Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Commentaire de la charte de l'OLP et de son actualité

Yona Dureau: commentaire de la charte de l'OLP et de son actualité

 

La Charte de l'O.L.P. n'est toujours pas abrogée, et représente encore le coeur du problème dans les relations d'Israël avec l'Autorité palestinienne. Sa lecture éclaire aussi une insistance des pouvoirs palestiniens à répéter sans cesse que l'actuelle intifada est une lutte populaire, car cette expression constitue à leurs yeux à la fois une source de légitimité internationale et une référence idéologique à la charte.

1)L'article 33 stipule que la charte ne sera pas amendée sans vote des deux tiers du congrès de l'O.L.P. : il s'ensuit que toute déclaration, officielle ou non, par M. Arafat, du caractère caduque de cette charte, est de facto sans valeur du point de vue palestinien.

2) La session spéciale de vote pour l'abrogation de la charte de l'OLP en avril 1996 fut une mascarade que les journalistes internationaux feignirent de croirent : en effet le Conseil National Palestinien n'a voté ce jour-là, selon ses propres déclarations que sur la nécessité de voter pour abroger ladite charte.

3) Il s'ensuit que la charte de l'O.L.P., loin d'être caduque reste le fondement de l'Autorité palestinienne. Une étude attentive de cette charte montre même qu'elle a été le guide essentiel de toute la politique palestinienne de ces dernières années:
a. reconquête progressive de tous les territoires de la Palestine sous le mandat britannique

Article 2: la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible.
b. mise en place d'un éducation de la haine pour l'accomplissement de ce but premier:

Article 7: Le fait qu'il existe une communauté palestinienne et qu'elle ait un lien matériel et spirituel avec la Palestine est un fait indiscutable. C'est un devoir national que d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire. Tous les moyens d'information et d'éducation seront mis en oeuvre, afin de faire connaître son pays au Palestinien et ce de la manière la plus profonde, à la fois spirituelle et matérielle, si cela est possible. Le Palestinien doit être préparé à une lutte armée et être prêt à sacrifier sa richesse et sa vie afin de reconquérir son pays et d'amener sa libération.
c. Mise en veilleuse des conflits internes pour réunir les forces opposées à Israël:

Article 8: La phase de l'histoire que vit actuellement le peuple palestinien est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. Ainsi les conflits au sein des forces nationales palestiniennes sont secondaires, et devraient cesser au nom du conflit de base qui existe entre les forces du sionisme, et de l'impérialisme d'une part, et le peuple arabe palestinien d'autre part. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu'elles résident au sein du pays ou dans la diaspora (mahajir), constituent - par les organisations comme par les individus- un front national travaillant à la reprise de la Palestine et à sa libération par la lutte armée.
d. la continuation de la lutte armée et des attentats, ainsi qu'énoncé comme des fondements de l'oeuvre de l'O.L.P.

Article 9: La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. Il s'agit d'une stratégie d'ensemble, et pas seulement d'une phase tactique.

Article 10: L'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Elle requiert une escalade, une compréhension, et la mobilisation de tous les efforts d'éducation et de tous les efforts populaires palestiniens et de leurs organisations, ainsi que leur implication dans la révolution armée palestinienne.

La charte de la libération de la Palestine (de l'OLP)

La Charte nationale palestinienne
La charte de la libération de la Palestine (de l'OLP)

Article 1: la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ; c'est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une part intégrale de la nation arabe.

 

Article 2: la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible.

Article 3: le peuple arabe palestinien possède le droit légal au retour à leur foyer, et le droit à déterminer leur destinée après avoir réussi la libération de leur pays en accord avec leurs aspirations et de leur accord et volonté entière.

Article 4: L'identité palestinienne est une caractéristique essentielle, inérente, et autentique. Elle est transmise par les parents aux enfants. L'occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, à travers les désastres qui lui sont incombés, ne lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne et leur qualité de membre dans la communauté palestinienne, de même qu'aucun de ces événements ne nie cette identité.

Article 5: Les Palestiniens sont des nationaux arabes qui, jusqu'en 1947, résidaient de façon normale en Palestine, qu'ils aient été exilés depuis ou non. Toute personne née, après cette date, d'un père palestinien - que ce soit en Palestine ou au dehors- est aussi Palestinien.

Article 6: Les Juifs qui demeuraient en Palestine jusqu'au début de l'invasion sioniste, seront considérés Palestiniens.

Article 7: Le fait qu'il existe une communauté palestinienne et qu'elle ait un lien matériel et spirituel avec la Palestine est un fait indiscutable. C'est un devoir national que d'éduquer les individus Palestiniens dans un esprit révolutionnaire. Tous les moyens d'information et d'éducation seront mis en oeuvre, afin de faire connaître son pays au Palestinien et ce de la manière la plus profonde, à la fois spirituelle et matérielle, si cela est possible. Le Palestinien doit être préparé à une lutte armée et être prêt à sacrifier sa richesse et sa vie afin de reconquérir son pays et d'amener sa libération.

Article 8: La phase de l'histoire que vit actuellement le peuple palestinien est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. Ainsi les conflits au sein des forces nationales palestiniennes sont secondaires, et devraient cesser au nom du conflit de base qui existe entre les forces du sionisme, et de l'impérialisme d'une part, et le peuple arabe palestinien d'autre part. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu'elles résident au sein du pays ou dans la diaspora (mahajir), constituent - par les organisations comme par les individus- un front national travaillant à la reprise de la Palestine et à sa libération par la lutte armée.

Article 9: La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. Il s'agit d'une stratégie d'ensemble, et pas seulement d'une phase tactique. Le peuple arabe palestinien affirme sa détermination absolue et sa résolution ferme à continuer sa lutte armée et à travailler pour une révolution populaire armée pour la libération de son pays et son retour sur cette terre. Il affirme aussi son droit à une vie normale en Palestine, et à exercer l'auto-détermination et sa souveraineté sur ce pays.

Article 10: L'action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine. Elle requiert une escalade, une compréhension, et la mobilisation de tous les efforts d'éducation et de tous les efforts populaires palestiniens et de leurs organisations, ainsi que leur implication dans la révolution armée palestinienne. Elle requiert aussi le parachèvement de l'unité pour la lutte nationale (watani) entre les différents groupes du peuple palestinien et les masses arabes, de façon à assurer la continuation de la révolution, son escalade, et la victoire.

Article 11: Les Palestiniens ont trois mottos: l'unité nationale (wataniyya), la mobilisation nationale (qawmiyya) et la libération.

Article 12: Le peuple palestinien croit en l'unité arabe. Afin de contribuer à sa part dans l'atteinte de cet objectif, cil leur faut cependant, à cette étape de leur lutte, sauvegarder l'identité palestinienne et développer leur conscience de cette identité, et s'opposer à tout plan qui pourrait la dissoudre ou lui faire obstable.

