Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Na'amat contre les nouveaux immigrants

Na'amat Contre Les Nouveaux Immigrants

 

Le combat de Yeteron pour survivre Le Jerusalem Post, dans un article écrit sous le titre de "In a class of its own", publié Vendredi 8 Août 1997, dans la section "City Lights," décrivait pour ses lecteurs le succès d'une nouvelle organisation d'olim, Hamechaneh, dont l'action consistait à introduire plus de culture dans des zones économiquement en difficulté, ou dans des couches de populations culturellement défavorisées.
Originellement, le travail de cette organisation avait commencé par une action centrée sur les familles de nouveaux immigrants en difficulté, en constatant que les difficultés économiques des parents étaient lourdes de conséquences pour les enfants, et que l'intégration économique ratée aboutissait fatalement à une intégration culturelle ratée des enfants.
Cette action aboutit rapidement à un travail touchant aussi bien la population défavorisée israèliennes que celle des olims. L'organisation hamehaneh fonctionnait avec des volontaires anciens olims et disposant de temps libre.
L'action consistait à organiser des groupes d'activités culturelles allant du cours de soutien scolaire, au dessin et à l'utilisation d'un ordinateur.
Le succès de cette origanisation fut ssi brillant, que Na'amat, organisation pour la protection des droits de la femme en Israël, mais aussi pour l'intégration des nouveaux immigrants - convint de céder le deuxième étage d'un de ses bâtiments inutilisés à Mekhaneh, pour un loyer annuel symbolique, et pour "le temps que Mekhaneh le souhaiterait", à condition que Mekhaneh prenne en charge la zone en difficulté de Yosef Tal, à Kfar Saba. L'accord conclu, et Hamekhaneh commença son travail à Kfar Saba. Deux ans exactement après l'article du Jerusalem Post , la situation connait une évolution dramatique qui nous a paru nécessiter une information de nos lecteurs et un appel de soutient. Lorsque l'organisation Hamakhaneh reçut les locaux du bâtiment de Na'amat, l'état du toit ne permettait aucune occupation des lieux. Les fenêtres étaient cassées, l'électricité entiérement à refaire, et des ordures de toute sorte jonchaient le sol. L'organisation Hamekhaneh ne se découragea pas. Mekhaneh inevtissait pour l'avenir, comme le montre son changement de statut pour devenir une association reconnue et pouvoir à l'avenir demander une aide officielle, "Hayétéron". Douze hommes volontaires retroussèrent leurs manches, et travaillèrent d'arrache-pied pendant un an. On sortit trois bennes d'ordure du bâtiment. Le toit fut entièrement réparé, l'électricité refaite, les fenêtres réparées, les salles repeintes. 40 000 shekels furent ainsi investis, et approximativement 15 000 shekels de travail volontaire investi. Les ordinateurs nécessaires aux cours furent amenés. L'organiation put enfin commencer à travailler sérieusement dans ses locaux il y a seulement deux mois. Tout serait parfait dans le meilleur des mondes possibles, si Yeteron n'vait pas commis la faute de confiance excessive, en accordant à des promesses orales la valeur de documents légaux. Le bail annuel, qui devait être renouvelé automatiquement selon les promesses antérieures, arrive à terme fin Octobre, mais déjà, l'avocat de Na'amat vient d'envoyer une menace écrite d'expulsion par huissiers fin Août si les locaux n'étaient pas rendu dès à présent.
Les appels téléphoniques aux différents responsables ont été vains, et Galina Nabati, directrice nationale de la section de Na'amat pour l'intégration des immigrants, n'a rien pu faire pour aider Yeteron.. Le paradoce de cette situation est que Na'amat est une organisation censée aider elle aussi les immigrants, et tout le scénario ressemble à une guerre des police, où chacun cherche à s'attribuer la gloire des actions de l'autre. Mais Na'amat, proche du parti actuellement au gouvernement, a ici l'avantage du plus fort politiquement. Tout cela a un arrière-goût désagréable d'exploitation des efforts du naïf par le puissant, de récupération du travail du nouvel immigrant par les institutions, après une aide qui se révèle un faux-semblant, un "truc" destiné à berner. Il reste que nous espérons que la publication de cet article couvrira de honte Na'amat et donnera à réfléchir à ses donateurs canadiens et américains. Si ceux-ci exigent un réglement honnête de ce dilemne, Yeteron sera sauvé et pourra continuer à oeuvrer, nonpour la politique, mais pour les populations en difficulté.
Yona Dureau

Education paix?

                                                   Education paix ?

Vous trouverez ci-dessous des exemples et extraits de ce que l'on peut encore trouver aujourd'hui, dans les livres d'enfants palestiniens.

Aprés cette lecture, et parceque nous considérons que les enfants sont l'avenir d'un pays,il nous est difficile de croire que cet avenir peut se faire sous le signe de la fraternité ou seulement même dans une intention .

Il faut savoir que dés l'âge du Gan ,vers 2 ou 3 ans, soit dés la première socialisation de l'enfant on lui fait apprendre par coeur des chansons de haine contre "l'ennemi juif"- dont nous sommes certains qu'il n'en comprend pas un traître mot.Ces enfants abreuvés de haine, deviennent l'otage d'une paix mal définie.

A défaut de les armer physiquement, ils les ont armé mentalement, conditionnés pour la haine, pour la vengeance, où le sacrifice de leur vie devient une fin en soi.

Il est temps que ces enfants apprennent à vivre comme tous les enfants du monde, il est grand temps que l'ONU applique son programme Education Paix.

Alliance a visionné ces cassettes vidéo où l'on peut voir et entendre ces trés jeunes enfants chanter haut et fort - loin des chansons enfantines pourtant bien de leur âge -"qu'ils jurent qu'il délivreront la Palestine de l'occupant sioniste, que dans le sang ils vengerons leurs frères etc..."
Cette éducation de haine distiller quotidiennent à des enfants qui ne savent même pas encore lire, ne peut contribuer à la paix, mais plutôt à une bombe à retardement.

Ces cassettes vidéo d'une durèe de 10 minutes en sous-titre français ou anglais, sont disponibles à l'association

Génération Paix e-mail peace4gen@aol.com
Claudine Douillet
cdouillet@alliancefr.com



CENTER FOR MONITORING THE IMPACT OF PEACE

http://www.edume.org

Extraits traduits d'un document en anglais de plus de 60 pages

"Pourquoi les Juifs haïssent-ils l'unité musulmane et souhaitent-ils provoquer sa division ? Donnez des exemples, à partir de l'actualité, des tentatives malveillantes des Juifs." Éducation islamique, classe de 5e, p. 191

"Les Juifs ont tué et chassé les habitants musulmans et chrétiens de Palestine dont la population souffre toujours de l'oppression et de la persécution sous l'administration juive raciste." Éducation islamique, classe de 3e, n° 589, p. 182

"Écrivez dans votre livre d'exercice : un événement montrant le fanatisme des Juifs en Palestine à l'encontre des musulmans et des chrétiens."

Éducation islamique, classe de 3e, p. 182

"Il faut être vigilant à l'égard des Juifs, car ils sont traîtres et déloyaux."

Éducation islamique, classe de 3e, p. 79

"Les exemples les plus nets des convictions racistes et de la discrimination raciale dans le monde sont le nazisme et le sionisme."

La nouvelle histoire des Arabes et du monde, p. 123

Les idéologies modernes et leur impact sur la nation arabe (6 sections)

2e section : Compréhension du caractère raciste et agressif du mouvement sioniste

6e section : Résumé de la similitude entre nazisme, fascisme et sionisme.

La nouvelle histoire des Arabes et du monde, p. 92

"J'ai appris de cette leçon : Je crois que les Juifs sont les ennemis du Prophète et des croyants". Éducation islamique, 2e partie, classe de 8e n° 531, p. 67

"Le sionisme est un mouvement politique agressif et colonialiste prônant la judaïsation de la Palestine par l'expulsion de ses habitants arabes."

Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde, n° 613, p. 49

Les sales guerres d'Israël, brutales, inhumaines, fascistes, racistes, génocidaires, d'épuration." Télévision de l'AP, 14 mai 1998

"Les bandes juives ont mené des guerres d'épuration racistes contre les innocents Palestiniens ; de stupéfiants massacres sur une grande échelle, n'épargnant ni les femmes ni les enfants." Télévision de l'AP, 14 mai 1998

"Le terrorisme que les forces d'occupation israéliennes pratiquent contre notre nation palestinienne depuis 1948." Télévision de l'AP, 19 mai 1998

"Les sionistes considèrent la Palestine comme la patrie nationale des Juifs, en se fondant sur de fausses revendications historiques et religieuses."

Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde

"Les Juifs affirment que c'est l'un des lieux leur appartenant et l'appellent "le Mur occidental", mais il n'en est pas ainsi."

Lecture et textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 103

"Questions : ...

Écrivez les noms de lieux saints musulmans à Jérusalem.

Écrivez les noms de lieux saints chrétiens à Jérusalem."

Éducation nationale palestinienne, classe de 9e, n° 529, p. 15

"Les touristes du monde entier se rendent en Palestine pour visiter ses lieux saints... Les musulmans viennent visiter la première Qibla [direction de la prière] ; les chrétiens viennent visiter Bethléem, le lieu de naissance du Messie et l'église du St Sépulcre à Jérusalem..."

Éducation nationale palestinienne pour la classe de 8e, n° 539, p. 23

[Les sites juifs sont ignorés]

Jérusalem est une ancienne ville arabe construite par les Arabes jébuséens avant l'Islam..." Culture islamique, classe de 4e, n° 576, p. 50

Israël [de la Bible] était situé près du Yemen ; leur religion originelle à l'époque de notre maître Moïse, il est étrange que la Torah n'en donne pas le nom et j'oserai presque dire que c'est l'Islam. Le mont Sinaï est le mont Sinin du Yemen... [Tous ces événements [de l'Israël biblique] ne se sont pas produits en Palestine ; 90% des Juifs d'aujourd'hui n'ont aucun rapport [biologique] avec les Israélites."

