Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Les enfants surdoués en Israël : où il y a du gène il n'y a pas de génie

Détecter les enfants surdoués en Israël

Cet article a été publié une première fois sur Tribune Juive en 1993 et publié intégralement sur Alliance en 2001

Les enfants surdoués

La fascination qu'exercent les enfants surdoués ne date pas d'aujourd'hui. Depuis toujours, l'intelligence est considérée comme un don du ciel, et même si la science a fait des pas de géant elle reste bien humble en ce domaine.

CHROMOSOMES : INVENTION BOURGEOISE.
Où il y a du gène il n'y a pas de génie !

Christiane Capron spécialiste de l'étude comportementale, affirme :

" Un enfant hérite des gènes mais aussi de l'argent, de la situation sociale, de la culture parentale. Dans le terme héritage, on retrouve les deux composantes de l'hérédité et du milieu".

"Aux Etats- Unis le QI est en parfaitement corrélation avec l'argent qu'on gagne, les avocats et les banquiers sont de loin les plus intelligents ." affirme, Jacques Melher.

A Bucarest et à Moscou ,en 1956, on n'avait pas le droit de mentionner l'existence des chromosomes .

" C'était une invention bourgeoise destinée à légitimer le Grand Capital "
se souvient le neurologue psychiatre Boris Cyrulick.

La découverte de la plasticité cérébrale a balayé les vieux préjugés. L'organe, en l'occurrence le cerveau, est trop complexe pour être entièrement programmé, et pas assez souple pour être entièrement malléable.

On en déduit donc, que le programme génétique fournit un plan général que l'environnement modifie au coup par coup.

Cette interaction est permanente et commence dés la fécondation de l'ovule. Et là où l'on croit percevoir l'influence d'un gène "pur" n'est peut être que la conséquence du vécu prénatal.
A chaque nouvelle expérience le cerveau se modifie et cela jusqu'au dernier jour.

                                                     ET LES TESTS....

Le célébre Binet , père du QI, le créateur des tests destinés à évaluer l'intelligence des écoliers avait bien failli régler le problème.Mais voilà un QI de 130 ne suffit pas à faire un surdoué. Si l'enfant n'est pas stimulé , s'il n'éprouve aucune motivation à faire valoir son QI ; il devient un SNDI : SURDOUÉ NON IDENTIFIÉ. Le pire ! Il s'ennui, se déguise subtilement en cancre, son maître exigeant de lui des performances moyennes, le prenant pour ce qu'il n'est pas , c'est-à-dire un sous-doué.

Le SD - surdoué-, se bloque et met en place le syndrome du Pygmalion négatif. Ce genre d'erreur peut être fatale.L'environnement serait donc aussi important que les génes ? Et bien ce n'est pas si simple...

Si l'on sait que certaines déficiences mentales sont dues, au dysfonctionnement d'un géne,en revanche pour les performances intellectuelles personne ne peut encore définir les moyens fiables pour discerner entre l'héritage génétique et le milieu environnant.

ISRAEL LA GROSSE TETE... CHERCHEUSE
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Israël est le seul pays au monde, où la recherche des surdoués est systématique.

Tout élève d'une classe de Ce1, soit dés l'âge de 7 ans, subit des tests psychométriques. Les résultats sont plutôt encourageants. Environ 3% de ces éléves sont des surdoués. Soit environ 1 millier d'enfants agés de 8 à 13 ans suivent les cours pluridiscplinaires dispensés à l'Université de Tel Aviv.
Fort d'une expérience de 20 ans, Avner Ziv ,professeur de psychologie et spécialiste de l'enfant surdoué , a bien voulu répondre à nos questions :

ALLIANCE - Israël compte le plus d'école d'enfants surdoués ,pourquoi ?

Avner Ziv- Puisque nous sommes le seul pays à effectuer ce genre de tests , il est normal de pourvoir à un enseignement adéquat. Nous comptons environ une dizaine d'écoles dans le pays.

Alliance - Qui finance ces écoles ?

Avner Ziv - Nous bénéficions de beaucoup d'aides. En particulier de généreux donateurs. L'école de Jérusalem, considérée comme la plus performante est entièrement financé par un donateur anonyme américain.

Alliance - Quel est l'intérêt de cette recherche ?

AZ - Pour Israël la matière grise constitue sa grande richesse naturelle.En tant que psychologue , je vous avoue que je me moque un peu du devenir de la société , ce qui m'importe c'est l'épanouissement de l'individu, en l'occurrence de l'enfant.

Alliance - Les enfants orthodoxes bénéficient -ils aussi de ces tests ?

AZ - Non, pas du tout. Il n'est pas concevable pour les orthodoxes que les nons religieux aient quoique ce soit de valable dans leur tête . Pour eux D...régle tout. Mais ça c'est une vieille histoire .

Alliance - Comment reconnais-t- on un surdoué ?

AZ - Souvent à des notes lamentables en classe. Le rythme de la classe trop lente pour eux, les rend paresseux. Le professeur les bousculent , les bloquent et souvent ils finissent à la porte de l'établissement . Je me souviens du cas d'un enfant, nommé Shmouel. Parcours trés moyen jusqu'au lycée où là on décide de l'orienter vers un LEP pour apprendre le métier de garagiste. Par un heureux concours de circonstance je lui fais passer des tests. Résultat : un QI de 140. Interrogé sur ces activités extrascolaires , j'apprends sa passion de la lecture, "surtout Platon et Kant" dit il. Il suffisait de peu, pour que Shmouel soit le seul garagiste d'Israël à lire Platon dans le texte.

A- Peut on dire que l'intelligence est héréditaire ?

AZ - Certainement. Mais pas une hérédité simple. Celle -ci peut sauter 2 voire 3 générations. Ensuite l'environnement est trés important Si les parents stimulent l'activité cérébrale de leur enfant, les résultats ne tarderont pas à se révéler excellents.