Article 13: L'unité arabe et la libération de la Palestine constituent deux objectifs complémentaires, l'aboutissement de l'un facilitant l'aboutissement de l'autre. Ainsi, l'unité arabe amène la libération de la Palestine, la libération de la Palestine amène à l'unité arabe; et le travail pour la réalisation de l'un de ces objectifs va de pair avec le travail pour la réalisation de l'autre.

Article 14: La destinée de la nation arabe, et de fait, l'existence arabe elle-même, dépendent du devenir de la cause palestinienne. De cette interdépendance naît la recherche, par la nation arabe, et son effort pour la libération de la Palestine. Le peuple de Palestine joue le rôle d'avant-garde dans la réalisation de ce but sacré (qawni).

Article 15: La libération de la Palestine, d'un point de vue arabe, est un devoir national (qawmi) et vise à repousser l'agression et l'impérialisme sioniste contre le foyer arabe, et vise à l'élimination du sionisme de la Palestine. Une responsabilité absolue de ces points revient à la nation arabe - les peuples et les gouvernements - dont le peuple palestinien constitue l'avant-garde.
Par conséquent, la nation arabe doit mobilier toutes ses capacités militaires, humaines, morales, et spirituelles pour participer activement avec le peuple palestinien à la libération de la Palestine. Elle doit, particulièrement dans la phase de la révolution armée palestinienne, offrir et fournir au peuple palestinien toutes les aides possibles, matérielle et humaine, et mettre à sa disposition les moyens et les occasions qui leur permettront de continuer à jouer leur rôle de leader dans la révolution armée, jusqu'à la libération de leur patrie.

Article 16: La libération de la Palestine, d'un point de vue spirituel, donnera à la Terre Sainte une atmosphère de sécurité et de tranquilité, qui sauvegardera à son tour des sanctuaires religieux du pays, et garantiera la liberté de religion et la visite de ces lieux saints par tous, sans discrimination de race, de couleur, et de religion. Par conséquent, le peuple de Palestine s'adresse à toutes les puissance spirituelles du monde pour leur demander de l'aide.

Article 17: La libération de la Palestine, du point de vue humain, rendra à l'individu palestinien sa dignité, sa fierté, et sa liberté. Par conséquent, le peuple arabe palestinien demande le soutien de tous ceux dans le monde qui croient en la dignité de l'homme et en sa liberté.

Article 18: La libération de la Palestine, d'un point de vue international, constitue une action défensive nécessitée par les besoins d'auto-défense. Par conséquent, le peuple palestinien, désireux de l'amitié de tous les peuples, demande à tout état partisan de la liberté, de la paix, de le soutenir afin de restaurer les droits légitimes de ce peuple en Palestine, de ré-établir la paix et la sécurité dans ce pays, et de permettre à son peuple d'exercer une souveraineté nationale et sa liberté.

Article 19: La partition de la Palestine en 1947 et l'établissement de l'état d'Israël sont entièrement illégaux, en depit de tout passage du temps, parce qu'ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à ses droits naturels sur sa patrie, et qu'ils sont incohérents vis-à-vis des principes instaurés dans la Chartre des Nations Unies, particulièrement en ce qui concerne le droit à l'auto-détermination.

Article 20: La Déclaration Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nul et non-avenus. Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue une nation. Le judaïsme, étant une religion, ne constitue pas une nationalité indépendante. De même que les Juifs ne constituent pas une nation unique avec son identité propre; ils sont citoyens des états auxquels ils appartiennent.

Article 21: Le peuple arabe palestinien, s'exprimant par le biais de la révolution armée palestinienne, rejette toute solution qui serait un substitut à la libération totale de la Palestine, et rejette toute proposition visant à la liquidation du problème palestinien, ou à son internationalisation.

Article 22: Le sionisme est un mouvement politique lié de façon organique à un impérialisme international et antagoniste à toute action pour la libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansioniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. Israël est l'instrument du mouvement sioniste, et la base géographique de l'impérialisme mondial placé stratégiquement au sein du foyer arabe pour combattre les espoirs de libération, d'unité, et de progrès de la nation arabe. Israël est une source constante de menaces vis-à-vis de la paix au Moyen Orient et dans le monde entier.
Puisque la libération de la Palestine détruira le Sionisme et la présence impérialiste et contribuera à l'établissement de la paix dans le Moyen Orient, le peuple palestinien demande l'aide de toutes les forces progressistes et tournées vers la paix et les enjoint, hors de toute affiliation et croyances, à offrir leur aide et leur soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour la libération de sa patire.

Article 23: Le besoin de sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requiert de tous les états de considérer le sionisme comme un mouvement illégitime, de déclarer illégal son existence, d'interdire ses opérations, afin que les relations amicales entre les peuples puissent être préservées, et que la loyauté des citoyens à leurs pays respectifs soit sauvegardée.

Article 24: Le peuple palestinien croit en les principes de justice, de liberté, de souveraineté, d'auto-détermination, de dignité humaine, et dans le droit de tous les peuples à exercer ces principes.

Article 25: Pour la réalisation des buts de cette Charte et de ses principes, l'Organisation de la Libération de la Palestine jouera son rôle dans la libération de la Palestine en conformité avec la constitution de cette organisation.

Article 26: L'O.L.P., représentante des forces révolutionnaires palestiniennes, est responsable du mouvement du peuple arabe palestinien dans sa lutte - pour reprendre sa patrie, la libérer et y revenir et exercer son droit à l'auto-détermination- dans tous les domaines militaire, politique et financier, et pour tout ce qui peut être requis par le cas palestinien au niveau inter-arabe et international.

Article 27: L'O.L.P. coopérera avec tous les états arabes, chacun selon ses potentiels, et adoptera un politique neutre parmi eux à la lumière des nécessités de la guerre de libération; et sur cette base, l'O.L.P. n'interfèrera pas dans les affaires intérieures d'aucun état arabe.

Article 28: Le peuple arabe palestinien affirme l'authenticité et l'indépendance de sa révolution nationale et rejette toute forme d'intervention, de relation d'affiliation ou de subordination.

Article 29: Le peuple palestinien possède un droit légal authentique et fondamental à libérer sa patrie. Le peuple palestinien détermine son attitude envers tous les états et puissances sur la base de leur positon vis-à-vis de la révolution palestinienne visant à atteindre les buts du peuple palestinien.

Article 30: Les combattants et personnes armées dans la guerre de libération sont le noyau de l'armée populaire qui constituera la force protectrice pour les bénéfices du peuple arabe palestinien.

Article 31: L'O.L.P. aura un drapeau, un serment d'allégeance, et un hymne. Tout cela sera décidé par accord d'une réglementation spéciale.

Article 32: Les règlements, qui seront connus sous le nom de Constitution de l'O.L.P., seront annexés à cette chartre. Elles mettront par écrit la façon dont l'O.L.P. ainsi que ses organes et institutions seront constituées, leurs compétences respectives, et les leurs obligations respectives selon cette charte.