"Palestine, Histoire et Tradition, Télévision de l'AP, 26 mai 1998

"Jérusalem est une ville arabe palestinienne, et elle n'a aucun lien avec Israël

Télévision de l'AP, 24 mai 1998, Abd al-Rachman (responsable palestinien).

"Sache, mon fils, que la Palestine est ton pays ; que son sol pure est abreuvé du sang des martyrs.... Pourquoi devons-nous combattre les Juifs et les chasser de notre pays ?" Notre langue arabe, classe de 7e, p. 64-66

Poème "Palestine"

"Mes frères ! Les oppresseurs ont dépassé les limites. Le Jihad et le sacrifice sont dont un devoir.... Tirez vos épées ; rassemblons nous pour la guerre avec du sang rouge et du feu flambant.... Oh Palestine, les jeunes vont délivrer ton sol.

Questions

2. Qui sont les "oppresseurs" auxquels le poète se réfère dans le premier vers.

4. Le poète enjoint les Arabes d'entreprendre un Jihad. Indiquez dans quel vers.

Lecture et textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 120-122

"Quelle est selon vous, le moyen de libérer Jérusalem, à la lumière de sa libération par les musulmans à l'époque de Saladin." [qui a conquis la ville en 1187]

Lecture et Textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 102

"Que devons-nous faire pour libérer Jérusalem ?"

Lecture et Textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 63

Que pouvons-nous faire pour sauver Jérusalem et la délivrer de l'ennemi spoliateur ? Lecture et Textes littéraires, classe de 4e, n° 578, p. 99

"Rappelle-toi :

Le résultat final et inévitable sera la victoire des musulmans sur les Juifs.

Notre langue arabe, classe de 7e, p. 67

"Cette religion vaincra toutes les autres religions et elle sera disséminée par la volonté d'Allah, par les combattants musulmans du Jihad."

Éducation islamique, classe de 5e, n° 542, p. 125

Carte intitulée : "Carte de la Palestine avant et après la guerre de 1967". Le rouge est défini comme suit : "Territoires arabes conquis avant 1967". Le vert est défini ainsi : "Terres arabes conquises en 1967". L'ensemble d'Israël est qualifié de "territoire arabe conquis". Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde, n° 613, p. 66

On trouve des cartes du Moyen Orient sur lesquelles Israël ne figure pas et où la région est appelée "Palestine" aux pages suivantes : 81, 84, 88, 89, 103, 107, 109, 110, 120, 122, 124. Éducation nationale et sociale, classe de 7e, 1e partie, n° 549, p. 107

A dix-neuf reprises dans ce livre, des cartes mentionnant Israël comme la "Palestine" : pages 12, 20, 23, 36, 48, 50, 53, 55, 61, 66, 72, 73, 75, 80, 81, 88, 90, 115, 124. Géographie de la patrie arabe, classe de 6e, n° 557

"Sache, mon fils, que la Palestine est ton pays... son sol pur est imprégné du sans des martyrs parce que c'est une terre de glorieuses batailles et de guerres : à Jérusalem, à Acre, à Haïfa... à Shaar Hagaï.... et dans le Néguev." [Toutes ces villes et régions sont israéliennes] Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 65-66

"Question : Jaffa est une ville palestinienne conquise par les Juifs. Citez trois autres villes palestiniennes qui ont été conquises par les Juifs."

[Jaffa est une ville israélienne qui fait partie de la municipalité de Tel Aviv]

Notre langue arabe, classe de 5e, 1e partie, n° 566, p. 13

Tableau n° 10 : Raffineries de pétrole dans la patrie arabe:

"Palestine : 2 raffineries de pétrole raffinant 132 000 barils à Haïfa et Ashdod."

Géographie des pays arabes, classe de Terminale, n° 650, p. 186

"Exercice : Distinguer le verbe du substantif : 'Le pays est notre pays et Jérusalem est à nous'." Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 74

"Déterminez dans les phrases suivantes le sujet et le prédicat : 'Jérusalem est arabe'." Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 167

"La proclamation d'un État palestinien : Au cours de sa 19e rencontre le Conseil national palestinien a déclaré à Alger l'adoption d'un document proclamant l'indépendance palestinienne. En voici des extraits : Le Conseil national palestinien déclare au nom d'Allah et de la nation palestinienne la création de l'État de Palestine sur notre sol palestinien, avec Jérusalem pour capitale."

Éducation nationale palestinienne, classe de 7e, n° 550, p. 39

"Déterminez quel est le sujet et le prédicat dans les phrases suivantes : Le Jihad est un devoir religieux pour tout musulman, homme et femme."

Notre langue arabe, classe de 7e, n° 542, p. 167

"2. Les Arabes ne seront jamais à même de libérer la Palestine s'ils ne __________." Notre langue arabe, 1ère partie, classe de 6e, n° 553, p. 33

"1. Utilisez les expressions suivantes dans des phrases logiques :

sage opinion le danger sioniste il a appelé au Jihad désastre"

Notre langue arabe, 1ère partie, classe de 6e, n° 553, p. 29

Conséquences de la Paix de Hudaibiya...

"3. Les musulmans furent désormais libres de procéder à la liquidation finale de l'agression juive sur la péninsule arabe."

Éducation islamique, classe de 3e, n° 589, p. 92-94

"Israël constitue une provocation militaire, économique, politique et sécuritaire pour le monde arabe. La lutte a amoindri une part importante de la capacité économique du monde arabe.... Il existe différents points de vue sur la façon d'affronter le danger israélien." Histoire arabe moderne et problèmes contemporains, 2e partie, classe de 2nde, n° 613, p. 89-90

"6. Qui sont les gens qui ont occupé la Palestine et en ont chassé les habitants ?"

Notre langue arabe, 2e partie, classe de 8e, n° 533, p. 86

"J'ai appris de ce texte les éléments suivants :

sacrifier sa vie et ses biens à Allah et à la patrie.

supporter les difficultés et croire en le jugement d'Allah et au sort qu'Il a déterminé

Les Juifs sont traîtres et déloyaux."

Éducation religieuse islamique, classe de 8e, n° 736, p. 55

"La civilisation occidentale a prospéré ­ c'est une chose bien connue ­ par suite des relations de l'Occident avec la culture islamique à travers les institutions éducatives arabes musulmanes en Espagne et dans les autres pays musulmans, où les penseurs et philosophes musulmans s'intéressaient à la philosophie grecque [page 5] et aux penseurs occidentaux...

Le monde occidental n'est pas capable de jouer ce rôle [spirituel]... Il n'existe qu'une nation capable d'assumer cette tâche, et c'est notre nation [l'islam]. Personne d'autre que nous ne peut brandir l'étendard de la civilisation de demain..."

Notre civilisation, classe de 1ère

"Abraham était un monothéiste musulman et ne comptait pas parmi les idolâtres."

Éducation islamique, classe de 7e, n° 540, p. 143

Le cas Stepinac ou la perfidie de l'Eglise?

La lettre de Vladimir Volkoff
La nouvelle idole de la Croatie
Complice de l'horreur

 


                        Le cas Stepinac ou la perfidie de l'Eglise

Aujourd'hui samedi 3 Octobre 1998, 3 jours seulement aprés Kippour, jour du Grand Pardon. Le Pape a ordonné la béatification de Stepinac en Croatie.
Devant cette provocation , les organisations juives s'émeuvent, certes , mais y a t-il vraiment de quoi s'étonner ?
Il est clair que rien n'a changé. Il n' y a rien à attendre du pardon , ni de la repentance d'une certaine Eglise.
Cette Eglise qui dans la même année nous demande pardon -53 ans aprés la Shoa -et ordonne aussi ,la béatification d'un collaboraeur nazi!
Un acte repentance permet-il de tout recommencer ?
Réiterer les mêmes fautes? Il s'agit bien là bien de fautes -non pas d'erreurs- de responsabilité totale, voulue et volontaire dans un choix délibéré .
A- t'on le droit de faire semblant de confondre repentance et confession?
Jusqu'où va la perfidie de ces gens là ?
Comment croire un seul instant , à une volonté d'apaisement entre les peuples ?
Et dans ce cas comment imaginer que nous pouvons pardonner ?
Il est clair que par cet acte l'Eglise affirme haut et fort sa position, fidèle à ces convictions d'antan.
Elle n'entend pas déroger à sa règle ,celle du mépris de l'autre, de la haine à la différence de religion, et surtout elle ne réprouve pas un seul instant son passé à peine flou avec l'ennemi, au contraire elle l'affirme.
Et ses discours ? ne sont que des discours , des paroles vides de sens, qui n'engagent personnes et surtout pas l'Eglise.
Il semble qu'il soit plus facile de béatifier un collaborateur du régime pro- nazi que de reconnaître l'Etat d'Israël...
Et à croire que l'habit fait le moine!
Claudine Douillet

 


 

 

Plus sérieusement et rapporté du trés sérieux journal "Balkans Infos"

Voici la lettre de Vladimir Volkoff prix international de la paix en 1989 écrit au Pape en septembre 1998:

Trés Saint-Père
Les journaux français "La Croix" et "La Vie", non démentis par votre nonciature, font état de la nouvelle suivante:

"Mgr Stepinac, archevêque catholique de Zagreb pendant la Seconde guerre mondiale, sera béatifié le 3 octobre par Jena-Paul II, lors de sa deuxième visite en Croatie.
Le prélat avait été emprisonné à la fin à la fin de la guerre, puis assigné à résidence par le régime titiste. Mais la cérémonie risque de prendre un tour polémique : pour les Serbes, le cardinal Stepinac n'est autre qu'un collaborateur du régime pro-nazi d'Ante Pavelic". (La Vie 16 juillet 1998).
Je me permets d'attirer l'attention de Votre Sainteté sur les points suivants.
1. "Pour les Serbes" à tort ou à raison, le nom du cardinal Stepinac est hélas lié non seulement " au régime pro-nazi d'Ante Pavelic", mais aussi au génocide qui a coûté la vie à quelques 700.000 Yougoslaves, parmi lesquels des Juifs et des Tziganes. Le chiffre est contesté mais non le fait du génocide, auquel des membres de l'Eglise catholique romaine semblent bien avoir été mélés.
2. Le régime pro-nazi a pratiqué la discrimination religieuse, forçant les Juifs à porter l'étoile jaune, et les orthodoxes le brassard bleu. Sans même parler des Juifs, toute marque d'approbation que Votre Sainteté semblerait accorder à ce régime serait perçue comme une insulte par bien des orthodoxes, à qui elle paraîtrait démentir Votre attitude généralement favorable à l'eocuménisme.
3. Des allégations largement répandues accusent certains membres de l'Eglise catholique romaine de collusion avec les régimes nazis. Et c'est sans doute pas pour rien que Votre Sainteté a si souvent demandé pardon pour elle.
Les relations entre le cardinal Stepinac et le "poglavnik" Ante Pavelic n'étant un secret pour personne, le moment est-il bien choisi pour faire un geste qui semblerait corroborer ces allégations aux yeux de l'opinion mondiale ?
4. Quelles qu'aient été les vertus personnelles du cardianl Stepinac, les guerres atroces qui viennent déchirer l'ex-Yougoslavie et qui furent, en partie du moins, des guerres de religion, font qu'une telle béatification risquerait d'apparaître aujourd'hui comme inutilement provocatrice.
Le cardinal Stepinac doit-il devenir un objet de scandale et une pierre d'achoppment sur le chemin de la réconciliation entre l'Occident et l'Orient ? Toute action le concernant ne peut elle pas attendre que les passions s'appaisent et que l'Histoire est jugée?
Je prie Votre Sainteté d'agréer l'assurance de ma respectueuse considération.



 

 

La nouvelle idole de la Croatie
Extraits d'un remarquable article de Giacomo Scotti dans Il Manisfesto du 17 juillet 1998.

"Depuis de nombreux mois, la scène politique et religieuse de la Croatie est dominée par l'ombre du défun cardinal Aloïs Stepinac, primat de l'Eglise catholique croate à l'époque de "l'Etat indépendant" oustachi (1941-1945) et ensuite assigné à résidence pour de longues années, jusqu'à sa mort, dans son village natal de Karsic à la suite d'une condamnation pour collaboration par le tribunal de Zagreb en 1946.

En mai dernier, à l'occasion du centenaire de la naissance du cardinal, un monument à sa mémoire a été inauguré devant sa maison natale. S'en sont suivis, et continuent, des messes solennelles , des pélerinages, et des expositions, des réunions, des réunions d'études et des livres dédiés au pesonnage.
Tout a commencé, il y a quelques années, par l'initiative prise par le régime du Tudjman de demander la béatification du vieux prélat "victime des persécutions communistes".
Stepinac a été promu aux honneurs de l'autel par le Pape Jean-Paul II d'abord comme "le serviteur de Dieu", et récemment comme "bienheureux".
La cérémonie solennelle de béatification aura lieu en Croatie, le 3 octobre prochain, dans le sanctuaire de Maria Bristica et pour cette occasion, le pontife romain visitera la Croatie pour la seconde fois, de Spolète à Zagreb, en s'arrêtant à d'autres localités.
L'Eglise catholique slovène lui a fait parvenir une invitation à visiter aussi la Slovénie au même moment.
Inutile de dire que la parti au pourvoir et Tudjman lui-même font et feront tout pour que la visite du pape soit présentée comme une reconnaissance des mérites du régime par la plus haute autorité morale catholique du monde.
Les mass-média gouvernementaux, dans ce pay parallelement à une campagne d'exaltation du "martyr" Stepinac, consacrent d'important espaces aux voix d'extrême -droite qui minimisent les massacres du régime osutachi et vénérent comme patriotes des criminels de guerre comme Dinko Sakic; par ailleurs ils célèbrent le patriotisme et l'anticommunisme de Stepinac, considéré comme un héros de la "croatité".
De leur côté les leaders des partis d'opposition et les rares journaux qui leur permettent de s'exprimer "oublient" les nombreux épisodes où Stepinac se fit le soutien de l'Etat-fantoche mis sur pied par les nazis et les fascistes durant la Seconde Guerre mondiale, pour souligner les rares actes positifs du primat à cette époque, en commençant par la protestation de 1943. Devant la terrifiante documentation qui lui parvenait sur les exterminations perpétrées à Jasenovac et dans les autres camps oustachis, Stepinac en informa le pape, et écrivit en même temps une lettre au duc Pavelic pour dénoncer en tant que patriote croate-,
la honte que Jasenovac jetait sur l'Etat croate,cet Etat qu'en avril 1941, il s'était dépêché de bénir comme la réalisation d'un rêve millinaire".
Ce réveil tardif, et sa mise en accusation par le titisme, en octobre 1946, devant le tribunal de la république fédérale de Croatie, ont fait de Stepinac, aux yeux de l'Eglise, malgré les crimes dont il a été au moins l'auxillaire passif, un "résistant" et un martyr du communisme. Cela suffit-il vraiment pour le béatifier ?

"En fait, si peut paraître exagérée l'affirmation de l'historien italien Enzo Bentarelli, selon laquelle" l'extermination des Serbes, des orthodoxes, des communistes, des Juifs, de la façon la plus violente dés les premiers temps de la domination et du corsetage de la Croatie par les oustachis a été planifiée par l'autorité catholique du pays", on ne peut nier que l'Eglise cahtolique, sous la conduite de Stepina, fut la première à reconnaître "l'Etat" oustachi, à le soutenir et à obtenir que le Vatican lui accorde une reconnaissance de fait par l'envoi à Zagreb de son représentant et l'accueil d'un représentant de Pavelic au Saint-Siège. Sans parler- comme l'a écrit un autre historien italien. Mario Pacor- "de la participation de nombreux élements du clergé croate aux opérations sanglantes contres les Serbes et auc baptêmes forcés des orthodoxes".
(...)Les protestations timides de Stepinac, élevées lorsque l'extermination avait déjà pris des proportions gigantesques et que le sang des victimes coulait comme des rivières ne donnèrent aucun résultat ; tout continua comme avant, ou pire qu'avant "avec le consentement tacite" des autorités catholiques, comme l'a prouvé l'historien Carlo Falconi"

 

Giacomo Scotti

 Jusqu'en 1943, il a été complice d'un régime qui a horrifé même les Allemands et les Italiens

Les témoins qui ont publié leurs récit aprés la guerre sont tous d'accord : ils n'avaient jamais connu de telles atrocités.

"Lorsque les leaders du mouvement oustachi déclarent qu'ils ont exterminés un million de Serbes, y compris des nouveaux-nés, des femmes, des veillards et des enfants, je pense qu'ils se vantent. Selon les rapports qui me sont parvenus, j'estime le nombre de personnes sans défense qui ont été assassinées que de trois quart de million" Sonderraufrag Sudosten 1940-1945 par Hermann Neubasher envoyé spécial d'Hitler pour les affaires des Blakans)

"Une véritalbe haine mortelle s'exprimait contre les Serbes et les Juifs, qui ont été officiellement déclarés fogelfrei, c'est à dire qu'on pouvait en faire ce qu'on voulait et les tuer impunément... Des massacres d'une ampleur sans précédent ont été organisé systèmatiquement. Exemple : la petite ville de Vojnik...
Ce massacre des Serbes marqua le commencement des bestialités sans fin de la part des oustachis... des régions entière sétaient soumises à des tueries en masse."(Chef de l'espionnage allemand dans l'Europe du sud-est en 1950

Dans son célèbre livre Kaputt, l'écrivain italien Cursio Malaparte racaonte sa visite au "Poglavnik" (chef) oustachi Ante Pavelic,le président du nouvel Etat croate.
"Tandis qu'il parlait, j'observais un panier d'osier posé sur le bureau à droite du Poglavnick. Le couvercle était soulevé: on voyait que le panir était plein de fruit d emer. Tout au moins c'est ce qu'il me sembla ;On eut dit des huitres, mais retirées deleurs coquilles, comme on en voit parfois exposées sur des grands palteaux,d ans les vitrines de Fortnum and Mason à Picadilly, à Londre. Casertano (le minitre d'Italie, assistait à l'entretien)me regarda et me cligna de l'oeil :

- ça te dirait quelque chose, hein, une belle soupe d'huître ?
- Ce sont des huîtres de Dalmatie ? demandai-je.
Ante Pavelic, souleva le couvercle du panier, et me montrant ces fruits de mer, cette masse d'huître gélatineuse, il me dit avec un sourire, son bon sourire las:
- C'est un cadeau de mes fidèles oustachis: ce sont vingt kilos d'yeux humains."

Ces articles sont extraits du journal numéro 25 de septembre 1998 "Balkans Infos"

Discours de l'Eglise en Septembre 97

Le pardon, pas l'oubli

A la suite de la déclaration de Repentance de mardi 30 septembre au mémorial de Drancy,le sentiment général du pardon de l'Eglise est considéré plus comme une ébauche de nouvelles relations entre les juifs et les catholiques qu'un réel pardon.

Est- il tout simplement possible de demander pardon aprés avoir laissé assassiner femmes et enfants, de demander pardon aprés plus de 50 ans alors que la plupart de ceux qui pouvait l'accepter ou le refuser ne sont plus de ce monde ?

Bien-sûr ne minimisons pas l'immense effort de l'Eglise, il faut certes du courage pour admettre cette complicité, passive certes, mais efficace.
Cependant la communauté juive même si trés émue de cette reconnaissance tardive, ne peut elle ni oublier, ni pardonner.

Le silence de nos Rabbins a parfaitement exprimé la difficulté d'accepter le pardon pour d'autres que soi même., mais aussi la souffrance enfouie depuis tant d'année et qui ne peut s'effacer avec ce simple mot: Pardon

A quelques jours de Kippour, jour du grand Pardon , pardonner est un commandement, c'est pourquoi nous pardonnerons . Fort heureusement il est écrit aussi, Souviens toi.

