Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 17 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Delphine Horvilleur : On renvoie toujours la femme à son utérus

On renvoie toujours la femme à son utérus En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/religions/article/2017/03/26/delphine-horvilleur-on-renvoie-toujours-la-femme-a-son-uterus_

Je ne serais pas arrivée là si…

… si je n’étais pas passée par un ailleurs. Si je n’avais pas quitté le lieu de mon enfance et pris plein de virages, vécu en Israël puis aux Etats-Unis, entrepris des études de médecine puis de journalisme. Si je ne m’étais pas exilée de moi-même. Une phrase juive hassidique affirme qu’il ne faut jamais demander son chemin à quelqu’un qui le connaît, car on risquerait de ne pas se perdre. On dit aussi que c’est en visitant la maison du voisin qu’on comprend l’aménagement de son intérieur. Eh bien, c’est ce qui s’est passé pour moi. Il a fallu que j’aille très loin, dans tous les sens du terme, pour pouvoir explorer, interroger, revisiter mon identité. Mon identité juive.

Etait-ce un questionnement fondamental depuis votre enfance ?

Essentiel. Car j’ai grandi avec deux histoires familiales opposées. Du côté de mes grands-parents paternels, originaires d’Alsace-Lorraine, l’identité juive française est ancestrale. Mon grand-père avait une formation rabbinique mais était directeur d’école. La famille, profondément républicaine, était très attachée à la laïcité et à l’histoire de France, reconnaissante à tous ces Justes qui s’étaient mis en danger pour les sauver pendant la seconde guerre mondiale. C’était donc un narratif d’ancrage dans ce pays et aussi de confiance à l’égard de l’autre, ce non-juif qui avait été le sauveur.

Du côté maternel, c’était exactement l’inverse. Mes grands-parents, originaires des Carpates, étaient des survivants des camps de concentration, où ils avaient perdu chacun conjoint et enfants. Ils étaient arrivés en France un peu par hasard et avaient trouvé la force d’y construire une famille. Mais ils portaient un narratif de déracinement absolu, de deuil effroyable et d’impossible confiance envers le prochain qui avait assassiné les leurs. C’est entre ces deux histoires irréconciliables que j’ai dû naviguer très jeune. Héritière de deux mondes.

La confiance ou la défiance… Quelle attitude choisir ? En discutiez-vous au sein de la famille ?

Non. C’était un monde de silence. En tout cas chez mes grands-parents maternels. Ce n’était même pas un refus. C’était une impossibilité. J’ai le souvenir que, lorsqu’on débarquait chez eux, on les réveillait toujours. Ils dormaient. Telles des marmottes. Sans doute un peu shootés par les médicaments. Survivants. Traumatisés. Ils avaient reconstruit une famille sur des pierres tombales. Ou plutôt sur une absence de pierres tombales. Et moi, enfant, je n’avais de cesse de remplir les blancs de leur histoire. Et je m’imaginais que quelque chose passait entre nous, en dépit de leur incapacité à dire et de notre absence de langue commune, puisqu’ils ne parlaient que yiddish. Le lien avec mon métier actuel me frappe d’ailleurs, car l’idée de faire parler le silence du texte est au cœur de l’exégèse rabbinique.

Quelle sorte d’enfant étiez-vous ?

J’étais une petite fille mystique, pleine de questions sur le sens de la vie et sur le transcendant. Un peu ésotérique même, puisque j’étais persuadée de faire de la télépathie avec mes grands-parents silencieux, alors que ma famille était scientifique (père médecin), très rationaliste. Et puis, j’étais obsédée par ce tabou de la Shoah. Je me rappelle piquer des livres dans la bibliothèque de mes parents et lire les ouvrages d’Elie Wiesel à la lampe-torche sous mes draps. Il y avait quelque chose que je devais explorer secrètement.

Delphine Horvilleur

Delphine Horvilleur

 

Je fréquentais la synagogue, mais très tôt j’ai été dérangée par un hiatus entre les valeurs transmises à la maison, notamment l’égalité parfaite entre filles et garçons, et le discours religieux institutionnel. J’étais rebelle au discours normatif. Mais j’ai compris qu’il me faudrait apprendre à vivre avec toutes ces dissonances. C’est évidemment difficile, mais c’est la chose la plus intéressante à faire dans l’existence.

Créer des ponts entre des univers et des pensées discordantes ?

Bien sûr. Je donnais il y a peu une conférence à l’Université hébraïque, en Israël. Et, à l’heure des questions, un étudiant m’a demandé : « Comment pouvez-vous être rabbin et féministe ? » Puis : « Comment avez-vous pu être journaliste et vous intéresser à l’exégèse ? » Enfin : « Pensez-vous qu’un Etat puisse être à la fois juif et démocratique ? » Là, j’ai dit stop. Vous rendez-vous compte que vous posez en fait la même question ? Comment être à la fois là et là-bas ? Habiter un monde et un autre ? Concilier une conviction et un autre engagement ? Mais c’est ça qui est passionnant dans la vie ! Habiter plusieurs mondes, parler plusieurs langages, tisser des liens entre des univers pas toujours réconciliables.

