Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

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Les articles de Claudine Douillet

Pour Israël, la résolution de l'ONU est loin d'être parfaite

              Pour Israël, la résolution de l'ONU est loin d'être parfaite

JERUSALEM -  Pour Israël, la résolution 1701 des Nations unies n'est pas la panacée: les soldats libanais et les casques bleus qui doivent se déployer au Sud-Liban auront du mal à tenir le Hezbollah en échec et à l'empêcher de se réarmer, estimaient ce week-end les commentateurs israéliens les plus critiques.

Pour certains analystes militaires, comme pour l'ancien ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom, la résolution 1701 n'assurera qu'une accalmie temporaire. Ils jugent inévitable une nouvelle guerre entre Tsahal et le Hezbollah pro-iranien.

"Ca pose la question: à quoi tout cela a-t-il servi?", s'interrogeait Silvan Shalom, l'une des voix du concert de critiques croissantes en Israël.

Au bout d'un mois d'offensive, l'armée israélienne n'a pas réussi à écraser le Hezbollah. La milice chiite a, certes, essuyé de lourdes pertes mais a continué à faire pleuvoir des roquettes sur le nord de l'Etat hébreu et s'est accrochée à certaines de ses positions près de la frontière.

A l'approche d'un arrêt des combats, Tsahal a pénétré plus loin au Liban samedi, tentant de déloger le Hezbollah de la région s'étendant de la Ligne bleue au fleuve Litani. Des responsables israéliens ont expliqué qu'ils préparaient ainsi le déploiement des 30.000 hommes (15.000 soldats libanais et 15.000 casques bleus de l'ONU) dans cette zone tampon du Sud-Liban prévue par la résolution.

Cependant, certains jugeaient que cette opération de dernière minute présentait un intérêt militaire discutable et mettait inutilement en péril les hommes de Tsahal. Vingt-quatre soldats ont été tués samedi, la journée la plus meurtrière pour l'armée israélienne depuis le début du conflit.

Israël, qui demande depuis longtemps que l'armée libanaise reprenne le contrôle du Sud-Liban, devrait se satisfaire de son déploiement. Mais, remarque Shlomo Brom, un ancien chef de la planification militaire israélienne, l'armée libanaise est composée à 50% de chiites et, au mieux, n'aura qu'un rôle symbolique, au pire, sera bien disposée envers le Hezbollah.

Si des combattants de la Résistance islamique défient l'armée régulière libanaise, elle risque de plier, avance Shlomo Brom en ajoutant: "c'est pour cela qu'une force multinationale est nécessaire".

Cependant, les quelque 2.000 casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) qui patrouillent le Sud-Liban depuis 1978 n'ont pas fait le poids face au Hezbollah, qui s'est constitué un arsenal sophistiqué, sous le nez des troupes onusiennes.

La FINUL renforcée comptera plus d'hommes et son mandat sera plus musclé: elle pourra recourir à la force si le Hezbollah la défie. Mais cette formulation demeure vague, déplore Ehoud Yaari, un commentateur de Channel Two. "Quand on prend en compte le bilan des troupes de l'ONU", juge-t-il, "c'est difficile d'être optimiste".

Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a admis qu'il aurait préféré une force sous l'égide de l'OTAN, plutôt que l'ONU, mais il a souligné que les casques bleus seraient plus nombreux qu'auparavant et auraient plus de pouvoirs.

Les détracteurs prévoient en outre des difficultés pour empêcher le Hezbollah de se réarmer. La résolution de l'ONU interdit toute "vente d'armes au Liban à l'exception de celles autorisées par le gouvernement". Or le Hezbollah a deux ministres au sein du gouvernement libanais et un embargo sur les armes sera très difficile à faire respecter sur le terrain, remarque Ehoud Yaari.

Silvan Shalom, du Likoud, pense qu'une nouvelle guerre est inévitable. "Ce n'était que la bande-annonce du film", a-t-il dit en faisant référence aux hostilités qui durent depuis un mois. Le Hezbollah "va maintenant se reconstruire. Nous pourrions alors voir des missiles longue portée, avec peut-être des ogives non conventionnelles".

Israël : Décès samedi de la première soldate israélienne depuis le début du conflit

Décès samedi de la première soldate israélienne depuis le début du conflit

L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort de la première soldate depuis le début de la guerre au Liban.

