Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

L'inégalité instituée au sein des Nations Unies vis-à-vis d'Israël

Yona Dureau: L'inégalité instituée au sein des Nations Unies vis-à-vis d'Israël

I. Les droits de l'homme, l'ONU et Israël
II. Commentaire:
III. Réponse de l'ambassade du Canada en France
IV. Notre commentaire:
V. Le point de vue... particulier de l'Elysée: nos questions sont des doléances

I. Les droits de l'homme, l'ONU et Israël

Le journal International Herald Tribune du 17 avril 2001 publie une page entière dédiée à l'inégalité de traitement d'Israël au sein des Nations Unies, sous le titre "Human Rights or Human Wrong?" (droits de l'homme ou torts infligés à l'homme). Deux colonnes divisent la page. La colonne de gauche affiche "Commission des nations unies concernant les droits de l'homme, objet de l'agenda officiel n8":
Israël.

La colonne de droite affiche "Commission des nations unies concernant les droits de l'homme, objet de l'agenda n°9:


Afghanistan, Albanie, Algérie, Andorre, Angola, Antigues et Barbuda, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbadjan, Bahamas, Bahrain, Bangladesh, Barbades, Belarussie, Belgique, Bélize, Bénin, Bhutan, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Bostuana, Brésil, Bruneï Darussalam, Bulgarie, Burkina Fasso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Cap Vert, République d'Afrique Centrale, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Iles Comores, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Chypre, République Tchèque, République démocratique du Peuple de Corée, République démocratique du Congo, Danemark, Djibouti, Dominica, République dominicaine, Equateur, Egypte, El Salvador, Guinée équatoriale, Erithrée, Estonie, Ethiopie, Fiji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Géorgie, Allemagne, Ghana, Grèce, Grenade, Guatémala, Guinée, Guinée Bissau, Guyène, Haïti, Honduras, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie, Iran, Irak, Irlande, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Khazakstan, Kenya, Kiribati, Koweït, Kyrgyzstan, Laos, Latvie, Liban, Lesotho, Libérie, Libye, Liechenstein, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaysie, Maldives, Mali, Malte, Iles Marshall, Mauritanie, Maurices, Mexique, Micronesia, Moldavie, Monaco, Mongolie, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Nauru, Népal, Pays Bas, Nouvelle Zélande, Nicaragua, Niger, Norvège, Oman, Pakistan, Palau, Panama, Papousie Nouvelle Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Roumanie, Fédération russe, Rouanda, Fédération russe, St Kitts et Névis, St. Lucia, St Vincent et les Grenadines, Samoa, San Marino, Sao Tomé et Principe, Arabie saoudite, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Afrique de Sud, Espagne, Sri lanka, Soudan, Suriname, Swazilie, Suède, Syrie, Tajikistan, Tanzanie, Thailande, L'ancienne République de Macédoine, Togo, Tonga, Trinidad et Tobago, Tunisie, Turquie, Tukmenistan, Tuvalu, Ouganda, Ukraine, Emirats arabes unis, Royaume Uni, Etats Unis, Uruguay, Uzbekistan, Vanatua, Venezuala, Viet Nam, Yemen, Yougoslavie, Zambla, Zimbabwe.

II. Commentaire:

1. Malgré l'engagement des Nations Unies à considérer avec "une égalité souveraine" tous les états membres, commente l'American Jewish Committee", on peut constater qu'Israël est traité très différemment des autres 188 nations.

2. La réunion de cette commission des droits de l'homme est une réunion annuelle, ayant lieu actuellement à Genève. la censure d'Israël na pas commencé aujhourd'hui au sein de l'ONU, mais constitue au contraire une norme depuis des années. Israël est exclu des cinq groupes régionaux à Genève, ainsi que des centres de l'ONU qui en dépendent, ce qui l'empêche de participer à la commission des droits de l'homme où on prétend pourtant le juger, ainsi que des autres institutions clés de l'ONU.

3. Des pays dont l'Algérie, Cuba, la Libye, et la Syrie, où les droits de l'homme ne sont pas particulièrement à l'honneur font pourtant partie de ladite commission, de sorte qu'il est impossible de justifier l'absence d'Israël de cette commission, même si les organismes de l'ONU considèrent que ce pays ne respecte pas les droits de l'homme de façon satisfaisante.

On constate donc que le principe d'égalité entre tous les états membres concerne tous les pays SAUF Israël, et nous appellons les personnes qui n'accréditent pas cette situation de réagir fermement.

4. D'autre part, il nous semble particulièrement choquant de constater que la France ou le Canada, dont on peut penser a priori que ce sont des démocraties respectant particulièrement les droits de l'homme, sont mises sur un pied d'égalité sur ce point avec des pays où règne actuellement la terreur, la torture, et des massacres, comme l'Algérie, la Syrie, ou la Chine.

Nous avons appelé l'ambassade du Canada en France:

III. Réponse de l'ambassade du Canada en France


"Nous avons cette publication sous les yeux. Il s'agit d'une publicité publiée par l'American Jewish Society, pour faire choc. Ceci n'a pas de valeur informationelle. D'autre part, il est clair qu'Israël a été mis à part des autres pays parce que ce pays ne fait précisément pas partie de la commission des droits de l'homme et ne peut donc pas sièger dans ladite commission, débattant de la situation de ces droits, en N°9 de l'agenda. La question de la non-intégration d'Israêl dans ladite commission devrait être posée à un spécialiste, un technicien de l'ONU, et l'ambassade ne souhaite pas entrer dans de telles considérations...
Le Canada, comme la France, fait partie de cette commission. Chaque état membre doit en fait présenter un rapport sur la situation des droits de l'homme dans son pays. Cela ne signifie pas que le Canada ou la France soient placés sur le même plan que l'Algérie en ce qui concerne les droits de l'homme."

IV. Notre commentaire:


A la réflexion, le fonctionnement de la commission des droits de l'homme de l'ONU apparaît vraiment comme une mise en scène hypocrite et factice, où chaque pays interrogé à tour de rôle va pouvoir présenter ce qu'il souhaite pour décrire un respect idéal des droits de l'homme dans sa nation. On peut alors regretter que cette même opportunité ne soit pas donnée à Israël, qui disposerait alors d'une scène internationale pour présenter la situation selon son propre point de vue, à l'heure où la presse internationale lui est si hostile. cependant on voit bien que la logique de la mauvaise volonté onusienne, barricadée derrière une pseudo loi intérieure, trouve toutes les occasions d'ostracier Israël et de le mettre en position d'être jugé par les autres sans pouvoir se défendre. Il faut alors se rappeller qu'il était promis à Israël de se voir intégré dans toutes les organisations onusiennes si ce pays procédait au retrait du Liban sud. Quelle est la nouvelle condition inventée pour ne poas procéder à son intégration ?

V. Le point de vue... particulier de l'Elysée: nos questions sont des doléances

Le porte-parole de l'Elysée, quant à lui, lorsque nous lui avons demandé la position de la France à ce sujet, a répondu d'une façon surprenante, que ce genre de "doléances" devait être adressée au président par la poste, au 55, rue du Faubourg St Honoré, 75008, PARIS. Nous lui avons alors fait remarquer qu'il s'agissait d'une simple question, adressée de même à plusieures ambassades, qu'il transformait tout de suite en doléance, ce qui était curieux.


Peut-être faudrait-il effectivement adresser des doléances à la présidence devant un tel a priori qui montre que la réponse officielle française sera vraisemblablement du même type que la réponse canadienne, reléguant le problème à des "techniciens de l'ONU".

La question de l'adoption d'un enfant en Israël...

                           La question de l'adoption d'un enfant en Israël...


Les statistiques habituellement citées concernant l'adoption d'enfants en Israël sont les suivantes: pour chaque enfant abandonné à la naissance, 3 couples sont prêts à l'adopter. cependant beaucoup d'enfants restent sans parent, et comme on le sait, peu de personne sont prêtes à adopter un enfant plus âgé, de 3,4,5, voire 9 ou 10 ans. 8000 à 10 000 enfants sont dans ce cas précis en Israël. L'enfant type de ce groupe est trop âgé pour tenter les parents potentiels, ou bien avec des problèmes médicaux, ou bien associé à un frère, un soeur, que les services d'adoption ne veulent pas séparer de lui pour ne pas créer un traumatisme supplémentaire à l'enfant.
Alliance vous propose un dossier sur le cas de ces enfants, afin d'informer les parents potentiels, souhaitant adopter un enfant juif, l'aider sur le chemin de la vie.

I. Le processus d'adoption en Israël
II. Les problèmes associés aux enfants âgés de plus de cinq ans
III. Les instituts des enfants en liste d'attente
IV. Le cas des enfants "yétoumim"

I. Le processus d'adoption en Israël

Comme tout pays européen, Israël a un processus d'adoption relativement long. Toute personne s'adressant aux services sociaux d'adoption du Misrad Harevahra pour adopter un enfant ouvre un dossier. La condition première de l'adoption est d'avoir la nationalité israëlienne, 43 ans ou moins, ou alternativement que la différence entre l'âge de l'adoptant et l'âge de l'adopté ne dépasse pas 43 ans. Les autres conditions de base concernent les revenus minimaux pour adopter, la profession, et le lieu d'habitation. Un homme ou une femme célibataire sont en droit d'adopter un enfant. L'assistante sociale commence par visiter le couple ou la personne qui souhaite adopter plusieurs fois. Elle s'assure ainsi de l'équilibre de ce couple, de son mode de vie, et ces visites lui permettent de savoir si le couple est authentiquement ce qu'il prétend être, et qu'il ne joue pas un rôle (quant à son équilibre psychique, son travail, son lieu d'habitation).

Une fois l'assistante sociale convaincue de la candidature du couple ou de la personne adoptante, elle contacte le psychologue chargé de procéder à l'évaluation psychologique du/des parent(s). Le psychologue procède alors à des tests psychologiques, et s'assure de l'équilibre psychique des parents. Si ces tests sont positifs, il transmet alors le dossier à une commission, qui prendra la décision ultime d'accepter ou non le dossier. Une fois le dossier accepté, les parents-candidats sont portés sur une liste d'attente. Toutefois, si ces parents déclarent être prêts à adopter des enfants malades, (avec des problèmes médicaux), ou des fratries, ou bien au dessus de l'âge idéal des enfants adoptés, ils sont contactés très rapidement, car les enfants de cette catégorie sont eux sur une liste d'attente.

II. Les problèmes associés aux enfants âgés de plus de cinq ans


Il ne faut pas non plus s'imaginer que l'adoption d'un enfant de plus de cinq ans soit toujours une chose facile. Bien souvent, un enfant qui n'a pas été adopté dans les premières années de sa vie est transporté d'un institut à l'autre, car chacun de ces instituts est spécialisé par âge. Il peut arriver qu'il soit passé par plusieurs familles d'accueil. Ces expériences en ont souvent fait un être blessé, qui éprouve des difficultés à s'attacher et à s'investir à nouveau en un foyer familial. Néanmoins, une adoption faite en connaissance des choses, et avec l'assistance professionelle d'un conseiller en psychologie peut parfaitement réussir, car un individu reste un individu, avec toutes ses ressources. L'enfant adopté avec succès s'épanouira lui aussi dans un nouveau foyer.