C’est la complexité et la porosité qui me stimulent et m’exaltent. La conscience qu’il y a en moi plein d’altérités. Et le partage permanent entre la foi et le doute. Hélas, l’époque est aux murs, aux frontières, aux certitudes, aux mondes imperméables. Et on inculque aux jeunes l’idée qu’ils ne peuvent habiter qu’un seul univers. C’est faux !

Comment avez-vous trouvé votre voie ?

Je suis partie vivre en Israël après le bac, en 1992. J’avais le sentiment que j’allais y trouver une réponse à ma quête identitaire. J’allais être juive sur une terre où l’on parlait hébreu, où le calendrier était juif… Une « normalisation identitaire » en quelque sorte. Mais lorsque j’ai annoncé à mon grand-père paternel mon projet d’y étudier la médecine, il a observé un long moment de silence avant de dire : « C’est étrange, j’aurais imaginé autre chose pour toi… »

Et cela vous a déstabilisée ?

Cela m’a vexée ! J’ai eu l’impression qu’il piétinait mes rêves de jeune fille. D’autant qu’il ne m’a pas dit ce qu’il avait imaginé pour moi. Pourtant, sa réflexion fut, a posteriori, la plus grande bénédiction qu’il m’ait été donné de recevoir. Et dans les nombreuses circonstances de ma vie où j’ai douté, amorcé un virage, viré de bord, sa phrase m’est revenue, comme si elle m’offrait la possibilité d’un ailleurs. Une autorisation à sortir des sentiers battus et à imaginer pour moi autre chose. Tout m’était permis !

Vous êtes quand même partie pour Israël.

Oui. Le pays était alors en plein processus de paix, j’étais très engagée politiquement, optimiste et fervente, convaincue que les accords d’Oslo allaient marcher. Et puis tout s’est effondré, en 1995, avec l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin. J’ai été foudroyée. Les attentats se sont multipliés. Toutes les semaines, le bus 18 qui m’amenait à l’université explosait. Et Benyamin Nétanyahou est arrivé au pouvoir. Que la religion ait pu nourrir ce fondamentalisme et cette violence politique a provoqué une profonde remise en cause de mon engagement. Quelque chose de ce pays m’échappait totalement. Alors, en 1997, je suis rentrée en France souffler un peu.

Et ce fut le premier virage.

C’était une période où je me cherchais beaucoup. Et comme l’écriture avait une place importante dans ma vie, je me suis tournée vers le journalisme. J’ai fait une école et des stages passionnants, y compris en Israël au moment de la deuxième Intifada. Je me suis aussi posée quelques mois au Liban pour apprendre l’arabe. Je tâtonnais, multipliant les explorations dans toutes sortes de directions. Et c’est à ce moment-là que j’ai découvert la vitalité d’une pensée talmudique créative et féconde. Et que j’ai eu envie de me plonger dans les textes. Il me fallait absolument revenir à l’étude juive.

Tandis que mes collègues de France 2 filaient le soir à leurs cours de danse ou de yoga, moi, je fonçais à mes cours de talmud. Avec une urgence qui me paraissait vitale. Je me suis alors heurtée à un obstacle qui a provoqué un nouveau virage de mon existence : mon genre ! La plupart des centres d’études parisiens auxquels je m’adressais pour faire de l’exégèse rabbinique n’acceptaient pas les femmes. C’était stupéfiant. La preuve que l’érudition féminine reste quelque chose d’extrêmement subversif dans les religions. Une femme qui pense, qui a accès au savoir, a potentiellement accès au pouvoir. C’est une question politique. Alors, on les tient à distance des textes…

Avec quelle explication officielle ?

Apologétique… et parfaitement malhonnête. On vous explique que la femme est déjà tellement élevée, spirituellement, qu’elle n’a pas besoin de cela. N’a-t-elle pas d’ailleurs d’autres choses sacrées et merveilleuses à faire, comme donner la vie ? C’est le même discours dans toutes les religions : on encense le féminin pour mieux enfermer la femme dans le rôle d’épousailles et de maternité. Et cela me désespère d’entendre aujourd’hui des gamines de 20 ans reprendre ces propos.

Comment avez-vous contourné l’obstacle ?

