Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Celui qui va vers elle ne revient pas de Shulem Deen

les skver

 

Petit village situé à moins d’une heure de New York où est installée une communauté de juifs hassidiques parmi les plus extrêmes et les plus insulaires des États-Unis: les skver.

Shulem Deen vit dans cette communauté, complètement coupé d’un monde extérieur avec lequel tout contact est interdit. Marié à l’âge de dix-huit ans, père de cinq enfants, rien ne prédestinait Shulem Deen à enfreindre les sacro saintes règles de la communauté.
Et pourtant.

Sa première transgression est minime – allumer un poste de radio – mais amorce déjà un bouleversement des fondements de son système de croyance. À partir de ce moment, il n’a de cesse que d’assouvir sa curiosité nouvelle en se rendant à la bibliothèque, sur internet… Découvert, il est finalement exclu par sa communauté pour hérésie et acculé à quitter sa propre famille.

Dans ce récit passionnant, Shulem Deen raconte son long et douloureux processus d’émancipation et nous dévoile un monde clos et mystérieux.

Choix de Claude Layani

 

Chronique d'une France blessée de Anne Sainclair

Chronique-d-une-France-blessee

 

Chacun voit bien que depuis près de deux ans, nous sommes entrés dans un monde nouveau qui donne le sentiment de voir l’Histoire se faire – ou se défaire – sous nos yeux. Anne Sinclair le raconte à sa manière. Elle nous offre la chronique qu’elle a tenue au jour le jour avec sa liberté de ton, sa vivacité de plume, son regard sans complaisance.

On revit ici la crise grecque de juillet 2015, les attentats de novembre, les migrants qui affolent la vieille Europe, la carte du monde qui se redessine entre Poutine et Erdogan, l’islamisme qui nous assaille, les populismes qui se répandent, les Français qui rejettent un ancien président et deux anciens Premiers ministres, la droite qui tente de s’imposer, la gauche qui finit par imploser.

Du Brexit qui survient à Renzi qui disparaît, de Trump qui surgit à Clinton éconduite, de Hollande qui se saborde à Sarkozy rejeté, de Macron qui se lève à Fillon qui surprend chaque jour davantage, de Hamon qui se révèle à Le Pen qui s’implante, ces dix-huit mois imprévisibles nous sont contés à travers des rencontres, des portraits, des notes de campagne et des réactions très personnelles. L’allégresse du récit nous emporte dans ces turbulences qui ont bousculé la France et fracassé nos repères.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Histoire du Judaisme

Histoire du Judaisme

Pour découvrir la première religion monothéiste et apprendre à connaître l'histoire des Juifs, marquée par l'exil et l'oppression, les préceptes du judaïsme ainsi que les rites quotidiens de cette religion.

Qui étaient les Patriarches et les premiers rois d'Israël ? ¤ Qu'est-ce que la Diaspora ? ¤ Quelles sont les principales fêtes juives ? ¤ Apprends à connaître la religion du peuple juif et son histoire marquée par l'exil et l'oppression.

Découvrir les préceptes de la première religion monothéiste de l'histoire.

Comprendre les commandements et les traditions de la religion des Hébreux.

Voir les rites accomplis dans une synagogue.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le Rabbin aux mille vies

Le Rabbin aux mille vies

Le Rabbin aux mille vies Haim Harboun

Le Rabbin aux mille vies Haim Harboun

Qui est le rabbin Haïm Harboun ? Certes, un rabbin, mais bien plus que ça ! Il est des vies en lesquelles il est plusieurs existences. En hébreu, le prénom Haïm signifie « la vie », toujours au pluriel. Et ce n’est pas usurpé !

Un humour tendre, un esprit de curiosité infatigable

Le lecteur découvre ici les fragments picaresques et ensoleillés de son enfance dans le mellah de Marrakech, puis suit l’homme de la mémoire juive, l’érudit de l’histoire médiévale, le linguiste hébraïque. Dans les années cinquante, il devient le disciple du professeur Baruch, grand maître de l’ethnopsychiatrie moderne ayant réfléchi sur la fragilité des hommes et affronté l’antisémitisme.

Il est aussi rabbin depuis plus de soixante ans, de Boulogne-Billancourt à Versailles, d’Aix-en-Provence à Vaucresson…

Par son humour tendre et son esprit de curiosité infatigable, cette autobiographie dépasse largement la seule personne d’Haïm Harboun : elle peut se lire comme un roman d’apprentissage du siècle qui nous concerne tous, celui des temps obscurs et des rais d’espérance.

