Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Reportage de David Bedein

Le texte qui suit est une traduction d'un reportage de David Bedein confié exclusivement à Alliance.

David Bedein est directeur du centre d'étude pour la Paix, au Beit Agron de Jérusalem. Tous ses reportages sont centrés sur de problèmes qui lui semblent mettre en danger la paix d'une part, et trouver leur origine dans une mauvaise gestion de la paix. Son optique est donc particulière, puisqu'il est à la fois critique mais optimiste, persuadé que de mesures de réforme, ou des attitudes différentes dans la gestion du processus de paix peuvent établir une paix durable.
Nous présentons donc ce reportage, et nous présenterons ensuite notre propre commentaire. Le texte anglais d'origine suit.

Le New York Times daté du 2 Juillet 1999, rapporta les paroles du président Clinton concernant les Arabes palestiniens, "qu'ils avaient le droit de vivre où ils le souhaitaient." Le New York Times ne rapportait pas par contre les échos de cette déclaration dans les médias arabes et dans les camps dirigés par l'organisme des nations unies, United Nations Relief and Work Refugee Agency (UNRWA), où les réfugiés palestiniens ont été logés dans des abris "temporaires".depuis 1948. Pendant près d'un demi-siècle, ces hommes se sont vu promettre que d'après la résolution 194 de l'ONU, ils avaient un "droit inalienable de retour " aux lieux abandonnés en 1948, ce qui inclut les sites actuels des communautés juives de Tel Aviv, Haïfa, Ashkelon, et de centaines de villes, moshavims et kibbuzims à travers Israël, y-compris le campus de l'université de Tel Aviv, qui constituait le village arabe de Sheikh Munis. Ce "droit de retour" n'est pas une notion théorique dans les camps de l'ONU. Il constitue un programme instillé dans les coeurs et les esprits des résidents de ces camps. Il forme aussi la politique de l'UNRWA, financé par les impôts américains pour assurer aux arabes palestiniens qu'ils pourront bientôt concrétiser leur "droit de retour". L'Autorité palestinienne interdit à ces résidents de voter ou même de recevoir une meilleure habitation et de meilleures conditions de vie.

Les programme scolaires palestiniens insistent sur le retour "imminent". Les enseignants des écoles de l'UNRWA forment une nouvelle génération de la jeunesse palestinienne à se préparer à rentrer "à la maison". La "maison" ne désigne pas la bande de Gaza et la Cisjordanie, mais les frontières de l'avant-67.
L'organisme de diffusion télévisée et radiophonique palestinien brandit le "droit de réponse"comme un slogan dans ses émissions quotidiennes de radio et de télévision. A peine une semaine aprè le début de la diffusion de programme par cette institution, des manifestations de masses étaient organisées dans les camps du UNRWA scandées aux chants de "Nous reviendrons à Ramle, à Jaffa, à Lod, et en Gallilée". pour les résidents des camps de l'UNRWA, le "droit de retour" n'est pas un principe abstrait, c'est un plan d'action.
Face à cette situation, un officiel du State Department aurait assuré M; David Bedein, directeur actuel du centre d'Etudes pour la Paix à Jérusalem, que Dennis Ross aurait rassuré le gouvernement israëlien que la résolution 242, fondée sur les conditions déterminées après la guerre des Six Jours en 1967, rendait caduque l'antique résolution 194 de l'ONU...
Personne n'a pris la peine, semble -t-il, d'en informer l'UNRWA, et les réfugiés de ces camps...

David Bedein, Media Research Analyst
Bureau Chief, ISRAEL RESOURCE NEWS AGENCY
Beit Agron International Press Center
Jerusalem
The New York Times of July 2, 1999 correctly reported President Clinton's
statement on Arab Palestinians: that they have a right to live "wherever
they would like to live."

What The New York Times did not report was how Clinton's policy statement
resounded through the Arab-Palestinian news media, and through the camps
run by the United Nations Relief and Work Refugee Agency (UNRWA), where
Palestinian-Arab refugees have been consigned to "temporary" shelters
since 1948.
Their number, originally about 500,000, is now claimed to be
3.6 million.

For more than half a century, these clients of the United Nations have been
promised that under UN Resolution 194 they have an "inalienable right of
return" to the places abandonned in 1948, that include the present sites of
Jewish communities in Tel Aviv, Haifa, Ashkelon, hundreds of towns,
moshavim and kibbutzim throughout Israel, including the campus of Tel Aviv
University that was one the Arab village of Sheikh Munis.

This "right of return" is no theoretical notion in the U.N. camps. It is a
program instilled into the hearts and minds of the residents of those
camps. It is the policy of UNRWA, which is funded primarily by the U.S.
taxpayers, to assure these Palestinian-Arabs that they may soon realize
their "right of return." Arafat's Palestine Authority forbids the
residents to vote, or even to be given better housing and better living
conditions.
The curriculum of its educational system (that is also partly funded by the
United States) stresses the forthcoming "return." Teachers in the UNRWA
schools train a new generation of Arab-Palestinian youth to prepare
themselves to return "home." They do not by that mean homes in the West
Bank and Gaza; they mean within the pre-1967 borders of Israel.
The Palestine Broadcasting Corporation, founded in 1995 and funded in part
by the U.S. government, continuously weaves the "right of return" into its
daily programs on radio and television. Since the inception of the
Palestine Authority and the media it controls, hardly a week has gone by
that there have not been mass demonstrations in the UNRWA camps with loud
chants of "We will return to Ramle, Jaffa,
Lod and the Galilee." For the clients of the UNRWA refugee industry, the
"right of return" is not a abstract principle, it is a plan of action.
A U.S. State Department official told me that senior State Department
policy advisor Dennis Ross had reassured the Israeli government that UN
Resolution 242, based on conditions after the Six-Day War of 1967,
supersedes the antique UN Resolution 194.

Nobody has bothered to tell that to UNRWA, which still runs on 194, or to
the milliions confined to its camps.

II Reunification des familles et processus de paix

 II REUNIFICATION DES FAMILLES ET PROCESSUS DE PAIX

 

En 1993, dans le contexte du processus de paix, le gouvernement d'Israël lança une politique sur la question de la réunificationdes familles, touchant aux points et changements suivants:

Les époux(ses) de résidents dans les territoires administrés qui, dans le cadre des procédures établis en 1990, se virent remis un permis de visiteur de longue durée, ou qui étaient éligibles à de tels permits, furent considérés comme ayant-droits pour l'obtention du statut de résident permanent des territoires administrés sur les bases de la réunification des familles. Les personnes concernées pouvaient déposer une demande de résidence permanente, accordée sauf dans les cas spécifiques de problèmes de sécurité. La demande de résidence devait être accepté après une période de probation d'un an nécessaire pour les vérifications administratives concernant le statut antécédent du candidat, et quant aux vérifications du service de sécurité. Environ 6000 personnes étaient concernées par ces mesures d'après l'estimation du ministère de la Justice.
De plus, il fut décidé de fixer un quota annuel de permits de résidence permanente, et suivant les lignes directrices suivantes:

a). Le quota devait être de 2000 personnes par an. Ce chiffre représente un doublement du nombre de permits accordés annuellement lors des années précédentes. Le nombre de permits était ouvert à des réévaluations selon les circonstances.

b) Les quotas étaient subdivisés en sous-catégories de causalités, réunification d'époux, demandes pour causes humanitaires, et autres raisons.

c) Les demandes de permits pouvaient être soumises à toute période de l'année. Les demandes qui n'auraient pas été considérées dans l'année de leur dépôt pour raisons de quota, étaient prises en compte en tête de liste l'année suivante. Les candidats dont les demandes n'avaient pu être étudiées une année donnée, n'avaient ainsi pass besoin de reformuler une demande l'année suivante. Les personnes dont les permits avaient été refusés pour d'autres raisons devaient par contre redéposer une demande.

d) Le quota de 2000 permits n'inclut pas les personnes résidant déjà dans les territoires selon les provisions temporaires mentionnées ci-dessus. Les permits de résidence permanent étaient accordés au-dessus du nombre de 2000 et n'étaient pas inclus dans les quotas.

