Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Le jour où Israël fut crée





Le jour où Israël fut créé

Il avait été décidé que la cérémonie se tiendrait au musée de Tel-Aviv, boulevard Rothschild, non pas tant parce qu'il s'agissait d'un bâtiment imposant (ce qui, d'ailleurs, était faux), mais parce qu'il était assez petit pour être aisément gardé. C'était l'une des plus anciennes constructions de Tel-Aviv : elle avait appartenu à l'origine au premier maire de la ville, qui l'avait léguée à ses concitoyens pour qu'on fît un musée d'art.

La somme fabuleuse de 200 dollars environ avait été'allouée en vue d'une décoration appropriée à la cérémonie : on avait frotté et récuré les sols, drapé pudiquement les nus des tableaux, camouflé les fenêtres en cas de raid aérien et accroché un énorme portrait de Théodore Herzl derrière la table où devaient prendre place les treize membres du gouvernement provisoire.

Bien que l'on fût censé n'avoir révélé les détails de la cérémonie qu'à deux cents invités, une foule énorme était déjà amassée devant le musée quandjy arrivai.

Quelques minutes plus tard, à 4 heures de l'après-midi exactement, la cérémonie commença. Ben Gourion, costume noir et cravate, se leva et frappa la table de son maillet. Selon le programme établi, ce devait être le signal pour que l'orchestre dissimulé dans une galerie du deuxième étage attaquât Hatikvah «( Espoir »). Mais il y eut un accroc et l'on n'entendit rien. Spontanément, nous nous dressâmes tous et nous entonnâmes l'hymne national. Puis Ben Gourion s'éclaircit la voix et dit calmement :

- Je vais maintenant donner lecture de l'Acte dIndépendance.

// ne lui fallut qu'un quart d'heure pour lire en entier la proclamation. Il s'en acquitta lentement, très clairement, et 1 e me souviens qu'il changea de voix et haussa un peu le ton en arrivant au onzième paragraphe :

- En conséquence, nous, membres du Conseil national représentant le peuple juif du pays d7sraël et le mouvement sioniste mondial, réunis aujourd'hui, jour de la cessation du Mandat britannique, en assemblée solennelle, et en vertu des droits naturels du peuple juif, ainsi que de lAssemblée générale des Nations unies, proclamons la fondation de l'État juif dans le pays d7sraël, qui portera le nom de « État d7sraël ».

L'État d'Israël ! Mes yeux étaient pleins de larmes et mes mains tremblaient. Nous avions réussi. Nous avions donné naissance à lÉtat juif et, moi, Golda Mabovitch Meyerson, j'avais vécu cette journée. Quoi qu'il arrivât désormais, quel que fût le prix que nous dussions payer pour cet acte, nous avions ressuscité le Foyer national juif. Fini le long exil ! A dater de ce jour, nous ne vivrions plus par tolérance sur la terre de nos ancêtres. Nous devenions une nation comme tant d'autres, maîtresse, pour la première fois depuis vingt siècles, de ses destinées. Le rêve s'était changé en réalité, trop tard pour sauver ceux qui avaient péri dans le grand Holocauste, mais non pour les générations à venir.

// y avait presque cinquante ans, exactement, que, lors de la clôture du premier Congrès sioniste, à Bâle, Théodore Herzl avait noté dans son journal : « A Bâle, j'ai fondé lÉtat juif. Si je le déclarais aujourd'hui, on me recevrait avec des rires. Dans cinq ans peut-être, dans cinquante ans assurément, ce sera clair pour tout le monde ». Et la prophétie venait de se vérifier.

Golda Meir ma vie , Editions Laffont , Paris 1975



Dans la presse quotidienne

 Dans la presse quotidienne...
L'Humanité, samedi 15 mai 1948

Le quotidien communiste se félicite de la proclamation de l'État dIsraël, et s'il manifeste quelque inquiétude quant au sort des Arabes de Palestine contraints à l'exil, il n'en considère pas moins la victoire des sionistes comme celle de la paix, du progrès et de la liberté. Les responsables de tout le mal sont les Anglais, dont l'impérialisme continue à s'exprimer par l'engagement de la Légion arabe de Glubb Pacha. Les communistes craignent que linfluence économique et financière de Londres ne vienne remplacer la seule présence militaire. La visite en France de la princesse Élisabeth d'Angleterre est également l'occasion de manifester une certaine méfiance vis-à-vis du pays allié d'outreManche, soupçonné de vouloir entraîner la France dans une « alliance occidentale ».

Le Figaro, samedi 15 mai 1948 .

C'est la visite de la princesse Élisabeth et du duc Philippe d'Édimbourg qui occupe ici la pirernière page.

