Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : La bibliothécaire d'Auschwitz

La bibliothécaire d'Auschwitz

À quatorze ans, Dita est une des nombreuses victimes du régime nazi. Avec ses parents, elle est arrachée au ghetto de Terezín, à Prague, pour être enfermée dans le camp d'Auschwitz.

Là, elle tente malgré l'horreur de trouver un semblant de normalité.Quand Fredy Hirsch, un éducateur juif, lui propose de conserver les huit précieux volumes que les prisonniers ont réussi à dissimuler aux gardiens du camp, elle accepte. Au péril de sa vie, Dita cache et protège un trésor. Elle devient la bibliothécaire d'Auschwitz.

Choix de Claude Layani

Livre de photographies juives : Shtetl de Dan Zollman

Shtetl de Dan Zollman

La communauté hassidique d'Anvers, qui confère au quartier juif de la ville son aspect de Shtetl, se manifeste par la présence de personnes vêtues de noir.

En effet, c'est la couleur vestimentaire traditionnelle adoptée par les hommes et les femmes hassidiques, dès leur maturité religieuse à l'âge de 13 ans, à l'exemple des tenues vestimentaires de leur communauté dans ses localités d'origine, en Europe de l'Est (le Shtetl) avant la Seconde Guerre mondiale.

Visuellement, ils marquent de leur empreinte le quartier juif, dans le quartier diamantaire et aux alentours. Ceci explique pourquoi la presse et le peuple confondent les notions de « juif anversois » et de « juif hassidique ».

Ces hassidim sont les adeptes du rabbin Israël ben Eliezer (env. 1700-1760) dont le mouvement s'opposait à l'intellectualisme religieux excessif, qui réduisait la pratique religieuse à la seule étude des textes religieux et qui attachait une valeur suprême à la connaissance des sources du judaïsme.

Or, cette approche intellectuelle de la religion produisait un effet secondaire : quiconque témoignait d'un manque de connaissances était en butte au mépris des « savants ».

En attendant une hypothétique histoire du Shtetl, les images de Dan Zollmann, cet incomparable photographe du Shtetl, nous en propose, avec un talent doublé d'innocence, un récit pictural capturant, de façon incroyable, jusqu'aux détails les plus infimes. Son travail nous raconte l'histoire intemporelle de ce Shtetl.

En pénétrant dans les passages et les alcôves les plus intimes, en se faufilant dans le mystérieux bain rituel (mikve), dans l'intimité des salles de séjour ou dans les arrière-boutiques de petits artisans, ou encore en photographiant, sous un angle mort dans une maison de culte, l'assiduité à la prière ou l'assoupissement d'un vieil homme, il nous révèle le coeur vivant de cette communauté si fermée et méconnue.

L'espace d'un instant, il nous fait partager la familiarité et l'intimité de ces hassidim.
Les photos prises par Dan Zollmann nous content les tribulations contemporaines de ces Anversois hassidiques perçus comme inaccessibles, mais dont la découverte du milieu bon enfant, avec leur lot d'amour et de souffrance, mais dans la félicité et la satisfaction, brise les clichés.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Centenaire de la conférence de San Remo au Traité de Sèvres

Centenaire de la conférence de San Remo au Traité de Sèvres

Après avoir publié en 1997 un premier livre sur « L’économie d’Israël, joker des entreprises françaises » prédisant le prodigieux développement d’Israël au début du XXIème siècle ; un deuxième livre, historique, juridique, économique et géopolitique « Iconoclastie du Moyen-Orient » paru en 2016, année du Centenaire des Accords SYKES – PICOT, d’actualité avec le Plan Trump dit « Deal du Siècle »

Le but de ce nouvel ouvrage est de faire ressortir que, dans le bouleversement général engendré par la Première Guerre mondiale, « la Question de la Palestine » fut en réalité, pour la première fois, résolue internationalement et de jure, malgré les tentatives de délégitimation depuis 100 ans.

« Le Sceau d’Israël » illustre la légitimité de l’Etat d’Israël et démystifie ses détracteurs par un éclairage historique et juridique pour tous les médias, publics ou associations intéressées.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les vrais protocoles des Sages de Sion de Jonathan Sellem

Les vrais protocoles des Sages de Sion de Jonathan Sellem

Août 1897. A l’appel de Theodor Herzl, des juifs du monde entier se donnèrent rendez-vous à Bâle, afin de trouver une solution durable et définitive à « la question juive ». « Les vrais Protocoles des Sages de Sion » reprend, avec minutie et fidélité parfaite, l’intégralité des discours, protocoles et décisions prises lors du 1er Congrès Sioniste.

Ce document historique donne un éclairage nouveau sur la situation souvent terrible des juifs – dans la quasi-totalité des contrées de l’humanité ; et dresse une feuille de route qui mènera, quasiment 50 ans jour pour jour plus tard, à la proclamation d’Indépendance de l’État Juif et démocratique d’Israël.