Article 33: Cette charte ne sera pas changée sinon par un vote d'une majorité des deux-tiers de tous les membres du Congrès National de l'O.L.P., en session spéciale réunie dans ce but.

Correspondance entre l'Imam Palazzi et l'ambassadeur israëlien X.

Correspondance entre l'Imam Palazzi et l'ambassadeur israëlien X.
Traduction :Yona Dureau
Nous avons caché l'identité de l'ambassadeur israëlien par un X. Voici sa correspondance échangée avec l'imam de Rome, l'imam Palazzi.
Question de l'amabssadeur israëlien:
Cher Proffesore Pallaci:

J'admire beaucoup vos écrits. J'ai servi comme Minestro degli Affari Economici à l'ambassade israëlienne à Rome entre 1986 et 1990.
Je n'arrive cependant pas à comprendre comment vous pouvez appeller l'OLP "des gangsters" après qu'ils aient choisi la paix, et que le président, Arafat (Abdul Rauf el-Codbi el-Husseini )ait reçu le prix nobel avec les deux plus grands leaders israëliens, rabin et Peres.

Ciao

Ambassadeur israëlien "X"

---------------------------------------

Réponse de l'IMAM PALAZZI :

Cher Ambassadeur:

Merci beaucoup pour votre soutien encourageant. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu la chance de vous rencontrer pendant les années de votre mission à Rome.
Lorsque je parle de gangster ["Arafat" - Abdul Rauf el-Codbi el-Husseini] j'utilise ce terme pour désigner le chef d'une organisation qui, en utilisant la violence, l'intimidation, et l'homicide, s'aquiert une propriété financière énorme pour lui-même et pour ses proches associés.
Comme je l'ai souvent répété, les soi-disant "accords de paix" (accords d'Oslo), à mon humble opinion, ne sont pas équilibrés, puisque Israêl accepte de soutenir l'Autorité Palestinienne, et même d'armer sa "police", en échange de déclarations écrites qui ne sont jamais mises en oeuvre.
En ce qui concerne Peres et Rabin, tout en admirant ce dernier pour son habilité militaire ainsi que pour ce qu'il a gagné sur le champs de bataille pour son pays, je ne puis m'empêcher de me rappeller le principe selon lequel "les meilleurs soldats sont souvent les pires politiciens, et vice versa".
Selon ma compréhension de la politique internationale, Oslo fut le première défaite d'Israël depuis 1948, et le risque réel impliqué était de perdre la plupart des territoires conquis sur le champ de bataille en 1967.
Comment le peuple en Israël peut-il croire qu'Arafat [el-Husseini] soit sincère dans le processus de paix?
Est-ce parce que la plupart des gens ne lisent pas la presse "palestinienne" et n'écoute pas les media de l'Autorité palestinienne?
Personnellement, je comprends l'arabe et je peux faire la différence entre des traités sur lesquels on peut compter et des mensonges diplomatiques.
Je me rappelle aussi feu Anwar Sadat, et je considère les accords de Camp David Agreement comme positifs. Cela vient du fait qu'après la signature, je n'ai jamais lu les déclarations antisémites et violentes des journeaux du Caire ou de la télévision égyptienne, ni la propagande anti-israëlienne qui n'a jamais cessé en Egypte.

(Dans une lettre récente, le Prof. Palazzi reconnait que toute cette propagande s'est encore envenimé, et que Mubarak est revenu au style propagandiste de Nasser)
Au contraire après Oslo, le ton des media palestiniennes n'a jamais changé, et le nombre des victimes annuelles du terrorisme n'a pas baissé, Arafat [el-Husseini] ne s'est pas gêné pour déclarer qu'il ne s'agissait là que d'un traité momentané, et que les officiels de l'Autorité Palestinienne n'avait même pas changé la chartre de l'OLP.
La conséquence de tout cela, et l'erreur de Rabin (qui a consisté à légitimer un terroriste international, et à en faire un candidat à la présidence d'un "état") mettent maintenant Israël en danger d'une autre manière. Après avoir été payé et armé par Israël selon les termes d'Oslo, à présent "Arafat"-el-Husseini annonce la proclamation d'un état palestinien ayant des frontières communes avec l'Egypte et la Jordanie.
En tant qu'ami, je demande la protection de D. pour Israël, et assez de lumière pour les leaders israëliens pour comprendre que la déclaration de l'annulation des accords d'Oslo est une urgence pour la protection de leur peuple et la sauvegarde de leur pays.

Avec mes meilleurs salutations
ciao.

Prof. Abdul Hadi Palazzi

--------------------------------------------------------
Réponse de l'amabssadeur israëlien X

Cher Professeur et Imam:

Excusez moi si je suis quelque peu impoli, mais comment osez-vous, vous, un étranger, me dire que mes parents et amis ont été tués dans des guerres inutiles et sans fin. Vous voulez que nous retournions à Gaza et Nablus. Vous ne voulez pas que vos correlionaires palestiniens, aient un lieu à eux. Bibi (le premier ministre Natanyahou), qui était un de mes amis personnels, me dit un jour que s'il n'avait pas déclaré être pour les accords d'Oslo avec quelques changements, il n'aurait pas gagné les dernières élections. Puis-je vous conseiller de vous en tenir à écrire sur l'Islam, et de ne pas blesser les Israëliens.

Ambassadeur "X"

--------------------------------------------

Réponse de l'IMAM PALAZZI:

Au contraire, mon cher Ambassadeur, j'espère qu'avec l'aide de D. Israël sera sauvé et empêché d'être faible dans ses défenses, et d'être entouré d'ennemis armés. Je suis heureux d'apprendre que tous les membres de la knesset ne sont pas d'accord avec votre exhaltation d'Oslo et des risques impliqués.

Dans les nouvelles d'aujourd'hui d'Arutz 7, je lis:

"MK Benny Begin (du Likoud) appelle le premier ministre à ne pas seulement menacer, mais à agir tout de suite pour arrêter les négociations concernant un deuxième retrait de la Judée Samarie. Dans un interview d'Arutz 7 aujourd'hui, Begin a fait remarquer qu'un état palestinien avec à sa tête Arafat [el-Husseini] serait basé sur une alliance entre Arafat (el-Husseini) et l'organisation terroriste du Hamas du Sheikh Ahmed Yassin, "ce qui nous donne une idée de la corruption et du terrorisme que cet état représentera... Depuis maintenant des mois, Arafat [el-Husseini] a permis de diffuser des programmes d'incitation à la violence; ces programmes montrent des enfants appellant au 'jihad' et ainsi de suite. Il ne s'agit pas de programmes diffusés sur une télévision clandestine - au contraire, les incitations médiatique font partie de la politique de l'Autorité palestinienne ... Arafat [el-Husseini] se sent parfaitement libre de diffuser de tels messages, car il sait qu'il ne se voit confronter aucune répercussio que ce soit d'Israël ou de la part de la communauté internationale."
Begin fit observer que la même "routspa" (comportement outrageux) fondera aussi le comportement de Arafat [el-Husseini's] à l'ONU."

