Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Relations renforcées entre l'Arabie Saoudite et Israël

Des jeunes saoudiens formée par Israël

 Israël forme de jeunes saoudiens aux États-Unis

 

 

wikileaks-file

 

 

De nouveaux documents déclassifiés par le site WikiLeaks témoignent du fait que l’ambassade d’ »Israël » aux États-Unis a formé des dizaines de jeunes étudiants saoudiens.

L’organisation britannique de surveillance des médias, Middle East Monitor a écrit que le communiqué de presse du ministère saoudien des Affaires étrangères publié par le site de WikiLeaks, prouvait le rapprochement des relations entre Riyad et Tel-Aviv, rapporte l’agence de presse iranienne Tasnim.

D’après les documents que WikiLeaks a récemment déclassifiés, l’ambassade israélienne à Washington a formé des dizaines de chercheurs saoudiens dans le cadre d’un projet du département d’État américain. Ce projet vise à former des jeunes afin de gérer leur société et coopérer avec leurs homologues internationaux.

Un autre objectif de ce projet est de former une nouvelle génération de jeunes dirigeants, actifs sur le plan social et politique qui pourront devenir des spécialistes des relations internationales.

WikiLeaks a levé un coin de voile sur un document spécial des journalistes étrangers en Arabie saoudite, document qui comprend un protocole officieux sous l’égide des États-Unis et qui renforce les relations entre l’Arabie saoudite et « Israël » sous prétexte d’une coopération académique.

Le message envoyé par le ministère saoudien des Affaires étrangères à l’ambassade de Riyad à Washington exige des informations complémentaires sur un groupe de dizaines de chercheurs saoudiens reçus à l’ambassade d’Israël à Washington pour participer à des cours sur la formation de dirigeants sous la supervision de l’administration américaine.

Source: Avec PressTV

https://french.almanar.com.lb/524962

 

Notre vie était magnifique du temps où les Juifs géraient notre ville

notre vie était magnifique du temps où les Juifs nous occupait

 

Ecoutez le reportage, la vidéo en dessous du texte.

Lorsque j'ai vu ce reportage à la télévision israélienne il y a quelques jours, je me suis juré de le traduire et de le partager au plus grand nombre.

A ma connaissance, aucun média n'a jamais su/voulu montrer la ce qu'il se passe et se dit sur le terrain comme le fait ce journaliste israélien pratiquement au quotidien.

La réalité et bien plus complexe que ce qu'on nous donne à voir. Alors essayons de faire sortir ce type de reportage de ce cercle israélo-juif dont l'approbation est aquise, en le partageant au maximum. Nous aurons alors peut être une chance de toucher des personnes qui ne sont informées que par les depêches de l'AFP.

Manu Schwab 

Le grand mufti d'Arabie Saoudite appelle les musulmans à s'allier avec Israël

http://www.algerie-focus.com/2017/07/palestine-grand-mufti-darabie-saoudite-appelle-musulmans-a-sallier-israel-combattre-terrorisme/

Le grand mufti d’Arabie Saoudite appelle les musulmans à s’allier avec Israël pour combattre le terrorisme

Le grand mufti d’Arabie Saoudite, Abdelaziz al-Cheïkh, a affirmé, sur une radio saoudienne, qu’il n’était pas permis, d’un point de vue religieux, de combattre les Israéliens et l’État hébreux. Pour lui, « les musulmans devraient s’allier avec eux pour combattre le Hamas et le Hezbollah ».
Répondant à la question d’un citoyen saoudien lors d’une émission diffusée par une radio locale, le grand mufti d’Arabie Saoudite a affirmé qu’il était interdit pour un musulman de s’en prendre à l’armée israélienne qui, selon lui, protège la mosquée al-Aqsa, ajoutant qu’il était aussi interdit, d’un point de vue religieux,  de combattre  l’État d’Israël qui peut être un allié précieux dans la guerre contre les chiites.

Selon le mufti, il est parfaitement permis que des musulmans demandent l’aide d’Israël pour combattre le Hamas, qui est à son sens, «une organisation terroriste», appelant par la même, tous les musulmans qui manifestent contre les dernières violences commises par l’armé israélienne sur l’esplanade des mosquées, à arrêter leur opération de «chahut» inutile et contre-productif.

Le cheikh a en outre décrété que l’alliance avec l’État hébreu était, licite notamment quand il s’agit de combattre des organisations comme le Hezbollah, s’appuyant, pour ce faire, sur un avis du théologien Ibn Taymiyya émis au 13ème siècle.

Massi M.
Source cliquez-ici

Al-Jazeera persona no grata en Israël le torchon brûle entre Israël et la chaîne du Qatar

al-jazeera va fermer ses bureaux de Jérusalem

Benjamin Netanyahou accuse la chaîne d’attiser les tensions autour des lieux saints. Le Premier ministre israélien a annoncé mercredi qu’il voulait expulser Al-Jazeera, basée au Qatar, qui « continue d’inciter à la violence à propos du Mont du Temple», a écrit le dirigeant d'Israël sur Facebook.

« J’ai demandé plusieurs fois aux agences chargées de l’application de la loi de fermer leur bureau à Jérusalem. Si cela n’est pas possible pour des raisons d’interprétation de la loi, je vais chercher à faire adopter la loi nécessaire pour expulser Al-Jazeera d’Israël », a-t-il ajouté.

al-jazeera va fermer ses bureaux de Jérusalem

al-jazeera va fermer ses bureaux de Jérusalem

La situation reste tendue malgré le retrait de détecteurs de métaux

Israël accuse depuis des années Al-Jazeera de partialité dans sa couverture du conflit qui l’oppose aux Palestiniens. L’initiative du Premier ministre israélien intervient alors que la situation restait tendue mercredi entre Israéliens et Palestiniens autour de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, malgré le retrait de détecteurs de métaux controversés, et elle suscite la crainte d’une éruption de violence lors de la grande prière du vendredi.

Les tensions étaient montées brusquement autour de ce site religieux situé à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville, après l’installation le 16 juillet par l’Etat hébreu de détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade. Les musulmans palestiniens y avaient vu une tentative d’Israël d’augmenter son contrôle sur ce site.

