Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Fêtes juives : SELI’HOT Le Rabbi de Nemirov

Le Rabbi de Nemirov

SELI’HOT Le Rabbi de Nemirov

Depuis le début de mois d'Eloul(jeudi 4 septembre) selon le rite séfarade, les accents rauques du chofar retentit à l'office, chaque matin. Dans les communautés ashkénazes, les Séli'hot commencent plus tard. Le premier jour des Séli'hot est toujours fixé au dimanche.( cette année le 28 septembre). En fait, selon ce rite, le dimanche seli'hot précédera immédiatement Roch-Hachana , à moins qu'il ne s'agisse du dimanche de la semaine avant ce qui est le cas cette année. La règle est qu'au moins quatre jours devront séparer le début des seli'hot de Roch-Hachana.

Les seli'hot est une période de préparation, un réchauffement de nos sentiments souvent en sommeil envers D.ieu.

Pour illustrer cette période de retour vers D.ieu nous avons choisi une histoire des plus populaires du conteur Péretz "le Rabbin de Nemirov"

Le pieux Rabbi de Nemirov, racontaient ses fidèles, montait au ciel, tous les matins des seli’hot, en ces journées précédant le Nouvel An juif. C'est en effet durant cette période en particulier que les juifs demandent à D.ieu de pardonner leurs fautes afin d'être inscrits dans le livre de la vie pour la nouvelle année. Le Rabbi de Nemirov, lui, montait au Ciel pour intercéder directement auprès du Bon D.ieu en faveur de sa communauté. C’était en tous cas la seule explication possible, à l'absence du Rabbi aux offices de seli'hot. Où pouvait-il être sinon au Ciel ?

Mais un étranger de passage à Nemirov se refusait de faire foi aux racontars. Il se cacha le soir chez le Rabbi, se glissa dans son lit et attendit.

Au petit matin, alors que toute la communauté se rendait aux seli'hot, le Rabbi, lui, revêtit les habits de bûcheron. Toujours suivi du soupçonneux espion, il s'en alla dans la forêt, coupa des branches et se dirigea vers la maison d'une pauvre vieille malade.

SELI’HOT Le Rabbi de Nemirov

SELI’HOT Le Rabbi de Nemirov

Se faisant passer pour un bûcheron du village, il lui "prêta" du bois, alluma le feu dans la demeure glaciale, et au moment où les premières flammes réchauffaient la misérable chambre et sa malade il fredonna, doucement, pour lui, les premières seli'hot.

Et Péretz d'ajouter que l'étranger pressé par les gens de Nemirov: "N'est-ce pas qu'il monte au Ciel notre Rabbi" leur répondit: "Peut-être plus haut encore".

Voilà l'histoire , Péretz la raconte plus longuement, avec un talent extraordinaire.

Pourquoi l'histoire s'arrêtait là ? Pourquoi l'étranger gardait le secret du Rabbi et ne s'en allait pas proclamer le mérite du chef de la Communauté de Nemirov. Peut-être se refusait-il à révéler le secret du Rabbi.

Mais le Rabbi de Nemirov lui-même, pourquoi ne s'est-il pas adressé à sa Communauté avant les offices des seli'hot pour lui dire - car c'est bien la morale de l'histoire - qu'il était important, avant d'adresser une prière à D.ieu de veiller au bonheur des hommes sur terre ?

On peut répondre, bien sûr, que dans ce cas particulier il fallait agir dans le secret pour faire oeuvre de charité sans que cette pauvre femme ne se sente redevable envers l'une ou l'autre de ses connaissances.

Si le Rabbi  de Nemirov n'a pas déclaré à sa Communauté qu'il fallait s'occuper d'abord de ce qui se passait sur terre elle ne l'aurait pas entendu. Et si l'étranger n'a pas raconté à Nemirov quelle était la conduite du Rabbi, c'est parce qu'il savait bien que la Communauté ne l'aurait pas admise.

D'ailleurs quelle communauté en Suisse, en France serait satisfaire que son rabbin au lieu de "présider", religieusement les offices des seli'hot, s'en aille réconforter un homme affligé, intervienne pour une famille en détresse, manifeste pour une collectivité victime de l'injustice ?

En ces journées qui précédent le temps redoutable de Tichri, nous sommes appelés à faire "techouva"  à faire un retour vers D.ieu

 

 

Claude Layani.

Livre juif : L'ombre du Golem de Eliette Abecassis

abecassis l'ombre du Golem

La légende du Golem présenté à travers le regard d’une petite fille, Zelmira à Prague, 1552. En cette période trouble où les juifs sont persécutés par le pouvoir en place, Le Maharal de Prague, un maître spirituel, décide de façonner une créature qui serait capable de les protéger : un Golem.