« Les vrais Protocoles des Sages de Sion » reproduit également les principaux discours de Theodor Herzl et Max Nordau, lors des 2è, 3è, 4è, 5è et 6è Congrès Sioniste.

« Cette ré-édition du protocole du premier Congrès est le manuel du sionisme non falsifié. Toute évolution qui ne se situerait pas dans les lignes directrices ébauchées ici, mais au contraire en détournerait, éloignerait du sionisme. Voilà ce qui donne à ce livre sa place dans l‘histoire de notre mouvement.

Aux hésitants il apporte l’assurance, à ceux qui s’interrogent une réponse noble. C‘est le nouveau « dux perplexorum », le « Moré Névoukhim».Max Nordau – à propos de la première édition de ces protocoles, traduits et adaptés avec précision dans « Les Vrais Protocoles des Sages de Sion. »

Choix de Claude Layani

Livre juif : Aube d'un soir de Marcel Chitrit

Aube d'un soir de Marcel Chitrit

Ce même soir, le chant de la paix, ce soir où… je veux dire… ce soir où Itzhak Rabin…
Lui. Troublé, reste un long moment silencieux, plongé soudain dans ses souvenirs, les images, plutôt des impressions floues défilent devant ses yeux accentuant son trouble et sa difficulté à s’exprimer.
Elle. Hésitante : Je suis désolée, ça m’est venu comme ça, je ne voulais pas…

Lui. Il respire lourdement, en proie à une forte émotion, cherche fébrilement un mouchoir dans la poche de son pantalon, essuie son front et son visage en sueur, puis d’une voix un peu hachée, recherchant ses mots : Non, ce n’est rien, on ne peut pas y échapper, oui j’y étais… Ah oui, j’y étais ce même soir, quelle atmosphère, on était là des milliers debout sur la place, venus le soutenir, tendus, inquiets, il y avait de l’électricité dans l’air…

Tino et Lucia ont tous deux émigré en Israël dans les années soixante. Ils se rencontrent un soir, par hasard, dans un jardin public de Tel-Aviv.

Leurs histoires de vies s’enchevêtrent alors dans un passé-présent traversé par l’histoire de cette génération bruyante et trouée.

Car ce sont avant tout les souvenirs qui peuplent ce roman – bruts, amers, fragiles, mais surtout intimement humains.

C’est un voyage dans l’Histoire, qu’elle soit personnelle ou connue, à travers la vie de deux destins entremêlés.

Marcel Chetrit est écrivain de langue française et artiste peintre. Il vit à Jérusalem depuis 1969. Après Un foulard dans le vent, il signe ici son deuxième roman et emprunte au théâtre autant qu’à la poésie pour offrir une oeuvre particulièrement profonde et délicate.

Livre juif : Tant que je vivrai de Frania Eisenbach

Septembre 1939. Frania Eisenbach a 13 ans lorsque l'armée allemande envahit la Pologne. Son père et plus de soixante membres de sa famille ont disparu dans la tourmente nazie. Meurtrie à jamais par l'enfer du ghetto et de la vie concentrationnaire, c'est en France que Frania, réfugiée, choisit de s'installer.

Elle attendra plus de cinquante ans avant de pouvoir témoigner. Elle participe à de nombreuses conférences, intervient sans relâche dans les collèges, les lycées et au sein de prisons.

Sa force de conviction contribue à faire des jeunes, comme elle dit, des « passeurs de mémoire ». Un collège du Val d'Oise, à Méricourt où elle se rend régulièrement, porte aujourd'hui son nom.

Choix de Claude Layani

Livre juif : La pensée du Rav Kook

Pour s'initier à la pensée du Rav Kook, il faut puiser directement aux sources traditionnelles d'Israël : la Bible et les messages éternels des prophètes, ses commentaires, le Talmud et ses grands sages, les rabbins du judaïsme, la Kabbale et les fondateurs de la pensée hébraïque. Élève fidèle du Rav Tsvi Yéhoudah, fils du Rav Kook, le Rav Chlomo Aviner, rompu à toutes ces disciplines et réputé pour l'enseignement oral qu'il dispense à de vastes auditoires, nous propose une aventure : découvrir la pensée intime, kabbaliste, anthropologique, pragmatique de la plus grande autorité rabbinique engagée aux côtés du peuple juif renaissant en Israël.

Le Rav Chlomo Aviner analyse, dans La Pensée du Rav Kook, l'ouvrage Les Lumières de la Téchouvah et en dégage quatre acceptions : la repentance ou le rejet de l'erreur accompagnés d'un retour à Dieu, le retour inéluctable du peuple juif à son pays et à son lieu d'origine, le renouvellement d'un cycle temporel dirigé par la Présence divine, et enfin, la réponse adéquate, dans un langage contemporain, adressée à celui qui questionne sur les enseignements de la Tradition juive pour retrouver leur sens oublié, afin de résoudre la problématique des temps actuels.