Arabie saoudite, Emirats, et Egypte demandent également la fermeture de la chaîne

Les autorités israéliennes avaient elles justifié ce dispositif par le fait que les assaillants qui avaient tué deux policiers israéliens le 14 juillet avaient dissimulé des armes sur ce site et en étaient sortis pour mener leur attentat.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte, qui ont rompu le 5 juin leurs relations avec le Qatar lui imposant une série de sanctions, demandent également la fermeture de la chaîne, exigeant notamment des autorités qataries qu’elles renoncent à « propager un discours d’extrémisme et de haine ».

Netanyahou s’est efforcé d’améliorer les relations avec les pays de la région où Israël est sévèrement critiquée pour ses 50 années d’occupation du territoire palestinien. L’Egypte et la Jordanie sont les deux seuls pays arabes avec lesquels Israël a signé des traités de paix.

Source 20 minutes

Mon copain non-juif par Jennifer Cooper

Préserver l'identité juive c'est penser pour toute la communauté juive

Mon copain non-juif

J’étais farouchement opposée aux mariages mixtes. Alors pourquoi m’étais-je éprise de ce non-juif au physique ravageur ?
par Jennifer Cooper

J’avais toujours été celle qui clamait haut et fort qu’elle n’épouserait jamais, au grand jamais, un non-juif. Ce n’était même pas par crainte de la réaction de mes parents. Eux n'avaient même pas besoin de me le dire ou de s’en inquiéter : mon éducation juive tant à la maison qu’à l’école était mon garde-fou. J'étais tellement attachée à mon identité juive qu’une trahison de ma part n'était même pas une statistique envisageable.

Certains de mes amis commencèrent à sortir avec des non-juifs. Je coupai les ponts avec eux en signe de protestation silencieuse, puisque mes mots, eux, n’avaient guère réussi à leur faire entendre raison. J’en vins à la conclusion très imbue de ma petite personne, que nous n’avions rien en commun puisqu’ils avaient décidé de reléguer leur identité juive au placard. Pour ma part, je me sentais très maître de la situation avec la mienne, si bien que je devins même responsable d’un mouvement de jeunesse sioniste et me mis à fréquenter tout un nouveau groupe de gens remplis d’idéal.

Rabbi Hillel dans le Talmud nous met en garde, il faut se montrer prudent et éviter de porter un jugement sur autrui si nous n’avons jamais eu à affronter une telle situation. Et je fonçais tout droit vers ces mêmes situations.

Le prince charmant

Un beau soir, j’ai assisté à une soirée organisée pour des amis qui rentraient d’un séjour d’un an en Israël. C’était un beau moment, chargé d’inspiration, de souvenirs et de promesses d’avenir. Alors que nous étions tous réunis autour des albums-photos, j'ai fait comme si je n’avais pas remarqué le type séduisant assis à côté de moi.

Tu ne sors pas avec des non-Juifs, et il le comprend très bien. Il veut juste faire ta connaissance.

Je ne me souviens pas lui avoir fait la conversation, mais apparemment j’ai bien dû marmonner deux ou trois remarques pas trop stupides, car le lendemain matin, l’organisatrice de la soirée m’a informée que Mr. Beau Gosse avait demandé après moi. Alors que je reprenais lentement ma respiration, elle a mentionné en passant : « Oh, je lui ai dit que tu ne fréquentes pas des non-juifs, et il le comprend très bien. Il veut simplement faire ta connaissance. Il t’a beaucoup appréciée. »

La situation était délicate, pour le moins qu’on puisse dire. Je me retrouvais donc poursuivi par un type au physique ravageur et sans aucune concurrente sur la liste. (Un peu…) Monsieur était cadre dans une boite de publicité. (Beaucoup…) Monsieur avait une moto. (Passionnément…) Et, si tout cela ne suffisait pas à satisfaire mon ego, Monsieur était pilote d’avion. (A la folie…)

A l’aide !

Une nuit inoubliable

Nous avons convenu d’une date pour nous rencontrer. Je m’étais convaincue que ce ne serait qu’une soirée totalement inoffensive qui viendrait rajouter des points à mon profil de séductrice. J’ai décidé de ne rien dire à mes parents.

Au début, on a vroumé un peu sur sa moto. Puis on a parlé, et ri, et parlé et ri encore. Bon Dieu… C’était plus difficile que je ne le pensais. Je ne voulais pas que la nuit se termine. Lui non plus. Alors, chose incroyable, à la première rencontre, nous avons déjà évoqué sa future conversion… C'était son ticket gagnant, il aurait droit à une deuxième rencontre.

Et une troisième, et une quatrième. Les choses devenaient sérieuses, mais je refusais d’en voir les conséquences puisque, comment vous vous en souvenez, j’étais une farouche opposante aux mariages mixtes. Il me fallait me rendre à l’évidence, je ne pourrais plus longtemps cacher cette situation à mes parents.

Le cinquième commandement

L’aveu s’est déroulé dans un restaurant. J'ai simplement informé mes parents que je sortais avec un non-juif, mais surtout qu’ils ne s’inquiètent pas. Ils devraient me connaître assez bien pour savoir que je n'allais jamais l'épouser. Ils n'ont pas dit grand-chose et c’est tout à leur crédit. Non pas parce que nous étions dans un lieu public, mais parce qu'ils étaient assez intelligents pour savoir réfléchir avant de parler. Le dîner s’est terminé péniblement, avec comme bruit de fonds le triste cliquetis des couverts, chacun jouant avec la nourriture dans son assiette, nourriture que nous n’avions pratiquement pas touchée.

Je voulais tellement honorer mes parents. Pourquoi ne pouvaient-ils pas m’accorder leur confiance ?

Le lendemain matin, j’ai servi à mon père, comme à mon habitude, son traditionnel petit-déjeuner du dimanche au lit. Il m’a remerciée d’une petite voix. Il pleurait. Je ne l'avais pas vu verser une larme depuis que sa mère était décédée, plus de dix ans auparavant.

Plus tard, alors que j’aidais ma mère dans la cuisine, elle a déclaré soudainement : « Je veux que tu saches que nous ne serons pas impolis avec lui si tu l'amènes ici. Mais ne compte pas sur nous pour être autre chose que courtois. Cela sera tout simplement trop dur. »

Je voulais tellement honorer mes parents. Pourquoi ne pouvaient-ils pas m’accorder leur confiance.