III. Analyse du document.

Le document du ministère de la justice israëlienne, lettre de réponse à nos demandes, est une source importante, mais non parfaite.

1) Il rappelle avec justesse les clauses internationales de la Convention de Genève concernant les territoires occupés à la suite d'un conflit. Ce rappel est d'autant plus important qu'Israël est souvent attaqué au nom de cette convention sans que le texte ne soit en fait réellement connu du public. Ce rappel permet de montrer clairement qu'Israël est allé au-delà des clauses humanitaires prévues par le texte pour le cas de territoires occupés.

2) Lors de ce rappel, cependant, le juriste israëlien citant ce texte ne semble pas réaliser qu'il cite un texte parlant de "territoires occupés", alors que la l'Etat d'Israël a toujours refusé ce statut aux territoires dits "administrés". Le centre du problème desdits territoires est pourtant dans leur statut, qui resta dans un flou total pendant de nombreuses années, en portant en germes tous les problèmes actuels des accords de paix. Sans statut d'annexion réelle, lesdits territoires ne furent jamais l'objet d'investissement financier israëlien qui auraient pû permettre leur développement économique. Sans développement économique, la population locale était condamnée à servir de réservoir de main-d'oeuvre à bon marché, sans droit social. Sans horizon de développement économique, la même population était condamnée au désespoir, et d'une certaine façon, à la révolte. Le statut intermédiaire de territoire administré ne fut un avantage ni pour Israël, ni pour les Palestiniens: il ne servit que les intérêts économiques des entrepreneurs privés israëliens, que nous citons comme un des lobbies permanents de l'Etat.

Les accords d'Oslo, qui ont procédé au transfert des responsabilités administratives des territoires, ainsi qu'au paiement rétroactif des droits sociaux des travailleurs palestiniens par la constitution de fonds de pension, ne sont pas à minimiser sur ces points. En effet, ces mesures auraient dû permettre une amélioration des conditions de vie de la population de ces territoires, et par voie de conséquence une stabilisation de cette zone, faits concrets qui précédent dans l'urgence une dimension patriotique et nationaliste. Malheureusement, les fonds de pension ont été investis et perdus par l'Autorité palestinienne, fragilisant ces plans de développement et de stabilisation.

3) Le chiffre avancé par le juriste concernant les mariages palestiniens à l'étranger ayant abouti à une immigration de 75 000 personnes est très problématique et demanderait une vérification par d'autres sources. Le fait d'une immigration de cette ampleur n'est pas remis en cause. Mais si l'on considère qu'il naît plus de femmes que d'hommes, ce chiffre suggère qu'un grand nombre de femmes palestiniennes résidentes des territoires ont dû rester célibataires par conséquence de ces mariages extérieures. L'autre explication serait de considérer l'ampleur de la polygamie de la population locale, qui est un fait établi et admis par des institutions comme la sécurité sociale israëlienne,qui verse ainsi des pensions de veuvage à plusieurs femmes en cas de polygamie des familles palestiniennes. Néanmoins, il conviendrait d'établir avec plus de certitude le chiffre des hommes mariés partis se marier une deuxième ou troisième fois avec des femmes des pays avoisinants. De tels mariages successifs ne sont en effet possibles que lorsque le père de famille gagne suffisament d'argent pour subvenir aux besoins d'une famille élargie.

SUITE DU DOSSIER : LES CLAUSES ACTUELLES DES ACCORDS D'OSLO SUR LA QUESTION ET LES REVENDICATIONS PALESTINIENNES SUR LA LOI DU RETOUR.

Droit de Retour

                                      "Droit de Retour" et Propagande

Rappel historique de la politique de réunion des familles par l'Etat d'Israël

Suite du dossier
Reportage de David Bedein

La question du droit du retour avait tout d'abord été envisagé par Israël en termes de réunification des familles sur laquelle il est important de revenir un instant, avant de considérer l'actuelle utilisation médiatique et belliqueuse est faite de la notion du "droit du retour".

Notons tout d'abord que l'expression de "droit du retour" est issue histoirquement du vocabulaire juridique de l'Etat d'Israël, et désigne la Loi du retour, mise en place dès la création de l'Etat d'Israël pour mettre en place un cadre juridique permettant la protection des Juifs du monde entier. Dans l'optique de la Déclaration Balfour qui prévoyait la "création d'un foyer juif en Palestine", puis du livre Blanc confirmant ce point afin de permettre aux Juifs de retrouver un foyer, tout autant que dans la perspective d'après-guerre où il avait été évident qu'aucun pays d'Europe n'avait été à même de protéger les Juifs européen, il était logique que la Loi du retour, déterminant les droits à la citoyenneté des Juifs du Monde entier, se fonde sur les lois qui avaient défini la judaïté pour mettre en danger les individus répondant à cette définition. La Loid du retour, très discutée actuellement en Israël, traitée de loi raciste par les Palestiniens, permet à tout individu ayant un parent juif jusqu'à la génération de ses grands-parents de prétendre à la citoyenneté israëlienne et à la protection de l'Etat d'Israël, précisément parce que les Lois racistes de Nüremberg avaient utilisé ces termes pour définir la judaïté poursuivie par la Loi nazie.

L'OLP, puis l'Autorité palestinienne, a à mainte reprises tenté de présenter le cas de Palestiniens comme une reprise historique de l'histoire juive. On se souvient de l'Exodus, tentative de médiatisation de l'arrivée par bateau d'un navire de l'OLP avec des réfugiés palestiniens. On connaît moins l'épisode du Massada palestiniens, lorsque yasser Arafat avait donné l'ordre à ses officiers de se suicider à Beyrout pour réécrire une histoire palestinienne aussi tragique que celle de Maassada. Ses officiers ne se suicidèrent pas et lui en voulurent beaucoup pour avoir eu de telles exigences.

La reprise actuelle de l'expression "droit du retour" n'est donc pas surprenante, elle s'inscrit dans une tradition d'emprunt historique qui ne serait pas tragique si elle ne mettait pas en évidence un problème d'identité si dramatique que les Palestiniens se voient apparemment incapables de définir leur identité sinon en s'identifiant avec leur opposant.

RAPPEL HISTORIQUE DE LA POLITIQUE DE RÉUNION DES FAMILLES PAR L'ÉTAT D'ISRAEL

Nous fondons cette partie sur une lettre de réponse du ministère israëlien à notre demande de renseignements historiques.

Dès le début des négociations de paix, en 1993, la politique israëlienne sur la question de la réunification des familles avait été révisée, devançant la demande palestinienne, et ce afin de promouvoir la paix.
Lorsque l'administration israëlienne avait commencé la gestion des territoires dits occupés (dont la nomination officielle était alors "territoires administrés") après la guerre de 1967, la décision avait été prise de permettre à tous les résidents de ces territoires qui avaient été absents de ces territoires pour des durées limitées dans le temps, de reprendre leur résidence dans ces mêmes lieux. Tous les individus revenus à cette période furent ainsi en mesure de retrouver leur(s) épouse(s) et leurs enfants.
Pendant les quinze ans qui suivirent, la politique israëlienne fut de donner des permits de résidence permanente aux parents de premier degré des résidents des Territoires. Des milliers de Palestiniens partirent à l'étranger afin de se marrier et de revenir avec une épouse. Le flux immigratoire qui en résulta, atteignant plus de 75 OOO personnes à qui on avait accordé la résidence permanente sur la base de la réunification des familles, fut à l'origine de sérieux problèmes économiques et de sécurité dans les Territoires.

En conséquence, il fut décidé en 1984 que le critère unique de la réunification, sans l'existence de facteurs humains supplémentaires, ne suffisaient plus comme raison de demande à un permit de résident permanent.
Il est à noter que cette politique était en phase avec celle d'autres pays démocratiques et avec les exigences de la Loi internationale. Tous les pays du monde ont des lois régulant l'immigration, même les pays dont la sécurité n'est pas mise en danger. De plus, ni les lois de la Hague, ni la quatrième Convention de Genève, les deux sources principales de la loi internationale sur l'occupation belligérante, ne contient de clause empêchant un gouvernement de limiter l'immigration d'un territoire occupé. Aucun de ces documents ne mentionne même un droit à la réunification des familles.