Choix de Claude Layani

livre : de la perte et d'autres bonheurs de Jean Mattern

recherche freudienne

de la perte et d'autres bonheurs de Jean Mattern

de la perte et d'autres bonheurs de Jean Mattern

Jean Mattern inaugure ce qui est une des perspectives de la collection : un écrivain dérive librement à partir d’une lecture de Freud, au fil de l’écriture.

Longtemps après une lecture faite à l’adolescence, il a donc relu Le délire et les rêves dans La Gradiva de W. Jensen.

Jensen est un écrivain allemand, le roman est paru en 1902. Freud écrit son essai à une époque – 1907 – où la psychanalyse avance d’un pas léger et souple, comme ici la figure de Gradiva.

Le livre de Freud fournira à J.-B. Pontalis la métaphore de la « jeune fille » : la jeune science prend dans l’amour (de transfert) son pouvoir de guérison, l’amour est médecin.

De quoi s’agit-il ? Un archéologue voit un bas-relief à Rome, dans un musée et est fasciné par la démarche gracieuse d’une jeune fille représentée un pied à la verticale, 1’autre posé à plat.

Il suffira d’un rêve pour qu’il voie celle qu’il appelle « Gradiva » (Mars Gradivus, celui qui avance en marchant) dans Pompéi sous les cendres fumantes – elle est vivante ! –, qu’il parte à sa recherche dans un complet délire, et qu’il retrouve en fait une amie d’enfance, amoureuse, qui l’a suivi jusqu’à Pompéi et dont l’amour le tire hors de sa folie.

Le happy end du roman est celui des psychanalyses au début du siècle et de la recherche freudienne, chaque avancée de la pensée ouvrant à une démarche nouvelle.

Jean Mattern entre-tisse librement plusieurs fils dans cet essai : celui de sa propre psychanalyse, de ses pertes et de ses deuils, d’une découverte vitale singulière ; le fil de l’éclairage que sa deuxième lecture de Le délire et les rêves… à trente ans de distance projette sur la première, et sur lui-même ; celui réciproque qu’il porte sur le texte de Freud.L’auteur s’expose et s’explique simplement, directement, au grand jour.

Mais l’énigme de son enquête rappelle que, dans Pompéi enseveli, le mythe grec veut que la lumière de midi accueille des fantômes.Éditeur et romancier, Jean Mattern est l’auteur de quatre romans : Les bains de Kiraly (2008), De lait et de miel (2010), Simon Weber (2012) et, aux Éditions Gallimard, Septembre (collection blanche, 2015).

Choix de Claude Layani

Livre juif : L'origine non biblique du peuple juif aux sceptiques

juifs haineux

L'origine non biblique du peuple juif aux sceptiques par Thérèze Zrihen-Dvir

l’origine non-biblique du peuple juif »,

l’origine non-biblique du peuple juif

En ces jours, mon étude sur « l’origine non-biblique du peuple juif », tant pour les falsificateurs que pour les sceptiques, est en voie d’être éditée. En fait c’est une réponse impressionnante à la thèse de Monsieur Shlomo Sand, qui prétend que «le peuple juif a été inventé ». Il n’est d’ailleurs pas le seul qui longe ces rives insalubres.
Nous avons en notre sein, beaucoup de juifs (?) et israéliens qui contestent ou alors sont franchement anti-juifs et qui appuient cette thèse.

J’en ai malheureusement pris connaissance lors de mes recherches sur ces juifs haineux de soi au sein du personnel universitaire.

Heureusement qu’il ne s’agit que d’une minorité. Mais comme on dit, il faut extraire le mal de sa racine. J’ai donc relevé le gant et me suis attelée aux recherches de l’origine du peuple juif pour en faire une étude, laquelle s’étendit sur presque deux ans. Elle sera présentée au public en deux langues : Française et Hébraïque.

Choix de Claude Layani

Livre juif : La question juive des modernes

La question juive des modernes

Depuis l’entrée dans l’âge moderne de l’émancipation, c’est-à-dire depuis l’époque des Lumières et de la Révolution française, on admet en général que les juifs ont brisé un carcan qui les confinait dans des communautés fermées pour participer à la modernité européenne sans se renier et tout en restant juifs. Comment ce cheminement a-t-il eu lieu ? Qu’a-t-il réellement impliqué, à la fois pour les juifs et pour les sociétés auxquelles ils s’intégraient ? Bruno Karsenti reprend le fil de ce récit.

Sous l’angle philosophique, il examine les opérations intellectuelles par lesquelles certaines figures d’exception – écrivain (Heine), sociologue (Durkheim), historiens (Salvador, Bloch), philosophe (Strauss) et linguiste (Benveniste) – sont entrées dans cette modernité, au prix de quelles tensions et de quels efforts : comment ces hommes ont-ils pensé les liens entre judaïsme et modernité, et comment par là ont-ils éclairé les principes des sociétés démocratiques qui sont aujourd’hui les nôtres ?