En quête d'un conseil juridique

Le lendemain, je me suis retrouvée en voiture avec mon père. Nous nous sommes garés devant la maison. Nous sommes restés assis là pendant plusieurs minutes, chacun de nous, perdus dans nos pensées. Moi, dans ma bulle d'auto-gratification optimiste, et mon père lui, portant le deuil de la perte potentielle de générations futures. C’est moi qui ai fini par briser ce silence pesant :

— Papa, pourquoi est-ce si important que les Juifs se marient avec des Juifs ?

— Parce qu'il est important que nous préservions notre héritage qui est unique, a-t-il répondu, surpris que cette question si fondamentale émane de moi.

Désolée, je refusais d’avaler ça. Aussi, ai-je riposté :

— D’accord, mais qu’est-ce qu’il y a de si particulier dans notre héritage, je veux dire, pourquoi est-ce TELLEMENT important qu'il y ait des Juifs dans le monde ?

— Parce que nous sommes censés être une lumière parmi les nations, a t-il renchéri, se demandant comment tout cela allait se finir. Je continuais à bien appuyer, avec comme cible, sa trachée artère.

Si notre héritage est si spécial, pourquoi est-ce que nous mangeons au McDonald et que nous n’observons pas Chabbat?

— Alors, papa, si notre héritage est si spécial, et que nous devons être une lumière parmi les nations, et que tout mon avenir en dépend, pourquoi est-ce que je mange au McDonald et pourquoi bon sang n’observons-nous pas Chabbat! »

De nouveau, le silence. Cette fois-ci, c’est à mon père de le briser : « Je ne sais pas. Je suppose que je n’ai jamais pensé à ça jusqu'à présent, a-t-il admis, un brin honteux.

Pour la première fois, j'avais rendu mon brillant avocat de père muet. Mais il lui restait encore un atout dans sa manche. Sa logique riche d’expérience.

— Écoute, si, comme tu le dis, tu ne vas surement pas te marier avec ce type, alors pourquoi diable continues-tu à le fréquenter? Si c’est dur pour toi d’arrêter de le voir maintenant, imagine alors combien ça va être difficile plus tard, puisque de toutes les façons, il y aura un moment où cette histoire devra s’arrêter, d’après ce que tu dis. Pourquoi une fille intelligente devrait-elle s’infliger ça à elle-même, ou pire, à la personne dont elle prétend se soucier ?

Hora lors d'un mariage juif à Paris

Hora lors d'un mariage juif à Paris

Il avait raison.

Mon cœur était rempli de respect pour mes parents et du désir de leur plaire. Je sentais tout le poids de mon identité juive sur mes petites épaules. Qu’est-ce que j’essayais exactement de préserver et de protéger? Après tout, je n'étais pas religieuse. Pourquoi avait-il toujours été si évident, si clair pour moi que je ne me marierais qu’avec un Juif ? Et qu’était-il donc arrivé à cette certitude?

Pour moi, le fait d’être Juif avait toujours été facile, allant de soi. Une école juive, des amis juifs, une maison traditionnelle juive. Il n’y avait jamais eu de remise en question, de menace, de tentation. Aucune raison d’y penser ou de soulever un peu mes ornières.

Mais à présent, sonnait l’heure de vérité pour mon éducation juive, testant ainsi son excellence. Allait-elle se révéler suffisante pour me sauver?

Alors j’ai pris la barre des témoins. Pour la première fois de ma vie, j'ai réfléchi en toute conscience à ce que j’étais, à ce que je voulais être, et à ce qui m’importait sincèrement. J'étais d'abord et avant tout une Juive. Mon héritage était important. Je voulais qu'il puisse continuer à faire partie de ma vie. Et il était vital que mon futur mari ressente la même chose.

Mon verdict est tombé : Seule une forte identité juive sauve les Juifs.

La rupture

A partir de là, la décision n’a pas été si difficile que cela. Un appel téléphonique bref et tendu a sonné le glas de ce qui aurait pu devenir l'erreur de ma vie. Je ne l’ai plus jamais revu ni ne lui ai jamais parlé depuis, bien que j'en aie pleuré pendant des jours. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais cela doit avoir un lien avec mon âme.

Cette histoire s’est déroulée il y a près de vingt ans, mais en regardant de nos jours les chiffres effrayants de l’assimilation, elle aurait pu tout aussi bien se dérouler hier.

J'ai failli devenir moi-même une statistique, si ce n’est ce facteur rédempteur: je me souciais de mon identité

Je crois que c'est le facteur qui peut faire la différence. Celui que nous devons développer dans nos communautés : le fait de nous soucier de notre identité, le fait de nous soucier du peuple juif, de notre héritage, de notre message aux nations, de notre passé, de notre avenir, de nos générations futures. Nous soucier de nos parents, nous soucier les uns des autres. Si nous voulons que le peuple juif survive, nous devons nous soucier de toutes ces choses, bien plus que de notre propre petite personne.

Revenir à l'essentiel

Comment pouvons-nous de manière concrète entretenir une relation saine et épanouie avec notre Judaïsme ? Cela commence, se poursuit et se termine dans nos maisons. Point final.

Toutes les écoles privées juives, les activités extrascolaires, le tutorat, les groupes de jeunes, les activités sociales, les événements communautaires, les sites internet, les clubs de rencontres et les groupes de soutien doivent livrer un combat de titan en terrain difficile et se trouvent en net désavantage face aux multitudes de Juifs qui grandissent dans des maisons vides de tout Judaïsme.

Les établissements d’éducation juive et les groupes communautaires sont les lignes de survie nécessaires qui relient nos maisons à notre avenir collectif. Nous avons besoin de nous nourrir de plus de Judaïsme afin d'assurer leur succès.

Nous voulons que nos enfants comprennent l’importance de ce que signifie être juif. Nous avons besoin d’alimenter leur identité juive, au point qu'elle en devienne innée. C’est dans nos foyers que nous la cultivons et dans nos maisons que nos enfants apprennent à en prendre soin. Nos foyers sont l’endroit dans lequel nous apprenons à nos enfants ce qui importe et ce dont il faut prendre soin.