Keren Tendler, 26 ans, a été tuée samedi avec quatre autres soldats dans l'hélicoptère de transport qui a été abattu par le Hezbollah près du village de Yater au Sud-Liban, au jour où Tsahal a lancé sa grande offensive terrestre visant à repousser la milice chiite au-delà du fleuve Litani et à marquer le plus de points avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Si le service militaire est obligatoire pour les Israéliennes, bien que d'une durée de deux ans seulement, il est rare que les femmes montent au front, et les décès de soldates au combat sont extrêmement rares.

Tsahal n'était pas en mesure de confirmer si la jeune technicienne était la première femme tuée au combat depuis la guerre de 1948.

Israël : Le fils de l'écrivain israélien David Grossman tué au Liban

     Le fils de l'écrivain israélien David Grossman tué au Liban

Le sergent Uri Grossman, 20 ans, qui servait dans une unité de blindés, a été tué samedi par une roquette anti-chars pendant l'offensive terrestre destinée à occuper le plus de terrain possible au Sud-Liban avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu avec le Hezbollah.

La journée de samedi a été la plus meurtrière pour Tsahal depuis le début du conflit, avec 24 morts. Parmi eux, Uri Grossman, fils d'un des Israéliens les plus connus, respectés et écoutés, et l'Etat hébreu en est bouleversé.

Dimanche matin, des amis et des proches en larmes avaient commencé à se rassembler chez les Grossman, à Mevasseret Tzion, dans la banlieue de Jérusalem, et l'information s'est rapidement transmise dans la ville. Mais l'armée a attendu pour annoncer la mort du jeune homme, le temps que ses proches à l'étranger aient été informés.

L'appel des trois intellectuels "colombes" a été lancé jeudi, au lendemain du feu vert donné par le cabinet de sécurité à cette offensive renforcée.

Comme la plupart des Israéliens, David Grossman avait soutenu la riposte israélienne après l'incursion du Hezbollah sur le sol de l'Etat hébreu le 12 juillet. Mais jeudi, il était intervenu dans le débat pour appeler à l'arrêt des combats et exhorter le gouvernement à accepter la proposition de Beyrouth de déployer l'armée libanaise au Sud-Liban, conjointement avec le renforcement de la FINUL.

"Cette solution est la victoire qu'Israël voulait", a-t-il alors déclaré, estimant que le renforcement de l'offensive risquait de faire chuter le gouvernement de Fouad Siniora et de renforcer le Hezbollah.

Né en Israël, d'un père qui avait fui les nazis, David Grossman est l'auteur acclamé de nombreux romans sur l'holocauste et sur l'injustice sociale et politique. Il a également écrit "Le Vent jaune", récit-reportage en Cisjordanie occupée, dans lequel il donnait la parole aux Palestiniens, chose rarissime en 1987, et qui déclencha scandale et émotion dans un Israël alors en pleine Intifada. "L'enfant zigzag" et "Tu seras mon couteau" sont parmi les derniers ouvrages de cet écrivain engagé qui ne cesse de prôner la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. Ses romans et essais politiques ont été traduits en 20 langues.

Il s'est joint jeudi à deux autres auteurs israéliens connus, Amos Oz et A.B. Yehoshua, pour exhorter le Premier ministre Ehud Olmert à privilégier la diplomatie plutôt que d'appliquer la décision de son cabinet de sécurité de renforcer l'offensive terrestre israélienne au Liban.

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Israël :Tsahal dit avoir tué au total 530 combattants du Hezbollah

                Tsahal dit avoir tué au total 530 combattants du Hezbollah

L'armée israélienne a annoncé lundi avoir tué quelque 530 combattants du Hezbolllah depuis le début des hostilités, le 12 juillet, au Liban.

Tsahal a également publié une liste de 180 noms de victimes avérées.

"Selon les estimations de l'armée, plus de 530 terroristes du Hezbollah ont été tués depuis le début des hostilités", a précisé Tsahal. "Notre liste contient les noms de 180 terroristes tués dont l'identité a été certifiée par nos services".

Pour sa part, le mouvement chiite libanais n'a reconnu qu'une dizaine de victimes depuis le début du conflit.