M. Begin a ajouté que l'avertissement de Natanyahou à Arafat de ne pas déclarer son état unilatéralement n'a aucun sens. 'Sachant que six ou sept mois nous séparent d'une déclaration formelle de cet état, le gouvernement d'Israël devrait en arriver à une conclusion logique fondamentale: Israêl devrait arrêter un plan fournissant à Arafat plus de territoires, donnant ainsi plus de substance au concept d'état indépendant," a argumenté Begin.

Avec mes plus sincères salutations,

Prof. Abdul Hadi Palazzi

-------------------------------------------------

Au sujet du Professeur Palazzi:

Le Prof. Abdul Hadi Palazzi est secrétaire général de l'association musulmane italienne, et Imam (enseignant spirituel) de la communauté italienne musulmane. Le Prof. Palazzi a un doctorat des sciences islamiques par décret du Grand Mufti du Royaume de l'Arabie saoudite.
-----------------------------------------------------------

Le Double Langage de l'autorité palestinienne continue...

Yona Dureau: Le Double Langage de l'autorité palestinienne continue...

Les élections israêliennes ont vu une recrudescence des violences que l'on a à tort attribué aux injonctions des chefs religieux musulmans de Gaza. Certes, ceux-ci n'ont pas manqué d'appeller à la violence, mais il est une fois de plus essentiel de mettre en lumière le double jeu de l'Autorité palestinienne et d'Arafat en particulier, qui d'une part, fait une annonce apparemment modérée en apprenant l'élection d'Ariel Sharon, réitérant ses velléités officielles d'établir la paix, et d'autre part fait diffuser des messages de haine et d'appel à la guerre sur la radio dépendant directement de son autorité.
La voix de la Palestine, dans sa couverture des élections israëliennes, a une nouvelle fois incité à la violence. La couverture des élections israëliennes a tout d'abord exulté en notant le boycott des élections par les Arabes israëliens (moins de 1% ont voté), et la faible participation au scrutin des Israëliens, atteignant, on le sait, 48%.
La Voix de la Palestine a diffusé des menaces du leader du Fatah Marwan Barghouti que l'intifada continuerait et même s'intensifierait. Comme d'habitude, ces menaces avaient aussi le sens d'une exhortation au passage à l'acte, puisqu'elles n'étaient suivi d'aucune condamanation par l'Autorité palestinienne.

"Sharon était la dernière munition dans la réserve des Israëliens" a déclaré Barghouti. Il a ajouté que les Israëliens verraient bientôt que Sharon ne pourrait pas leur amener la sécurité, et qu'il constituait le plus grave échec dans leur histoire.
La seule façon de travailler avec Sharon, a ajouté encore Barghouti, est de continuer à procéder à l'escalade de l'intifadah.
La Voix de la Palestine a ensuite rapporté les propos de Yasser Abd-Rabbo, de l'Autorité palestinienne, déclarant que la victoire de Sharon représentait une victoire pour le parti fasciste et de l'extrème droite en Israël.

Les points du fort du colloque "La place de la femme dans les religions monothéistes"

Les points forts du colloque Radio-Judaica Lyon
ce colloque est diffusé ce soir à partir de 19 heures il est en quatre parties

 

Le colloque organisé par Radio Judaïca Bruxelles fut une réussite à plus d'un titre. Plusieurs points forts nous semblent mériter l'attention des auditeurs.
Janine Gedalia ouvrit le débat avec fougue. beaucoup de sagesse et de connaissances à puiser dans son exposé.
Dans son intervention de la matinée, Francine Kaufman fit quelques déclarations conernant des avancées révolutionaires de la halacha juive concernant les femmes. Le public, en revanche, fut peu ou pas convaincu par son évocation du bonheur des femmes ultra-orthodoxes.
Dans cette même matinée, une jeune femme belge convertie à l'Islam témoigna de son expérience, et de sa déception face à l'écart existant entre les textes et leur pratique en ce qui concerne la femme.
Yona Dureau exposa la dichotomie entre la présentation de la femme dans les textes mystiques juifs et les textes du statut légal de la femme.

L'après-midi vous réserve aussi quelques surprises, avec en particulier le témoignage d'une Catholique, qui tenta de nous expliquer que selon elle c'était l'Eglise qui avait permis l'avancée du statut de la femme. J'eus le regret de la contredire, en citant implicitement (je vous donne à présent les références: Beauvais et le Beauvaisie au XVIe siècle, ainsi que le Que-sais-je sur la démographie française au XVe et XVIe siècle) les études qui ont prouvé que la démographie du début du XVIe français s'effondre à la suite du massacre des sages-femmes fin XVe, brûlées comme sorcières, et qui explique la mort en couches de nombreuses femmes au début du XVIe avec leurs enfants...
Une femme-pasteur nous fit ensuite part de son expérience dans le protestantisme pour nous peindre une image idyllique, que trahit ses confidences post-colloque: son mari l'avait abandonné lors de la naissance de son huitième enfant. ceci n'aurait pas constitué une contradiction si elle n'avait prétendu parler de son EXPERIENCE personelle.
Janine Gedalia et Francine Kaufman reprirent le débat, clos par un autre temps fort, le discours de Jacob Mahiri sur l'être de la femme dans l'Islam, que je ne commenterai pas mais que je vous conseille d'écouter...

Le Travail des journalistes sous contrôle palestinien

Le Travail des journalistes sous contrôle palestinien,
titre original de l'article:

 

 

DATELINE JERUSALEM: SEE HOW THEY RUN.
JOURNALISTS UNDER PRESSURE?

 

par Judy Lash Balint
traduction Yona Dureau

L'autorité palestinienne n'aime pas les journalistes. Le comité indépendant pour la protection des journalistes qui recense les attaques contre la presse et prône la liberté de la presse dans le monde rapporte: "Depuis maintenant près de sept ans que l'Autorité Palestinienne a pris le contrôle de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, le président Yasser Arafat et sa sécurité à multiples ramifications ont muselé les critiques de la presse locale par le biais d'arrestations arbitraires, de menaces, de mauvais traitements physiques, et la censure des communiqués de presse.
Avec les années, le régime d'Arafat est parvenu à contraindre la plupart des journalistes palestiniens à l'auto-censure par la terreur."
Il n'y a aucune raison de penser que les correspondants de presse étrangers, qui étaient traqués de façon notoire à Beirout il y a vingt ans par l'OLP, futur A.P., ne soient pas contraints d'exercer le même type d'auto-censure aujourd'hui, et de faire un compromis avec la couverture objective et juste de la situation actuelle.
Pourtant, le verrou de fermeture sur la vérité le plus efficace, aujourd'hui, est constitué par le groupe des journalistes eux-mêmes. L'idéologie homogénéisée du corps de presse fait que la pensée indépendante continue à exiger du journaliste un courage et une persévérance tout à fait remarquable pour ne pas céder à cette pression.
Dans une partie du monde où les media ont par beaucoup d'aspects donné sa forme au conflit, la combinaison de terreur et de verrouillage de la pensée comme de l'information sur les protagonistes ne présage pas favorablement d'une solution.


