Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

L'enchaînement de la terreur dans les territoires

L'enchaînement de la terreur dans les territoires
Yona Dureau: la rebellion des yishouvim

 

La situation des communautés juives des yishouvim a connu cette semaine un tournant historique dont il ne sera vraisemblablement pas possible de mesurer la portée avant plusieurs mois ou même plusieurs années.
On se rappelle que la veille de sa mort, Kahana avait voulu organiser les yishouvim de Judée Samarie en entité militaires autonomes, justifiant ce choix par le fait que les soldats de Tsahal venus d'autres parties du pays se considéraient comme des victimes du choix des Juifs des yishouvims, et peu enclins à risquer leur vie pour défendre des hommes dont ils désapprouvaient parfois les choix, mais avec qui ils n'avaient surtout pas d'idéologie en commun. Pour Meïr Kahana, il fallait remédier à cette situation en organisant l'auto-defense des territoires, et mettre fin à une situation de défense des yishouvims dépendant des forces israëliennes.


Cette position, tout d'abord minoritaire, semble avoir gagné du terrain à Hevron et en Judée Samarie, particulièrement après le meurtre de la petite Shalhevet Pass, et l'attaque de mardi d'une voiture particulière d'une mère et d'un bébé, qui a failli coûter la vie à l'enfant.

La communauté de Hevron fut particulièrement outrée par le meurtre de la petite Shalhevet parce que leur délégation avait expressément décrit au gouvernement le danger du découpage de la ville tel qu'il fut mis en place par les accords de Hevron: il ne faut pas donner aux Arabes la colline faisant face au bâtiment du centre de Avraham Avinou, le coeur de la communauté. Sinon, disaient-ils, les Arabes nous tireront dessus depuis cette colline, et nous devrons nous terrer pour survivre. Depuis plusieurs mois, les enfants servent de cibles aux tireurs lorsqu'ils s'aventurent à jouer dans le bac à sable. Plus de cinq enfants ont déjà été blessés dans de telles circonstances, mais les médias n'ont pas repris cette information: elle concernanit des "colons", et puis il n'y avait pas eu mort d'homme. Alors pourquoi raconter qu'une mère découvre un soir qu'un balle a traversé les deux pans de la chemise de sa fille, la ratant de justesse, qu'une autre soigne sa fille blessée à la main par le tir d'un Palestinien...


Mais ces incidents se sont accumulés dans le silence médiatique. La communauté de Hevron, méprisée des jourrnalistes, se sentant en danger et mal protégée par Tsahal, a pris cette semaine des décisions graves.
Mardi 3 avril: des ballons de gaz explosent dans une boutique vide du souk arabe de la ville, que les Juifs doivent traverser pour atteindre leurs maisons. Deux policiers israëliens proches du lieu de l'explosion sont blessés gravement aux oreilles.
La communauté de Hevron, interrogée, explique que ce marché est de plus en plus dangereux pour eux, qu'ils ont veillé à ne blesser personne, que le magasin était vide, qu'ils n'ont pas vu les policiers israëliens...


Mercredi 4 avril: une voiture palestinienne est attaquée par des Juifs d'un "comité pour la sécurrité des routes de Judée Samarie". On tire sur l'auto. Pas de mort, pas de blessé, mais on veut faire vivre au Palestiniens ce qu'ils font vivre aux Juifs. Et surtout, ces groupes ont l'illusion de contrôler la situation qu'ils sont eux-mêmes en train de détériorer...


Qui se lèvera à présent devant l'extrémiste incontrôlé qui décidera de son propre chef de ne pas en rester là, de ne pas se contenter d'effrayer. Si Israël est en guerre aujourd'hui, ce que peu de gens remettent en cause, cela justifie-t-il le recours aux méthodes décriées de ses ennemis?

L'Irak et la force nucléaire

Yona Dureau: L'Irak et la force nucléaire

 

I. Le réarmement irakien et l'arme nucléaire
II.
Une contre-attaque anglo-américaine possible ?
III.
Les sources et fournisseurs de l'Irak

I. Le réarmement irakien et l'arme nucléaire
La BND (service d'espionage fédéral allemand), vient de publier un rapport confirmant le développement par l'Irak d'armes de destruction de masse.
L'agence allemande soutient de plus que l'Irak sera en mesure d'utiliser des armes nucléaires en 2005, que Saddam détiendra des types de missiles d'une portée de 3000 kms, qui pourront frapper jusqu'au coeur de l'Europe.


De plus, la même source rapporte que l'Irak est désormais en mesure de fabriquer les trois composants nécessaires le fuel solid à base nucléaire pour des armes de ballistique, et que les éléments primaires de fabrication ont été introduits en Irak en fraude à partir de Dubai.


Ces sources confirment notre analyse selon laquelle l'attaque américaine contre les installations irakiennes n'étaient pas seulement une attaque due à des circonstances ponctuelles, mais une action dictée par la nécessité d'endiguer le réarmement massif irakien.


La nouvelle administration Bush est bien déterminée à tout faire pour empêcher le réarmement irakien, mais elle arrive bien tard, trois ans après que les derniers inspecteurs de l'ONU, en décembre 1998, aient quitté le sol irakien.


La BND attire en particulier l'attention des observateurs vers Al Kaim, qui est selon leurs experts le fer de lance du travail de recherche et de développement irakien dans le cadre du programme nucléaire.


Le point de vue occidental a toujours été fondé sur l'idée que Saddam ne pourrait parvenir à un développement atomique sans acheter à l'Europe le matériel fissible. Apparemment, les quantités d'uranium déjà aux mains des Irakiens seraient en fait suffisantes pour produire quatre ou cinq bombes atomiques. Selon les observateurs experts de l'énergie atomique, la quantité d'uranium à teneur faible possédé par l'irak atteindrait 1,7 kg, ce qui est suffisant pour fabriquer 45 kg d'uranium de qualité suffisante pour permettre la fabrication d'une bombe.


En plus de ces matériaux l'Irak possède 13 tonnes d'uranium naturel, que la commission internationale à l'énergie atomique avait accordé de laisser en Irak pour des applications pacifiques dans le futur. Cette quantité d'uranium naturel serait suffisante à la production de 70 kg d'uranium enrichi destiné à l'armement.
Si l'on prend en compte les soupçons concernant l'introduction clandestine de matériaux fissibles en Irak, il est clair que Saddam est à présent déterminé à fabriquer une bombe atomique.

II. Une contre-attaque anglo-américaine possible ?


Les différentes options offertes à l'administration Bush pour interrompre le programme nucléaire irakien ne sont guère brillantes. Les frappes aériennes ne pourront pas atteindre ces matériaux, à la fois parce qu'ils sont protégés et éminemment dangereux. Depuis l'intervention aérienne israëlienne, on sait d'autre part que toutes les installations militaires importantes irakiennes ont été enterrées.
L'option d'une coalition internationale, si elle n'est pas nécessaire actuellement à une intervention armée (voir notre dossier sur l'Irak, informations de source britannique), aurait pû avoir son importance dans le cadre d'un effort de pression conjointe sur Saddam Hussein.


La chute de l'embargo, menée activement par la France (voir notre dossier sur la rupture de l'embargo et l'introduction "d'artistes irakiens" par la France à la barbe des inspecteurs de l'ONU), et suivie par les pays arabes, rend désormais toute pression économique impossible.


L'Irak refuse depuis le début les inspections approfondies des inspecteurs des nations unies, ce qui rend nulle et non avenue l'option d'une solution pacifique au problème de l'armement nucléaire irakien.


Le "tour du Moyen Orient" de Colin Powell, interprété par la majorité des observateurs comme une ultime tentative pour régler le problème du processus de paix, aurait été en fait une tentative pour rétablir une forme de coalition, ou du moins de neutralité de l'Egypte, de la Syrie, et de la Jordanie. Cet objectif semble tout à fait hors de portée actuellement, même avec le poids convaincant des dollars américains, Saddam ayant réussi à regagner une popularité sans précédent au Moyen Orient en se présentant comme le défenseur des Palestiniens et des lieux saints de Jérusalem.

Il est aussi important, dans ce contexte, de se rappeller que toute la propagande intérieure irakienne est fondée sur le mythe de Saddam-réincarnation de Nabuchodonosor, dont le destin est de reconquérir la ville sainte et de faire triompher l'Islam.


La seule option offerte à Bush, en dehors d'une hypothètique et utopique bonne volonté de Saddam à désarmer, reste donc une intervention armée sur le terrain, impliquant vraisemblablement l'Angleterre, afin de détruire sur place les installations nucléaires.

III. Les sources et fournisseurs de l'Irak


La situation actuelle démontre que la rupture de l'embargo n'a d'ailleurs pas amélioré les relations internationales avec l'Irak, ni calmé les vélléités bellicistes de Saddam Hussein. En revanche, la rupture de l'embargo a dû profiter de façon indéniable aux pays qui l'ont rompu, Saddam ayant clairement annoncé alors (septembre 1999) que les premiers venus seraient les premiers servis. Si l'on se demande encore d'où provient les matériaux fissibles mis à la disposition de l'Irak, alors que l'un des premiers fabriquants mondiaux, la France, occupait le premier rang des briseur d'embargo, on a décidemment fait le choix de l'aveuglement.
Qu'on se rappelle alors que malgré les avertissements israëliens sur les buts irakiens pour l'utilisation des matériaux atomiques fournis par la France dans les années 1980, celle-ci avait persisté à fournir à l'Irak ces matériaux. Il avait fallu une intervention israëlienne à haut risque, par le biais de cinq avions pilotés par des pilotes d'élite, réapprovionnés en vol en carburant, pour détruire ensuite les installations atomiques sur le point d'aboutir. (On consultera ainsi le récit de cette mission secrète désormais publié aux USA, Five minutes over Bagdad). La france avait alors eu beau jeu de condamner une intervention israëlienne violant le territoire aérien de l'Irak. Elle ne s'était pas préoccupée des conséquences mondiales et humaines de ses choix économiques.


Le défilé du 31 décembre à Bagdad a permis de constater par la présence de derniers modèles de missiles russes, que la propension russe à oeuvrer contre l'embargo économique, puis à le briser aux côtés de la France, avait aussi une origine économique. dans l'origine des matériaux fissibles, ont peut donc raisonablement penser que la Russie a eu sa part, ainsi que la Chine, qui s'oppose actuellement fermement à la reformation d'une coalition contre Saddam Hussein.
Que l'on mentionne enfin la Corée du Nord, fournisseur attitré en armes des isolés économiques mondiaux, et la liste est complète. La Corée du Nord a en effet fourni, on le sait, des missiles à longue portée à l'Irak, et ce sans qu'aucun organisme international ne lui barre le passage, alors que l'ONU fournissait des tonnes de riz en aide d'urgence à ce même pays. Mais on voit mal comment les membres du conseil de sécurité, comme la France, la Russie, ou la Chine pourraient énoncer une telle interdiction tout en continuant à fournir eux-mêmes des armes à l'Irak.
Enfin, il ne faut pas oublier que la force atomique iranienne est elle aussi sur le point d'être opérationelle, alors même que l'Iran et l'Irak se sont rapprochés dans une alliance contre Israël.