III. Les instituts des enfants en liste d'attente

Vous souhaitez rencontrer ces enfants avant de décider quoi que ce soit
Si vous voulez vous faire votre propre opinion, et rencontrer de visu ces enfants, dont beaucoup vous toucheront, et vous convaincrons mieux que tous les mots de la faisibilité d'une adoption, c'est chose possible. Il suffit de téléphoner au 02 67 08 177 à Jérusalem, ou bien de laisser un message au 03 76 522 55 à Tel Aviv, (on vous rappellera), pour convenir d'une visite de l'un des instituts de ces enfants abandonnés.
Si vous posséder donc la nationalité israëlienne et que vous souhaitez adopter un enfant, c'est donc chose possible. Il vous faudra néanmoins prévoir d'amener en Israël des preuves de votre contrat de travail, de votre lieu d'habitation (contrat d'achat ou de loyer, photos), et prévoir de passer un été auprès de l'administration. Rien dans la loi ni l'administration israëlienne ne s'oppose cependant à cette adoption.

IV. Le cas des enfants "yétoumim"


Le mot de "yétoumim" en hébreu signifie "abandonnés". Néanmoins, ne soyez pas surpris en constatant que six instituts pour "yétoumim" fonctionnent dans la seule ville de Jérusalem. Il ne s'agit pas là des orphelinat au sens français du terme, mais d'une forme d'institut social propre à Israël. Le rav Rekovski, dirigeant un de ces instituts, le Beit Hayitoumim Zion Blumenthal, à Jérusalem, a bien voulu répondre à nos questions.

Les recherches sociales en Israël ont démontré en effet que beaucoup d'enfants qui ne possèdaient pas une structure familiale "normale" finissaient par devenir des délinquents. Par "normale" il faut entendre habituelle, c'est-à-dire un enfant élevé par deux parents. On trouve ainsi beaucoup de cas d'enfants qui n'ont qu'un parent pour les élever, que ce soit la mère ou le père, ou la grand-mère ou le grand-père. Ces enfants-là ne sont pas des enfants à adopter, et il leur reste une partie de leur famille, un foyer de base qu'il faut conserver et même préserver.

Néanmoins, bien souvent, ce parent isolé a des difficultés économiques. Une mère seule obligée de travailler pour elle et son enfant est contrainte à effectuer un nombre inacceptable d'heures pour survivre, surtout dans la mesure où les salaires entre les hommes et les femmes ne sont pas équivalents en Israël. revenue tard et harassée à la maison, la mère isolée supporte mal les bétises de son enfant, ce qui la mène à être plus dure avec lui, voire violente, de sorte que son enfante en souffre. D'autre part, l'enfant resté seul va chercher à s'occuper, il traînera dans la rue, et la plupart du temps, cette oisiveté sera son passeport pour le monde du crime et de la délinquence.


Pour toutes ces raisons, Israël a établi des "beité Yitoumim" qui prennent en charge l'enfant dans ce cas, et lui fournissent une structure stable chargée de compenser le manque de stabilité et de sécurité du foyer réel. L'enfant retourne chez lui de façon régulière, tous les trois shabbatot, et pour toutes les fêtes, et on lui apprend à s'adapter à sa situation pour ne pas en souffrir et pour ne pas avoir des comportements qui seraient dangereux pour lui ou pour la société. L'institut de plus se préoccupe de stabiliser le milieu familial restant, d'aider les mères ou grands-parents, tout en formant les personnes de ce cadre à réagir positivement face à l'enfant, afin d'être en mesure d'aider à son épanouissement.


Processus de victimation au Proche-Orient

PROCESSUS DE VICTIMATION AU PROCHE-ORIENT

 

 

(VERS LA DEUXIEME ETAPE DU SIONISME?)

 

1) Processus de victimation
2) Identification à l'agresseur
3) Notion de "cibles".
4Processus de revictimation (ou survictimation) d'Israël
5) Identification d'ISRAEL à l'agresseur
6)
LE COMPORTEMENT "EROTOMANIAQUE" DES NATIONS EUROPEENNES A L'EGARD D'ISRAEL
7)LE "DEBRIEFING" OU DECHOCAGE DES VICTIMES
.

A) Quelques definitions:

1) Processus de victimation:

Parler de victimation, c'est s'intéresser à la "victimologie générale", c'est à dire à l'étude et à la prise en charge des victimes de toutes sortes:
-victimes d'accidents
-victimes dans les sociétés auquelles elles appartiennent (agressions diverses)
-victimes des Etats et de leurs représentants (attentats- génocides- massacres de masse).
La victimologie est centrée sur l'étude des prédispositions d'une personne, ou d'un groupe, ou bien d'un peuple, à tenir le réle de victime, avec comme souci d'améliorer le sort de cette derniére, en offrant aide, appui, dédomagements pour alléger ses souffrances.
Le processus de victimation, c'est donc le processus qui aboutit à rendre une personne, ou un groupe, ou encore un peuple, victime d'agressions criminelles.
C'est B. MENDELSOHN, aux ETATS-UNIS, qui annonça en 1948 la fondation de cette nouvelle discipline, et qui la dénomma "victimologie". Il s'était insurgé contre la différence de traitement réservé aux criminels et aux victimes: les premiers avaient droit à toutes sortes d'aides (traitements psychiatriques et/ou psychologiques, programmes de réinsertion dans la société, aide judiciaire gratuite s'ils étaient pauvres), alors que les secondes devaient apporter les preuves de l'agression, payer (cher) un avocat, pour ne percevoir que très rarement les dommages et intérêts, é cause de l'insolvabilité financière des criminels.
Depuis, au delà des réparations matérielles, on s'est intéressé aux réparations morales et psychologiques pour les victimes (par des groupes de paroles, des lieux d'accueil, des foyers, par l'accompagnement social, la prise en charge psychosomatique, etc..)
En France, l'Université PARIS V et l'Université PARIS XIII enseignent cette discipline pour les médecins, psychologues, avocats, officiers de police. En ISRAEL, ce sont l'Université BAR-ILLAN (département de Criminologie), l'Université hébraïque de Jérusalem (Département de Criminologie, également) et l'Université de BEER-SHEVA (département des Sciences du Comportement), qui se sont chargées de cet enseignement. Cette dernière s'est aussi intéressée au devenir des descendants des nazis (cf. les travaux du Professeur BAR-ON dans le domaine de l'AGRESSOLOGIE).
La Victimologie générale s'occupe donc de toutes les victimes.
D'aprés Gérard LOPEZ (Professeur à PARIS XIII):
"La Victime est un individu qui reconnait avoir été atteint dans son intégrité personnelle par un agent causal externe, ayant entraîné un domage évident, identifié comme tel par la majorité du corps social" .
Cette définition est cependant trop restrictive.
Pour l' O.N.U., (A/ RES/ 40/ 34 du 11/12.85):
"On entend par VICTIMES, des personnes qui, INDIVIDUELLEMENT ou COLLECTIVEMENT, ont subi un préjudice, notamment une atteinte à leur intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle, ou une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, en raison d'actes ou d'omissions, qui enfreignent les lois pénales en vigueur dans un Etat membre de l'ONU, et qui représentent des violations des normes des droits internationalement reconnues en matière de Droits de l'Homme".

Si le titre de mon texte est "Processus de victimation au Proche-Orient", c'est que je considère le peuple d'Israël une nouvelle fois victime d'agressions criminelles.
En fait, il faut plutôt parler de "revictimation" et de "survictimation" (qui sont des processus qui transforment certaines victimes en cibles préférentielles pour les agresseurs), car l'agression criminelle ne s'est jamais arrêtée contre le peuple d'Israël, l'antisionisme étant la forme politique moderne de l'antisémitisme traditionnel...
L'être humain peut donc être victime de trois manières:
-individuellement
-en groupe
-en masse.
Pour Israël, les trois coexistent.
En victimologie, on parle aussi de "victimation aigüe" et de "victimation chronique".
Dans le premier cas, bien que la durée de l'agression soit brêve et qu'il n'y ait pas répétition, il y a stress intense, avec "P.T.S.D." (ou "post traumatic stress disorders", i.e. "désordres dus au sress faisant suite au traumatisme"), décompensation psychique, maladies psychosomatiques.
Dans le deuxième cas, la durée est prolongée, il y a répétition des agressions, ce qui entraîne des sentiments d'exclusion (la personne, le groupe, le peuple se sentent étrangers), des problêmes d'identité, des comportements d'échecs (affectifs, professionnels, nationaux), la répétition des agressions à son encontre (cf. le processus de revictimation défini plus haut), la déviance, des problêmes psychiatriques, des problêmes psychosomatiques.
Quel est le pronostic dans les deux cas?
Pour ce qui concerne la victimation aigée, il est favorable, s'il y a prise en charge rapide (judiciaire, sociale, médicale, psychologique).
Dans le cas de la victimation chronique, le pronostic est sévère; la prise en charge est difficile, sur le plan judiciaire (il faut prouver les agressions répétées), le plan social (on a tendance à considérer les victimes coupables des nombreuses attaques dont elles ont été l'objet), le plan médical (les problêmes peuvent s'avérer graves), le plan moral et psychologique (les victimes ont un intense sentiment de culpabilité).
Israël est évidemment concerné par la victimation chronique!

2) Identification à l'agresseur.