L'article 27 de la quatrième Convention de Genève mentionne que les résidents de territoires occupés ont "droit au respect... de leurs droits familiaux". cependant, cet article ne mentionne aucune obligation à admettre des épouses étrangères en territoire occupé, et de fait, l'article stipule que "les parties du conflit prendront les mesures nécessaires au contrôle et à la sécurité concernant les personnes protégées comme il est nécessaire en situation résultant de la guerre." Dans ce contexte, il est important de noter qu'un grand nombre des personnes ayant demandé le permit de résidence permanente dans les Territoires étaient des citoyens de pays en guerre avec Israël. Ainsi, il y avait des raions légitimes pour s'inquiéter de l'afflux de dizaines de milliers d'individus, car cel pouvait avoir des conséquences graves pour la sécurité et la stabilité des Territoires. Il faut souligner qu'à tout moment les résidents des Terrtoires ont pû faire le choix de rejoindre leurs épouses à l'étranger, de sorte que la politique israëlienne n'a jamais abouti à la séparatio effective des familles.

De plus, les parents de premier degré non résidents, dont les membres de la famille avaient décidé de rester dans les Territoires ont toujours pû obtenir un visa de visiteur afin de leur rendre visite.
En 1989, des mesures prises pour localliser les résidents illégaux dans les Territoires aboutirent à la découverte de 500 femmes et de leurs enfants résidant illégalement dans les territoires avec leur mari, lui, résident. Le gouvernement décida d'autoriser des permits de résidence de deux ans renouvelables à ces femmes plutôt que de les expulser. De plus il fut décidé de leur permettre de demander un permit de résidence permanent. Toutes les vérifications ultérieures aboutirent à la découverte d'un nombre semblable de clandestins. En dehors de cas précis de sécurité, ces familles recurent également des permits de résidence permanente.

Lobbies ?Esprit de communautés,Esprit d'exil

                     Lobbies? Esprit de Communautés, Esprit d'exil

Les affres vécus actuellement par Israël nous amènent à prendre quelques moments de réflexion. Après avoir été le premier pays à vaincre militairement ses voisins pour leur rétrocéder ensuite du terrain, voici que ce pays évoque -et même si le sujet en reste au niveau de l'évocation pure, la question mérite d'être considérée- la partition de sa capitale, après avoir accédé à la demande de son interlocuteur de procéder à la partition de son propre état.
Nous ne considérerons pas ici les conséquences possibles de ces partitions successives, ni même leur justification ou absence de justification éthique, morale, ou stratégique. Tout cela constitue un sujet en soi, et mérite de voir déployés tous les arguments des partisants, comme des opposants du projet. Nous évoquerons ici seulement un certain nombre de faits qui attirent notre attention.
A la tête de cet état se trouvent un certain nombre d'élus, siégeant pour certains à la knesset, et à la maison du président. Ces élus prêts à toutes les concessions pour la paix ont refusé il y a déjà cinq ans de procéder à un vote de la knesset sur pétition publique, de réviser le système de représentation proportionelle afin de rendre la majorité parlementaire plus stable, et visant à modifier la fonction du président en lui confiant des fonctions proches du président français. Le tout a été confié à l'étude d'une commission sans être voté, ce qui est la meilleure manière d'enterrer une révision constitutionelle, et on n'entendit plus parler de révision constitutionelle. Il est difficile de savoir en l'état actuel des choses, alors que le président de l'Etat d'Israël est mis en examen par la police, si une telle révision confiant plus de pouvoir au président aurait été bénéfique. L'aspect qui nous intéresse le plus dans cette question est l'unanimité de parlementaires par ailleurs fort désunis, pour rejeter en bloc une motion touchant à leurs pouvoirs.
A la tête de cet état se trouvent deux cent familles détenant une part excessive du produit national brut, de sorte que tous les chiffres d'expansion d'Israël annoncés fiérement par les médias ne signifient rien pour la masse de la population, sinon que l'écart les séparant de cette élite a encore grandi.
Ces deux cent familles réapparaissent au sein des institutions universitaires, étatiques, et médiatiques, comme par l'enchantement de leur dotation génétique qui leur permettrait de se hisser intellectuellement au-dessus des autres. Changer de majorité, vous ne changerez rien à leur situation, ni à leur emprise sur l'information.
Si enfin vous posez la question historique de la question des territoires occupés par Israël après une guerre éprouvante, si vous vous demandez pourquoi une rétrocession, actuellement effective, n'avait pas été prévue auparavant, on vous répondra que ces territoires avaient fourni aux entrepreneurs de travaux la main d'oeuvre à bon marché que réclame actuellement tout économie moderne.

Toute économie moderne ne peut actuellement se battre sur le marché international en payant les charges sociales de tous ses employés.
Toute économie moderne est contrainte d'employer une population "au noir", à laquelle un salaire est versé, mais non des charges sociales. Constatons au passage que toute chose se paie un jour, et qu'Israël a été amené par les accords d'Oslo à payer des fonds de pension à ces travailleurs, et abordons ainsi l'essentiel du problème: celui de la pression exercée par les entrepreneurs de travaux, ayant abouti à une absence de décision rapide à un moment crucial de l'histoire d'Israël, afin de leur préserver une main-d'oeuvre à bon marché, et des profits certains.
Constatez enfin que les acoords d'Oslo ont eu pour conséquences, entres autres choses, la ruine des ouvriers du textile israëlien, parce que les grands patrons, ont poussé les accords économiques pour procéder à une décentralisation de leurs usines vers la Jordanie pour s'enrichir un peu plus.
Ce tableau n'est ni plus noir ni plus optimiste que la situation des autres pays du monde si ce n'est sur un point, que tous ces aspects dénoncent: Israël vit encore dans un système de lobbies sauvages imposant des décisions politiques lourdes de conséquences à une majorité, que ces décisions aient une base économique ou politique.
Au sein de la knesset, le même esprit groupusculaire règne en maître. Que survienne une dissenssion, et il y a pression, cission, menace.
Les injures intraduisibles fusant dans l'hémicycle israëlien ont depuis longtemps fait sa célébrité.
On est loin de la chambre des représentants anglais ponctuant les accords de "hear, hear", et les désaccords de "shame, shame". Ce qui peut faire sourire, éveiller un instant un peu de tendresse complice, "ça, c'est Israël...", est aussi alarmant, car cet état d'esprit où tout respect de l'autre au sein des institutions a fini par rendre un écho pervers dans toute le population.