IV. La situation résultant de ces données


1. L'Irak aura sous peu en main la bombe atomique
Le rapport des services d'espionnage allemand démontre la difficulté, voire l'impossibilité d'un arrêt du réarmement irakien en matière nucléaire, surtout dans un contexte où les échanges de l'Irak avec l'extérieur ne sont plus du tout contrôlés. La date butoir de l'année 2005 comme date de la première bombe atomique irakienne est une date fondée sur la situation actuelle de la capacité de réarmement et de disponibilité technique de l'Irak. Elle ne saurait être prise comme date absolue.

2. La solution d'une politique israëlo-américaine favorable à Saddam Hussein ne paraît pas réaliste et n'a jamais calmé Saddam
La situation actuelle inspire aux journalistes et politiciens israëliens des discours imaginaires et utopiques sortis d'un autre siècle. En effet, ceux-ci cherchent à définir une politique qui serait favorable à l'Irak et calmerait Saddam Hussein. Il faut à présent comprendre que l'intérêt de Saddam Hussein n'est pas dans l'établissement d'une paix durable avec Israël, que ce soit du point de vue politique, ou idéologique. L'Irak ne tient son aura internationale auprès des pays arabes que de sa rebelloion face aux USA et de la menace portée sur Israël. Saddam incarne un héros dont la destinée est liée à la destruction d'Israël. Imaginer que Saddam souhaite s'installer dans un calme politique et veiller à la prospérité de son peuple est tout simplement une attitude d'aveuglement volontaire, face à un dictateur qui a affamé sa population alors qu'il recevait des millions de dollars de la Syrie pour son pétrole.

3. L'intervention armée contre l'Irak isolera l'Amérique et mettra en danger Israël.
Cette dernière option est malheureusement la seule crédible dans le contexte actuel. En effet, si Bush attaque l'Irak, Saddam a déjà prévu d'attaquer Israël, comme il l'a fait lors de la guerre du Golfe, et en utilisant cette fois-ci des armes chimiques. Si Bush n'attaque pas l'Irak, les plans irakiens montrent bien que Saddam s'apprête à attaquer Israël, en plaçant ses troupes sur la frontière syro-israëlienne et jordano-israëlienne.
On sait que pendant la première guerre du Golfe, les forces atomiques d'Israël ont été en alerte à chaque lancer de scud, prêtes à répliquer avec des armes nucléaires pointées sur Bagdad en cas d'attaque biologique. La seule question qui reste posée aujourd'hui, est de savoir si la force nucléaire israëlienne aura le même poids de dissuasion lorsque l'Irak possèdera sa propre force nucléaire.

Marc Rich plutôt que Pollard, ou les dessous pourris d'une grâce présidentielle...

Yona Dureau: Marc Rich plutôt que Pollard, ou les dessous pourris d'une grâce présidentielle...

I. rappel de l'affaire Pollard
II. Clinton sollicité pour la grâce d'un escroc
Pourquoi Clinton a-t-il gracié Rich?
III. L'intervention israélienne

Nous avons attendu de pouvoir vérifier certaines informations, en particulier certaines dates et correspondances possibles d'évènements, avant de publier les informations qui vont suivre.
Le 5 février 2001, le Time Magazine publiait un article titré "Whats that smell?" (quelle est cette odeur?) concernant ce qui était décrit comme "le dernier scandale du président Bill Clinton et le premier scandale du sénateur Hillary Clinton.

I. rappel de l'affaire Pollard
Le dernier jour de son mandat, le président américain est habilité à faire usage de son droit de pardon vis-à-vis des condamnés américains.
Lors de la fin de son premier mandat, une demande israélienne avait donné comme nom de demande de grâce ,le nom d'un Druze, poussant un peu plus dans l'oubliette politique le sort de Jonathan Pollard.
Rappellons un instant son cas. Pauvre Pollard.
Citoyen américain sioniste, travaillant à la CIA, il s'était un jour rendu compte que les USA ne respectaient pas l'accord d'échange d'informations sur l'Iran et l'Irak signé avec Israël. ce qu'il avait découvert était effrayant.
Toutes les préparations d'armes bioogiques et chimiques de l'Irak, l'état de l'armement irakien, le nombre et le type de missiles longue portée à la disposition de Saddam, toutes ces informations étaient là, sous ses yeux, connues des services américains, et tenues hors de la connaissance des services israéliens.
Pollard décida d'agir. Il contacta de son propre chef les services de l'ambassade israélienne.
Il prit des risques sans nombre.
Il sortit des documents confidentiels le week-end, en contrevenant ainsi à toutes les règles de sécurité qu'il avait accepté de respecter.
L'ambassade israélienne lui accorda la nationalité israélienne, lui promit secours et refuge en cas de problème, et lorsque le problème se présenta, et que Pollard fut repéré et grillé auprès de ses services, il se précipita à l'ambassade qui l'expulsa, le remettant de fait aux mains des services de sécurité américains. Israël nia tout en bloc, et sacrifia Pollard sur l'autel des bonnes relations israëlo-américaines. Pollard fut traduit en cours de justice spéciale et fut condamné à la prison à perpétuité pour haute trahison. On enterrait l'affaire des deux côtés, feignant du côté américain de ne pas se rendre compte que Pollard n'avait fait qu'appliquer à la lettre l'accord d'échange d'informations signé par les USA (Pollard n'a en effet transmis aucun autre dossier à Israël que ceux concernés par cet accord), feignant du côté israélien de considérer que Pollard n'avait agi que sous l'effet de son propre fantasme.
Et voilà Pollard condamné à croupir en prison. régulièrement, nous dit-on à la Knesset, son dossier est ré-examiné, en commission spéciale, à huis clos. Régulièrement, il est surtout dédaigné et oublié par les politicards.
Et alors que l'état d'Israël est fier de se battre pour sauver le moindre de ses soldats aux mains de l'ennemi, l'alliance avec les USA semble justifier que personne n'ait osé plaider la cause de Pollard, pourtant si légalement défendable.

II. Clinton sollicité pour la grâce d'un escroc
Et voilà que Clinton, au dernier jour de sa présidence, est sollicité par des VIP israéliens, nous dit pudiquement le Time, pour accorder sa grâce à un escroc condamné par les cours de justices américaines, et vivant en exil en Suisse en croquant ses millions.
Pas un seul ne pense à Pollard. Il est vrai que Pollard n'a pas offert des millions à tous ces hommes politiques...
Rich a escroqué le fisc américain de plus de 50 millions$.
Rich a commercé avec l'Iran en pleine crise des otages, se moquant bien de ce que ce pays commettait comme délit vis-à-vis de son ambassade et de ses concitoyens...
Rich vit depuis 17 ans en Suisse, protégé par des gardes du corps israéliens, et faisant rondement tourner son affaire de 30 milliards $, allant du pétrole au sucre, de l'or aux céréales. La Suisse a refusé de l'extrader. Grâce à Clinton, Rich, qui aurait pu finir ses jours en prison s'il sortait du territoire suisse, est à présent libre de ses mouvements, blanchi de toutes ses fautes.

Clinton inscrit Marc Rich, 65 ans, dans sa liste de grâciés, sans se soucier de demander à ses conseillers juridiques si ce choix est bien judicieux...

Pourquoi Clinton a-t-il gracié Rich?
L'ex-femme de Rich, Denise Rich, installée à New York, est une des plus grandes donatrices des campagnes de financement de Clinton, et elle a versé des millions de dollars au parti démocrate ces huit dernières années. L'avocat de Rich pour sa demande de pardon, Jack Quinn, était le conseiller personnel de Clinton pendant de nombreuses années, et il a personellement fait le siège, d'après les sources du Time, du roi Juan Carlos d'Espagne, mais aussi d'Ehud Barak, pour qu'ils demandent la grâce de Rich à Clinton...

III. L'intervention israélienne
Ehud Barak serait personellement intervenu pour obtenir la grâce de Rich. Selon le journal Yediot Aharonot, daté du 22.2.2001, Rich a de plus versé des millions de dollars au fameux centre Peres pour la Paix, avant d'en devenir un membre officiel. Peres serait alors intervenu personnellement auprès de Clinton, prenant lui-même le téléphone pour demander à Clinton la grâce du généreux bienfaiteur...
Cela ne fait que gonfler un peu plus le dossier de Shimon Peres, non inquiété par les services du fisc, ni de la police israélienne, et pourtant déjà convaincu de détournement de fonds (Alliance, journal non conventionnel, a déjà présenté nos articles sur les détournements de fonds nationaux et internationaux, dont s'était rendu coupable Shimon Peres, à la fois vis-à-vis du fisc israélien, en s'adjugeant 70% du budget d'associations qu'il avait créées, ce qui est interdit par la loi israëlienne comme en France, mais aussi en détournant des fonds du Centre Peres pour la Paix (Merkaz Perez Léshalom)
Voir dossier Le Centre Peres pour la Paix, ou bien le Centre de la Paix, au nom de Peres?)

Et le scandale de faire tache d'huile... Le journal Ha'aretz publie il y a une semaine des interviews d'autres hommes politiques israéliens, qui ont tous reçu des "dons" de Rich. Ils "ne savaient pas" que Rich étaient compromis... Ils "ignoraient la gravité" de ses fautes. c'est curieux, parce que l'une de mes amies, dirigeant une fondation très honorable, et ayant reçu des propositions de fondation émanant de Rich a tout de suite était prévenue que la source de ces fonds était douteuse, et qu'il valait mieux refuser... Elle ne faisait pourtant pas partie de la gente politique, qui ne manque pas d'informateurs...
Mais bien sûr, quand on est assez haut pour recevoir des fonds sans être inquiété, on ne voit pas pourquoi les hommes politiques devraient se soucier de vérifier l'honnêteté de leurs pourvoyeurs...

Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak

Le Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak

Le Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak
L'escalade de l'agression
Les causes réelles de l'animosité irakienne

 

I. Le Koweit et l'Arabie saoudite face à l'Irak
Le Koweit et l'Arabie saoudite sont de plus en plus isolés et menacés face à l'Irak. Le scénario précédant la guerre du Golfe est en train de se rejouer. Les deux pays ont joué une politique de profil bas face à toutes les provocations irakiennes qui se multiplient. La Jordanie et un certain nombre de pays arabes pronent une solution arabe aux problèmes confrontant les pays de la région à l'Irak, en se désolidarisant à la fois des USA et du Koweit.
image57[1].gifLe 3 Août, Radio Irak, par la voix du fils cadet de Saddam Hussein, Qusay Hussein, lançait une exhortation à la gloire de l'invasion du Koweit, et contrairement aux accords de cesser-le-feu de la fin de la guerre du Golfe, dans lesquels l'Irak s'est engagé à reconnaître la souvereineté du Koweit:
"Nous nous rappellons avec fierté le 2 Août, le jour du grand appel, lorsque les hommes splendides de la

manifestation pro-irakienne en Jordanie le 17 février

garde républicaine et de notre brave armée ont chargé dans une percée puissante le centre de la corruption et de la trahison représenté par la Maison de Al-Sabah. Tout le territoire koweitien avait été libéré et arraché des mains de ce régime rétrograde et aborré, et un juste châtiment les attendait." L'administration Clinton, en fin de mandat, ne commentait même pas ces
image58[1].gif


paroles, violant pourtant les accords passés après la guerre du Golfe. On interprétait même avec bienveillance ces paroles du côté américain en les interprétant dans le sens d'une promotion de son fils par Saddam comme son futur successeur.
Cinq jours plus tard Saddam fit un discours pour l'anniversaire du cesser-le-feu Iran-Irak. Il attaquait le Koweit et l'Arabie saoudite de façon virulente, en particulier sur la question du soutien de ces deux pays à la zone "no-fly" instituée par les Etats Unis et l'Angleterre en Irak.

qusay hussein

"N'est-ce pas une honte et une disgrace pour ceux qui offrent un refuge à la honte et à la disgrace, que les avions des agresseurs s'envolent de leurs pays et de leurs eaux territoriales et bombardent la citadelle des Arabes et le berceau d'Abraham (que la paix soit sur lui), pour détruire la propriété des Irakiens et les tuer tous: hommes, femmes, enfants?" (télévision irakienne, 8 août 2000)
Depuis, les officiels irakiens, la presse, n'ont eu de cesse de menacer le Koweit et l'Arabie saoudite, allant jusqu'à les narguer en demendant si "une leçon ne leur avait pas suffi?"(Abd-al-Razzaq Muhammad al-Dulaymi, "After 10 Years, Do They Need an Extra Lesson?" Babil (Baghdad), 7 août 2000.
Les articles attaquèrent bientôt la ligue arabe et le secrétaire égyptien de celle-ci, Ismat Abd-al-Majid, qui avait tenté d'établir une ligne de critique modérée face à l'Irak. (Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 20 Août 2000). Les journeaux officiels irakiens, depuis septembre, ont associé les frappes anglaises et américaines à leurs désires de vengeance contre le Koweit, mençant clairement d'attentats terroristes Koweit et Arabie saoudite (Dr. Aziz Ali, "The Gulf People: No to Saudi Custodianship and Kuwaiti Arrogance," journal Al-Iraq (Baghdad), 7 Septembre 2000).

II. L'escalade de l'agression
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Comme en Octobre 1994, l'Irak, en Octobre 2000 a massé des populations à sa frontières avec le Koweit, réclamant leur entrée au Koweit. L'Irak a prétendu qu'ils s'agissait de sans-papiers, et le Koweit de personnes des services secrets irakiens. le 7 Octobre, les groupes se dispersèrent en déclarant que la cause palestinienne réclamait leur solidarité contre le sionisme. (Agence France Presse, 7 Octobre 2000.)
Les incitations belligérentes cessèrent pendant le temps de l'intifada, mais simultanément, ces événements permirent à l'Irak de participer à son premier sommet international au Caire, (depuis la guerre du Golfe), en Octobre 2000, qui permit entre autre à l'Irak de négocier un accord avec la Syrie et de lui vendre un pétrole lui rapportant

Uday hussein
2 millions de dollars par jour.
La parade militaire du 31 décembre marquait une nouvelle phase. L'Irak y déployait de tout nouveaux missiles russes terre-air, qui lui servirent contre les avions anglais et américains.
Des travailleurs chinois mirent en suite en place des systèmes de fibre optique permettant une meilleure défense aérienne (Washington Post, 19 Février 2001.)
Le 15 janvier Uday Saddam, autre fils de Saddam recommandait au parlement iraklien d'inclure le Koweit dans le drapeau national.
Le Koweit réagit vivement. La ligue arabe émit un avis défavorable, suivi seulement par l'Arabie saoudite. Arrivé peu après au Caire, le ministre des affaires étrangères irakien, Ramadan, signait ensuite un accord de libre échange avec l'Egypte, et une semaine plus tard avec la Syrie.
Fin janvier Moubarak rendait une visite de conciliation en Arabie saoudite puis début février au Koweit.
Les journeaux irakiens allèrent jusqu'à prétendre que l'Egypte avait conseillé au Koweit d'abattre sa frontière artificielle avec l'Irak.
III. Les causes réelles de l'animosité irakienne

Selon des sources britanniques, l'armée anglaise constata pendant près de trois mois des violations des accords de la fin de la guerre du Golfe en Irak. En particulier, ces accords stipulaient des "règles du jeu" ("rules of the game"), selon lesquelles, les Irakiens avaient l'interdiction de se servir de leurs radars anti-aériens. les avions britanniques et américains sont équippés d'un système leur permettant de détecter lorsqu'un radar les a repéré et focntionne. Une reprise par trois fois de cette même violation devait s'ensuivre d'une riposte immédiate, l'avion repéré disposant d'un appareillage guidant alors le missile sur le radar à l'oirigine du signal.
Malgré cela, et toujours parce que l'administration Clinton était en fin de mandat, les USA tergiversèrent. Il fallut trois mois, et de nombreuses autres violations de ce type avant que les Britanniques aient l'autorisation américaine pour riposter, alors que leurs avions étaient en danger. Toujours selon nos sources, les missiles se perdaient et tombaient sur des cibles civiles lorsque le radar s'interrompait brusquement d'émettre, de sorte que la responsabilité de dégats parmi les populations civiles n'est pas perçue comme étant due à une négligence américaine ou anglaise. Toutjours selon nos sources, l'absence d'une coalition autour de l'Angleterre et des USA n'aurait plus la même conséquence aujourd'hui qu'en 1990, à cause du formidable développement technologique des armées, qui nécessitent de moins en moins d'hommes. Cette analyse, et les récentes tensions irakiennes vis-à-vis du Koweit et de l'Arabie saoudite, derniers bastions pro-américains de la région, mettent néanmoins en évidence que ce qui gêne réellement l'Irak dans le rôle de ces deux pays reste le fait qu'ils servent de tête de pont aux avions anglais et américains, tête de pont sans lesquels une opération, même de haute technologie, est difficile.


L'attentat de Nathanya et le droit du retour

Yona Dureau : L'attentat de Nathanya et le droit du retour

 

L'attentat de Natanya commandité par l'Autorité Palestinienne
L'attentat de Natanya comme partie d'un plan du droit du retour
Le rôle belligérent des organisations de l'ONU
Le but final : l'effacement progressif de l'état d'Israël
La carte d'Al Haram
La carte de l'Orient House
La carte de l'ONU

I. L'attentat de Natanya commandité par l'Autorité Palestinienne
Les événements récents, et l'attentat de Natanya en particulier montrent qu'une information de fond continue à être nécessaire. En effet, c'est par recoupement d'informations que l'on s'aperçoit que les attentats actuels, loin d'être le fait d'opposants à Yasser Arafat, minant l'Autorité Palestinienne, sont au contraire au service des doctrines du Hamas, et des théories de l'Autorité Palestinienne. nous l'avons déjà vu aussi au sujet de la chartre de l'OLP, que l'Autorité Palestinienne applique, clause après clause, mettant en place l'éducation de la haine des enfants palestiniens ainsi que prônée par la Chartre, les poussant à participer à la "guerre de libération", etc...
L'attentat de Natanya, un de plus, endort, banalise le phénomène de la violence en Israël, mais il endort aussi la vigilance de nos analyses. La plupart des journalistes ne voient en lui que la poursuite de la même politique, et encore, beaucoup ne réalisent même pas qu'il s'agit là de la deuxième phase prônée par la Chartre de l'OLP, celle d'une escalade de la violence, devant aboutir à mener la guerre et la destruction au sein même d'Israël par la terreur.
Les médias bien pensants, tels que Radio Shalom, prennent un ton un peu pincé pour s'étonner par exemple, que selon les sondages Arafat ne soit perçu par les Israëliens que comme un simple terroriste et non comme un chef d'état. On ne saurait leur recommender d'aller relire la Chartre non abrogée de l'OLP pour comprendre que Yasser Arafat est resté le même homme, avec les mêmes objectifs, et les mêmes moyens que lorsqu'il dirigeait la lutte terroriste contre Israël depuis l'extérieur.¨
Si nous avions encore des doutes sur le caractère commandité de cet attentat, la radio "La voix de la Palestine", loin de le condamner ne fut-ce qu'une seule fois, non plus que les autres média palestiniens, a donné la parole au porte-parole d'Arafat Nabil Abu Rodeinah, qui a déclaré que l'attentat du 4 mars à Natanya "était un exemple de ce qui résulte de la politique d'Israël".

II. L'attentat de Natanya comme partie d'un plan du droit du retour

La propagande palestinienne librement effectuée pendant des années dans les camps de réfugiés des Nations Unies (et avec un encouragement implicite des organisateurs de ces camps) a enseigné aux populations de ces camps qu'elles avaient un droit inaliénable au retour à leurs villages quittés en 1948.
La carte librement disponible du futur "état palestinien" que les quartiers généraux palestiniens de l'Orient House à Jérusalem distribuent, mentionne 531 villages arabes revendiqués dans la carte d'Israël.

L'un de ces villages est le village d'Um Khalid, qui, selon l'OLP, a été illégalement absorbé par Natanya.
L'OLP définit ainsi Natanya comme "implantation illégale" d'Israël, selon les termes de la quatrième convention de Genève, mise en place en 1949, et qui interdit à une nation conquérante de déplacer ses citoyens vers une zone conquise.
Nous l'avons vu cependant avec les dossiers sur la désinformation, cette présentation du problème légal est malhonnête, dans la mesure où elle ne prend pas en compte les décisions de l'ONU en faveur d'Israël à la suite de conflits déclenchés par les nations arabes contre Israël, et qui donnent à Israël le droit de stipuler des autorisations ou des interdictions de retour individuelles en fonction de la volonté de paix et de reconnaissance d'Israël par les réfugiés.

Il s'ensuit que l'OLP, confondu à présent avec l'Autorité Palestinienne, justifie ses attentats avec le principe de ces zones où s'appliquerait le droit au retour.
Dès janvier 1995, David Bedein, journaliste du centre d'observation pour la paix de Jérusalem, notait, qu'à la suite de l'attentat à la bombe ayant eu lieu à l'arrêt de bus au carrefour Beit Lid/ Natanya, le secrétaire général de l'OLP Marwan Barguti, avait calmement déclaré à la télévision saoudienne que l'OLP pouvait justifer une attaque contre Natanya: "C'est une zone que nous devons libérer."
Depuis, l'accord officiel de décembre 1995, signé au Caire entre l'OLP et le Hamas, autorisait le Hamas à faire des opérations dans des zones en dehors des zones qui n'étaient pas encore sous contrôle palestinien, et dans des zones à l'intérieur d'Israël qui n'avaient pas encore été libérées.
Le "droit du retour" a joué un rôlé prééminent lors de ces dernières années, d'une façon qui a totalement échappé au public.

Depuis 7 ans, l'OLP a mis en place une base informatique à Orient House, qui aide les réfugiés arabes à situer leurs foyers d'origine avant 1947, afin de "permettre leur retour imminent" dans des zones comme Um Khalid.