En Palestine, c'est la guerre. Les forces arabes, égyptiennes et jordaniennes ont franchi les frontières accordées au nou vel État juif. La Ligue arabe a procl*amé l'« état de guerre » avec le sionisme. Les États-Unis ont reconnu le nouvel État juif, alors que Londres entend encore réserver quelque temps sa décision. Au niveau du rapport des forces, il semble qu'israël soit en mesure, grâce aux Forces de la Haganah et au contrôle du port d'Haïfa, par où peuvent arri ' ver des renforts et des moyens supplémentaires, de tenir tête victorieusement à l'offensive en cours.

Le Soir, dimanche 16 mai 1948

On remarquera que le grand journal belge et Le Figaro publient en même temps les Mémoires de guerre de Winston Churchill, à qui la victoire travailliste de 1945 a fourni des loisirs suffisants pour la réalisation de cette tâche historique. Le Conseil de sécurité des Nations unies semble bien incapable d'empêcher quoi que ce soit en Palestine, où l'envoi d'un « médiateur » a été décidé.

Libération, vendredi 28 mai 1948

Le quotidien de gauche annonce l'intention du gouvernement de licencier cent cinquante mille fonctionnaires, dans la perspective d'une politique d'économie. Les retombées de l'épuration sont encore loin d'être terminées; on le constate avec les photos montrant Sacha Guitry se recueillant devant le monument élevé à Lyon à la mémoire des Résistants, avec le procès de l'abbé Allesch, la mise en cause d'une personnalité importante du ministère de la Marine, la condamnation à la dégradation nationale d'un commissaire général à l'Agriculture en fonction de mars à août 1944.

 

Les massacres de Deir Yassin

Les massacres de Deir Yassin

Le samedi 10 avril 1948, dans l'après-inidi, je reçois un' coup de téléphone des Arabes me suppliant immédiatement d'aller à Deir Yassin, où la population civile de tout un village vient d'être massa crée. J'apprends que ce sont les extrémistes de lIrgoun qui tiennent ce secteur, situé tout près de Jérusalem. L'Agence juive et le Grand Quartier général de la Haganah me disent ne rien savoir de cette affaire et quen outre il est impossible à quiconque de pénétrer dans une zone Irgoun. Ils me déconseillent de me mêler de cette affaire, ma mission risquant d'être définitivement interrompue si j'y vais. Non seulement ils ne peuvent pas m'aider, mais ils déclinent toute responsabilité sur ce qui ne manquera pas de m'arriver. Je leur réponds que mon intention -est d'y aller.

Cependant, en fait, je ne sais pas du tout comment faire. Sans appui juif, il m'est impossible d'arriver à ce village. Et, soudain, à force de réfléchir, je me rappelle qu'une infirmière juive d'un hôpital d'ici m'avait fait prendre son numéro de téléphone, me disant, avec un air bizarre, que si jamais j'étais dans une situation inextricable, je pouvais faire appel à elle. A tout hasard, je l'appelle et lui expose la situation. Elle me dit de me trouver le lendemain à 7 heures à un endroit désigné et d'embarquer dans ma voiture la personne qui y sera. Le lendemain, à l'heure et au lieu dits, un individu en-civil mais avec les poches gonflées de pistolets saute dans ma voiture. Nous sortons de Jérusalem, quittons la grande route et le dernier. poste de l'armée régulière, et nous nous engageons dans un chemin de traverse. Très rapidement, nous sommes arrêtés par deux espèces de soldats, à l'air tout ce qu'il y a de moins rassurant, mitraillettes en avant et large coutelas à la ceinture. Je reconnais la tenue de ceux que je cherchais.

 
Parvenus à une crête à 500 mètres du village, il nous faut attendre longuement l'autorisation d'avancer. Le tir arabe se déclenche chaque'fois que quelqu'un tente de passer sur la route et le commandant du détachement de lIrgoun ne semble pas disposé à me recevoir. Enfin, il arrive, jeune, distingué, parfaitement correct, mais ses yeux sont d'un éclat particulier, cruel et froid. Il me raconte l'histoire de ce village, peuplé exclusivement d'Arabes, au nombre d'environ 400, désarmés depuis toujours et vivant en bonne intelligence avec les Juifs qui les entourent. Selon lui, lIrgoun est arrivé il y a vingt-quatre heures et a donné l'ordre, par haut-parleur, à toute la population d'évacuer toutes les maisons et de se rendre. Délai d'exécution .- un quart d'heure. Ouelques-uns de ces malheureux se sont avancés et auraient été faits prisonniers, puis relâchés peu après vers les lignes arabes. Le reste, n'ayant pas exécuté lordre, a subi le sort qu'il méritait.

