Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Israël aurait attaqué un site nucléaire iranien, Téhéran met en garde Israël

Téhéran a fait état jeudi d'un "accident" au sein du complexe nucléaire de Natanz, dans le centre l'Iran, et mis en garde les Etats-Unis et Israël contre toute action hostile à son endroit. La nouvelle de l'accident a d'abord été annoncée dans la matinée par un communiqué relativement confus de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). Le porte-parole de cette institution, Behrouz Kamalvandi, a ensuite fait une mise au point à l'antenne de la télévision d'Etat, mais aucune explication sur les causes de l'accident n'avait encore été fournie officiellement en début de soirée. "C'était un entrepôt sans matériel nucléaire (à l'intérieur et donc) sans potentiel de pollution", a déclaré M. Kamalvandi, à propos du lieu de l'accident. "Nous n'avons pas de victime", des "équipes d'experts sont actuellement sur place et enquêtent sur les causes de l'accident", a-t-il ajouté, sans préciser la nature du sinistre --un incendie, selon l'agence Tasnim, qui cite le gouverneur de Natanz, Ramézan-Ali Ferdowsi. L'OIEA a ensuite publié la photo d'un bâtiment endommagé, apparemment par le feu, avant que la télévision d'Etat diffuse une courte vidéo de M. Kamalvandi à l'extérieur du bâtiment en briques. Les images montrent des dégâts limités et plusieurs ventilateurs en train de tourner. Entre-temps, et alors que les réseaux sociaux bruissent de rumeurs sur ce qui a pu se passer, l'agence officielle iranienne Irna a publié une dépêche en forme d'éditorial, notant que "certains comptes du régime sioniste" avaient "immédiatement attribué l'accident à un sabotage israélien". - "Lignes rouges" - Sans ce prononcer sur la véracité de telles informations, l'agence a jugé bon d'ajouter que la "stratégie" de la République islamique consistant à "empêcher toute escalade" devrait "être fondamentalement revue" s'il s'avère "que des pays hostiles, en particulier le régime sioniste (Israël, NDLR) et les Etats-Unis, franchissent les lignes rouges fixées par l'Iran", parmi lesquelles figurent "la sécurité" et "les intérêts" du pays. Washington et Israël accusent l'Iran de développer un programme nucléaire militaire secret, ce que la République islamique dément. L'Iran et les Etats-Unis sont apparus par deux fois au bord de l'affrontement militaire direct depuis juin 2019. Dans un article consacré à l'accident, BBC Persian (le service en persan de l'audiovisuel public britannique), média considéré comme "hostile" par les autorités de Téhéran, assure avoir reçu "plusieurs heures avant" les premières nouvelles de l'accident un communiqué d'un groupe inconnu revendiquant une "attaque contre le centre nucléaire de Natanz". La BBC, qui dit ne pas avoir pu authentifier cette revendication, dit que celle-ci est signée des "Guépards de la Patrie", qui se présentent comme un groupe "de dissidents au sein de l'appareil sécuritaire iranien". "S'il y a un feu quelque part, les ennemis de l'Iran affirment qu'il s'agit d'une frappe militaire", a réagi sur Twitter Mohammad Marandi, directeur du département d'études américaines à l'Université de Téhéran et commentateur politique. - "Mauvaise coordination" - Une succession d'incendies récents à Téhéran ainsi que deux explosions dans la capitale survenues au cours des sept derniers jours, dont l'une près d'un site militaire, ont suscité sur les réseaux sociaux des rumeurs selon lesquelles ces événements, présentés par les autorités comme des accidents, seraient en fait le résultat d'actes hostiles israéliens. "BBC Persian prétend qu'il s'agit d'un sabotage commis par une organisation secrète tandis que leurs camarades de la propagande israélienne affirment qu'ils s'agit d'une frappe de drone. Mauvaise coordination", a raillé M. Marandi. Le porte-parole de l'OIEA, a assuré qu'il n'y avait "pas eu d'interruption de l'activité du centre d'enrichissement" de l'uranium de Natanz. Depuis mai 2019, en riposte à la décision prise un an plus tôt par les Etats-Unis de se retirer unilatéralement de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, l'Iran s'est progressivement affranchi de ses obligations prévues par ce texte. En septembre 2019, le pays a ainsi relancé les activités de production d'uranium enrichi qu'il avait accepté de suspendre à Natanz en vertu de l'accord.

Iran: "accident" sur un site nucléaire, Téhéran met en garde Israël et Washington

Téhéran a fait état jeudi d'un "accident" au sein du complexe nucléaire de Natanz, dans le centre l'Iran, et mis en garde les Etats-Unis et Israël contre toute action hostile à son endroit.

La nouvelle de l'accident a d'abord été annoncée dans la matinée par un communiqué relativement confus de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

Le porte-parole de cette institution, Behrouz Kamalvandi, a ensuite fait une mise au point à l'antenne de la télévision d'Etat, mais aucune explication sur les causes de l'accident n'avait encore été fournie officiellement en début de soirée.

"C'était un entrepôt sans matériel nucléaire (à l'intérieur et donc) sans potentiel de pollution", a déclaré M. Kamalvandi, à propos du lieu de l'accident.

"Nous n'avons pas de victime", des "équipes d'experts sont actuellement sur place et enquêtent sur les causes de l'accident", a-t-il ajouté, sans préciser la nature du sinistre --un incendie, selon l'agence Tasnim, qui cite le gouverneur de Natanz, Ramézan-Ali Ferdowsi.

L'OIEA a ensuite publié la photo d'un bâtiment endommagé, apparemment par le feu, avant que la télévision d'Etat diffuse une courte vidéo de M. Kamalvandi à l'extérieur du bâtiment en briques. Les images montrent des dégâts limités et plusieurs ventilateurs en train de tourner.

Entre-temps, et alors que les réseaux sociaux bruissent de rumeurs sur ce qui a pu se passer, l'agence officielle iranienne Irna a publié une dépêche en forme d'éditorial, notant que "certains comptes du régime sioniste" avaient "immédiatement attribué l'accident à un sabotage israélien".

- "Lignes rouges" -

Sans se prononcer sur la véracité de telles informations, l'agence a jugé bon d'ajouter que la "stratégie" de la République islamique consistant à "empêcher toute escalade" devrait "être fondamentalement revue" s'il s'avère "que des pays hostiles, en particulier le régime sioniste (Israël, NDLR) et les Etats-Unis, franchissent les lignes rouges fixées par l'Iran", parmi lesquelles figurent "la sécurité" et "les intérêts" du pays.

Washington et Israël accusent l'Iran de développer un programme nucléaire militaire secret, ce que la République islamique dément. L'Iran et les Etats-Unis sont apparus par deux fois au bord de l'affrontement militaire direct depuis juin 2019.

Dans un article consacré à l'accident, BBC Persian (le service en persan de l'audiovisuel public britannique), média considéré comme "hostile" par les autorités de Téhéran, assure avoir reçu "plusieurs heures avant" les premières nouvelles de l'accident un communiqué d'un groupe inconnu revendiquant une "attaque contre le centre nucléaire de Natanz".

La BBC, qui dit ne pas avoir pu authentifier cette revendication, dit que celle-ci est signée des "Guépards de la Patrie", qui se présentent comme un groupe "de dissidents au sein de l'appareil sécuritaire iranien".