Poursuivant sur l'ouvrage de haute édification morale, Les Lumières de Sainteté, il rend accessibles les dimensions éthiques et intellectuelles de la pensée universelle selon l'optique hébraïque et nous rend sensibles à la prophétie biblique, à l'éthique de l'amour d'Israël et son Dieu.
Avec l'ouvrage fondamental du Rav Kook, Les Lumières, il expose la dialectique de l'âme d'Israël et son historiosophie au travers de l'histoire et des idéologies. Il découvre que c'est l'âme collective de l'Israël de toutes les générations qui constitue l'épine dorsale de l'humanité et la messianité porteuse de la seule espérance du salut des nations.

L'histoire d'Israël, à partir de son particularisme, est à l'indice de l'universel : il s'agit là de la sainteté à son plus haut niveau. Israël est le témoin de Dieu, le paradigme divin en ce bas monde qui s'élèvera à des cimes de spiritualité et reconnaîtra l'unité souveraine de son Créateur.
Dans la deuxième partie consacrée aux Responsa, le Rav Chlomo Aviner nous fait découvrir comment le Rav Kook, responsable de la communauté renaissante du Yichouv, donne des réponses adéquates à tous les problèmes soulevés par la vie lors du rétablissement du peuple juif sur sa terre.
Pour la première fois, cet ouvrage, au-delà d'une simple traduction, aborde une diversité de thèmes qui met en valeur l'extraordinaire modernité ainsi que l'étonnante originalité de la pensée et de l'action du Rav Ko

Choix de Claude Layani

Livre juif : Lumière de l'Éternel de Hasdai Crescas

Lumière de l'Éternel est le dernier ouvrage de Crescas. Il s'agit d'une oeuvre majeure, synthèse magistrale de la philosophie juive espagnole. Héritier des courants les plus divers, Lumière de l'Éternel témoigne de la longue confrontation qui s'est nouée, dans l'Espagne médiévale, entre Torah et philosophie. Crescas y discute et y réfute, pour la première fois dans l'histoire, les principaux éléments de la physique aristotélicienne.

Sa pensée présage en cela les futures révolutions scientifiques de la Renaissance. Au-delà des questions physiques et métaphysiques, Lumière de l'Éternel est, aux côtés du Livre des principes de Joseph Albo (lui-même élève de Crescas), l'une des tentatives les plus abouties pour questionner la dogmatique du judaïsme, à travers notamment des réflexions sur la nature de la foi et les croyances cardinales véhiculées par la Bible et le Talmud. Décider des doctrines judaïques est, en effet, son objet principal.

C'est cet objet qui l'a conduit à sillonner les mondes de l'aristotélisme médiéval, des commentateurs juifs et arabes, des décisionnaires rabbiniques, du Talmud et du Midrach, et enfin des hérétiques juifs. Célèbre en son temps, cette oeuvre disparut de la scène du monde avec l'expulsion des juifs d'Espagne.

Sa critique d'Aristote valut toutefois à Crescas une reconnaissance internationale tardive : ce n'est qu'au début du XXe siècle, à travers le travail de Wolfson que les textes de Crescas connurent un regain d'intérêt. Cela explique sans doute pourquoi ce livre fondamental resta aussi longtemps sans être traduit en français.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Spinoza, un roman juif de Alain Minc

Spinoza est le premier d'une généalogie très particulière, celle de ces marginaux juifs, tous en lisière de leur communauté et parfois en opposition violente avec elle, tous intellectuels de rupture, tous sans ascendant, mais tous à l'origine d'une descendance, souvent éblouissante ou parfois peu honorable.

Spinoza, Marx, Freud, Einstein : étonnant quadrige qui illustre l'idée, guère acceptable pour les autorités établies de la communauté juive, que le judaïsme n'est jamais aussi décisif sur le cours de l'humanité que lorsqu'il s'installe hors de ses propres murs. C'est à la lisière de la pensée juive que les juifs sont les plus créatifs : le Talmud comme méthode, le monde comme horizon, le porte-à-faux comme démarche.

Franc-tireur d'un peuple lui-même cardinal et marginal : existe-t-il meilleure posture intellectuelle ?Le judaïsme d'aujourd'hui se plaît à annexer Spinoza parmi les grands ancêtres ; le fait-il, comme toutes les institutions établies, par un réflexe intelligent de récupération ?

Ou est-il prêt à concéder que l'esprit juif est à son meilleur lorsqu'il emprunte les chemins de traverse et se joue des frontières intellectuelles ?

Choix de Claude Layani