En partant pour New York. Et en découvrant là-bas un autre judaïsme : une pensée religieuse libérale, moderne, ouverte et créative, égalitaire entre hommes et femmes… à l’opposé de la pensée conservatrice qui est la norme en France. Tout à coup, il devenait possible à une jeune femme d’étudier le Talmud, de s’inscrire dans un schéma libéral et même d’envisager la voie rabbinique. Oui ! J’ai soudain pu verbaliser mon envie pour la première fois. « Rabbin ! » Un mot que je n’aurais jamais pu prononcer en France. Mais, à New York, toutes les pièces du puzzle s’emboîtaient, et j’ai compris que c’était ma voie.

Mais rabbin pour quoi faire ?

Enseigner et transmettre. Car j’aime infiniment ce rapport au texte et à l’étude, constamment dans l’échange. Et puis, accompagner les autres dans tous les moments importants du cycle de la vie : naissance, mariage, maladie, mort. Un rôle de pasteur.

Est-ce un métier ? Une mission ? Un sacerdoce ?

Je ne sais pas quel est le mot juste. En tout cas pas un sacerdoce, puisque le judaïsme n’a pas de dogme, et le rabbin ne fait pas vœu de quoi que ce soit. Un métier, sans doute, mais qui ne s’arrête pas aux portes ou horaires de votre bureau. Une fonction, mais sans définition précise. Certains rabbins sont avant tout des pasteurs et des accompagnants. D’autres sont des intellectuels qui continuent d’étudier. Moi, ma passion réside dans un questionnement permanent du texte, qui n’en finit pas de parler, et qui doit le faire de façon inédite par les voix des nouvelles générations.

Un texte inestimable car détenteur de vérité ?

Non ! Il nous guide, il nous verticalise, il nous élève vers plus grand que nous-mêmes. Il incite aux questions sans nécessairement apporter de réponses, mais en vous faisant grandir. Et j’aime qu’on y trouve le reflet de l’humanité, chaque génération apportant une interprétation différente. Ce n’est pas un rapport à la vérité ou à un dogme quelconque. Moi, toute rabbin que je suis, je ne sais pas en quoi je crois ! Ce qui compte, c’est l’action. Et le rite qui se transmet et continue d’être un support pour penser la complexité du monde.

Avez-vous été tentée de rester rabbin à New York ?

J’aurais pu. Mais le vrai défi, c’était de revenir ici, dans ce pays où le Consistoire, censé être l’organe représentatif des juifs de France, ne reconnaît pas les femmes rabbins. Le Mouvement juif libéral de France m’a accueillie, et j’ai intégré une grande synagogue du 15e arrondissement, en 2008, alors que j’étais enceinte de huit mois. Je me souviens d’avoir alors croisé une personnalité du Consistoire qui m’a lancé : « Bonne installation. Et bon accouchement, parce que c’est ça qui compte dans la vie d’une femme ! » Vous voyez le niveau de misogynie ? On renvoie toujours la femme à son utérus. Welcome back to France !

Il y a trois femmes rabbins aujourd’hui en France.

Oui, et plusieurs autres sont en formation. Hommes et femmes sont mélangés dans ma synagogue, et cela paraît désormais une évidence. Il arrive même que des petits garçons viennent me voir en me disant qu’ils auraient bien aimé être rabbin, mais qu’ils ne peuvent pas car c’est un métier de fille !

Le rabbinat renforce-t-il la connexion avec vos grands-parents ?

Quand j’étudie, quand je prie, j’ai en effet l’impression que le dialogue avec les générations passées est en œuvre. Mais un héritage n’est vivant que si l’on s’en empare pour le transformer. Et je ne me sens jamais autant héritière de la tradition juive et de ma famille que lorsque je fais d’autres lectures que celles qu’elles proposaient. Je souhaite à mes enfants la même liberté.

Quand on bénit des enfants dans le judaïsme, on place les mains sur leur tête en appuyant fortement. Ce geste semble signifier : « Ne bouge pas d’ici. » Mais il dit l’inverse : « Sois suffisamment lesté par ce que je te transmets pour partir au loin. » Et on leur murmure à l’oreille : « Puisses-tu être comme ce personnage de la Bible dont le nom signifie : “oublie et fructifie”. » Pour naviguer, un bateau doit lever l’ancre en étant parfaitement lesté. Eh bien, j’ai l’impression que mon travail de rabbin et de maman, c’est du lestage.

C’est aussi donner une boussole ?

D’abord du lestage. Car rien n’est pire dans l’existence que voyager léger. Sans bagage ni transmission. Il y a quelque chose d’une insoutenable légèreté de l’être. Des gens viennent parfois me voir, douloureux : leurs parents, au nom de la liberté, n’ont rien voulu leur imposer et ne leur ont transmis aucune tradition religieuse. Leur bateau n’est pas lesté, ils ne savent pas naviguer. Voilà le paradoxe : il faut donc suffisamment offrir, suffisamment lester, pour permettre de prendre son envol, dans ce que Derrida appelle une « infidèle fidélité ».