Mais le pouvoir en place, inquiet, enlève Zelmira pour l'utiliser comme monnaie d'échange contre le Golem, cet être fantastique. Un texte d'Eliette Abecassis, illustré par le très talentueux Benjamin Lacombe.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Amira shabbataï Tsevi un avatar de Messie

Amira shabbataï Tsevi un avatar de Messie

Amira est le nom qu’on donna au Messie Sabbataï Tsevi qui naquit le 1er août 1626 à Smyrne (Izmir) en Turquie. C’était un jour de Shabbat, d’où son prénom : S(h)abbataï ; c’était aussi un 9 av dans le calendrier hébraïque – le jour où furent détruits les deux temples de Jérusalem et où serait née l’âme du sauveur.

Au terme d’un cursus d’études somme toute normal, il se passionna pour la kabbale, se posa en Messie et au terme de plusieurs années de pérégrinations, fut reconnu comme tel par un kabbaliste de Gaza qui passait pour un thaumaturge intègre et populaire.

La nouvelle se propagea comme une traînée de poudre à travers les communautés de la Diaspora. Elle ne venait pas d’un nouveau prétendant au titre de Messie, mais d’un prophète qui maîtrisait la science kabbalistique des âmes.

L’excitation fut telle qu’en certains lieux, comme en Écosse et à Avignon, on se préparait à émigrer en Terre sainte. Sabbataï Tsevi gagna à sa cause des rabbins et des lettrés de renom en Italie, en Allemagne, au Maroc et en Hollande. Il n’est pas jusqu’au philosophe Spinoza qui ne fût intrigué par l’enthousiasme messianique qui s’empara de l’ensemble des communautés juives.

Le Messie abolit la loi rabbinique et se rendit à Istanbul où les autorités ottomanes l’arrêtèrent, car il semait le trouble. Quand il comparut devant le sultan, il choisit de se convertir à l’Islam.
Jamais avant Sabbataï Tsevi, un candidat-Messie n’emporta autant d’adhésion, jamais il ne déçut autant.

La mésaventure sabbataïste trahissait une dialectique messianique qui ne cessa d’intriguer les chercheurs et d’inquiéter les partisans du sionisme. Ce livre reconstitue les péripéties du Messie de Smyrne et s’interroge sur ses répercussions sur la théologie du judaïsme.

L’auteur :
Neri Segrè est né à Rome où il a été élevé dans la foi catholique. Des recherches généalogiques l’ont ramené au judaïsme et conduit à s’établir en France puis en Israël. Avocat de profession, il s’est mis à l’étude du Talmud qu’il redécouvre en lecteur des maîtres taoïstes et de Franz Kafka. Il est l’auteur de Fille de Voix, variations talmudiques

Choix de claude Layani

 

livre juif : Ismaël contre Israël de Ester Benfredj

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La Palestine a-t-elle été à la fois promise aux Arabes et aux Juifs pendant la Première Guerre mondiale comme il est d'usage de le penser ? Comment l'intervention des grandes puissances et de la communauté internationale - la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies - a-t-elle en partie scellé le sort de cet Orient complexe ? Et quel rôle tiennent les nationalismes arabes et le sionisme nés à la fin du XIXe siècle au sein du conflit israélo-arabe ?

Cette guerre qui a pris des proportions démesurées, idéologiquement internationalement, semble ne pas avoir d'issue. Au-delà de la simple lutte territoriale, le conflit israélo-arabe ne tiendrait-il pas d'une haine fratricide qui trouverait sa source dans la Genèse, à travers le désir de vengeance ressenti par Ismaël, l'enfant adultérin d'Abraham, à l'égard de son frère légitime Isaac, père d'Israël ?

Une brillante synthèse qui met en lumière un siècle d'occasions manquées entre Arabes et Juifs, et propose une réflexion historique et géopolitique subtile. À titre de repère, une chronologie retrace en fin d'ouvrage les moments clés du conflit de l'Antiquité à nos jours, et une série de cartes matérialise ses mutations et son évolution au XXe siècle.