A- Si le milieu social est un facteur important dans le QI de ces enfants, il est alors facile d'imaginer que la majorité de ces enfants sont issue de milieux aisés ?

AZ - Non pas toujours. Le cas le plus typique est l'enfant éthiopien. Des tests récents ont révélés qu'une majorité d'entre eux sont des surdoués. Pourtant leur milieu est un des plus défavorisé.

A - Alors à quoi attribuez -vous les résultats des enfants éthiopiens ?

AZ - En vérité ,nous n'en savons rien. Ce que nous pouvons observer à l'université: c'est leur trés grande motivation, ils travaillent dur . Leur capacité d' assimilation est prodigieuse.

A - Pensez vous que cela soit dû, justement à l'instruction orale reçue dans leur pays d'origine ?

AZ - Je persiste à croire que c'est plutôt leur soif d'apprendre, toujours cette fameuse motivation.

A - Est ce qu'un QI peut évoluer ?

AZ - Oui, surtout dans l'enfance et grâce à un environnement favorable au développement intellectuel.

A - Y a -t- il une différence entre les garçons et les filles ?

AZ - Et oui. Il y a plus de garçons surdoués ...

A - Comment se passent les cours à l'université ?

AZ - Les cours à l'université sont ouverts à tous et entièrement gratuits. Des bourses sont offertes pour les plus défavorisés. La sélection se fait en cours de route.Les disciplines sont choisis par les élèves mais je leur conseille la diversification. Et il n'est pas rare qu'un matheux se retrouve ferrue d'archéologie. Ces enfants sont doués dans tous les domaines intellectuels. C'est pourquoi il est important qu'ils touchent à tout avant de se spécialiser.

En fin de semestre un questionnaire leur est soumis afin qu'ils puissent évaluer les compétences de leurs professeurs . Eh oui! Un professeur peut être un grand savant mais un piètre pédagogue. Le danger de rendre une matière ininteressante est ainsi écarté. Ceci permet une émulation favorable à la renommée de l' université

A - Leurs comportements affectifs sont- ils particuliers?

AZ - En général, un QI élevé ne dit rien sur les aspects non intellectuels de la vie.Il y en a qui font des bons mariages, d'autres des moins bons. Des émotionellement stables d'autres pas. Ce sont des êtres normaux comme tous les autres humains avec un talent singulier dans le domaine intellectuel.

A- Pensez vous que le fait d'être juif à une influence quelconque?

AZ - Il est vrai que la survie de notre peuple est liée à l'étude. Notre survie depuis la nuit des temps a toujours été liée à la Connaissance, perpétuellement le questionnement fait partie de nos particularités. Ne sommes nous pas le Peuple du Livre?

Propos recueillis par Claudine Douillet

couverture du livre : les surdoués d'Avner Ziv ouvrage traduit aussi en anglais.

LE BEHAVIORISME OU LE B.A. BA DE L'EUGENISME

Aux Etats Unis dans les années 20 John Watson psyhologue entreprend des études comportementales sur des bébés.  Le point positif de ses recherches nous apprend qu'il n'y a pas de fatalité.

Une éducation appropriée, une motivation certaine, peut transformer un élève moyen, en un des meilleurs éléments de sa classe. Ce constat, à été le point de départ du Béhaviorisme.

"Donnez moi une douzaine d'enfants en bonne santé et mon propre monde et je garantis que je pourrais en prendre un au hasard et en faire n'importe quel spécialiste de mon choix".clame-t-il haut et fort . S'assignant comme objet d'étude unique, le comportement, sa théorie exclut les données génétiques .

A force de sueurs et d'exercices intellectuels répétés l'enfant se muscle le cerveau et devient intelligent voire surdoué. Simple !

Les adeptes de cette doctrine continuent à sévir et répondent à la demande pressante des parents qui rêvent d'engendrer des grosses têtes. Le pshychothérapeute Glenn Doman partisan de cette méthode prétend:

" On ne naît pas génial, on le devient, le plus tôt étant le mieux" ses formules chocs qui finissent par amadouer les parents sont :

"N'importe quel nouveau né possède, à l'instant de sa naissance une intelligence potentiellement supérieure à celle de Léonard de Vinci" ou "Tous les bébés préférent calculer les racines carrées plutôt que de manger".
A essayer absolument si votre bébé ne cesse de pleurer !

Pour mettre en pratique ces belles théories , il fonde en 1975 à Philadelphie le "Better Baby institute". Les "superbébés " subissent un entraînement intensif qui donne de rapides et bon résultats. Les enfants prononcent les premiers mots à 4 mois et parlent deux langues à 3 ans. La même année il découvre le violon ...Cet itinéraire quelque peu abusif, nous laisse pensif ...

La G.P.A. gestation pour autrui, quand Israël dit oui et la France toujours non. Par Claudine Douillet

La GPA en Israël en adéquation avec les textes de la Thora

GPA-MILLIEZ.jpgAlors que la France pays de la liberté et des libertés individuelles n'a toujours pas légalisé la G.P.A. - Gestation Pour Autrui, l'absence de légalisation en France, oblige des parents à s'exporter hors de nos frontières, au détriment de la sécurité sanitaire de la mère et du droit de l'enfant à naître.

Ainsi chaque année nous sommes confrontés aux mêmes débats aboutissant à cette même frilosité, où l'on cherche des excuses plutôt que de trouver une solution.

Nous nous confrontons à une problématique identique à celle d'il y a quelques décennies au droit à l'IVG,- Interruption Volontaire de Grossesse-. débat plus houleux, le contexte social n'étant pas encore prêt à l'idée que les femmes aient le droit de disposer de leur corps…

Il aura fallu le courage et l'obstination d'une femme, ministre de la Santé à l'époque, Simone Veil, pour faire cesser cette indivision entre les pour et les autres,  ne donnant pas le droit  aux femmes de pratiquer une interruption de grossesse en France et ainsi les obligeant, pour celles qui avait les moyens à franchir nos frontières, pour les autres à s'en remettre "aux bons soins" de faiseuses d'anges...
Oserions nous dire aujourd'hui avec ce nouveau débat : retour à la case départ  ?