Pensez-vous être l’incarnation de ce paradoxe ?

Mes grands-parents m’ont transmis un judaïsme très fort, mais également une histoire désastreuse, une histoire lacrymale, une histoire à hurler. Et je me souviens clairement du jour où, adolescente, je me suis dit que mon judaïsme à moi ne pouvait être un judaïsme de mort. J’étais bel et bien héritière d’Auschwitz, mais je me devais d’être infidèle en inscrivant cet héritage dans du vivant.

Quel moment vous procure le plus grand plaisir dans votre fonction ?

Une fois par mois, j’invite dans ma synagogue tous les petits entre 2 et 6 ans et j’adapte pour eux un office de shabbat, avec des musiciens et des marionnettes. Comme un spectacle. Ils viennent avec parents et grands-parents mais ils s’emparent de la synagogue en un joli bordel. La quintessence du judaïsme de vie ! On prie, bien sûr, mais on imprègne aussi leur identité juive de quelque chose de joyeux et intense qui les nourrira. Ils posent des questions, ils remettent en cause les histoires, ils ont toutes les audaces. C’est une promesse de vie et de renouvellement. Mes deux plus jeunes filles sont là. Et c’est drôle : à quelqu’un qui demandait récemment à la plus jeune, qui a 4 ans, quel métier exerçait sa maman, elle a répondu : chanteuse !

Propos recueillis par Annick Cojean

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Théatre : L'alinéa rose d'Annick Perez en Israël

Alinéa Rose pièce de Annick Perez en Israël

ALINEA ROSE Une pièce d’Annick Perez pour réservations : Alinéa Rose Tel Aviv 16 Mai 2017 à 20:00 Zoa House, Tel Aviv

 Téléphone  03 - 602 36 19  pour réservation en ligne pour Tel-Aviv cliquez-ici Jérusalem le 14 Mai et Raanana le 17 mai 2017

Avec Paul BARGE et Lara GUIRAO

Alinéa Rose pièce de Annick Perez en Israël

Alinéa Rose pièce de Annick Perez en Israël

Après un franc et populaire succès, Alinéa Rose ,sera jouée en Israël dans son intégralité, l'historie a du être écourtée
C'est la toute première fois que des acteurs Français viennent jouer en Israël.
Une double première donc que nous espérons pouvoir vous faire profiter.

Un vieux monsieur vendu avec l'appartement que Rose vient d'acheter ! Et si ce n'était pas un hasard ?

L’histoire :
Pour se reconstruire, Rose achète un appartement en face du Jardin du Luxembourg pour une bouchée de pain. Sa vie va enfin pouvoir commencer ! Un soir, alors qu'elle rentre chez elle, un vieil homme l'accueille en robe de chambre. "Bienvenue chez vous !" dit-il. Il a en réalité été vendu avec l'appartement - alinéa 17 du contrat de vente - qu'elle avait visiblement omis de lire...
Ce coup du sort intergénérationnel plonge la jeune femme dans ses derniers retranchements. Et si ce n'était pas un hasard ? Alinéa-Rose est une pièce aux rebondissements multiples, méchamment drôle, moderne et élégante.

• Quelques critiques :
Patrice Leconte (sur France 2) : « Une pièce d’une grande intelligence, chaotique, troublante »
Paris Bouge : « Une histoire qu’on aurait bien vu au cinéma »
Patrick Besson (Le Point) : « Très jolie pièce d’Annick Perez »
Les matins de Paris (France 3) : « Magnifique »
Jean Luc Jeener (Le Figaroscope) : « Suspense. Très bonne pièce d’Annick Perez »
Gilles Costaz (Webthéâtre et Le Point) : « Une situation amusante et rocambolesque. Des acteurs excellents ».
Alliance : « Beaucoup de talent au rendez-vous »
Isabelle Mergaux (sur France 2) : « J'ai adoré »
Damien Thévenot (France 2 – émission « C'est au Programme ») : « Une pièce qui vaut le détour !»
• AUTEUR : ANNICK PEREZ
Après avoir étudié aux Beaux-Arts, ANNICK PEREZ publie 5 romans, principalement chez EMH, Michalon et Fayard. Son Roman " Septembre et moi " publié chez Philippe Rey a été adapté au cinéma. Elle a été sélectionnée pour le prix du premier roman francophone et Finaliste du Prix Closerie des Lilas.
Sa première pièce ALINEA-ROSE qui a été jouée chez Salomé et Claude Lelouch avec prolongations a été un gros succès populaire et artistique à la fois.

• Paul Barge, rôle de l’ALINEA et metteur en scène :
Après son entrée fracassante à la télévision dans " LES GENS DE MOGADOR " dans le rôle culte de NUMA, PAUL BARGE vient 40 ans plus tard à Jérusalem !