Ramallah: Les choses ne seront plus jamais les mêmes

Le lynchage de deux Israëliens soldats de réserve à Ramallah le 12 Octobre 2000, et son tournage fut un tournant dans la couverture médiatique de la seconde intifada.
Jusque-là la plupart des journalistes occidentaux étaient libres de voyager où ils le souhaitaient dans les territoires palestiniens.
Le reporter de la télévision Sky TV News, Chris Roberts, déclare que lorsque la violence éclata en septembre, l'Autorité Palestinienne accueillit les reporters les bras ouverts: "Ils voulaient que l'on montre comment des enfants de 12 ans se faisaient tuer," explique-t-il. Mais après le lynchage, et après que les agents de l'Autorité Palestinienne aient fait de leur mieux pour confisquer et détruire le film de l'événement macabre, et que les forces israëliennes aient utilisé les images pour retrouver et arrêter les participants au lynchage, les Palestiniens ont souvent soulagé leur hostilité vis-à-vis des Américains en harcelant et en cherchant à intimider les correspondants occidentaux. "Dans la phase post-Ramallah, alors que toute la bonne volonté a disparu, je fais beaucoup plus attention aux endroits où je mets les pieds," déclare Roberts.

Ahmed Budeiri, un correspondant free-lance arabe brillant de ABC Télévision, âgé d'une vingtaine d'années, reconnait que Ramallah est "vraiment devenu dangereux pour les étrangers après le lynchage."
Selon des informations données par les intéressés eux-mêmes, une équipe de télévision polonaise s'est vu encerclée par les forces de sécurité palestiniennes, battue, et leur film du lynchage volé. Mais la plupart des cameramen de l'équipe étaient palestiniens. Si l'on considère la terreur infligée aux journalistes palestiniens, il n'est pas étonnant que presque tous, à l'exception d'un seul, travaillant pour la chaîne d'informations arabe Al-Jazeera, et un cameraman de la chaîne italienne RTI, aient obligeament donné leur film aux agents de l'Autorité Palestinienne.
Nasser Atta, producteur palestinien travaillant avec le réseau d'informations ABC, se trouvait à l'extérieur du bureau de police de Ramallah lorsque la scène sanglante éclata. Interviewé le lendemain dans l'émission du soir d'ABC "Nightline", il déclara à l'invité Ted Koppel que des personnes de la foule l'avaient assailli pour l'empêcher de filmer. "J'ai vu des jeunes prendre d'assaut mon équipe pour l'arrêter de filmer. Mon cameraman a été battu." déclara Atta.

Un journaliste britannique, Marc Seager, écrivit dans le Sunday Telegraph, journal de Londres (22 Octobre) : "J'étais en train de faire la composition de ma photo, lorsque je fus frappé d'un coup de poing au visage par un Palestinien. Un autre Palestinien me désigna du doigt en criant 'no picture, no pictures, ' (pas de photo, pas de photo), et un autre type me frappa au visage en disant, "donne-moi ton film". Un quatrième type m'arracha mon appareil-photo et l'écrasa par terre."
La plupart des reporters reconnaissent que l'Autorité palestinienne a ouvertement confisqué les films et les photos du lynchage. Mais quelques uns, comme le journaliste Neil Macdonald, de CBC, qui ont interviewé le chef de la sécurité palestinienne, Jibril Rajoub, se sont vu répondre qu'aucun film n'avait été confisqué.
D'autres, comme Bill Orme, du New York Times, en sont arrivé à leur propre conclusion qu'alors que la foule qui a attaqué les journalistes comprenait des policiers palestiniens, "personne n'a suggéré qu'il s'agissait d'une politique de l'Autorité Palestinienne. Ce n'était pas un ordre officiel."

Le film unique qui échappa aux griffes de la police de l'Autorité Palestinienne, parvint aux écrans de télévision autour du monde de la façon la moins orthodoxe. Selon Gideon Meir, directeur général des affaires publiques au Ministère des Affaires étrangères israëliennes, l'ambassade israëlienne à Rome a réussi à obtenir et protéger la vidéo de la chaîne indépendante de télévision italienne RTI, et moins de six heures après l'évènement macabre, les images passaient à Jérusalem. Les Italiens les ont diffusé sans exiger de paiement, déclara Meïr.

Le TV Newsweb, un site web pour les producteurs de télévision et les correspondants, a rapporté la retransmission du film d'une manière quelque peu différente : "Deux cassettes vidéo disparaissent de la circulation et réapparaissent à Jérusalem une heure plus tard. La cassette de Al-Jazeera fut proposée à la vente pour la somme de $1,000 américains par minute, mais elle était filmée de loin, avec des tremblements, et manquait d'impact. La cassette RTI était très graphique.
L'éditeur de la cassette RTI, qui se trouvait sur les lieux du drame, témoigna à une conférence de presse de Jérusalem organisée par le Ministère des Affaires étrangères israëlien et par le Government Press Office. RTI finit par mettre la cassette à la disposition des agences de presse en Italie, et les images macabres firent la une de la plupart des journeaux télévisés du soir."

Pendant ce temps, le vétéran des reporters italiens, M. Riccardo Cristiano, venait juste de sortir de l'hôpital où il avait passé plus d'une semaine pour se remettre des coups et blessures qu'il avait reçu, lorsqu'il fut battu à Yafo, alors qu'il couvrait les émeutes des Arabes israëliens. Cristiano eut le nez cassé, les pomettes des joues éclatées, et il perdit presque l'usage de son oeil droit.