Afin de mieux cerner le sentiment de culpabilité des victimes, et donc l'autovictimation, je vais développer les mécanismes psychologiques de l'identification à l'agresseur, en me basant sur les études qui ont été faites sur la torture, parangon de la victimation chronique, puisque les agressions y sont répétées et terriblement brutales. Evidemment, j'ai bien conscience que tout Israël n'a pas subi la torture, mais, toutes proportions gardées, l'antisémitisme et sa forme moderne, l'antisionisme ont produit le méme résultat.
En apparence, le but de la torture c'est l'obtention des aveux, des informations (sur les réseaux des "terroristes"). Mais, en fait, ce que recherche le pouvoir au travers des bourreaux, c'est la dépersonnalisation, la modification profonde de l'identité de celui qu'ils appellent le "Juif", ou le "cosmopolite", le "subversif", le "communiste", "l'arabe", le "sous-homme", etc...C'est pourquoi, au delà de la douleur physique imposée avec violence, il y a la douleur psychique, avec son cortège de frayeurs, d'angoisse massive, d'hallucinations, de honte, de culpabilité.
Les moyens employés pour parvenir à ce résultat souhaité sont nombreux:
-insomnies provoquées
-simulacres d'exécution
-provocations de la certitude d'étre mort
-coups, viols
-bouleversement de l'ordre social: des lieux rassurants pour la société, tels que des salles de classe, des stades de foot-ball (en Argentine), sont transformés en enfer, alors qu'ils restent les mêmes à l'extérieur
-bouleversements du temps: nuit/jour, tout est confondu.
Le torturé ne peut même pas imaginer la fin de son cauchemar.
A la suite de tels traitements, la plupart des individus sont annihilés, détruits, perdent leurs convictions, les valeurs qui les faisaient vivre jusque là.
Pour comprendre ce processus de désintégration psychique, il faut reprendre ce que la psychologie appelle "l'ontogénèse des relations objectales de l'être humain" (c'est à dire la série de transformations subies par l'individu depuis sa naissance, dans la relation avec les personnes qui ont le plus compté pour lui, à commencer par sa mère).
On sait que l'être humain s'attache à sa mére (ou à son substitut) dès la naissance, et qu'il aura avec elle une relation intense qui impliquera son corps (on parle de "moi corporel").
A partir de cette relation corporelle, de la satisfaction de ses besoins physiques, et en fonction de sa maturation neuro-physiologique, l'être pourra élaborer plus tard l'amour, l'admiration, l'adhésion, puis à l'âge adulte, l'idéologie, l'éthique. S.FREUD écrivait dans "Inhibition, Symptôme et Angoisse":
"En raison de la prématuration, de l'incomplétude avec laquelle l'être humain vient au monde, il s'établit un facteur biologique qui fait que dans la situation de danger extérieur, la necessité d'étre aimé se développe. Nécessité qui n'abandonne jamais l'homme".
La relation corporelle du bébé avec sa mère sera donc cette "matrice originelle" où les liens érogènes (au sens psychanalytique du terme) auront un rôle fondamental pour la future structuration psychique de l'individu humain. Or, le pouvoir dictatorial, totalitaire a compris cette importance capitale de la relation corporelle originelle dans l'élaboration des idéologies. Par la torture physique, il cassera le corps, le rendra impotent, comme du temps de la petite enfance, fera régresser massivement, par les moyens pré-cités, le psychisme du supplicié, qui dépendra alors quasi-totalement de son bourreau, comme il l'avait été de sa mère; mais le bourreau remplacera l'amour prodigué alors, par de la haine massive. C'est dans le vécu de cette haine massive que se situe la quintescence de la douleur psychique: en danger physique, devenu impotent, ivre du besoin d'étre réconforté, aimé,le torturé n'est confronté qu'à la haine. Il connait alors l'enfer, il est détruit.
Ce moment de la destruction dépend de la structure de l'individu, de sa force psychique avant la torture. Chez certains il apparait après quelques heures; chez d'autres après plusieurs mois. C'est alors l'immersion dans la psychose, où le monde onirique cauchemardesque prend le dessus, avec la désorganisation de la relation objectale (c'est à dire à l'Autre), retour aux relations primitives, mais de façon pathologique.
Le monde moral a alors changé de signe pour le torturé: seule la survie-réflexe comptera. C'est pourquoi son besoin d'étre aimé le conduira à s'attacher à ses bourreaux et à haïr les objets aimés auparavant (i.e le conjoint, les enfants, les parents, etc..).
Peu à peu, la situation présente, horrible, infernale, se transforme dans le psychisme du torturé et devient désirable. Il y a alors "inversion des polarités psychiques". Le moins (l'horreur) devient plus (ce qui est désirable), et le plus (la situation antérieure) devient moins (la mort).
On retrouve cela dans la mentalité de tous les peuples opprimés (et particulièrement en Israël), chez qui l'identification aux oppresseurs prend le pas sur le respect, l'amour dus aux siens.
Comment ce processus d'inversion se met-il en place?
Dans la torture, à un moment donné, comme nous l'avons vu, le monde psychique du torturé s'effondre, est détruit. Il y a alors recherche inconsciente et normale de reconstruction psychique "par tous les moyens". Or, le seul être disponible à cet effet, est le tortionnaire, qui devient la "mère" (de façon pathogène et perverse cependant), comme au temps de la toute petite enfance, lorsque l'enfant dépendait complètement de sa mère pour construire son psychisme dans la relation avec elle. On assiste à l'articulation entre terreur et détresse d'une part, et soumission avec alliance fascinée d'autre part. C'est à ce moment que délation et "aveu" se mettent en place, sommets de l'iceberg de la relation de complicité entre le torturé et son tortionnaire.
En d'autres termes, pour conjurer l'effroi, la victime se met à aimer même le démon! C'est une sorte de guérison monstrueuse.
On a retrouvé ce processus d'identification à l'agresseur chez bon nombre de prisonniers des camps de concentration nazis. On le retrouve dans les peuples qui ont été colonisés; ainsi, lors des 80 ans de L. SENGHOR, des émissions sur des stations radio africano-caribéennes installées en France, ont vertement critiqué cet homme d'Etat pour avoir dit "le blanc est raison et le noir est passion", alors qu'elles pratiquaient, dans le même temps, un véritable dithyrambe en faveur de J.FOCCART, qui venait de décéder (ce dernier a été, comme l'on sait, l'artisan de la politique néo-colonialiste de la France...)!

3) Notion de "cibles".

On appelle "cible" (ou "target" en anglais) la personne, le groupe, l'ethnie ou le peuple, dont les caractéristiques favorisent les passages à l'acte criminels à leur encontre.
C'est la raison pour laquelle certains n'ont pas hésité à rendre coupables les victimes de l'agression criminelle qu'elles avaient subie.
-Exemples:
-la femme qui a été violée peut être considérée comme provocatrice par certains juges des sévices sexuels qu'elle a endurés (à cause de son aspect vestimentaire, de son maquillage, de ses fréquentations, etc.).
-les "marranes" (ou "violés" en hébreu), sont encore considérés comme coupables d'avoir provoqué leur conversion forcée par l'Inquisition espagnole, par nombre de dignitaires de l'église catholique .
Jusqu'à notre époque, il reste donc des personnes pour penser qu'on doit rejeter la responsabilité de l'acte criminel sur la victime, surtout s'il y a agressions répétitives (ce qui entraîne une intense culpabilisation, comme nous l'avons vu plus haut).
En ce qui concerne l'Etat d'Israël, n'entend-on pas souvent, en Europe, et particuliérement en France, dire:
"L'Etat d'Israël provoque les attentats du Hamas ou du Hezbollah! "
En France, "Le Mouvement de Défense Sociale Nouvelle" de M.ANCEL a privilégié la réinsertion et le traitement des criminels, comme fer de lance de la prévention de la récidive. Or, cette approche a contribué à renforcer l'idée que la victime a tort, qu'elle est "cible", parce qu'elle le cherche. Ce n'est que depuis peu de temps (depuis l'intervention des "french docteurs" sur lieux de massacres de masse, en fait), que l'on cherche à se préoccuper, en France, de l'interaction entre la "cible" et l'auteur de l'agression, afin d'inclure la prise en charge des victimes.
Mais cela ne va pas de soi, car les victimes sont encore désignées comme des cibles dans le langage populaire français, surtout dans ces temps de chomage: c'est le "Juif", le "Gitan", l'immigré". Pour les "nostalgiques de Vichy" (expression employée par Henry ROUSSO dans son livre "Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours"; ed. Le SEUIL), l'amalgame est facilement fait entre le Juif traditionnel et l'Israélien: ce sont des victimes parce qu'ils le cherchent.
Evidemment, des théories psychologisantes (telles que celles soutenues par certains psychanalystes, ou celles des sociobiologistes affirmant l'inégalité des races) ont cherché à démontrer que les victimes ont tendance à vouloir être des cibles, ce qui a conforté les agresseurs "de tous poils" dans leur désir de continuer à se comporter de façon criminelle. Il faut donc se méfier de toutes ces théories, parce que ce qui peut s'avérer valable dans les limites d'une cure personnelle, individuelle (notamment psychanalytique) ne l'est pas forcément sur le plan social! (Exemple: en quoi un bébé juif avait-il cherché à étre cible, lorsqu'il a été gazé à Auschwitz?).
On a donc décidé, sur un plan international, tout au moins au niveau universitaire (!), de considérer les victimes comme innocentes.
Ce que, par contre, a introduit la dimension scientifique, universitaire, c'est l'étude non passionnelle, non émotionnelle, de l'interaction entre la victime et son agresseur, afin d'éviter les polémiques stériles.
Au niveau de la victime, cela a permis d'envisager des aides médico-psycho-sociologiques et juridiques mieux adaptées, afin de l'aider à sortir du statut de cible, et au niveau de l'agresseur, un renforcement de l'action pénale et curative afin de le dissuader de récidiver, et si possible guérir.
Le jour où Israël tout entier (Juifs israéliens et Diaspora) sortira du statut de cible, nous entrerons dans ce que j'appellerais "La deuxiéme étape du Sionisme". Ce sera alors, sur le plan religieux, la fin de ce que nos détracteurs nomment "le Judaïsme de
remugle" issu de la victimation chronique. Nous pourrons en percer enfin les orbes afin de permettre au vent (l'Esprit) de circuler en toute liberté dans nos structures politiques et religieuses.

B) QUELQUES EXEMPLES.

1)Processus de revictimation (ou survictimation) d'Israël:

Le mot "génocide" a été banalisé par les média et est devenu un mot passe-partout, alors qu'il a été inventé en mémoire de l'holocauste perpétré par les nazis contre le peuple juif, par Raphael LEMKIN, professeur de droit international à l'Université de YALE (USA) en 1944.
LEMKIN a forgé ce mot (mélange de grec et de latin: "genos" ,"race" en grec, et "caedere", "tuer" en latin) pour définir les pratiques de guerre de l'Allemagne nazie, qui a déclenché et poursuivi une guerre totale, non seulement contre des Etats et leurs armées, mais aussi contre des populations cibles désarmées, en premier lieu les Juifs.
Je ne reviendrai pas sur la politique d'extermination raciale, totalement planifiée par les nazis qui se basaient sur la lecture morbide des postulats de GOBINEAU et de DARWIN, sur l'interprétation abusive des fondements de la génétique, posés par MENDEL ( encore que cela semble nécessaire en FRANCE étant donné les déclarations du "Front National" concernant l'inégalité des races ). Par contre, je reviendrai sur la banalisation du terme "génocide" qui permet de se poser en victimes, voire de renverser les responsabilités, en accusant ceux qui ont survécu à la destruction de leur peuple, à savoir les Juifs israéliens, afin de continuer le processus d'élimination à leur égard (survictimation ), ou, afin de se déculpabiliser, en utilisant des formules telles que "ISRAELIENS = NAZIS" et "ISRAELIENS= SS".
L'utilisation du terme "génocide" est donc souvent irrecevable parce que faite, soit par des idéalistes de façon erronnée (cf.l'expression "génocide par substitution", inventée par A. CESAIRE à propos de la politique reprochable de la France aux Antilles françaises, qui consiste à provoquer l'émigration des Noirs vers la Métropole et leur remplacement par des Blancs), des ignorants (les média, les populations occidentales), des pervers (les néo-nazis, les responsables de la propagande arabo-islamiste).
En France, le thême de réflexion sur l'origine du mot "génocide", a eu beaucoup de mal à s'enclencher, sans doute à cause de la période de VICHY, elle-méme basée sur des siécles d'antisémitisme chrétien; et on n'y hésite pas à parler de "génocide du peuple palestinien" (sic!) sans cesse dans les media (cf. "LE MONDE", "LA CROIX", "LIBERATION", etc.; les chaînes de T.V., surtout la deuxiéme chaine).
L'influence de l'antisémitisme est patente: pour les Nazis, le Juif incarnait en premier lieu l'impureté raciale; mais l'allégation d'impureté des Juifs était déjà présente depuis très longtemps en Europe, véhiculée par l'antisémitisme chrétien (cf.le statut de "La Limpieza De La Sangre", ou de "La Pureté Du Sang", exigé par l'Espagne catholique inquisitoriale pour les "Marranes" ). Les nazis considéraient que la race juive était "impure", parce qu'elle risquait, selon eux, de désintégrer le peuple allemand par son sang (mariages mixtes) et par sa conspiration mondiale de domination de notre planète (délire présent bien avant le Nazisme; délire, car comment une race inférieure peut-elle dominer la planère?). Toutes ces influences existent toujours et poussent à l'interprétation erronée, délirante, du comportement de l'Etat d'ISRAEL et à sa survictimation.
Dans la période qui a suivi la création de l'Etat (mai 48) il y avait une volonté consensuelle de taire le passé traumatique de la "Shoah" en ISRAEL, afin de ne pas démoraliser le peuple qui supportait un effort de guerre d'une intensité inouïe, et aussi parce que les victimes se sentaient trop coupables pour parler. Mais au fil du temps, la société israélienne s'est enracinée, l'identité nationale s'est forgée. Les victoires de "TSAHAL", le procés d'EICHMAN (en 1960), ont déclenché un processus de "dévictimation" (dépassement du statut de victime), et maintenant on assiste à une démarche de réparation bien plus claire (cf. l''affaire de l'argent des victimes juives de l'holocauste, réclamé à la Suisse, la France, à la Suéde, etc., par l'Agence juive et le Congrés juif mondial).
C'est aussi cela la deuxième étape du sionisme. Elle s'enclenche même si ISRAEL est encore condamné, survictimé sans cesse, en particulier par les média français .
Mis à part le désir de se déculpabiliser (à cause de l'implication dans le génocide), d'où vient l'insistance des Nations à survictimer l'Etat d'Israël?
Elle réside dans le caractére religieux, mythique, et des victimes, et des agresseurs. Tout tourne en fait autour de la notion de "peuple élu", pour laquelle les juifs ont été massacrés, convertis de force, exilés, déportés, exterminés, tout au cours de l'Histoire (cf. les Croisades, l'Inquisition, les persécutions musulmanes passées et présentes, à cause des graves accusations portées contre eux dans le CORAN, l'extermination par le régime nazi qui s'est posé en compétiteur absolu du Judaïsme). On retrouve toujours à l'origine de ces agressions, la jalousie d'élection développée par le Christianisme, et la bataille actuelle pour la possession de Jérusalem en représente la quintescence. Voilà pourquoi Israël est survictimé!

