Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Une file de combattants armés.

Une file de combattants armés.Une file de combattants armés, en uniforme vert, des tanzimes du Fatah, avancent en courant le long de líéglise de la nativité à Bethlehem.
Nous sommes le 3 avril, un petit groupe entre par la première entrée du jardin, alors que le reste continue sa course vers l'entrée principale.
En quelques secondes le groupe de tête fait sauter les verrous de l'église et du monastère d'un coup de mitraillette.
Puis ils font signe aux autres, qui défileront pendant près de vingt cinq minutes en prenant tour à tour refuge dans la première entrée avant de se joindre au groupe de tête.
En quelques secondes, l'église a été prise, n'offrant aucune résistance de la part des moines franciscains désarmés, face aux armes des tanzimes. Pris en otages, ces moines embrasseront les soldats israéliens lorsque certains d'entre eux, blessés, sortiront le lendemain.
Images censurées par la presse internationale qui interprète les évènements comme l'agression d'Israël contre un lieu saint arabe chrétien.
Le père Daniel, du monastère orthodoxe explique quant à lui très simplement les justifications de l'Archevêque Sabah comme les effets  díun piège implacable se refermant sur ceux qui ont, comme le Vatican, choisi comme représentant des intérêts chrétiens des arabes palestiniens. ´ 
Bientôt, ce sera la même chose pour les Arabes Chrétiens de la vieille ville.
Les instituts chrétiens arabes n'ont aucune chance de résister à l'islamisation d'Arafat.
A Beth Lehem, Arafat a fait venir une importante population arabe mulsumane pour renverser l'ordre de la proportion entre Musulmans et Chrétiens.
55000 Palestiniens Chrétiens se sont aujourdíhui exilés pour fuir la terreur musulmane. Les Musulmans menacent les Chrétiens, épousent de force les jeunes filles chrétiennes, menacent de mort les parents sí ils les leur refusent.
Arafat joue sur la dissension, des Chrétiens entres eux, et des Chrétiens avec les Juifs. A Beit Jallah, les tanzimes sont entrés de force dans les maisons d'Arabes Chrétiens pour tirer sur Gilo. Lorsque l'armée israélienne réagissait, elle détruisait les maisons d'Arabes Chrétiens.  Arafat faisait d'une pierre deux coups. A Noël la mise en scène de la messe manquée de Yasser Arafat a fait oublier à toute l'Europe que les Palestiniens ont derrière eux une longue histoire de massacres de Chrétiens au Liban. De Damour " Dites au Père Labiki que ce n'est pas un cas personnel, mais une politique ª répondit le chef militaire d'Arafat au Père qui suppliait que l'on épargne ses ouailles, réfugiées dans l'église Ouradour au Liban. Les églises du Sud Liban servirent ensuite de lieux d'exercices de tirs, les statues de la Vierge de cible... Aujourd'hui l'islamisation des territoires a commencé. Et l''Europe devrait se rappeler l'église de Damour et comparer la retenue israélienne, son respect de lieux saints, au machiavélisme palestinien qui les utilise à présent pour berner à nouveau l'opinion publique.

Yona Dureau

La SNCF et la déportation... Un dossier brûlant

Yona Dureau : La SNCF et la déportation... Un dossier brûlant

 

Nous avons tous en mémoire les hauts faits de la résistance française, et les images d'Epinal de résistants faisant sauter des trains.
Nous avons tous tendance à oublier pourquoi les trains sautaient, ou à imputer aux Allemands une forme de « détournement de trains » pour accomplir les faits et méfaits de leur occupation de la France.
Sans nier que la SNCF n'ait eu ses héros de la résistance, force est de constater que la société des chemins de fer français n'a pas toujours été à la hauteur de ces rares individus.
Une cour de justice de Brooklyn, aux Etats Unis, ouvre à présent un procès pour juger de la plainte de plusieurs personnes, et estimer la responsabilité de la SCNF dans la déportation de milliers de Juifs français.
Des centaines de plaignants de tous les pays se sont assemblés dans cette plainte contre la SNCF, depuis Israël jusqu'aux Etats Unis.
Il faut savoir, en effet que la SNCF ne se contentait pas de collaborer avec les Allemands pendant l'occupation, mais qu'elle recevait un paiement par Juif déporté calculé comme pour un train normal, selon le tarif habituel d'une personne assise, et en fonction du nombre de kilomètres parcourus.
De plus, les documents rassemblés par la partie civile montrent que la SNCF, à l'image du régime de Vichy, a devancé la demande allemande en s'empressant de l'aider dans sa tâche de destruction systématique.
Non contente d'accomplir son horrible besogne, la SNCF avait devancé les critiques allemandes éventuelles, en fournissant aux bourreaux « la meilleure qualité de wagons à bestiaux », assurant ainsi l'impossibilité de s'évader pour les prisonniers en route pour les camps de concentration.
Des membres élevés dans la hierarchie de la SNCF poussaient le zèle jusqu'à accompagner les convois de déportés jusqu'à la frontière afin de s'assurer de l'acheminement de leur marchandise vivante jusqu'au point de la fin de leur
« responsabilité administrative ».
Le zèle de la SNCF participa donc activement en France à une application efficace de la « solution finale ».
Le transport des déportés était terrible, sans considération humaine dans ces wagons à bestiaux de «première qualité ».
Le 22 juillet 1944, par exemple, un train quitta Paris avec 2166 déportés, des « passagers » selon l'ordre de route.
A leur arrivée à Dachau, trois jours plus tard, 536 de ces « passagers » étaient morts, soit un quart des déportés du train. La SNCF traitait ces déportés dans son administration avec une désinvolture routinière et une attitude commerciale révoltante.
Les déportations par voie de chemin de fer n'étaient absolument pas sous le sceau du secret, ni la destination des trains.
Les trains étaient plannifiés, ordonnés dans des horaires tout à fait officiels, avec le délai habituel à tous les trains.
Chaque demande de train reçue de la Gestapo entrait dans la machine administrative de la SNCF comme s'il s'agissait d'un transport normal.
Le premier transport de Juifs déportés pour Auschwitz eut lieu le 27 mars 1942.
Le dernier train pour cette destination quitta Paris le 17 août 1944, une semaine avant la libération de Paris. Entre ces deux dates, la SNCF envoya 72 trains de déportés.
Moins de 3% des déportés amenés par ces wagons survécurent aux camps de concentration.
La compagnie des chemins de Fer Français est accusé de la déportation de 72 000 Juifs et de milliers d'autres « indésirables » du régime nazi, vers le camp d'Auschwitz comme vers d'autres camps de concentration.
Comme en témoigne Harriet Tamen, avocat des survivants de la déportation ayant déposé cette plainte contre la SNCF, « personne ne tenait de pistolet contre la tempe des conducteurs de ces trains, ni contre la tête des directeurs de la SNCF ou des officiels de la SNCF qui se sont tant appliqué à remplir leur tâche. » La responsabilité personnelle de ces individus est donc mise en cause en même temps que celle de l'institution toute entière.
Le juge David Trager, à la cour fédérale de Brooklyn, doit prononcer un jugement dans des cirsonstances pénales inattendues, puisque c'est la partie de l'accusé, la SNCF, qui a demandé à ce que soit révoquée la plainte.
Les avocats de la SNCF prétendent en effet que la compagnie jouit d'une « immunité souveraine », due à son statut d'entreprise nationale.
Ils fondent leurs arguments sur le Foreign Sovereign Immunities Act de 1976, loi passée par le Congrès américain. les avocats prétendent que même si cette loi fut passée de nombreuses années après les faits, l'intention des membres du Congrès était qu'elle eut un effet rétroactif. T
amen, quant à elle, n'est pas impressionée par cette loi destinée à protéger les intérêts étrangers, mais qui ne peut, selon elle, empêcher le dépôt d'une plainte vis-à-vis d'une compagnie ayant commis des fautes. « De la même façon que l'on peut poursuivre en justice le MTA (Mass Transit Authority) service de transport de masse, pour tout dommage causé, ou poursuivre une compagnie aérienne pour avoir perdu une valise, il n'y aucun empêchement légal à déposer une plainte contre la SNCF. C'est l'une des 500 plus grandes compagnies au monde, et qui maintient des contacts d'affaires à New York. »
Le procès promet donc d'être crucial, et de constituer un cas de jurisprudence international, tout en proposant à nouveau à la France de faire un travail de mémoire qu'elle se refuse encore à opérer.