Mais il ne faut rien exagérer. // n'y a que quelques morts qui seront enterrés dès que le « nettoyage » du village sera terminé. Si je trouve des corps, je puis les emporter, mais il n'y a certainement aucun blessé. Ce récit me fait froid dans le dos. J'arrive avec mon convoi au village. Le feu arabe cesse. La troupe est en tenue de campagne, avec casques. Tous des jeunes gens et des adolescents, hommes et femmes, armés jusqu'aux dents : pistolets, mitraillettes, grenades, mais aussi de grands coutelas qu'ils tiennent à la main, la plupart encore ensanglantés. Une jeune fille, belle, mais aux yeux de criminelle, me montre le sien, encore dégoulinant, qu'elle promène comme. un trophée. C'est léquipe de nettoyage, qui accomplit certainement très consciencieusement son travail. Je tente d'entrer dans une maison. Une dizaine de soldats m'entourent, les mitraillettes se braquent sur moi, et lofficier m'interdît de bouger de place. Jentre alors dans une des belles colères de mon existence, puis je bouscule ceux qui m'entourent et entre dans la maison.

La première chambre est sombre, mais il n'y a personne, Dans la seconde, je trouve parmi les meubles éventrés, les couvertures, les débris de toutes sortes, quelques cadavres, froids. On a fait ici le nettoyage à la mitraillette, puis à la grenade. On l'a terminé au couteau, n'importe qui s'en rendrait compte. Même chose dans la chambre suivante mais, au moment de sortir, j'entends comme un soupir. Je cherche partout, déplace chaque cadavre et finis par trou ver un petit pied encore chaud, C»*est une fillette de dix ans, bien abîmée par une grenade mais encore vivante. Comme je veux l'emporter, l'officier me lînterdit et se met en travers de la porte. Je le bouscule et passe avec mon précieux fardeau. Puisque cette troupe n'a pas osé encore s'attaquer à moi, j'ai la possibilité de continuer Je donne ordre qu'on charge les cadavres de cette maison sur un camion, et j'entre dans la maison voisine et ainsi de suite.

Partout, c"est le même affreux spectacle. Je ne retrouve que deux personnes vivantes encore, deux femmes, dont une vieille grand me,'re,. cachée derrière des fagots où elle se tenait immobile depuis au moins 24 heures. Il y avait 400 personnes dans ce village. Une cinquantaine se sont enfuies, trois sont encore vivantes.
Tout le reste a été massacré sciemment, volontairement car, je l'aiconstaté, cette troupe est admirablement en mains et n'agit que sur ordre.
Je rentre à Jérusalem, vais à l'Agence juive où je trouve les chefs consternés, mais s"excusant en prétendant, ce qui est vrai, qu'ils ont toujours dit n'avoir aucun pouvoir ni sur l'Irgoun ni sur Stern. N'empêche quils n'ont rien fait pour empêcher une centaine d'hommes de commettre ce crime inqualifiable. Jacques de REYNIER, (chef de la délégation du Comîté international de la Croix-Rouge à Jérusalem), 1948 à Jérusalem,
Éditions Baconnière, Neuchâtel, 1969.

La Palestine sera-t-elle juive ou arabe

La Palestine sera-t-elle juive ou arabe

 

Il fallait en finir. L'affaire palestinienne est confiée à un comité des Nations unies. La consultation des intéressés laisse entrevoir de nombreuses difficultés : du côté juif, on invoque les droits historiques du peuple hébreu sur la Terre sainte et la déclaration Balfour. Au besoin, on souligne que seuls les colon,sionistes ont pu, mettre en valeur un pays jusque-là désertique. Enfin, on en appelle à l'émotion, et à la solidarité humaine pour mettre un terme à lerrance bi-millénaire d'un peuple. Du côté arabe, on invoque les droits imprescriptibles des musulmans sur une terre occupée depuis l'an 637 et considérée, elle aussi, comme sacrée. On en appelle au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, rejetant par là toute idée de solution apportée de l'extérieur. Enfin, on revendique la création immédiate d'un État indépendant, qui tiendrait compte de la minorité juive de Palestine, et le départ des Anglais.

Réflexion d'un observateur indépendant, qui résume l'opinion générale : « La thèse des Arabes est la bonne. Dommage que celle des Juifs soit la plus forte. » Fi nalement, après trente- deux séances de travail, la commission de l'O.N.U. se prononce pour la création de deux États indépendants un juif et un arabe --et d'une zone internationale, placée sous le contrôle de l'O.N.U., à Jérusalem. Le 29 novembre 1947, cette décision est ratifiée par les deux. tiers de l'assemblée générale des Nations unies.

En Palestine juive, c'est le triomphe. En Palestine arabe, C'est la colère. Jérusalem, ville sacrée pour les deux communautés, est une épine dans chaque coeur. Trop heureuse de se dégager enfin d'un tel fardeau, la Grande-Bretagne annonce qu'elle abandonnera la Palestine le 15 mai 1948.