Tout peuple a les institutions qu'il mérite, dit-on, mais il est insuffisant de considérer que ces institutions soient l'émanation de la nation seulement:
ces institutions informent, c'est-à-dire forment de l'intérieur l'esprit d'une nation. Les membres de la knesset ne font pas que ressembler à des poissoniers et des marchands du shouk dans leurs diatribes, ils éduquent le peuple à marchander sans vergogne, à louvoyer, à jouer un jeu de force et à écraser son adversaire si cela est possible.
Constat amer. Peu nous importe ici de faire l'étalage des défauts des autres nations, de la pourriture du système parlementaire palestinien qui ne vaut guère mieux, des affaires sapant la moralité du système français.
L'esprit communautaire : un lourd héritage
Ce qui nous paraissait essentiel dans cet article, était de mettre en évidence un héritage lourd, dont l'Etat d'Israël ne s'est pas débarassé: l'exil et la communauté. La particularité singulière de toutes les difficultés actuelles de cet état consiste en un esprit de minorité se défendant d'une majorité, en un mot des moyens de défense et des réflexes d'une communauté en exil. Point d'esprit national, mais un esprit de groupuscule, que ce soit à la knesset, dans les affaires, ou dans le domaine de religion. Pour parodier Kennedy, on ne se demande pas ce que l'on peut faire pour l'état, mais ce que l'état peut faire pour son intérêt personnel, pour son groupe. On manigance sans vergogne, jusqu'au plus haut niveau. On traite l'autre comme une source de profit, et, pour citer Kant, non pas comme un but, mais comme un moyen.
Pourtant, l'autre est juif. Peu importe qu'il soit de gauche, de droite, religieux, ou laïc, hyppie ou yuppie. Il faudrait revenir à une vision claire des choses et considérer un instant que la fondation de cet état a eu pour but la réunion de tous les Juifs, et non leur auto-destruction. Il faudrait quitter un instant les oeillères de nos vies personelles et individuelles, pour tenter d'entrevoir un avenir ensemble. Il faudrait que la question ne soit plus que doit-on faire maintenant dans l'intérêt de mon groupe, mais que puis-je faire pour l'intérêt de tous.
Et cette question essentielle se décline à tous les modes. Que les partisans d'un état laïc se rappellent un instant l'idéologie socialiste qui a fondé ce pays. Que les plus religieux se rappellent le sens de l'appel essentiel du credo juif, "shéma ISRAEL, Hashem ELOKEINOU, Hashem ERAD", adressé à tout le peuple, au nom d'un seul Dieu. Que les financiers se rappellent, avant leur portefeuille, que leurs valeurs en bourse représentent des êtres humains qui sont leurs frères, et leur patrie, et qu'à force de jouer le jeu de la mondialisation, ils pourraient bien voir leur sort semblable à celui de riches familles à qui l'état, même en France, -demandez à Rotschild- même dans un pays démocratique, n'a pas craint de prélever par autorité des propriétés à toutes les périodes de l'histoire: c'est aussi pour les préserver de ce sort que l'état d'Israël fut créé. L'État n'est pas une source de profits ou de pouvoirs à dévorer. L'Etat d'Israël est le seul groupe auquel il nous faut aujourd'hui appartenir, le seul groupe à maintenir et à défendre, au-delà de nos divergences, le seul groupe dans lequel notre identité pourra se définir positivement, et non contre une autre identité.

De Dérive en dérive...

De Dérive en dérive : des sites virtuels aux délires bien réels

Jusque là les sites internets néo-nazis s'étaient contenté de fournir une propagande antisémite ou de proposer des jeux de réalités virtuelle où il était de bon ton de gazer des Juifs ou de les éliminer à la mitraillette de jeu vidéo. Devant l'absence de réaction générale semble-t-il, ces sites sont à présent passés à la deuxième phase de leur programme, celle de l'extermination bien réelle. Les craintes déjà formulées par notre site d'Alliance se sont donc malheureusement réalisées. Le site néo-nazi en question, dont nous ne citerons pas le nom afin de lui éviter la publicité dont il se réjourait, propose dans la section de récréation "relax" la liste de tous les Juifs italiens, avec leur adresse, surmontée du titre "Qui souhaitez-vous tuer" (Who do you want to kill?). L'agence de presse italienne, AGI raapporte que le site appartient à un groupe, "Onore e Fedelta", qui a été identifié comme d'obédience néo-nazie. Premier élément inquiétant : jusqu'à présent, il a été impossible de retracer la source d'informations de ce groupe, qui lui a permis d'obtenir la liste des Juifs italiens et leur adresse. Deuxième élément inquiétant: cet événement a lieu dans un contexte de recrudescence d'attentats en Italie, qui font craindre une escalade de luttes entre néo-nazis et partisans de la république. En Novembre, une bombe a explosé dans le musée de la libération à Rome, qui se trouve situé dans un ancien quartier général SS, ce qui laisse à penser que les poseurs de bombe ont ainsi marqué leur désapprobation du lieu. Cette bombe fut suivie sept jours plus tard par le dépôt d'une autre bombe, qui fut découverte avant son explosion, devant un cinéma qui projetait un documentaire sur Adolf Eichman. Cette atmosphère évoque de façon sinistre les luttes entre chemises brunes et communistes dans l'Allemagne pré-nazie, et il est à craindre que de tels épisodes, s'ils se multipliaient, déstabiliseraient rapidement l'Italie. Le troisième élément inquiétant de cet évenement consiste dans le silence coupable des médias. Il faut aller chercher volontairement des journeaux italiens, ou publiés en Italie (International herald Tribune, section "Italy") pour avoir un écho des faits : serions-nous en France dans un pays ayant décidément décidé de taire tous les attentats anti-juifs pour soutenir une politique pro-palestinienne? Quelle logique sinon, doit on sous-entendre à la non-information? Enfin, il faut reconnaître l'apathie des médias juifs, et des communautés européenes, qui pourraient avoir un geste de solidarité, et demander au parlement européen une enquête systématique sur tous les sites incitant au meurtre. L'histoire nous l'a appris : toute indifférence vis-à-vis d'une autre communauté sera vite notre perte.
Yona Dureau

Massacre archéologique à la pelleteuse

 Massacre archéologique à la pelleteuse

Dans une perspective de concessions totales visant à favoriser la paix, Ehud barak avalisa a posteriori au début du mois de Décembre aux autorités du WAKF, (organisme de tutelle des sites religieux musulmans), l'ouverture souterraine de la partie du mont du Temple appellée "écuries de Salomon" par les Juifs, et "Mosquée Marwani" par les Musulmans, dans le but officiel de fournir une issue de secours à une salle prière de ladite mosquée.

L'ouverture de cette mosquée, sur le lieu le plus sacré du judaïsme, revendiquée au nom de l'histoire de la conquête islamique de Soliman le Magnifique, qui aurait construit cette mosquée, avait déjà été perçue par les Juifs comme un acte d'occupation non seulement religieuse, mais à dimension politique.

La conquête islamique a en effet toujours eu pour principe de construire sur tous les lieux sacrés des pays conquis une mosquée marquant la domination de l'Islam sur les autres cultures. L'attitude actuelle des autorités religieuses et politiques palestiniennes consiste à invoquer l'histoire de cette conquête comme patrimoine national pour justifier une expansion de leur "domaine religieux", dont la dimension symbolique politique n'échappe à personne, puisque ces domaines sont placés sur les lieux sacrés des autres religions. D'un point de vue théologique, faut-il rappeller que le Coran édicte que toute terre où un seul musulman aura prié une seule prière est terre d'Islam, que le Jihad devra conquérir?

C'est dans la même optique que les autorités muslmanes ont demandé, et obtenu des autorités israëliens, comme compromi après un an d'occupation du lieu, l'autorisation de construire une mosquée sur un des lieux les plus sacrés de christianisme, sur la place servant de lieu de rassemblement des fidèles pour l'an 2000, devant l'église de l'annonciation. Un tollé mondial s'est alors élevé pour accuser Ehud Barak de vouloir confronter chrétiens et musulmans, sans considérer que les autorités responsables étaient en premier lieu les autorités religieuses musulmanes.

Le dernier épisode de cette politique expansioniste est en train de se dérouler à Jérusalem, sans que les autres nations ne le commentent cette fois-ci, car il s'agit d'un lieu saint juif, d'un patrimoine historique israëlien, et que plus personne n'a d'intérêt à défendre ces valeurs-là, ce site-là, et les traces archéologiques d'un passé hébraïque. On n'accepte pas la domination arabe sur les espaces religieux chrétiens, mais on est prêt à lui concéder tout le domaine spirituel juif si nécessaire. La paix justifie ainsi une prise de pouvoir palestinienne sur les lieux saints, qui sert les buts chrétiens en effaçant le passé spirituel juif de ces lieux construit des issues d'abord.

Deux semaines après le début des travaux autorisés a posteriori par Ehud Barak au début Décembre, (le WAKF avait déjà pratiqué les ouvertures) le WAKF ne se contenta pas de déblayer une ouverture de trois sorties de sécurité. Les pelleteuses ont mis à jour des restes archéologiques datant de toutes les époques successives d'habitation de ce lieu, depuis l'âge de bronze, jusqu'au Moyen Age.

La stupidité éventuelle des entrepreneurs de ces travaux n'explique pas le massacre archéologique qui suivit, détruisant toutes les couches superposées pour les entasser dans des camions jetant ensuite ces vestiges comme des détritus dans des décharges de la vallée de Kidron et à Azariya. Lorsqu'on organise, contre la loi sur les sites archéologiques, des chaînes de camions de décharge de nuit, on dévoile la dimension consciente d'un acte destructeur. Le WAKF a ainsi consciemment procédé au nettoyage culturel du passé découvert sur le mont du Temple, et les autorités israëliennes ont décidé de tout étouffer, afin d'éviter les remous, les vagues, les grains de sable dans le processus de paix, qui décidément, se fait bien souvent au détriment d'Israël.