Si la France est toujours en retard sur tout , il faut bien le dire, ce n'est pas toujours par un sens aigüe des responsabilités, frôlant parfois l'excès de zèle, cherchant à protéger on ne sait qui ou on ne sait quoi, mais plutôt à une incapacité à trancher.

Les exemples de ce type abondent dans notre douce France. 
Il faudra, sans doute, à nouveau le courage d'une femme capable d'affronter le pire pour donner le meilleur. 
Je ne pense pas que cette décision puisse prendre autant de proportions que celles prises pour l'IVG.

L'IVG a permis aux femmes, enfin, de disposer de leur corps, en clair de décider ce qui était bien pour elle, et ce droit est inaliénable depuis ce vote, normalement….
Du moins en ce qui concerne celui de supprimer un potentiel de vie quant au droit de donner une chance à une vie ...on revient aux mêmes débats. Retour à la case départ donc.
La  France est un pays de paradoxe …ou de non sens.

Ainsi il est plus simple de débattre, année après année, de donner l'espoir à ces couples, en mal d'enfants, plutôt que de  faire naître LA solution qui consiste à légaliser la G.P.A.

Il n'y a pas de solution miracle, tout a été parfaitement expliqué, soupesé, décortiqué,  analysé , dans l'intérêt des deux parties, dans l'intérêt de l'enfant à naître, jusqu'à aller imaginer les conséquences "désastreuses" pour son équilibre mental...imaginez donc un enfant tellement désiré, ça ne peut qu'être que  perturbant…

Il est temps de franchir le cap de la décision en prenant en compte le facteur humain en faveur de ces couples en souffrance, qui vont chercher une solution dans des pays éloignés de leur culture, et avec l'impossibilité à leur retour en France de légaliser cet enfant.

On ne peut pas aller à l'encontre de la souffrance à coup de loi qui par définition devrait tendre à l'équité, plutôt qu'à l'injustice, celle de ne pouvoir avoir d'enfant, un enfant presque comme le sien , plus proche de soi ou que celui de l'adoption. Pourquoi refuser ce droit ? Au nom de quoi ? de l'éthique ? laquelle ? Je pars du principe qu'il y a toujours deux façons de résoudre une problématique suivant le judaïsme,  celles de Shammai ou d'Hillel …

- Shammaï était pour l'application pure et dure des préceptes de la Thora, Hillel pensait, au contraire, qu'on ne pouvait vivre dans ce monde, si on s'attachait plus à la lettre qu'à l'esprit. Shammai donnera ses lettres de noblesse au terme chamaille...

Ainsi ce qui ne peut se faire, ici, en France se fera ailleurs ,avec les risques que cela comportent. La France si soucieuse du bien-être de ses citoyens, de la préservation de ses droits et de ses  libertés devrait aussi se soucier de la naissance de ces enfants et de leur statut en revenant en France.

Ce serait déjà une première étape à envisager. Légaliser  le statut de ces enfants.
Et tant pis si cela semble paradoxale de donner un statut à cet enfant alors que la G.P.A est interdite en France.Il s'agit là d'un être humain non plus d'un concept.

La nature a horreur du vide il semble bien que la France aime pourtant à cultiver ce particularisme à savoir de repousser aux dernières limites l'impossible ,quand le possible est tout proche et qui vous tend la main comme cet enfant.

Je me suis donc tournée vers le judaïsme sachant qu'Israël est un des pays qui autorise la G.P.A. Tiens donc,Israël ,si fermement attaché à sa sainte Thora : où-était-ce-donc-indiqué-que-l'on-pouvait-donner-naissance-à-un-enfant-grâce-à-une mère-porteuse dans la Thora ?

Et bien il suffit de se souvenir de Sarah , de  Rachel, de Léa, pour s'apercevoir que cette pratique était non seulement louable, mais parfaitement établie.
Notons, qu' il est dit, que lorsqu'un événement survient, au moins deux fois dans la Thora, le lecteur doit  y porter une attention toute particulière.

Ainsi ce que l'on apprend dans les textes est essentiel, y voir peut-être même les fondamentaux de la G.P.A.
Pour exemple c'est l'épouse  qui décide de la femme qui va porter l'enfant du couple, c'est elle qui ordonne à son époux d'aller avec cette femme "afin que cet enfant naisse sur mes genoux ".

Dans la mesure où ce choix vient de l'épouse il n'y a pas d'adultère.

L'épouse choisit la femme qui semble convenir à la gestation de l'enfant. Elle sait intuitivement ce qui convient ou pas. Suivant certains commentateurs, ce que l'on sait peut-être moins, c'est que dans le cas de Lea et Rachel,  leurs servantes Bilha et Zilpa, qui ont servie d'épouses de substitution, étaient aussi leur propres soeurs.

Laban père de Léa et de Rachel, au jour de leur noce avec Yacoov, leur donne respectivement Bilha et Zilpa, en tant que servantes, mais la construction de la phrase laisse à supposer qu'il s'agit bien de leurs jeunes soeurs. Savait-il que ces soeurs-servantes, seraient utiles au moment voulu ?

En tout cas il n'était pas à son premier coup d'essai, quand on se rappelle que le jour de la noce de Yacoov avec Rachel, il a substitué Léa à Rachel à l'insu de Yaccov, prétextant qu'il n'était pas de coutume de marier la benjamine avant l'aînée…Ce serait  donc bien une affaire de soeurs et non de moeurs.

L'intention est évidente. Qui mieux qu'une soeur peut ressembler à sa soeur ?