Beaucoup de gens ressentent la nécessité de faire un grand sacrifice pour vivre leur Judaïsme. Ne pas le vivre constitue un bien plus sacrifice. Nous ne pouvons renoncer et nous satisfaire de cette situation par manque de financement, de connaissances, d’une bonne adresse ou d’un cercle social adapté. La bonne nouvelle est que le fait de se soucier d’autrui n’exige aucun sacrifice. Bien au contraire, c'est une chose agréable et à la portée de tous.

Comment pouvons-nous introduire une dose de Judaïsme dans nos maisons ? Demandez donc à ceux qui ont grandi avec, ils vous répondront tous la même chose: ce sont les rituels les plus simples qui ont le plus d'impact.

L’allumage des bougies le Chabbat, la décoration de la Soucca ou manger les Matsot à Pessah, la présence de Mezouza sur chaque porte, ou celle de livres juifs posés fièrement sur la table du salon, la récitation du Chema Yisrael avec ses enfants, l’accrochage d’un drapeau israélien lors de la Journée de l'Indépendance d'Israël.

Ce sont ces moments-là qui très certainement, peuvent enfin faire apparaitre un Juif que son identité ne laisserait plus indifférent : ces moments qui le cisèlent, qui le modèlent, qui le tirent véritablement de cette matière à l’état brut que représente la menace de l'assimilation.

Notre Torah et notre calendrier juif sont remplis d'un véritable trésor, celui de nos traditions et de notre rituel, qui mettent en valeur nos vies et rehaussent de façon unique nos expériences, par des instants mémorables de célébration et de sagesse, tous parfumés de cette saveur juive inimitable

Ce sont ces moments qui m'ont gardée, brebis un instant égarée, dans le troupeau. Ils peuvent aussi avoir un impact sur vous et sur vos enfants.

Source : http://www.aish.fr/israel/monde_juif/Mo ... -juif.html

Les vestiges de la vie juive au Moyen-âge à Montpellier bientôt ouvert au public

Un des plus beaux mikvé au monde à Montpellier

Daté du XIIIe siècle, ce site découvert en parfait état en 1985 dévoile enfin ses secrets. L'importante campagne de fouilles qui s'y déroule en ce moment éclaire sur la présence juive dans la cité héraultaise.

Les Montpelliérains qui connaissent ce site exceptionnel sont rares. Classé aux monuments historiques, ce bassin rituel d'une synagogue du XIIIe siècle est un vestige pourtant incroyablement bien conservé. La fouille qui est sur le point de s'achever met en évidence la présence juive dans la ville médiévale de Montpellier.

Un des plus beaux mikvé au monde à Montpellier

Un des plus beaux mikvé au monde à Montpellier

Le Mikvé, du nom du bain traditionnel juif, découvert en 1985, est un témoignage «rarissime» de l'art ayyoubide, selon l'un des archéologues chargés des fouilles. «Ce sont probablement des juifs, chassés d'Andalousie vers les années 1140, qui l'ont apporté», estime Christian Markiewicz, interrogé par nos confrères de Midi Libre.

Depuis le début de la vaste campagne de fouille, les archéologues ont procédé à un relevé en 3D du sous-sol d'une ancienne synagogue, unique en Europe. Ils espèrent pouvoir fournir à la ville une maquette complète des lieux. Le bassin, de 3,4m de diamètre, était au cœur d'un quartier juif réunissant probablement entre 500 et 1000 personnes.

Lieu de purification ou pressoir à vin?

L'usage exact de cette large vasque reste flou pour le moment. Les chercheurs émettent plusieurs hypothèses. Ils estiment que le bassin a pu servir de lieu de purification avant le traditionnel bain. Une autre piste bien plus récente est envisagée. Découvert près de Jérusalem, un autre bassin similaire servait, lui, de pressoir à vin, boisson sacrée dans la religion juive.

Quoi qu'il en soit, le Mikvé n'a probablement servi que durant deux cents ans. Après le départ des juifs, chassés de Montpellier par Philippe Le Bel à partir de 1306, le bassin a été transformé successivement en puits, en cave à charbon et finalement en débarras avant d'être redécouvert en 1985.

La ville de Montpellier regorge de bien d'autres trésors dans son sous-sol. Autour de ce joyau de l'art ayyoubide, d'autres éléments du quartier juif ont d'ailleurs été mis en lumière par l'équipe d'archéologues, une grande salle voûtée et une école rabbinique notamment. À terme, la ville, propriétaire des lieux, souhaite ouvrir au public ce patrimoine d'exception.

Juifs indiens en Israël une communauté méconnue de Corinne Binisti

Les Premiers ministres indien Narendra Modi et israélien Benyamin Natanyahu à Haïfa, en Israël, le 6 juillet 2017.

Article de Corinne Binisti pour RFI

Les Israéliens d'origine indienne étaient enthousiasmés par la visite récente, le 4 juillet 2017, à Ramla en Israël, du Premier ministre indien Narendra Modi. Cette communauté peu connue compte aujourd’hui un peu plus de 100 000 personnes.

A l’origine, les juifs indiens vivaient divisés en trois communautés : les « Bene Israël » au nombre de 20 000 en 1951, localisés dans l'Etat du Maharashtra autour de Bombay et de la région de Konkan, les « Juifs de Cochin » dans l'Etat méridional du Kerala, qui étaient 3 000 dans les années 1940. Et enfin, les « Iraqis » ou « Baghdadis », soit 6 500 personnes en 1940.

Cette histoire s’inscrit dans un exil commencé au XVIe siècle. Des Juifs venus de Perse et du Khorasan, dans le nord-est de l'actuel Iran, s’installent dans le nord de l'Inde. « Ils ont suivi un exil un peu atypique et ils ont été coupés de leur communauté pendant un certain temps,explique Claudine Douillet, la fondatrice de Alliance, le premier magazine de la communauté juive créé sur le net. Certains rabbins ont voulu sillonner le monde, pour essayer de retrouver ces "étincelles" du judaïsme. Et ils se sont très vite aperçus qu’il existait des juifs en Inde ».