"S'il y a un feu quelque part, les ennemis de l'Iran affirment qu'il s'agit d'une frappe militaire", a réagi sur Twitter Mohammad Marandi, directeur du département d'études américaines à l'Université de Téhéran et commentateur politique.

- "Mauvaise coordination" -

Une succession d'incendies récents à Téhéran ainsi que deux explosions dans la capitale survenues au cours des sept derniers jours, dont l'une près d'un site militaire, ont suscité sur les réseaux sociaux des rumeurs selon lesquelles ces événements, présentés par les autorités comme des accidents, seraient en fait le résultat d'actes hostiles israéliens.

"BBC Persian prétend qu'il s'agit d'un sabotage commis par une organisation secrète tandis que leurs camarades de la propagande israélienne affirment qu'ils s'agit d'une frappe de drone. Mauvaise coordination", a raillé M. Marandi.

Le porte-parole de l'OIEA, a assuré qu'il n'y avait "pas eu d'interruption de l'activité du centre d'enrichissement" de l'uranium de Natanz.

Depuis mai 2019, en riposte à la décision prise un an plus tôt par les Etats-Unis de se retirer unilatéralement de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, l'Iran s'est progressivement affranchi de ses obligations prévues par ce texte.

En septembre 2019, le pays a ainsi relancé les activités de production d'uranium enrichi qu'il avait accepté de suspendre à Natanz en vertu de l'accord.

Je m'appelle Samantha je suis transgenre et je suis rabbin de ma communauté

Je m'appelle Sam Zerin je suis devenue transgenre et je suis rabbin de ma communauté

Samantha Zerin est rentrée chez elle après un cours de yiddish qu'elle a enseigné dans le cadre du programme d'éducation des adultes de sa synagogue le soir du 19 décembre.
Elle savait que sa vie était sur le point de changer.

Ce soir-là, les 775 familles de Temple Emanu-El recevraient un message dont elle savait qu'il surprendrait beaucoup de personnes qu'elle avait connues depuis qu'elle avait rejoint la communauté 3 ans et demi plus tôt.

"Au cours des dernières années, Sam a exploré son identité sexuelle" ainsi commençait  le message envoyé à la congrégation par Sam et son épouse, Rachel.

"Cela a été un voyage pour nous deux, plein d'introspection, d'apprentissage et de croissance. Grâce à ce voyage, nous avons réalisé que, bien que Sam ait été élevée comme un garçon, elle est en fait une femme, et elle est prête à commencer sa vie publiquement en tant que telle."

L'e-mail a marqué l'aboutissement d'un processus de plusieurs années dans la vie de Zerin - une renaissance, presque, de l'identité de genre dans laquelle elle avait été élevée à l'expression complète de celle qu'elle était depuis toujours au fond d'elle-même.

Cela a également marqué un moment important pour les synagogues américaines: Rachel Zerin est sa femme, elle est  associée au Temple Emanu-El, une congrégation conservatrice à Providence, Rhode Island.

Samantha Zerin avait cherché à savoir s'il y avait d'autres conjoints de rabbins de la congrégation qui étaient en transition et avec lesquels elle pouvait se contacter pour obtenir de l'aide. Elle n'a pas pu en trouver.

La professeure de musique et poète yiddish et âgée de 33 ans avait déjà rasé sa barbe, fait pousser ses cheveux et était devenue transgenre pour sa femme, sa famille et ses amis proches. Maintenant, elle s'annonçait comme une rebbetzine.

"Le conjoint du rabbin est une personnalité très publique, et partout où je vais dans notre communauté, les gens savent qui je suis", a déclaré Zerin. «C'est un peu ironique de dire qu'il y a des yeux partout, mais il y en a vraiment, que j'aille au gymnase ou que je sois à l'épicerie.»

Les conjoints des rabbins occupent des rôles importants dans la communauté juive. Traditionnellement, l'épouse du rabbin, ou rebbetzin, cuisine non seulement pour le Shabbat et les repas des fêtes, mais enseigne et offre des conseils aux femmes de la congrégation.

Cela a changé dans le monde non orthodoxe, où des personnes de tous genres peuvent désormais devenir rabbins, mais le rôle de l'épouse d'un rabbin reste un rôle de premier plan, a déclaré Shuly Rubin Schwartz, historien et chancelier du Jewish Theological Seminary.

«Il est certainement vrai que les rabbins sont des personnalités publiques, et il y a aussi ce genre de terme sociologique de rabbins qui sont des exemples symboliques - ils sont censés vivre les valeurs que tout le monde aspire en théorie à vivre - et souvent la famille du rabbin pourrait être à la hauteur de cet ensemble d’attentes », a déclaré Schwartz, qui a fait des recherches sur le rôle des rebbetzin.

À cause de tout cela, Zerin savait que son processus de sortie "coming out" devait se faire avec précaution. D'une part, elle savait que l'acceptation des personnes transgenres en dehors du monde orthodoxe s'est généralisée.

Les mouvements réformiste  et conservateur ont tous adopté des résolutions soutenant la pleine intégration des personnes transgenres dans les communautés juives au cours des cinq dernières années, et les personnes transgenres comme d'autres membres de la communauté LGBTQ - gagnent en visibilité et assument de plus en plus des rôles de leadership dans les synagogues. et d'autres institutions communautaires.

D'un autre côté, Zerin savait que sa transition avait cessé d'être une affaire privée en raison du rôle de sa famille dans la communauté.

"Quand je suis sortie en tant que transgenre, en tant que femme, tout d'un coup, cela signifiait que l'un des rabbins de cette communauté, est une femme et est maintenant marié à une femme et c'est très important", a-t-elle déclaré.

«Donc, dans un sens, quand je suis sorti en tant que trans, je sortais en tant que moi-même, en tant que femme, et forçant ma femme avec moi. Et pour cette raison, cela devait être un dialogue avec ma femme sur le moment où nous ferions cela, et aussi avec les dirigeants de la synagogue. »

Le message adressait à la congrégation partageait le nouveau nom et les pronoms de Zerin et les membres de la congrégation "pourraient également remarquer des changements dans les vêtements et l'apparence de Sam."

Mais afin de préserver l'intimité, le couple a également demandé aux fidèles de ne pas leur poser de questions personnelles ou de ne pas leur donner de conseils non sollicités.

En tant que famille rabbinique, la frontière entre le public et le privé est souvent floue, mais il était important de maintenir une certaine intimité, a déclaré Rachel Zerin.

«Les lignes de ce qu'est ma vie publique sont très différentes de celles de la plupart des autres professions, en ce sens que de nombreux aspects de ma famille sont la vie publique», a-t-elle déclaré. "Avant la pandémie, nous recevions des gens pour le dîner de Shabbat, et montrer ce que nous faisons chez nous aux membres de la communauté fait partie de mon rôle de rabbin et j'adhère à cela, mais il y a encore des limites."

Le coming-out de Samantha Zerin a duré de nombreuses années. Élevée comme un garçon, elle ne s'est jamais sentie attirée par les choses typiquement masculines. Avec le temps, elle a également commencé à se sentir mal à l'aise avec son sexe en général.

«Pendant toute ma vie, tout ce que j'ai dit, tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai écrit, tout ce que j'ai fait dans ma vie a toujours été sous la peur d'être perçue comme trop féminine», a-t-elle déclaré.