Pourtant ce pardon, est en soi un événement historique, par la verbalisation public enfin,d'un Christ né de père et de mère juifs, par la reconnaissance de cet anti-judaisme datant de plus de 2000 ans et qui par voie de conséquence à permis au III e Reich de s'installer .

Dans cette déclaration il a été dit "spirituellement nous sommes tous des sémites", voici un dénominateur commun intéressant certes ,mais si peu vrai dans le fond,
car dans cet hypothèse qui est sont donc les anti-sémites?

Et que restera-t-il demain aux premiers sursauts d'attaque encore et toujours anti-sémites, que fera de plus l'eglise ? Attendra-t-elle encore 50 ans pour prendre parti?

Il sera peut-être alors nécessaire à ce moment là de rappeler ces mots. Parce que si nous sommes tous spirituellement des sémites c'est que le problème de l'antisemitisme se situe forcémement ailleurs et nous avons pu malheureusement nous en rendre compte dans nos propres corps .

A mon sens Il aurait été préférable d'admettre les différences notables de notre identité juive que de vouloir nous inclure dans ce magma spirituel.

Claudine Douillet

Les Maccabiades sont un événement sportif ayant lieu en Israël tous les quatre ans. Les membres de l'organisation mondiale se réunissent pour entrer en compétition dans différents sports pendant dix jours.

Lors de l'ouverture des 15e Maccabiades (le 14 Juillet 1997) un pont temporaire pour piétons menant au stade de Ramat Gan s'effondra, projetant dans le Yarkon qui coulait au-dessous,100 sportifs. La majorité de ces sportifs appartenaient à l'équipe australienne, qui avait plus de 370 participants. Quatre sportifs australiens moururent, et plus de soixante furent hospitalisés. Cinq personnes, dont Yoram Eyal, à la tête du comité organisateur des 15e maccabiades, et le directeur général de l'hôtel Kfar Maccabiad furent accusés d'homicide par négligence, causes de dommages physiques et construction sans permis. Malgré les demandes renouvelées, l'Union mondiale des Maccabi, l'organisme responsable des maccabiades, refuse toute demande d'enquête indépendente et aucun de ses membres n'a démissioné. Vous trouverez ci-joint une lettre ouverte que nous avons envoyé aux délégués du Maccabi World Union delegates qui représentent l'organisation dans le monde entier, et qui résume notre position. Nous avons aussi crée un site et nous vous invitons à le visiter http://www.tfta.com.au/maccabi_bridge_victims/index.html Nous apprécierions grandement si vous pouviez vous faire l'écho de ce problème moral important. Nous serions heureux de vous fournir toute sorte d'information écrite, vidéo, ou audio à ce sujet. Vous pouvez nous contacter au fax (61)(02)9669-2137 ou à l'Email à sachael@bigpond.com COLIN ELTERMAN ANDREW SIMONS pour la famille Bennett SUZANNE SMALL FRANK GAENSLER ADAM ZINES IRINA BEREZINA HENRY SAWICKI VLADIMIR FELDMAN


24 Avril 1998 Lettre ouverte aux délégués maccabi Neuf mois se sont passés depuis le désastre du pont et trois depuis la dernière lettre que nous vous avons envoyée. Alors que vous vous préparez à votre 23è congrès en Israel en Mai (cf agenda prospectif ci-joint) nous vous écrivons une dernière fois et faisons appel à votre sens de la décence et de la morale. Nous faisons appel à votre intérêt (qui est aussi le nôtre) à maintenir le mouvement maccabi sur un pied sain et ferme. Ne portez préjudice au travail accompli par des générations entières afin qu'une poignée d'individus siègeant au sommet de votre organisation "sauvent la face". Collectivement, beaucoup d'entre vous partagent une responsabilité morale dans ce qui s'est passé. Vous avez élu vos dirigeants. Le comité d'organisation de la 15e maccabiade était de façon ultime responsable vis-à-vis de vous. Vous avez passé conférence sur conférence assis et vous avez échoué à poser les vraies questions et à demander des comptes. On vous a promis des actions dans de nombreux domaines d'opération, et on vous a déçu. A posteriori il est clair qu'avec une direction et un contrôle aussi sytématiquement mauvais des maccabiades, l'accident n'était qu'une affaire de temps. Il devait arriver tôt ou tard. Que savez-vous vraiment de votre organisation: *l'élection est-elle fondée sur les liens protectionnels de copinage plutôt que sur la compétence de celui qui devrait faire un travail donné? A quoi ressemble la structure de propriété?
Combien d'entreprises sont impliquées?
Qui possède le terrain?
Quelle propriété est hypothéquée?
Est-ce que des organismes privés mènerent le moneyage pour le bénéfice ainsi que des organismes commerciaux? Si cela est le cas, ont-ils été en contact avec l'organisation des maccabiades de façon directe? Est-ce que vos bonnes recommendations sont appliquées ou tout simplement poussées de côté jusqu'au prochain congrès? Avez-vous lu les plaintes contre le président de votre comité organisateur? (voir copie ci-jointe pour votre information) Avez-vous lu les revues de presse et les déclarations de vos dirigeants après le désastre? (copie ci-jointe pour votre information) Nous avons commencé à observer avec nos avocats et nos conseillers votre organisation, sa structure, son rôle dans la négligence qui a aboutit à la mort et à l'amputation de nos familles. Nous avons aussi observé la façon dont votre organisation a été dirigé dans les mois suivant le désastre. Franchement vous devriez avoir honte des aspects suivants : 1. L'Union Mondiale des Maccabiades a invité 5500 athlètes et leurs familles et supporters en Israël sans s'assurer que leur sécurité soit assurée. 2. L'Union Mondiale des Maccabiades dispose de 4 ans et des ressources illimitées et des armées de personnel pour préparer un événement qui a lieu au même endroit tous les quatre ans. 3. Cependant L'Union Mondiale des Maccabiades a accordé un contrat d'un pont sans supervission ou contrôle à quelqu'un qui n'était pas qualifié pour contruire des ponts et qui n'avait jamais construit de pont auparavant. 4. Il n'était pas nécessaire d'avoir un QI à trois chiffres pour savoir après une inspection visuelle que le pont "d'allumettes" était un problème. 5. Puis lorsque le désastre arriva, l'Union Mondiale des Maccabiades courut au refuge et prétendit qu'il s'agissait d'un accident avec lequel vous n'aviez rien à voir. 6. Lorsque votre président de comité organisateur fut accusé, l'Union Mondiale des Maccabiades le soutint, proclama son innocence et injuria le système israëlien de justice en prétendant que les accusations étaient motivées par des raisons politiques. Vous utilisez à présent les fonds des Maccabiades pour financer sa défense légale et bien qu'il soit en liberté sous caution, il est toujours jusqu'à aujourd'hui directeur général de l'hôtel Kfar Maccabiah. 7. Lorsque Maccabi Australia a demandé dans sa lettre du 12 décembre (voir copie) la démission de Messieurs Eyal, Netanel, Bakalarz, ainsi que l'établissement d'une enquête indépendente, votre direction les a renvoyé d'Israël en se moquant d'eux , lançant à la place son enquête internelle propre (voir liste des membres ci-joint) Nous avons reçu le soutien de milliers et de milliers d'Israëliens ordinaires et d'Australiens. Nous avons le soutien réaffiré de beaucoup de membres de la knesset et du Palrement australien qu'il y aura une enquête de la knesset totalement indépendente sur l'U.M.M. avec droit de saisie, de recherche et d'interrogatoires. Il n'y a que dans les cercles de Maccabi que le cercle du feu est tracé en défense et que l'on propage le mythes qu'il n'y a pas lieu de faire une enquête. L'argument avancé contre une enquête autonome prétend que l'enquête DOTAN et l'enquête de la police sont suffisantes. C'est absurde comme l'explique le point de vue ci-joint. Les familles ont à peine commencé à s'organiser et à raconter leur histoire au monde entier. Nous avons observé une retenue, et avons espéré qu'en utilisant les bons canaux, votre organisation pouvait être redressée et que justice serait faite avec un taux minimum de dommage politique. Cependant, si cela s'avère nécessaire, nous ferons appel aux Juifs et aux non-Juifs du monde entier pour soutenir notre cause et nous aider à faire pression pour obtenir que soit fait ce qui aurait dû être fait depuis le début. SI JUSTICE N'EST PAS FAITE , nous ne laisserons pas cette histoire être enterrée. Vous entendrez nos voix à chaque congrès, aux jeux olympiques de Sydney, et à chaque Maccabiades, indéfiniment. Ainsi, lors de votre prochaine réunion, ne pensez pas à l'expédient le plus rapide mais plutôt à la chose la plus juste à faire. Ne suivez pas votre direction comme des moutons. Demandez-vous plutôt si les demandes des familles sont trop excessives! 1. Une enquête indépendante de la knesset de l'UMM. 2. Demandez la démission de tous les officiels supérieurs que nommera cette enquête. 3. La session d'une direction de UMM rénovée et épurée avec les familles et leurs représentants pour établir des compensations honnêtes. Il est minuit moins une minute pour le mouvement Maccabi. Nous espérons que vous agirez comme des "menchen" et ferez ce qui est juste, droit, et moral. Nous avons à votre disposition une cassette vidéo où vous pourrez entendre les témoins de cette tragédie

Yona Dureau : L'archéologie au péril de l'idéologie

I. Idéologie chrétienne et archéologie en Israël
1. L'école biblique, son idéologie, et sa méthodologie
2. L'affaire du rouleau de cuivre et du rouleau d'argent
3. L'affaire des tombes des maccabées
II. Les points de vue anti-judaïques dans l'école archéologique israëlienne actuelle
1. l'école archéologie israëlienne et son point de vue idéologique anti-judaïque
2. L'affaire d'Abraham : un exemple d'utilisation politique de l'archéologie anti-judaïque israëlienne
III. Idéologie et archéologie : les théories révisionistes palestiniennes
1. Réécriture de l'histoire révisioniste
2. La destruction des sites archéologiques comme guerre de l'information

 

L'archéologie en Israël est loin d'être une recherche effectuée en toute sérénité. Elle se voit traversée par les courants idéologiques inervant chaque époque [d'une manière démesurée]. En effet, à l'étudier d'un peu plus près, on découvre que cette discipline est investie de missions tour à tour religieuse, ou anti-religieuse, révisioniste quant à l'histoire antique, ou conservatrice, mais dans tous les cas, politiques.
Israël est un pays où le choix d'un lieu de fouilles, l'identification d'objets ou d'implantation est éminement politique, et cette dimension politique est d'ordre à la fois intérieur et internationale. Je vais donc commencer cette étude par la mise en évidence des enjeux idéologiques de l'archéologie en Israël en donnant quelques exemples d'interprétations biaisées de découvertes passées, avant d'aborder les enjeux actuels révisionistes, et la tentative de déligitimisation de l'état d'Israël par la négation de son passé antique.