À l’heure où les juifs d’Europe sont inquiets de leur avenir jusqu’à être parfois poussés au départ, à l’heure aussi où théologie et politique, loin de régler leurs rapports, se conjuguent en menace pour les démocraties elles-mêmes, ce livre cherche à redonner tout son sens à l’émancipation sociale et politique qui est notre héritage.

livre juif :Attendez-moi métro République de Hanan Ayalti

Attendez-moi métro République

Hanan Ayalti l’écrivit en yiddish entre mai 1942 et juin 1943, à son arrivée en Uruguay. Il venait de quitter Paris et signe donc aussi un ouvrage qui témoigne d’une réalité.

Il y décrit l’ambiance parisienne avant, puis au commencement de la guerre, montrant d’abord la diversité du monde Juif, la signification pour chacun de cette appartenance, et la manière dont le conflit est un facteur de rapprochement.

Tous les personnages ne sont pas Juifs, mais tous sont décrits avec justesse, comme le sont d’ailleurs les lieux et les événements. Les principaux protagonistes sont les membres de la famille Sokolovski, arrivés de Pologne à Paris alors que leurs enfants étaient encore très jeunes. D’abord installés au pletzl, ils emménagent par la suite sur les Grands Boulevards.

attendez-moi-metro République

attendez-moi-metro République

Les Sokolovski, immigrés juifs polonais à Paris, sont pris dans la tourmente de l’occupation nazie. Le père voit sa boutique aryanisée.

Le fils Jacques, résistant communiste, participe à des attentats.
Recherché par la Gestapo, il se cache. Au-delà de l’énigme policière, ce roman permet de découvrir les stratégies de survie des juifs immigrés et l’évolution des comportements.

Les parents Sokolovski parlent mal le français. Leur fils s'est intégré. Hélène, la fille, fréquente des «Israélites français», bourgeois parisiens (cf. le Journal d’Hélène Berr) si différents des Juifs immigrés du Marais et de République, perdus dans la capitale. Écrit en 1943 en Uruguay, ce roman a permis aux Juifs des Amériques de découvrir, avant la Libération, les conditions de vie des Juifs en France occupée.

Choix de Claude Layani

Pourim raconté par Isaac pougatch et Elie Wiesel

Méguilat d'esther pour pourim

P O U R I M raconté par Isaac Pougatch et Elie Wiesel

Méguilat d'esther pour pourim

Méguilat d'esther pour pourim

Nous avons choisi deux auteurs qui rappellent avec nostalgie la célébration de la fête de Pourim dans leur village respectif.

Dans son livre de souvenirs : « A l’écoute de mon peuple » paru chez Albin Michel, Isaac Pougatch décrit ce qu’était la journée de Pourim à Braguine. Voici ce bref extrait:

« Pourim: la victoire de Mardochée le juste sur l’infâme Haman. Cadeau de fin d’hiver fort apprécié par les Juifs de la bourgade. Qu’importe que l’événement commémoré se fût passé dans la vague et lointaine Perse aux alentours du 6e siècle avant notre ère.

Au Shtettl, la jubilation était grande. Mardochée et Haman ne s’affrontent-ils pas dans tous les siècles ? Et Haman n’était-il pas un descendant de ce perfide Amalec qui avait attaqué les Hébreux dans le désert, alors que ceux-ci se dirigeaient vers la Terre Promise ? Comme son bisaïeul, il a été foudroyé, victime de son stupide orgueil. Pensez donc ! Obliger Mardochée à plier le genou devant un simple mortel, alors que le peuple juif ne s’agenouillait que devant D.ieu... Et ses intrigues donc ! Ses calomnies visant, au départ, le seul Mardochée pour s’étendre bien vite à l’ensemble de la population juive dont finalement il jura la perte... Tout cela n’était que trop connu, trop familier au shtettl. Cela avait un relent d’actualité. Pour s’en convaincre, il suffisait d’entendre les récits des rares voyageurs qui lisaient les journaux de Moscou, de Saint Petersbourg et de Kiev...

A Pourim, on ne chômait pas, mais qui donc avait le coeur à l’ouvrage - et même à l’étude - le jour où l’on avait échappé à un tel pogrome ? On donnait aux pauvres, on s’envoyait des gourmandises (toujours les mêmes) essentiellement pourimesques: gâteaux triangulaires farcis de graines de pavot ou de confiture, amandes et noisettes au miel en formes de losanges.