Voyage à Tel Aviv. En quête de sources interdites...

Voyage à Tel Aviv. En quête de sources interdites...

 

Notre enquête sur les liens entre nazis et OLP nous mena à demander au bureau des porte-paroles de l'armée des sources concernant l'ensemble des attentats commis par l'OLP et ses groupes dépendants, en Europe, depuis les année 1970.
Notre demande fut d'abord agréée par le bureau de Jérusalem, et un appel téléphonique m'informa que l'armée détenait un document en deux parties, qui cumulées atteignaient 130 pages, listing impressionant de tous les actes de terrorisme de l'OLP depuis le début de son existence.
Ayant pris rendez-vous avec le bureau de Tel Aviv, et obtenu l'autorisation de tout photocopier, je me rendais à Tel Aviv. Le responsable du bureau me fit attendre quelques minutes puis me reçut pour me demander dans quel but je souhaitais voir cette liste.
Je lui répondis que j'avais l'autorisation de photocopier cette liste, et que je souhaitais écrire un article.
Surpris à l'annonce de la photocopie, il me répondit qu'il lui fallait téléphoner à Jérusalem pour confirmer cette autorisation.
Il revint quelques minutes plus tard, et m'annonça que je n'avais plus le droit de photocopier quoi que ce soit.
"Ce dossier a été composé par tous nos services. Shabak, Mossad, armée. S'il s'agit de le publier à l'étranger, cela ternira l'image d'Arafat, par conséquent c'est un acte politique, et nous n'avons pas le droit d'intervenir. Les ordres viennent d'en haut"
Une longue discussion s'ensuivit. En vain. Je ne devais pas ternir l'image d'Arafat. Si je souhaitais ce dossier, il me restait la possibilité d'en demander un double auprès du bureau des Affaires Etrangères, si M. Peres l'autorisait...
M. Peres acceptera-t-il que l'image de son partenaire de discussion soit ternie, et que soit connue la liste complète des attentats auquel l'OLP a participé directement ou indirectement?.....

Les liens entre groupements nazis et OLP SUITE

Yona Dureau : Les liens entre groupements nazis et OLP SUITE

1 ere partie: Des liens originels entre Nazis et OLP

La suite de notre enquête nous a permis d'affiner notre perception du journal Nationalzeitung, journal nazi fondé en 1932 et continuant sa diffusion jusqu'à aujourd'hui.
Ainsi que décrit dans notre précédente étude de ce dossier, ce journal publiait deux fois par mois des annonces enjoignant les officiers et militaires nazis à rejoindre les camps de formation des combattants de l'OLP en Palestine dans les années soixante dix.
Le contexte dans lequel ces annonces paraissaient est important, et il faut resituer l'évolution de la communication de ce journal pour comprendre l'évolution qui va aussi saisir les annonces de l'OLP en son sein.
Le ton et la forme vont en effet évoluer, jusqu'à devenir l'actuelle propagande pro-palestinienne, qu'elle soit issue de ce journal, ou rediffusée à présent partout.

I. Les thèmes favoris du Nazionalzeitung de 1970 à 1990
II. L'évolution des annonces pro-palestiniennes
III. Propagande pro-palestinienne nazie aujourd'hui