Des populations, qui, en Inde avaient gardé toutes sortes de rituels fidèles à la religion juive. « Ils pratiquaient eux aussi la circoncision et ils embrassaient l’embrasure de la porte, en référence à la mezouza », précise-t-elle. La mezouza représente cette petite boîte renfermant le parchemin sur lequel les paroles de la Torah sont inscrites, et qui est placé sur le poteau droit des demeures juives, penchée vers l’intérieur du foyer.

« Juifs invisibles »

Selon Claudine Douillet, il y aurait eu différentes vagues d’immigrations de juifs indiens vers Israël. Certains sont d’ailleurs arrivés vers la fin des années 1940 et au début des années 1950. D’après elle, plusieurs « alyah » (« montée » en Israël) ont eu également lieu en 2002, 2005 et 2007 pour ensuite s’arrêter brusquement.

Juives d'inde en Israël

Juives d'inde en Israël

« L’Etat d’Israël souhaitait que les Indiens qui se réclamaient du peuple juif prouvent leur judéité, leur filiation, c’est-à-dire la judéité de leur mère. Donc, ceux qui voulaient s’installer en Israël ont dû se convertir. Certains l’ont accepté et d’autres non ».

Mais elle précise : « Ce qui est sûr c’est que les 100 000 juifs provenant d’Inde présents en Israël se reconnaissent en tant que juifs, indiens et israéliens. Ils sont vraiment intégrés dans le pays ». Si, comme l’indique Claudine Douillet les juifs indiens israéliens sont « totalement intégrés », des historiens les ont qualifiés de « juifs invisibles » car ni ashkénazes comme on appelle les juifs d'Europe de l'Est, ni séfarades, terme qui désigne les juifs orientaux.

Pour l’heure, ces populations sont partie prenante de la société israélienne et bien présentes dans divers domaines, médical, agricole ou commercial. Esther David, écrivaine juive israélienne d’origine indienne, explique que « les liens ont été établis entre l'Inde et l'Israël. Et dans les deux sens. Par exemple, des techniques utilisées dans l’agriculture israélienne ont été diffusées dans l’Etat du Gujarat. De même que la mangue indienne est aussi cultivée en Israël ».


Née au sein de la communauté juive d'Ahmedabad, dans le nord-ouest de l'Inde, Esther David est écrivaine, peintre, sculpteur et historienne de l'art.

RFI : Savez-vous si les juifs indiens sont évoqués dans la Bible hébraïque, l’Ancien Testament ?

Esther David : L'Inde et Israël sont des civilisations antiques qui ont eu des liens commerciaux. Dans la Bible hébraïque et notamment le Livre des Rois, il est dit que de l'or et des paons auraient été envoyés de l'Inde vers Israël. L’histoire dit aussi que des juifs seraient arrivés en Inde par la mer ou la route de la soie.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

La plupart des juifs indiens ont des familles en Israël. Il y a de réelles relations diplomatiques entre les deux pays et il est maintenant plus facile pour les juifs indiens de rendre visite à leurs proches en Israël.

Existe-t-il des différences entre les traditions juives indienne et ashkénaze ou séfarade ?

Il y a déjà des différences entre ashkénazes et séfarades dans certaines traditions,  notamment dans les spécialités culinaires. En ce qui nous concerne, lors de fêtes religieuses comme la Pâque juive, nous les juifs indiens, nous consommons du riz. Chose que les juifs ashkénazes et séfarades ne font pas particulièrement. Tout comme les rituels de nos mariages.

Chez les religieux orthodoxes, les femmes portent une robe de mariage blanche avec le voile et le jeune marié un costume. Chez nous, la jeune mariée porte le sari vert pour la cérémonie du henné et le sari rouge qui marque l'adieu à sa famille. Le jeune marié porte, lui, un kurta, une tenue traditionnelle indienne. Mais parfois, le marié peut revêtir un costume occidental. Et lors de la fête traditionnelle, les jeunes mariés juifs indiens sont aussi portés sur des chaises pour la danse juive de la hora.

 Corinne Binisti pour RFI

La vie des juifs en Inde , les Mizo, les Bnei Menashe

Je pense que tous les juifs devraient vivre en Israël

Pierre Prakash, L'Express, 08/08/2005

Ils vivent dans les montagnes, au nord-est du pays, et sont convaincus de faire partie de la diaspora. A Jérusalem, certains sont prêts à le croire...

En ce vendredi soir, la famille Kholhring a invité quelques amis pour célébrer sabbat. Autour de la table, éclairée par une paire de bougies, le petit groupe chante avec ferveur des extraits du Siddhur, le livre de prières juif. Pantalon noir et chemise blanche, le maître de maison, Avior, coupe solennellement le pain, qu'il distribue en silence avec une pincée de sel et une rasade de jus de raisin. «Pas moyen d'avoir du vin», s'excuse-t-il, en référence à la prohibition imposée par les autorités locales. Nous sommes en effet à des milliers de kilomètres d'Israël, au fin fond des zones tribales du nord-est de l'Inde.

La famille Kholhring, d'ailleurs, n'est pas véritablement juive. Ils ne parlent pas hébreu, ont appris les rites dans des livres et le Siddhur qu'ils utilisent est une traduction phonétique. «Je sais que je suis juif, clame pourtant Avior sous le drapeau israélien qui trône au-dessus du canapé. Mon corps est ici, mais mon esprit est en Israël. Un jour, je retournerai à la Terre promise.»

Quelque 6 000 Mizo - un peuple mongoloïde que l'on trouve dans les Etats indiens du Mizoram et du Manipur - pratiquent un judaïsme traditionnel

Dans cette région montagneuse frontalière de la Birmanie, quelque 6 000 Mizo - un peuple mongoloïde que l'on trouve dans les Etats indiens du Mizoram et du Manipur - pratiquent ainsi un judaïsme traditionnel. Ce sont les Bnei Menashe, une communauté qui, depuis maintenant trente ans, se revendique comme l'une des dix «tribus perdues» d'Israël.

Selon l'Ancien Testament, ces tribus, chassées par l'invasion des Assyriens, en 721 avant Jésus-Christ, se seraient éparpillées sur la planète, attendant leur heure pour retourner en Terre promise. Les Bnei Menashe seraient ainsi les «enfants de Manashe», fils de Joseph et petit-fils d'Abraham.