I. Idéologie chrétienne et archéologie en Israël

1. L'école biblique, son idéologie, et sa méthodologie

L'école biblique de Jérusalem constitue l'un des centres de la recherche archéologique en Israël. Les assyrologues y croisent les égyptologues, et les cours de langues anciennes délivrés par cet institut ne sont pas faits en dehors d'un cadre méthodologique, qui est aussi idéologique. Ce cadre idéologique se fonde sur un point de vue très particulier, puisqu'il emprunte aux historiens bibliques une approche historique du texte, tout en refusant de lui conférer une valeur de document historique, en le remettant en cause de façon permanente, avec les textes des civilisations adjacentes, et selon un cadre périodique qui passe du statut d'hypothèse de recherche, à celui de cadre référentiel historique absolu. En d'autre termes, les datations approximatives des textes de la Bible deviennent très vite des datations absolues dès leur mise en contradiction avec des sources d'autres civilisations. D'autre part, si un texte d'une autre civilisation vient contredire le texte biblique, le principe méthodologique appliqué par l'école biblique consiste souvent à adopter de préférence le point de vue de ce texte, ou d'accepter son lot d'informations plus favorablement, le texte de la Bible étant a priori remis en doute comme étant un texte de croyances. Du point de vue méthodologique, nous assistons à un système logique qui se contredit lui-même, puisque le statut de l'objet d'étude historique/archéologique, soit le texte, est à la fois pris comme document historique ferme et comme document de l'histoire des mentalités sans fiabilité historique archéologique. D'autre part, dans une partie du monde où , à la période antique l'écriture était toujours dotée d'un caractère sacré, et où les scribes des différentes civilisations bénéficiaient d'un statut d'élite proche de celui des prêtres, puisqu'ils devaient conserver la mémoire de dynasties aux dimensions divines, on peut s'étonner de la partialité des chercheurs rejettant la validité du texte biblique comme objet de croyance pour lui préférer les textes des autres civilisations, tout aussi sacrés.

Sous le couvert d'une méthodologie cartésienne, car fondée sur le doute - mais nous avons vu que ce doute ne saisissait pas également tous ses objets d'étude - l'école biblique de Jérusalem a fonctionné pendant près de trente ans au service de l'idéologie chrétienne, niant la judaïté des antiquités qu'elle étudiait pour revendiquer une chrétienneté de plus en plus précoce des groupements humains considérés.
C'est ainsi que les rouleaux de la Mer Morte furent inaccessibles aux chercheurs israëliens n'appartenant pas à l'école biblique pendant plus de vingt ans. Il a fallu encore dix années d'études internationales pour remettre en question la lecture imposée par l'école biblique qui voulait voir dans la secte juive réfugiée à Qumran une secte chrétienne, et l'on sait à présent que les indices relevés dans les textes par l'école biblique étaient très discutables. L'enjeu idéologique est ici évident. Il s'agissait pour l'école biblique de trouver un autre foyer du développement du christianisme ancien, proche de Jérusalem et par conséquent du Temple, où se trouvaient historiquement le plus grand nombre d'opposants à la doctrine chrétienne. Ce faisant, cette découverte permettait de passer sous silence une autre hypothèse, celle d'un groupe juif établi à Qumran pour garder les objets sacrés du temple emmenés avec eux. La destruction totale du Temple de Jérusalem et de ses objets est une partie intégrale du dogme chrétien, selon lequel cette destruction vient effacer l'erreur des Juifs qui refusent de reconnaître la messianité de Jésus. L'interprétation des rouleaux de la Mer Morte effaçait ainsi une hypothèse idéologiquement gênante, puisqu'elle mettait en évidence une survie du judaïsme et de ses prêtres, qui remettait en cause la doctrine de la punition collective.
C'est dans ce cadre que la découverte du rouleau de cuivre, puis du rouleau d'argent vint à nouveau bousculer un montage idéologique.

2. L'affaire du rouleau de cuivre et du rouleau d'argent
En 1957, une équipe de chercheurs amena en Angleterre un rouleau de cuivre découvert près du site actuel de Qumran, alors Jordanien. Cette équipe était chargée par la Jordanie, à qui appartenait le lieu de la découverte, de tenter de dérouler le rouleau et de le déchiffrer. L'équipe anglaise de spécialistes scia avec une scie de haute précision les différentes épaisseurs du rouleau soudées par le temps. Puis on procéda à la lecture dudit rouleau. L'écriture était d'un hébreu très proche de l'hébreu biblique, ce qui surprit, mais de plus le contenu n'était pas du tout conforme aux attentes de toutes ces équipes. Il ne s'agissait pas de textes religieux, mais apparemment d'un descriptif qui pourrait être qualifié de carte écrite, mentionant la distance et la direction à mesurer entre des points de repères nommés « borim », permettant, en suivant la piste formée par leur emplacement, de retrouver une cache où se trouvait enfoui un second rouleau, le rouleau d'argent, et devant permettre à son tour de trouver la cache d'un très grand trésor d'objets de valeur.
Le débat qui s'éleva ensuite dans la communauté des chercheurs montra clairement le positionnement idéologique de l'école biblique. La découverte d'un rouleau de cuivre décrivant un pareil trésor, à Qumran, sur les lieux désignés par l'école biblique comme étant ceux de l'implantation d'une secte chrétienne, vivant dans une autharcie austère et ascétique, était pour le moins gênante. La stratégie de l'école biblique consista alors à infléchir l'interprétation scientifique du mot « bor » pour situer les lieux décrits par le texte non pas près de Qumran, mais plus près de Jérusalem, sur le mont des oliviers.


Le père Pisner, de l'école biblique de Jérusalem, soutint que le terme de "borim" est à comprendre comme mikvé, et qu'il s'agissait en fait de trous et de bains sacrés situés actuellement dans le cimetière chrétien de Jérusalem, au Mont des oliviers. Cette interprétation pose un problème qui est cependant de taille, même si le père Pisner ne s'est pas confronté à cette contradiction : Il est surprenant que le scribe hébreu ait utilisé un terme pour un autre, puisque le terme de mikvé est un terme précis qui existait déjà à son époque. Pisner pense de plus qu'un rouleau plus complet devait avoir existé, qu'il est tombé aux mains de Romains, et que ceux-ci ont déjà pillé toutes les cachettes : il n'y aurait plus rien à chercher. La première hypothèse de Pisner évacue ainsi non seulement la remise en question implicite de l'implantation d'une secte chrétienne à Qumran, mais elle permet de plus de ne pas aborder l'épineuse question d'un trésor du temple de Jérusalem, et de sa sauvegarde avec celle d'un groupe de Juifs, voire de prêtres.
Le professeur Safraï, de l'Université de Bar Ilan, pense que la description du rouleau ne fait pas sens, puisqu'il y est question de "homa" (muraille)dans le texte. Il a donc arrêté son jugement à ce mot en considérant qu'il s'agissait d'une légende (Qumran ne possédant pas de murailles).


Emile Pouech, lui aussi de l'école biblique de Jérusalem, a cherché à soutenir la théorie selon laquelle le trésor évoqué n'existerait plus, en démontrant, après reconstitution par radiographie et ordinateurs d'un double réel de la méguila, que le scribe faisait plus de fautes à la fin qu'au début, et que par conséquent, le rouleau de cuivre n'était qu'une copie d'un autre rouleau. La méthode est implicitement la même, mais elle va encore plus loin : l'artifact archéologique lui même disparaît, on ne serait plus en présence que d'une copie, d'un faux, et il est clair qu'au delà du rouleau, c'est une histoire donnée du peuple juif que l'archéologue veut ici nier. Symboliquement, cette histoire, celle de la survivance du judaïsme en Israël, après la destruction du temple, ne serait qu'un faux, et seule serait vraie l'histoire d'une secte chrétienne bravant l'ardeur du désert et écrivant pour sa seule descendance, des textes concernant le mont de oliviers ou des textes saints pour eux seuls.
L'hypothèse originelle de la secte chrétienne, loin d'être remise en cause par ces découvertes, se voit hissée au rang d'argument scientifique : puisque le rouleau a été découvert à proximité de l'implantation de cette secte, alors la description d'objets donnée par ce rouleau ne peut être qu'imaginaire, car il n'est pas possible d'imaginer que les quantités d'argent et d'or décrites appartenaient à une secte si petite, isolée dans le désert.


De façon symptomatique, l'équipe anglaise de recherche sur le rouleau de cuivre, n'est pas aussi embarassée dans ses hypothèses, car elle est moins liée par les enjeux idéologiques que l'école biblique.
Le Professeur Bruk, de l'Université de Manchester, considère actuellement que les objets de valeur et les quantités d'or et d'argent décrites, ne remettent pas en question la description du rouleau de cuivre, mais bien plutôt la théorie de la secte chrétienne méditative isolée à Qumran. Selon lui, les objets décrits, ainsi que les réserves d'or et d'argent, ne peuvent se justifier que si on considère que ces richesses venaient de Jérusalem, et qu'elles appartenaient au Beit Hamikdash, le Temple. Qumran n'est pas un lieu d'isolement volontaire, c'est une cachette de ces objets à l'approche des Romains et devant le danger de la chute de Jérusalem, par un groupe de personnes proches des prêtres du Temple. Du moins tel était le but des premières personnes installées à Qumran. Bruk appuie son argumentation sur le fait que le rouleau décrit une topographie précise, qu'il n'a donc rien d'imaginaire, et qu'on ne gravait pas un rouleau en cuivre s'il s'agissait d'une légende, comme l'école biblique répondait en contre-attaquant.