I. Les thèmes favoris du Nazionalzeitung de 1970 à 1990
Le Nazionalzeitung est un journal ouvertement pro-hitlérien quelle que soit la période considérée, mais ses techniques de communications ont évolué, devenant de plus en plus subtilement perverses.
Ainsi, dans les années 60-70, ce journal commença par nier systématiquement la shoah.
Chaque sortie du journal, (deux fois par mois à l'époque, sans doute par manque de fond, hebdomadaire actuellement), ne manque pas de consacrer un minimum de deux pages entières à cette entreprise révisioniste.
Non, les Juifs ne sont pas morts selon un plan de destruction de masse.
Ils étaient bien nourris. Des photos truquées, en noir et blanc, mettent en scène des hommes torse nus en train de creuser de petits canaux, la panse dodue, et semblant ne pas trop forcer à l'ouvrage. T
itre: "Voilà ce qu'il se passait réellement à Auschwitz ! "
Le numéro suivant parle de la catastrophe du typhus, qui a décimé les prisonniers de ces camps juste avant l'arrivée des Américains.
Le numéro suivant parle de "la vérité sur les morts surnumériques des camps de concentration: ce sont les forces alliées qui ont tué les Juifs en prenant les camps. La preuve: les camps ont souvent été incendiés à l'arrivée des alliés, et parmi les cadavres, nul doute que l'on pourrait trouver de braves soldats allemands, qui se sont acharnés à défendre les prisonniers de la barbarie...
Mieux encore, le Nazionalzeitung propose une nouvelle version de l'histoire, en se fondant sur la reproduction d'une première page d'un journal fasciste anglais juste avant la guerre, titrant: "les Juifss ont déclaré la guerre à l'Allemagne". Le journal cite ensuite les propagandes antisémites de l'avant guerre, lorsque les pays d'Europe, à qui Hitler avaient proposé de prendre les Juifs, avaient refusé.
Et le journal allemand de commenter: "Et ils osent prétendre que c'est nous qui avons tué les Juifs..." Un autre numéro explique quel avait été le "réel plan d'Hitler pour les Juifs". Pas une destruction génocide, mais l'installation d'un état juif à Madagascar...
Et de commenter: on n'en serait pas à la situation actuelle si les Juifs n'étaient pas partis en Palestine...
La technique de communication de ce journal passe par deux principes: les formules chocs, et les répétitions.
Un même article peut être repris cinq fois en un an, une même photo dix fois. Ces répétitions finissent par créer une mémoire inconsciente, car la même photo, utilisée parfois dans un autre contexte, se révèle familière, puis connue, puis admise comme vraie puisqu'elle est admise par la mémoire comme connue.
Et ce qui nous paraîtrait invraisemblable dans un journal normal, voire proche de l'escroquerie de notre lecteur, ne choque apparemment personne dans le public nazi: il est bon de répéter les vérités, et de les faire ainsi admettre par tous...
Vers le milieu des années soixante dix, un nouveau thème apparait, qui est significatif à la fois pour son fond et sa forme. "Ce ne sont pas les Allemands qui ont fait un holocauste, mais les alliés qui ont fait un holocauste des Allemands. Six millions d'Allemands sont morts dans cet holocauste!". Le massacre de Katyn (soldats allemands tués gratuitement par les Russes) remplit régulièrement les colonnes du Deutsche Zeitung. Le processus d'inversion du bourreau en victime est si grotesque que la première lecture d'une page de photo-montage de l'holocauste allemand fait sourire, même d'un sourire amer. La répétition de cette contre-vérité démontre qu'une vérité journalistique ne naît que de la répétition et de son ton assuré...
Parallèlement, le Nazional Zeitung reprend une technique familière à Hitler dans ses discours, consistant à aglomérer deux groupes humains en un seul groupe d'intérêt, le processus étant encore facilité par le fonctionnement de la langue allemande qui permet un ajout de particules au même mot de façon infinie. "Les Judéo-Américains (traduisez en fait "JuifsAméricains", en un seul mot,) sont en train de faire un holocauste au Vietnam, et le monde entier se tait... Les JuifsAméricains ont fait l'holocauste des Indiens, et le monde ne l'a pas condamné...
A la fin des années soixante-dix, et jusque dans les années quatre-vingt s'ajoute à ce thème celui d'Israël préparant la destruction de masse d'un peuple, les Palestiniens... Le sionisme est racisme. Et c'est dans ce contexte que sont publiés, une à deux fois par mois, les annonces invitant les "Allemands patriotes" (traduisez: nazi) à aider les victimes de l'holocauste juif, les Palestiniens.
Le personnage de Begin va offrir un argument de choix aux Nazis: l'ancien terroriste a du sang sur les mains, et s'apprête à organiser l'anéantissement des Palestiniens...
Dans les années quatre-vingt, mais surtout post-quatre-vingt dix, l'Allemagne a commencé à réagir contre la montée nazie. Une lettre de la communauté de Münich qui réagit contre le journal est même publiée par celui-ci comme émanant de l'ennemi éternel.
Elle condamne la propagande pro-palestinienne. Cette lettre, datant du milieu des années 1980, marque un tournant dans la propagande palestinienne, qui va tout d'abord se rendre plus discrète. Le nombre de procès dont se vante le journal qui demande régulièrement des soutiens financiers à ses membres pour les droits de justice aissent penser que cette pression supplémentaire l'engage à plus de retenue. Enfin, pour le ca précis de la cause palestinienne, il est clair que plus ces idées pénétraient la société, plus le journal pouvait baisser le ton, et prétendre même être politiquement correcte.

II. L'évolution des annonces pro-palestiniennes
Les annonces pro OLP changent progressivement d'apparence. On ne demande plus ouvertement un soutien militaire pour l'OLP, mais une "aide militaire" pour les peuples du Moyen Orient et du Tiers Monde devant se battre contre l'influence bolchévique. Le temps de la guerre froide est peut-être officiellement terminé, mais l'Union soviétique a effectivement aidé Israël, et l'ennemi est ainsi bien marqué. De plus, l'annonce est assez ambigüe pour suggérer dans cette forme que le péril rouge vient de l'aide de l'Union soviétique aux pays du Tiers Monde, or dans les années soixante-dix, l'URSS avait effectivement énormément investi pour l'éducation de jeunes Palestiniens en Russie.
Ces liens perdureront jusqu'à la fin des années quatre-vingt, permettant au géant soviétique de jouer la carte de la destabilisation dans la région, avant de s'effondrer avec les débuts de la Perestroïka.
Le journal Nazional Zeitung publie alors les annonces de soutien aux "peuples du Moyen Orient menacés par le géant rouge" à côté d'annonces pour l'équivalent allemand de Médecins sans frontières. Les annonces privées se multiplient, et la définition des valeurs du patriote d'après le DVU (parti nazi) fait cotoyer la culture physique avec la fierté allemande et le soutien des souffrances des peuples opprimés et des petits.
Le DVU, comme le Nazional Zeitung, ressort de son jeu le soutien de la petite bourgeoisie populaire, et ces thèmes permettent bientôt de demander de façon de plus en plus anonyme des aides financières "pour les peuples opprimés du Monde entier, de l'Afrique, du Moyen Orient, etc..."
Le journal s'affiche comme un soutien des pauvres en publiant gratuitement les annonces de demandes d'emploi des Allemands patriotes au chômage, ou les offres d'emploi pour patriotes.
Les annonces se diversifient, et on peut même trouver des annonces d'étrangers arrivant en Allemagne cherchant un logement, etc... Le journal se veut de plus en plus politiquement correcte, puisqu'il accorde ainsi symboliquement une place aux étrangers... Les pouvoirs publics allemands ne se sont pas souciés du regain du nazisme en Allemagne de l'Est, alors que le Nazional Zeitung, avide de la réunification allemande, offrait des abonnements gratuits à toute personne vivant en DDR, et ce depuis 1970...
Dans les années quatre-vingt dix, le soutien nazi aux Palestiniens ne passe plus que par des annonces indirectes et par la propagande effective menée en faveur des Palestiniens, et ce jusqu'à aujourd'hui.
Des annonces sybillines demandent une aide financière pour les peuples opprimés. Un numéro de compte en banque est la seule identité révélée par l'annonce. Les annonces de vente d'armes côtoient des annonces de "formation militaire à l'étranger", mais on ne situe plus le lieu de la formation...
Parallèlement, le Nazional Zeitung a entretenu la haine du communisme grace à l'opposition aux actions de l'extrème gauche révolutionaire en Allemagne, de 1975 à 85. Le terrorisme est devenu dans son vocabulaire le synonyme du bolchévisme. Il lui est désormais impossible d'évoquer ouvertement le terrorisme de l'OLP sans paraître se contredire. On parle donc d'aide humanitaire, même si cette aide prend en définitive la forme d'une aide militaire...