Esther Benfredj est diplômée d'un master en sciences politiques (Lyon III) et en droit international (Université de Montréal). Ismaël contre Israël est son premier essai.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Miséricorde est son nom de Haim Korsia et de Philippe Barbarin

Miséricorde est son nom de g Haim Korsia et de Philippe Barbarin

 

Miséricorde est son nom de grand rabbin Haim Korsia et du Cardinal Philippe Barbarin

Juifs et chrétiens, nous avons Dieu en commun, et sa miséricorde nous est révélée à travers toute la Bible. Elle est même le Nom divin révélé à Moïse : "Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de vérité" (Exode 34, 6). (..) Le Grand Rabbin Korsia et le Cardinal Barbarin sont deux frères - l'un juif, l'autre chrétien - et ils nous donnent ici un magnifique exemple de bonté et de bienveillance mutuelles. Ils nous montrent comment il nous faut lire la Bible : ensemble. » (P. Jean-Baptiste Nadler)

« Un livre de chevet qui, assurément, suscitera le désir d'approfondir les sources juives de la foi chrétienne et qui fera saisir l'affinité spirituelle intime qui existe entre la vocation de l'Église et celle, plus que jamais vivante, du Peuple d'Israël. » (Thierry Colombié)

Le beau texte rapporté dans ce livre est la transcription d'une conférence-dialogue donnée le 13 juillet 2016, à Paray-le- Monial, par le Grand Rabbin de France Haïm Korsia et le Cardinal Philippe Barbarin, en ouverture de la session « D écouvrir le judaïsme : les chrétiens à l'écoute.. », accueillie par Mgr Benoît Rivière, évêque d'Autun, et organisée par la Communauté de l'Emmanuel et l'Amitié judéo-chrétienne de France.

Haïm Korsia est Grand Rabbin de France depuis 2014.
Philippe Barbarin est archevêque de Lyon et primat des Gaules depuis 2002. Il a été créé Cardinal par Jean-Paul II en 2003.

Choix de Claude Layani

Livre : Sans totem, sans tabou de Rodolphe Oppenheimer et de Sophie Sendra

Sans totem, sans tabou de Rodolphe Oppenheimer et de Sophie Sendra

En 2014, faisant suite à une première correspondance entre Sophie Sendra et Rodolphe Oppenheimer, publiée dans le Bsc News Magazine, une amitié nait à mille kilomètres de distance.

En janvier 2016, sur une période de six mois, ils ont échangé Sans Totem ni Tabou, sur la politique française et internationale, la psychanalyse, la philosophie, etc. Ce qui a guidé ces échanges est l'amitié et une pensée Humaniste partagée malgré des désaccords.

Un an après cette correspondance, le recul permet de voir ce que ces deux intellectuels avaient analysé judicieusement : les "mouvements" du monde que nous observons aujourd'hui.

Le dialogue qui se dégage de cette relation épistolaire montre que deux personnes aux vies et aux parcours si différents, séparées par la distance, l'une athée, l'autre croyante, peuvent être proches dans la façon dont il faut combattre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes.

Les échanges d'idées et de points de vue font avancer la pensée et la réflexion sur le monde tel qu'il se déroule. Simple dans sa lecture, cet ouvrage se veut accessible à tous. La relation épistolaire oblige à expliquer, à développer, à traduire les pensées. Dans un monde fait de téléphones hyperconnectés, de textos, ces échanges permettent la "lenteur" du dialogue face à la rapidité des petites phrases.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Julie entre la Bible et le Coran

Julie entre la Bible et le Coran

Les rapports entre Julie et ses parents avaient été jusque là tendres, confiants, joyeux. Ils pouvaient aborder sans interdits des sujets dont il était peu commun alors, dans les familles, juives de surcroît, de discuter.

Celui des mariages mixtes n'était cependant jamais évoqué, tant il était inconcevable qu'il pût un jour se présenter.

Dans cette maison la bonne humeur était toujours de mise et la vie paisible et douce. Ida ne reconnaissait pas sa fille ; l'enfant docile et réfléchie devenait une furie dès que le problème était soulevé et le père, homme pacifique qui n'élevait le ton que pour prier, s'enflammait !

Elle craignait qu'Elie en devienne violent. Julie était juive, Sam ne l'était pas. La guerre s'installa dans ce foyer d'ordinaire si serein .

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : le Juif qui savait, la figure légendaire de Abba Kovner

la formidable aventure de l’Alyah B et des kibboutzniks

Une figure majeure du XXème siècle et de la résistance juive au nazisme

Première traduction française du Best-seller

primé par le National Jewish Book Award,  le Zandman Award et le Buchman Award.

Juif, combattant, poète, sioniste de gauche, Abba Kovner a 23 ans quand il se retrouve enfermé dans le ghetto de Wilno (Vilnius). Après avoir tenté d’y organiser l’insurrection, ce rebelle-né s’enfuit par les égouts avec ses camarades pour gagner les forêts, où il devient une légende par ses exploits au combat à la tête d’une unité d’un millier de garçons et filles à peine sortis de l’adolescence.