III. Le rôle belligérent des organisations de l'ONU
Si nous avons appris cette semaine, comme tous nos collègues journalistes, que la carte du "programme des Nations Unies pour la Palestine" ne faisait pas figurer ni la carte d'Israël, ni même le nom d'Israël. Nos sources devraient nous permettre de présenter cette carte à nos lecteurs dans un délai d'une semaine.
Mais d'autre part, il est absolument vital de prendre la juste mesure du rôle d'incitateur au conflit et à la violence qui a été celui des organisations de l'ONU en Israël depuis de nombreuses années. On savait déjà que les camps de l'UMRWA avaient diffusé très largement la propagande palestinienne, en ne se contentant pas de laisser cette propagande s'exprimer, mais en donnant une éducation dans ce sens aux réfugiés des camps.
Depuis septembre 2000, les organisations de l'UMRWA ont de plus lancé une campagne de soutien aux Palestiniens et à leur intifada, en fournissant quotidiennement un soutien alimentaire aux populations, et en maintenant la fièvre de conquête de tout Israël par tous les moyens à leur disposition. On peut encore concevoir que l'aide alimentaire était une aide humanitaire, bien que le blocus des territoires palestiniens par les Israëliens ait eu pour but de faire pression sur la rue palestinienne et de calmer les troubles, et que ce blocus soit réduit à néant par cette intervention. Néanmoins, le soutien de l'ONU a pris des formes idéologiques claires qu'il faut à présent souligner.
Tout au long de l'été 2000, les camps de réfugiés de l'UMRWA (des Nations Unies) ont sponsorisé des visites des enfants arabes des camps de réfugiés, ainsi que de leurs parents, sur les lieux des villages quittés en 1948. Ils ont utilisé des bus arabes israëliens pour contourner les barrages routiers de contrôle.
Le but était clair: aider au soulèvement des populations, entretenir les revendications du "Droit au retour" qui effaceraient Israël de la carte, tout en utilisant la bannière de l'ONU donnant une légitimité supplémentaire, universelle, à ces revendications. Les masques sont tombés, si les doutes persistaient encore. L'ONU, organisation modiale où les pays arabes ont de facto une majorité, niant le droit à la représentation d'Israël en son sein, oeuvre à présent pour la disparition de l'état hébreu, et le cauchemard d'une union internationale contre Isral est bien en train de se réaliser.

IV. Le but final : l'effacement progressif de l'état d'Israël
La carte d'Israël, selon les différentes sources arabes, se voit restreinte à une unité territoriale plus ou moins efflanquée. Dans le cas des revendications palestiniennes et des sources de l'ONU, Israël disparait tout bonnement.

La carte d'Al Haram
Une première carte avait été publiée par le journal égyptien Al Haram, concernant le droit du retour. Cette carte ne mettait Israël en danger que par la conséquence d'une application éventuelle de ces revendications, qui effritaient l'état d'Israël par le retour de populations, en masse, dans des zones considérées par les accords d'Oslo comme zones israëliennes. Néanmoins, aucune mention n'était faite de revendiquer la totalité de l'état d'Israël, ni de prendre toutes les villes israëliennes actuelles ou de revendiquer des zones comme Tel Aviv.

La carte de l'Orient House
La carte établie par l'Autorité palestinienne se compose de deux séries de revendications qui s'additionnent. Il y a d'une part, exigence palestinienne de démantellement et évacuation d'implantations juives, et d'autre part zones revendiquées au nom du droit au retour. Ces deux types de revendication réunies transforment Israël en un véritable gruyère. Il est important de noter que c'est là l'aboutissement admirable et le remarquable renversement des accords d'Oslo, qui, si ils ont commencé par donné des parcelles d'Israël à l'Autorité Palestinienne, pour augmenter ensuite leur nombre, ce qui fut critiqué par les Palestiniens comme ne composant pour eux qu'un vaste semis de parcelles, aboutit à présent à donner comme norme la parcellisation d'Israël, le morcellement du pays.
Que reste-t-il aux Juifs selon ces plans? Une partie de Tel Aviv dénuée de Yafo, de petites villes comme Holon, qui ont, comme leur nom l'indique, été construites sur du sable, un semis de parcelles inconstituable en unité nationale. L'état juif s'est tant soucié de constituer un état aux Palestiniens, et de les aider dans l'élaboration d'iune identité nationale, qu'il est à présent menacé de prendre sa place avant de disparaître

La carte de l'ONU
La carte de l'ONU porte comme titre "United nation program for Palestine". Le nom d'Israël a lui même disparu, ainsi que l'entité géographique de l'état hébreu. Dans ce contexte, il devient clair que l'établissement de la Palestine, dans les plans unésiens, passe par la disparition d'Israël. Il faut préciser que cette carte n'est donnée qu'en Israël, aux non-Juifs, et que les apparences sont bien gardées au niveau international, par une carte gardant virtuellement Israël existante sur les cartes officielles de l'ONU
dans ce contexte, plus personne n'osera encore accuser Israël de paranoïa devant ses réticences à placer une quelquonque partie de son territoire, ou desdits processus de paix sous l'égide d'un organisme qui ne lui reconnaît plus aucun droit à l'existence, qui ne lui accorde aucune représentation, et qui plannifie sa disparition.

L'expansionisme palestinien

L'expansionisme palestinien

 

L'Autorité palestinienne, par la voix de Salim Al-Za'anun, président du conseil national palestinien (PNC), réclame à présent le terrain de la knesset comme terre palestinienne, pour y construire le siège du conseil nationale palestinien. Cette information a été diffusée dans le journal de l'Autorité Palestinienne Al Ayyam du 21 février 2001, dans le cadre d'une diatrible lancée par le même individu contre Israël, menaçant Israël, s'il continuait à rejetter la résolution 194 (dont nous avons pu montrer qu'elle a été détournée de son sens par les Palestiniens dans notre dossier sur la désinformation), de tout faire pour empêcher la représentation d'Israël à l'ONU, et de revendiquer ces terrains de la knesset. Toutes ces déclarations ont été faites et répétées (dont en particulier celle concernant le fait que la knesset serait sur un terrain palestinien) lors d'une cérémonie lançant une campagne visant à rassembler
1 000 000 signatures pour l'application du droit du retour.

Commentaire:
Décidémment, selon les termes mêmes de la résolution 194, qui laisse la liberté à Israël d'accorder un droit de retour, dans les territoires de son choix, aux individus ayant fait la preuve de leur désir de vivre en paix avec Israël, le droit du retour de tous les Palestiniens targuant ainsi Israël de s'exécuter devrait ne jamais leur avaoir été accordé.
Décidémment, on constate aussi que tous les terrains du monde ne suiffiront jamais à l'expansionisme palestinien, qui fait une fois de plus la preuve qu'il ne s'agira jamais d'accorder un droit à l'existence aux Israëliens et aux Juifs. Voilà qu'après le Mont du Temple, c'est la Knesset qu'ils veulent. Rien de plus symbolique pour exprimer le fait que l'on refuse, encore et toujours, du côté palestinien, à laisser une place aux Juifs...

La préparation à la guerre d'Arafat et ses apparences trompeuses

Yona Dureau: La préparation à la guerre d'Arafat et ses apparences trompeuses

La situation actuelle du Moyen Orient est si imbriquée, compliquée, que les événements ne peuvent plus être lus indépendament les uns des autres. Nous proposons une analyse selon laquelle les signes interprétés par les journalistes comme une désintégration de l'Autorité Palestinienne ne sont que des signes précurseurs d'un affrontement.

I. Les Rumeurs
La désintégration de l'autorité palestinienne et les rumeurs de l'exil d'Arafat : mythes et réalités
II.
Le pouvoir réel d'Arafat
III.
Le chemin de l'exil d'Arafat en Irak, et la reprise de la guerre

La préparation à la guerre d'Arafat et ses apparences trompeuses

I. Les Rumeurs
La désintégration de l'autorité palestinienne et les rumeurs de l'exil d'Arafat : mythes et réalités

Ze'ev Schiff, , du Jerusalem Post, reprenait le 16 février une information selon laquelle le gouvernement d'Israël, et Sharon en particulier, aurait beaucoup à faire pour réagir face à Arafat, toute réaction contribuant à "l'effondrement du pouvoir palestinien". Depuis peu de temps, disait-il, les Israëliens se demandent si la désintégration de l'Autorité palestinienne ne serait pas un pire mal que les problèmes antécédents. Le journaliste développait ensuite les différents scénarii catastrophes d'un tel effondrement. L'Autorité palestinienne perdrait tout d'abord le contrôle de ses services de sécurité. Le leadership semblerait continuer à fonctionner, mais son pouvoir réel s'effriterait progressivement par le biais de sa perte de contrôle de ses propres forces armées. Les gangs apparaîtraient, et le pire serait atteint lorsque les acheminements de nourriture seraient passés sous leur contrôle.

Ces rumeurs se fondent sur l'observation de l'Autorité palestinienne et de son fonctionnement intérieur. Ainsi, le site Gamla, non cité par ce journaliste, mais inspirateur de l'article, avait été le premier à décrire certaines anomalies.

a. Depuis le début de l'intifadah d'Al Aqsa, Arafat ne s'est pas rendu à Ramalah
b. Cette situation a abouti à l'apparition de deux Autorités palestiniennes, l'une à Gaza, et l'autre en Cisjordanie.

Le reste n'est qu'interprétation.
Le pouvoir en place à Gaza serait l'essence du pouvoir, avec les structures les plus profondes.
Arafat ne se seriat pas rendu dans la bande de Gaza, alors qu'il peut aller et venir à sa guise, car il "aurait peur que les Israëliens ne le laissent pas quitter la bande de Gaza".

Amos Harel, correspondant militaire de Ha'aretz, parle dans l'édition du 16/2/2001,"de processus d'effondrement de l'Autorité palestinienne". Il attribue aux officiels israëliens la pensée que la spirale de violence actuelle serait due à une perte de contrôle de la situation par Arafat. Il note cependant que même si les attaques ne sont pas orchestrée par Arafat lui-même, celui-ci ne fait rien pour les contrôler, tandis que les propos violents tenus par les chefs de l'Autorité palestinienne ont tendance à mettre le feu aux poudres. Les officiels des forces de sécrurité israëliennes ont noté une compétition entre deux hommes forts de l'Autorité palestinienne, le leader du Fatah Marwan Barguti et le chef de l'intelligence service Tawfiq Tirawi. Leurs actions offensives séparées contre Israël sont interprêtées comme une forme de compétition de violence pour gagner l'opinion palestinienne et démontrer leurs forces. L'analyse de la situation militaire actuelle selon les dirigeants de Tsahal, rapportée par ce journaliste, est cependant l'inverse de ce que le précédent article déclarait, et en contradiction avec la démonstration entreprise au début de celui-ci: Tsahal serait d'avis de réagir beaucoup plus durement aux violences palestiniennes, en procédant notamment à des mesures de représailles. Tsahal souhaiterait que les Palestiniens soient à nouveau considérés comme des ennemis potentiels, et que le rôle de l'armée ne se borne pas à attendre des attentats pour y répondre, ni à respecter les frontières de zones sous contrôle palestinien lorsque les violences en émanent.