III. Propagande pro-palestinienne nazie aujourd'hui
Quant à la propagande pro-palestinienne, elle reprend les thèmes nazis utilisés depuis le départ: Les Juifs, qui sont la cause de l'holocauste des Allemands, puis des Vietnamiens, de la bombe atomique sur le Japon, s'acharnent actuellement contre les Palestiniens. "Le sionisme est du racisme", pouvait-on lire dès 1975 dans ce journal. Ce thème est à présent répété en coeur par les Palestiniens, alors que le thème de l'holocauste palestinien, si souvent répété par ceux-ci, est en train d'envahir la presse européenne: les techniques d'inversion, de répétition, de lavage de cerveaux nazis ont réussi. Ces thèmes nazis ont pris vingt ans à prendre racine, mais ils ont actuellement gagné la presse entière, qui les propage à son tour, et en a fait des thèmes politiquement correcte.
La propagande palestinienne actuelle est une traduction littérale de la propagande anti-juive du Nazional Zeitung depuis les années 1970-80. Quant à la coopération militaire, François Genoud (le Testament d'Hitler) se vantait dans une interview il y a quelques années, des liens de coopération existant entre nazis d'aujourd'hui et Palestiniens, et rien ne nous permet de remettre en question son témoignage actuellement. La forme de cette collaboration est seulement devenue plus discrète. Elle ne s'affiche plus. Mais pourquoi ceserait-elle, alors que les Nazis espèrent toujours combattre les Juifs et les anéantir, ne fut-ce que par l'intermédiaire palestinien ?

La polémique autour de la liquidation du chef du FPLP

Yona Dureau) La polémique autour de la liquidation du chef du FPLP

Abu Ali Mustafa était le chef du FPLP, mouvement originellement créé par George Habash, affilié à l'OLP après la conférence internationale néonazie de Barcelone de 1969 à laquelle participèrent les mouvements palestiniens.
Abu Ali Mustafa est mort d'un tir d'obus lancé par Tsahal sur son bureau, toute précaution ayant été prise pour ne l'attaquer que lorsqu'il serait seul, et afin de ne pas blesser ou tuer aucune autre personne.
Le Front de Libération de la Palestine, et en particulier Abu Alli Mustafa, s'étaient tenus à l'écart des actions violentes contre Israël, depuis leur retour à Ramalah et Gaza, retour permis par les accords de paix d'Oslo. La seconde intifadah marqua cependant un changement dans cette attitude, et l'on sait en particulier que Abu Ali Mustafa était responsable de plusieurs voitures piégées ayant explosé dans le pays, dont une voiture piégée ayant explosée rue Ben Yéhudah, à Jérusalem.
La liquidation d'Abu Ali Mustafa a été décidée selon une voie impromptue. Le conseiller de Tsahal auprès du premier ministre lui a fait part de la possibilité technique de cette opération, en lui demandant, selon la procédure, une autorisation de l'appliquer. Le conseiller militaire et le premier ministre ayant consulté le cabinet restreint de sécurité, décision fut prise d'appliquer le plan de Tsahal.
La liquidation d'Abu Ali Mustafa a lancé une polémique politique, d'une part, dans le camp palestinien, journalistique d'autre part, et enfin sécuritaire. Les Palestiniens ont qualifié cette liquidation "d'assassinat d'un homme politique de première importance", et ont appelé à une réaction internationale en peignant une situation tragique où les Israèliens s'apprêteraient selon eux à éliminer tous leur politiciens. Les journalistes se sont lancés dans des discussions sans fin pour savoir si un homme politique qui s'occupait d'actions terroristes le matin et de politique l'après-midi était un politicien faisant du terrorisme, ou un terroriste faisant de la politique. La question sécuritaire qui constitue la polémique supplémentaire de cette affaire concerne en effet le statut de l'individu liquidé par Tsahal. En effet, jusqu'ici, un accord implicite entre Palestiniens et Israèliens concernait les hommes politiques des deux bords, qui n'étaient jamais menacés par les actions militaires. La mort d'un "politicien" terroriste palestinien menace donc ce fragile consensus, mettant en danger directement les hommes politiques israèliens.
La situation invraisemblable de cette confusion entre hommes de main et hommes politiques est la conséquence directe d'une politique palestinienne mise en place dès le début des accords d'Oslo. Je me rappelle un journaliste allemand, enquêtant avec moi sur un sujet commun en 1996. "Tu veux le téléphone du responsable de l'attentat de Münich?" "De quoi parles-tu ?" "C'est le responsable de la coopération israèlo-palestinienne sur les questions de sécurité""!?..." "Comme ça les Israèliens ne pourront pas l'éliminer..." "Tu veux le numéro de téléphone du responsable du détournement de la TWA, en 19...? C'est le responsable de la communication... etc..."
Les Palestiniens avaient ainsi protégé leurs hommes d'action, préservant ainsi leurs spécialistes du terrorisme, et "piégeant" les Israèliens qui ne pouvaient plus rien faire contre ces hommes sans mettre en péril les accords de paix. De toute l'arène politique et journalistique internationale, personne ne dit un mot sur l'étrange composition d'anciens chefs terroristes dirigeant l'Autorité Palestinienne. Dès le début, les accords de "paix" étaient mis entre les mains des hommes qui avaient toujours juré la fin d'Israël.
La polémique consistant à savoir si Abu Ali Mustafa était un politique ou un terroriste n'a donc aucun sens si elle n'est pas resituée dans son contexte originel.
La liquidation d'Abu Ali Mustafa aura sans doute d'autres conséquences, politiques et militaires, que seul le développement des événements pourra réellement révéler. Laïla Khalad, leader d'un des mouvements les plus extrémistes du côté palestinien, appelle à présent à la revendication et à la reconquête de Haïfa et d'Acco.
L'attaque contre Gilo fut la première conséquence immédiate. Un appel téléphonique de Sharon à tous les ministres lui permit de constater que face à cette attaque, tous, à l'exception de Peres, souhaitaient une réaction militaire israèlienne à Beit Jallah, le village d'où émanent depuis cinq mois les tirs sur Gilo. Peres ne fut jamais si isolé. Sa suggestion consistait à proposer d'appeler Yasser Arafat pour lui demander de dire aux attaquants de Gilo de cesser leurs tirs. Tous les autres ministres, désillusionnés, demandaient une attaque. En fait, du point de vue du règlement du gouvernement israèlien, un tel accord n'était pas même nécessaire, et Sharon pouvait prendre cette décision seul avec le conseiller militaire si le besoin en était.
La conséquence politique étrangère de cette affaire concerne tout d'abord un rapprochement de Yasser Arafat avec la Syrie, alors même qu'il doit bientôt se rendre à Damas pour discuter de l'aide syrienne ou de sa neutralité face au conflit palestino-israèlien. Tout pousse Arafat vers Damas, mais on peut se demander si ce rapprochement change réellement les données du problème de ce point de vue, dans la mesure où les mois qui se sont écoulés depuis le début de la seconde intifadah avaient déjà été le théâtre de déclarations de soutien syriennes.
Autre conséquence immédiate de cette politique, l'Europe et les USA condamnent Israël. Dans la situation actuelle et l'ambiance du pays, ces condamnations sont perçues comme une raion supplémentaire pour Israël d'agir seul, la mauvaise volonté internationale devant les attaques terroristes contre Israël apparaissant ici dans toute leur vérité.
Les Palestiniens se sont unis autour de a mort d'Abu Ali Mustafa et devant le retour des tanks dans des zones palestiniennes. Ils jurent d'attaquer tout Israèlien ou tout Juif, en Israël ou hors d'Israël, et de venger au centuple leur homme politique. Cette conséquence là sera sans nul doute la plus difficile à gérer.

un phénomène d'arabisation de la ville de Tsfat

Yona Dureau: un phénomène d'arabisation de la ville de Tsfat?