Le juif qui savait Abba Kovner

Le juif qui savait Abba Kovner

De fait, le ténébreux et prophétique commandant-poète s’impose, au regard de l’Histoire, comme le tout premier Juif d’Europe à avoir compris, dès 1941, la véritable étendue du plan d’extermination nazi. Ce visionnaire est aussi le premier avoir publiquement appelé les Juifs à prendre les armes, au mépris de l’avis général.

Dans le chaos de l’après-guerre, ce jeune leader charismatique venu du grand Est, devenu un héros aux yeux de tous, s’attarde en Europe pour œuvrer à l’émigration clandestine des survivants. Et, surtout, pour mettre au point une vengeance implacable : empoisonner les réserves d’eau potable de plusieurs villes allemandes et liquider les nazis incarcérés à Nuremberg …

Après maintes péripéties, on le retrouve en Israël.

En 1947, il contribue à fonder la fameuse Brigade Givati, au sein de laquelle il participe à la guerre d’Indépendance. Couronné par d’innombrables prix littéraires, comptant des disciples dans le monde entier, il devient l’âme de son kibboutz et une personnalité centrale du Parti des travailleurs (Mapam), tout en créant plusieurs musées.

Cette passionnante biographie, qui retrace pour la première fois la vie tumultueuse et hautement romantique d’Abba Kovner, repose sur de nombreuses sources inédites.

À travers son parcours, l’auteur nous fait revivre l’incroyable épopée des jeunes partizaners de l’Est et leur volonté de se réapproprier la violence ; le sens revêtu à leurs yeux par la création de l’Etat d’Israël ; la formidable aventure de l’Alyah B et des kibboutzniks, en passant par le procès Eichmann (1961), dont Kovner fut un des grands témoins.

Le magnifique portrait d’un « homme debout ».

Choix de Claude Layani

Livre juif: Israël ne se sacrifiera pas de Jean-Jacques Benayoun

Israël ne se sacrifiera pas de Jean-Jacques Benayoun

Né Juif et français à Tlemcen (Algérie) au moment de l'application du statut des Juifs par le régime de Vichy, Jean-Jacques Benayoun doit fuir son pays natal, au lendemain de l'indépendance de l'Algérie , pour gagner la métropole, qu'il ne connaît pas.

Il lutte pour trouver sa place avant de partir avec les siens vivre en Israël, par conviction. Son engagement constant contre l'antisémitisme et pour Israël se nourrit des discriminations qu'il a subies et des attaques armées contre l'Etat hébreu dont il a été témoin.

Revenu en France à cause du terrorisme anti-juif permanent en Israël.
Il se demande, à nouveau s'il a encore sa place dans son pays ou s'il doit repartir en Israël ? L'Auteur, ne supporte plus les cris de " Mort aux Juifs ", dans les rues de Paris à la moindre occasion.

Et si chaque fois qu'un magasin juif est vandalisé, qu'une synagogue est taguée, qu'un cimetière juif est profané, qu'un jeune portant la kippa est agressé, sans que rien ne soit fait pour retrouver et punir sévèrement les coupables, alors si la France ne doit plus être la France sans les Juifs, il a en mémoire que ce ne sera pas la première fois que sa Patrie l'abandonne !

Choix de Claude Layani

Livre juif : André Neher figure des études juives françaises

André Neher figure des études juives françaises

André Néher (1914 - 1988) est sans doute l'un des philosophes juifs francophones les plus importants du XXe siècle. Fondateur du département des études hébraïques et juives à l'université de Strasbourg, il fut, avec Levinas et Léon Ashkenazi, l'un des chefs de file de l'école de pensée juive de Paris. Rabbin et intellectuel engagé qui émigra en Israël après la guerre des Six Jours, André Néher n'eut de cesse de penser les défis que les temps contemporains posaient à la philosophie et la foi.

Aussi son œuvre s'intéresse-t-elle particulièrement à la définition de l¹humanité, à la compréhension de son statut de créature libre: « l'homme libre, […] c'est l'imprévisible absolu, c'est la limite contre laquelle viennent se heurter les forces directrices du plan créateur, sans que nul ne puisse dire à l'avance si cette limite consentira à se laisser franchir ».

Ce volume, qui retrace des aspects méconnus de son parcours, explore les voies ouvertes par sa pensée singulière, à la croisée du discours universitaire et de celui de l¹intellectuel. Deux générations se côtoient ici pour attester la vitalité de sa pensée, des anciens élèves aux jeunes chercheurs.

Choix de Claude Layani