Aujourd'hui on tente de reproduire le même schéma , la science vient au secours des femmes,  en utilisant les gamètes et les ovocytes des parents d'intention pour les implanter dans l'utérus d'une mère porteuse, ainsi le patrimoine génétique des parents d'intention sera tout au moins préservé au maximum. Tout comme dans la Thora.

Et tant pis si on ne sait pas trop, à ce jour, si ce patrimoine ne sera pas modifié pendant ces 9 mois de gestation, après tout que savons nous de l'incidence des échanges sanguins de la mère porteuse avec l'embryon implanté, de ses sentiments, de l'attachement vis à vis de cet enfant ?

Israël étant un pays pragmatique avant tout, il ne s'embarrasse pas de "pilpoul" politique, ce qui convient de faire est avant tout une question de bon sens.

Plutôt que de lutter contre la nature et bien aidons là et si nos ancêtres nous ont montré la voie  alors pourquoi refuser de la suivre aujourd'hui ?
On s'étonnera, dés lors de la position des rabbins en France, qui sont en général contre la G.P.A. Ainsi ai-je posé quelques questions au Rabbin de Neuilly-sur-Seine Michael Azoulay, qui me répond qu'il est de tradition pour les rabbins de suivre les lois du pays où ils vivent.
Voilà qui est sage.

Mais qu'en est-il des textes de la Thora ? Est-ce à dire que les lois de  la cité prévalent sur le judaïsme ? Bien-sûr que non. 
Selon lui la Thora présente la naissance de ces enfants non pas comme la "location d'un utérus" mais bien comme un don d'enfant. Nous sommes bien d'accord. Et dans les deux cas.

Il s'agit d'un don d'enfant, car rien n'interdit à la mère porteuse de refuser au dernier moment de donner cet enfant, qui selon  la loi devrais je dire les lois, est la mère de l'enfant, elle l'a porté et elle a mise au monde.

Il faut donc bien qu'elle fasse "don" de "son" enfant aux parents d'intention.
La contre-partie pécuniaire qui peut conditionner, cet acte ne l'oblige en rien , il y a avant tout volonté de donner un enfant, porté à l'intention de parents.
Ce ne sont pas les gamètes et les ovocytes qui font le bébé, non, c'est bien l'utérus d'une femme  volontaire ainsi que la décision de la mère d'intention.

Il y a quelque chose qui est au dessus des lois qui frôle l'irrationnel c'est l'entraide instinctif qu'il peut y avoir entre deux femmes quand il s'agit d'enfant.

Au même titre qu'il y avait des faiseuses d'anges pour sauver des femmes d'une réelle détresse, nous sommes , ici,  dans un même schéma ; des femmes qui viennent au secours d'autres femmes en détresse d'enfant.

Il était courant, il y a encore quelque années, dans certaines familles, qu'une soeur donne un de ses enfants à une de ses soeurs en mal d'enfant.
Cet enfant n'était pas abandonné mais offert à la soeur. Il était un don, un cadeau, non pas du Ciel, mais d'une soeur aimante. Nous sommes à nouveau en adéquation avec les textes de la  Thora.

En France , il est de bon ton de culpabiliser la mère porteuse parce que bien entendu le don gratuit, ça n'existe pas, elle vend donc son corps et de plus abandonne son enfant...à dire qu'elle ne vaut pas grand chose, il n'y a qu'un pas , et il est vite franchit dans le pays de Descartes où la raison l'emporte souvent sur l'intuition qui est pourtant le terreau d'un désir d'enfant.

Si on reprenait la problématique dans le bon sens on s'apercevrait très vite, qu'il s'agit avant tout d'une véritable souffrance, d'une absence, d'un manque que la nature ne peut combler de façon totalement naturelle, alors vient à son secours le don, don de soi, don d'un enfant avec la certitude qu'il sera élevé comme tout enfant normal; ni mieux , ni moins bien, mais en tout cas avec un réel désir de sa venue au monde et deux fois plutôt qu'une, par ses parents d'intention et par la mère porteuse.

La GPA en Israël est pratiqué sans problème

La GPA en Israël est pratiqué sans problème

 

Bien-sûr qu'il y a des risques, qui a dit le contraire ? Cependant ces risques sont équivalents à ceux rencontrés dans un couple normal , le risque de séparation du couple est tout aussi grand, le risque qu'au dernier moment la mère porteuse refuse de donner cet enfant, c'est pour cela que le choix de la mère porteuse est essentiel, il se peut aussi que enfant soit élevé avec des manques, comme la plupart d'entre nous...

Faudrait-il avoir le couple parfait pour envisager la venue d'un enfant ? N'est-ce pas une forme d'eugénisme en amont ? En effet, si la sélection d'embryons est interdite sauf en cas de risque de maladie génétique associée ou non au sexe de l'enfant- pour en savoir plus sur ce sujet cliquez-ici il ne faudrait pas que l'on tombe dans ce travers qui obligerait à avoir des parents "irréprochables" pour la venue d'un enfant.
Encore une fois la France trouve des excuses là où faudrait chercher une solution.

Il faut partir du constat simple qu'on ne peut satisfaire tout le monde, à savoir les pour et les contre en admettant que des femmes prêtent à offrir un enfant à un couple en détresse ça existe, parce qu'encore une fois , il nous faut prendre en compte un paramètre essentiel, celui de cet accord, entraide tacite entre femmes.

Cette aventure entre ces femmes, dans leur pays, avec leur culture avec toutes les garanties que seule la France peut prodiguer en terme de soins, d'assistance, n'est-elle pas moins terrifiante que celle de ces femmes prêtes à partir au bout du monde pour obtenir - à quel prix, et dans quelles conditions, Dieu seul le sait- un enfant ?

Il faut cesser cette hypocrisie qui consiste à faire croire que  le problème n'existe pas  en enterrant le message alarmant, de ces femmes qui sont prêtes à tout pour avoir leur enfant.

Nous savons combien il est difficile d'adopter un enfant en France et encore plus difficile d'adopter un bébé, mais ceux là même qu'il souhaite adopter, peuvent le faire et en dehors de nos frontières.