2) Identification d'ISRAEL à l'agresseur.

Je recommande au lecteur de lire l'article "Le complexe de la baleine" écrit par Rachel ISRAEL (psychanalyste é TEL-AVIV), paru dans l'édition française du "Jerusalem-Post, du 16-3-94. Elle y écrit:
"En quoi consiste-t-elle (la maladie)? Pour les baleines à se jeter, en dehors de toute explication valable, sur les rivages des mers pour s'y suicider massivement; pour l'Etat d'Israël, à s'affaiblir lui-méme et à se livrer à ses ennemis, au mépris de toute logique autre qu'idéologique, c'est à dire relevant du pari et de l'auto-suggestion. Symptôme majeur: délire aigu d'interprétation masochiste".
Nous avons vu qu'un des moyens de survivre psychologiquement à la torture, c'est de s'attacher, de s'identifier, à son agresseur. Les exemples sont nombreux, de cette aliénation, en Israël.
Mais évitons de nous "autovictimer", en tant que nation, en accusant une partie de l'opinion politique israélienne, que ce soit la gauche ou la droite. Ce qui compte c'est de s'attaquer à la maladie et non aux malades.

C) LE COMPORTEMENT "EROTOMANIAQUE" DES NATIONS EUROPEENNES A L'EGARD D'ISRAEL.

Prenons la définition du mot "Erotomanie"dans le "Vocabulaire de la Psychologie" de Henri PIERON:
"EROTOMANIE: Illusion délirante d'étre aimé. Le sujet croit que l'objet (habituellement un personnage de situation sociale élevée) l'aime et le met à l'épreuve par ses attitudes paradoxales. Aprés l'avoir accablé de lettres et de démarches importunes, il lui arrive parfois, dans une phase de dépit, de devenir menaçant et méme dangereux à son égard."
On dit souvent d'une personne qu'elle hait d'autant plus qu'elle a aimé auparavant ; ce qui est valable sur le plan de la jalousie passionnelle l'est aussi en ce qui concerne les relations politiques (toutes proportions gardées). Si l'on a fait son dieu d'un homme, et si l'on se sent abandonné par ce dieu, s'il préfére un autre, ou s'il se montre sous en jour trés décevant ("l'idole "brisée"), alors toute l'agressivité va se déverser sur lui. On ne lui pardonnera pas le pouvoir qu'il a eu, on se sent dévalorisé par cette déification dont il n'était pas digne , et le seul moyen de se sentir revalorisé c'est d'entrer en lutte contre cet homme, lui prouver que l'on peut faire le contraire de ce qu'il désire, que l'on est "assez grand" pour lui échapper. Mais est-ce qu'on lui échappe vraiment? Certes non! On est prisonnier de sa haine comme on l'a été de son amour. De toute façon on continue à faire de lui le pôle de ses actions, au détriment des autres objectifs de la situation dans laquelle l'on se trouve.
On connait la phrase du Général DE GAULLE lancée le 27 novembre 1968:
"Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu'alors dispersés, mais qui étaient ce qu'ils avaient été de tout temps, c'est à dire un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur, n'en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu'ils formaient depuis 19 siécles".
Il reprochait, en fait, aux Juifs israéliens d'évoluer sans lui, de le décevoir (l'idole se brisait). ISRAEL s'est tourné vers les USA, ce qui a entraîné que l'Europe (en particulier la France) s'est sentie rejetée, d'où haine et ressentiment, de type érotomaniaque!
Bien sûr, des considérations économiques et politiques sont aussi à prendre en compte, mais la dimension émotionnelle est toujours présente lorsqu'on traite d'Israël

D) LE "DEBRIEFING" OU DECHOCAGE DES VICTIMES.

En victimologie, le"débriefing" est une technique d'abréaction, c'est à dire de réapparition consciente de sentiments jusque-là refoulés, et donc de guérison. Le "débriefing", mis au point aux USA par des médecins militaires, pour les soldats choqués par le champ de bataille, la captivité chez l'ennemi, a permis chez les victimes, une prise de conscience de la pleine normalité des émotions et des comportements de stress (tension émotionnelle, crise de larmes, déceptions, désespoir, honte, culpabilité). C'est par la parole que le groupe de "débriefing" parvient à liquider ses conflits et à surmonter les séquelles de la surtension émotionnelle des crises.
Israël est un pays qui a connu depuis sa création, de très nombreuses agressions.
La première étape du Sionisme a représenté un bon début de dévictimation: le contact avec la Terre (par la création des "kibboutzim"), les victoires de "TSAHAL" sur des ennemis bien plus nombreux, l'enrichissement spectaculaire en moins de 50 ans, ont permis aux Juifs israéliens d'entamer le processus de guérison. Mais nous sommes à la fin du Sionisme, dans un vide idéologique dangereux, surtout depuis l'assassinat d'Ytshak RABIN le 4 novembre 1995.La revictimation fait donc à nouveau son chemin, avec tous les risques que cela comporte pour l'humanité entière. En effet, Israël est un pays puissamment armé, qui risque d'entrainer la totalité de la planète dans sa chute.
Il faut donc qu'Israël arrive à se détacher de sa position de victime, qui le maintient prisonnier sur un plan moral, psychologique, politique, religieux, reclus dans un monde de douleur et de honte, à lécher ses blessures physiques et psychiques. Il faut qu'il se décolle de son passé (au sens large), d'un passé de 2000 ans de souffrances, d'humiliations et de déchéance. Il faut que les agresseurs cessent d'étre omniprésents. Il faut que son destin continue sa remise en marche (qu'il avait entamée en 1948). Il faut un retour à l'adhésion à des idéaux.
Pour cela il faudrait un "débriefing" de la part des Nations, et particulièrement de la France, car elle demeure le laboratoire des idées et des idéaux. Il faut que les gouvernements français cessent de montrer de la partialité, du favoritisme, dans le conflit du Moyen-Orient (surtout au niveau des media), en espérant faire ainsi contre-poids à l'influence des USA. Israël ne demande qu'une chose, c'est qu'on soit juste avec lui en prenant en cause son passé deux fois millénaire!
Il faut vraiment que cessent ces calomnies de la presse française à l'égard d'Israël, permises, voire orchestrées par le Quai d'Orsay, dans une projection psychopathologique condamnable (Israël serait sans cesse en train de manipuler des forces dangereuses pour qu'il en sorte du bien). Pure calomnie! Israël, pour l'instant, ne cherche qu'à survivre!
Il ne faut pas que la France, "fille aînée de l'Eglise" et "Puissance musulmane", s'imagine pouvoir manipuler les mouvements les plus dangereux au monde actuellement (l'islamisme et le Néonazisme, pour ne citer qu'eux), dans le but de rendre Jérusalem à la papauté. Tous ces mouvements sont extrémement destructeurs, et ils ont commencé à la déstabiliser gravement elle-même, sur son propre sol!
G. MONTARON et A. VINEUX écrivaient dans le journal "Témoinage Chrétien" du 25 décembre 1989:
"Au coeur même de tous les pauvres du monde arabe, les Fedayin sont des héros, l'image vivante du Libérateur. Comme Che GUEVARA en Amérique latine. La résistance palestinienne est une flamme qui éclaire les opprimés et s'étend de proche en proche. Ici encore, plus que chez nous, la résistance est synonyme de Révolution et elle a une puissance messianique incalculable". De quoi frémir...
La France se déclare amie d'Israël; mais il faut qu'elle se montre bien plus claire dans son engagement aux cotés de l'Etat hébreu, si elle veut lutter efficacement contre le terrorisme. Qu'elle ne s'imagine pas tirer quoique ce soit de positif par son attitude ambivalente!

L'existence de l'Etat d'Israël est irréversible. C'est un fait accompli, qui ne peut plus étre remis en question, pour ne pas risquer l'explosion de la planète. Il faut donc que la France le reconnaisse clairement, afin que les Arabes parviennent eux aussi à l'intégrer dans leur esprit et sortir de leurs discours projectifs délirants , grâce à son influence.

Enfin, nous faisons appel à la générosité de la France, pays des Droits de l'Homme, afin qu'elle ouvre à nouveau ses yeux sur les les vraies victimes, à commencer par le peuple d'Israël, afin qu'elle partage avec lui ce que l'Histoire lui a si généreusement prodigué, à savoir la Justice pour les opprimés, par sa Révolution!

Israël FELDMAN
Psychanalyste-Psychologue clinicien-Victimologue
Directeur de l'association "HEVEL" (Association Internationale d'aide aux Victimes de la Violence)

P.S. Ce texte se fonde sur le cours que je donne à l'U.F.R., Santé, Médecine, Biologie humaine "LEONARD DE VINCI", BOBIGNY, UNIVERSITE PARIS XIII, dans le cadre du diplôme de Criminologie/ Agressologie, module de Victimologie; par ailleurs, il sert de base aux conférences que je fais de par le monde.


L'identification pathologique d'Israël à son agresseur

Yona Dureau: L'identification pathologique d'Israël à son agresseur
Interview du Pfr. Israël Feldman, psychanaliste, professeur en victimologie à l'Université Paris XIII, Bobigny
.

I. La victimologie aujourd'hui
II.
Des peuples d'agresseurs/ des peuples d'agressés
III.
La position de cible idéale et les Juifs
IV.
La thérapie psychique groupale par la loi et les procès
V.
La position pathologique d'Israël aujourd'hui
VI.
L'histoire juive et la position de victime
VII.
L'association Hevel

I. La victimologie aujourd'hui
Le Professeur Israël Feldman a enseigné en Israël et poursuivi des recherches dans plusieurs parties du monde dans ce qui constitue aujourd'hui un domaine de recherche malheureusement mondial: la victimologie. En France, cette discipline a commencé à se développer particulièrement après les attentats dans le métro parisien dans les années 1980. La vicitmologie est une discipline qui poursuit de façon pratique un triple objectif: aider les victimes d'une agression ou d'un attentat, ou de tortures 1) d'un point de vue médical 2) d'un point de vue psychologique 3) d'un point de vue légal. Le point de vue légal est, on va le voir, extrémement important, qu'il touche à une dimension de punition de l'agresseur ou de décisions de réparations financières ou autres.
Les recherches effectuées dans le domaine de la victimologie touchent aux rapports entre victimes et agresseurs, avant, pendant, et après l'agression, que cette agression ait eu lieu sur une victime individuelle ou sur un groupe. Ces recherches ont lieu à la fois dans l'histoire et dans la dimension présente des sociétés ou des pays touchés par les guerres, les massacres.

II. Des peuples d'agresseurs/ des peuples d'agressés

Or, explique le Professeur Feldman, on constate que certains peuples sont, de façon récurente, plus agresseurs qu'agressés, ou inversement, et bien sûr, ce phénomène méritait qu'on l'étudie, à la fois afin de comprendre les mécanismes de l'agression, et afin de tenter d'éviter que ne se recréent des situations d'agressions massives. Dans ce contexte, il apparaît que le peuple juif est un peuple victime par excellence, depuis 2500 ans, et la question des conditions le désignant comme victime idéale est donc une question vitale, concernant tous les Juifs, puisqu'il est clair que le risque encouru augmente avec la technologie mise à la disposition des agresseurs.