Les habitants de la ville juive de Tsfat, ville traditionnelle de la kabbalah du XVIe siècle, ont récemment averti la presse d'un phénomène nouveau. Suivant l'exemple des Juifs, qui, pendant des années, ont acheté des maisons arabes en vieille ville de Jérusalem, offrant des prix irrésistibles à leur propriétaire, et préparant parfois même leur départ hors du pays pour les protéger des représailles de l'OLP, les Arabes israèiens habitant le Nord du pays semblent avoir appliqué la même politique afin d'acquérir le plus de maisons possible dans l'ancienne ville de Tsfat. Ce phénomène inquiète le reste des habitants, et évidemment pas ceux qui ont décidé de quitter la ville, et de vendre leurs biens. "La ville est en train de changer complètement d'identité," disent-ils. ce changement d'identité se traduit bien sûr par une multiplication des éléments de culture arabe, mais aussi selon les habitants juifs, par un sentiment que la ville devra bientôt n'avoir que des habitants arabes, qu'elle sera en quelque sorte conquise de l'intérieur.
Tout cela est permis par la dégradation de la situation économique du Nord du pays, qui fait actuellement de la Gallilée la zone la plus touchée par le chômage. Dans ces conditions, difficile de résister à une offre avantageuse de rachat du bien immobilier.
Ce phénomène ne signifie pas seulement la perte d'un héritage juf important, cette ville représentant une étape essentielle du patrimoine culturel, de l'Age d'or de la kabbale, dans l'histoire d'Israël.
Il est évident que les habitants juifs de Tsfat craignent à présent que se retourne contre eux la politique d'achat de terrain suivie de revendication territoriale, qui avait fondé la politique des yishouvim juifs pendant les années soixante, politique remise en question par les pourparlers politiques qui annonçaient ne pas devoir prendre en compte les installations existantes.
A long terme, le phénomène de Tsfat établit la démonstration du danger de la politique de rachat de terres ou d'habitation pour en faire des lieux annexables ou revendiqués par la politique. Il est évident que la sagesse voudrait, pour désarmer cette partie du conflit, qu'ils soit admis une fois pour toute que le principe de propriété individuelle soit dissocié du principe de territoire national. Toute personne serait alors parfaitement libre d'acheter des terrains ou des maisons, sans qu'il soit possible de déclarer ensuite que ledit terrain quitterait la nation de l'un ou de l'autre partie. Il est urgent de penser aussi à l'avenir, car la Gallilée, de population majoritairement arabe, pourrait bien annoncer son rattachement aux territoires de la Palestine, si on ne prend pas le soin de régler cette question politique par un accord bi-latéral. Dans la situation économique actuelle, il est douteux que la politique d'acquisition des terres soit à l'avantage d'Israël, alors que le statut quo sur cette question est une cause supplémentaire d'instabilité politique.

Comment on tente encore de leurrer l'opinion publique avec des balivernes

Yona Dureau: justification de l'Union européenne concernant son aide financière à la gauche israëlienne, ou comment on tente encore de leurrer l'opinion publique avec des balivernes

Dans notre article sur l'incroyable incapacité européene à contrôler les fonds versés aux Palestiniens, nous avions évoqués en fin d'article les fonds versés par l'Union européene à des organisations dont les buts minaient la sécurité d'Israël, notamment par le biais de projets comme celui mené actuellement par Shalom Archav et visant au démentellement des yishouvim juifs, alors que lesdits yishouvim constituent actuellement la dernière protection des voies d'accès aux villes principales israèliennes, et que les Palestiniens ont entamé une guerre des routes reprennant exactement la stratégie qui était la leur lors de la guerre d'indépendance.
Ces organisations de la gauche israèlienne poursuivent donc aveuglément une politique idéologiquement magnifique mais réellement dangereuse, sans percevoir que cette politique sert des desseins malfaisants vis-à-vis d'Israël.
L'attaque frontale de ces organisations comme de l'Union européenne étant impossible, certaines oganisations israëliennes, ainsi qu'une partie du gouvernement actuel, ont enfin réagi au nom de l'ingérence dans les affaires intérieures de l'état.
L'Union européene, sommée de justifier son ingérence dans les affaires intérieures israèliennes par le biais de ses aides financières auprès des organisations de la gauche israëlienne, (Shalom Archav, l'organisation des quatre mères -très inefficace mais enrichie de façon considérable par ces dons, ainsi que le projet Impact, pour ne citer que trois des organisations principales impliquées) vient de défendre sa politique de la façon suivante:

"L'Union européenne a toujours poursuivi une politique de soutien des organisations non gouvernementales oeuvrant pour la paix, la démocratie, les droits de l'homme dans les sociétés civiles autour de la Méditéranée", a déclaré un officiel de l'Union européenne.
Il a ajouté: "Le gouvernement israèlien est parfaitement au courant de ces aides et ne s'en est jamais plaint. L'Union européenne n'a jamais apporté de soutien financier à des partis politiques."
Cette dernière allégation en particulier mérite d'être commentée, car elle est particulièrement hypocrite.


D'une part, le soutien massif apporté par l'Union européenne auprès de l'organisation Shalom Archav constitue un soutien à un groupe de pression politique, ce qui constitue une ingérence politique directe, d'autre part, les liens exitant entre shalom Archav et le parti travailliste sont on ne peut plus officiels, de sorte qu les fonds transitent autant que les influences, et que l'aide européenne touche aussi bien le parti travailliste que ladite organisation non gouvernementale.


Deuxièmement, cette allégation se dévoile dans toute sa fausseté si l'on considère que le groupe dit "des quatre mères" est avant tout dirigé par un ministre du gouvernement, déjà ministre sous le gouvernement précédent, et représentant du parti travailliste, Yossi Beilin.
Son groupe "des quatre mères" n'ayant jamais rien fait pour la paix, et les fonds européens ayant couvert 100% de leurs projet, il n'est que pure logique que de dénoncer là un système de corruption de la classe politique israëlienne, visant à l'asservir à des deseins étrangers.


La justification européenne se poursuit par l'affirmation selon laquelle "l'aide euopéenne ne profiterait pas qu'à des organisations de gauche", puisque le Machon Mifne, dirigé par Tzvia Greenfield, et chargé d'enseigne les principes de la démocratie aux haredim, ne serait pas de gauche. Là encore la langue de bois s'efforce de couvrir le mensonge. Tzvia Mifne est une activiste de gauche très connue à Jérusalem, et la confusion habituelle entre monde religieux et parti de droite s'avère ici une tentative habile de désinformation mais totalement inefficace.


Le représentant à la Knesset Michael Kleiner (du parti Herut), demanda, officiellement au Ministre des Affaires étrangères israëlien M. Shimon Peres de rappeller le ministre israëlien auprès de l'Union européen, et il qualifia cette aide européenne de "dégoutante".