Zerin n'a jamais pensé qu'elle pourrait être transgenre parce que l'image qu'elle avait dans son esprit des femmes transgenres était criblée de stéréotypes.

"Mes modèles pour les femmes transgenres étaient ces personnages de films qui se déguisaient et dansaient en secret, puis ils étaient découverts et c'était embarrassant", se souvient-elle. «C'était vraiment embarrassant et nous étions censés en rire. L'homme en robe est cette figure courante dans les films pour nous faire rire. »

Elle a commencé à questionner activement il y a 2 ans et demi et l'année dernière a vu pour la première fois un thérapeute spécialisé dans l'identité de genre. La première session a été transformatrice.

"Elle m'a donné la permission de m'admettre ce que j'avais eu si peur d'admettre, c'est que je suis transgenre", a déclaré Zerin.

Elle s'est immédiatement adressée à sa femme, qui, selon elle, l'a soutenue. Mais il a fallu sept mois et une conversation continue avec les dirigeants de la synagogue avant qu'elle ne soit prête à envoyer cet e-mail.

Pendant ce temps, Zerin a créé un compte Twitter et un blog en utilisant un pseudonyme féminin, Shuli Elisheva. Elle écrirait sur ses difficultés avec son sexe - y compris en écrivant des poèmes en yiddish, une langue qu'elle parle couramment et élève son fils de 5 ans dans cette langue.

En ligne, Zerin a pu trouver une communauté avec d'autres femmes transgenres. Elle a également constaté que l'écriture en yiddish résonnait encore plus car elle ressentait une similitude entre la langue et sa transition de genre.

«Je n'ai pas grandi en yiddish. J'ai grandi avec des mots yiddish dans la maison mélangés à notre anglais, mais je n'ai jamais su que c'était possible - tout comme je ne savais pas qu'il était possible pour moi de devenir une femme - je n'ai jamais réalisé qu'il était possible pour moi de devenir un orateur yiddish ," dit-elle.

Écrire sous un pseudonyme lui a permis de s'exprimer sans se soucier de la façon dont elle serait perçue. Sortir de la communauté signifiait sortir de la zone de confort.

Mais à la fin, son annonce a été bien accueillie à la fois par sa propre communauté et par la communauté juive en général de Providence. Une publication sur Facebook a généré des centaines de réponses J'aime et Commentaires, toutes encourageantes, de la part de personnes du monde entier et près de chez soi

Zerin a dit qu'elle a été reçue «très, très positivement».

«J'ai été inondé de soutien. Les gens ont vraiment respecté notre demande de confidentialité », a-t-elle déclaré.

Rachel Zerin a constaté que ses inquiétudes quant à la façon dont la communauté réagirait ne se sont pas concrétisées.

"Il n'y a vraiment eu aucun problème", a-t-elle déclaré. «Je pense que toute l'anxiété a été créée par nous mêmes et que le début a été bien pire que la sortie réelle, du moins pour moi.»

La réponse positive dans la communauté juive élargie de Providence a inclus la Congrégation Beth Sholom, une synagogue orthodoxe localeLa synagogue de 100 ménages compte environ 10 personnes qui se sont manifestées comme LGBTQ au cours de la dernière décennie, ce qui a contribué à changer les opinions des membres de la communauté.

Pourtant, pour de nombreux membres, le coming-out de Zerin a été leur première expérience aux prises avec la question des droits des transgenres à un niveau personnel, a déclaré Rabby Barry Dolinger.

«Pour beaucoup de gens, cela a été leur propre processus de régler la question non pas au niveau national ou politique, mais au niveau humain. Et c'est pour nombre de personnes, ce n'est pas un problème, c'est un ami », a déclaré Dolinger, qui a envoyé un courriel à Zerin quelques jours après sa sortie pour exprimer son soutien.

Au Temple Emanu-El, où Rachel Zerin travaille, la transition de son épouse a contribué à pousser la synagogue à être plus inclusive, a déclaré son rabbin senior, Michael Fel.

"Pendant des années, je pense que nous avons essayé d'être un endroit ouvert, accueillant et acceptant  tout le monde, donc je pense que la communauté était en quelque sorte prête pour quand elle  ferait son annonce - beaucoup de gens ont dit OK", a-t-il déclaré.

«Nous avons compris que cela faisait partie des gens de notre communauté, donc je ne pense pas qu'il y ait eu de difficultés Mais je pense que cela a accru le désir dans notre congrégation de réévaluer les toilettes et de réévaluer les problèmes d'accessibilité dans tout le bâtiment. »

Bien que Temple Emanu-El ait des toilettes sans distinction de sexe, la direction est en train d'en ajouter une supplémentaire pour accueillir ceux qui ne se sentent pas à l'aise d'aller dans celles des hommes ou des femmes - ce qui était le cas par le passé pour Samantha Zerin.

Zerin a déclaré que c'était transformateur pour elle de se connecter avec d'autres femmes transgenres en ligne et de voir comment grâce à l'hormonothérapie, elles pouvaient apparaître féminines. Elle espère maintenant qu'elle peut inspirer d'autres personnes dans des situations similaires - y compris les partenaires de rabbins, les personnes dont elle n'a pas pu obtenir de conseil pendant sa propre transition - et a spécifiquement demandé qu'une photo d'elle avant sa transition soit publiée aux côtés de l'une d'elle aujourd'hui montrer aux autres que c'est possible.

«Si j'avais su tout cela 20 ans plus tôt, qui sait, j'aurais peut-être fait la transition il y a 20 ans», a-t-elle déclaré. "Je ne savais pas que c'était une possibilité, et comment pouvez-vous vraiment désirer quelque chose que vous ne savez même pas est vraiment une possibilité?"

 

En israël, Il préfère renoncer à son certificat de cacheroute que de renvoyer son cuisinier arabe

Il préfère renoncer au certificat de cacheroute que de renvoyer son cuisinier arabe

Kalo café et la controverse sur le certificat de casheroute

Selon les règles de la cacheroute un cuisinier non juif ne peut pas allumer le feu le four servant à préparer des repas ou le pain à des Juifs.

Le lundi matin, un tsunami  a surgi sur les médias sociaux alors qu'un superviseur du rabbinat de la ville a révoqué le certificat de cacheroute du restaurant bien-aimé.

Le superviseur l'a fait, après avoir découvert que la gazinière a était remplacé par un plaque  à induction .  Selon les règles de la cacheroute un cuisinier non juif ne peut pas allumer le feu comme expliqué ci-dessus.

Le café Kalo sur la route de Bethlehem est un lieu de rencontre de  la plupart de religieux libéraux.
Mustafa Halwi, le cuisinier arabe, qui y cuisine depuis des années, et n'a jamais posé de problème pour le certificat de cacheroute fourni par Rabbanut Rashit Yerushalayim (non-mehadrin). Seuls quelques clients étaient conscients du problème de la plaque à induction qui a changé la situation.

Une plaque à induction se refroidit immédiatement quand un récipient est retiré, donc quand le cuisiner remet le récipient sur la plaque il rallume le feu lui-même.

Le superviseur de la cacheroute n'a pas observé que Mustafa allumait réellement le poêle, mais a supposé que la plaque à induction l'avait fait  et a donc décidé d'annuler la certification.

Le propriétaire du café Yaacov ben Elul, surnommé Kalo, a décidé de renoncer à la certification. Le restaurant étant apprécié des habitués, une campagne sur Facebook a rapidement diffusé la nouvelle.