Contraints à l'exode, leurs ancêtres auraient traversé les actuels Iran et Afghanistan, puis séjourné en Chine, avant de passer dans l'actuelle Birmanie pour finalement s'installer du côté indien de la frontière. Une folle épopée de vingt-sept siècles, au cours de laquelle la tribu a toutefois oublié sa langue, son histoire et ses traditions.

En cours de route, ils se sont aussi métissés. Ils parlent un dialecte tibéto-birman. Plus problématique encore: ils élèvent des cochons et les mangent...

«Notre présence ici est une erreur de l'Histoire, c'est notre mitsva, notre devoir que de retourner là-bas», martèle pourtant Nirit, 21 ans, arborant fièrement une étoile de David autour du cou dans la salle de classe du Hebrew Center, à Aijal, la capitale du Mizoram.

Envoyés par Shavei Israel, une organisation qui recherche les fameuses tribus perdues, des rabbins s'y relaient pour enseigner l'hébreu et la Torah. «La vraie vie juive», résume le professeur du moment, Yehuda Gin, le premier rabbin issu de la communauté. «Il ont encore besoin d'apprendre, mais, dans l'âme, ces gens sont juifs», affirme cet homme qui vit depuis douze ans à Hébron.

Mariage juif et indien

Mariage juif et indien

«Dans l'âme, ces gens sont juifs»

Comme lui, quelque 800 Mizo ont déjà émigré, partis en touristes pour Israël avant de se convertir sur place afin d'obtenir la nationalité de l'Etat hébreu. Migration économique? «Il y a peut-être quelques imposteurs, comme partout, mais la grande majorité est sincère, conteste le porte-parole de la communauté, Liyon Fanai. Si nous voulons aller en Israël, ce n'est que pour pouvoir pratiquer pleinement notre religion, car ici les gens se moquent de nos kippas, nous devons préparer notre viande kasher nous-même, et on ne peut rien dire quand on nous demande de travailler le samedi.» «Ces gens ont largement prouvé leur identité juive et leur dévouement au judaïsme, ajoute Michael Freund, président de Shavei Israel. Ce sont nos frères et surs, c'est notre devoir moral, historique et religieux que de les ramener à la maison.»

En 2003, le ministère israélien de l'Intérieur a néanmoins interdit toute nouvelle immigration, en attendant de vérifier la filiation juive. L'histoire de la tribu retrouvée dans les jungles d'Asie est en effet loin de convaincre tout le monde. Surtout dans cette région à 90% chrétienne. Tandis que certains pasteurs évoquent «le travail de démons qui tentent d'égarer les esprits», d'autres réclament des preuves. Difficiles à trouver, puisqu'il n'existe aucune trace écrite de la mémoire mizo avant l'arrivée des missionnaires protestants, à la fin du XIXe siècle. «Et, depuis, le christianisme a tout effacé, explique Mme Zaithanchhungi, auteur de plusieurs livres sur le sujet. Mais ce que l'on sait des pratiques mizo préchrétiennes est étonnamment proche du judaïsme.» Les rites funéraires et sacrificiels, notamment, mais aussi les lois régissant le mariage ou le traitement des esclaves. Les Mizo avaient par ailleurs un culte monothéiste, croyaient au paradis et à l'enfer, se sont toujours abstenus de représenter leur Dieu et n'ont jamais été touchés par le bouddhisme bien qu'ils aient séjourné en Birmanie.

«Ce ne sont que des coïncidences, qu'on retrouverait entre n'importe quelles tribus si on les cherchait», rétorque le révérend Chuauthuama, du Collège théologique d'Aijal. Reste toutefois cette intriguante chanson traditionnelle faisant allusion à des ancêtres «traversant la mer Rouge», poursuivis par des chariots ennemis... Et l'évocation d'un livre sacré - qui, selon les versions, aurait été perdu ou confisqué par les Chinois - référence possible à la Torah, puisque la langue mizo ne s'écrivait pas jusqu'au siècle dernier. Sans compter bien sûr le nom même de Menashe, très proche de Matmase, un ancêtre que l'on appelait à l'aide, autrefois, dans les situations difficiles ou au cours des cérémonies religieuses. Puis, dans les années 1950, un villageois du nord du Mizoram, Chala, a eu un rêve dans lequel Dieu lui aurait promis de ramener les enfants de Matmase en Israël. Le mythe de la tribu perdue était né.

Citoyens israéliens

Ce n'est toutefois que dans les années 1970 que de plus en plus de Mizo se sont mis à pratiquer le judaïsme. «Ce n'était pas facile au début, nous avons dû faire traduire les livres pour apprendre les rites», se souvient le vieil Elizir Selah. Comme lui, beaucoup ne connaissaient pas l'histoire de la tribu perdue lorsqu'ils ont épousé leur nouvelle religion. Dans cette région où chacun connaît la Bible sur le bout des doigts, la plupart disent en effet avoir abandonné le christianisme en raison de ses «inconsistances». «L'Eglise ne suit pas ce que dit la Bible, accuse ainsi Abraham Fanai, propriétaire d'une petite échoppe de trottoir. Le Livre parle d'un seul Dieu, mais à la messe on nous parle de Trinité. Jésus célébrait sabbat, mais les chrétiens prient le dimanche.» Ultramajoritaire au Mizoram, l'Eglise presbytérienne estime d'ailleurs que les Bnei Menashe ne sont qu'une «secte parmi d'autres», en référence aux dizaines d'Eglises protestantes qui pullulent dans la région.

Fin mars, pourtant, l'incroyable nouvelle est arrivée de Jérusalem. Après avoir envoyé des «experts» l'an dernier, le grand rabbin Shlomo Amar, l'une des plus hautes autorités du judaïsme, a officiellement reconnu les Bnei Menashe comme des descendants d'Israël... «C'était le plus beau jour de ma vie», confie Elishevah, une fonctionnaire de 50 ans qui vient de faire refaire son passeport. Fruit d'un intense lobbying de Shavei Israel, cette décision devrait en effet permettre à la communauté d'effectuer l'aliya, la «montée vers Israël», accessible à tous les juifs reconnus comme tels qui, une fois arrivés, deviennent automatiquement citoyens israéliens.