Alors pourquoi la France n'accepterait pas la venue de cet enfant ? La France est contre la GPA pour toutes ses bonnes ou mauvaises raisons, mais dans la mesure où la naissance de cet enfant est enfin réelle, que cet enfant est là, ces précautions, ces barrières cherchant à sur-protéger parents d'intentions, et biologique, volent en éclat.

Ne faut-il pas trouver à présent une solution pour l'arrivée de cet enfant qui lui est bien réel ? Ne faut il pas faire preuve de bon sens est l'accepter tout comme c'est le cas pour un enfant adopté à l'étranger ?

Vaste débat, on peut polémiquer à l'infini, ou au contraire appliquer enfin une solution, au risque de l'affiner en cours d'usage. Alors que si rien ne se fait, les drames se multiplierons eux aussi à l'infini.

Claudine Douillet

sources :
- Professeur Milliezde l'hôpital de Saint-Antoine Paris.

 

- Aroutz 7 article du 09/09/09 La G.P.A en Israël

L'importance de la gratitude, acceptez pour avancer par Claudine Douillet

la gratitude est la meilleure façon d'accepter ce qui vous arrive pour enfin avancer

"L’avenir d’une personne est lié à sa gratitude pour le passé.
Si nous corrigeons notre attitude à l’égard du passé en transformant la critique en reconnaissance, la tristesse et la déception en joie, nous créons le récipient correct pour la révélation du Créateur et de notre Avenir." Rav Michaël Laitman.

Notre incompréhension des événements, la résistance que nous y mettons pour les combattre alors qu'ils viennent contrarier et souvent bouleverser notre quotidien, notre vie, ne nous permettent pas de nous placer dans la perspective du fameux "gam zou le tova" "ceci est aussi pour le bien".

En reprenant cette fameuse phrase du livre le Messie Récalcitrant de Richard Bach
" Ce que la chenille appelle tragédie , le Maître l'appelle papillon" nous percevons  pourtant, que notre vision limitée sur notre propre histoire ne nous autorise pas de crier à la tragédie alors que nous ne sommes pas capables de connaître la finalité d'une telle "tragédie".

Chance ou malchance qui peut le dire ? référence à un conte oriental qui nous oblige également à revisiter les événements avec une vision supérieure.

C'est la vision supérieure de votre vie et ses événements qui assurent un avenir lumineux et plein de joie.

Personne ne connait la fin d'une histoire, personne ne peut savoir où veulent nous mener ces événements, pourtant si nous acceptons le fait scientifique que "toute pulsion est une propulsion", qu'elle nous pousse à l'avant et ne nous tire jamais à l'arrière, alors sans l'ombre d'un doute, nous ferions confiance à la force de la vie.

Acceptons le simple fait que nous faisons partie intégrante de la vie, que nous sommes en quelques sorte des particules pensantes, de cette puissance.
Acceptons, aussi, le fait que notre capacité pensante peut nous accompagner dans cette énergie ascendante ou au contraire descendante et nous détruire.
C'est ici qu'intervient le fameux libre arbitre.

Nous sommes, pour la plupart, simplement incapables d'accompagner ce que nous jugeons, événements désagréables, terrifiants, nous nous accrochons ,parfois pitoyablement,à des situations déjà mortes, faisant partie du passé. C'est un refus du cycle de la vie. Tout ce qui vit meurt.

Nous pouvons décider à n'importe quel moment de notre vie , nous conforter ou non à un événement et ainsi de résister à cette propulsion, ce sera cette même énergie qui activera votre descente aux enfers, elle sera tout aussi puissante, ou au contraire vous élèvera à un niveau de compréhension supérieure des lois qui régissent l'univers et par voie de conséquence votre vie.
Tout est lié.

L'effet papillon« Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ? ».
Nous connaissons tous l'effet domino, nous comprenons que tout est lié. Chacune de nos actions amène une réaction parfois en chaîne.

Soulignons ici notre capacité pensante qui amplifie le phénomène.
En effet, notre action entraîne une réaction, cependant, notre capacité pensante ne nous pousse pas uniquement vers une seule direction ou à une seule réaction,  tel que le ferait un simple domino. Nous ne sommes pas linéaires mais pluri-linéaires.

Notre pensée ,devrais-je dire, nos pensées nous en gérons plus de 6000 dans une simple journée nous placent dans différents schémas et directions.
C'est ce qui entraîne le chaos de nos actions.

C'est pourquoi il est indispensable de nous concentrer vers une seule direction pour une pleine réussite.
La réussite d'un projet et de nos relations ne peut-être que le résultat d'une même pensée.
Toujours penser et visualiser la même finalité.
Ainsi notre pensée sera en cohérence avec notre réaction qui elle-même entraînera la réaction en chaîne nécessaire au résultat visualisé.

La correcte attitude serait d'accepter, avec la même neutralité, tout événement et d'en être profondément reconnaissant, pas uniquement intellectuellement, l'intention doit y être totalement présent.

L'intention est supérieure à la pensée. Si le coeur n'accompagne pas la pensée alors le résultat est nul. Quand vous dites merci, faites le avec avec une sincère gratitude.

Scientifiquement quand un événement heureux survient dans votre vie, certaines zones de votre cerveau rentrent en action, quand vous priez également, et quand vous remerciez de tout votre coeur vous déclenchez les mêmes zones que lorsque vous vivez un événement heureux.

C'est pourquoi il est dit dans certains lectures "priez et vous recevrez" car l'état d'esprit dans lequel vous vous trouvez va conditionner votre journée.

Vous êtes Maître de vos pensées  et aussi incroyable que cela puisse paraître, vous êtes aussi responsable de ce qui vous arrive.
L'émotion est l'énergie qui régie votre vie, vos pensées et vos actions. l'émotion est aussi le moteur de la vie. Convertissez votre négativité en émotion positive, changez de fréquence. Ceci est à notre portée.