Acteur et metteur en scène, le cinéma le fait tourner très vite (« pour 100 briques tu as plus rien » etc.) Il poursuit sa carrière avec un grand nombre de rôles dans des séries TV. Il écrit produit et réalise en 1977 un film de long métrage LE PARADIS DES RICHES.

Pour le Théâtre , Paul Barge met en scène FEYDEAU et DE FILLIPO.
Récemment, il a participé à de nombres épisodes de la série incontournable en France : " PLUS BELLE LA VIE" dans le rôle d' Angelo Soriani.

Lara Guirao, rôle de ROSE :
Comédienne et chanteuse , Lara Guirao commence une carrière d’actrice au cinéma qui la fera connaître du grand public (La vieille qui marchait dans la mer de Laurent Heynemann) et surtout L.627 de BERTRAND TAVERNIER qui en fera son égérie (Laissez passer et Holy Lola etc).
Au théâtre elle a été Elvire dans Dom Juan, Bérénice de Racine, elle a interprété des rôles allant de Strindberg à Duras, en passant par O'Neill, Mishima, Prévert, Leblanc, Molnár
Au cinéma, elle tourne avec Bertrand Tavernier, John Lvoff, Laurent Heynemann, Jean-Pierre Jeunet, Laurent Benegui, Philippe Beranger, Mathieu Delaporte, Emanuela Piovano, et Yamini Kumar avec comme partenaire Benjamin Biolay...

Elle obtient le prix Gilda pour son interprétation de la philosophe Simone Weil dans "Le Stelle inquiete"
Elle a tourné plus de trente films pour la télévision dont de nombreuses séries dans des rôles majeurs ( Navarro, Julie Lescaut , Maigret, L'Instit, Quai N°1, P.J, Une femme d'honneur, S.O.S 18, Boulevard du Palais, Candice Renoir... )

Aujourd'hui c'est le printemps et je ne le verrais pas. Copywriter c'est un métier.

Aujourd'hui c'est le printemps et je ne le verrais pas. Copywriter c'est un métier

Vous le savez peut-être, pour le voir tous les jours sur le net , il y a des sites qui captivent et d'autres qui ennuient.

Je vais vous raconter une histoire, j'avais accepté d'aider Edith Davidovicci à écrire son livre "Vivre après la Shoa", un livre difficile ; il racontait son histoire, celle des camps mais aussi  son incroyable détermination et sa foi. Elle s'accrochait à l'idée que ses parents l'attendaient, chez eux, dans leur appartement à Paris.

Pendant tout le temps de sa captivité et les lourdes souffrances qu'elle endura, elle pratiquait ce que l'on nomme le positivisme comparatif, ce qui l'aida pour soutenir sa belle-soeur qui était bien moins forte qu'elle .

Elle lui disait, par exemple   " Tu vois on a de la chance notre tatouage est plus petit que ceux des autres".  Elle voyait de la chance , des signes positifs dans chacune de ses épreuves ,terriblement lourdes vécues dans le pire des cauchemar ;Auschwitz.

C'est certainement grâce à cette force; savoir ne pas céder à l'horreur, qu'elle en sortie vivante.

Dans ce livre donc, que je m'apprêtais à remanier avec elle,  une petite anecdote m'a interpellée , une lumière au bout de ce tunnel si noir.

Edith racontait que de retour  chez ses parents, - son père était le rabbin Stern à Paris- elle reprit peu à peu des forces , et un 21 mars elle entreprit de faire une balade dans les rues de Paris ,la première depuis son retour des camps.

Au détour d'une rue elle assista à cette scène :

Assis à même le sol un homme, aveugle , un chapeau renversé à ses pieds  et une pancarte, attendait l'aumône des passants.Son chapeau était vide et les passants passaient sans le voir.
Quand une dame fit demi-tour et lui demanda : "Vous permettez ?"

" Elle prit la pancarte la retourna et écrit ses quelques mots "

"Aujourd'hui c'est le printemps et je ne le verrais pas"

Ces quelques mots ont eu un effet magique et gagna immédiatement l'empathie des passants.

Aujourd'hui c'est le printemps et je ne le verrais pas. Copywriter c'est un métier

Aujourd'hui c'est le printemps et je ne le verrais pas. Copywriter c'est un métier

Le copywritting c'est cela c'est rendre la vérité aimable.

Captiver l'attention de vos visiteurs, rendre intéressant vos textes, vos campagnes d'emails, avoir le coeur à l'ouvrage, l'enthousiasme contagieux c'est tout ce que doit dégager de vos textes, de vos messages.

Si vous ne savez pas le faire, confiez ce travail à un copywriter.