Bien que les clients religieux perplexes ne sachent pas comment réagir, la réponse des médias sociaux montre qu'il y a beaucoup de soutien pour le restaurant dans le quartier et au-delà - y compris de la part de personnes qui ne sont même jamais allées au restaurant.

La membre du conseil municipal Laura Wharton (Meretz) a envoyé une lettre au chef du conseil religieux de Jérusalem, le rabbin Yehoshua Yishai, se plaignant de la procédure et de la demande de licencier le cuisinier arabe. Kalo dit qu'il n'envisage pas de mettre fin à l'emploi du cuisinier, car il considère cela comme un acte raciste.

«Et alors qu'il soit arabe? Je suis moi-même croyant et Mustafa travaille selon les règles. Il n'y a rien de mal à l'employer. De plus, pourquoi annuler le certificat de cacheroute si soudainement? Pourquoi ne pas demander, expliquer,proposer une solution ?
Pourquoi cet acte agressif du superviseur? J'ai décidé de ne pas l'accepter. Je crois que mes clients comprendront ma décision: je travaillerai sans certificat de cacheroute. »

Stop à la haine pour le profit : liste des entreprises qui boycottent Facebook

Stop à la haine pour le profit : liste des entreprises qui boycottent Facebook

Ben & Jerry's est le dernier à se joindre à la campagne de boycott de la publicité sur Facebook

Le fabricant de glaces a déclaré qu'il rejoindrait la campagne #StopHateForProfit en interrompant toutes les publicités payantes sur Facebook et Instagram aux États-Unis à compter du 1er juillet.

Ben & Jerry's est la dernière entreprise à avoir rejoint la campagne de boycott de la publicité sur Facebook jusqu'à ce que le géant des médias sociaux modifie ses politiques concernant le discours de haine et le harcèlement ciblé.

Dans un communiqué mardi, le fabricant de glaces a déclaré qu'il rejoindrait la campagne #StopHateForProfit en interrompant toutes les publicités payantes sur Facebook et Instagram aux États-Unis à compter du 1er juillet.

"Nous appelons Facebook, Inc. à prendre les mesures claires et sans équivoque demandées par la campagne pour empêcher sa plateforme d'être utilisée pour propager et amplifier le racisme et la haine", indique le communiqué.

La campagne, annoncée la semaine dernière, est dirigée par la Ligue anti-diffamation, la NAACP et plusieurs autres groupes de défense des droits civiques. Les groupes protestent contre la réticence de Facebook à surveiller les discours de haine de la police ou à surveiller les publications pour la désinformation.

Ben & Jerry's rejoint les détaillants de vêtements Patagonia et The North Face; entreprise d'équipement de plein air REI; et Upwork, une plateforme de freelance, pour stopper les publicités sur Facebook pour le mois de juillet.

Voici la liste des enseignes qui boycottent Facebook

  • Ben & Jerry's - Le fabricant de glaces "mettra en pause toutes les publicités payantes sur Facebook et Instagram aux États-Unis" le 1er juillet.
  • The North Face, REI et Patagonia - Les 3 marques de sport ont choisi de soutenir la campagne #StopHateForProfit en retirant leurs annonces et en n'ayant plus d'autres annonces sur Facebook et Instagram en juillet.
  • Arc'teryx - La marque de vêtements d'extérieur Arc'teryx s'est également associée au soutien de #StopHateForProfit , ajoutant qu'elle interrompait notre publicité mondiale avec Facebook et Instagram jusqu'à au moins fin juillet pour soutenir la campagne #stophateforprofit et donner ces dollars pour construire plus inclus à l'extérieur. "
  • Eddie Bauer - Dans un tweet , Eddie Bauer a déclaré qu'il "suspendrait toutes les publicités payantes sur Facebook et Instagram jusqu'à fin juillet, avec effet immédiat".
  • Upwork - Upwork consiste à "mettre en pause la haine sans publicité Facebook en juillet".
  • Verizon - John Nitti, directeur des médias de Verizon, a déclaré le 25 juin : "Nous suspendons nos publicités jusqu'à ce que Facebook puisse créer une solution acceptable qui nous rend confortable et cohérente avec ce que nous avons fait avec YouTube et d'autres partenaires."
  • Viber - Viber a retiré toutes les publicités de Facebook et Instagram le 24 juin et continuera de supprimer "toute la technologie Facebook des propres applications de Viber".
  • Mountain Equipment Coop. (MEC) - MEC a déclaré avoir "retiré notre contenu organique et payé les publicités de Facebook et Instagram jusqu'à la fin juillet".
  • Coca-Cola - Coca-Cola n'a pas directement soutenu l'initiative, mais a plutôt choisi de suspendre les publicités sur les réseaux sociaux pendant au moins 30 jours pour " réévaluer nos politiques publicitaires afin de déterminer si des révisions sont nécessaires".
  • Mozilla - Mozilla a ajouté son soutien à l'initiative , mais a également noté qu'elle "n'avait pas fait de publicité sur Facebook et Instagram depuis mars 2018, lorsqu'il est devenu clair que la société n'agissait pas pour améliorer le manque de confidentialité des utilisateurs qui a émergé dans Cambridge Analytica. scandale."
  • Unilever - Le géant de la consommation Unilever, qui comprend des marques comme Ben & Jerry's, Marmite et Lipton Tea, a déclaré qu'il "avait pris la décision d'arrêter la publicité sur Facebook, Instagram et Twitter aux États-Unis ".
  • The Hershey Company
  • Levi's (et Dockers) - Levi Strauss a déclaré qu'il rejoignait la campagne #StopHateForProfit, mettant en pause toutes les publicités payantes sur Facebook et Instagram dans le monde et dans toutes nos marques pour "mettre fin à la haine". Il suspendra la publicité au moins jusqu'à la fin du mois de juillet et se réactivera en fonction de la réponse de Facebook.
  • JanSport - La société a déclaré sur Twitter qu'elle "arrêterait la publicité sur Facebook et Instagram pour le mois de juillet et se joindrait à la lutte pour des politiques plus strictes qui empêchent le contenu raciste, violent et haineux de proliférer sur ces plateformes".
  • Blue Shield of California - Blue Shield of California suspendra la publicité et tous les messages sur Facebook et Instagram en juillet.
  • Division américaine de Honda
  • Habitat pour l'humanité - Habitat pour l'humanité "mettra en pause toutes nos publicités payantes sur les services de Facebook à l'appui de la campagne #StopHateforProfit", a-t- il déclaré dans un tweet .
  • Lululemon - Lululemon a déclaré qu'il soutenait la campagne #StopHateForProfit et a mis une pause sur sa publicité payante sur Facebook et Instagram .
  • Adidas et Reebook - Adidas et sa filiale Reebok suspendront la publicité sur Facebook et Instagram dans le monde jusqu'à la fin du mois de juillet. Un rapport de CNBC a déclaré que les entreprises "développeront des critères pour nous tenir, ainsi que chacun de nos partenaires, responsables de la création et du maintien d'environnements sûrs".
  • Best Buy - Best Buy a déclaré qu'il suspendrait la publicité sur Facebook et Instagram à partir du 1er juillet, la pause se prolongeant provisoirement jusqu'en juillet.
  • Chobani - Chobani a déclaré qu'il mettrait en pause toutes ses publicités sociales payantes à l'appui de #StopHateForProfit.
  • Clorox - Clorox arrêtera ses publicités sur Facebook et Instagram jusqu'en décembre. Les dépenses publicitaires iront à la place sur d'autres médias. Il cessera également de dépenser sur Facebook Audience Network.
  • Ford - Ford a annoncé qu'il suspendrait les publicités sur les réseaux sociaux pendant 30 jours pour évaluer sa stratégie et faire pression sur les efforts pour "nettoyer" l'écosystème numérique.
  • HP - HP " arrête la publicité américaine sur la plate-forme jusqu'à ce que nous voyions des protections plus robustes en place" bien qu'il n'ait pas indiqué qu'il rejoignait officiellement la campagne #StopHateForProfit.
  • Microsoft - Microsoft aurait suspendu sa publicité sur Facebook et Instagram, mais a déclaré qu'il l'avait fait en mai - quelque temps avant que le boycott des publicités sur Facebook ne prenne de l'ampleur fin juin. Cela était basé sur un rapport d'Axios, qui a vu un script de chat interne et a été confirmé par une source.
  • Puma - Puma "arrête toutes les publicités sur Facebook et Instagram en juillet" à l'appui de #StopHateForProfit.
  • Starbucks - Starbucks a annoncé le 28 juin qu'il " suspendrait la publicité sur toutes les plateformes de médias sociaux " alors qu'ils "poursuivaient les discussions en interne, avec nos partenaires des médias et avec les organisations de défense des droits civiques dans le but de stopper la propagation du discours de haine".
  • Diageo - Le producteur de bière et de spiritueux Diageo a déclaré qu'il "suspendrait toutes les publicités payantes à l'échelle mondiale sur les principales plateformes de médias sociaux" à compter du 1er juillet. "Nous continuerons de discuter avec les partenaires des médias de la manière dont ils traiteront le contenu inacceptable".
  • Volkswagen - Le géant allemand de l'automobile Volkswagen, propriétaire des marques Audi, Porsche et Skoda, a déclaré: "Les discours de haine, les commentaires discriminatoires et les messages contenant de fausses informations dangereuses ne doivent pas être publiés sans commentaires et doivent avoir des conséquences".
  • Lego - Le fabricant danois de jouets Lego arrête toute publicité payante sur les réseaux sociaux depuis un mois.