De plus, la haine religieuse, comme fondement de la haine du Juif, est un des sentiments les plus dangereux, car il envahit toutes les parties de l'être et du comportement de l'agresseur. L'agression récurrente dont est victime le peuple juif comporte donc une dimension spécifique, soit la dimension religieuse, mais aussi des points communs avec les agressions dont sont victimes d'autres peuples comme le peuple noir américain, les Arméniens, soit le fait d'une agression récurrente et qui parait inévitable. Or l'agression récurrente est un signe que l'agressé a un comportement qui le place de façon systématique en position de cible idéale d'agressé. Il est donc important de sortir de la position psychique de cible, afin de ne pas contribuer inconsciemment à cette agression.

III. La position de cible idéale et les Juifs


En tant que Juif, Israëlien, explique le Professeur Feldman, je me suis naturellement intéressé à étudier ce problème dans le cas particulier de ma société, mais j'ai aussi étudié de nombreux autres cas, éthnies, sociétés, qui étaient agressés aujourd'hui encore.
La position psychique de cible est un des problèmes auxquels je m'intéresse, mais aussi la question des phénomènes associés à l'agression. On connait par exemple très bien le syndrome de Stockolm. L'agressé, pour survivre psychiquement, et ne pas sombrer dans la folie, par exemple dans le cas d'une torture très longue, d'un emprisonnement intolérable pendant des mois ou des années, est contraint de s'imaginer un lien affectif avec son agresseur. Il s'imagine par exemple que l'agresseur ne le torture que pour son bien, pour le corriger, pour le sauver d'un mal plus important, etc. Ce faisant, on constate une forme d'identification à l'agresseur et à ses valeurs, qui est pathologique, mais qui simultanément, constitue de façon momentanée la seule forme possible de comportement pour ne pas sombrer dans la folie, car il est intolérable de penser que quelqu'un vous torture, vous fait mal, absolument de façon gratuite, ou pour le mal absolu.
Pour revenir à mon sujet d'étude, les Juifs sont caractérisés par une capacité incroyable à considérer leurs agresseurs (parfois les valeurs de l'agresseur, parfois sa culture), comme des personnes à aimer, à protéger. Par exemple, interrogez les Juifs issus de pays arabes où ils ont failli périr, et dont ils ont du s'échapper dans des conditions catastrophiques, parfois de nuit, avec une petite valise à la main, ou dans des incendies... Ils ne défendront peut être pas toujours les Arabes, mais souvent la culture arabe dont il sont issus, ou le peuple arabe au milieu duquel ils vivaient. Les Juifs allemands étaient amoureux de la culture allemande, de ses valeurs, même après la shoah. Et c'est un phénomène connu que chaque congrégation a une tendance naturelle à considérer que le peuple qui l'a hébergé est le meilleur de la terre, mais si simultanément cette même congrégation connaît l'historique de ce que ce même peuple a été capable de lui faire subir. Or ces phénomènes ne sont pas typiquement juifs. Ce sont des comportements caractéristiques des peuples victimes.

IV. La thérapie psychique groupale par la loi et les procès


C'est aussi à ce point qu'entre en jeu la dimension légale de la victimologie que nous avons évoqué. La loi, un procès, sont des thérapies groupales extraordinaires. Par exemple, en Israël, le procès d'Eichman a été un événement historique, mais aussi sociologique et psychique d'une portée à peine remarquée. Auparavant, on ne jugeait que les Capos, ceux qui avaient appliqué les ordres, et on trouvait des gens, en Israël, comme au sein des communautés victimes, qui justifiaient les nazis. Cela paraît absurde, hors du sens commun, bien au delà de ce que l'Europe imaginait de la réaction juive face à la shoah, mais c'est exactement la forme pathologique de l'agression, qu'elle soit individuelle ou groupale. La plupart des femmes violées ont les mêmes réactions. Or, un procès dévoile ce que la victime pensait intimement au début de l'agression, c'est-à-dire que l'agresseur avait tord, qu'il agissait pour le mal, qu'il n'avait pas le droit d'agir ainsi, qu'il mérite une punition. La dimension légale permet ainsi à la victime d'être soignée du point de vue psychique, de retrouver un ordre normal des valeurs et un respect vis-à-vis d'elle-même. De plus, un procès permet aussi de soigner psychiquement l'agresseur. La pathologie de l'agresseur consiste en une projection paranoïaque, c'est-à-dire à se convaincre que c'est la vicitme qui a tord, que c'est elle l'agresseur. Placer l'agresseur en position d'être jugé et lui démontrer ses tords, c'est la placer face à ses responsabilités, lui faire prendre conscience de ses actes. Ainsi, la dimension légale soigne à la fois l'agressé et l'agresseur, et il est vital de comprendre son importance.

V. La position pathologique d'Israël aujourd'hui

La situation d'Israël aujourd'hui est complexe, parce qu'elle combine 1) une position pathologique des Palestiniens, qui s'identifient à leur victime par une ursurpation d'identité dont la source se trouve dans les interprétations coraniques mais aussi tout simplement dans le phénomène de projection paranoïaque de l'agresseur, et 2) une identification d'Israël à son agresseur, qui lui a fait prendre la défense des Palestiniens tout au long des accords d'Oslo, sans jamais prendre en compte le danger croisaant, les agressions ininterrompues. Plus les Palestiniens agressaient Israël, plus on trouvait d'Israëliens prêts à défendre les Palestiniens. Or il faut comprendre à la fois que tout n'était pas inévitable, et d'autre part que c'est notre histoire en tant que peuple qui nous a conditionné à réagir ainsi, et que nous devons sortir de cette impasse mortelle.

Tout d'abord, en ce qui concerne la religion musulmane, poursuit le Professeur Feldman, je reviens tout juste d'Azerbadjan, où j'ai rencontré un rabbin chargé d'enseigner la Torah et sa tradition aux futurs mollah. La plupart d'entre eux sont opposés aux Palestiniens, et m'ont démontré que le retour des Juifs en Israël était prévu par le Coran, et que seul le but de ce retour constituait une polémique entre les commentateurs. Certains disaient effectivement que les Juifs reviendraient pour être jugés, d'autres annonçaient que ce retour aurait lieu tout simplement pour habiter en Israël. Mais tous étaient d'accord pour dire que ce retour messianique aurait lieu. Pour tous les mollahs avec lesquels je parlais, il ne fallait plus rien céder aux Palestiniens, qui selon eux avaient moralement et religieusement tord. Encore une fois, cette dimension religieuse n'est pas à négliger, puisqu'elle envahit tout l'être du croyant, et que nous devons donc la prendre en compte pour lui parler.

D'autre part, il nous faut analyser pourquoi, jusqu'à aujourd'hui, selon une étude publiée en août 2000 au congrès international de victimologie à Montréal, les Juifs et les Israëliens continuent à réunir des conditions idéales pour être des victimes idéales (50 à 60% de chances de redevenir vicitme selon cette étude).

VI. L'histoire juive et la position de victime
Prenez un groupe, d'adultes ou d'enfants. Lequel d'entre eux, selon vous, sera la cible privilégiée par le groupe pour devenir bouc émissaire? L'enfant qui sera différent et en général distingué par sa valeur comme par ses comportements. Le Juif a toujours émergé hors du groupe à cause de l'ensemble des commandements qui l'obligeait à se distinguer, à ne pas se conformer au comportement des groupes au sein desquels il vivait. Tout cela a une origine historique, et un but particulier.
Le judaïsme actuel est né d'une tendance particulière à Yavné, lorsque le groupe des Proushim ("séparés", tendance stigmatisée d'ailleurs par les Evangiles sous l'emblème caricatural des "Pharisiens") s'est séparé des prêtres du Temple et de la façon de ceux-ci de vivre le judaïsme. La prêtrise était corrompue et au service des Romains, et les Proushims ont pris le pouvoir d'un point de vue de l'autorité religieuse. Or ce groupe, par des commentaires insistant plus sur le fait d'appliquer les mitsvots que sur le fait de les comprendre ou de les ressentir, ont mis en place un arsenal de comportements juifs visant à la survie de l'identité juive, mais pas à la sauvegarde des communautés ou des individus. Pour que l'identité juive survive, il a fallu sacrifier des millions d'individus. Pourquoi? Parce que ces commentaires, qui se sont ensuite établis en minhagim commendaient que les Juifs se comportent comme des Juifs, pas qu'ils soient Juifs (une réelle manipulation behavioriste). On a abouti à la formation de millions d'individus dont l'être ne correspondaient pas au comportement: rien de tel pour déclencher l'anti-sémitisme et les progromes. L'identité juive a survécu, mais avec un dixième ou un centième des individus qu'elle concernait.
Aujourd'hui, le pays d'Israël existe, seul lieu où il devient possible de quitter ces vêtements de l'exil et cette caracpace de protection pour vivre et être Juif de façon normale et non plus dichotomique. Il faut donc rentrer en Israël. La deuxième étape est vitale: il faut cesser de se présenter comme cible idéale. Enfin la troisième partie du programme est aussi importante, car elle participe à la formation d'une nouvelle identité qui ne soit plus celle d'une victime: c'est ce que la Torah désigne par l'expression "une nation de prêtres". Cela veut dire concrétement, dans les termes de mon analyses, que les autres nations et autres religions doivent reconnaître la spécificité du judaïsme et du rôle religieux des Juifs. Cette dimension est inséparable de leur reconnaissance de notre existence, puisque nous l'avons vu, la dimension religieuse implique l'être entier de l'individu et des cultures. Lorsque les autres religions nous considérerons à nouveau comme "une nation de prêtres", quelle que soit la forme symbolique que cette reconnaissance prendra dans leur pratique, nous serons réellement sortis de la position de cible.

VII. L'association Hevel
Le professeur Feldman a créé à Paris une association du nom de Hevel, soit Abel en Hébreu, du nom de la première victime, et dont les initiales forment en hébreu le sigle d'Association Internationale des Victimes de la Violence. Cette association a pour seule condition que les adhérents reconnaissent le caractère particulier de la shoah, comme génocide systématique et plannifié d'une ampleur sans équivalent.