Ce bilan est publié à quelques heures de la trêve des combats censée entrer en vigueur ce lundi.

 

 

Sud Liban : pas de répit avant le cessez-le-feu

                         Sud Liban : pas de répit avant le cessez-le-feu
 
 
L'armée israélienne n'a pas observé de répit avant la cessation des hostilités.
Tsahal s'était engagé dimanche dans une course contre la montre pour briser la résistance des miliciens du Hezbollah dans le Sud Liban. Dans le laps de temps restant, les 30 000 soldats hébreux déployés devaient gagner du terrain sur les combattants chiites qui contrôlent toujours la région. Israël a annoncé qu'après le cessez-le-feu elle se réservait un droit à l'auto-défense... La banlieue sud de Beyrouth et la région de Baalbeck dans l'est du pays ont été prises pour cible dimanche par l'aviation israélienne. Tsahal a aussi concentré ses attaques sur la région de Tyr et la localité frontalière de Khiam qui a reçu un millier d'obus en quatre heures. Selon les autorités libanaises les blindés israéliens ont du renoncer à l'aube à prendre Khiam. Les bombardements ont fait plus de 40 morts et au moins 90 blessés. Plusieurs dizaines de personnes sont ensevelies dans les décombres de bâtiments détruits par les bombes.

Shopping en vitrine dans un magasin de Manhattan

                       Shopping en vitrine dans un magasin de Manhattan

Du lèche-vitrine qui peut coûter cher: une boutique new-yorkaise permet aux accros du shopping de faire chauffer leur carte de crédit sans même passer le seuil du magasin.

Au coeur de Manhattan, une boutique de prêt-à-porter Polo Ralph Lauren a installé un écran holographique interactif sur sa vitrine. De cette façon, les passants qui se promènent sur Madison Avenue peuvent acheter des chemises, des jupes et des pantalons exposés à l'intérieur du magasin rien qu'en effleurant la vitrine, inspirée du film de Steven Spielberg "Minority Report".

Les articles sélectionnés sur l'écran, tous tirés de la ligne de vêtements de sports portant le sigle de l'US Open, tournoi de tennis du grand chelem, peuvent être choisis en fonction de la taille et de la couleur par une simple petite pichenette sur la glace.

Une fois, qu'ils ont terminé leurs achats et réglé la note, les client sont en mesure d'entrer une adresse de livraison grâce à un clavier qui apparaît sur la vitrine. Un appareil pour payer par carte a été installé à l'extérieur du magasin.

Les hologrammes qui passent dans la vitrine défilent grâce à un projecteur. Une feuille de papier aluminium et de minuscules câbles placés sur la glace permettent d'établir le contact entre les acheteurs et la vitrine.

La livraison de la marchandise, est en revanche moins à la pointe de la technologie: les acheteurs reçoivent leurs biens par voie postale, dans une boîte cartonnée.

Cette "vitrine shopping" sera opérationnelle 24 heures sur 24 jusqu'à la fin de l'US Open, le 10 septembre prochain.

Disparu en mer, le portefeuille réapparaît entre les pinces d'un homard

  Disparu en mer, le portefeuille réapparaît entre les pinces d'un homard

 

Un Britannique de trente ans, qui avait perdu son portefeuille lors d'une baignade nocturne légèrement alcoolisée sur la côte sud-ouest de l'Angleterre, l'a retrouvé quelques jours plus tard entre les pinces d'un homard.

Paul Westlake a été contacté par son salon de coiffure habituel de Plymouth, qui avait lui-même reçu l'appel d'un pêcheur ayant trouvé dans ses filets le précieux crustacé, fermement accroché à un portefeuille. Parmi les billets et cartes bancaires se trouvait l'adresse du salon. "Je n'ai jamais mangé de homard et ne le ferai jamais, à partir de maintenant", a déclaré le jeune homme au Plymouth Evening Herald, sans pouvoir remercier le pêcheur resté anonyme.

 

La France durcit les contrôles dans les aéroports après les attentats déjoués à Londres

La France durcit les contrôles dans les aéroports après les attentats déjoués à Londres

Bien que pas directement visée par la menace terroriste, la France a décidé jeudi après les attentats déjoués à Londres de renforcer la sécurité dans le transport aérien, avec la fouille systématique de tous les bagages à main pour les vols à destination des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d'Israël. Le plan Vigipirate est quant à lui maintenu au niveau rouge.