Coronavirus: Israël au bord du précipice d'une catastrophe

Photo fournie par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) montrant un entrepôt du complexe nucléaire de Natanz endommagé, au sud de Téhéran, le 2 juillet 2020 afp.com - Handout

Coronavirus: Israël au bord du précipice d'une catastrophe

Israël, ne peut pas facilement et assez rapidement identifier et séparer les personnes infectées qui sont asymptomatiques, alors elles continuent de propager la maladie.

Après que 868 Israéliens ont reçu un diagnostic de coronavirus mercredi - le nombre le plus élevé en un jour depuis le début de la crise il devrait être clair pour celui qui suit les mises à jour quotidiennes du ministère de la Santé qu'Israël approche du précipice d'une catastrophe.

Le chef de la Société israélienne des maladies infectieuses, Miri Weinberger, a averti plus tôt cette semaine qu'Israël était sur le point de perdre le contrôle. Mais selon plusieurs autres experts de la santé de haut niveau, c'est incontrôlable en ce moment. Le gouvernement doit immédiatement examiner ses politiques et apporter des changements.

Pour commencer, nous ne savons toujours pas vraiment combien d'Israéliens ont le virus, car bien que le ministre de la Santé Yuli Edelstein ait augmenté le nombre de personnes dépistées par jour, ces personnes testées sont toujours un groupe auto-sélectionné.

Ceux qui sont testés sont ceux qui ont décidé qu'ils voulaient faire un test, ce qui signifie qu'ils avaient des raisons de supposer qu'ils pourraient être infectés

"Si vous traitez avec un groupe présélectionné comme celui-ci, alors vous devez vous attendre à ce qu'un pourcentage élevé d'entre eux soit positif", a déclaré le professeur Zeev Rotstein, directeur général du Hadassah-University Medical Center, au Jerusalem Post .

Mercredi matin, parmi ceux qui ont été testés, plus de 4% se sont révélés positifs, ce qui est considéré comme élevé. Cependant, avec le nombre plus faible de tests effectués au cours de la première vague, le pourcentage de patients positifs était alors plus élevé.

Pour mieux comprendre ce qui se passe réellement quel pourcentage de la population est infectée et la prévalence de la maladie - le ministère de la Santé devrait organiser un échantillonnage aléatoire, a recommandé Rotstein.

Ceux qui consultent leur médecin sont probablement déjà malades depuis quatre ou cinq jours à cause de certains symptômesÀ ce stade, ils ont déjà infecté de nombreuses personnes.

Pire encore, toute discipline a été perdue. Des photos de personnes marchant, mangeant et dansant sans les masques sont faciles à trouver sur les réseaux sociaux. Les camps d'été sont ouverts sans directives en place.

"Chacun pense que cela ne lui arrivera pas", a déclaré Rotstein, car ils ne voient que des chiffres; ils ne voient pas les patients intubés.

S'il est vrai que les patients plus jeunes sont moins à risque de développer un cas grave de coronavirus, ce que la communauté médicale a peur, c'est que ces patients, qui sont asymptomatiques, rendent visite à leurs parents et grands-parents et les mettent en danger.

"S'ils infectent leurs proches à haut risque, voici le début de la catastrophe", a déclaré Rotstein.

Pourquoi les Israéliens ne suivent-ils pas les règlements? Il y en a trop, ils sont trop déroutants et ils ont provoqué une catastrophe économique et sociale pour le pays. Le confinement total qui a commencé fin mars et a duré jusqu'à ce que la Pâque a détruit l'économie israélienne, laissant près de 25% des personnes - pour la plupart des jeunes - sans emploi.

Les compagnies aériennes restent fermées. Les artistes culturels meurent de faim. Essayer de suivre les règlements du ministère de la Santé aurait pu entraîner des gains à court terme, mais il devient de plus en plus évident que cela a tué ou tue probablement autant ou plus de personnes que la maladie elle-même.

Et dans le même temps, alors que la Grèce et les pays européens ouvrent leur ciel et vantent environ 25 nouveaux cas par jour, Israël en est à environ 700.

Cela a sapé la confiance du public dans le ministère de la Santé et ses directives.

Au lieu de blâmer le public, a déclaré Rotstein, le ministère de la Santé devrait s'asseoir et reconsidérer ses politiques avant que le virus en Israël ne devienne incontrôlable.

Israël: Coronavirus, la science et le doigt de Dieu par le Général Gershon Hacohen

Israël: Coronavirus, la science et le doigt de Dieu par le Général Gershon Hacohen

Lorsque le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré, dans une interview télévisée le  21 mars 2020  que «avec l'aide de Dieu, nous traverserions» la crise des coronavirus, l'intervieweur l'a interrompu avec ces mots: «Avec l'aide de l'Institut Weizmann…Le Temple du sionisme moderne est l'Institut Weizmann. »

Cet échange révèle l'écart entre la promesse de l'État moderne d'une gestion efficace même face à une grande adversité et les éléments de hasard et de surprise qui peuvent rendre les États les plus puissants et les plus avancés vulnérables et sans défense"

Dès le départ, l'État moderne a dépendu de la science et de la rationalité humaine comme moyens d'un avenir stable et sûr.