La course à la guerre commence. Dès l'annonce de la résolution des Nations unies, dans les capitales arabes des pays limitrophes de la Palestine, les manifestations commencent. On lève une Armée de libération de la Palestine, placée sous les ordres de Fawzi el-Kaoukji, un homme qui a passé sa vle à guerroyer contre les Anglais et qui a reçu la Croix de fer de deuxième classe au cours de la Première Guerre mondiale.

A Jérusalem même, les attentats contre les maisons juives commencent. D'autres attentats, cette fois contre les quartiers arabes, leur répondent. Dans les campagnes, les kibboutz sont attaqués et doivent renforcer leurs défenses. Surtout, il importe de protéger l'accès à Jérusalem, pour éviter que la communauté juive soit isolée, encerclée et détruite.

Pour la Haganah, c'est la course aux armements. Les dirigeants hébreux ont pris la décision de se défendre et de fonder un État, conformément aux voeux de l'O.N.U. Ils envoient des « acheteurs » dans toute l'Europe pour se procurer des fusils, des armes lourdes et des munitions. Un seul problème : les usines d'armement ne peuvent vendre qu'à des États, jamais à des particuliers. Divers subterfuges seront trouvés : faux papiers à en-tête de petits États sud-américains, stockages en attendant l'indépendance ou, tout simplement, « détournement ». Pour les Palestiniens arabes, la tâche est plus facile : ce sont les pays-frères, ceux de la Ligue arabe, qui font les achats.

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Ci-dessus, le docteur Chaïm Weizmann (1874-1952). Le premier président de l'État d'Israël passe en revue une troupe de volontaires.

Ci-dessous, l'une des raisons qui peuvent expliquer le succès final des Juifs réside dans leur capacité à se doter d'une infrastructure logistique supérieure à celle de leurs adversaires. C'est ainsi qu'ils ouvrirent des routes et « bricolèrent » des blindés et des véhicules de fortune.

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La haganah au combat

La Haganah au combat

En attendant, il faut tenir. Golda Meir part aux États-Unis pour trouver de l'argent : elle réunira plus de cinquante millions de dollars, offerts au nouvel État par la communauté des Juifs américains. Sur place, la Haganah organise, rue par rue, la défense de Jérusalem, qui se coupe peu à peu en deux villes, une partie arabe et une partie juive, séparées par un mur invisible mais indestructible de haine et de sang versé.

Il faut également tenir la route de Jérusalem, qui passe par d'étroits défilés de la zone arabe. Des blindés de fortune sont aménagés par la Haganah. : des camions et des autobus renforcés de plaques d'acier. Ils ne suffisent pas pour forcer les embuscades arabes. Des dizaines d'épaves calcinées jalonnent bientôt la route de Jérusalem et les villages arabes qui bordent la route se repaissent du fruit des pillages des convois hébreux.
Petit à petit, le cordon ombilical qui relie Jérusalem à son arrière-pays juif se tarit. Dans la Ville sainte, un sévère contrôle des vivres est institué, avec des rations 'à peine supérieures à celles des camps de concentration. Malgré une dramatique penurie de munitions, les hommes de la Haganah résistent pourtant nuit et jour aux tentatives d'infiltration arabes. Pour les secourir et dans l'impossibilité de conquérir les villages arabes qui contrôlent la route de Jérusalem, les chefs de l'Agence juive vont tracer une route à travers les collines. « Impossible », penseront les Arabes. Les Juifs y arriveront pourtant et le premier convoi de ravitaillement parviendra même à Jérusalem... à dos d'homme, la route n'étant pas tout à fait terminée...Après le massacre de Deir Yassin, où la population d'un village arabe sans importance stratégique est exterminée, le fossé est définitivement creusé entre les deux peuples. Le grand mouvement des émigrations commence, poussant des centaines de milliers de Palestiniens dans un dou loureux exode vers les camps de réfugiés installés sur les frontières palestiniennes.

Du côté arabe, d'ailleurs, la situation n'est guère meilleure que du côté juif. Les « frères » de la Ligue arabe paraissent plus généreux de leurs paroles que de leurs armes ou de leur argent. A Jérusalem, les responsables militaires arabes craignent plus d'une fois de ne pouvoir résister aux J uifs.

Pourtant, au Liban, en_Syrie, en Irak, en Transjordanie et en Egypte, on ne se presse pas. La campagne militaire qui repoussera les Juifs « à la mer » est considérée comme une simple promenade. En deux étapes de blindés et quelques coups de canon, les dirigeants juifs seront réduits à merci. Du moins le croit-on .