Le reporter de la chaîne de télévision du gouvernement italien repartit travailler le jour qui suivit le lynchage. Selon Macdonald, de CBC, Cristiano, "un type très pacifique", était traumatisé par l'attaque de Jaffa. Lorsqu'il reçut des menaces de mort après les événements de Ramallah, probablement émanant de Palestiniens qui l'avaient à tord associé au tournage du lynchage," déclara Macdonald.
Cristiano écrivit une lettre en anglais à un ami journaliste palestinien du journal Al Hayat Al Jedida assurant à son collègue que sa chaîne n'était pour rien dans le reportage et qu'il ne violerait jamais l'éthique journalistique en transmettant un film à une ambassade ou à un bureau gouvernemental.
Le lundi 16 Octobre 2000, une version de cette lettre parut en arabe sur la première page des journeaux. Cristiano était privé de son visa israëlien de journaliste et était rappellé à Rome.
Le correspondant RTI fut évacué secrètement du pays pour sa propre sécurité après que les forces militaires israëliennes aient utilisé des images figées de son film pour mettre la main sur six des coupables de raids secrets.
Je partis en décembre dernier pour Rome pour rencontrer Riccardo Cristiano . Le grand Cristiano moustachu grisonnant et à la voix pondérée reconnait que son point de vue est de gauche, mais dans sa quête pour la justice en faveur de ceux qu'il considère comme opprimés, il suit les traces de son père, le fameux artiste italien Paolo Cristiano.
Cristiano père était membre de la résistance italienne, et passa trois ans dans les camps de concentration nazi. Il pesait à peine 40 kilos quand il rentra chez lui.
Riccardo me confia que son père était mortifié d'entendre des personnes accuser son fils d'anti-sémitisme. "La seule chose qu'il avait voulu faire lorsqu'il m'avait rendu visite en Israël était de visiter Yad Vashem", dit calmement Riccardo. récemment, Cristiano a eu une rencontre avec le chef du conseil juif de Venise pour expliquer ses actions et obtenir son soutien.
La lettre Al Hayat est devenur une affaire politique en Italie, parce que Cristiano travaillait pour la chaîne du gouvernement, et que sa lettre fut perçue comme ayant mis en danger la vie d'un reporter d'une chaîne indépendante dirigée par le Premier Ministre Silvio Berlusconi, qui appartient à l'opposition du centre droite.
Le parti de Berlusconi critique le soutien des Palestiniens par les media sponsorisés par le gouvernement italien.
Au cours de plusieurs interviews, Cristiano fut soucieux de ne parler que de ce qui était arrivé dans sa vie lors des mois en question, et d'aviter de parler de cette lettre objet de polémique.
Bien qu'il n'ai toujours pas de travail, il est encore techniquement employé par la RAI en attendant l'audience d'un conseil disciplinaire qui sera déterminante pour son futur de journaliste. Sa lettre d'Octobre a été publiée sans autorisation, et il ne peut plus se payer le luxe d'être accusé d'avoir accordé une interview sans autorisation au sujet de ses justifications pour ses actions.

De façon significative, Bill Orme, en tant que membre du bureau de la FPA (Foreign Press Association) se rappelle que dans une conversation téléphonique avec Cristiano le jour où la lettre fut publiée dans le Al Hayat, le reporter italien authentifia et même en défendit le contenu, en déclarant au FPA qu'il était soucieux de la sécurité de son équipe.

Les difficultés de Cristiano mettent en lumière la fraternité jouranlistique qui lie les journalistes couvrant le Moyen Orient. Comme beaucoup de reporters qui furent battus par les Palestiniens ces derniers mois, Cristiano feln'éprouve aucune rage contre la violence des Palestiniens. De même qu'il n'a pas de grande attente vis-à-vis de l'Autorité Palestinienne.
Il rapporte comment son équipe était en train de filmer un garde du corps du ministre des Affaires de Jérusalem palestinien, Faisal Husseini , qui gifla quelqu'un à une garden party qui avait lieu à Orient House, le Q.G. de l'Autorité palestinienne à Jérusalem. Un autre garde du corps est intervenu et a détruit le film. Cristiano, chef du bureau délégué, porta plainte. Le jour suivant, Husseini envoya ses excuses et tout fut oublié.
Alors que Cristiano éprouve visiblement de la sympathie pour la cause palestinienne, il n'est pas "anti-israëlien. Il parle de son intérêt particulier pour les Arméniens, et considère à la fois les Israèliens et les Palestiniens comme des "nations traumatisées".

Mais en attendant que son nom soit blanchi, Cristiano continue à être un homme abattu. "Mes amis pense que je suis de cette humeur à cause du fait que j'ai perdu mon travail à Jérusalem," dit-il tristement, "mais en fait j'ai perdu mon honneur et ma crédibilité et pour ma descendance."

Le Plan Amirav, ou la continuation de la politique de la langue de bois

Yona Dureau: Le Plan Amirav, ou la continuation de la politique de la langue de bois

Le gouvernement Barak vient à peine de publier le Livre Blanc et de dénoncer Yasser Arafat comme n'étant pas un partenaire pour la paix qu'une nouvelle étape est franchie, toujours sans l'assentiment implicite ou explicite du public, toujours en contradiction avec les dernières déclarations. On vient à peine de reconnaître l'existence d'un problème qu'on le nie à nouveau. On vient à peine de parler de violence que l'on met tout en place pour qu'elle se déclenche à nouveau, et alors que Barak a promis de ne rien décider sur l'avenir de Jérusalem sans l'assentiment du peuple, voilà qu'il engage la sécurité de la capitale et met en place une situation de fait dont le gouvernement suivant ne pourrait pas sortir.
Le Plan Amirav est un plan mis au point par le professeur Moshe Amirav, de l'Université de Haïfa, sur la base de la proposition américaine, et après de nombreuses concertations avec un groupe de leurs homologues palestiniens. Selon nos informations, les deux camps seraient sur le point d'aboutir pour établir un accord officiel.
Le but de ces manoeuvres de dernière urgence est de permettre un coup de théâtre politique à Ehud Barak, pouvant permettre à ce dernier de faire basculer l'opinion publique en sa faveur, et contraindre le pays à de nouvelles élections anticipées même si Ariel Sharon était élu.