Le reste du journal Ha'aretz, du week-end, est consacré au thème de la désintégration de l'Autorité palestinienne, à l'analyse présupposant que intifada et pouvoir fort ne vont pas de paire, puisque l'oragnisation du désordre se retournerait contre le pouvoir central. La situation économique de l'Autorité palestinienne est catastrophique, la population souffre des blocus des territoires, les structures ne reçoivent plus les fonds transitant par Israël, etc...

Enfin, dans la pléthore d'articles parus sur ce sujet, on trouve des informations concernant un éventuel départ d'Arafat pour l'Irak, qui démontrerait, nous dit-on, la peur du leader palestinien de ses troupes, et la désintégration de son pouvoir.

Sur la base de toutes ces observations, et en prenant en compte d'autres données majeures de la situation, on peut néanmoins aboutir à une interprétation fondamentalement différente de la réalité.

II. Le pouvoir réel d'Arafat

Ces informations sont en effet déconnectées de leur contexte général. Ce sont des parcelles d'information lues pour elles-mêmes, et qui risquent de nous fourvoyer sur ce qui se passe réellement au sein de l'Autorité palestinienne.

1. Les luttes intestines au sein de l'Autorité palestinienne sont un thème journalistique qui court depuis près de dix ans. depuis près de dix ans, il est de bon ton de crier à l'explosion du pouvoir palestinien, de craindre pour la vie d'Arafat, de faire des prognostiques sur ses éventuels successeurs et leurs rivalités.
Dans la réalité, le pouvoir d'Arafat est une dictature menée avec une main de fer. Ce pouvoir dure depuis maintenant près de dix ans sous la forme de l'Autorité Palestinienne. Le contrôle d'Arafat sur les organisations "terroristes" palestiniennes n'a jamis lui non plus été réellement battu en brèche. Rappellons que le Fatah est sous son égide, que le Hamas a été on ne peut plus officiellement intégré dans l'armée palestinienne en 1994, et que les "Tanzinims" dépendent aussi d'Arafat. On crée de nouvelles étiquettes, ou on en reprend d'anciennes, et on oublie que la plupart des forces, le hezbollah excepté, remontent à Arafat.

2. La ruine de l'Autorité palestinienne est au goût du jour. Pourtant, on ne confronte pas ces données avec l'aide amenée en argent trébuchant par l'Irak, par exemple, (voir notre dossier sur l'Irak) et on crie aux risque de problèmes d'approvisionement, en oubliant que depuis septembre 2000, les organismes de l'ONU, l'UNRWA en particulier, fournissent une aide alimentaire directe en permanence aux populations. ce sont ces mêmes organismes qui ont d'ailleurs organisé la révolte palestinienne depuis des années, favorisant par exemple la mise en place d'une propagande palestinienne extrémiste revendiquent la prise de la totalité d'Israël, subventionnant les dernières affiches montrant une belle petite réfugiée palestinienne blonde à l'air triste, le texte portant en marge la liste des villes et villages réclamés au sein même d'Israël au nom du droit au retour.
Qu'on ne se fasse donc pas trop de souci pour les besoins essentiels de la population, ces organismes, qui sont visiblement attachés à pousser la population vers une revendication plus acerbe, soutiennent les Palestiniens, et leur fournissent même les moyens de leur propagande.

3. La scission de l'Autorité Palestinienne en un pouvoir réel, et une "commande à distance" depuis la Cisjordanie.
Le fait de l'établissement d'une forme binaire de l'Autorité Palestinienne n'est en rien la marque de sa faiblesse. N'oublions pas qu'historiquement, Yasser Arafat a toujours su maintenir son pouvoir depuis l'extérieur d'Israël, comme par exemple pendant la première intifada entre 1984 et 1988, en "télécommandant" les événements depuis l'extérieur. Cette capacité est même plutôt la preuve de la force de son mouvement. En d'autres termes, les journalistes ont tendances à analyser les structures de l'Autorité Palestiniennes en partant de leur propre modèle culturel. Mais l'Autorité Palestinienne n'est pas une démocratie, qu'une telle situation affaiblirait, c'est une dictature, rompue aux techniques du gouvernement en exil.
La mise en place d'un gouvernement-télécommande est même plutôt une donnée de plus suggérant que les rumeurs de désagrégation du pouvoir ne sont qu'un voile de fumée cachant la réalité des intentions bellicistes d'Arafat.

III. Le chemin de l'exil d'Arafat en Irak, et la reprise de la guerre

1. Les données informationelles Irak/Palestine/Syrie
Pour tous les détails concernant ces informations, se reporter au dossier Irak
Nous savons que l'Irak a décidé de mettre en place des divisions d'élite à la frontière Syrie/Israël, et Jordanie/Israël.
Nous savons d'autre part que l'Irak a massivement réarmé, la phase d'accélération de ce réarmement s'étant située entre septembre 2000 et janvier 2001.
Nous savons que le réarmement irakien comporte aussi des quantités astronomiques d'agents biologiques.
Nous savons que le conseiller proche d'Arafat fait la navette toutes les semaines entre Gaza et Bagdad.

Par conséquent:
Il est absurde de penser que toute la situation à Gaza, surveillée de très près par Saddam Hussein serait une perte de contrôle quelquonque.
Il est par contre plus logique de mettre en rapport la phase essentielle de réarmement (depuis septembre), et la nouvelle intifada qui a complètement effacé l'Irak des soucis des médias et des préoccupations de l'Occident. Tous les analystes israëliens sont d'autre part d'accord pour dire que l'intifada aurait pu éclater un ou deux mois plus tard, et que visiblement elle était organisée, et "prête à être déclenchée".

2. Notre interprétation des faits

L'Irak, en contact permanent avec Arafat, a coordoné son réarmement avec le déclenchements des troubles palestiniens pour aboutir à une concentration de l'attention mondiale sur Gaza.
Le réarmement irakien est directement lié à l'application des accords quadri-partites offensifs ayant lié en 1995 l'Autorité palestinienne, l'Irak, l'Iran, la Syrie, et l'Egypte, contre Israël (voir notre dossier sur le rapport Saxton, fuite du Congrès américain dédaignée par les officiels car fondée sur des sources arabes).
Les troupes irakiennes placées à la frontière jordanienne et syrienne laissent à présager d'une déflagration importante sur Israël, or:
Yasser Arafat est "contrôlé" de façon relative par Israël TANT QU'IL RESTE DANS LE TERRITOIRE DE L'AUTORITÉ PALESTINIENNE. les pressions sont encore possibles, les contrôles de mouvement, voir les interceptions d'ordre. Si Yasser Arafat quitte le pays, il est libre de mener le conflit à sa guise!
Enfin, l'exil en Irak d'une partie de l'Autorité palestinienne laisse l'Irak libre d'utiliser des agents chimiques et biologiques: les têtes palestiniennes étant à l'abri, on sait le peu de valeur de la vie de ses citoyens pour Arafat.

Conclusion
La "désagrégation de l'Autorité palestinienne" reste un signe supplémentaire alarmant du renforcement des liens Irak/Autorité palestinienne, et de la préparation à la guerre de toute la région. Le seul signe d'espoir nous vient en fait de l'Egypte, puisque le président Moubarak est intervenu pour insister auprès de Saddam hussein de ne pas prendre trop de pouvoir à Gaza. Cette intervention laisse présager que l'Egypte se tiendrait en retrait d'un conflit, sa situation intérieure instable et son économie faible lui conseillant vraisemblablement de garder des distances vis-à-vis de tout conflit ruineux, tout en maintenant une attitude pro-palestinienne pour rester un intermédiaire politique de premier plan.

Irak : Un panorama explicatif des dernières frappes aériennes américaines

Yona Dureau : Un panorama explicatif des dernières frappes aériennes américaines, et la situation irakienne au Moyen Orient : de l'alliance avec l'OLP à l'attaque à venir contre Israël

Sommaire :
- Le Rapprochement Irak/Palestine La remilitarisation de l'Irak
- Soulèvement palestinien voilant les manoeuvres irakiennes
- La situation militaire de l'Irak telle que dévoilée par son beau-fils, Hussein Kamil, en août 1995
- Le programme d'armes biologiques
- L'Irak et la guerre du Golfe : tout cela n'était qu'un cesser-le-feu, la guerre continue
- Le rapprochement Irak/Syrie et la frappe de cibles américaines et anglaises
- Le 21 décembre : les menaces irakiennes se réalisent

La situation des relations entre les Etats Unis et l'Irak est incompréhensible si on omet de mentionner des évènements de ces derniers mois occultés par la plupart des médias sous l'effet de la focalisation sur les affrontements israëlo-palestiniens. Or ces derniers mois sont cruciaux, à la fois pour comprendre la réalité de la tension irako-américaine, mais aussi pour saisir l'ampleur de la conflagration prête à déferler sur Israël par l'Irak l'Iran, la Syrie, et l'Egypte.
Le mois de décembre 2000 a été marqué par des événements soigneusement étouffés par les médias irakiens et syriens. Il y a eu le 12 décembre, l'initiation de gigantesques manoeuvres militaires irakiennes, qui ont été dissimulés par la mise en scène des "malaises cardiaques" de Saddam Hussein, souvis opportunément par une rémission permettant de présenter ces manoeuvres comme une préparation à une grande parade militaire en l'honneur de la rémission de Saddam.
En réalité, l'Irak se préparait à la fois à la mise en place de frappe contre des objectifs anglais et américains, et ces préparations furent accompagnées de mence explicitement énoncées.
Le 31 décembre, à la faveur de la trève des confiseurs, l'Irak renforçait sa préparation militaire, et la presse intenationale se gardait bien de troubler les fêtes de fin d'année par des nouvelles dont l'Europe tendait à penser, en définitive, qu'elles ne concernaient que les Anglais et les Américains, et peut-être les Israëliens, mais qui s'en soucierait-il?
Les menaces anti-britannique et américaines furent suivis de l'explosion de bombes en Syrie, le . Mais après que des itoyens britanniques aient été opportunément choisis comme suspect de la pose de ces explosifs, des sources syriennes de la sécurité admettaient que ces bombes avaeint été posée par l'Irak...
La presse occidentale observa un mutisme pour le moins suspect...
Ces événements expliquent, qu'après la violation des espaces non-aériens par l'Irak, les Anglais et les Américians aient décidé de réagir, leurs sources de renseignement leu ayant confirmé d'autre part un réarmement irakien massif.
Mais de plus cette situation fut suivie d'un rapprochement entre l'Iran et l'Irak d'une part et entre ce bloc et la Syrie d'autre part, union sacrée se reconstituant contre Israël, ennemi commun.
L'Irak procéda parallèlement à un soutien financier énorme de l'Autorité palestinienne, versant 850 millions de dollars à l'Autorité palestinienne, et participant aux paiements des parents d'enfants tués ou blessés dans l'intifadah, alors que le gouvernement israëlien ne bronchait pas sur le transfert de ces fonds...
Les éléments du rapport Saxton sont en fait en train de se mettre en place, et à l'heure ou les journeaux israëliens parlent de désintégration du pouvoir palestinien qui expliquerait, disent-ils, que Yasser Arafat va se réfugier en Irak, on peut surtout envisager que ce voyage, faisant suite à des allers-retours incessants des conseillers d'Arafat entre Gaza et l''Irak, ne vienne surtout marquer une deuxième phase dans la guerre musulmane contre Israël.