Savoir raconter des histoires ce n'est pas raconter des histoires.

C'est savoir mettre en scène les mots qui vont toucher vos lecteurs, vos visiteurs, et vos clients.

Savoir raconter des histoires , c'est faire entrer vos visiteurs dans un espace de rêve où ils ne voudront plus sortir.Dans cet état d'esprit c'est le cerveau droit qui est sollicité, celui de la créativité.

C'est une façon d'écrire bien différente de celles des journalistes, autant dire tout de suite que c'est même l'opposé.

Une histoire c'est une balade, on y va le coeur léger, tranquille, sûr d'y prendre du plaisir à l'écouter comme à la raconter.

C'est ce que je viens de faire.

 

 

 

Claudine Douillet

Livre juif : Claude Lanzmann un voyant dans le siècle

Claude Lanzmann un voyant dans le siècle

Claude Lanzmann. Un voyant dans le siècle

Claude Lanzmann un voyant dans le siècle

Claude Lanzmann un voyant dans le siècle

Édition publiée sous la direction de Juliette Simont
Hors série Connaissance, Gallimard

Avec des textes, notamment, de Shimon Peres, Arnaud Desplechin, Luc Dardenne, Philippe Sollers, Marc Lambron, Marcel Gauchet, Axel Honneth, Patrice Maniglier, Jean-Claude Milner, Boualem Sansal, Jean Hatzfeld...

La vie de Claude Lanzmann est intimement et intensément liée au XXe siècle. Son œuvre est de celles, rares, qui ont bouleversé notre vision du monde. Or il se trouve que Shoah, en 2015, a passé le cap de ses trente ans et son auteur celui de ses quatre-vingt-dix ans.

Ce fut une occasion. Non de commémorer : il n'y a pas lieu de le faire, le travail de Claude Lanzmann ne relève pas du passé, il se poursuit au présent et au futur, de nouveaux films sont en préparation ; mais bien de réfléchir sur notre dette à son égard, de dire en quoi sa démarche de cinéaste – et d'écrivain – a touché en nous quelque chose de très profond, comment il a pour nous redistribué, éthiquement, intellectuellement, artistiquement, le possible et l'impossible.

S'y emploient ici en toute liberté cinéastes, écrivains, philosophes, personnalités de divers horizons, proches ou moins proches de Claude Lanzmann. C'est l'actualité vive de l'œuvre qui s'en trouve éclairée et chacun des auteurs pourrait, sans doute, mettre en exergue de ses pages les premiers mots si surprenants de Shoah : «L'action commence de nos jours...»

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le rire de Chelm de Alter Druyanov

Le rire de Chelm de Alter Druyanov

Le rire de Chelm

Alter Druyanov

Alter Druyanov

Alter Druyanov

Chelm est une petite ville située à 300 km de Varsovie et à 17 km du Bug où passe la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Dans la première moitié du xxe siècle, avant la Seconde Guerre mondiale, elle comptait 30,000 habitants dont la moitié était juive.

Sa renommée, aujourd’hui encore, lui vient de la place qu’elle tient dans le folklore et l’humour des Juifs d’Europe de l’Est et de la portée symbolique que revêt son nom.

La légende raconte qu’à la création de la ville se produisit un accident c leste entre deux anges, l’un porteur du sac de la sagesse, l’autre celui de la bêtise, et que le second se déversa sur la ville.

Choix de Claude Layani

Journées vente exceptionnelle au profit de l'association Toutes à l'école

Journées vente exceptionnelle au profit de l'association Toutes à l'école

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Joignez-vous aux fondatrices d'ElssCollection, Pascale, Susan et Véronique, des femmes engagées et solidaires !

fondatrices ElssCollection 5 rue Beaujon 75008 Paris

Fondatrices ElssCollection 5 rue Beaujon 75008 Paris

Toute l'équipe d'ElssCollection a choisi de s'engager personnellement en faveur d'une cause qui lui tient à coeur.

Toutes à l'école créée par la journaliste Tina Kieffer en 2006, développe une scolarisation de grande qualité, aux petites et jeunes filles défavorisées du Cambodge.

Les Objectifs : - Instruire les mères de demain qui, sauront transmettre le meilleur à leur enfants.

- Augmenter le nombre de femmes aux postes de décision du pays tout en développant des valeurs de tolérance et de paix.

Nous vous donnons donc rendez-vous :

les jeudi 23, vendredi 24 et samedi 25 mars de 11h à 19h pour une vente caritative où 20% des recettes réalisées pendant ces 3 jours seront reversées à l'association.