Les autorités britanniques ont annoncé jeudi avoir déjoué un complot terroriste de grande ampleur visant à faire exploser des avions en plein vol. Vingt-quatre personnes ont été arrêtées.

Informé tôt jeudi matin de ces événements, le Premier ministre Dominique de Villepin a réuni dans l'après-midi à Matignon le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, celui des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, les représentants des ministères de la Défense et des Transports et des services spécialisés pour décider du renforcement des mesures de sécurité. Il s'était auparavant entretenu avec le président Jacques Chirac et le Premier ministre britannique Tony Blair.

En fin d'après-midi, Jacques Chirac et Tony Blair ont fait le point par téléphone sur l'opération anti-terroriste, avant de convenir de "la nécessité de renforcer encore les dispositifs de vigilance et de coopération en Europe et dans le monde", selon l'Elysée. Jacques Chirac a aussi "adressé ses plus vives félicitations au Premier ministre britannique pour le remarquable travail effectué par ses services".

"Nous avons décidé de faire des fouilles à 100% sur tous les bagages à main des vols à destination des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d'Israël", a annoncé Nicolas Sarkozy, à qui le chef du gouvernement a cédé la parole à l'issue de cette réunion.

Conséquence de ces nouvelles mesures de sécurité, Aéroports de Paris (ADP) demande aux passagers de vols à destination de ces pays au départ de Roissy et d'Orly d'avancer leur arrivée à l'aéroport.

Air France a de son côté recommandé à ses passagers de limiter au minimum le nombre de bagages de cabine. Par ailleurs, à la demande des autorités américaines, pratiquement "tout produit liquide, gel, crème et pâte, quelle que soit la taille du contenant, est désormais interdit en cabine" pour les vols vers les Etats-Unis, selon la compagnie.

Une liste restreinte de produits restent autorisés, tels que "le lait ou les jus de fruit pour bébé ou jeune enfant, si celui-ci voyage". Les passagers peuvent emporter en cabine de "l'insuline ou autre médicament essentiel à condition de pouvoir justifier d'une ordonnance". En revanche, l'eau et tout autre liquide devra rejoindre les bagages en soute.

Après avoir suspendu ses vols à destination de Londres dans la matinée en raison de la saturation de l'aéroport d'Heathrow, Air France-KLM a annoncé leur reprise en fin d'après-midi, avec un premier vol qui devait décoller à 19h de Roissy. Un vol pour Paris décollera également de Londres à 20h15.

Face à la menace terroriste, "nous ferons également faire des fouilles aléatoires et renforcerons les patrouilles sur l'Eurostar, sur l'ensemble des gares et des aéroports français", a par ailleurs annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur. Seront aussi déployés "des chiens pour détecter les explosifs".

Le plan Vigipirate reste maintenu au niveau rouge, jugé "suffisant, compte tenu de la situation déjà de très grande vigilance des services de sécurité". "La vigilance est totale" et "hélas permanente", a souligné M. Sarkozy. Le niveau d'alerte du plan Vigipirate était passé de l'orange au rouge en juillet 2005, après les attentats dans le métro de Londres. Le niveau supérieur est le niveau écarlate, qui peut se traduire notamment par l'arrêt du trafic aérien civil.

"Nous sommes en train, avec nos amis britanniques, de confronter les renseignements", mais "il ne semble pas en l'état actuel de nos informations que l'équipe qui a fait l'objet d'une arrestation par les services britanniques ait eu des ramifications en France", a expliqué le ministre de l'Intérieur.

Ces terroristes "semblent d'origine pakistanaise", a-t-il précisé. Après les attentats de juillet 2005 à Londres, "nous avions décidé nous aussi de renforcer nos éléments d'information et notre vigilance sur (cette) communauté".

Les perturbations ont en tout cas ont profité jeudi à la liaison ferroviaire Eurostar. La compagnie a annoncé 2.500 réservations supplémentaires pour jeudi, selon une porte-parole, Leslie Rettalack. Des réservations faites depuis Paris, Londres et Bruxelles.