John Zeligman, archéologue en poste à Jérusalem, a confirmé l'ampleur des dégats au Jerusalem Post : "C'est à peu près comme si on avait passé tous ces vestiges au mixer. Le fait de tout mettre à la décharge n'est pas le plus grave. Tout le mal était déjà fait lors du creusement. Toutes les couches archéologiques sont à présent mélangées et endommagées."

"Les autorités archéologiques de Jérusalem n'ont pas été consultées ni prévenues des travaux" [contraiement à la loi], déclare Osnat Goaz, porte-parole des autorités archéologiques israëliennes. "Nous avons été surpris d'apprendre le début des excavations."

Le responsable officiel du WAKF, Adnam Husseini, refusa de donner aucun commentaire de la situation. Zeligman a déclaré quant à lui qu'une équipe d'archéologues allait commencer des travaux dans les excavations la semaine prochaine. Une première inspection a mis en évidence des restes datant de la période byzantine et ottomane, dont une partie de restes datant de la période du premier et du second temple, et des objets datant des périodes des Croisades et de la période musulmane. Danny Bahat, un autre achéologue, a déclaré quant à lui que ses étudiants ont trouvé des restes datant de la période de bronze dans les déchets.

Le mouvement "Zu Arsénu" organise quant à lui Lundi 27 Décembre, une manifestation visant à faire prendre conscience de l'importance de ces fouilles, et pour protester contre ce qu'il considère comme une politique laxiste du gouvernement. Leur sologan est simple: "Hamaskir et halev, méabed et haévarim" "Celui qui néglige le coeur perd ses membres".
Yona Dureau

Nimrodi : Une ténébreuse affaire...

NIMRODI: Une ténébreuse affaire...

L'affaire Nimrodi a fait couler beaucoup d'encre, et pourtant, lorsqu'on tente d'interroger les Israëliens sur cette affaire, on a l'impression singulière d'être projeté dans un roman d'Orwell, tant la mémoire collective, lessivée par une information répétitive sur la question, semble avoir effacé les données primordiales du problèmes.

Nimrodi, directeur du journal Ma'ariv, est arrêté depuis bientôt trente jours, et voit régulièrement son arrestation reportée, sans que le chef d'accusation n'ait été encore officiellement précisé par la justice israëlienne. L'affaire, dit-on, remonte à des années. Elle n'a éclaté, en fait, que depuis trois mois, sans que les détails de la découverte en question ne soient donnés. Il semble bien, malgré tout, que ce soit le police qui n'ait commencé à faire son propre ménage.

M. Nimrodi appartient à l'une des familles les plus riches du pays. Il est accusé d'avoir procédé à plusieurs tentatives d'assassinat sur des concurrents économiques, comme par exemple les dirigeants du journal Yediot Aharonot, et d'avoir payé des policiers pour étouffer l'affaire. M. Nimrodi aurait aussi procédé, à l'aide de policiers à la retraite, à la mise sur écoute d'un certain nombre de journalistes concurrents, et de politiciens.

L'affaire Nimrodi apparaît progressivement comme une affaire à multiples ramifications. Elle ébranle actuellement les fondations de l'institution de la police, qui restait un fondement encore stable de l'Etat d'Israël. Elle pourrait impliquer, semble-t-il, des hommes politiques. Tout cela reste encore au conditionnel, car malgré des efforts considérable de la police pour faire le point sur cette affaire, l'enquête traîne en longueur, l'accusation officielle tarde à venir, et tout est loin d'être dit. Une affaire à suivre, sans sombrer dans la désinformation de la répétition hypnotique...

Yona Dureau

Na'amat contre les nouveaux immigrants

Na'amat Contre Les Nouveaux Immigrants

 

Le combat de Yeteron pour survivre Le Jerusalem Post, dans un article écrit sous le titre de "In a class of its own", publié Vendredi 8 Août 1997, dans la section "City Lights," décrivait pour ses lecteurs le succès d'une nouvelle organisation d'olim, Hamechaneh, dont l'action consistait à introduire plus de culture dans des zones économiquement en difficulté, ou dans des couches de populations culturellement défavorisées.
Originellement, le travail de cette organisation avait commencé par une action centrée sur les familles de nouveaux immigrants en difficulté, en constatant que les difficultés économiques des parents étaient lourdes de conséquences pour les enfants, et que l'intégration économique ratée aboutissait fatalement à une intégration culturelle ratée des enfants.
Cette action aboutit rapidement à un travail touchant aussi bien la population défavorisée israèliennes que celle des olims. L'organisation hamehaneh fonctionnait avec des volontaires anciens olims et disposant de temps libre.
L'action consistait à organiser des groupes d'activités culturelles allant du cours de soutien scolaire, au dessin et à l'utilisation d'un ordinateur.
Le succès de cette origanisation fut ssi brillant, que Na'amat, organisation pour la protection des droits de la femme en Israël, mais aussi pour l'intégration des nouveaux immigrants - convint de céder le deuxième étage d'un de ses bâtiments inutilisés à Mekhaneh, pour un loyer annuel symbolique, et pour "le temps que Mekhaneh le souhaiterait", à condition que Mekhaneh prenne en charge la zone en difficulté de Yosef Tal, à Kfar Saba. L'accord conclu, et Hamekhaneh commença son travail à Kfar Saba. Deux ans exactement après l'article du Jerusalem Post , la situation connait une évolution dramatique qui nous a paru nécessiter une information de nos lecteurs et un appel de soutient. Lorsque l'organisation Hamakhaneh reçut les locaux du bâtiment de Na'amat, l'état du toit ne permettait aucune occupation des lieux. Les fenêtres étaient cassées, l'électricité entiérement à refaire, et des ordures de toute sorte jonchaient le sol. L'organisation Hamekhaneh ne se découragea pas. Mekhaneh inevtissait pour l'avenir, comme le montre son changement de statut pour devenir une association reconnue et pouvoir à l'avenir demander une aide officielle, "Hayétéron". Douze hommes volontaires retroussèrent leurs manches, et travaillèrent d'arrache-pied pendant un an. On sortit trois bennes d'ordure du bâtiment. Le toit fut entièrement réparé, l'électricité refaite, les fenêtres réparées, les salles repeintes. 40 000 shekels furent ainsi investis, et approximativement 15 000 shekels de travail volontaire investi. Les ordinateurs nécessaires aux cours furent amenés. L'organiation put enfin commencer à travailler sérieusement dans ses locaux il y a seulement deux mois. Tout serait parfait dans le meilleur des mondes possibles, si Yeteron n'vait pas commis la faute de confiance excessive, en accordant à des promesses orales la valeur de documents légaux. Le bail annuel, qui devait être renouvelé automatiquement selon les promesses antérieures, arrive à terme fin Octobre, mais déjà, l'avocat de Na'amat vient d'envoyer une menace écrite d'expulsion par huissiers fin Août si les locaux n'étaient pas rendu dès à présent.
Les appels téléphoniques aux différents responsables ont été vains, et Galina Nabati, directrice nationale de la section de Na'amat pour l'intégration des immigrants, n'a rien pu faire pour aider Yeteron.. Le paradoce de cette situation est que Na'amat est une organisation censée aider elle aussi les immigrants, et tout le scénario ressemble à une guerre des police, où chacun cherche à s'attribuer la gloire des actions de l'autre. Mais Na'amat, proche du parti actuellement au gouvernement, a ici l'avantage du plus fort politiquement. Tout cela a un arrière-goût désagréable d'exploitation des efforts du naïf par le puissant, de récupération du travail du nouvel immigrant par les institutions, après une aide qui se révèle un faux-semblant, un "truc" destiné à berner. Il reste que nous espérons que la publication de cet article couvrira de honte Na'amat et donnera à réfléchir à ses donateurs canadiens et américains. Si ceux-ci exigent un réglement honnête de ce dilemne, Yeteron sera sauvé et pourra continuer à oeuvrer, nonpour la politique, mais pour les populations en difficulté.
Yona Dureau

Education paix?