Venez profiter de bonnes affaires sur des pièces exceptionnelles, découvrir les actions de l'association, et partager un moment avec les équipes de Toutes à l'école et d'ElssCollection lors de notre cocktail de lancement prévu :

Le jeudi 23 Mars, de 18h30 à 21h

Au Concept Store ElssCollection,

5 rue Beaujon, 75008 Paris

Nous vous attendons nombreux/ses !*

*Inscription gratuite néanmoins nécessaire pour le cocktail

Lien d’inscription pour le cocktail : https://www.weezevent.com/toutes-a-l-ecole

Journées vente exceptionnelle au profit de l'association Toutes à l'école

Journées vente exceptionnelle au profit de l'association Toutes à l'école

À propos de Tina Kieffer :

Journaliste française a partagé sa carrière entre la télévision et la presse écrite où elle a dirigé les magazines DS puis Marie Claire. En 2009, elle quitte le groupe Marie Claire pour se consacrer entièrement à Toutes à l’école, association loi 1901 à but non lucratif, qu’elle a fondée fin 2005 et qu’elle préside depuis.

À propos de Toutes à l'école 

S’est fixé comme objectif la scolarisation des petites filles défavorisées au Cambodge. L’établissement Happy Chandara, situé à 15 km de Phnom-Penh, scolarise aujourd’hui plus de 1200 fillettes à partir du CP et les accompagnera jusqu’à leur premier emploi. 100 nouvelles élèves sont inscrites chaque année. L’école dispense à mi-temps le programme officiel khmer et sur l’autre mi-temps une instruction bilingue français anglais.

http://www.toutes-a-l-ecole.org/

Le 14ème festival du cinéma français en Israël du 16 mars au 5 avril 2017

Patrick Bruel dans le film un Sac de billes

FESTIVAL DU FILM FRANÇAIS – 14e ÉDITION

Cinémathèques de Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Holon, Rosh Pina et Sderot, centre culturel de Savyon, Globus Ashdod et Cinema City Netanya

Du 16 mars au 5 avril 2017

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Cette 14ème édition du festival du film français en Israël, qui se déroulera du 16 mars au 5 avril, est marquée par une sélection artistique ambitieuse, avec un choix thématique porté notamment sur l’enfance, l’adolescence et la famille ainsi qu’un hommage rendu à Jean-Paul Belmondo pour célébrer les 60 ans d’une carrière cinématographique incontournable pour le cinéma français.

Le Festival du Film Français en Israël, conjointement produit par l’Institut français d’Israël et la société Eden Cinéma, se tiendra du 16 mars au 5 avril 2017 dans l’ensemble des Cinémathèques du pays (Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Holon, Rosh Pina et Sderot), au centre culturel de Savyon, au Globus Ashdod (Espace Francophone Ashdod) ainsi qu’à Cinema City Netanya.

Drames, comédies sociales ou romantiques : la production cinématographique française, honorée à de nombreuses reprises dans les festivals du monde entier, sera représentée dans toute sa diversité.

/ PROGRAMME DU FESTIVAL

// LONGS-METRAGES

// DOCUMENTAIRES

// COURTS METRAGES

// HOMMAGE A JEAN-PAUL BELMONDO

Programme des projections, cliquez ICI

Le Festival est soutenu par UniFrance, en charge de la promotion du cinéma français à l’étranger, par le Ministère israélien des Affaires Étrangères et par la Municipalité de Tel Aviv-Yafo. Egalement partenaires de cet événement : l’Israël Discount Bank, Air France, TV5MONDE, Peugeot et le CLUB MED.

PRATIQUE

Festival du film français – 14ème édition

Cinémathèques de Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Holon, Rosh Pina et Sderot, centre culturel de Savyon, Globus Ashdod et Cinema City Netanya

Du 16 mars au 5 avril 2017

Films en français sous-titrés en hébreu

Gérard Depardieu et Fanny Ardant en Israël à partir du 17 mars

Gérard Depardieu et Fanny Ardant en Israël en mars 2017

Gérard Depardieu et Fanny Ardant seront en Israël pour deux représentations de La Musica deuxième de Marguerite Duras, le samedi 18 mars à 20h30 au Heichal Ha’Tarbout – Auditorium Charles Bronfman, et le dimanche 19 mars à 20h à l’Opéra de Tel Aviv, 19 bd. Shaul Ha’melech, Tel Aviv.

Les billets pour La Musica deuxième sont en vente sur le site www.eventim.co.il/lamusica

« La Musica deuxième, c'est la triste histoire d'un amour perdu, enseveli sous le poids du ressentiment et de l'incompréhension mutuels. Autrefois, ces deux-là étaient ensemble et vivaient dans cette ville. Maintenant, ils sont venus là pour divorcer officiellement... Et malgré tout ils ne comprennent pas pourquoi ils en sont arrivés là...»