I. Le Rapprochement Irak/Palestine
L'influence irakienne dans la bande de Gaza a cru de façon régulière depuis décembre 2000. Yasser Arafat, selon des sources israëliennes, a donné le feu vert à Saddam Hussein pour ses opérations à Gaza et en Cisjordanie. Saddam, quant à lui, a ravivé le flambeau du mouvement de libération arabe (FLA) basé à Bagdad et lié aux Palestiniens, et dont beaucoup de membres ont des liens avec les services secrets irakiens. L'homme de liaison entre Yasser Arafat et l'Irak est le ministre des affaires étrangères Azzam Ahmad, qui fait la navette entre Bagdad et Gaza.
Tout cela n'était déjà pas pour plaire aux Etats Unis, qui tentaient de stabiliser le Moyen Orient avec un contrôle relatif des forces politiques par l'intermédiaire de la mise en place du processus de paix, devant aboutir à une pax americana, ce que George Bush senior avait appellé le "nouvel ordre mondial". L'intervention de l'Irak dans l'équilibre des forces en Israël bouleversait ces plans, en introduisant une alternative arabe, et en contournant l'intermédiaire européen potentiel jusque-là assez bien tenu hors du jeu par les Etats Unis.
Cette situation empira avec l'aide financière irakienne à l'Autorité palestinienne, soit $890 million, que certains analystes politiques ont identifié comme la source financière des fonds versés par l'Autorité palestinienne aux familles dont les enfants tombaient lors des manifestations. 500.OOO$ ont déjà transité par le biais d'une banque à Amman, avec pour but avoué d'être distribué aux familles palestiniennes. Il reste que leur destination réelle est difficile à vérifier, et que ces fonds ont très bien pu servir à acheter des armes supplémentaires dans le contexte général d'armement palestinien.
Quoiqu'il en soit, ces informations mettent en évidence l'aberration de l'image médiatisée par l'Irak, présentant le pays comme exangue et souffrant d'un embargo intolérable. Comme toute dictature, le régime de Saddam Hussein sait où trouver ses fonds pour se réarmer ou pour armer ses alliés. Nul doute que ces éléments contribuaient aussi à durcir la volonté américaine de poursuivre un embargo contre un régime qui parvenait déjà, dans la situation actuelle, à se réarmer, et à alimenter en armes les zones déjà instables du Moyen Orient.

II. La remilitarisation de l'Irak

1. Les événements récents
Dès le 14 janvier 2001, le ministre irakien du pétrole réitéra le refus irakien à coopérer pour permettre aux inspecteurs de l'ONU de procéder à leurs enquêtes de vérification de l'armement irakien, à moins que l'embargo ne soit levé. (on se référera à l'article de l'agence Reuters, "Iraq Will Not Let U.N.Weapons Inspectors Return," January 14, 2001). Or il est clair que cette période correspond à une période où l'Irak a réarmé, vraisemblablement depuis le début décembre, et procédé à l'établissement de réserves d'armes non-cenventionnelles, dont la "découverte" par les inspecteurs de l'ONU aurait été très gênante. L'Irak a procédé avec l'embargo en l'utilisant comme une propagande anti-américaine, en affamant sa population exactement comme le fait actuellement la Corée du Nord, dans le but évident d'assoir plus fermement une dictature, tout en se servant de la famine comme d'un moyen de pression morale sur les démocraties occidentales.
Or le rapport de l'UNSCOM (commission des nations unies chargées d'inspecter le désarement irakien en particulier sur la question des armes non-cenventionelles) paru en décembre 1995 montrait déjà que l'Irak ne remettait pas aux commissions les armes et matériels non-conventionnels découverts, et que visiblement ce pays ne renonçait pas à ce type d'armement. En d'autres termes, les commissions d'inspection constataient l'existence d'amres chimiques et de matériels permettant de les fabriquer, mais ne parvenaient pas à les saisir ni à les détruire. Laurie Mylroie, journaliste et analyste américaine constatit de plus que cette information n'était pas reprise par la presse mondiale, et qu'elle ne parvenait même pas à la faire connaître du public américain car l'éditeur américain du journal contacté s'étonnait du silence général sur ce point. Son analyse, fondée sur le rapport de l'UNSCOM montrait dès Juillet 2000 que le danger des armes non-cenventionelles n'avait fait que croître au cours des dernières années ("Iraq in the Absence of Weapons Inspectors," Middle East Intelligence Bulletin, July 2000).
Internationellement, les Etats Unis se sont trouvés de plus en plus isolés face à l'Irak, à la fois à cause de cette complicité de la presse européene, et à cause du rapprochement de l'Europe de l'Irak dans le but clair de prendre les marchés délaissés par les USA, ainsi que les contrats pétroliers disponibles. La rupture de l'embargo vis-à-vis de l'Irak orchestré par la France et les pays arabes, déjà présentée dans le dossier d'Alliance sur Le Retour de l'Irak, termina ce processus de renforcement de l'Irak et isolement des USA.
De plus, on semble oublier ou vouloir oublier que l'Irak est armé dangereusement. le programme nucléaire irakien est très avancé. Il ne manquait aux dernières nouvelles que la matière primaire de fission que la France avait tenté un moment de lui fournir dans les années 1980. récemment, un expert israëlien, Dany Shoham, estimait que l'Irak aurait en main une bombe atomique en l'espace d'un à deux ans ("Expert: Iraq to Have Nuclear Arms in 4 Years," Jerusalem Post, January 12, 2001).
Enfin les plans américains, consistant à aider une insurrection possible contre Saddam Hussein, très discutés aux USA car certains y voyaient un risque de déstabilisation générale, échouérent plusieurs fois avant d'être abandonnés. le résultat fut donc d'aboutir progressivement à la situation inverse d'un pays soutenant majoritairement le régime, et foncièrement hostile aux USA tenus pour responsables des difficultés quotidiennes.

2. Soulèvement palestinien voilant les manoeuvres irakiennes


Le réarmement irakien continue, et des mouvements massifs de troupes furent déguisés par les services irakiens en préparation d'une pseudo-parade militaire en l'honneur de Saddam Hussein, remis par miracle de ses attques du début du mois de décembre. Une source iranienne nous a confirmé que le défilé militaire du 31 décembre, occulté avec les préparations militaires irakiennes par les fêtes de fin d'années et par le soulèvement palestinien d'autre part, avait été ainsi un camouflage réussi de ces maneuvres. Il reste que les relations extrèement étroites existant entre l'Autorité Palestinienne et l'Irak permettent de penser que ces maneouvres avaient été prévues pour coïncider avec les troubles palestiniens, ce qui permet de comprendre aussi la générosité du financement par l'Irak du soulèvement palestinien.

3. La situation militaire de l'Irak telle que dévoilée par son beau-fils, Hussein Kamil, en août 1995

On se souvient de la tentative de défection de Hussein Kamil, qui tenta de négocier sa sécurité en dehors de l'Irak avec des informations. Ses révélations (août 1995) sont à mettre en rapport avec la date à laquelle l'Irak commença à refuser les inspections de l'ONU. D'après les experts américains, la situation décrite en 1995 n' afit qu'empirer, puisque les commissions de l'UNSCOM n'ont pas réussi depuis à arrêter le programme irakien d'armement biologique, ni à le confisquer. très peu de médias ayant fait le point sur cette réalité, nous avons tenu à le faire.

Le programme d'armes biologiques
L'Irak a toujours nié avoir un tel programme, et l'UNSCOM a longtemps manqué de preuves de l'existence d'un tel programme. Au début 1995 l' UNSCOM reçut des informations détaillées par ses services d'intelligence concernant l'importation massive par Bagdad de matériel biologique cultivé en Europe. Le porte-parole de l'UNSCOM parlait de quantité abasourdantes ("mind-boggling") . Et dans son rapport suivant, daté du 10 avril 1995 l'UNSCOM révélait l'existence du programme secret irakien d'armes biologiques.
En juillet, Ekeus mena une équipe de l'lUNSCOM à Baghdad et pour la première fois, les officiels irakiens reconnurent l'existence d'un tel programme. Ils déclarèrent que l'Irak avait produit 20,000 litres de l'agent biologique botulinum et 640 litres d'anthrax. Mais ils prétendirent que l'Irak n'avait jamais transformé ces agents en armes. ils prétendirent même que cette matière première avait été détruite en octobre 1990, alors que la guerre menaçait, afin d'éviter une relâche accidentelle de ces produits dans l'air si les Etats Unis attaquaient les sites de stockages et de production biologiques.

Mais après la défection de Hussein Kamil, on apprit que l'Irak avait produit de beaucoup plus grandes quantités d'anthrax et de botulinum qu'il ne l'avait admis ne fut-ce qu'un mois plus tôt. L'Irak reconnaissait aussi avoir produit d'autres agents biologiques, dont le ricine, une toxine hautement mortelle, extrait du clostridium perfingens, qui cause la gangrène, et de l'aflatoxine, qui cause le cancer du foie. L'Irak reconnaissait également avoir fait des expériences avec des virus exotiques et mortels liés à la famille de l'ébola, ainsi qu'à la vérole du chameau, maladie présentant des symptomes proches de la petite vérole et ayant permis ainsi à l'Irak de faire passer ses recherches pour des recherches médicales.

Il apparut aussi dans les informations communiquées par Hussein Kamil que l'Irak avait continué à produire des agants biologiques pendat la guerre du Golfe. En mai 1996, l'UNSCOM détruisit les installations de productions biologiques de l'Irak mises à jour par les informations de Kamil. Cependant aucune des réserves d'agents biologiques que l'Irak avait reconnu avoir produit ne fut remis pour être détruit à l'UNSCOM. Et à nouveau, l'Irak prétendit avoir détruit la totalité de ses matériaux.
Or il est évident que ce programme continue à être appliqué. personne ne prétendra sérieusement que quatre nuits de bombardements en étaient alors venus à bout.

Les informations de Hussein Kamil révélèrent aussi, dans l'arsenal biologique de l'Irak, l'existence de réservoirs-sprays qui pouvaient être fixés sur des avions sans pilote pour disséminer des agents biologiques. L'UNSCOM considéra que "c'était là le moyen le plus eficace pour la diffusion d'agents biologiques dans un but de guerre." . Ils furent pris pour cibles lors de l'opération "Desert Fox," ("Renard du Désert") lorsque le secrétaire anglais de la défense George Robertson décrivit le projet, en soulignant que le programme irakien d'armes non-conventionelles n'avait jamais cessé, ni avec la guerre du Golfe, ni avec le cesser-le feu, ni avec la défection de Kamil.