Commencez par dire merci dés que vous êtes contrarié. Vous verrez ça change tout !

 

Claudine Douillet

Marceline Loridan-Ivens : Un concentré de force et de sens

Marceline Loridan Ivens

J'ai eu le privilège de la rencontrer dans son appartement de Paris, pour la présentation de son film  "La petite prairie des bouleaux".

Je  me souviens de lui avoir demandé de façon assez directe , si elle avait des enfants , elle me regarda droit dans les yeux , ses yeux étaient si clairs, elle me rétorqua "Certainement pas!
Je n'en voulais pas ! Pour leur offrir quoi ?" 
Je ne me risquais pas plus longtemps sur ce terrain glissant.

Tenter de lui parler du bonheur d'avoir un enfant à chérir était inconvenant pour cette femme qui avait vu, vécu, ce qu'était capable de faire les hommes  aux enfants.
Voici l'article rédigé à la sortie de son film "La petite prairie aux bouleaux " pour Alliance 

Les noms de ses deux maris sont associés à son prénom, "car lorsque l'on a aimé quelqu'un, on l'aime pour toujours "dit-elle lors du débat qui a suivi l'avant-première de son film entièrement assumé par elle :"La petite prairie aux bouleaux"

Le ton est donné; Marceline Lordian-Ivens est une amoureuse de la vie, des gens, il transpire d'elle une réelle générosité, cette capacité de regarder les gens en face et de répondre avec indulgence à toutes les questions, parfois brutalement ,certainement le résultat d'une vie qui a cherché à comprendre et qui n'a pas fait l'économie de sa souffrance, ni de celle des autres.

Marceline est un personnage, plein de vie, d'humanité, lucide, sa façon de percevoir les choses et les gens est emprunt de sagesse, d'une philosophie de vie.

Elle me reçoit dans son appartement parisien, pour que nous parlions de son film, un film remarquable qui fera date, "la petite prairie aux bouleaux", film fiction précise-t-elle car joué par des acteurs, nécéssité aussi, certainement, afin de se distancer de sa propre histoire.
Celle d'une survivante qui revient sur les lieux de l'indicible enfer, quelques 45 ans après,

Un film pointilliste dont la multitude de détails accolés les un aux autres avec tant de minutie, permet de saisir toute l'ampleur de cette catastrophe humaine et sans précédent :la Shoah.

Marceline est cinéaste, c'est son moyen d'expression, son film est unique car c'est le premier et certainement le dernier réalisé par une survivante de ce massacre humain ,d'autres l'ont écrit, décrit, et en sont morts...

Elle, a choisi de capturer sa mémoire par l'image, laissant la liberté à chacun de comprendre ou de saisir ce qui n'est plus utile de dire, les mots à force d'être dit perdent leur sens et leur force, Marceline c'est un concentré de force et de sens.

C'est l'aboutissement d'un long cheminement, il en était de sa responsabilité de faire ce film dit-elle, non pas de son devoir car Marceline évite tous les stéréotypes aussi bien dans son langage si précis,que dans son film.

Ce ne fut pas une interview ordinaire - bien qu'il n'en existe pas vraiment - mais un échange, où l'esprit contradicteur n'est pas absent , un échange qui va bien au-délà du film et que je vous laisse découvrir.

 

Artiste juive et israélienne : Lihi Turjeman, traces, matières, temps

Lihi Turjeman,  traces, matières, temps

Dans son propre atelier Lihi Turjeman crée et tire ses schèmes et des griffures imprégnés de l’histoire de l’art et du monde transformés en sorte de restes. Ils gardent néanmoins ou plutôt imposent leur force et leur beauté.

Lihi Turjeman,  traces, matières, temps

Lihi Turjeman, traces, matières, temps

Chaque œuvre de la jeune artiste israélienne multiplie entre abstraction et figuration des indices et des signes ou des vestiges possèdent une  incontestable beauté diaphane.  Ce qui est montré de manière « ostensible »  provoque t une mise à l’écart. La dissimulation s’impose et s’y expose le modeste et le prosaïque sous diverses formes d’épures.

Le propos est d’offrir l’intact d’une sensation visuelle quasi primitive. L’artifice de « conservation »  par effet de biffure n’est là que pour l’exhausser dans ce qui  tient d’un dépouillement, de l’ellipse et de la simplicité.

Lihi Turjeman,  traces, matières, temps

Lihi Turjeman, traces, matières, temps

L’œuvre s’inscrit totalement dans les problématiques de l’art contemporain sans toutefois en épouser les modes. Et la fascination d’un tel travail tient moins de la pétrification d’objets ou de signes qu’au cheminement d’une ténuité subtile et radicale.

Surgit un présent sans présent puisqu’il n’est pas préservé de la ruine. Il y a là autant un réalisme que son inverse. L’objet ou la trace est extrait de son statut provisoire même s’il appartient au registre le plus précaire que l’on puisse imaginer. Mais il vit soudain d’une autre vie loin d’une simple effusion panthéiste.

 

Lihi Turjeman, Sommer Contemporary Art, Tel-Aviv.

Israël annonce le partage de la mosquée Al Asqa

Le partage de la mosquée une décision d'Israël
Inquiète pour l’avenir, une délégation du Conseil pour les relations arabes et internationales comprenant l’ancien Premier ministre a été reçue au Vatican.

Maquette du second Temple de Jérusalem

Maquette du second Temple de Jérusalem

Retour d’une visite au Vatican au cours de laquelle elle a été reçue par le secrétaire d’État Pietro Parolin, une délégation du Conseil des relations arabes et internationales, dont fait partie l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, multiplie les contacts pour faire part de son inquiétude concernant l’avenir. C’est dans cet esprit que l’ancien Premier ministre a rencontré hier le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, auquel il a rendu compte de sa démarche.