 Ce spectacle, c'est une heure quarante de bonheur pour les spectateurs. Un homme et une femme, leur dernière rencontre, leur dernière dispute, leur dernière nuit d'amour - sans baisers, sans étreintes, désespérée et irrémédiable. Une tentative pour écouter et pour dire. En vain. Quand la nuit finalement s’achève, ils comprennent clairement qu'ils sont liés l'un à l'autre pour toujours. Fanny Ardant et Gérard Depardieu. Elle - impulsive, changeante, séduisante. Splendide. Lui - passionné et faible, vulnérable et brusque. Incroyablement attirant.
Ensemble, ils sont capables de transformer un drame d'amour banal en un miracle théâtral.

 Le spectacle a été créé d'après la pièce éponyme de Marguerite Duras, sur une commande spéciale de la BBC.

Marguerite Duras

Marguerite Duras

Le spectacle La Musica deuxième n'est pas le premier projet commun de Depardieu et Ardant. Auparavant, ils avaient tourné dans le film de François Truffaut La femme d’à côté (1981), dans le film dramatique d'Anne Fontaine Nathalie (2003) et dans le film de Graham Guit Hello Goodbye (2008) dans lequel Gérard Depardieu et Fanny Ardant jouent un couple qui décide de faire son alya.

 Les billets pour La Musica deuxième sont en vente sur le site www.eventim.co.il/lamusica

 

Livre juif : Décryptage de la Méguilla d'Esther

Esther la délivrance d'Israël

par Dominique Blumenstihl-Roth

Éditions Peleman ISBN 2-952221-6-4

La Méguilla d'Esther est un court chapitre biblique en 166 versets contant l'histoire de la jeune Hadassa, choisie pour devenir l'épouse d'Assuérus qui régna sur l'Assyrie, il y a 2400 ans.

Despote sanguinaire, ce roi organise et planifie un génocide dont il laisse le soin à son ministre Haman, descendant d'Amaleq. Le roi ignore cependant que sa propre épouse, dont il est fort amoureux, est juive.

Suivant le conseil de son cousin Mardochée, la jeune femme cache son identité et se fait appeler Esther. Parviendra-t-elle à empêcher le crime ? Quelle sera sa méthode ? Quel est son « code » lui permettant de voir clair dans les intentions assassines de son mari ? Quelle est sa grille de lecture ? Réussira-t-elle à déjouer le projet des exterminateurs ?

Cette étude propose une lecture inédite de la saga, en ce qu'elle dégage non seulement les clés archétypales de l'épopée, mais décrypte les procédés initiatiques déployés par Esther et Mardochée, réalisant tous deux le sauvetage in extremis du peuple d'Israël en un moment crucial de son histoire. La victoire d'Esther, aujourd'hui encore célébrée lors des fêtes de Pourim, met en garde : à tout moment, le pire peut recommencer… à moins que la leçon d'Esther soit entièrement mise au jour, dévoilée et comprise ?

Pour entrer pleinement dans la confidence d'Esther, l'auteur sonde le texte hébreu originel, décode les versets et réalise le décryptage du sens des lettres hébraïques, aboutissant à une exégèse éclairante.

L'auteur :

Dominique Blumenstihl-Roth est né à Strasbourg.

Auteur de séries radiophoniques pour France-Culture et la Radio nationale d'Espagne, il a écrit Jean Racine, Kabbaliste — les sources hébraïques du théâtre racinien — ainsi qu'une biographie de José Rizal.Prix des Ecrivains d'Alsace et de Lorraine. Prix de la radio SDR Karlsruhe, Allemagne. Il a été l'assistant de la kabbaliste Dominique Aubier pendant 27 ans.

Livre juif : Juifs et Musulmans en Tunisie

Juifs et Musulmans en Tunisie

 

Depuis le VIIe siècle, juifs et musulmans vivent côte à côte en Tunisie, parfois en paix, parfois en conflit. Au XXIe siècle, seules subsistent quelques traces de la présence juive en Tunisie. Pourquoi cette cohabitation entre les deux peuples a-t-elle duré si longtemps ? Pourquoi s’est-elle achevée brutalement ?

Des débuts de la conquête musulmane à l’Empire ottoman, du protectorat français à la Seconde Guerre mondiale, la cohabitation entre juifs et musulmans en Tunisie alterne entre tolérance et exclusion, concorde et conflits. À cela s’ajoutent les dissensions internes entre juifs portugais et juifs tunisiens qui s’exacerbèrent à la fin du XIXe siècle.

Spécialiste du judaïsme maghrébin, Abdelkrim Allagui retrace sans parti pris l’histoire des juifs de Tunisie. À travers l’étude des pratiques sociales, économiques et culturelles qui ont fondé les conditions d’une coexistence millénaire, il interroge les raisons du divorce qui a conduit les juifs à quitter peu à peu la Tunisie musulmane.

Choix de Claude Layani