Intifada et Desinformation

INTIFADA ET DESINFORMATION
Par Renee Kaddouch

 

http://www.nouvelleliberte.com

Les médias, souvent présentés comme le Quatrième pouvoir, ont le devoir d'informer. Cette affirmation, qui s'apparente à une lapalissade de prime abord, est de plus en plus souvent démentie par les faits. Ainsi, depuis la Guerre du Golfe, et la simulation d'un massacre d'orphelins du Koweit par les troupes irakiennes, tournée comme un film aux Etats Unis, la presse a fréquemment tronqué, simulé la vérité. La guerre en ex-Yougoslavie et l'assimilation historiquement et moralement indécente des Serbes à des nazis ont été l'occasion de parfaire le procédé. Il s'agit de définir préalablement de manière manichéenne les "bons" et les "méchants" et de présenter chaque image, chaque propos comme illustrant cette vérité première unilatéralement définie. L'actualité internationale récente en fournit un nouvel exemple. L'opération de légitime défense conduite par l'Etat d'Israël, afin d'assurer sa sécurité, est systématiquement présentée dans les médias comme une oppression illégitime, les "mauvais" israéliens, racistes- inusable argument du terrorisme intellectuel - massacrant les "gentils" palestiniens, en lutte pour leur existence en tant que nation. Il n'est pas inutile de rappeler les faits.
Peu avant le Nouvel An Juif, le chef de l'opposition israélienne, Ariel Sharon, héros de la guerre du Kippour, s'est rendu sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cette visite visait à démontrer la souveraineté incontestable d'Israël sur la Ville sainte et l'inanité des prétentions palestiniennes à en faire leur capitale. Elle a entraîné une vague de violence dans les territoires autonomes de Gaza et de Cisjordanie sans précédent depuis l'Intifada. Dès lors, en réplique à ces violences, et à des attentats meurtriers, commis par les islamistes, Israël a choisi de mener une politique de répression.
Dès lors, les médias français, ont pu utiliser leur arme favorite. Israël est un Etat extrémiste et raciste (sic), car il n'hésite pas à tuer des enfants qui se bornent à jeter des pierres sur les soldats de Tsahal. Et les photos d'un enfant de 12 ans mort sous les balles d'abonder dans la presse du monde entier. Pourtant, le raccourci est pour le moins saisissant et la désinformation flagrante, pour plusieurs raisons.
En premier lieu, les caméras occultent volontairement le fait que derrière des enfants jetant des pierres - mais aussi, au demeurant, des cocktail molotov - se trouvent des islamistes armés de mitraillettes et de grenades.
Ensuite, pas un seul média ne s'insurge contre le procédé honteux qui consiste à se servir d'enfants comme boucliers. Tous les journalistes semblent trouver légitime que de jeunes êtres humains puissent délibérément être envoyés à la mort par des fanatiques religieux. Au demeurant, l'enthousiasme de certains palestiniens à faire de leurs enfants des martyrs de la Jihad est systématiquement occulté, de même que les encouragements en ce sens des autorités religieuses musulmanes.
Par ailleurs, Jérusalem est présentée par la presse occidentale comme "le Troisième-lieu-saint-de-l'Islam". Or, plusieurs géopolitologues de renom (dont Frédéric Ancel) ont démontré qu'à aucun moment le Coran ne faisait allusion à Jérusalem comme lieu saint de l'Islam, les musulmans s'étant d'ailleurs désintéressés de la Ville Sainte jusqu'à une date récente. Au demeurant, personne ne remarque que Jérusalem, même si elle était sacrée pour les Mahométants, l'est encore davantage pour le judaïsme, dont elle est le premier lieu saint.
Bien d'autres exemples de désinformation pourraient être avancés. Ainsi du procédé malhonnête qui consiste à présenter chaque attentat perpétré en Israël comme étant commis "en représailles". Ainsi encore de la complaisance des médias envers l'autorité palestinienne, qui enseigne aux enfants la haine des Juifs, en en donnant une représentation digne de l'époque nazie ou en présentant le territoire du futur Etat palestinien comme englobant le territoire israélien.

En définitive, ce procédé de désinformation démontre, si le besoin s'en faisait sentir, que la liberté de la presse n'est qu'un leurre. Les médias demeurent à la botte du pouvoir politique. Ce n'est sans doute pas un hasard si les positions officielles du Quai d'Orsay, notoirement pro-arabe, coïncident avec la présentation médiatique des faits

L'indifférence tragique: la vie des Israëliens à la veille de Pessah

Yona Dureau. L'indifférence tragique: la vie des Israëliens à la veille de Pessah

Les gens vont et viennent à leurs affaires quotidiennes. On achète des produits de nettoyage, puis on retourne rapidement chacun chez soi pour nettoyer les maisons, préparer ainsi les fêtes de Pessah. Il faut que toute la maison brille. Il faut que tout paraisse neuf. Il faut renaître à cette nouvelle année, puisque Nissan est "la tête des mois", l'une des quatre nouvelles années de l'année juive, qui combine cycle solaire et cycle lunaire.


Soudain, des bombardements résonnent au loin, derrière les immeubles, auxquels font écho d'autres sons graves identiques, depuis l'autre versant de la colline. Imaginez-vous dans une maison, avec des bruits de bombardements à l'avant, et d'autres à l'arrière. Le temps d'un instant, on imagine avoir rêvé, exagéré inconsciemment ces bruits que le regard ne peut associer avec rien d'identifiable. Mais les coups sourds reprennent, plus répétés, plus intensifs, ininterrompus bientôt, pendant plus de deux heures.


Un client interroge d'un air à peine surpris: "C'est quoi, ça?"
"Ils pilonnent les Arabes" répond nonchalament le vendeur. Et chacun de vaquer à ses affaires.


La veille, un petit garçon de onze mois a été touché par de tirs par balles sur la voiture de ses parents. la mère se remet de ses blessures, le bébé est dans le coma. Son cas se mêle progressivement à celui de la petite Shalhevet, tuée la semaine précédente à Hevron. Hier encore, un soldat, âgé de dix-neuf ans a été tué pendant son service. Le soir, ce fut une voiture qui explosa, blessant huit personnes.


Mercredi on interroge le père du bébé hospitalisé. On lui pose tout d'abord des questions sur son enfant, sur sa femme, encore à l'hôpital, et qui n'a pas encore pû voir son enfant depuis l'attentat. Puis on annonce au père, brutalement, que puisqu'il a déjà été dérangé pour répondre à ces questions, il pourra faire quelques efforts, et donner son sentiment à la délégation israëlienne qui vient de rencontrer Yasser Arafat à Athènes... Il refuse tout d'abord, puis finit par céder. On écoute le rapport de Colette Avital qui s'extasie sur la bonne volonté de Yasser Arafat de rétablir le calme et qui rapporte ses paroles: "l'armée israëlienne a pilonné son armée, alors il nous a expliqué qu'il ne peut plus autant réagir et contrôler la situation..." "Qu'en pensez-vous cher Monsieur, auriez-vous quelque chose à dire à ces représentants de la knesset?"
Le père, humble, lassé, se contente de dire une phrase simple: "si le peuple d'Israël commençait par s'unir pour établir une entente en son sein avant de se tourner vers l'extérieur pour trouver une solution et l'entente cordiale, nous n'aurions peut-être pas les mêmes problèmes. Je remercie toute l'équipe des mèdecins, qui a été formidable, et les mots sont trop faibles pour décrire leurs efforts..."


Hier soir, à minuit, les hélicoptères sont encore passés au dessus des maisons en direction de Gaza.... Leurs pales battant l'air et leurs moteurs dans la nuit rappellaient la guerre du Golfe, lorsque les avions et les hélicoptères opéraient des rondes après les attaques de scud, prêts à contre-attaquer si nécessaire...


Mais aujourd'hui, les Israëliens ne restent plus éveillés pour savoir si la contre-attaque est lancée... Le quotidien et l'habitude ont tout emporté. Les Palestiniens ont réussi le tour de force le plus tragique qui soit, à la fois pour leur peuple et pour le peuple israëlien: ils ont habitué Israël à la violence quotidienne, à la guerre au jour-le-jour. Désormais, après chaque attaque, on vérifie que sa famille n'a pas été touchée, et puis on continue à gérer la routine quotidienne: on n'espère même plus que les choses changent...On continue à préparer une fête de renaissance spirituelle, de libération, et de vie, en organisant tout pour oublier la mort, la violence, et la guerre.

L'enchaînement de la terreur dans les territoires

L'enchaînement de la terreur dans les territoires
Yona Dureau: la rebellion des yishouvim

 

La situation des communautés juives des yishouvim a connu cette semaine un tournant historique dont il ne sera vraisemblablement pas possible de mesurer la portée avant plusieurs mois ou même plusieurs années.
On se rappelle que la veille de sa mort, Kahana avait voulu organiser les yishouvim de Judée Samarie en entité militaires autonomes, justifiant ce choix par le fait que les soldats de Tsahal venus d'autres parties du pays se considéraient comme des victimes du choix des Juifs des yishouvims, et peu enclins à risquer leur vie pour défendre des hommes dont ils désapprouvaient parfois les choix, mais avec qui ils n'avaient surtout pas d'idéologie en commun. Pour Meïr Kahana, il fallait remédier à cette situation en organisant l'auto-defense des territoires, et mettre fin à une situation de défense des yishouvims dépendant des forces israëliennes.


Cette position, tout d'abord minoritaire, semble avoir gagné du terrain à Hevron et en Judée Samarie, particulièrement après le meurtre de la petite Shalhevet Pass, et l'attaque de mardi d'une voiture particulière d'une mère et d'un bébé, qui a failli coûter la vie à l'enfant.

La communauté de Hevron fut particulièrement outrée par le meurtre de la petite Shalhevet parce que leur délégation avait expressément décrit au gouvernement le danger du découpage de la ville tel qu'il fut mis en place par les accords de Hevron: il ne faut pas donner aux Arabes la colline faisant face au bâtiment du centre de Avraham Avinou, le coeur de la communauté. Sinon, disaient-ils, les Arabes nous tireront dessus depuis cette colline, et nous devrons nous terrer pour survivre. Depuis plusieurs mois, les enfants servent de cibles aux tireurs lorsqu'ils s'aventurent à jouer dans le bac à sable. Plus de cinq enfants ont déjà été blessés dans de telles circonstances, mais les médias n'ont pas repris cette information: elle concernanit des "colons", et puis il n'y avait pas eu mort d'homme. Alors pourquoi raconter qu'une mère découvre un soir qu'un balle a traversé les deux pans de la chemise de sa fille, la ratant de justesse, qu'une autre soigne sa fille blessée à la main par le tir d'un Palestinien...


Mais ces incidents se sont accumulés dans le silence médiatique. La communauté de Hevron, méprisée des jourrnalistes, se sentant en danger et mal protégée par Tsahal, a pris cette semaine des décisions graves.
Mardi 3 avril: des ballons de gaz explosent dans une boutique vide du souk arabe de la ville, que les Juifs doivent traverser pour atteindre leurs maisons. Deux policiers israëliens proches du lieu de l'explosion sont blessés gravement aux oreilles.
La communauté de Hevron, interrogée, explique que ce marché est de plus en plus dangereux pour eux, qu'ils ont veillé à ne blesser personne, que le magasin était vide, qu'ils n'ont pas vu les policiers israëliens...


Mercredi 4 avril: une voiture palestinienne est attaquée par des Juifs d'un "comité pour la sécurrité des routes de Judée Samarie". On tire sur l'auto. Pas de mort, pas de blessé, mais on veut faire vivre au Palestiniens ce qu'ils font vivre aux Juifs. Et surtout, ces groupes ont l'illusion de contrôler la situation qu'ils sont eux-mêmes en train de détériorer...


Qui se lèvera à présent devant l'extrémiste incontrôlé qui décidera de son propre chef de ne pas en rester là, de ne pas se contenter d'effrayer. Si Israël est en guerre aujourd'hui, ce que peu de gens remettent en cause, cela justifie-t-il le recours aux méthodes décriées de ses ennemis?

L'Irak et la force nucléaire

Yona Dureau: L'Irak et la force nucléaire

 

I. Le réarmement irakien et l'arme nucléaire
II.
Une contre-attaque anglo-américaine possible ?
III.
Les sources et fournisseurs de l'Irak

I. Le réarmement irakien et l'arme nucléaire
La BND (service d'espionage fédéral allemand), vient de publier un rapport confirmant le développement par l'Irak d'armes de destruction de masse.
L'agence allemande soutient de plus que l'Irak sera en mesure d'utiliser des armes nucléaires en 2005, que Saddam détiendra des types de missiles d'une portée de 3000 kms, qui pourront frapper jusqu'au coeur de l'Europe.


De plus, la même source rapporte que l'Irak est désormais en mesure de fabriquer les trois composants nécessaires le fuel solid à base nucléaire pour des armes de ballistique, et que les éléments primaires de fabrication ont été introduits en Irak en fraude à partir de Dubai.