Le plan israëlien prévoit des accords pour la sécurité, la vieille ville, les échanges de terres, les infrastructures, et les mouvements (de troupes?) . Sur tous ces points, le professeur Amirav a déclaré que les Palestiniens et les Israëliens étaient proches d'un accord. Amirav a aussi déclaré que Jérusalem Est serait une partie intégrale d'un état palestinien démilitarisé, et que la police palestinienne qui patrouillerait dans cette zone ne serait armée que de pistolets (!) (comme si les Israëliens avaient réussi jusque là à empêcher les Palestiniens d'introduire toutes les armes qu'ils souhaitaient dans toutes les zones!)
Selon le plan Amirav, Jérusalem Est serait donc contrôlée et policée par la police palestinienne, et la police israëlienne continuerait à contrôler Jérusalem Ouest. Une force de police mixte israëlo-palestinienne contrôlerait les zones mixtes et la vieille ville.
une forec internationale devrait être amenée à contrôler les lieux saints de la vieille ville, et à prendre en charge la sécurité des touristes. La Police palestinienne aurait pouvoir sur les Palestiniens et la Police Israëlienne aurait jurdiction sur les Israëliens. Amirav a déclaré que les Palestiniens avaient accepté son plan dans ses principes. Les Israëliens et les Palestiniens ont de plus convenu du principe d'échanges de territoires.
Amirav a ainsi déclaré qu'en échange de quartiers habités par des Juifs à Jérusalem Est comme Beit Zafafa, Israël donnerait des terres inhabitées aux Palestiniens, dont Har Homa, permettant une continuité territoriale des Palestiniens. Néanmoins, Amirav a concédé que des forces de police palestiniennes demeureraient dans les zones croisées par ces routes menant aux zone "juives", même si elles n'avaient pas l'autorisation de rester sur la route. interrogé par David Bedein sur le scénario catastrophe de tueurs palestiniens trouvant refuge à Jérusalem ou dans les zones "arabes", ou sur l'éventualité de violences menées à présent du sein même de Jérusalem, Moshe Amirav a répondu qu'il se fiait au jugement de spécialistes de la sécurité dont il a par ailleurs refusé de donner les noms.
Une source palestinienne a dit que les Palestiniens demanderaient des terres inoccupées de Ouest Jérusalem en échange de zones comme Ma'ale Adumim.
Le plan Amirav met en place deux municipalités partageant une partie des infrastrcutures, et suggère de placer certaines routes sous contrôle international comme la route no 1. L'aéroport de Jérusalem, Atarot, serait aussi partagé avec les Palestiniens, mais l'électricité et les services postaux seraient séparés.
Les deux parties s'efforcent de garder la ville ouverte, sans zone de contrôle, a-t-il ajouté, ajoutant qu'une compréhension réciproque et une vie en bonne intelligence garantirait la sécurité.
Les Palestiniens et les Israëliens ont aussi discuté de problème de partage de souvereineté sur le Mont du Temple, dont le mur du temple et la mosquée Al Aqsa, en évoquant la possibilité de remettre cette souvereineté au Conseil de sécurité des Nations Unies, à l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, ou le Maroc. Israël et les Palestiniens gèreraient leur propre site, et de cette façon aucun des deux n'aurait besoin de revendiquer la souvereineté et le status quo serait préservé.
Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat serait nommé gardien de Al Aqsa, et les deux parties devraient signer un accord interdisant à chacun de creuser sous le Mont, en respectant ainsi les revendications de chacun sur ce site.
Pour l'instant ce dernier point n'a sucité l'intérêt que des Israëliens, et a été refusé par les Palestiniens.
Moshe Amirav a de plus déclaré à David Bedein que ces accords devaient être appliqués sous peu, dès la fin des négociations de Taba, et que les spécialistes seraient alors à la disposition des journalistes pour répondre à toutes leurs questions.

La récupération de la souffrance collective par la gauche israëlienne

La récupération de la souffrance collective par la gauche israëlienne

La gauche israëlienne a entamé une récupération honteuse de la souffrance collective dans le cadre de sa campagne électorale.
Voici les affiches publiées dans Ha'aretz. Elles présentent les photos de jeunes gens tués dans des conflits précédents et portent les slogans "Il nous faut absolument arrêter le cercle vicieux du sang versé", "Voici le prix réel de la guerre", et chaque photo est accompagnée d'une phrase mentionant le prénom du soldat tombé et la phrase"X est tombé parce qu'il n'y a pas de paix". Cette campagne tente de fait croire au public que la paix proposée par la gauche est synonyme d'arrêt des pertes humaines alors que le nombre de morts annuels a été multiplié par trois depuis la signature des accords de paix et que tout le monde sait que les accords d'Oslo condamnent actuellement Israël à une guerre générale avec les Palestiniens et ses voisins. Les Israëliens le savent, la seule chose qu'ils ignorent c'est la date exacte à laquelle éclatera ce conflit, bien que les préparatifs et redéploiements de l'armée semblent indiquer que ce sera sous peu. La campagne de la gauche rend donc priori responable la droite des morts à venir, alors que paradoxalement, c'est une politique irresponsable de la gauche israëlienne qui a abouti à ce conflit généralié, et donc aux morts à venir. Il est de plus intolérable de s'attribuer les victimes des attaques arabes. Les morts ne sont ni de gauche ni de droite, et il serait temps de penser à se soucier avant tout de notre unité plutôt que de continuer à jouer un jeu de politique électorale éternellement fondé sur la division.
recuper1[1].gifrecuper2[1].gif

La propagande électorale a commencé, et les manoeuvres politiques aussi

La propagande électorale a commencé, et les manoeuvres politiques aussi

 

Dans toute campagne électorale en Israël il était habituel de voir les coups les plus bas portés par un parti ou l'autre à son adversaire, ceci sans doute dans la droite lignée de la tradition démocratique américaine fonctionnant à l'audimat et l'effet d'annonce. On a pu voir au cours de ces dernières semaines une accélération et une amplification frénétique de ces tentatives d'influence de l'opinion, avec les sondages à répétitions de l'opinion opposant les adversaires politiques réels avec les virtuels, et proposant par exemple des projections et statistiques sur les résultats de vote des Israëliens selon que Sharon se verrait opposé à Barak ou bien à Shimon Peres.
Et voilà que Peres, lâché par le parti Meretz, revient sur le devant de la scène, avec toutes une séries de manoeuvres de sa part - prétendant ne pas vouloir intervenir dans le combat politique de Barak, ou bien s'affichant comme l'allié fidèle de Barak s'efforçant de convaincre ses partisants de voter pour Barak, et de participer à ce rassemblement de leurs forces - et de la part de Ehud Barak lui-même, assurant le public qu'il réservait une place d'honneur à Peres dans son prochain gouvernement, expliquant avec une tristesse feinte au lendemain de l'échec cuisant de Peres auprès de Meretz qu'il fallait à présent penser surtout à la paix et unir toutes les forces...
Et puis les simagrées s'interrompent, et les masques tombent peu à peu. On recommence à parler de la candidature de Peres, en dehors de toute légalité, puisque les candidatures officielles devaient être présentées à une date limite fin décembre. Ehud Barak pourrait, selon ces annonces, démissioner de sa candidature jusqu'à trois ou quatre jours avant les élections pour céder sa place à Peres...
Et voilà que Peres, non content d'avoir trempé dans plusieurs affaires de détournement de fonds que l'on peut qualifier d'internationaux (versés par des donnateurs du monde entier au centre Peres pour la paix), qui se voit de nouveau en lice pour se présenter à la première fonction politique de l'état...
Et voilà qu'un pays meurtri depuis septembre, Israël, fait mine de ne plus savoir à quoi ont abouti les accords passés hâtivement par Peres, trop hâtivement, pour servir une carrière politique personnelle et à courte vue...
On croit rêver... Alors que Ehud Barak fait publier un Livre Blanc pour dénoncer les exactions palestiniennes et démontrer que Yasser Arafat n'a jamais tenté sérieusement l'option de la paix, voilà qu'il nous présente à nouveau le responsable de ces mêmes accords comme un sauveur...
Deux hypothèses, tragi-comiques, s'imposent: soit le Livre Blanc est une arme visant à déligitimer Peres en même temps que Arafat, et à pousser l'électorat de gauche dans les bras de Barak. En ce cas les simagrées publiques de Barak en sont d'autant plus ridicules...
Ou bien le Livre Blanc n'a pour fonction que de présenter l'option de la paix qui fut celle de Barak comme un échec, et une nouvelle politique de celui-ci comme un tournant décisif, mais alors ce Livre Blanc aboutit aussi à soutenir Sharon...
Car la troisième hypothèse, celle selon laquelle le Livre Blanc aurait pour but de créer une pression supplémentaire sur Yasser Arafat, est peu probable, dans les circonstances actuelles où le temps ne permet plus de parvenir sous la présidence de Clinton à un accord entre Israëliens et Palestiniens