« Ce qui nous a décidés à nous rendre au Vatican, a expliqué M. Siniora à l’issue de son entretien, ce sont les grands changements récents dans la politique américaine et dans celle de l’État hébreu : reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et transfert de l’ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem, décision de la Knesset israélienne de proclamer qu’Israël est l’État-nation du peuple juif, décision du président américain de ne plus financer l’Unrwa, et tout dernièrement ce que nous avons su de la décision israélienne de partage de la mosquée al-Aqsa. » 

« Il s’agit là d’éléments annonciateurs d’une explosion, et il serait dommage que nous n’agissions pas pour la prévenir », a souligné l’ancien Premier ministre.

On sait qu’un projet de loi israélien est en cours de discussion, qui permettrait aux juifs de prier sur l’esplanade de la mosquée al-Aqsa et déterminerait le temps et l’espace accordés pour le faire. Les juifs religieux considèrent en effet que la mosquée a été édifiée sur le mont du temple de Salomon, détruit en l’an 70 par les Romains.

« C’est pour toutes ces raisons, a expliqué M. Siniora, que nous avons cherché à être reçus au Vatican, où nous avons pu saluer le pape, avant d’être reçus par le secrétaire d’État. »

Fondé en 2013

Le Conseil pour les relations arabes et internationales est une fondation qui a vu le jour au Koweït en 2013 et comprend des dirigeants arabes en exercice ou non, toujours impliqués dans la vie politique de leurs pays respectifs.

Selon ses proches, l’ancien Premier ministre s’est dit rassuré par l’approche de la question de Jérusalem telle que défendue par le Vatican. On rappelle que le pape François a appelé au respect du statu quo de Jérusalem, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU. Par la voix du cardinal Parolin, le Vatican a diplomatiquement mais clairement condamné la décision du président Trump de transférer le siège de l’ambassade US dans la Ville sainte, jugeant que « de telles décisions unilatérales ne sont pas de nature à mener à la paix ».

Quant à la proclamation de l’État-nation du peuple juif, elle constituerait selon beaucoup d’observateurs une étape vers l’annexion de la Cisjordanie ; la fin du financement de l’Unrwa étant, elle, une mesure devant conduire à l’implantation des Palestiniens dans leurs pays d’accueil et à la « liquidation » de leur cause.

Avec le cardinal Parolin, a précisé M. Siniora, il a également été question de la convivialité islamo-chrétienne, que ce soit au Liban ou dans les pays arabes et musulmans, et de la montée de ce mal qu’est le populisme dans le monde, un phénomène qui induit des conduites racistes.

« C’est sous cet angle que, tout en évoquant la situation régionale, nous avons aussi échangé nos points de vue sur la situation au Liban, et insisté sur notre attachement et la nécessité de respecter l’accord de Taëf (1989), un accord qui a rassemblé les Libanais et mis fin à la guerre. » « L’accord de Taëf est la propriété de tous les Libanais », a-t-il insisté, critiquant ainsi indirectement ceux qui s’en prévalent comme faire-valoir exclusif pour leurs droits.

M. Siniora a précisé qu’au cours de son entretien avec le métropolite Audi, il n’a pas abordé la question du Tribunal spécial pour le Liban, qui doit prononcer son jugement dans quelques mois. « Chaque chose en son temps », a-t-il affirmé à ce sujet.

Source Lorient-le-jour

Israël : Le projet fou qui va redonner vie à la mer morte

Le projet fou qui va sauver la mer morte

La mer Morte se vide chaque année à cause de la surexploitation du Jourdain, le fleuve qui l'alimente. Un projet prévoit de la relier à la mer Rouge pour y remédier.

Les eaux de la mer Morte (Israël) reculent d'un mètre chaque année, laissant derrière elles des gigantesques cratères qui rendent périlleux l'accès aux plages.

Au niveau de la route, le bitume s'est ouvert, "il fait au moins six mètres de profondeur", montre Guy Dunenfeld, ingénieur.

Vu du ciel, le bord de mer donne l'impression d'un paysage de tremblement de terre ou encore d'un site récemment bombardé.

Ces cratères sont dus aux plaques de sel qui s'insinuent dans le sous-sol et se dissolvent l'hiver, quand les pluies ruissellent. En cinquante ans, la mer Morte a perdu un tiers de sa superficie totale. La cause : la surexploitation du Jourdain, notamment pour la culture de bananiers.

Sauver la mer morte

Sauver la mer morte

 

Objectif : redonner sa splendeur au Jourdain

Les autorités de la région envisagent de fabriquer une gigantesque canalisation qui pomperait de l'eau dans la mer Rouge pour la reverser dans la mer Morte. Le projet doit déverser l’équivalent de 100 000 piscines dans la mer chaque année. Les industries contestent ce projet, car elles craignent que la qualité de l'eau ne baisse. Les autorités locales ont peur également que la couleur de l'eau ne change. L'autre partie du projet envisage de redonner sa splendeur au Jourdain, en faisant payer notamment les industriels.

Source FranceTVinfo

Al-Jazeera censure un documentaire sur le lobby pro-israélien aux USA

Alain Gresh pourquoi le Qatar a finalement suspendu le documentaire

Il n'y pas de lobby plus puissant aux USA que celui pro-israéliens.

Lire notre précédent article sur le sujet en cliquant-ici

Le Monde diplomatique évoque les méthodes des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis mises au jour par un documentaire. Cette enquête a été menée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, mais Doha aurait finalement décidé de suspendre sa diffusion.

Cette décision a été prise en vue des conséquences pour le Qatar d'être victime d'une éventuelle prise de force par l'Arabie Saoudite sur son territoire.

James Anthony Kleinfeld, dit «Tony», jeune Britannique juif, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, s'investit et côtoie durant cinq mois «le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël» aux Etats-Unis, comme The Israel Project (TIP) ou l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), explique Le Monde diplomatique de septembre.

Le jeune homme devient ainsi un familier des cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants pro-israéliens.