Ce point de vue trouva un appui inattendu dans les recherches archéologiques effectuées par Wendel Jones, un Américain qui s'est installé près du lieu de fouilles pour rechercher sans relache les grottes (car telle est son interprétation du terme de « bor ») décrites par le rouleau. Wendel Jones est un marginal dans le monde de la recherche archéologique, et comme il n'appartient à aucune institution pouvant le contrôler, ses recherches dérangent. Wendel Jones, dont le personnage haut en couleur a servi de modèle à Spielberg pour son Indiana Jones, fait des fouilles en Israël depuis près de 30 ans. Sa méthode est simple. Il a pris comme postulat de départ que les textes bibliques ou antiques évoquant des lieux et leur situation sont à prendre au pied de la lettre, et que s'ils ne correspondent pas à la réalité, ce n'est pas parce qu'ils mentent, mais parce que nous ne les avons pas compris. Il se fonde sur des textes de Flavius Josef, qui est assez imprécis sur le topographie, mais aussi sur l'Ecclesiaste, bien que l'un des problèmes d'interprétation consiste à savoir à quel niveau lire le texte. Le rouleau de cuivre est actuellement conservé à Amman, et Wendel a réussi à s'en procurer une copie, sur laquelle il fonde ses recherches.


Dans cette perspective, il pense en effet que le rouleau a été trouvé dans une grotte à proximité des autres grottes dont il donne la description, et qu'il faut utiliser le texte comme une carte.


Il y a cependant plusieurs façons de lire le rouleau de cuivre, même en l'interprétant comme une carte topographique.


On peut le lire de façon linéaire, diachronique, en suivant le texte. Mais Jones a trouvé qu'en lisant la première ligne de la première partie et la première ligne de la seconde partie, on obtient des phrases complètes, qui donnent un sens topographique plus précis. C'est ainsi qu'il a déterminé un périmètre géographique précis.


Jusqu'ici, ses recherches lui ont donné raison, et Wendel Jones a ainsi retrouvé aux endroits décrits des grottes qui ont effectivement servi de hangar pour abriter des pots, des réserves d'encens -qui correspondent effectivement à ceux brûlés dans le temple- un rouleau d'argent, dont il est question dans le rouleau de cuivre, et un curieux pot en terre de grande capacité rempli de cendres animales dont on pense qu'il pourrait s'agir des cendres de la vache rousse.


Wendel Jones dérange l'ordre établi par les institutions. Ils n'est ni membre de l'école biblique, ni membre de la recherche universitaire archéologique. Il poursuit ses recherches en se fondant sur des textes bibliques qu'il croit vrai alors qu'il n'est ni juif, ni vraiment chrétien, puisqu'il a fondé son groupe des Bné Noah, enseignant à ses membres les lois noahides (des fils de Noë), comme étant les seules règles à suivre du monde non-juif.


En fait, Wendel Jones dérange, parce qu'il n'appartient à aucun groupe idéologique clair, puisque nous allons voir que le monde universitaire israëlien lui-même fonde sa recherche sur une idéologie anti-judaïque implicite.

Je souhaiterais auparavant traiter un exemple de la dimension idéologique des recherches archéologiques menées par des membres de l'Eglise catholique en Israël dans le passé.


Il s'agit des recherches effectuées pour retrouver les tombes des maccabées, tombes éminemment symboliques pour Israël mise en péril par une tentative de délégitimisation, puisque les maccabées étaient une famille héroïque ayant lancé une révolte identitaire contre les Grecs.

3. L'affaire des tombes des maccabées


La description des tombes des maccabées nous vient de Flavius Joseph, qui énonce très clairement que la tombe fut construite à Modi'in :
« Et Shimon amena les restes de son frères (Yonathan) et les enterra à Modi'in, son foyer. Shimon construisit aussi une très grande tombe de marbre poli pour son père et pour ses frères, qui était très grande, et s'apercevait de très loin, et il construisit et plaça tout autour des colonnes monolithiques, un monument magnifique. Il construisit aussi sept pyramides une pour chacun de ses parents et frères, il les travailla jusqu'au point d'atteindre la perfection en taille et en beauté, et c'est ainsi qu'elles sont conservées jusqu'à aujourd'hui. » (Flavius Joseph, Antiquités des Juifs, Livre 13, 211) .

Selon le Livre des Maccabées, l'antique Modi'in se trouvait à la porte du royaume de Judas, sur une haute colline qui dominait tout voyageur venant de la mer, c'est-à-dire de Jaffa. Dans la Michna et le Talmud, Modi'in est situé à un jour de marche de Jérusalem, et proche du chemin emprunté par les pélerins lors des fêtes de pélérinages vers Jérusalem. Les descriptions topographiques faites par les pélerins chrétiens étaient parfois très fantaisistes. Arlette Sancery, qui a récemment fait une communication sur les crates de Jérusalem dans le monde anglo-saxon à travers les âges a brillamment montré que les cartes sont surtout des cartes imaginaires, symboliques, et qu'elles comportent les épisodes de textes sacrés mentionés par des lieux dont la situation géographique ne recherche pas la précision.

Par conséquent, il ne faut sans doute pas s'étonner que la situation de Modi'in dans la tradition chrétienne varie au cours des siècles, placé tour à tour au Castel, à Tsova,Ofra, Tekoa, Latrun, Tel Gezer, El Kubab (Mishmar Ayalon), etc. St Hieronimus, saint chrétien ayant habité Israël au XIVe siècle place Modi'in près de Lod.

Au milieu du XIXe siècle, des archéologues français et britanniques, financés par le Fond d'Exploration de la Palestine décident de rechercher la tombe des Maccabées. Guérin, un savant français, commence par chercher Modi'in sur le lieu actuel de Latrun et de Tel Guézer. Il retourne bredouille à Paris lorsqu'il avise un article décrivant le voyage d'un prêtre, Emmanuel Fourneur, qui décrit sa traversée d'un village, El-Midia, à deux heures de marche de Lod, qu'il identifie comme étant Modi'in par simple rapprochement phonique. Guérin repart pour la Palestine, bien décidé à trouver les tombes des Maccabées à El-Midia. El-Midia était en fait originellement nommé El-Minia, et son développement était récent. El-Midia est situé dans une cuvette, ce qui semble en contradiction avec les chemins habituellement suivi par les pélerins, évitant les déclinaisons du terrain, et en contradiction également avec la description de Flavius Joseph concernant le lieu de la tombe choisi par Yonathan pour ses frères. Un viel homme croisé sur la route indiqua à un chercheur ayant devancé Guérin d'un an qu'une tombe à proximité portait le nom de « Kobr-el-Yehud », la tombe du Juif, et Guérin fut persuadé qu'il devait s'agir d'une tombe d'un personnage important, comme par exemple les maccabées. Il traversa le lit de la rivière et trouva 20 niches, 20 tombes en ce lieu, qu'il adopta comme le lieu des tombes des maccabées, qui pourtant n'auraient dû être que sept tombes.

Guérin considéra alors qu'une tombe dite d'un sheikh (Sheikh el Hirbawi ) étant à proximité, c'est autour de cette tombe qu'il fallait fouiller. Il trouva six tombes, qui avec celle dite du sheikh composait un ensemble de sept tombes, de taille et de magnificence remarquable. Conder, un chercheur britannique arrivé un an plus tard, fit des croquis du site archéologique, mais le croquis fut censuré par le Fond d'Exploration de la Palestine parce qu'il n'était pas conforme à la découverte d'un autre chercheur français,Clermont Ganneau. Ganneau était prêtre, et son autorité religieuse lui conférait une autorité professionnelle àte époque, parce que sa moralité spirituelle était censée constituer un crédit de sa bonnde foi prfessionelle. De plus, Ganneau mêlait souvent à ses découvertes des éloges de la chrétientée.

Il prétendit ainsi avoir trouvé sur la tombe une mosaïque d'une grande croix byzantine, qui infirmait l'interprétation du lieu comme étant le site des tombes des Maccabées, et sans vérifier scientifiquement la datation des tombes il affirma de plus qu'elles ne dataient pas toutes de la même période.

Aujourd'hui, il est clair pour les archéologues que Guérin et son équipe avaient trouvé le site réel des tombes des Maccabées. Le géographe Zohar Baram et l'archéologue Zvi Eilon ont fouillé à nouveau le site et procédé à des mesures. La taille et l'orientation des ruines ont permis d'authentifier ces tombes, qui correspondent aux descriptions données par le texte ancien. Feu le professeur Michael Avi Yona, une autorité en matière d'archéologie, a aussi authentifié ces ruines. Le Professeur Gibson a récemment confirmé qu'il s'agissait bien du site découvert par Guérin après avoir aussi effectué des recherches extensives sur les archives du Fond d'Exploration de la Palestine. Quant aux déclarations de Clermont Ganneau, elles s'avérèrent sans fondement, puisque Ganneau ne savait pas dater les poteries, et de nombreuses poteries avaient été découvertes sur le site, datant de la période hasmonéenne. Il n'était pas non plus expert dans la datation des couches archéologiques, et la croix qu'il avait découverte sur les lieux datait de la période croisée et non de la période byzantine. Quant au nom donné par les habitants de la localité voisine, « Kobr El Yehud », il semble qu'il ait désigné toute la zone des tombes et non pas de façon spécifique les tombes des Maccabées.