En 1990, Saddam ordonna la proiduction d'avions sans pilotes équippés de réservoirs-sprays pour pouvoir être prêt à une attaque éventuelle. Les premiers efforts irakiens pour transformer du matériel aérien traditionel échouèrent, mais l'équipement aspergeant fut testé avec succès avec une substance proche de l'anthrax. En 1995, Saddam lança un nouveau programme utilisant un avion d'entraînement converti à ce but au nom de code aircraft L29. Les premiers vols d'essai eurent lieu en 1997 et le programme de tests continue. L'avion a été équippé de deux réservoirs à anthrax sous les ailes contenant jusqu'à 300 litres d'anthrax ou autres gaz inervants. Si cette quantité était déversée sur Koweit-city, cela tuerait des millions de gens Une fois les prototypes perfectionnés, les experts américains pensaient que Saddam allait déployer ces appareils au sud de l'Irak, menaces directes sur ses voisins . Ces informations nous révèlent aujourd'hui la menace réelle que percevaient au cours des mois qui suivirent les Américains chaque fois que l'Irak violait le territoire aérien qui lui avait été accordé.

La détermination de l'Irak à utiliser ces armes contre des hommes fut de plus soulignée par la découverte par l'UNSCOM, de chambres "d'inhalation" de produits biologiques pour des tailles humaines, ce qui exclut l'explication donnée par les Irakiens que des expériences avaient eu lieu dans ces chambres sur des ânes, et ce qui est encore confirmé par le fait que l'Irak n'avait jamais utilisé de singes dans ses expériences scientifiques. Des expériences d'agents biologiques ont donc eu lieu, pratiquées directement sur l'homme.
Scott Ritter expliqua en détail ces points, en précisant que l'Unité 2001, en 1995, procéda à des expériences pratiquées sur des sujets humains vivants enlevés à la prison de Abu Ghaib, utilisant des agants bilogiques (BW) ou bianires dits CW. Près de cinquante prisonniers furent ainsi pris comme cobayes pour une zone d'expérience dans le sud de l'Irak, afin de vérifier la viabilité d'agents biologiques en stock. Tous les prisonniers moururent.
Enfin, après la défection de Hussein Kamil, on apprit le scénario final prévu par Saddam Hussein en cas de problème. Il fut révélé en effet par ces informations, que la réponse de Bagdad au vote du conseil de sécurité de l'ONu, le 29 novembre 1990, autorisant l'utilisation de la force contre l'Irak s'il ne se retirait pas du Koweit avait été de charger 25 SCUD de têtes bilogiques, d'anthrax et de botulinum. Les missiles furent emportés à des terrains d'aviations lointains, d'où ils devaient être tirés sur Israël et l'Arabie saoudite, si pendant la guerre les armées de la coalition étaient parvenues à atteindre Bagdad et à faire tomber le régime.

4. L'Irak et la guerre du Golfe : tout cela n'était qu'un cesser-le-feu, la guerre continue
Jusquà la première moitié de l'année 1995, l'IAEA, commisssion de démilitarisation de l'Irak, pensait en avoir terminé avec l'armement nucléaire irakien, avec ses missiles, et ne devoir plus que s'occuper de l'armement biologique de l'Irak. Le rapport de Hussein kamil révéla que l'Irak avait conservé secrétement ses installations non-conventionelles intactes, en ne livrant aux inspecteurs de l'ONU que les armes les moins importantes ainsi que du matériel général et non vital. Cette information ne fut jamais soulignée par les médias à sa juste proportin, alors que le pivot du cesser-le-feu de la Guerre du Golfe avait été précisément la destruction du potentiel d'armes non conventionelles par l'Irak (Résolution 687 du Conseil de Sécurité (UNSCR)). La violation de cette résolution revenait à la violation du cesser-le-feu, et consistait en d'autres termes à déclarer que la Guerre du Golfe n'avait jamais cessé.
Telle sembalit bien être d'ailleurs la compréhension des choses par l'Irak. Interrogé par Rolf Ekeus, président del' UNSCOM en octobre 1995, alors qu'Ekeus conseillait au général Amir Saadi, chargé du programme de missiles irakien, de remttre les armes prohibées rapidement afin que les sanctions soient levées rapidement, Saadi répondit "Mais l'Irak a besoin de son équipement militaire. Ce n'est qu'un cesser-le-feu" Ainsi qu'Ekeus l'expliqua ensuite au sénat américain, "le gouvernement irakien ne considère pas que la guerre du Golfe a eu une fin. La lutte continue. C'était une bataille du Koweit, pas une guerre du Koweit" .

La situation qui se dessinait peu à peu était donc celle d'une poudrière établie en Irak avec la bénédiction européene, et la mise en place d'une force armée aux canons tournés vers Israël, alors que les Etats Unis étaient progressivement mis hors jeu d'une alliance pan-arabique contre israël, Jihad généralisé dont la conflagration serait telle que l'Europe pourrait se déclarer impuissante à l'arrêter.

C'est dans cette situation que se produisirent deux sortes d'événements majeurs : le rapporchement de l'Irak avec la Syrie, et la réalisation des menaces irakiennes contre des cibles américaines et anglaises.

III.le rapprochement Irak/Syrie et la frappe de cibles américaines et anglaises

1. Le 14 décembre 2000: Les menaces irakiennes contre Anglais et Américains
Les médias irakiennes, dont la télévision, menacèrent les USA et l'Arabie saoudite d'attentats. La télévision irakienne en particulier avertit "qu'un certain nombre de pays du Golfe Arabe auraient à faire face à des explosions et des opérations contre des forces américaines basées dans ces pays." La télévision irakienne ajouta que les "signes de menaces accrues" incluaient "l'opération commando contre le destroyer américain Cole dans le Golfe de l'Aden, les explosions de voitures d'experts britanniques en Arabie saoudite, et des manifestations contre les Etats Unis et le sionisme."
L'annonceur poursuivait: "Si la relation officielle avec l'administration américaine reste identique, des feux incontrolables et destructeurs d'allumeront à la lumière de la colère des masses. dans cette situation, le pétrole ne sera plus aux maisn des leaders de cette politique."

2. Le 21 décembre : les menaces irakiennes se réalisent

Le journal anglais The Independent (London) rapporta que deux Britaniques comptaient parmi les cinq personnes arrêtées en Arabie Saoudite le 21 décembre, après que trois bombes visant des citoyens britanniques dans le pays aient explosé, en tuant une personne et en en blessant cinq. Officiellement les Saoudiens attribuèrent l'attenta à contrebandiers. Mais une source saoudienne informa que ces attaques venaient d'Irak et visaient à faire pression sur l'Angleterre et les USA en frappant des Américains et des Britanniques pour obtenir l'abrigation de la zone interdite de vol en Irak. La frontière de l'Arabie saoudite avec l'Irak est notoirement une véritable passoire qui explique la facilité avec laquelle ces attentats furent commis, mais aussi la prudence des déclarations saoudiennes après l'attentat.
En pleine trève des confiseurs, cet attentat fut totalement ignoré par la presse française, alors qu'il marquait un stade de passage-à-l'acte significatif des menaces irakiennes contre l'Angleterre et les Etats Unis.

3. Le rapprochement Irak/Syrie

Le journal arabe Al-Hayat (Londres) rapportait le 11 décembre 2000, qu'une unité spéciale militaire avait été formée en Irak, appellée "Al-Maqdis," destinée à être stationée aux frontières syriennes et jordaniennes, entourant ainsi Israël, et marquant le rapprochement de la Syrie avec l'Irak.
Selon cette même source, le nouveau corps comporterait des éléments de la seconde division d'infanterie blindée, en plus de deux divisions de "Feddayins Saddam", et une broigade de la Garde Républicaine de la Division Hammurabi . ces divisions seraient rejointes ensuite par une partie du système de défense aérienne dans le "1er secteur aérien de défense" qui couvre le centre de l'Irak, ainsi qur par une force spéciale comprenant 27 "pilotes Fedayins". Le commandant de cette nouvelle unité est le Lt.
Général Hamid Ramadan, qui a dirigé auparavant la 8e division des forces Al-Muthanna.

Le rapprochement de l'Irak avec la Syrie d'une part, et de l'Irak avec l'Iran d'autre part (l'Iran déclarant que toute attaque d'Israël par l'Irak serait soutenue par l'Iran ), contribue encore plus à l'isolement américain et à l'échec de l'implantation du "nouvel ordre mondial", de la mise en place d'un marché commun du Moyen Orient sous potentat américain. Mais de plus, les tensions mettaient visiblement en danger les Amériacins et les Britanniques, confrontés à une reprise de son espace aérien par l'Irak, alors même que son arsenal biologique restait disponible.

La situation est donc préoccupante, mais cette vue d'ensemble éclaire la réaction britannique et américaine, voire la justifie. Il reste qu'Israël est entré dans l'Ere du cauchemard des accords de paix, la situation d'union arabe crainte pendant de si nombreuses années s'est bien réalisée à la faveur d'accords trompeurs.

Commentaire de la charte de l'OLP et de son actualité

Yona Dureau: commentaire de la charte de l'OLP et de son actualité

 

La Charte de l'O.L.P. n'est toujours pas abrogée, et représente encore le coeur du problème dans les relations d'Israël avec l'Autorité palestinienne. Sa lecture éclaire aussi une insistance des pouvoirs palestiniens à répéter sans cesse que l'actuelle intifada est une lutte populaire, car cette expression constitue à leurs yeux à la fois une source de légitimité internationale et une référence idéologique à la charte.

1)L'article 33 stipule que la charte ne sera pas amendée sans vote des deux tiers du congrès de l'O.L.P. : il s'ensuit que toute déclaration, officielle ou non, par M. Arafat, du caractère caduque de cette charte, est de facto sans valeur du point de vue palestinien.

2) La session spéciale de vote pour l'abrogation de la charte de l'OLP en avril 1996 fut une mascarade que les journalistes internationaux feignirent de croirent : en effet le Conseil National Palestinien n'a voté ce jour-là, selon ses propres déclarations que sur la nécessité de voter pour abroger ladite charte.

3) Il s'ensuit que la charte de l'O.L.P., loin d'être caduque reste le fondement de l'Autorité palestinienne. Une étude attentive de cette charte montre même qu'elle a été le guide essentiel de toute la politique palestinienne de ces dernières années:
a. reconquête progressive de tous les territoires de la Palestine sous le mandat britannique

Article 2: la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible.
b. mise en place d'un éducation de la haine pour l'accomplissement de ce but premier:

Article 7: Le fait qu'il existe une communauté palestinienne et qu'elle ait un lien matériel et spirituel avec la Palestine est un fait indiscutable. C'est un devoir national que d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire. Tous les moyens d'information et d'éducation seront mis en oeuvre, afin de faire connaître son pays au Palestinien et ce de la manière la plus profonde, à la fois spirituelle et matérielle, si cela est possible. Le Palestinien doit être préparé à une lutte armée et être prêt à sacrifier sa richesse et sa vie afin de reconquérir son pays et d'amener sa libération.
c. Mise en veilleuse des conflits internes pour réunir les forces opposées à Israël:

Article 8: La phase de l'histoire que vit actuellement le peuple palestinien est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. Ainsi les conflits au sein des forces nationales palestiniennes sont secondaires, et devraient cesser au nom du conflit de base qui existe entre les forces du sionisme, et de l'impérialisme d'une part, et le peuple arabe palestinien d'autre part. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu'elles résident au sein du pays ou dans la diaspora (mahajir), constituent - par les organisations comme par les individus- un front national travaillant à la reprise de la Palestine et à sa libération par la lutte armée.
d. la continuation de la lutte armée et des attentats, ainsi qu'énoncé comme des fondements de l'oeuvre de l'O.L.P.