                                                   Education paix ?

Vous trouverez ci-dessous des exemples et extraits de ce que l'on peut encore trouver aujourd'hui, dans les livres d'enfants palestiniens.

Aprés cette lecture, et parceque nous considérons que les enfants sont l'avenir d'un pays,il nous est difficile de croire que cet avenir peut se faire sous le signe de la fraternité ou seulement même dans une intention .

Il faut savoir que dés l'âge du Gan ,vers 2 ou 3 ans, soit dés la première socialisation de l'enfant on lui fait apprendre par coeur des chansons de haine contre "l'ennemi juif"- dont nous sommes certains qu'il n'en comprend pas un traître mot.Ces enfants abreuvés de haine, deviennent l'otage d'une paix mal définie.

A défaut de les armer physiquement, ils les ont armé mentalement, conditionnés pour la haine, pour la vengeance, où le sacrifice de leur vie devient une fin en soi.

Il est temps que ces enfants apprennent à vivre comme tous les enfants du monde, il est grand temps que l'ONU applique son programme Education Paix.

Alliance a visionné ces cassettes vidéo où l'on peut voir et entendre ces trés jeunes enfants chanter haut et fort - loin des chansons enfantines pourtant bien de leur âge -"qu'ils jurent qu'il délivreront la Palestine de l'occupant sioniste, que dans le sang ils vengerons leurs frères etc..."
Cette éducation de haine distiller quotidiennent à des enfants qui ne savent même pas encore lire, ne peut contribuer à la paix, mais plutôt à une bombe à retardement.

Ces cassettes vidéo d'une durèe de 10 minutes en sous-titre français ou anglais, sont disponibles à l'association

Génération Paix e-mail peace4gen@aol.com
Claudine Douillet
cdouillet@alliancefr.com



CENTER FOR MONITORING THE IMPACT OF PEACE

http://www.edume.org

Extraits traduits d'un document en anglais de plus de 60 pages

"Pourquoi les Juifs haïssent-ils l'unité musulmane et souhaitent-ils provoquer sa division ? Donnez des exemples, à partir de l'actualité, des tentatives malveillantes des Juifs." Éducation islamique, classe de 5e, p. 191

"Les Juifs ont tué et chassé les habitants musulmans et chrétiens de Palestine dont la population souffre toujours de l'oppression et de la persécution sous l'administration juive raciste." Éducation islamique, classe de 3e, n° 589, p. 182

"Écrivez dans votre livre d'exercice : un événement montrant le fanatisme des Juifs en Palestine à l'encontre des musulmans et des chrétiens."

Éducation islamique, classe de 3e, p. 182

"Il faut être vigilant à l'égard des Juifs, car ils sont traîtres et déloyaux."

Éducation islamique, classe de 3e, p. 79

"Les exemples les plus nets des convictions racistes et de la discrimination raciale dans le monde sont le nazisme et le sionisme."

La nouvelle histoire des Arabes et du monde, p. 123

Les idéologies modernes et leur impact sur la nation arabe (6 sections)

2e section : Compréhension du caractère raciste et agressif du mouvement sioniste

6e section : Résumé de la similitude entre nazisme, fascisme et sionisme.

La nouvelle histoire des Arabes et du monde, p. 92

"J'ai appris de cette leçon : Je crois que les Juifs sont les ennemis du Prophète et des croyants". Éducation islamique, 2e partie, classe de 8e n° 531, p. 67

"Le sionisme est un mouvement politique agressif et colonialiste prônant la judaïsation de la Palestine par l'expulsion de ses habitants arabes."

Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde, n° 613, p. 49

Les sales guerres d'Israël, brutales, inhumaines, fascistes, racistes, génocidaires, d'épuration." Télévision de l'AP, 14 mai 1998

"Les bandes juives ont mené des guerres d'épuration racistes contre les innocents Palestiniens ; de stupéfiants massacres sur une grande échelle, n'épargnant ni les femmes ni les enfants." Télévision de l'AP, 14 mai 1998

"Le terrorisme que les forces d'occupation israéliennes pratiquent contre notre nation palestinienne depuis 1948." Télévision de l'AP, 19 mai 1998

"Les sionistes considèrent la Palestine comme la patrie nationale des Juifs, en se fondant sur de fausses revendications historiques et religieuses."

Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde

"Les Juifs affirment que c'est l'un des lieux leur appartenant et l'appellent "le Mur occidental", mais il n'en est pas ainsi."

Lecture et textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 103

"Questions : ...

Écrivez les noms de lieux saints musulmans à Jérusalem.

Écrivez les noms de lieux saints chrétiens à Jérusalem."

Éducation nationale palestinienne, classe de 9e, n° 529, p. 15

"Les touristes du monde entier se rendent en Palestine pour visiter ses lieux saints... Les musulmans viennent visiter la première Qibla [direction de la prière] ; les chrétiens viennent visiter Bethléem, le lieu de naissance du Messie et l'église du St Sépulcre à Jérusalem..."

Éducation nationale palestinienne pour la classe de 8e, n° 539, p. 23

[Les sites juifs sont ignorés]

Jérusalem est une ancienne ville arabe construite par les Arabes jébuséens avant l'Islam..." Culture islamique, classe de 4e, n° 576, p. 50

Israël [de la Bible] était situé près du Yemen ; leur religion originelle à l'époque de notre maître Moïse, il est étrange que la Torah n'en donne pas le nom et j'oserai presque dire que c'est l'Islam. Le mont Sinaï est le mont Sinin du Yemen... [Tous ces événements [de l'Israël biblique] ne se sont pas produits en Palestine ; 90% des Juifs d'aujourd'hui n'ont aucun rapport [biologique] avec les Israélites."

"Palestine, Histoire et Tradition, Télévision de l'AP, 26 mai 1998

"Jérusalem est une ville arabe palestinienne, et elle n'a aucun lien avec Israël

Télévision de l'AP, 24 mai 1998, Abd al-Rachman (responsable palestinien).

"Sache, mon fils, que la Palestine est ton pays ; que son sol pure est abreuvé du sang des martyrs.... Pourquoi devons-nous combattre les Juifs et les chasser de notre pays ?" Notre langue arabe, classe de 7e, p. 64-66

Poème "Palestine"

"Mes frères ! Les oppresseurs ont dépassé les limites. Le Jihad et le sacrifice sont dont un devoir.... Tirez vos épées ; rassemblons nous pour la guerre avec du sang rouge et du feu flambant.... Oh Palestine, les jeunes vont délivrer ton sol.

Questions

2. Qui sont les "oppresseurs" auxquels le poète se réfère dans le premier vers.

4. Le poète enjoint les Arabes d'entreprendre un Jihad. Indiquez dans quel vers.

Lecture et textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 120-122

"Quelle est selon vous, le moyen de libérer Jérusalem, à la lumière de sa libération par les musulmans à l'époque de Saladin." [qui a conquis la ville en 1187]

Lecture et Textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 102

"Que devons-nous faire pour libérer Jérusalem ?"

Lecture et Textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 63

Que pouvons-nous faire pour sauver Jérusalem et la délivrer de l'ennemi spoliateur ? Lecture et Textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 99

"Rappelle-toi :

Le résultat final et inévitable sera la victoire des musulmans sur les Juifs.

Notre langue arabe, classe de 7e, p. 67

"Cette religion vaincra toutes les autres religions et elle sera disséminée par la volonté d'Allah, par les combattants musulmans du Jihad."