Le soir clôturant la fête, on ne manquait pas, dans chaque demeure, de faire honneur au festin qui rappelait celui dont s’étaient régalés les juifs de Perse, une fois le danger écarté. Des groupes de jeunes gens, improvisés comédiens, attifés de costumes qui se voulaient bibliques, allaient de maison en maison, distraire les convives en reconstituant des épisodes de la Genèse, tels le sacrifice d’Abraham ou Joseph vendu par ses frères... Comme on le voit, la célébration de tels événements du passé ne faisait guère oublier tous les autres...

Pour Elie Wiesel, ce thème de Pourim est le sujet de son livre « Le procès de Shamgorod » tel qu’il se déroula le 25 février 1649.

Le procès de Shamgorod d'Elie Wiesel

Le procès de Shamgorod d'Elie Wiesel

Il s’agit d’une pièce de théâtre, de ce que l’on appelle plus exactement un « Pourim shpil ».

Ouvrons une petite parenthèse pour expliquer exactement ce qu’est le Pourim shpil ou le carnaval juif.

A l’origine du théâtre juif, il y a la tradition des Pourim shpil, ces pièces interprétées durant la fête des Sorts qui remémore le sauvetage des Juifs par la reine Esther au temps du roi perse Assuérus.Pourim, c’est le carnaval juif ,marqué par le rire, le déguisement et la dérision.

Un des temps forts de cette fête reste la représentation du Jeu de Pourim dans lequel s’entremêlent une dimension religieuse - il s’agit d’un prolongement en langue yiddish de la liturgie - théâtrale - c’est une mise en scène du texte sacré - et carnavalesque - nous sommes dans le monde de la farce burlesque et de la parole à la manière de la Commedia dell’arte. Le Pourim shpil permet de comprendre ce que fut la culture « populaire » comique juive.

Revenons à Elie Wiesel: « En ce jour de Pourim donc, trois comédiens ambulants s’installent à l’auberge pour divertir la communauté. Pourim, c’est la fête où les fous sont couronnés, où les enfants et les mendiants sont rois. Fête des masques, où tout le monde aspire au changement. La fête du non-savoir. La tradition ne dit-elle pas qu’il faut boire et boire encore « jusqu’à en perdre la conscience et la connaissance, jusqu’à ne plus être capable de distinguer entre le bien et le mal, entre Mardochée le juste et Haman l’impie, entre la lumière et l’ombre, entre la vie et le trépas »

.....Quand je pense à la fête de Pourim, je pense aux masques que nous portions. Nous étions des enfants dans notre petite ville et, à Pourim, l’on jouait. On allait de porte à porte ramasser de l’argent pour les pauvres... J’ai réfléchi à Pourim surtout plus tard, quand j’ai commencé à me poser des questions sur le sens des miracles et sur la nécessité des fêtes dans le judaïsme.

C’était jadis une fête très joyeuse. Aujourd’hui, on ne sait plus ce qu’est la joie. Dans mon enfance, c’était une mitsva de se saouler. La parole de la tradition qui veut qu’à la fin des temps, seule demeure la fête de Pourim est, me semble-t-il, une ironie.

C’est l’humour du judaïsme qui veut ainsi mettre l’accent sur le rire, lequel occupe une place importante dans notre pensée et dans notre histoire. C’est comme si nous disons que, lorsque le Messie viendra, il rira avec nous »

Laissons Pourim à sa juste place, c’est un festin ambigu, une bataille gagnée, mais pas une guerre gagnée, c’est une victoire provisoire des forces de la vie contre les forces de la mort.

Claude Layani

Livre juif : L'étude juive de Mikhtav Hadash

L'étude juive de Mikhtav Hadash

 

Quelle est la place spécifique accordée par le judaïsme à l’étude des textes ? Quelles sont les règles d’interprétation ? Quelles sont les méthodes d’étude ? Est-elle réservée à quelques savants ou bien destinée à tous ?

L'étude juive de Mikhtav Hadash

L'étude juive de Mikhtav Hadash

Surtout, dans quel but les Juifs étudient-ils les textes avec tant d’acharnement ? Est-ce seulement en vue d’établir les lois pratiques qui découlent de la Tora ?

L’étude doit-elle précéder ou accompagner la pratique des rites ? Les Juifs cherchent-ils autre chose dans cette forme d’ascèse qu’est la pratique de l’étude des textes ?

L’étude est aussi un chemin vers soi et vers Dieu. Et par-dessus tout, loin des règles figées et de la quête d’une vérité unique, l’étude passe par l’interprétation, permet de faire émerger une infinité de sens à partir des versets, des mots, des lettres et même des espaces blancs.

C’est ce questionnement collectif sans cesse reconduit qui fait vivre la tradition juive et la renouvelle librement de génération en génération.
Les auteurs de ce dossier éclairent toutes ces questions, chacun à leur manière.

Choix de Claude Layani