Autant demander à un des cadres de la gauche, lui-même déjà atteint par un scandale de détournement des fonds pour la paix, le centre Peres "pour la paix", (voir notre article sur Alliance sur la question) de renoncer à un poule aux oeufs d'or.


Le ministre des communications Reuven Rivlin appella les autorités veillant à l'application de la Loi (telle que le mevaker hamedinah, institution indépendante chargée de mener des enquêtes chaque année), à ouvrir une enquête concernant ce financement, et le parti national religieux proposa une motion pour l'agenda de la knesset.
Le député Yahalom déclara: "l'ingérence étrangère biaisée dans les processus démocratiques israëliens est honteux et scandaleux".
Lors du débat de la knesset, Benny Elon (parti d'Union nationale Israël Beiténou) condamna les organisations israëliennes recevant ces fonds, et déclara "qu'elles agissaient comme des agents des puissances étrangères."
Elon cita en particulier le rapport de Shalom Archav justifiant l'utilisation des fonds pour la période de mai 1998 à avril 1999, par l'impression de 12000 affiches titrant "Ramenez la paix", "Natanyahou tue la paix", et "Natanyahou doit partir".
Qu 'on soit de droite ou de gauche, il est indéniable que ces affiches sont des affiches politiques, et que les fonds européens jouent donc un rôle direct dans les processus électoraux israëliens.


Mossi az (du parti Meretz) répndit à la demande de lettre de protestation avancée par Elon, en targuant que Shalom Archav n'avait jamais caché l'origine de ses fonds.
On pourrait lui répondre qu'elle ne s'en était jamais vanté non plus.


Le centre Meiler, financé lui aussi par l'Union européenne, recherche tous les biens palestiniens situés en Israël pour les réclamer et réclamer le droit du retour au sein d'Israël de tous les Palestiniens à qui appartenaient ces biens. Bien entendu, ce centre ne s'occupe pas de rechercher les biens juifs actuellement aux mains des Palestiniens...


Le plus grave dans cette histoire reste l'aveuglement israèlien aux intérêts extérieurs. La règle d'or devrait pourtant être de se demander en toute honêteté, pourquoi un organisme extérieur cherche à aider, et verse de telles sommes.
Nous ne sommes pas aux pays des songes, et seuls les intérêts règlent la politique.
Israël vit donc à l'heure de l'inertie, puisque le changement nécessaire pour l'évolution de la situation n'a pas eu lieu, et que demeurent au pouvoir des hommes déjà pervertis par le pouvoir.
Il faut espérer que leur conscience du danger les éveillera avant qu'il ne soit trop tard, et qu'ils oublieront un jour leurs intérêts personnels.

Le problème du manque d'organes en Israël et les filières de traffic d'organes

Le problème du manque d'organes en Israël et les filières de traffic d'organes

Nous avons déjà présenté un dossier concernant la halacha et la pénurie gravissime de donneurs d'organes en Israël.
Nous avons démontré, avec les textes des décisionnaires, en hébreu, en anglais, et en français, que la loi juive considère que le don d'organes est non seulement permis, mais constitue une obligation morale puisqu'il s'agit de sauver des vies. Actuellement, il y a toujours aussi peu de Juifs en France et en Israël prêts à donner leurs organes après leur mort.
En Israël, la situation n'a évidemment pas évolué en un an. Elle a même empiré. Rappellons les faits.
Israël est le pays avec le plus petit nombre de donneurs de tous les pays développés.
Cette situation a aboutit à une pénurie d'organes qui cause une attente de quatre ans en moyenne aux patients nécessitant d'urgence une transplantation d'organes.
Sur le plan international, cette pénurie risque d'entraîner la radiation d'Israël de la banque internationale d'organes fonctionnant actuellement en Europe, car concrétement, Israël reçoit volontiers des organes étrangers, mais n'en donne jamais.
Le Docteur Halévy, directeur du centre de transplantations reinales et cardiaques en Israël explique que c'est toujours la superstition sans fondement de l'intégrité corporelle nécessaire à la résurrection qui cause cette pénurie.

Il serait grand temps que tous les poskims de halaha se lèvent et organisent une campagne pour le don d'organes, car la situation a aujourd'hui abouti à un ignoble traffic d'organes, et nous n'en sommes plus à tenter de sauver des vies, mais à empêcher qu'on en mette d'autres en danger.


L'Etat d'Israël, par l'intermédiaire de la sécurité sociale israèlienne et des assurances médicales des "kopatrolim", n'a trouvé comme alternative aux quatre années d'attente pour une greffe d'organes que de permettre un remboursement partiel de toute greffe d'organes opérée à l'étranger sur un citoyen israëlien, ne pouvant offrir de solution d'urgences aux malades en phase très avancée de dégradation physique par dysfonctionnement d'un rein ou d'un coeur.

Cette solution alternative, qui choisit de "fermer les yeux" sur le lieu et les modalités des greffes à l'étranger, ouvrit la porte à des traffiquants, et permit la mise en place d'un réseau que nous allons décrire, dans l'espoir que ces phénomènes pousseront les poskims à réagir.


M. Kobi Dayan tient une agence très particulière à Tel Aviv.
Présentez vous en annonçant que votre mari ou votre épouse est très malade du rein, et que le système hospitalier lui demande quatre ans d'attente, période que son état ne lui permettra pas de supporter. M. Dayan vous offre alors la possibilité de tout organiser pour que vous ayiez une greffe de rein pour lui/elle dans un délai de 3 à 4 mois.
Il vous annonce que le coût total de l'opération s'élèvera à 50 000 dollars.
La plupart des clients de M. Kobi Dayan ne posent pas plus de questions et s'iscrivent.
Tout paraît honnête jusque là. Il est naturel de penser qu'une opértaion engage des fraîis médicaux, et ces frais sont les frais ordinaires d'une transplantation d'organe tout à fait légale dans une clinique américaine (si l'on ne prend pas en compte l'hospitalisation qui s'ensuit).
Trompés plus ou moins consciemment, les clients de M. Kobi Dayan (nous ne citons que lui, mais de nombreuses filières existent), signent donc les papiers nécessaires, et payent l'avance nécessaire au lancement de l'opération.

Dans le délai annoncé, l'intermédiaire israèlien recontacte la famille concernée, et propose un voyage pour la Turquie, ou pour la Moldavie, où s'effectuera l'opération. Mike Levinski, citoyen israëlien, fût le pionnier de la filière d'organes moldave.
En Moldavie, un certain Docteur Amishrav, qui refuse toute interview et tout communiqué, opère très rapidement les clients israèliens...


Et quelques heures après des opérations bénignes, de l'apendicite, ou autre, de jeunes Moldave, comme Serghei Thimus, se réveillent avec des cicatrices mal placées, et on leur annonce qu'il a fallu leur enlever un rein qui ne fonctionnait pas bien, ou bien, comme dans le cas de Serghei, on refuse de commenter, et une radio future lui révèlera que son chirurgien de confiance lui a tout simplement volé un rein...