Avant cela, le tribunal rabbinique devra toutefois venir sur place procéder aux conversions. «Je suis inquiet, l'examen sera difficile», grimace Pe'er Tlau, qui, ces temps-ci, passe son temps à étudier les textes religieux. Ses trois fils, eux, ont arrêté l'école pour se concentrer sur les cours du Hebrew Center. «Les deux aînés seront soldats, le petit dernier fera des études religieuses», a-t-il déjà prévu. Encore faut-il qu'ils puissent partir.  (...)

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/inde/dossier.asp?ida=434316

http://www.shavei.org/

Livre juif : Aventures fantastiques d'Elhanan Jacobs & Les Maitres du Nom

La Yeshiva et les maitres du nom de David Schwartzkopf

Un livre très spécial: Elhanan Jacobs & Les Maitres Nom « Notre Harry P. »
Ce livre raconte les aventures fantastiques d’un jeune Bar Mitsva. Celui-ci va intégrer une yeshiva fabuleuse où l’on enseigne les secrets de la mystique Juive.
- Le "Harry Potter Juif"

En voici un cours extrait:

Elhanan s'interrompit. Il regarda devant lui. Au loin, cinq silhouettes sombres se déplaçaient à toute vitesse. Elles se figèrent un instant avant de disparaître.
– Raphi, ils arrivent ! s’écria alors Elhanan.
Il venait à peine terminer sa phrase que les mystérieuses silhouettes réapparurent sous son nez. Il s’agissait de colosses gigantesques. Chacun mesurait au moins deux mètres de haut et pesait bien plus de 100 kg.
Tous portaient la tenue typique des caravaniers du désert. Une toge noire recouvrait l’ensemble de leur corps. Alors qu’un long turban indigo entourait leur tête et leur visage.

Seuls leurs yeux étaient visibles. Les cinq colosses cheminaient vers Elhanan d’un pas lourd et mécanique. Leurs yeux étaient rivés sur lui et le fixaient sans relâche. 
– Plus vite Raphi ! Plus vite ! cria Elhanan.


Raphi trouva enfin la page qu’il cherchait. Il en recopia le contenu sur un morceau de parchemin. Il était très concentré et prononçait chaque mot avec ferveur.
– Retourne à ta poussière ! hurla Elhanan à l’un des colosses.


À ces paroles, le géant se métamorphosa en un amas de terre.
– Retourne à ta poussière ! répéta Elhanan une deuxième fois, puis une troisième fois.
À chacune de ses incantations, les colosses se transformaient en un tas de poussière.
– Tiens ! dit alors Raphi en lui tendant le parchemin.
Elhanan le saisit rapidement et Raphi se remit à écrire.
– Retourne à ta poussière ! s'écria à nouveau Elhanan.
Mais cette fois, rien ne se produisit.

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Wladyslaw Strzeminski, ses élèves, Andrzej Wajda et ma famille à Lodz.

Strzeminski Wladyslaw portrait

 

Strzeminski Wladyslaw portrait

Strzeminski Wladyslaw portrai

Wladyslaw Strzeminski, ses élèves, Andrzej Wajda et ma famille à Lodz.

 

Wladyslaw Strzeminski est né le 21 novembre à Minsk en 1893 d’une famille de la petite noblesse polonaise.

Mon arrière grand – père (Yezekiel Zolty) travaillait dans la Voïvodie de Piotrkow Tribunalsky comme régisseur d’une exploitation agricole appartenant à une noblesse polonaise installée en Russie Blanche qui appartenait à la Lituanie.
Aussi, nous constatons à Lodz, la présence de Litvaks (Juifs Lituanien ) qui se rendaient à la Synagogue de Lituanie :

Photo de la Synagogue de Lituanie 2

Photo de la Synagogue de Lituanie

En 1921, le couple Strzeminski s’installe en Pologne afin de pouvoir développer son Art Artistique librement à Vilnius. En 1924, ils s’installent à Szczerkociny dans la région de Kielce.

Pendant l’été 1926, il s’installe avec sa femme près de Lodz, où il enseigne le dessin au Collège des Sciences Humaines Stryjkowski. Il travaille avec Jacob Epstein pour la maison du sculpteur. En 1927, il expose à la galerie d’Art de Lodz.

Le 15 février 1931 a lieu l’ouverture de la Salle de la « Collection Internationale d’Art Moderne » au Musée de Lodz, c’est la deuxième collection d’art abstrait ouverte au public en Europe. Il réalise une série de paysages à Lodz où il habite.

En 1932, il reçois le prix de la ville de Lodz.

En mai 1933, la revue Forma est publiée, elle est l’organe de l’Association des Artistes Plasticiens de Lodz : c’est une revue d’Art d’Avant – Garde en Pologne, Strzeminski y publie des articles. L’artiste organise en 1934 une exposition de ses étudiants « Typographie fonctionnelle » à l’Institut de Promotion de l’Art à Lodz.

En septembre 1939, les nazis envahissent la Pologne et le magazine Forma est détruit. Les Strzeminski partent pour Wilejka en Biélorussie qui est à son tour envahie par l’Armée Rouge. Strzeminski réalise la décoration du 1er mai pour Wilejka et retourne avec sa famille à Lodz qui est occupée par les Nazis.

Installée chez des amis, le peintre va essayer de cacher ses œuvres dans une cave, les sculptures de sa femme sont quasiment toutes détruites. Strzeminski produit une série de dessins sur le ghetto de Lodz.

En 1941 , dans le Journal de Guerre Litzmannstadter Zeitung, « les œuvres de Strzeminski ainsi que la collection Internationale d’Art Moderne « sont taxées « d’art dégnéré ».

Après la guerre, les Strzeminski récupèrent leur appartement et Wladyslaw fonde une école d’Art à Lodz pour le dessin industriel et les arts appliqués.

En automne 1945, il demande à reprendre la nationalité polonaise, car pour se protéger, il avait opter pour la nationalité Russe, en décembre sa requête est acceptée et participe à la première exposition d’après-guerre de Lodz, ses dernières séries d’œuvres sont consacrées à « Mes Amis les Juifs » : essentiellement des photographies, des dessins et des poèmes concernant le Ghetto de Lodz, il donne toue ses œuvres au Musée de Lodz dans un premier temps. En février 1947, une exposition de ses œuvres sur la Shoah est organisée.

