quatre lieux différents ainsi qu’un parcours initiatique de quatre étapes de découvertes numériques : Lectures de dem@in. Deux fois plus de chèques-Lire (12.000), d’un montant de 8 euros, seront distribués par le Centre National du Livre. Et le Salon du Livre 2008 s’est doté d’un nouveau logo qu’il entend bien conserver ces prochaines années. « Parce que le monde change et que le livre évolue, le Salon du Livre fait peau neuve », peut-on lire sur le site du Salon... Qui s'affiche «Livres comme l'air».

En revanche, certains rituels perdurent et l’espace dédié à un créateur, sera, pour cette édition, celui de Philippe Geluck à l’occasion des 25 ans de son Chat.

Enfin, et surtout, l’invité d’honneur de ce 28e salon est Israël et la liste des quarante auteurs conviés vient d’être rendue publique. Parmi eux : Amos Oz, Avraham B. Yehoshua, Zeruya Shalev, Aharon Appelfeld, Israel Eliraz, Ham Gouri, David Grossman, Amir Gutfreund, ayed Kashua, Edgar Keret, Orly Castel-Bloom...

Les organisateurs promettent d’anticiper la répartition des flux de visiteurs en veillant à l’élargissement des allées; prévue du 14 au 19 mars 2008, la manifestation culturelle se déroulera dans le parc des expositions de la Porte de Versailles.