Ces sources confirment notre analyse selon laquelle l'attaque américaine contre les installations irakiennes n'étaient pas seulement une attaque due à des circonstances ponctuelles, mais une action dictée par la nécessité d'endiguer le réarmement massif irakien.


La nouvelle administration Bush est bien déterminée à tout faire pour empêcher le réarmement irakien, mais elle arrive bien tard, trois ans après que les derniers inspecteurs de l'ONU, en décembre 1998, aient quitté le sol irakien.


La BND attire en particulier l'attention des observateurs vers Al Kaim, qui est selon leurs experts le fer de lance du travail de recherche et de développement irakien dans le cadre du programme nucléaire.


Le point de vue occidental a toujours été fondé sur l'idée que Saddam ne pourrait parvenir à un développement atomique sans acheter à l'Europe le matériel fissible. Apparemment, les quantités d'uranium déjà aux mains des Irakiens seraient en fait suffisantes pour produire quatre ou cinq bombes atomiques. Selon les observateurs experts de l'énergie atomique, la quantité d'uranium à teneur faible possédé par l'irak atteindrait 1,7 kg, ce qui est suffisant pour fabriquer 45 kg d'uranium de qualité suffisante pour permettre la fabrication d'une bombe.


En plus de ces matériaux l'Irak possède 13 tonnes d'uranium naturel, que la commission internationale à l'énergie atomique avait accordé de laisser en Irak pour des applications pacifiques dans le futur. Cette quantité d'uranium naturel serait suffisante à la production de 70 kg d'uranium enrichi destiné à l'armement.
Si l'on prend en compte les soupçons concernant l'introduction clandestine de matériaux fissibles en Irak, il est clair que Saddam est à présent déterminé à fabriquer une bombe atomique.

II. Une contre-attaque anglo-américaine possible ?


Les différentes options offertes à l'administration Bush pour interrompre le programme nucléaire irakien ne sont guère brillantes. Les frappes aériennes ne pourront pas atteindre ces matériaux, à la fois parce qu'ils sont protégés et éminemment dangereux. Depuis l'intervention aérienne israëlienne, on sait d'autre part que toutes les installations militaires importantes irakiennes ont été enterrées.
L'option d'une coalition internationale, si elle n'est pas nécessaire actuellement à une intervention armée (voir notre dossier sur l'Irak, informations de source britannique), aurait pû avoir son importance dans le cadre d'un effort de pression conjointe sur Saddam Hussein.


La chute de l'embargo, menée activement par la France (voir notre dossier sur la rupture de l'embargo et l'introduction "d'artistes irakiens" par la France à la barbe des inspecteurs de l'ONU), et suivie par les pays arabes, rend désormais toute pression économique impossible.


L'Irak refuse depuis le début les inspections approfondies des inspecteurs des nations unies, ce qui rend nulle et non avenue l'option d'une solution pacifique au problème de l'armement nucléaire irakien.


Le "tour du Moyen Orient" de Colin Powell, interprété par la majorité des observateurs comme une ultime tentative pour régler le problème du processus de paix, aurait été en fait une tentative pour rétablir une forme de coalition, ou du moins de neutralité de l'Egypte, de la Syrie, et de la Jordanie. Cet objectif semble tout à fait hors de portée actuellement, même avec le poids convaincant des dollars américains, Saddam ayant réussi à regagner une popularité sans précédent au Moyen Orient en se présentant comme le défenseur des Palestiniens et des lieux saints de Jérusalem.

Il est aussi important, dans ce contexte, de se rappeller que toute la propagande intérieure irakienne est fondée sur le mythe de Saddam-réincarnation de Nabuchodonosor, dont le destin est de reconquérir la ville sainte et de faire triompher l'Islam.


La seule option offerte à Bush, en dehors d'une hypothètique et utopique bonne volonté de Saddam à désarmer, reste donc une intervention armée sur le terrain, impliquant vraisemblablement l'Angleterre, afin de détruire sur place les installations nucléaires.

III. Les sources et fournisseurs de l'Irak


La situation actuelle démontre que la rupture de l'embargo n'a d'ailleurs pas amélioré les relations internationales avec l'Irak, ni calmé les vélléités bellicistes de Saddam Hussein. En revanche, la rupture de l'embargo a dû profiter de façon indéniable aux pays qui l'ont rompu, Saddam ayant clairement annoncé alors (septembre 1999) que les premiers venus seraient les premiers servis. Si l'on se demande encore d'où provient les matériaux fissibles mis à la disposition de l'Irak, alors que l'un des premiers fabriquants mondiaux, la France, occupait le premier rang des briseur d'embargo, on a décidemment fait le choix de l'aveuglement.
Qu'on se rappelle alors que malgré les avertissements israëliens sur les buts irakiens pour l'utilisation des matériaux atomiques fournis par la France dans les années 1980, celle-ci avait persisté à fournir à l'Irak ces matériaux. Il avait fallu une intervention israëlienne à haut risque, par le biais de cinq avions pilotés par des pilotes d'élite, réapprovionnés en vol en carburant, pour détruire ensuite les installations atomiques sur le point d'aboutir. (On consultera ainsi le récit de cette mission secrète désormais publié aux USA, Five minutes over Bagdad). La france avait alors eu beau jeu de condamner une intervention israëlienne violant le territoire aérien de l'Irak. Elle ne s'était pas préoccupée des conséquences mondiales et humaines de ses choix économiques.


Le défilé du 31 décembre à Bagdad a permis de constater par la présence de derniers modèles de missiles russes, que la propension russe à oeuvrer contre l'embargo économique, puis à le briser aux côtés de la France, avait aussi une origine économique. dans l'origine des matériaux fissibles, ont peut donc raisonablement penser que la Russie a eu sa part, ainsi que la Chine, qui s'oppose actuellement fermement à la reformation d'une coalition contre Saddam Hussein.
Que l'on mentionne enfin la Corée du Nord, fournisseur attitré en armes des isolés économiques mondiaux, et la liste est complète. La Corée du Nord a en effet fourni, on le sait, des missiles à longue portée à l'Irak, et ce sans qu'aucun organisme international ne lui barre le passage, alors que l'ONU fournissait des tonnes de riz en aide d'urgence à ce même pays. Mais on voit mal comment les membres du conseil de sécurité, comme la France, la Russie, ou la Chine pourraient énoncer une telle interdiction tout en continuant à fournir eux-mêmes des armes à l'Irak.
Enfin, il ne faut pas oublier que la force atomique iranienne est elle aussi sur le point d'être opérationelle, alors même que l'Iran et l'Irak se sont rapprochés dans une alliance contre Israël.

IV. La situation résultant de ces données


1. L'Irak aura sous peu en main la bombe atomique
Le rapport des services d'espionnage allemand démontre la difficulté, voire l'impossibilité d'un arrêt du réarmement irakien en matière nucléaire, surtout dans un contexte où les échanges de l'Irak avec l'extérieur ne sont plus du tout contrôlés. La date butoir de l'année 2005 comme date de la première bombe atomique irakienne est une date fondée sur la situation actuelle de la capacité de réarmement et de disponibilité technique de l'Irak. Elle ne saurait être prise comme date absolue.

2. La solution d'une politique israëlo-américaine favorable à Saddam Hussein ne paraît pas réaliste et n'a jamais calmé Saddam
La situation actuelle inspire aux journalistes et politiciens israëliens des discours imaginaires et utopiques sortis d'un autre siècle. En effet, ceux-ci cherchent à définir une politique qui serait favorable à l'Irak et calmerait Saddam Hussein. Il faut à présent comprendre que l'intérêt de Saddam Hussein n'est pas dans l'établissement d'une paix durable avec Israël, que ce soit du point de vue politique, ou idéologique. L'Irak ne tient son aura internationale auprès des pays arabes que de sa rebelloion face aux USA et de la menace portée sur Israël. Saddam incarne un héros dont la destinée est liée à la destruction d'Israël. Imaginer que Saddam souhaite s'installer dans un calme politique et veiller à la prospérité de son peuple est tout simplement une attitude d'aveuglement volontaire, face à un dictateur qui a affamé sa population alors qu'il recevait des millions de dollars de la Syrie pour son pétrole.

3. L'intervention armée contre l'Irak isolera l'Amérique et mettra en danger Israël.
Cette dernière option est malheureusement la seule crédible dans le contexte actuel. En effet, si Bush attaque l'Irak, Saddam a déjà prévu d'attaquer Israël, comme il l'a fait lors de la guerre du Golfe, et en utilisant cette fois-ci des armes chimiques. Si Bush n'attaque pas l'Irak, les plans irakiens montrent bien que Saddam s'apprête à attaquer Israël, en plaçant ses troupes sur la frontière syro-israëlienne et jordano-israëlienne.
On sait que pendant la première guerre du Golfe, les forces atomiques d'Israël ont été en alerte à chaque lancer de scud, prêtes à répliquer avec des armes nucléaires pointées sur Bagdad en cas d'attaque biologique. La seule question qui reste posée aujourd'hui, est de savoir si la force nucléaire israëlienne aura le même poids de dissuasion lorsque l'Irak possèdera sa propre force nucléaire.

Marc Rich plutôt que Pollard, ou les dessous pourris d'une grâce présidentielle...

Yona Dureau: Marc Rich plutôt que Pollard, ou les dessous pourris d'une grâce présidentielle...

I. rappel de l'affaire Pollard
II. Clinton sollicité pour la grâce d'un escroc
Pourquoi Clinton a-t-il gracié Rich?
III. L'intervention israélienne

Nous avons attendu de pouvoir vérifier certaines informations, en particulier certaines dates et correspondances possibles d'évènements, avant de publier les informations qui vont suivre.
Le 5 février 2001, le Time Magazine publiait un article titré "Whats that smell?" (quelle est cette odeur?) concernant ce qui était décrit comme "le dernier scandale du président Bill Clinton et le premier scandale du sénateur Hillary Clinton.

I. rappel de l'affaire Pollard
Le dernier jour de son mandat, le président américain est habilité à faire usage de son droit de pardon vis-à-vis des condamnés américains.
Lors de la fin de son premier mandat, une demande israélienne avait donné comme nom de demande de grâce ,le nom d'un Druze, poussant un peu plus dans l'oubliette politique le sort de Jonathan Pollard.
Rappellons un instant son cas. Pauvre Pollard.
Citoyen américain sioniste, travaillant à la CIA, il s'était un jour rendu compte que les USA ne respectaient pas l'accord d'échange d'informations sur l'Iran et l'Irak signé avec Israël. ce qu'il avait découvert était effrayant.
Toutes les préparations d'armes bioogiques et chimiques de l'Irak, l'état de l'armement irakien, le nombre et le type de missiles longue portée à la disposition de Saddam, toutes ces informations étaient là, sous ses yeux, connues des services américains, et tenues hors de la connaissance des services israéliens.
Pollard décida d'agir. Il contacta de son propre chef les services de l'ambassade israélienne.
Il prit des risques sans nombre.
Il sortit des documents confidentiels le week-end, en contrevenant ainsi à toutes les règles de sécurité qu'il avait accepté de respecter.
L'ambassade israélienne lui accorda la nationalité israélienne, lui promit secours et refuge en cas de problème, et lorsque le problème se présenta, et que Pollard fut repéré et grillé auprès de ses services, il se précipita à l'ambassade qui l'expulsa, le remettant de fait aux mains des services de sécurité américains. Israël nia tout en bloc, et sacrifia Pollard sur l'autel des bonnes relations israëlo-américaines. Pollard fut traduit en cours de justice spéciale et fut condamné à la prison à perpétuité pour haute trahison. On enterrait l'affaire des deux côtés, feignant du côté américain de ne pas se rendre compte que Pollard n'avait fait qu'appliquer à la lettre l'accord d'échange d'informations signé par les USA (Pollard n'a en effet transmis aucun autre dossier à Israël que ceux concernés par cet accord), feignant du côté israélien de considérer que Pollard n'avait agi que sous l'effet de son propre fantasme.
Et voilà Pollard condamné à croupir en prison. régulièrement, nous dit-on à la Knesset, son dossier est ré-examiné, en commission spéciale, à huis clos. Régulièrement, il est surtout dédaigné et oublié par les politicards.
Et alors que l'état d'Israël est fier de se battre pour sauver le moindre de ses soldats aux mains de l'ennemi, l'alliance avec les USA semble justifier que personne n'ait osé plaider la cause de Pollard, pourtant si légalement défendable.