Les chirurgiens de cette filière ont évidemment assuré leur sécurité.
Peut-être que les pouvoirs publics ne peuvent même rien faire contre les seuls et rares praticiens de spécialités aussi rares dans ces pays...
Et pendant qu'un Israëlien retourne soigné et rassuré en Israël, un jeune Moldave souhaite que ce crime soit un jour révélé au receveur dans son horreur, et pèse sur sa conscience...
Un nouvel esclavage s'est mis en place, un marché monstrueux, conséquence inéluctable d'une pénurie due aux superstitions, et des disparités de richesse entre le monde industrialisé et les pays pauvres. Le judaïsme peut-il accepter cela?

Les compromissions de l'ONU et la fin d'une prétendue neutralité

YONA DUREAU: Les compromissions de l'ONU et la fin d'une prétendue neutralité

Voici des années que les camps de réfugiés palestiniens sous l'égide de l'UNWRA (section des nations unies consacrées aux réfugiés de guerre) voient se développer en leur sein une propagande payée par l'ONU, propagande ayant d'abord prôné la lutte contre Israël, puis l'établissement d'un état palestinien, alors que les accords d'Oslo décrétaient que le statut des territoires de l'Autorité palestinienne ne seraient changé que d'un commun accord.


Alors que le rôle de l'UNWRA devait consister à assurer le bien-être des réfugiés, l'argent de l'ONU était utilisé à des buts beaucoup plus politiques, et certains journalistes parlaient même de l'organisation, au sein des camps, d'entraînement militaire.
Depuis plus d'un an, l'ONU, par l'intermédiare de l'UNDP, paye l'impression et la diffusion d'affiche sur le "Droit au retour", où une petite fille blonde regarde le passant dans les yeux alors que le sous-titre accuse "laissez la rentrer à la maison". Le passant médusé, encore culpabilisé par la citation du Pape Jean Paul II située à la droite de la petite fille, ne remarque sans doute pas la liste complète des lieux réclamés par ladite revendication, imprimés en jaune clair sur le pan gauche de l'affiche: tous les villages cités sont en Israël, et plus seulement dans les territoires palestiniens. Si l'on accordait la réalisation du voeux de cette petite fille très aryenne, il ne resterait pus rien des lambeaux subsistantsde l'Etat d'Israël.


On peut penser un moment, naïvement, qu'il ne s'agit là, de la part de l'ONU, que d'un incident dû à une méprise, un oubli, un manque de contrôle, mais cet incident, en s'additionant aux autres, révèle surtout une tenace volonté de soutenir tout mouvement palestinien visant à a destruction d'Israël.


C'est ainsi que l'UNDP (United Nation Development Program), ne se contente plus de financer des affiches telles que celles-ci, mais a bien contribué à éditer une carte de Palestine distribuée aux touristes à Orient House, et où ne figure plus même le nom d'Israël.

On apprend enfin, au détour d'une phrase que les soldats de Tsahal qui ont été enlevés par le hisbollah voici déjà près d'un an, auraient été enlevés dans une voiture des forces onusiennes, ainsi que le montre la fameuse cassette vidéo aux mains de Yasser Arafat, filmée lors de l'enlèvement par le hisbollah lui même.

Et certains ne comprennent pas, sont incrédules. Voiture prêtée ? voiture maquillée ? le délégué onususien se défend en répliquant que les uniformes onusiens sont disponibles sur tous les marchés du Liban.
Pourquoi l'ONU ne tente elle pas de contrôler ces marchés de faux uniformes, alors que les forces de la FINUL se sont engagées à protéger Israël, et empêcher les incursions de terroristes en Israël?
Il est des moments où il faut ouvrir les yeux, et cesser de prendre les événements pour des séries de coïncidences.
Il y a pourtant là une logique imparable, que nous avons dévoilée dans notre article sur la mauvaise volonté européenne à contrôler les détournements d'argent palestiniens et les achats d'armes: l'ONU ne fait que représenter les intérêts des nations, dans leur majorité, et pour a majorité des nations, Israël gêne, Israël fait tache.
L'ONU ne faillit pas à sa tache, mais la remplit avec soin: cette institution vise actuellement à l'affaiblissement d'Israël et à sa disparition car tel est l'intérêt actuel des nations.
Nous sommes simplement entrés dans l'Ere de la Realpolitik et celle des bons sentiments est bien loin.

La situation des services sociaux nationaux israëliens à Jérusalem Est

Yona Dureau: la situation des services sociaux nationaux israëliens à Jérusalem Est

A la suite de l'interview de Rafii, Arabe israëlien, il nous a paru nécessaire de vérifier certains points de son témoignage, non pas pour remettre fondamentalement en cause sa sincérité, mais pour tout simplement confronter sa perception de la réalité avec la notre, et avec d'autres points de vue.
Le Ministère de la Sécurité sociale, interrogé par nos soins sur la raison pour laquelle le bureau de Jérusalem Est ne répondait jamais au téléphone nous donna la réponse suivante:


"Cette situation n'est pas propre à Jérusalem Est. Nous pouvons vous citer de mémoire une dizaine de moshavims juifs dans tout Israël souffrant de la même situation. Nous manquons énormément de personnel, et il n'y a tout simplement pas assez de personnel pour répondre au téléphone, et s'occuper des dossiers. Les jours de réception du public, les bureaux sont pris d'assaut, et nous ne pouvons pas répondre au téléphone, et les jours où les bureaux sont fermés au public, nous traitons les dossiers, qui, sinon, n'avancent pas. Vous pouvez toujours laisser des messages, qui sont régulièrement consultés, mais nous ne pouvons pas répondre à des questions, qui supposent une consultation de chaque dossier avant de répondre."
Après ce témoignage du Ministère de la Sécurité sociale, nous sommes allés sur place, à Jérusalem Est, pour considérer de visu la situation du Ministère de l'Intérieur, qui, selon Rafii, constituait un phénomène scandaleux en soi.
Scandaleux parce que la queue des personnes attendant leur tour est si longue qu'il faut attendre en moyenne quatre heures, sous le soleil, pour pouvoir seulement entrer dans la salle d'attente à l'intérieur, et attendre près d'une heure, à l'intérieur, au minimum, avant de pouvoir voir son cas être traité par le personnel.
Mes études d'anthropologie m'ont toujours enseigné qu'il faut vivre la situation des autres pour la comprendre.
J'ai donc un dossier-prétexte entre les mains, un dossier bloqué depuis 6 ans...
Jérusalem Est, Lundi après midi. Il est 13h30 lorsque j'arrive au bureau local du Ministère de l'Intérieur.
Effectivement, je constate qu'une longue queue de personnes attend devant l'entrée gardée du bureau du Ministère de l'Intérieur.
Il y a un an, ce bureau a été le lieu d'une attaque sanglante palestinienne. Les deux gardiens sont morts mitraillés.
Depuis, les gardiens sont protégés par des gilets pare-balles, mais l'entrée même du bureau a été transformée, se présentant comme une entrée de prison sous haute surveillance. Une grille épaisse entoure un corridor d'entrée terminé par une porte tournante d'acier actionnée de l'intérieur par le gardien d'un côté, et par une autre porte semblable de sortie de l'autre côté.
La vision de cette entrée est sinistre, mais elle doit être aussi pénible pour ceux qui y travaillent quotidiennement, enfermés derrière des barreaux, au point que la situation se renverse: de protectrice, la grille devient un enfermement générateur d'angoisse, à n'en pas douter.
Je rejoins la queue après quelques photos sous le regard suspicieux du gardien. J'ai pû constater effectivement que celui-ci introduisait des personnes par la porte de gauche, porte de sortie, en leur évitant de faire la queue. Impossible de savoir si, comme le prétend Rafii, ces personnes l'ont payé pour cette faveur, mais il est vrai qu'ils n'ont aucun papier en moins qui pourrait laisser penser qu'ils sont déjà venus et qu'ils ont attendus, et qu'on leur permet à présent d'entrer pour ne faire que compléter un dossier par un dernier document...