Liban: Paris durcit sa position à l'Onu pour ne pas se couper des Arabes

Liban: Paris durcit sa position à l'Onu pour ne pas se couper des Arabes

Le durcissement de la France vis-à-vis des Etats-Unis dans les discussions à l'Onu sur le Liban vise à préserver sa crédibilité dans le monde arabe, faute de pouvoir infléchir le soutien américain aux Israéliens, estiment des experts français.

Face au blocage aux Nations unies, le président français Jacques Chirac a adressé mercredi un message ferme à Washington, assurant que renoncer à un "cessez-le-feu immédiat" serait "immoral" et prévenant que la France pourrait déposer sa propre résolution. "La France s'est rendue compte que ses positions n'étaient absolument pas comprises dans le monde arabe", explique Dominique Moïsi, de l'Institut français de relations internationales.
Sa position "était coupée aussi de l'opinion française qui continue de voir les images des bombardements israéliens sur le Liban". Paris ne pouvait pas "adopter un suivisme aveugle vis-à-vis des Etats-Unis", renchérit Barah Mikaïl, de l'Institut de relations internationales et stratégiques, soulignant que la France est particulièrement "sensible à l'image qu'on aura d'elle au Moyen-Orient". "Il lui fallait marquer sa différence et elle le fait sur le point qui lui semble le plus fondamental: la sauvegarde de l'unité nationale libanaise", poursuit-il.
Après de longues discussions, la France était tombée d'accord avec les Etats-Unis sur un projet commun de résolution qui ne prévoyait ni cessez-le-feu, ni retrait immédiat israélien du Liban, ni même garanties de l'Onu pour le retour des Fermes de Chebaa, un secteur occupé par Israël et revendiqué par le Liban.
Pour Dominique Moïsi, ce compromis franco-américain était "l'héritage de l'initative commune franco-américaine sur le Liban", qui s'était traduite en septembre 2004 par la résolution 1559 appelant notamment au départ des troupes étrangères (la Syrie) et au désarmement des milices (le Hezbollah). Beyrouth, soutenu par les pays arabes, a rejeté ce premier texte et exigé des amendements, dont le retrait des forces israéliennes du Liban sud et des précisions sur le statut des Fermes de Chebaa. Le Liban a aussi annoncé qu'il était prêt, avec l'accord du Hezbollah, à déployer 15.000 soldats dans le sud Liban pour permettre un retrait israélien. "Cela a joué un très grand rôle pour que la France se reprenne dans cette histoire", dit Eric Rouleau, en soulignant également que le Liban a "tenu bon" face aux pressions onusiennes et obtenu un soutien total des pays arabes, qui étaient "très mous au départ".
Les Français ont toutefois réalisé que, malgré l'annonce libanaise, les Américains persistaient dans une ligne franchement pro-israélienne et n'étaient pas prêts à intégrer les demandes libanaises. "Il y a avait une division du travail qui n'a pas fonctionné, ni du côté français, ni du côté américain", résume Dominique Moïsi. "Les Français espéraient que les Américains exerceraient une pression sur Israël en faveur d'un cessez-le-feu comme eux exerçaient des pressions sur les Libanais et sur le Hezbollah via l'Iran". Pour Eric Rouleau, "Israël demande aux Etats-Unis encore un mois avant un arrêt des hostilités".
"La tactique américaine, c'est de tout faire pour qu'il n'y ait pas de résolution à l'Onu" appelant à un retrait israélien. Confrontée à une impasse, la France s'est résolue à brandir la menace d'une résolution pouvant isoler les Etats-Unis au sein du Conseil de sécurité. "Ce sont des pressions classiques du jeu diplomatique", estime Dominique Moïsi, qui ne pense pas que la France soit prête à ce stade à assumer une crise avec les Etats-Unis comme celle qui avait porté sur l'Irak.

Erratum Alliancefr.com

Suite à une réclamation d'un de nos lecteurs nous vous communiquons le lien actif de l'article Israel "le stabilisateur"

http://www1.alliancefr.com/article-0-1-78-1081.html  

 

Par ailleurs, vous aurez compris que le sigle MENA est employé pour le journal officiel Egyptien le Middle East News Agency et non pas pour la metula new agency dont le sigle est MNA, et qui est un bulletin de "réinformation" communautaire.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée par ce nouvel envoi.

Cordial Shalom

Claudine Douillet