En 1948, le directeur du Musée de Lodz, Maria Minich, commande à Strezeminiski la décoration d’une Salle : Strzeminski réalise au 2ème étage la Salle « Néo-Plastique ».

Professeur, Conférencier et chef du Département des Arts Architectoniques, Wladyslaw participe à plusieurs congrès mais en 1950, Wlodzimierz Sokorski (Ministre de la Culture) destitue définitivement Wladyslaw Strzeminiski de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Plastiques de Lodz.

L’artiste continue à se battre contre cette période stalinienne (1948 – 1956 ) de la Pologne socialiste, sa Salle « Neo – Plastique » est repeinte !

Ce visionnaire de l’Unisme désavoué par le régime, exerce le métier d’étalagiste, dans les magasins de la Ville de Lodz, donne des cours du soir dans un collège technique.
En 1952, son manuscrit portant sur la « Théorie de la Vison » est détruit. I
l meurt de tuberculose le 26 décembre 1952 à l’hôpital de Lodz.

Il est enterré au Cimetière ancien de Lodz. En 1987, son nom est donné à l’Ecole nationale supérieure des arts plastiques de Lodz, aujourd’hui Académie Strzeminski des Beaux Arts. La plus grande collection de peintures de cet artiste se trouve au Musée Sztuki de Lodz.1.

3- {Photo de l’Académie Strezminiski des Beaux Arts}

.2. http://msl.org.pl/en/museum.html

Aaron Zolty (Né à Lodz , rescapé d’Auschwitz)

Aaron Zolty né en août 1926 à Lodz où son père Szalma (frère de mon David Zolty : mon grand-père) avait une boutique de tailleur. Aaron et sa famille vont se retrouver dans le ghetto de Lodz établi le 8 février 1940.

3. https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1163522

Devant la Maison Blanche de Blankenese-Hambourg où posent des enfants, nous trouvons la vie du cousin Aron Zolty décrivant le Ghetto de Lodz et tout comme l’artiste Wladyslaw Strzeminski vont dénoncer l’Univers Concentrationnaire des Camps de la Mort qu’a connu Aron Zolty. Wladyslaw Strzeminski réalisa divers travaux : la Série A mes Amis les Juifs reviendra à son étudiante Judyta (Jehudith) Sobel (5) née à Lwov en 1924, décédée à New York en 2012. Judytas Sobel , élève de Wlasdyslaw Strzeminski, émigra en Israël en exposant ses œuvres dans le monde entier : en 1956, elle présenta seule ses œuvres au Musée Juif de New York. Voici l’une des œuvres de cette artiste ou nous trouvons le travail de son œuvre :

 

Oeuvre de Judith Sobel

Oeuvre de Judith Sobel

Judith Sobel – City Scene, 1954.

Une autre des ses élèves rescapée du Ghetto de Varosvie et des Camps de la Mort fut l’élève de Wladyslaw Strezminski à l’école supérieure des Arts Plastiques de Lodz de 1945 à 1950 : Holina Olomucka s’installa en Israël en 1972 pour vivre à Ashkelon , elle décéda en 2007. Comme pour Judyta Sobel – Cuker, elle fut une grande peintre comme en témoigne ce chef d’œuvre en mémoire à la Shoah :

Oeuvre de Halina Olomucki 6

Oeuvre de Halina Olomucki

La réputation artistique de Wladyslaw Strzeminski et la persécution des Juifs dans les Camps de la Mort seront reconnus en Europe dans les Annéees 1960.

J’ai voulu rendre hommage à Wladyslaw Strzeminski, ses élèves,  Andrzej Wajda (Ancien Etudiant de l’Ecole du Cinéma de Lodz – décédé en octobre 2016) –

et à mon arrière grand – père (fusillé en 1939 à Czestochowa parce que Juif) et à Mr Marc Chagall qui connaissait ce peintre méconnu du grand public, toujours aujourd’hui.

Marc_Chagall_1967

Marc Chagall dans sa maison à Saint Paul de Vance en 1967.

 

Cet article consacré au travail du peintre Strezminiski veut évoquer  la bravoure d’Andrzej Wajda dans la Résistance Polonaise comme l’ont été un certains nombre de Juifs qui était dans l’Organisation Juive de Combat :
Andrzej Wajda avait rejoint en 1942 la Résistance Polonaise, son père (Officier d’Armée) a été assassinée en 1940 par les Soviétiques lors du massacre de Katyn que connurent beaucoup de juifs.

Le film « Les fleurs bleues » d’Andrezej Wajda dans les Salles à Paris le 22 février 2017, honore le peintre Wladyslaw Strezminski qui était sensible aux conditions de vies des Juifs du Ghetto de Lodz où un grand nombre de ma famille (Zolty) périrent. Ce qui m’a incité à écrire cet article s’explique que cette année  le sujet et thème choisi pour le Festival des Cultures Juives à Paris (Juin 2017) est le Rêve. Dans la Peinture et la Vie de Wladyslaw Strezminski , le Rêve reste présent comme dans les œuvres de Marc Chagall qui côtoyait Mr Strezminski.

oeuvre de Strezminski

Oeuvre de Strezminsk  Paysage de Lodz de Strzeminski en 1932.

Par Franck d’Almeida- (Zolty) Le jeudi 15 juin 2017.

Scène polonaise – écrits d’artistes – Wladislaw Strzeminski aux Editions d’Ecole Nationale Supérieure des Beaux – Arts.

 1- https://nekropole.info/fr/Wladyslaw-Strzeminski

2 http://msl.org.pl/en/museum.html

3 https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1163522

Le peintre qui s'opposa à la dictature soviétique

Les fleurs bleues’

Andrzej Wajda décédé le 9 octobre 2016, ce dernier a réalisé son “tout dernier film” en rendant hommage à Waldyslaw Strzeminski dans le film sorti dans les salles en février 2017 : Powidoki (Les fleurs bleus) ; travaillant l’Abstrait : Waldyslaw Stzreminski nous fait rentrer dans le Rêve, thème choisi cette année pour le Festival des Cultures Juives qui a lieu en ce moment...