La Diaspora comme avantage stratégique

ISRAEL ET LE MONDE JUIF
La Diaspora comme avantage stratégique

 

 

Analyse : Yair Sheleg

Quelque chose a changé dans la manière de laquelle les dirigeants israéliens
traitent la Diaspora juive. Le meilleur indicateur est le débat dans les
pages intérieures des journaux: le Conseil de Sécurité Nationale du Premier
Ministre a recommandé que ce serait à lui d'assumer la responsabilité des
contacts avec la Diaspora plutôt qu'au Ministère des Affaires Etrangères qui
en est actuellement chargé. Bien entendu, le Ministère des Affaires
Etrangères a réagi vivement et le CSN s'est dépêché de les apaiser en
déclarant qu'il ne s'agissait que d'un projet et que de toute manière, étant
une agence sans pouvoir opératif, le CSN avait l'intention de s'occuper
seulement des aspect bureaucratiques des contacts avec la Diaspora. Mais la
proposition en soi indique une confirmation nouvelle - ou renouvelée - de
l'importance de la Diaspora comme l'un des avantages stratégiques d'Israël.

Une autre confirmation a été fournie récemment lors de la grande conférence
sur "Le Bilan de la Force et de la Sécurité Nationales" qui s'est tenue au
Centre Interdisciplinaire d'Herzliya, quand Sallai Meridor, le président de
l'Agence Juive et de l'Organisation Sioniste Mondiale, parla "des Juifs de
la Diaspora comme élément de la force d' Israël".

Les relations entre Israël et la Diaspora ont suivi une voie longue et
sinueuse avant d'atteindre cette acceptation. Durant les premiers jours de
l'Etat, les relations n'étaient pas mises en cause. En tant que petit pays
faible et entouré d'ennemis, il était évident qu'Israël avait besoin
d'autant d'aide que possible. Le soutien des citoyens israéliens eux-même
n'était sûrement pas sujet à discussion. Mais cela fait plus de 10 ans que
la situation a bien changé. Israël et ses dirigeants étaient plus sûrs d'eux
que jamais. Le sentiment qui régnait était que la médiation des Juifs de
Diaspora n'était plus nécessaire pour établir des contacts avec les Hommes
d'Etat à l'étranger.

L'Intifada d'El Aksa semble avoir créé une brèche dans cette attitude, aussi
bien chez l'Israélien moyen qu'au sein de l'élite locale. Une fois de plus
le consensus national est: "nous sommes en état de siège, mais nous avons
raison" et le pays regarde autour de lui et se voit comme dans le passé,
seul dans l'arène internationale (exceptée l'administration Clinton) et
isolé dans les médias.

Il s'avère soudain que la seule main tendue vers nous et créant un lien
entre Israël et le monde n'est autre que celle de la Diaspora juive. Bien
que les touristes juifs aient annulé leurs visites ici au même rythme que le
tourisme général, les dirigeants juifs se sont mobilisés par centaines pour
des visites de solidarité et ont ramené aussi avec eux ce message vers les
quatre coins de la terre.

A long terme, on finit par réaliser que la force nationale va au-delà du
bilan des armes stratégiques. Elle dépend aussi de la force morale et
économique de la société, de la cohérence de son sens d'identité et du
système de valeurs sur lequel elle repose.

Cette reconnaissance se réflète non seulement dans les déclarations
abstraites ou les analyses savantes du CSN ou lors de la conférence
d'Herzliya. Une étude récente, préparée avant l'arrivée en Israël de la
seconde mission "Birthright Israël" qui a vu l'arrivée de milliers
d'étudiants juifs à la recherche d'un approfondissement de leur identité
juive, a montré que 80 pourcent de la population juive en Israël est
d'accord pour que des budgets gouvernementaux soient attribués à des
programmes de ce genre, comme cela fut le cas.

Le renouveau d'approbation de la Diaspora comme avantage stratégique devrait
aussi mener à des conclusions d'ordre pratique. Israël doit soutenir les
communautés juives dans leur effort de maintenir leur identité juive et leur
affiliation avec Israël, ce soutien comprenant l'allocation d'une partie de
l'argent des contribuables israéliens.

Cette approche a été appliquée lorsque le Gouvernement a accepté de couvrir
un tiers des frais du projet Birthright et de financer des programmes
d'éducation pour les Juifs dans l'ancienne Union Soviétique. L'Etat fournit
aussi une aide sporadique à d'autres projets éducatifs, mais cela devrait
être réalisé à plus grand échelle, surtout dans des pays où la situation
financière de la communauté l'empêche de remplir elle-même cette mission. La
première communauté en tête de liste est la communauté juive en Argentine,
dont les organisations et le système scolaire ont été gravement atteints par
la crise économique générale régnant dans le pays.

Les dirigeants juifs de la Diaspora devraient être invités à prendre part
aux affaires politiques et sociales israéliennes, en tout cas celles
concernant les valeurs et symboles juifs. Même si le dernier mot est, et
doit être, réservé au peuple israélien, on ne peut ignorer la Diaspora quand
il s'agit de questions de ce genre. Les Israéliens ne peuvent pas s'attendre
au soutien automatique de n'importe quelle décision israélienne. Ceux qui
ont exigé, à juste titre, que la Diaspora juive se mêle aux problèmes de
conversion et de la définition du statut de Juif dans la loi israélienne,
doivent adopter la même attitude en ce qui concerne des questions comme
Jérusalem et le statut définitif du Mont du Temple.

La conception que la Diaspora est un avantage pour Israël projette une ombre
sur la conception sioniste classique qui renie la Diaspora. Serait-il dans
l'intérêt d'Israël que la Diaspora, avec son influence politique et
financière, continue d'exister? Le rejet de la Diaspora ne devrait pas être
absolu, mais plutôt faire partie d'une échelle de valeurs. L'immigration en
Israël est de loin la plus estimable manifestation du Sionisme, mais les
Juifs qui préfèrent vivre dans la Diaspora ne devraient pas être délaissés
mais encouragés à maintenir leur Judaïsme et leur affinité pour l'Etat juif.