Éducation islamique, classe de 5e, n° 542, p. 125

Carte intitulée : "Carte de la Palestine avant et après la guerre de 1967". Le rouge est défini comme suit : "Territoires arabes conquis avant 1967". Le vert est défini ainsi : "Terres arabes conquises en 1967". L'ensemble d'Israël est qualifié de "territoire arabe conquis". Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde, n° 613, p. 66

On trouve des cartes du Moyen Orient sur lesquelles Israël ne figure pas et où la région est appelée "Palestine" aux pages suivantes : 81, 84, 88, 89, 103, 107, 109, 110, 120, 122, 124. Éducation nationale et sociale, classe de 7e, 1e partie, n° 549, p. 107

A dix-neuf reprises dans ce livre, des cartes mentionnant Israël comme la "Palestine" : pages 12, 20, 23, 36, 48, 50, 53, 55, 61, 66, 72, 73, 75, 80, 81, 88, 90, 115, 124. Géographie de la patrie arabe, classe de 6e, n° 557

"Sache, mon fils, que la Palestine est ton pays... son sol pur est imprégné du sans des martyrs parce que c'est une terre de glorieuses batailles et de guerres : à Jérusalem, à Acre, à Haïfa... à Shaar Hagaï.... et dans le Néguev." [Toutes ces villes et régions sont israéliennes] Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 65-66

"Question : Jaffa est une ville palestinienne conquise par les Juifs. Citez trois autres villes palestiniennes qui ont été conquises par les Juifs."

[Jaffa est une ville israélienne qui fait partie de la municipalité de Tel Aviv]

Notre langue arabe, classe de 5e, 1e partie, n° 566, p. 13

Tableau n° 10 : Raffineries de pétrole dans la patrie arabe:

"Palestine : 2 raffineries de pétrole raffinant 132 000 barils à Haïfa et Ashdod."

Géographie des pays arabes, classe de Terminale, n° 650, p. 186

"Exercice : Distinguer le verbe du substantif : 'Le pays est notre pays et Jérusalem est à nous'." Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 74

"Déterminez dans les phrases suivantes le sujet et le prédicat : 'Jérusalem est arabe'." Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 167

"La proclamation d'un État palestinien : Au cours de sa 19e rencontre le Conseil national palestinien a déclaré à Alger l'adoption d'un document proclamant l'indépendance palestinienne. En voici des extraits : Le Conseil national palestinien déclare au nom d'Allah et de la nation palestinienne la création de l'État de Palestine sur notre sol palestinien, avec Jérusalem pour capitale."

Éducation nationale palestinienne, classe de 7e, n° 550, p. 39

"Déterminez quel est le sujet et le prédicat dans les phrases suivantes : Le Jihad est un devoir religieux pour tout musulman, homme et femme."

Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 167

"2. Les Arabes ne seront jamais à même de libérer la Palestine s'ils ne __________." Notre langue arabe, 1ère partie, classe de 6e, n° 553, p. 33

"1. Utilisez les expressions suivantes dans des phrases logiques :

sage opinion le danger sioniste il a appelé au Jihad désastre"

Notre langue arabe, 1ère partie, classe de 6e, n° 553, p. 29

Conséquences de la Paix de Hudaibiya...

"3. Les musulmans furent désormais libres de procéder à la liquidation finale de l'agression juive sur la péninsule arabe."

Éducation islamique, classe de 3e, n° 589, p. 92-94

"Israël constitue une provocation militaire, économique, politique et sécuritaire pour le monde arabe. La lutte a amoindri une part importante de la capacité économique du monde arabe.... Il existe différents points de vue sur la façon d'affronter le danger israélien." Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde, n° 613, p. 89-90

"6. Qui sont les gens qui ont occupé la Palestine et en ont chassé les habitants ?"

Notre langue arabe, 2e partie, classe de 8e, n° 533, p. 86

"J'ai appris de ce texte les éléments suivants :

sacrifier sa vie et ses biens à Allah et à la patrie.

supporter les difficultés et croire en le jugement d'Allah et au sort qu'Il a déterminé

Les Juifs sont traîtres et déloyaux."

Éducation religieuse islamique, classe de 8e, n° 736, p. 55

"La civilisation occidentale a prospéré ­ c'est une chose bien connue ­ par suite des relations de l'Occident avec la culture islamique à travers les institutions éducatives arabes musulmanes en Espagne et dans les autres pays musulmans, où les penseurs et philosophes musulmans s'intéressaient à la philosophie grecque [page 5] et aux penseurs occidentaux...

Le monde occidental n'est pas capable de jouer ce rôle [spirituel]... Il n'existe qu'une nation capable d'assumer cette tâche, et c'est notre nation [l'islam]. Personne d'autre que nous ne peut brandir l'étendard de la civilisation de demain..."

Notre civilisation, classe de 1ère

"Abraham était un monothéiste musulman et ne comptait pas parmi les idolâtres."

Éducation islamique, classe de 7e, n° 540, p. 143

Le cas Stepinac ou la perfidie de l'Eglise?

La lettre de Vladimir Volkoff
La nouvelle idole de la Croatie
Complice de l'horreur

 


                        Le cas Stepinac ou la perfidie de l'Eglise

Aujourd'hui samedi 3 Octobre 1998, 3 jours seulement aprés Kippour, jour du Grand Pardon. Le Pape a ordonné la béatification de Stepinac en Croatie.
Devant cette provocation , les organisations juives s'émeuvent, certes , mais y a t-il vraiment de quoi s'étonner ?
Il est clair que rien n'a changé. Il n' y a rien à attendre du pardon , ni de la repentance d'une certaine Eglise.
Cette Eglise qui dans la même année nous demande pardon -53 ans aprés la Shoa -et ordonne aussi ,la béatification d'un collaboraeur nazi!
Un acte repentance permet-il de tout recommencer ?
Réiterer les mêmes fautes? Il s'agit bien là bien de fautes -non pas d'erreurs- de responsabilité totale, voulue et volontaire dans un choix délibéré .
A- t'on le droit de faire semblant de confondre repentance et confession?
Jusqu'où va la perfidie de ces gens là ?
Comment croire un seul instant , à une volonté d'apaisement entre les peuples ?
Et dans ce cas comment imaginer que nous pouvons pardonner ?
Il est clair que par cet acte l'Eglise affirme haut et fort sa position, fidèle à ces convictions d'antan.
Elle n'entend pas déroger à sa règle ,celle du mépris de l'autre, de la haine à la différence de religion, et surtout elle ne réprouve pas un seul instant son passé à peine flou avec l'ennemi, au contraire elle l'affirme.
Et ses discours ? ne sont que des discours , des paroles vides de sens, qui n'engagent personnes et surtout pas l'Eglise.
Il semble qu'il soit plus facile de béatifier un collaborateur du régime pro- nazi que de reconnaître l'Etat d'Israël...
Et à croire que l'habit fait le moine!
Claudine Douillet

 


 

 

Plus sérieusement et rapporté du trés sérieux journal "Balkans Infos"

Voici la lettre de Vladimir Volkoff prix international de la paix en 1989 écrit au Pape en septembre 1998:

Trés Saint-Père
Les journaux français "La Croix" et "La Vie", non démentis par votre nonciature, font état de la nouvelle suivante:

"Mgr Stepinac, archevêque catholique de Zagreb pendant la Seconde guerre mondiale, sera béatifié le 3 octobre par Jena-Paul II, lors de sa deuxième visite en Croatie.
Le prélat avait été emprisonné à la fin à la fin de la guerre, puis assigné à résidence par le régime titiste. Mais la cérémonie risque de prendre un tour polémique : pour les Serbes, le cardinal Stepinac n'est autre qu'un collaborateur du régime pro-nazi d'Ante Pavelic". (La Vie 16 juillet 1998).
Je me permets d'attirer l'attention de Votre Sainteté sur les points suivants.
1. "Pour les Serbes" à tort ou à raison, le nom du cardinal Stepinac est hélas lié non seulement " au régime pro-nazi d'Ante Pavelic", mais aussi au génocide qui a coûté la vie à quelques 700.000 Yougoslaves, parmi lesquels des Juifs et des Tziganes. Le chiffre est contesté mais non le fait du génocide, auquel des membres de l'Eglise catholique romaine semblent bien avoir été mélés.
2. Le régime pro-nazi a pratiqué la discrimination religieuse, forçant les Juifs à porter l'étoile jaune, et les orthodoxes le brassard bleu. Sans même parler des Juifs, toute marque d'approbation que Votre Sainteté semblerait accorder à ce régime serait perçue comme une insulte par bien des orthodoxes, à qui elle paraîtrait démentir Votre attitude généralement favorable à l'eocuménisme.
3. Des allégations largement répandues accusent certains membres de l'Eglise catholique romaine de collusion avec les régimes nazis. Et c'est sans doute pas pour rien que Votre Sainteté a si souvent demandé pardon pour elle.
Les relations entre le cardinal Stepinac et le "poglavnik" Ante Pavelic n'étant un secret pour personne, le moment est-il bien choisi pour faire un geste qui semblerait corroborer ces allégations aux yeux de l'opinion mondiale ?
4. Quelles qu'aient été les vertus personnelles du cardianl Stepinac, les guerres atroces qui viennent déchirer l'ex-Yougoslavie et qui furent, en partie du moins, des guerres de religion, font qu'une telle béatification risquerait d'apparaître aujourd'hui comme inutilement provocatrice.
Le cardinal Stepinac doit-il devenir un objet de scandale et une pierre d'achoppment sur le chemin de la réconciliation entre l'Occident et l'Orient ? Toute action le concernant ne peut elle pas attendre que les passions s'appaisent et que l'Histoire est jugée?
Je prie Votre Sainteté d'agréer l'assurance de ma respectueuse considération.