Article 9: La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. Il s'agit d'une stratégie d'ensemble, et pas seulement d'une phase tactique.

Article 10: L'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Elle requiert une escalade, une compréhension, et la mobilisation de tous les efforts d'éducation et de tous les efforts populaires palestiniens et de leurs organisations, ainsi que leur implication dans la révolution armée palestinienne.

La charte de la libération de la Palestine (de l'OLP)

La Charte nationale palestinienne
La charte de la libération de la Palestine (de l'OLP)

Article 1: la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ; c'est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une part intégrale de la nation arabe.

 

Article 2: la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible.

Article 3: le peuple arabe palestinien possède le droit légal au retour à leur foyer, et le droit à déterminer leur destinée après avoir réussi la libération de leur pays en accord avec leurs aspirations et de leur accord et volonté entière.

Article 4: L'identité palestinienne est une caractéristique essentielle, inérente, et autentique. Elle est transmise par les parents aux enfants. L'occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, à travers les désastres qui lui sont incombés, ne lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne et leur qualité de membre dans la communauté palestinienne, de même qu'aucun de ces événements ne nie cette identité.

Article 5: Les Palestiniens sont des nationaux arabes qui, jusqu'en 1947, résidaient de façon normale en Palestine, qu'ils aient été exilés depuis ou non. Toute personne née, après cette date, d'un père palestinien - que ce soit en Palestine ou au dehors- est aussi Palestinien.

Article 6: Les Juifs qui demeuraient en Palestine jusqu'au début de l'invasion sioniste, seront considérés Palestiniens.

Article 7: Le fait qu'il existe une communauté palestinienne et qu'elle ait un lien matériel et spirituel avec la Palestine est un fait indiscutable. C'est un devoir national que d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire. Tous les moyens d'information et d'éducation seront mis en oeuvre, afin de faire connaître son pays au Palestinien et ce de la manière la plus profonde, à la fois spirituelle et matérielle, si cela est possible. Le Palestinien doit être préparé à une lutte armée et être prêt à sacrifier sa richesse et sa vie afin de reconquérir son pays et d'amener sa libération.

Article 8: La phase de l'histoire que vit actuellement le peuple palestinien est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. Ainsi les conflits au sein des forces nationales palestiniennes sont secondaires, et devraient cesser au nom du conflit de base qui existe entre les forces du sionisme, et de l'impérialisme d'une part, et le peuple arabe palestinien d'autre part. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu'elles résident au sein du pays ou dans la diaspora (mahajir), constituent - par les organisations comme par les individus- un front national travaillant à la reprise de la Palestine et à sa libération par la lutte armée.

Article 9: La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. Il s'agit d'une stratégie d'ensemble, et pas seulement d'une phase tactique. Le peuple arabe palestinien affirme sa détermination absolue et sa résolution ferme à continuer sa lutte armée et à travailler pour une révolution populaire armée pour la libération de son pays et son retour sur cette terre. Il affirme aussi son droit à une vie normale en Palestine, et à exercer l'auto-détermination et sa souveraineté sur ce pays.

Article 10: L'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Elle requiert une escalade, une compréhension, et la mobilisation de tous les efforts d'éducation et de tous les efforts populaires palestiniens et de leurs organisations, ainsi que leur implication dans la révolution armée palestinienne. Elle requiert aussi le parachèvement de l'unité pour la lutte nationale (watani) entre les différents groupes du peuple palestinien et les masses arabes, de façon à assurer la continuation de la révolution, son escalade, et la victoire.

Article 11: Les Palestiniens ont trois mottos: l'unité nationale (wataniyya), la mobilisation nationale (qawmiyya) et la libération.

Article 12: Le peuple palestinien croit en l'unité arabe. Afin de contribuer à sa part dans l'atteinte de cet objectif, cil leur faut cependant, à cette étape de leur lutte, sauvegarder l'identité palestinienne et développer leur conscience de cette identité, et s'opposer à tout plan qui pourrait la dissoudre ou lui faire obstable.

Article 13: L'unité arabe et la libération de la Palestine constituent deux objectifs complémentaires, l'aboutissement de l'un facilitant l'aboutissement de l'autre. Ainsi, l'unité arabe amène la libération de la Palestine, la libération de la Palestine amène à l'unité arabe; et le travail pour la réalisation de l'un de ces objectifs va de pair avec le travail pour la réalisation de l'autre.

Article 14: La destinée de la nation arabe, et de fait, l'existence arabe elle-même, dépendent du devenir de la cause palestinienne. De cette interdépendance naît la recherche, par la nation arabe, et son effort pour la libération de la Palestine. Le peuple de Palestine joue le rôle d'avant-garde dans la réalisation de ce but sacré (qawni).

Article 15: La libération de la Palestine, d'un point de vue arabe, est un devoir national (qawmi) et vise à repousser l'agression et l'impérialisme sioniste contre le foyer arabe, et vise à l'élimination du sionisme de la Palestine. Une responsabilité absolue de ces points revient à la nation arabe - les peuples et les gouvernements - dont le peuple palestinien constitue l'avant-garde.
Par conséquent, la nation arabe doit mobilier toutes ses capacités militaires, humaines, morales, et spirituelles pour participer activement avec le peuple palestinien à la libération de la Palestine. Elle doit, particulièrement dans la phase de la révolution armée palestinienne, offrir et fournir au peuple palestinien toutes les aides possibles, matérielle et humaine, et mettre à sa disposition les moyens et les occasions qui leur permettront de continuer à jouer leur rôle de leader dans la révolution armée, jusqu'à la libération de leur patrie.

Article 16: La libération de la Palestine, d'un point de vue spirituel, donnera à la Terre Sainte une atmosphère de sécurité et de tranquilité, qui sauvegardera à son tour des sanctuaires religieux du pays, et garantiera la liberté de religion et la visite de ces lieux saints par tous, sans discrimination de race, de couleur, et de religion. Par conséquent, le peuple de Palestine s'adresse à toutes les puissance spirituelles du monde pour leur demander de l'aide.

Article 17: La libération de la Palestine, du point de vue humain, rendra à l'individu palestinien sa dignité, sa fierté, et sa liberté. Par conséquent, le peuple arabe palestinien demande le soutien de tous ceux dans le monde qui croient en la dignité de l'homme et en sa liberté.

Article 18: La libération de la Palestine, d'un point de vue international, constitue une action défensive nécessitée par les besoins d'auto-défense. Par conséquent, le peuple palestinien, désireux de l'amitié de tous les peuples, demande à tout état partisan de la liberté, de la paix, de le soutenir afin de restaurer les droits légitimes de ce peuple en Palestine, de ré-établir la paix et la sécurité dans ce pays, et de permettre à son peuple d'exercer une souveraineté nationale et sa liberté.

Article 19: La partition de la Palestine en 1947 et l'établissement de l'état d'Israël sont entièrement illégaux, en depit de tout passage du temps, parce qu'ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à ses droits naturels sur sa patrie, et qu'ils sont incohérents vis-à-vis des principes instaurés dans la Chartre des Nations Unies, particulièrement en ce qui concerne le droit à l'auto-détermination.

Article 20: La Déclaration Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nul et non-avenus. Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue une nation. Le judaïsme, étant une religion, ne constitue pas une nationalité indépendante. De même que les Juifs ne constituent pas une nation unique avec son identité propre; ils sont citoyens des états auxquels ils appartiennent.

Article 21: Le peuple arabe palestinien, s'exprimant par le biais de la révolution armée palestinienne, rejette toute solution qui serait un substitut à la libération totale de la Palestine, et rejette toute proposition visant à la liquidation du problème palestinien, ou à son internationalisation.

Article 22: Le sionisme est un mouvement politique lié de façon organique à un impérialisme international et antagoniste à toute action pour la libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansioniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. Israël est l'instrument du mouvement sioniste, et la base géographique de l'impérialisme mondial placé stratégiquement au sein du foyer arabe pour combattre les espoirs de libération, d'unité, et de progrès de la nation arabe. Israël est une source constante de menaces vis-à-vis de la paix au Moyen Orient et dans le monde entier.
Puisque la libération de la Palestine détruira le Sionisme et la présence impérialiste et contribuera à l'établissement de la paix dans le Moyen Orient, le peuple palestinien demande l'aide de toutes les forces progressistes et tournées vers la paix et les enjoint, hors de toute affiliation et croyances, à offrir leur aide et leur soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour la libération de sa patire.

Article 23: Le besoin de sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requiert de tous les états de considérer le sionisme comme un mouvement illégitime, de déclarer illégal son existence, d'interdire ses opérations, afin que les relations amicales entre les peuples puissent être préservées, et que la loyauté des citoyens à leurs pays respectifs soit sauvegardée.

Article 24: Le peuple palestinien croit en les principes de justice, de liberté, de souveraineté, d'auto-détermination, de dignité humaine, et dans le droit de tous les peuples à exercer ces principes.

Article 25: Pour la réalisation des buts de cette Charte et de ses principes, l'Organisation de la Libération de la Palestine jouera son rôle dans la libération de la Palestine en conformité avec la constitution de cette organisation.

Article 26: L'O.L.P., représentante des forces révolutionnaires palestiniennes, est responsable du mouvement du peuple arabe palestinien dans sa lutte - pour reprendre sa patrie, la libérer et y revenir et exercer son droit à l'auto-détermination- dans tous les domaines militaire, politique et financier, et pour tout ce qui peut être requis par le cas palestinien au niveau inter-arabe et international.

Article 27: L'O.L.P. coopérera avec tous les états arabes, chacun selon ses potentiels, et adoptera un politique neutre parmi eux à la lumière des nécessités de la guerre de libération; et sur cette base, l'O.L.P. n'interfèrera pas dans les affaires intérieures d'aucun état arabe.

Article 28: Le peuple arabe palestinien affirme l'authenticité et l'indépendance de sa révolution nationale et rejette toute forme d'intervention, de relation d'affiliation ou de subordination.

Article 29: Le peuple palestinien possède un droit légal authentique et fondamental à libérer sa patrie. Le peuple palestinien détermine son attitude envers tous les états et puissances sur la base de leur positon vis-à-vis de la révolution palestinienne visant à atteindre les buts du peuple palestinien.

Article 30: Les combattants et personnes armées dans la guerre de libération sont le noyau de l'armée populaire qui constituera la force protectrice pour les bénéfices du peuple arabe palestinien.

Article 31: L'O.L.P. aura un drapeau, un serment d'allégeance, et un hymne. Tout cela sera décidé par accord d'une réglementation spéciale.

Article 32: Les règlements, qui seront connus sous le nom de Constitution de l'O.L.P., seront annexés à cette chartre. Elles mettront par écrit la façon dont l'O.L.P. ainsi que ses organes et institutions seront constituées, leurs compétences respectives, et les leurs obligations respectives selon cette charte.

Article 33: Cette charte ne sera pas changée sinon par un vote d'une majorité des deux-tiers de tous les membres du Congrès National de l'O.L.P., en session spéciale réunie dans ce but.