Comme le sociologue français Bruno Latour a décrit l'ère moderne: «Les lois de la nature ont permis au siècle des Lumières de démolir les prétentions sans fondement des anciennes conceptions humaines… Toutes les pensées du passé ont été rendues stupides ou hypothétiques… Une aube brillante est arrivée.

De même, Theodor Herzl envisageait un État moderne qui réussirait sur la base des connaissances scientifiques. Comme il l'écrit dans son livre L'État juif : «La fondation d'un État juif, telle que je la conçois, suppose l'application de méthodes scientifiques. Nous ne pouvons pas quitter l'Égypte aujourd'hui à la manière primitive des temps anciens. »

Pour les adeptes de la science et de la rationalité humaine, c'est l'essence même de la promesse de stabilité, de prospérité et de sécurité. Si quelque chose tourne complètement hors de contrôle, ce n'est pas parce que la promesse a été exagérée, mais parce que quelqu'un a été négligent, n'a pas fait son travail correctement ou n'a pas consulté le bon expert à temps. C'est un «foul-up», un phénomène qui à notre époque nécessite une enquête.

Le philosophe français Paul Virilio a décrit en détail comment la pensée scientifique rationnelle s'efforce de contrôler le monde des phénomènes, en cherchant à contrôler même l'incontrôlable. À son avis, cependant, cet empiètement sur la grande promesse de la technologie et de la science pourrait bien conduire à un «accident intégral» qui non seulement changera la perception humaine de la technologie, mais pourrait même entraîner la fin du «projet moderne».

Virilio n'espérait pas, bien sûr, un tel «accident», mais en a averti: la crise serait aussi profonde que la promesse serait grande. Les attentes de l'humanité moderne à l'égard de la science et de l'État se heurtent encore et encore à une réalité provocante, et la crise des coronavirus est un exemple dramatique d'un tel affrontement.

En période d'extrême détresse  le test ultime d'un leadership national réside d'abord et avant tout dans sa capacité à fonctionner correctement dans l'œil de la tempête tout en prenant des décisions et des actions résolues qui sont adaptées à l'état d'urgence.

Et c'est ici que se révèlent les problèmes de comportement fondamentaux de l'État moderne: à un moment où le «grand accident» s'est effectivement produit, il a du mal à y faire face en raison de restrictions procédurales et légales, de stipulations cognitives tenaces, d'un manque de compréhension d'un événement sans précédent, et une impulsion à essayer de parvenir à un contrôle centralisé de la crise quand il n'est pas clair qu'elle soit seulement contrôlable.

Les hiéroglyphes égyptiens, qui étaient autrefois à la pointe de la science, ont bien pu expliquer la crise de la descente des plaies sur l'Égypte: «C'est le doigt de Dieu».

L'humilité qui est nécessaire dans des conditions de crise extrêmes de cette ampleur est non seulement entre l'homme et Dieu, mais aussi entre l'humanité et les forces de la nature.

C'est ici que commence le chemin pour faire face à la crise: dans la conscience que tout n'est pas contrôlable par les êtres humains. Les grands scientifiques savent combien même la poursuite scientifique requiert une profonde humilité et l'espoir du salut par le Créateur.

*Le siècle des Lumières est un mouvement philosophique, littéraire et culturel que connaît l'Europe du XVIII e siècle (de 1715 à 1789) et qui se propose de dépasser l'obscurantisme et de promouvoir les connaissances.

Le major-général (rés.) Gershon Hacohen est chercheur principal au Begin-Sadat Center for Strategic Studies. Il a servi dans Tsahal pendant 42 ans. Il commandait des troupes dans des batailles avec l'Égypte et la Syrie. Il était auparavant commandant de corps et commandant des collèges militaires des FDI.

Gén. De division (rés.) Gershon Hacohen
Gén. De division (rés.) Gershon Hacohen

A servi dans Tsahal pendant 42 ans, commandant des troupes au combat sur les fronts égyptien et syrien. Était commandant de corps et commandant des collèges militaires des FDI.

Peut-être que nous nous rencontrerons, la téléréalité israélienne, dilemme entre Dieu et la famille - vidéo-

Peut-être que nous nous rencontrerons, la téléréalité israélienne, dilemme entre Dieu et la famille

 

La popularité croissante des séries télévisées israéliennes basées sur les communautés haredi, dans le genre de la fiction ou de la réalité, indique la curiosité des juifs non religieux en Israël et à l'étranger d'en savoir plus sur leur patrimoine religieux - sans nécessairement en faire partie afin d'éviter de faire face à  leur ignorance en étant assis dans leur canapé devant leurs téléviseurs. Personne d'autre n'a besoin de savoir combien de téléspectateurs juifs connaissent ou pratiquent réellement...:-)

Les productions israéliennes de ce genre se déroulent généralement à Jérusalem, tout comme
l' émission de téléréalité sur KAN 11n chaîne israélienne " Peut-être que nous nous rencontrerons", qui atteint son apogée. L'émission se concentre sur cinq personnes laïques - trois hommes et deux femmes - qui ont toutes été éloignées d'un parent proche qui mène un style de vie haredi à présent ils recherchent tous la réconciliation.

 

L'une des femmes veut se réconcilier avec son père qui a quitté sa mère alors que la jeune femme était encore enfant.
Elle même, a trouvé la religion et a fondé une nouvelle famille haredi, sans que son père ne soit  jamais revenir pour s'enquérir du bien-être de sa premier-née.

L'autre femme a un fils qui a rompu tout contact avec elle en raison de son incapacité à comprendre sa raison de devenir religieuse. Elle est malheureusement intransigeante dans son attitude envers la religion, mais nous la voyons se ramollir progressivement d'un épisode à l'autre, bien que de manière insuffisante.

Parmi les hommes, l'un a en fait grandi dans une maison traditionnelle mais s'est éloigné de la religion, tandis que son frère est devenu plus observateur.

L'un a un frère jumeau devenu haredi. Bien qu'ils se soient battus pour la religion et ne se soient pas parlé depuis des années, chacun se manque terriblement mais se garde d'être influencé par l'autre.

Le troisième est un homme de type vivre et laisser vivre, qui veut simplement réunir sa famille avec tout le monde faisant preuve de compréhension et de respect pour la façon dont l'autre vit sans essayer de changer l'autre.

Chacun des cinq a reçu un mentor qui a des parents qui ne sont pas religieux, ou qui lui-même a été élevé dans une famille laïque et est devenu religieux, mais n'a jamais rompu avec sa famille. 

Tous les cinq doivent passer plusieurs jours, y compris le Chabbat, dans une enclave haredi de Jérusalem, afin qu'ils puissent ressentir l'environnement et être plus ouverts à ce qui se passe autour d'eux si et quand ils rencontrent leur parent religieux.

Il n'y aura pas de fin heureuse pour les cinq, ce qui est très triste compte tenu de l'importance que la tradition juive accorde à la famille.

L'importance de la famille est le message sous-jacent du programme, qui promeut à plusieurs reprises l'idée que les membres de la famille immédiate ne devraient pas permettre que des différences d'idéologie ou de style de vie se manifestent entre eux.

Malheureusement, dans la vraie vie, nous voyons de telles différences beaucoup trop souvent, comme ce fut le cas pour le regretté animateur de radio et de télévision et auteur israélien Israel Segal, né dans une famille religieuse du quartier Sha'arei Hessed de Jérusalem.