Dans la queue, aucun Juif israëlien, naturellement. On me regarde avec surprise, mais sans hostilité. Si je dois moi aussi subir l'attente pénible, je suis en quelque sorte dans le même bateau. Un vieil homme, qui m'a vue prendre des photos, me supplie de parler en sa faveur au gardien, pensant que j'aurais plus de chance que lui de convaincre le gardien. Il a été opéré du coeur il y a moins d'un mois. Il lui est interdit de rester debout, et voilà plus de deux heures qu'il attend sous le soleil, effectivement debout. Je comprends ce qu'il dit, mais je suis incapable de parler en arabe. J'appelle Rafii à la rescousse. Il lui explique que je n'ai pas d'autorité particulière, mais que nous allons essayer de faire quelque chose. Je crains que la foule qui attend ne pense que je cherche à doubler, et je demande à Rafii d'expliquer que je reviendrai prendre ma place.
Le gardien déstabilisé par mes photos accepte d'écouter notre demande de clémence. Il décide de laisser entrer le vieil homme, qui lui présente les certificats médicaux, qu'il a déjà montré, mais qu'on n'a pas daigné regarder, tout à l'heure. Je retourne prendre ma place dans la queue, et on m'explique alors très gentiment que je ne devrais pas être là, mais dans une autre queue, à gauche, pour les femmes. Là aussi, un autre préjugé tombe.
Les Arabes de la vieille ville sont réputés pour leur machisme, et il est connu qu'il est très mal vu de se promener à Jérusalem Est en T-shirt à manches trop courtes, car c'est un signe de légèreté sexuelle. Mais là, aucun manque de respect, aucun mépris. Au contraire, puisque l'attente des femmes est très courte, et que seules cinq d'entre elles attendent devant une autre porte que je n'avais pas remarquée.

En fait, j'ai pris pour prétexte de mon expérience un cas social, qui, d'après la loi israëlienne, devrait trouver une rapide solution, mais qui traîne. Un père d'une famille palestinienne qui à présent est entièrement israëlienne, et à qui on n'accorde pas la carte d'identité israèlienne depuis 6 ans, malgré une vérification de sécurité positive, malgré la loi de "réunification des familles" qui lui donne droit à une carte israëlienne orange, avant d'avoir une carte permanente deux ans plus tard.
Les Israèliens se gaussent de voir le nombre de Palestiniens réclamant des cartes d'identité israèliennes. Il est vrai que depuis que se précise la possibilité de la création d'un Etat palestinien, nombreux sont ceux qui se précipitent pour ne pas en dépendre, alors que depuis des années, ils vivaient dans un no man's land légal, avec un numéro d'identité des shtarim (territoires) donné par Israël, mais qui ne correpondait à rien. Ni Palestinien, ni Israëlien.

Dans la situation actuelle, la situation du cas social dont je tiens le dossier est une des pires situations humaines. Il n'a plus le droit de travailler dans les shtarim, où on impose à tout Palestinien de renoncer à tout lien et papier israèlien, et de prendre des papiers palestiniens pour venir grossir les troupes revendicatrices d'un Etat. Il n'a pas encore le droit de travailler en Israël, et sans papier, il est en situation de travailleur clandestin.
Or sa famille, sa femme, ses enfants, habitent à Jérusalem, et sont à présent Israëliens. Ma démarche est simple: quelle raison, quelque cause bloque ainsi son dossier ?
Il ne peut s'agir de la continuation de la politique qui avait été appliquée sous Natanyahou, et qui consistait à refuser l'autorisation de résidence à Jérusalem Est, puisqu'il a une autorisation de résidence. Si on avait voulu lui refuser la citoyenneté, pourquoi l'avoir accordé à ses enfants. On a divisé à présent une famille, et la situation l'a réduite à la misère en interdisant au père de travailler nulle part.
Un mouvement dans la foule, "ha ménahel, ha ménahel!" "le directeur, le directeur!". Le directeur du bureau vient de faire son apparition. Il est 14h30. Le bureau va fermer à 15hOO. Je m'adresse à lui pour une question: "Voici les papiers d'un monsieur dont le dossier est coincé. Il est malade. Pouvez-vous me donner un téléphone pour obtenir des renseignements sur son cas?" Le gardien s'adresse au directeur: "Elle a pris des photos..." Le directeur saisit un instant les papiers que je tiens, la preuve que le dossier est bloqué depuis 1994-95. "Vous ne pouvez rien pour lui. Vous n'êtes pas son avocat. Dites lui d'écrire, et téléphonez au numéro que je vais vous donner, le mardi ou le jeudi, entre 16h et 18h...On vous répondra...Entre 16 et 18h seulement..." "Pourquoi ce numéro ne figure-t-il nulle part, pas même au bureau central?" Pas de réponse...

Une lettre recommandée. Un numéro qui répond. Peut-être que ce cas trouvera une réponse, qui sera toujours meilleure qu'une attente indéfinie, même si cette réponse est négative... Dommage qu'il soit nécessaire de photographier un gardien un peu étrange dans ses comportements pour pouvoir avoir une réponse à un problème humain...

Cette visite à Jérusalem Est ne m'a pas convaincue sur tous les points de toutes les accusations portées par Rafii concernant le "traitement" infligé aux Arabes israëliens. Elle m'a seulement permis de voir et de ressentir comment ceux-ci peuvent vivre cette situation, en mettant en lumière que c'est essentiellement un manque de communication qui cause des situations paranoïaques. Peut-être que le gardien n'a rien à se reprocher, je n'ai pas de preuve, seulement une impression, et la mise en évidence de ses propres craintes... Israël a sans doute des raisons pour causer de telles attentes. Mais pourquoi ne pas le expliquer ? Pourquoi ne pas rejeter clairement les dossiers que l'on souhaite en fait bloquer ? pourquoi maintenir des êtres humains dans des entre-deux intolérables ? Un peu plus de communication, même pour refuser un dossier, éviterait des drames humains et surtout l'anxiété de l'attente, le sentiment d'humiliation que nous éprouvons tous face à l'administration lorsque celle-ci se met à jouer avec nos vies...