II. Clinton sollicité pour la grâce d'un escroc
Et voilà que Clinton, au dernier jour de sa présidence, est sollicité par des VIP israéliens, nous dit pudiquement le Time, pour accorder sa grâce à un escroc condamné par les cours de justices américaines, et vivant en exil en Suisse en croquant ses millions.
Pas un seul ne pense à Pollard. Il est vrai que Pollard n'a pas offert des millions à tous ces hommes politiques...
Rich a escroqué le fisc américain de plus de 50 millions$.
Rich a commercé avec l'Iran en pleine crise des otages, se moquant bien de ce que ce pays commettait comme délit vis-à-vis de son ambassade et de ses concitoyens...
Rich vit depuis 17 ans en Suisse, protégé par des gardes du corps israéliens, et faisant rondement tourner son affaire de 30 milliards $, allant du pétrole au sucre, de l'or aux céréales. La Suisse a refusé de l'extrader. Grâce à Clinton, Rich, qui aurait pu finir ses jours en prison s'il sortait du territoire suisse, est à présent libre de ses mouvements, blanchi de toutes ses fautes.

Clinton inscrit Marc Rich, 65 ans, dans sa liste de grâciés, sans se soucier de demander à ses conseillers juridiques si ce choix est bien judicieux...

Pourquoi Clinton a-t-il gracié Rich?
L'ex-femme de Rich, Denise Rich, installée à New York, est une des plus grandes donatrices des campagnes de financement de Clinton, et elle a versé des millions de dollars au parti démocrate ces huit dernières années. L'avocat de Rich pour sa demande de pardon, Jack Quinn, était le conseiller personnel de Clinton pendant de nombreuses années, et il a personellement fait le siège, d'après les sources du Time, du roi Juan Carlos d'Espagne, mais aussi d'Ehud Barak, pour qu'ils demandent la grâce de Rich à Clinton...

III. L'intervention israélienne
Ehud Barak serait personellement intervenu pour obtenir la grâce de Rich. Selon le journal Yediot Aharonot, daté du 22.2.2001, Rich a de plus versé des millions de dollars au fameux centre Peres pour la Paix, avant d'en devenir un membre officiel. Peres serait alors intervenu personnellement auprès de Clinton, prenant lui-même le téléphone pour demander à Clinton la grâce du généreux bienfaiteur...
Cela ne fait que gonfler un peu plus le dossier de Shimon Peres, non inquiété par les services du fisc, ni de la police israélienne, et pourtant déjà convaincu de détournement de fonds (Alliance, journal non conventionnel, a déjà présenté nos articles sur les détournements de fonds nationaux et internationaux, dont s'était rendu coupable Shimon Peres, à la fois vis-à-vis du fisc israélien, en s'adjugeant 70% du budget d'associations qu'il avait créées, ce qui est interdit par la loi israëlienne comme en France, mais aussi en détournant des fonds du Centre Peres pour la Paix (Merkaz Perez Léshalom)
Voir dossier Le Centre Peres pour la Paix, ou bien le Centre de la Paix, au nom de Peres?)

Et le scandale de faire tache d'huile... Le journal Ha'aretz publie il y a une semaine des interviews d'autres hommes politiques israéliens, qui ont tous reçu des "dons" de Rich. Ils "ne savaient pas" que Rich étaient compromis... Ils "ignoraient la gravité" de ses fautes. c'est curieux, parce que l'une de mes amies, dirigeant une fondation très honorable, et ayant reçu des propositions de fondation émanant de Rich a tout de suite était prévenue que la source de ces fonds était douteuse, et qu'il valait mieux refuser... Elle ne faisait pourtant pas partie de la gente politique, qui ne manque pas d'informateurs...
Mais bien sûr, quand on est assez haut pour recevoir des fonds sans être inquiété, on ne voit pas pourquoi les hommes politiques devraient se soucier de vérifier l'honnêteté de leurs pourvoyeurs...

Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak

Le Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak

Le Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak
L'escalade de l'agression
Les causes réelles de l'animosité irakienne

 

I. Le Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak
Le Koweit et l'Arabie saoudite sont de plus en plus isolés et menacés face à l'Irak. Le scénario précédant la guerre du Golfe est en train de se rejouer. Les deux pays ont joué une politique de profil bas face à toutes les provocations irakiennes qui se multiplient. La Jordanie et un certain nombre de pays arabes pronent une solution arabe aux problèmes confrontant les pays de la région à l'Irak, en se désolidarisant à la fois des USA et du Koweit.
image57[1].gifLe 3 Août, Radio Irak, par la voix du fils cadet de Saddam Hussein, Qusay Hussein, lançait une exhortation à la gloire de l'invasion du Koweit, et contrairement aux accords de cesser-le-feu de la fin de la guerre du Golfe, dans lesquels l'Irak s'est engagé à reconnaître la souvereineté du Koweit:
"Nous nous rappellons avec fierté le 2 Août, le jour du grand appel, lorsque les hommes splendides de la

manifestation pro-irakienne en Jordanie le 17 février

garde républicaine et de notre brave armée ont chargé dans une percée puissante le centre de la corruption et de la trahison représenté par la Maison de Al-Sabah. Tout le territoire koweitien avait été libéré et arraché des mains de ce régime rétrograde et aborré, et un juste châtiment les attendait." L'administration Clinton, en fin de mandat, ne commentait même pas ces
image58[1].gif


paroles, violant pourtant les accords passés après la guerre du Golfe. On interprétait même avec bienveillance ces paroles du côté américain en les interprétant dans le sens d'une promotion de son fils par Saddam comme son futur successeur.
Cinq jours plus tard Saddam fit un discours pour l'anniversaire du cesser-le-feu Iran-Irak. Il attaquait le Koweit et l'Arabie saoudite de façon virulente, en particulier sur la question du soutien de ces deux pays à la zone "no-fly" instituée par les Etats Unis et l'Angleterre en Irak.

qusay hussein

"N'est-ce pas une honte et une disgrace pour ceux qui offrent un refuge à la honte et à la disgrace, que les avions des agresseurs s'envolent de leurs pays et de leurs eaux territoriales et bombardent la citadelle des Arabes et le berceau d'Abraham (que la paix soit sur lui), pour détruire la propriété des Irakiens et les tuer tous: hommes, femmes, enfants?" (télévision irakienne, 8 août 2000)
Depuis, les officiels irakiens, la presse, n'ont eu de cesse de menacer le Koweit et l'Arabie saoudite, allant jusqu'à les narguer en demendant si "une leçon ne leur avait pas suffi?"(Abd-al-Razzaq Muhammad al-Dulaymi, "After 10 Years, Do They Need an Extra Lesson?" Babil (Baghdad), 7 août 2000.
Les articles attaquèrent bientôt la ligue arabe et le secrétaire égyptien de celle-ci, Ismat Abd-al-Majid, qui avait tenté d'établir une ligne de critique modérée face à l'Irak. (Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 20 Août 2000). Les journeaux officiels irakiens, depuis septembre, ont associé les frappes anglaises et américaines à leurs désires de vengeance contre le Koweit, mençant clairement d'attentats terroristes Koweit et Arabie saoudite (Dr. Aziz Ali, "The Gulf People: No to Saudi Custodianship and Kuwaiti Arrogance," journal Al-Iraq (Baghdad), 7 Septembre 2000).

II. L'escalade de l'agression
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Comme en Octobre 1994, l'Irak, en Octobre 2000 a massé des populations à sa frontières avec le Koweit, réclamant leur entrée au Koweit. L'Irak a prétendu qu'ils s'agissait de sans-papiers, et le Koweit de personnes des services secrets irakiens. le 7 Octobre, les groupes se dispersèrent en déclarant que la cause palestinienne réclamait leur solidarité contre le sionisme. (Agence France Presse, 7 Octobre 2000.)
Les incitations belligérentes cessèrent pendant le temps de l'intifada, mais simultanément, ces événements permirent à l'Irak de participer à son premier sommet international au Caire, (depuis la guerre du Golfe), en Octobre 2000, qui permit entre autre à l'Irak de négocier un accord avec la Syrie et de lui vendre un pétrole lui rapportant

Uday hussein
2 millions de dollars par jour.
La parade militaire du 31 décembre marquait une nouvelle phase. L'Irak y déployait de tout nouveaux missiles russes terre-air, qui lui servirent contre les avions anglais et américains.
Des travailleurs chinois mirent en suite en place des systèmes de fibre optique permettant une meilleure défense aérienne (Washington Post, 19 Février 2001.)
Le 15 janvier Uday Saddam, autre fils de Saddam recommandait au parlement iraklien d'inclure le Koweit dans le drapeau national.
Le Koweit réagit vivement. La ligue arabe émit un avis défavorable, suivi seulement par l'Arabie saoudite. Arrivé peu après au Caire, le ministre des affaires étrangères irakien, Ramadan, signait ensuite un accord de libre échange avec l'Egypte, et une semaine plus tard avec la Syrie.
Fin janvier Moubarak rendait une visite de conciliation en Arabie saoudite puis début février au Koweit.
Les journeaux irakiens allèrent jusqu'à prétendre que l'Egypte avait conseillé au Koweit d'abattre sa frontière artificielle avec l'Irak.
III. Les causes réelles de l'animosité irakienne

Selon des sources britanniques, l'armée anglaise constata pendant près de trois mois des violations des accords de la fin de la guerre du Golfe en Irak. En particulier, ces accords stipulaient des "règles du jeu" ("rules of the game"), selon lesquelles, les Irakiens avaient l'interdiction de se servir de leurs radars anti-aériens. les avions britanniques et américains sont équippés d'un système leur permettant de détecter lorsqu'un radar les a repéré et focntionne. Une reprise par trois fois de cette même violation devait s'ensuivre d'une riposte immédiate, l'avion repéré disposant d'un appareillage guidant alors le missile sur le radar à l'oirigine du signal.
Malgré cela, et toujours parce que l'administration Clinton était en fin de mandat, les USA tergiversèrent. Il fallut trois mois, et de nombreuses autres violations de ce type avant que les Britanniques aient l'autorisation américaine pour riposter, alors que leurs avions étaient en danger. Toujours selon nos sources, les missiles se perdaient et tombaient sur des cibles civiles lorsque le radar s'interrompait brusquement d'émettre, de sorte que la responsabilité de dégats parmi les populations civiles n'est pas perçue comme étant due à une négligence américaine ou anglaise. Toutjours selon nos sources, l'absence d'une coalition autour de l'Angleterre et des USA n'aurait plus la même conséquence aujourd'hui qu'en 1990, à cause du formidable développement technologique des armées, qui nécessitent de moins en moins d'hommes. Cette analyse, et les récentes tensions irakiennes vis-à-vis du Koweit et de l'Arabie saoudite, derniers bastions pro-américains de la région, mettent néanmoins en évidence que ce qui gêne réellement l'Irak dans le rôle de ces deux pays reste le fait qu'ils servent de tête de pont aux avions anglais et américains, tête de pont sans lesquels une opération, même de haute technologie, est difficile.