Il est allé à une école primaire religieuse et à un lycée, après quoi il a étudié dans une yeshiva à Tel Aviv et a ensuite été accepté au prestigieux Ponevezh Yeshiva à Bnei Brak.

C'est là, à 20 ans, que Segal a cessé d'être religieux. Cela a conduit à de nombreuses querelles avec son frère aîné Dan Segal qui est devenu de plus en plus haredi. La personnalité de Dan Segal était telle qu'il a influencé tous les autres membres proches de la famille pour ostraciser Israël Segal.

À la mort de leur père, Dan a fait expulser Israël des funérailles. Quand Israël Segal  est mort d'une hémorragie cérébrale en septembre 2007, Dan a refusé d'assister à ses funérailles et a interdit aux autres membres de la famille d'assister ou d'observer la période de deuil de Shiva.

Dans son roman semi-autobiographique My Brother's Keeper, publié en 2004, Israel Segal s'est attardé sur les dilemmes des deux frères.

Apparemment, le sang n'est pas toujours plus épais que l'eau.

Shin Beth : un couple citoyen israélien recrutent des Israéliens pour le compte du Hezbollah

un couple citoyen israélien recrutent des Israéliens pour le compte du Hezbollah

Le Shin Bet révèle la tentative du Hezbollah de recruter des citoyens israéliens

Le groupe terroriste a tenté de recruter des citoyens israéliens en utilisant une femme qui s'est installée au Liban c'est ce qui a été révélé lors d'un interrogatoire du Shin Bet.

Le Hezbollah au Liban tente de recruter des civils israéliens pour mener des activités terroristes, selon le Shin Bet (Agence de sécurité israélienne).

La cellule du Hezbollah , ainsi que l'identité des détenus et des recrues du Hezbollah, ont été découvertes après l'arrestation, le 6 juin, de deux civils israéliens de la ville arabe du nord de Majd el-Kurum et leur interrogatoire ultérieur par le Shin Bet.

L'enquête a révélé que Beyrouth Hamud, une citoyenne israélienne de Majd el-Kurum et vivant actuellement au Liban avec son mari, Bilal Bizari, opérait au nom du Hezbollah, une organisation terroriste chiite. Hamud et Bizari travaillent pour le journal Al-Ahkbar, affilié au Hezbollah. Dans le cadre de leur travail pour le Hezbollah, elle et son mari recrutent des Israéliens, a déclaré le Shin Bet.

Selon le Shin Bet, Hamud avait été interrogée par les forces de sécurité en 2013, soupçonnée d'avoir contacté des militants du Hezbollah qu'elle avait rencontrés lors d'une conférence au Maroc en 2008 et d'une conférence en Tunisie en 2012. Suite à l'interrogatoire de 2013, elle a déménagé au Liban, où elle a épousé Bizari.

En décembre dernier, Hamud a rencontré deux femmes arabo-israéliennes en Turquie qui ont ensuite été interrogées par le Shin Bet, soupçonnées que lors de la visite, Hamud et son mari avaient tenté de les recruter au Hezbollah.

Dans le cadre de l'enquête, il a été vérifié que les deux femmes avaient rencontré Hamud. Des informations sur la réunion en Turquie ont également été confirmées, ainsi que sur la façon dont le Hezbollah opère via Hamud et son mari pour recruter des Israéliens.

Une fois l'enquête terminée, les deux femmes ont été libérées dans des conditions restrictives.

Dans le cadre des efforts de lutte contre le terrorisme, le Shin Bet a déclaré qu'il avait contacté Bizari au Liban, l'avertissant qu'Israël savait qu'ils recrutaient pour le Hezbollah et qu'en dépit de leurs pouvoirs de presse, ils devraient cesser leurs tentatives de recruter des civils israéliens.

"Le Shin Bet continuera de travailler résolument pour surveiller et contrecarrer tout espionnage ou activité terroriste du Hezbollah", a-t-il déclaré dans un communiqué, soulignant "la grande sévérité attribuée à l'exploitation de la citoyenneté israélienne à l'aide d'activités terroristes et d'espionnage".

El Al la compagnie israélienne annule tous les vols jusqu'à nouvel ordre

El Al a perdu 140 millions de dollars,

El Al annule tous les vols jusqu'à nouvel ordre

Le PDG d'El Al, Gonen Usishkin, a ordonné à tous les avions de la compagnie de retourner en Israël. Tous les vols, y compris les vols passagers et cargo, sont annulés jusqu'à nouvel ordre.

El Al a annulé tous les vols prévus pour mercredi, après que le syndicat des pilotes a annoncé que les pilotes n'embarqueraient pas sur des vols en raison de la crise financière de la compagnie.

Selon Globes , le PDG d'El Al Gonen Usishkin a ordonné à tous les avions de la compagnie de retourner en Israël. Tous les vols, y compris les vols passagers et cargo, sont annulés jusqu'à nouvel ordre.

El Al a perdu 140 millions de dollars, soit environ un demi-milliard de NIS, au premier trimestre 2020, selon un rapport publié mardi par la société.

Le syndicat des pilotes a annoncé mardi soir qu'après "que l'administration de l'entreprise n'a même pas respecté les accords signés avec le syndicat il y a moins d'un mois, le syndicat n'a eu d'autre choix que d'en arriver à la conclusion que les propriétaires de l'entreprise ne sont pas en mesure de le sauver de sa situation ", a rapporté KAN News.

Le différend entre les pilotes et la compagnie a également été causé par le refus d'El Al de transférer des pilotes de Boeing 737 vers des avions Dreamliner pour des vols cargo et passagers, selon Maariv.

El Al a annoncé qu'il était à un stade avancé de parvenir à un accord pour recevoir l'aide du gouvernement, mais avait encore besoin de l'accord des travailleurs et des syndicats pour recevoir l'aide.

Depuis le début de la crise du coronavirus, une centaine de pilotes ont continué de travailler pour El Al, tandis que les autres sont en congé sans solde.

La chérie des forces, l'icône de la seconde guerre mondiale, meurt le 18 juin 2020 -vidéo-

Nous nous reverrons de Vera Lynn

Aucun événement n'aurait pu être mieux chronométré que le décès de Dame Vera Lynn. Si quelqu'un, à part Winston Churchill, pouvait symboliser la Seconde Guerre mondiale pour la Grande-Bretagne, c'était Vera Lynn. Churchill avec ses discours a rallié l'esprit combatif de la nation; Vera avec ses chansons a touché son cœur.

L'effet des deux sur le moral des gens a été profond. Il persiste, refusant d'être éradiqué.

C'est le 18 juin 1940 que, la France à genoux et poursuivant Hitler pour la paix, le général Charles de Gaulle a diffusé de Londres au peuple français? Il a livré un message de défi. «La flamme de la résistance française ne doit pas et ne s'éteindra pas.»

Le 18 juin 2020 - le 80e anniversaire de cette émission historique - a donc été choisi comme un jour approprié pour marquer une amitié anglo-française durable.