Enfin, lors d'excavations menées par l'Université Hébraïque en 1999 furent découvertes des ruines du 1er et du 2nd temple incluant un mikvé en très bon état de conservation.
En résumé, le site ancien de Modi'in se trouvé à proximité de Givat Hurvat El-Midia, et les tombes situées au sommet de cette colline sont vraisemblablement celles des Maccabées. Près de ce site furent découvertes en 1995 une grotte funéraire contenant près de vingt tombes dont les sarcophages portaient des noms hébraïques. Sur l'une d'entre elles figurait le mot « hasmonai »
L'avenir de ces sites est cependant en danger. Malgré une lettre explicite de l'Autorité des Antiquités aux services et ministères concernés interdisant la poursuite de plans de développements et de travaux sur le site , malgré l'intervention de feu Rechevam Zeevi, la route 45, un nouvel autoroute doit courir au milieu de cette colline, ainsi qu'un échange périphérique et une gare de train. Les fouilles ne sont pas terminées et rien n'est fait concrétement pour protéger le site des vapeurs d'essence et des pilleurs.


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II. Les points de vue anti-judaïques dans l'école archéologique israëlienne actuelle
1. l'école archéologie israëlienne et son point de vue idéologique anti-judaïque
Je vais ici évoquer une partie de l'école archéologique israëlienne actuelle, celle qui, a priori, a choisi une option interprétative problématique, et je m'excuse de ne pas évoquer ici ceux qui, comme le professeur Michael Avi Yona ont au contraire défendu à la fois la validité des textes anciens et les traces de la civilisation hébraïque en conformité avec ces textes. Dans l'ensemble de l'école archéologique israëlienne anti-judaïque, il faut citer tout d'abord le Professeur Israël Finkelstein, à la fois parce qu'il prétend aujourd'hui présenter dans ses ouvrages une relecture historique de l'archéologie en Israël, et d'autre part parce qu'il appartient à un mouvement de pensée des cercles universitaires archéologiques, qui, au nom de leur choix identitaire laïc, tente de nier toute judaïté au passé d'Israël. Par négation de la judaïté, j'entends aussi bien négation du caractère juif de certaines coutumes, objets, mais aussi négation du caractère juif ou hébreu d'implantations, et élimination de l'outil biblique du cadre de recherche archéologique.

Ce mouvement de pensée s'est insensiblement élaboré en Israël, sous l'impulsion indirecte de l'impact d'intellectuels comme Gershon Sholem, qui, bien qu'ayant donné des lettres de noblesse à la kabbalah, l'ont fait en dénigrant toute spécificité identitaire à ce mouvement, confondant volontiers kabbalah, cabbale chrétienne, et autres mouvements mystiques dès qu'une métaphore commune apparaissait. En archéologie, la période des années 60 à 70 a correspondu à une période de découvertes préhistoriques dans la zone géographique mésopotamienne, période antérieure à la présence hébraïque, puis à d'importants progrès dans les langues comme le hittite, la culture cananéenne.

Ce contexte de recherches et le contexte international d'universalisme poussant à la même époque certains chercheurs à élaborer des outils universaux (Dumézil par exemple, avec ses archétypes de la pensée et des civilisations), les chercheurs israëliens commencèrent à penser la civilisation hébraïque en termes de civilisation cananéenne, voire mésopotamienne. (L'utopie n'est pas nouvelle, puisqu'on trouve dans les années quarante une revue dite des Cananéens, d'intellectuels qui tentaient de penser une culture commune géographique héritière des Cananéens, revue et groupe qui avait énormément fasciné Céline).

Mais dans le cas des universitaires israëliens, la relecture est à sens unique, et vise à déjudaïser la civilisation hébraïque. On trouve ainsi des articles expliquant que le texte des dix commandements suit le modèle mésopotamien du contrat, que ce contrat soit un contrat d'achat d'un esclave ou d'une femme, ou d'un objet, et que cette forme littéraire montre une absence d'originalité de la culture hébraïque d'une part, et d'autre part la nécessité de désacraliser ce texte sous prétexte de sa forme mercantile. Pour donner un autre exemple des découvertes ayant ébranlé les modèles de lecture ainsi que les méthodes établies en archéologie, il faut rappeller la découverte, ou plus exactement le déchiffrage, en 1872, par George Smith, employé du British Museum de tablettes assyriennes ayant appartenu à la bibliothèque du roi Ashurbanipal à Nineveh, tablettes recopiées par les cribes du roi qui était très fier de pouvoir lire lui-même . Le texte, après avoir mentioné un bateau abordant le sommet d'une montagne nommée Nisir dit ensuite :
Lorsque le septième jour arriva,
J'envoyai une colombe que je délivrai
La colombe partit, mais revint
Puisqu'il n'y avait pas de lieu pour qu'elle se pose, elle fit demi-tour. (Lance, p 5)

Ce texte constitua la première découverte d'un récit de sources parallèles ou semblables avec des texte de la Genèse, et détrôna le texte biblique de son statut particulier. Mais simultanément il n'aboutit pas à un questionnement pluri-latéral de la question de l'intertexte. Il ne fut utilisé que pour remettre en cause l'originalité du récit de la Genèse, sans considérer les questions aujourd'hui couramment débattues comme la question des intertextes communs aux deux textes, ou d'un substrat hébraïque oral plus ancien pouvant avoir influencé la culture mésopotamienne toute entière.

En Israël, les textes que nous désignerons de l'adjectif « parallèles » à la culture hébraïque et biblique furent lus comme des textes sources ayant influencé la culture hébraïque. Dans le désir inconscient de se rattacher à une culture universelle parce que mondiale, une partie de l'école israëlienne rejettait tout particularisme ethnique ou culturel, en contradiction logique avec les fondements de la recherche anthropologique.

Le Professeur Finkelstein, qui était récemment interviewé par la chaîne de télévision aroutz 2, revendique ce mouvement de pensée, non pas comme une perspective de l'histoire des idées, mais comme une vérité absolue et universelle, qui aurait succédé à un siècle d'obscurantisme archéologique, qu'il place sous l'égide de l'archéologie de l'école allemande en Israël, école qui aurait précisément revendiqué une recherche archéologique fondée sur les textes bibliques. Dans son introduction à son ouvrage Menavadout léméloukha, (De l'errance à la royauté) (p.9), il expose ses griefs vis-à-vis de ce qu'il considère comme l'école passéiste archéologue en Israël : cette école se serait heurtée à des contradictions entre le texte biblique et les découvertes sur le terrain, ainsi qu'à des difficultés d'ordre philologique :

Cette critique méthodologique se voit accompagnée dans l'émission de décembre 2003 d'un jugement de valeur plaçant comme révolue, et donc sans pertinence, toute recherche fondée sur le texte biblique.


Ce point de vue s'avère particulièrement réducteur pour deux raisons. Tout d'abord, il semble curieux d'adopter un discours se présentant comme une vérité dans ce qui devrait être de l'ordre de la recherche, de la remise en cause scientifique. Il y a là un emprunt délibéré au domaine idéologique. D'autre part, une petite recherche dans les publications mondiales les plus récentes dans le domaine de l'archéologie en Israël montre sans le moindre doute possible que le point de vue biblique reste un point de vue très important, à la fois numériquement et qualitativement, et qu'il n'est plus l'apanage de l'école allemande, mais qu'on le trouve par exemple sous la plume de nombreux chercheurs.


Il est vrai que l'école allemande d'archéologie avait fondé sa recherche sur une lecture naïve des textes bibliques au XIXe siècle. En 1934 encore, on trouve l'ouvrage du Dr Edmund Kalt Biblishe Archäologie (Freiburg : Herder & Co. B.H. Verlagsbuchhandlung). Kalt fonde sa recherche archéologique sur une recherche biblique et philologique des termes et son ouvrage décrit la société aux périodes décrites par la Bible, sur la base à la fois d'une synthèse biblique et comparatiste et sur les découvertes archéologiques parallèles à cette étude.
Certains archéologues britanniques de la même période vont plus loin, car ils n'utilisent pas l'outil de la comparaison philologique, et prennent la Bible comme point de recherche méthodologique, la réalité devant confirmer les descriptions brutes du texte. C'est ainsi que le révérend S.R. Driver, Regius Professor d'Hébreu et Canon de Christ Church à Oxford, écrit en 1922 une ouvrage intitulé Modern Research as Illustrating the Bible (London : British Academy, Oxford University Press).


Mais l'outil biblique en archéologie s'ffine progressivement. En 1953, William Foxwell Albright publie par exemple un ouvrage, Archeology and the Religion of Israel, où l'auteur, après des comparaisons philologiques, des études comparatistes de découvertes archéologiques dans toute la Mésopotamie, se penche sur le texte biblique pour l'étudier comme un texte de l'histoire des Idées. On peut débattre de l'option interprétative, mais en définitive cette méthode a au moins le mérite de placer le texte biblique au même niveau méthodologique que les textes des autres civilisations auxquelles il est comparée, et non a priori situé dans une position de fiabilité inférieure.