 

 

La nouvelle idole de la Croatie
Extraits d'un remarquable article de Giacomo Scotti dans Il Manisfesto du 17 juillet 1998.

"Depuis de nombreux mois, la scène politique et religieuse de la Croatie est dominée par l'ombre du défun cardinal Aloïs Stepinac, primat de l'Eglise catholique croate à l'époque de "l'Etat indépendant" oustachi (1941-1945) et ensuite assigné à résidence pour de longues années, jusqu'à sa mort, dans son village natal de Karsic à la suite d'une condamnation pour collaboration par le tribunal de Zagreb en 1946.

En mai dernier, à l'occasion du centenaire de la naissance du cardinal, un monument à sa mémoire a été inauguré devant sa maison natale. S'en sont suivis, et continuent, des messes solennelles , des pélerinages, et des expositions, des réunions, des réunions d'études et des livres dédiés au pesonnage.
Tout a commencé, il y a quelques années, par l'initiative prise par le régime du Tudjman de demander la béatification du vieux prélat "victime des persécutions communistes".
Stepinac a été promu aux honneurs de l'autel par le Pape Jean-Paul II d'abord comme "le serviteur de Dieu", et récemment comme "bienheureux".
La cérémonie solennelle de béatification aura lieu en Croatie, le 3 octobre prochain, dans le sanctuaire de Maria Bristica et pour cette occasion, le pontife romain visitera la Croatie pour la seconde fois, de Spolète à Zagreb, en s'arrêtant à d'autres localités.
L'Eglise catholique slovène lui a fait parvenir une invitation à visiter aussi la Slovénie au même moment.
Inutile de dire que la parti au pourvoir et Tudjman lui-même font et feront tout pour que la visite du pape soit présentée comme une reconnaissance des mérites du régime par la plus haute autorité morale catholique du monde.
Les mass-média gouvernementaux, dans ce pay parallelement à une campagne d'exaltation du "martyr" Stepinac, consacrent d'important espaces aux voix d'extrême -droite qui minimisent les massacres du régime osutachi et vénérent comme patriotes des criminels de guerre comme Dinko Sakic; par ailleurs ils célèbrent le patriotisme et l'anticommunisme de Stepinac, considéré comme un héros de la "croatité".
De leur côté les leaders des partis d'opposition et les rares journaux qui leur permettent de s'exprimer "oublient" les nombreux épisodes où Stepinac se fit le soutien de l'Etat-fantoche mis sur pied par les nazis et les fascistes durant la Seconde Guerre mondiale, pour souligner les rares actes positifs du primat à cette époque, en commençant par la protestation de 1943. Devant la terrifiante documentation qui lui parvenait sur les exterminations perpétrées à Jasenovac et dans les autres camps oustachis, Stepinac en informa le pape, et écrivit en même temps une lettre au duc Pavelic pour dénoncer en tant que patriote croate-,
la honte que Jasenovac jetait sur l'Etat croate,cet Etat qu'en avril 1941, il s'était dépêché de bénir comme la réalisation d'un rêve millinaire".
Ce réveil tardif, et sa mise en accusation par le titisme, en octobre 1946, devant le tribunal de la république fédérale de Croatie, ont fait de Stepinac, aux yeux de l'Eglise, malgré les crimes dont il a été au moins l'auxillaire passif, un "résistant" et un martyr du communisme. Cela suffit-il vraiment pour le béatifier ?

"En fait, si peut paraître exagérée l'affirmation de l'historien italien Enzo Bentarelli, selon laquelle" l'extermination des Serbes, des orthodoxes, des communistes, des Juifs, de la façon la plus violente dés les premiers temps de la domination et du corsetage de la Croatie par les oustachis a été planifiée par l'autorité catholique du pays", on ne peut nier que l'Eglise cahtolique, sous la conduite de Stepina, fut la première à reconnaître "l'Etat" oustachi, à le soutenir et à obtenir que le Vatican lui accorde une reconnaissance de fait par l'envoi à Zagreb de son représentant et l'accueil d'un représentant de Pavelic au Saint-Siège. Sans parler- comme l'a écrit un autre historien italien. Mario Pacor- "de la participation de nombreux élements du clergé croate aux opérations sanglantes contres les Serbes et auc baptêmes forcés des orthodoxes".
(...)Les protestations timides de Stepinac, élevées lorsque l'extermination avait déjà pris des proportions gigantesques et que le sang des victimes coulait comme des rivières ne donnèrent aucun résultat ; tout continua comme avant, ou pire qu'avant "avec le consentement tacite" des autorités catholiques, comme l'a prouvé l'historien Carlo Falconi"

 

Giacomo Scotti

 Jusqu'en 1943, il a été complice d'un régime qui a horrifé même les Allemands et les Italiens

Les témoins qui ont publié leurs récit aprés la guerre sont tous d'accord : ils n'avaient jamais connu de telles atrocités.

"Lorsque les leaders du mouvement oustachi déclarent qu'ils ont exterminés un million de Serbes, y compris des nouveaux-nés, des femmes, des veillards et des enfants, je pense qu'ils se vantent. Selon les rapports qui me sont parvenus, j'estime le nombre de personnes sans défense qui ont été assassinées que de trois quart de million" Sonderraufrag Sudosten 1940-1945 par Hermann Neubasher envoyé spécial d'Hitler pour les affaires des Blakans)

"Une véritalbe haine mortelle s'exprimait contre les Serbes et les Juifs, qui ont été officiellement déclarés fogelfrei, c'est à dire qu'on pouvait en faire ce qu'on voulait et les tuer impunément... Des massacres d'une ampleur sans précédent ont été organisé systèmatiquement. Exemple : la petite ville de Vojnik...
Ce massacre des Serbes marqua le commencement des bestialités sans fin de la part des oustachis... des régions entière sétaient soumises à des tueries en masse."(Chef de l'espionnage allemand dans l'Europe du sud-est en 1950

Dans son célèbre livre Kaputt, l'écrivain italien Cursio Malaparte racaonte sa visite au "Poglavnik" (chef) oustachi Ante Pavelic,le président du nouvel Etat croate.
"Tandis qu'il parlait, j'observais un panier d'osier posé sur le bureau à droite du Poglavnick. Le couvercle était soulevé: on voyait que le panir était plein de fruit d emer. Tout au moins c'est ce qu'il me sembla ;On eut dit des huitres, mais retirées deleurs coquilles, comme on en voit parfois exposées sur des grands palteaux,d ans les vitrines de Fortnum and Mason à Picadilly, à Londre. Casertano (le minitre d'Italie, assistait à l'entretien)me regarda et me cligna de l'oeil :

- ça te dirait quelque chose, hein, une belle soupe d'huître ?
- Ce sont des huîtres de Dalmatie ? demandai-je.
Ante Pavelic, souleva le couvercle du panier, et me montrant ces fruits de mer, cette masse d'huître gélatineuse, il me dit avec un sourire, son bon sourire las:
- C'est un cadeau de mes fidèles oustachis: ce sont vingt kilos d'yeux humains."

Ces articles sont extraits du journal numéro 25 de septembre 1998 "Balkans Infos"