«Avenant, chaleureux, efficace, il [Tony] gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les éléments de langage convenus. Et leurs confidences sont explosives», prévient Alain Gresh, ancien rédacteur en chef de la publication, dans son article. Selon ses dires, il est lui-même le seul journaliste français à avoir pu voir ce documentaire grâce à l'un de ses amis basé dans le Golfe.

Comme dans les meilleurs films d'espionnage, Tony est en réalité un infiltré, en mission pour la chaîne quatarie Al-Jazeera, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis.

Dans un article paru dans Le Monde Diplomatique de septembre, le journaliste Alain Gresh relate le contenu d'un documentaire interdit sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. La chaîne qatarie al-Jazeera, propriété du Qatar qui l'avait réalisée a finalement décidé de l'interdire pour ne pas s'aliéner le soutien du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient et notamment dans le conflit qui oppose le Qatar à l'Arabie saoudite.

Alain Gresh explique : «Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire

Mais, alors que le contenu du documentaire pourrait mettre à mal les pratiques des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis, la chaîne qatarie a finalement gelé sa diffusion pour ne pas attirer leurs foudres sur le Qatar.
Depuis plus d'un an, l'émirat est déjà dans une position difficile en raison de la crise qui l'oppose à l'Arabie saoudite.

Même si, selon Alain Gresh, la diffusion du documentaire aurait constitué un événement médiatique, le Qatar aurait toutefois choisi de la reporter sine die«obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble».

Selon les informations du journaliste, Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de Steve Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire lors d'un déplacement qu'il a effectué à Doha. «Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient», analyse Alain Gresh.

Le gouvernement israélien viole-t-il les lois américaines?

Toujours selon l'ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, les acteurs du lobby pro-israélien qui se confient à Tony dans le documentaire ne sont pas avares de confidences et racontent leurs méthodes : délation, harcèlement, guerre psychologique, calomnie, pressions professionnelles, tous les moyens seraient bons pour intimider les personnes hostiles à la politique israélienne ou favorables à la cause palestienienne dans les entreprises ou sur les campus américains.

Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes

«Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des Affaires stratégiques israélien», explique Alain Gresh qui cite la directrice générale du ministère.

«En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux», avait déclaré Sima Vaknin-Gil lors d’une conférence à l’Israeli American Council (IAC), avant d'ajouter :

«Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes.» la directrice générale allait même jusqu'à affirmer : «Nous avons la FDD [Fondation pour la défense des démocraties] et d’autres qui travaillent [pour nous].»

La  FDD est un think tank néoconservateur basé à Washington. Or, comme le précise Alain Gresh, selon la loi américaine, «les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches», se demande-t-il.

La New York Fashion Week marquée par le look du judaïsme orthodoxe

La New York Fashion Week marquée par le look du judaïsme orthodoxe

La New York fashion week printemps/été 2019 a été marqué par le défilé
de Batsheva Hay, la créatrice de mode new-yorkaise dont les robes de prairie inspirées du judaïsme orthodoxe avec la  longueur aux chevilles ont fait d'elle le nouveau nom le plus populaire et le plus improbable de la mode américaine.

BatshevaHay a grandi dans une famille juive laïque et a épousé en 2012, Alexei Hay, un photographe de mode qui vit comme un juif orthodoxe.

Elle a travaillé comme avocate d'entreprise, mais en 2016, sa vie a changé lorsqu'elle a eu besoin de faire retoucher une vieille robe de Laura Ashley qu'elle adorait.

Inspirée par les femmes orthodoxes modernes de New York, de plus en plus présentes dans sa vie, ainsi que par l'amour de sa mère pour les robes de prairie et ce qu'elle décrit comme l'esthétique "kinderwhore" de Courtney Love, elle décide de faire quelques ajouts à la robe : un cou plus haut, une taille plus cintrée et des volants de manche.

Pendant qu'elle y était, elle a fait refaire quelques autres robes selon un modèle similaire, en utilisant des tissus d'occasion qu'elle avait achetés sur eBay. Quand elle a porté les robes, elle dit avoir reçu énormément de compliments et a commencé à les  vendre en ligne.

Sa maison de couture frum a rapidement décollé, comptant Jessica Chastain, Natalie Portman, Amandla Stenberg et Erykah Badu parmi ses célèbres fans.

Le New Yorker a récemment fait son portrait , dans lequel Batsheva décrit volontiers les robes comme étant de simples fripes.
Lena Dunham, une autre passionnée, résume pourquoi elles ont autant de succès  : "Elles ressemblent aux robes de fête que tu aurais voulues porter quand tu avais six ans, ou à celles des personnages de ton livre préféré auraient portées."

C'était la première fois que Batsheva était invité à ce dîner-spectacle et s'exposée à l'une des principales semaines de la mode, bien qu'il n'y avait pas un défilé en vue.
En revanche on pouvait voir les mannequins manger et boire des milkshakes, avec les journalistes et les invités .

Sa collection bien accueillie, a  été  pourtant critiquée par l'influente revue de mode Women's Wear Daily qui  déclaré qu'il y avait quelque chose "d'étrangement fascinant dans le traitement audacieux de Hay d'un look qui ne devrait pas avoir sa place dans la société moderne".

Comme dit l'adage le plus grand compliment est l'imitation ainsi Coach, Erdem et d'autres grandes marques ont commencé à s'inspirer également du look orthodoxe de la prairie amish.

Le look amish nouveau look de la mode new yorkaise

Le look amish nouveau look de la mode new yorkaise

Elle est également finaliste pour le CFDA/Vogue Fashion Fund, peut-être le prix le plus influent pour les nouveaux créateurs. Batsheva Hay semble avoir marqué le monde de la mode grâce à la" tsniout" la pudeur,  ordonné par le judaïsme .

Source La Guardian

 

Israël : L'employé du consulat de France jugé ce dimanche pour trafic d'armes

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