Le président français Emmanuel Macron s'est rendu au Royaume-Uni pour participer à une cérémonie officielle de commémoration et pour décerner la Légion d'honneur à la ville de Londres. C'est au beau milieu de ce souvenir officiel de la Seconde Guerre mondiale que la nouvelle de la mort de Vera Lynn à l'âge de 103 ans est devenue publique. Immensément attristé que la nation ait été lors de l'annonce, cela semblait toutefois se produire précisément au meilleur moment pour rappeler sa propre histoire

Vera Margaret Welch est née À Londres d'un père plombier et d'une mère costumière.
Dès l'âge de 7 an Lynn chantait dans les clubs masculins.
À 11 ans, elle a pris le nom de jeune fille de sa grand-mère comme nom de scène, et à 15 ans, gagne le plus important salair de sa famille, elle a été signée avec l'un des grands groupes du Royaume-Uni. Elle a sorti son premier enregistrement solo quand elle avait 19 ans, et en trois ans, elle avait amassé des ventes combinées de plus d'un million de disques.

Les musiciens et artistes juifs occupaient une place importante dans l'Angleterre des années 1930. Bert Ambrose (né Benjamin Baruch Ambrose à Varsovie) était un chef d'orchestre et violoniste bien connu. C'est en chantant avec l'orchestre Ambrose que Vera a rencontré son mari juif, Harry Lewis, clarinettiste et saxophoniste. Elle l'a épousé en 1941, et ils sont restés mariés pendant 57 ans. Leur fille, Virginia, est née en 1946.

Alors que la guerre approchait, de vaillants efforts ont été déployés au Royaume-Uni pour tenter de sauver les enfants juifs des nazis. Au final, plus de 10 000 personnes ont été transférées en Angleterre dans le cadre de l'opération dite de Kindertransport. Kindertransport était un programme d'exemption de visa lancé par le gouvernement britannique, mais avec un soutien financier largement fourni par des organisations caritatives et des bénévoles.

Dans une interview en 2017, le magicien et mentaliste David Berglas, parlant de Vera Lynn , a déclaré: «Elle était l'une des rares artistes à faire un spectacle pour les enfants juifs réfugiés, à les faire venir avant le début de la guerre. Elle chantait avec l'orchestre Ambrose et a participé à un spectacle de charité pour lever des fonds pour les faire sortir d'Allemagne. Je la remercie du fond du cœur - parce que j'étais l'un de ces enfants. »

Lorsque la guerre a été déclarée en septembre 1939, Lynn était déjà une star, bien établie sur le circuit des variétés avec un profil en hausse à la radio. Elle s'est portée volontaire pour le travail de guerre, mais on lui a dit que la meilleure chose qu'elle pouvait faire était de continuer à être une artiste. Avant la fin de l'année, elle avait enregistré la chanson qui lui serait toujours associée par la suite: "Nous nous reverrons".

«Nous nous reverrons, je ne sais pas où, je ne sais pas quand, mais je sais que nous nous reverrons une journée ensoleillée… Alors s'il vous plaît dites bonjour aux gens que je connais, dites-leur que je ne serai pas long à revenir . Ils seront heureux de savoir que lorsque vous m'avez vu partir, je chantais cette chanson ... »

C'était une chanson qu'elle devait chanter et enregistrer d'innombrables fois au cours des cinq années de guerre qui ont suivi, mais aussi lors des nombreux anniversaires auxquels elle a assisté au cours des années suivantes. Au moment où elle l'a enregistré pour la première fois, le show-business en Grande-Bretagne était presque fermé, les grands groupes s'étaient séparés et les musiciens se sont dispersés.

Pendant les premiers mois de la guerre, la musique de la radio de la BBC a été réduite à de vieux disques et au Wurlitzer, ou orgue de théâtre.

Vera est donc accompagnée sur le disque non par un orchestre, mais par un Novachord, une première version du synthétiseur. L'enregistrement est toujours disponible sur YouTube.

 

Nous nous reverrons de Vera Lynn


Son message sous-jacent d'espoir - que des familles dispersées finiraient par être réunies après le conflit - a fait écho aux troupes à l'étranger et à leurs proches au pays. Dans un sondage mené avant la fin de 1939 par un journal populaire, Vera Lynn, voté par les militaires leur artiste préféré, a gagné son surnom de «chérie des Forces». Elle ne l'a jamais perdu.

La Grande-Bretagne partagent une épreuve jamais vécue, une véritable menace pour leur existence même. Pour le Royaume-Uni, l'expérience de juin 1940 est profondément ancrée dans la psyché nationale. À partir de la déclaration de guerre en septembre 1939, les nazis ont tout balayé devant eux. Leurs tactiques de Blitzkrieg ont vu la Pologne, la Norvège, la Belgique, la Hollande et la France succomber à une vitesse étonnante. Fin juin 1940, il n'y avait plus que deux choses entre Hitler et la conquête de la Grande-Bretagne: la Manche et la Royal Air Force.

Cette période sombre a été celle où les chansons de Lynn ont si bien attiré l'attention du public et ont remonté le moral - des chansons comme «The White Cliffs of Dover:»

"Il y aura des oiseaux bleus sur les falaises blanches de Douvres demain, soyez patients et regardez ... Le berger soignera ses moutons, la vallée fleurira à nouveau, et Jimmy ira dormir à nouveau dans sa petite chambre."

Une de ses chansons qui correspondait parfaitement à l'ambiance de l'époque aurait été inspirée par le journal tenu par un petit garçon hollandais qui s'est échappé d'Europe alors qu'elle était envahi par les nazis - «Ma sœur et moi».

«Ma sœur et moi nous souvenons encore d'un jardin de tulipes près d'un ancien moulin hollandais, et de la maison qui nous appartenait jusqu'à ... Mais nous n'en parlons pas. Nous apprenons à oublier la peur qui venait d'un ciel troublé. Nous sommes presque heureux ici. Mais parfois, nous nous réveillons la nuit et pleurons. Ma sœur et moi nous souvenons du jour où nous avons dit au revoir, puis nous sommes partis et nous pensons à nos amis qui ont dû rester. Mais nous n'en parlons pas… »

Sa place dans l'imaginaire public a été élargie par son émission de radio extrêmement populaire en 1941-1942, Sincerely Yours, qu'elle a décrite comme «une lettre aux hommes des forces en paroles et en musique». Grâce aux émetteurs à ondes courtes de la BBC, ils ont été entendus à travers le monde.

Tout au long de la guerre, elle a voyagé sur des fronts de combat aussi éloignés que l'Égypte, l'Inde et la Birmanie pour jouer pour les troupes. C'était un lien qui est resté longtemps en temps de paix, avec Lynn une championne constante des droits des anciens combattants.

EN 1976, Lynn est devenue Dame, et pour célébrer le 50e anniversaire de la fin de la guerre en 1995, elle s'est produite devant des milliers de personnes à l'extérieur du palais de Buckingham. En 2000, elle a été nommée la Britannique qui incarnait le mieux l'esprit du XXe siècle.

À l'approche du 75e anniversaire de la fin de la guerre, en mai 2020, le Royaume-Uni faisait face à une autre crise - la pandémie de coronavirus. Dans une allocution télévisée en avril, la reine a évoqué le message de Dame Vera en temps de guerre, assurant aux familles et aux amis qui ont été séparés lors de l'enfermement du COVID-19: "Nous nous reverrons."

Né à Londres, l'auteur est diplômé de l'Université d'Oxford et a fait son aliyah en 2011. Son dernier livre est The Chaos in the Middle East, 2014-2016, et il blogue sur www.a-mid-east-journal.blogspot.com