En 1974 Shalom M. Paul et William G. Dever publient une série d'études sous le titre de Biblical Archeology. Ils entendent alors par « biblical » une archéologie déterminant son terrain de fouilles d'après la Bible et la pertinence d'une civilisation envers la culture biblique. Leur méthode est donc interactive et effectue un va-et-vient entre l'archéologie et la Bible, sans que la méthode archéologique soit cependant déterminée par le texte biblique, ainsi qu'ils le précisent explicitement au cours de leur étude :
It must be stressed that there are no « special » methods or aims for biblical archeology. It works with the same materials and techniques, it presupposes the same standards of objectivity, it strives for the same total reconstruction of the past, that characterize all archeology. Biblical archeology simply confines itself - not arbitrarily but deliberately - to those aeras which are of direct relevance for the Bible.Its geographical scope extends to all the « Lands of the Bible », which means the entire Eastern Mediterrannean as far as Iraq and Iran, but with primary focus on ancient Syria-Palestine, comprising parts of modern Israel, Jordan, Syria and Lebanon. The chronological scope of biblical archeology dealt with in this volume extends until the Persian period. (Jerusalem : Keter, IX)

La recherche archéologique contemporaine associée à la Bible est loin d'être aussi caricaturale que ce que le Professeur Finkelstein peut en dire. Sa méthodologie évolue, varie d'un auteur à l'autre, permettant à Arthur Gibson, par exemple, de présenter en 2000 une recherche fondée sur les tablettes d'argile en sumérien et en hittites pour aboutir à un travail comparatiste avec les textes bibliques, à l'inverse de la démarche originelle de la recherche biblique.
Parmi les tenants actuels de la recherche archéologique associée à la Bible, on trouve H. Darrell Lance. Lance présente une voie médiane modérée de la recherche méthodologique. Il démontre en particulier dans son ouvrage The Old Testament and the Acrheologist qu'une recherche archéologique utilisant le support du texte biblique doit s'appuyer sur une connaissance exégétique du texte, et non sur une lecture naïve et détachée du contexte sémiologique. Gene Tucker, dans l'introduction de cet ouvrage, critique par ailleurs les chercheurs du XIXe siècle, qui se sont servi de l'archéologie pour étudier le texte biblique très souvent à contresens : « In the last century archeology has been widely used - and not infrequently misused - in the study of the Bible. » La difficulté essentielle de l'utilisation des textes hébraïques pour la recherche archéologique, explique-t-il plus loin ( p.10), vient du fait que cette utilisation présuppose la maîtrise de plusieurs disciplines, comme par exemple la paléographie hébraïque ancienne, disciplines si complexe qu'elles requièrent parfois une vie d'expérience, de sorte qu'elles se sont peu à peu développées en tant que spécialités distinctes. Selon la démonstration implicite de Lance, l'archéologue doit donc reconstituer un puzzle de connaissances si gigantesque qu'il lui est plus aisé d'utiliser ses découvertes pour éclairer le texte biblique que le contraire. Dans le mouvement de va-et-vient entre le texte et les découvertes archéologiques, Lance préconise donc d'utiliser le texte biblique pour éclairer le sens des découvertes archéologiques, et non comme outil originel de recherche étant donné la complexité de sa lecture.

Par contre les publications des chercheurs israëliens anti-judaïques ne sont pas très nombreuses, même si ces chercheurs tiennent le devant de la scène et le haut ds chaires universitaires. Certains, comme Nili Wazana, et bien qu'interviewée en tant que spécialiste et présentée comme telle par le professeur Finkelstein, n'a pas même publié un article depuis sa thèse, Biblical Border Descriptions in Light of Ancient Near East Literature.
On reste aussi rêveur devant les sujets de prédilection de cette école israëlienne d'archéologie. Nili Wazana se penche sur la question des frontières d'Israël dans le texte biblique pour les remettre en question. Le Professeur Finkelstein étudie quant à lui les « implantations » (hitnahalouiot) dans son livre « L'archéologie à la période des implantations et de Juges » (Ha archeologia shel tkoufat hahitnahalouiot véhashoftim). Le terme est étrangement moderne (le dictionnaire Ibn Shoshan précise que le terme est moderne, c'est-à-dire date au plus tôt de la période de la haskala, soit du XIXe siècle) et ne correspond à aucune expression utilisée par les textes hébraïques pour la conquête d'Israël. Il résonne de façon significative à notre époque, suggérant que cette étude pourrait bien, en définitive, renvoyer à une réflexion sur les implantations de l'époque moderne en Judée Samarie, et sur la légimité des frontières de l'état d'Israël.

Le problème essentiel de ce mouvement est qu'il entre en confluence avec l'idéologie de gauche israëlienne qui cherche à l'exploiter pour sa démonstration, et avec un mouvement mondial de déligitimisation de l'état d'Israël, qui lui donne alors une caisse de résonance.

2. L'affaire d'Abraham : un exemple d'utilisation politique de l'archéologie anti-judaïque israëlienne:


Les tenants de cette archéologie anti-judaïque ont vite attiré l'intérêt des media et des politiciens désireux de démontrer par ce biais l'illégitimité de la présence juive sur une partie ou sur tout Israël.


Abraham Segal fit ainsi un film, sorti sur nos écrans de cinéma en 1996, Abraham, où le réalisateur, membre du mouvement Shalom Arshav, interviewe tour à tour des philologues de l'école biblique et des archéologues de l'Université Hébraïque, pour démontrer d'une part que le lieu du Hevron historique n'est pas assuré, d'autre part, que le personnage d'Abraham n'est qu'un légende, et enfin que le Caveau des patriarches ne contiendrait pas les patriarches, dont l'existence est elle-même remise en question, mais la dépouille mortelle d'un croisé. Le réalisateur conclut son film en déclarant qu'en définitive on se bat à Hevron pour un héritage imaginaire, et qu'il faudrait évacuer à la fois cette ville, mais aussi tous les territoires des implantations pour rétablir la paix.


Quelle que soit l'opinion du réalisateur, on peut regretter qu'il n'ait construit son film que sur le témoignage de chercheurs partageant son idéologie. Choisis parmi les tenants anti-judaïques de l'archéologie, les chercheurs interviewés donnent en effet une image monolithique de la recherche israëlienne, et de plus sapant la légitimité, non seulement de la présence juive dans les territoires palestiniens, mais dans tout Israël. Le film d'Abraham Segal, qui a bénéficié de l'aide automatique à la création filmique en Israël versée par l'état d'Israël, a ainsi servi des arguments pro-palestiniens aux spectateurs français juste avant le déclenchement de la seconde antifadah. Le débat public qui suivait le film lors de sa projection fut houleux, et laissait déjà percevoir dans les réactions haineuses du public à l'encontre d'Israël l'antisémitisme que la seconde intifadah allait achever de révéler.


Avant même la seconde intifadah, les media internationaux servirent encore d'amplificateur à ces idéologies, préparant sans le savoir le nouveau révisionisme historique palestinien.


Pour ne citer qu'un exemple, Der Spiegel publia en 1998 un numéro entier (près de 120 pages) sur une relecture de la sortire d'Egypte d'après les archéologues. Moïse, pouvait-on y lire, était un Egyptien, ainsi que les esclaves dont ils s'était fait le chef. Il n'ya avait donc plus de sortie d'Egypte à proprement parler, ni de peuple hébreu, et encore moins de réalisation de promesse divine. Les fondements historiques de l'implantation du peuple hébreu sur la terre d'Israël disparaissant, toute la légitimité de l'état s'effondrait.


Très curieusement, ces mêmes media ne reprennent pas les découvertes archéologiques confirmant la validité des textes bibliques. Le Spiegel se faisait l'écho des archéologues qui remettaient en question le récit d'un pharaon possèdant une immense écurie. Récemment, en 2002, une équipe d'archéologues britanniques a retrouvé une ville, enfouie dans les limons d'un affluent asséché du Nil. Cette ville avait en son centre une immense statue pharaonique portant le nom de Ramses, soit la ville portant le nom du pharaon dont parlent les midrashim. Des écuries de plus de cinq cent chevaux témoignaient d'une puissance militaire du pharaon exceptionnelle pour l'époque Le Spiegel ne reprit pas l'information, pourtant diffusée par la BBC

Alors que les media européens, trop souvent, trient avec habilité les informations archéologiques, les Palestiniens réécrivent l'histoire d'Israël, tout en effaçant les traces archéologiques hébraïques des sites sous leur contrôle.

III. Idéologie et archéologie : les théories révisionistes palestiniennes
1. Réécriture de l'histoire révisioniste
Le site de l'Autorité Palestinienne prend beaucoup de soin à réécrire toute l'histoire du Mont du Temple, et de lui substituer une histoire qui serait celle d'une mosquée ayant existé depuis des siècles, bien avant Suleiman le Magnifique, bien avant Israël, et peut être même bien avant l'Islam. Les Juifs se sont trompés, entend-on répéter dans les médias palestiniens. Le Mont du Temple n'a jamais été le Mont du Temple . Et puis, les Juifs n'ont jamais sû où était leur temple. Et puis d'ailleurs, les Juifs n'ont jamais été en Israël. De façon significative, le site palestinien accuse les Juifs d'avoir toujours tenté de détruire la mosquée du Mont du Temple. Mais simultanément, ils ne mentionnent pas le temple qui précédait la construction de la mosquée d'Omar.

2. La destruction des sites archéologiques comme guerre de l'information
Il faut concevoir l'importance de la destruction des vestiges archéologiques découverts par les autorités du Waqf sur le mont du temple lorsque les travaux d'élargissement de la mosquée eurent lieu. Des trains entiers de camions déblayérent de nuit les vestiges, les jetant à la décharge publique en massacrant ainsi les couches archéologiques successives et en rendant le travail des archéologues impossible. Il était vital d'effacer toute trace de présence antécédente à l'Islam en ce lieu, de même que le site de l'Autorité palestinienne réécrit l'histoire, donnant une identité musulmane au roi David et à Salomon. Le Mont du Temple renommé devint ainsi l'esplanade des mosquées. L'histoire réécrite et le lieu saccagé, la légitimité d'Israël en ce lieu peut être effacée de la mémoire collective.

De même, la tombe de Joseph fut détruite, et reconstruite sous forme de mosquée après qu'un travail de délégitimisation du lieu ait été fait. Alors que les Palestiniens déclaraient que ce lieu était la tombe d'un sheikh, les archéologues israëliens interviewés par les media les secondaient en déclarant qu'il n'y avait aucune preuve archéologique de l'authenticité de ce lieu.

Conclusion
Nul doute que certains chercheurs, dans ces groupes repris par les media, ne soient sincères dans leur démarche, et que leurs déclarations soient dépourvues d'intérêt politique. Leur responsabilité scientifique devrait tout de même les amener à s'interroger sur l'utilisation idéologique et politique de leurs déclarations, et à analyser l'utilisation systématique faite par les Palestiniens de ces débats qui devraient ne concerner que le cercle des chercheurs.
Le processus idéologique enclenché par les Palestiniens est si simple, si limpide, qu'il n'est pas très difficile à comprendre : plus un lieu sera juif, hébraïque, plus ils revendiqueront ce lieu et effaceront son passé, matériellement, mais aussi dans la mémoire historique collective.
Tout cela nous rappelle l'importance de notre propre mémoire et de l'étude de notre histoire, qui plus qu'un patrimoine, constitue une part vitale de l'identité d'Israël.

edito

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