Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Israël depuis 1948 12 témoins essentiels racontent les coulisses de l'Histoire

2018 marque les 70 ans du vieil-jeune Etat d'Israël.

2018 marque les 70 ans du vieil-jeune Etat d'Israël. Bien sûr, on a l'impression de connaître son histoire parce qu'on l'a lue ou appris sur les bancs d'école. L'auteur nous propose ici les coulisses de l'histoire par le récit de ceux qu'ils l'ont vécue et par ceux qui y ont participé. 70 années riches en événements que ce livre se propose de vous conter, non pas à la manière d'un livre d'Histoire, mais d'un livre d'histoires.

Les péripéties de la création de l'Etat d'Israël ouvrira le cycle, un accouchement dans la douleur marqué par la première des guerres israélo-arabe racontée par Amos Horev, l'un des derniers dinosaures de ces temps d'enfantement.

En 1967, Michael Bar-Zohar participera à la guerre des six jours, où il conjuguera activités politiques et obligations de soldat. Puis Avi Yaffe nous fait vivre le fiasco de la guerre de kippour en 73, un témoignage sur le vif de l'attaque-surprise de l'armée égyptienne...

Et ainsi de suite jusqu'au professeur Yitzhak Ben-Israël qui bouclera en quelque sorte le cycle des métamorphoses, avec cette question : comment se fait-il qu'un petit pays, démuni de tout au départ, qui a grandi dans un environnement qui ne fut pas de tout repos, est-il devenu un Etat start-up ? 12 dates, 12 métamorphoses, 12 comme ces douze tribus qui finirent par former un tout : Israël. 12 récits, 12 voix narrant autant d'évènements qui ont impacté la société israélienne, pour en faire ce qu'elle est et esquissé, peut-être, ce qu'elle sera demain...

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le Roman de Moïse de Jean-Luc Allouche

Le Roman de Moïse de Jean-Luc Allouche

Moïse sauvé des eaux, prince à la cour de Pharaon, berger compatissant, libérateur des Hébreux, interlocuteur privilégié de Dieu, guide des Enfants d’Israël vers la Terre promise où il n’entrera jamais... Peu de vies de héros ont été si pleines de péripéties, de drames, de tensions. La littérature, les arts, et jusqu’au cinéma se sont saisis de la personnalité de Moïse pour nous livrer une palette infinie de visions du plus grand des prophètes.

Fasciné par le seul homme ayant « connu Dieu face à face », Jean-Luc Allouche a voulu réécrire l’histoire du plus malheureux des hommes. Et du Moïse à « la langue embarrassée », il a fait un contestataire à la langue bien pendue devant l’arbitraire divin.

Dans ce livre passionnant, nourri notamment du Midrach, ce trésor « romanesque » des commentaires des Sages, Jean-Luc Allouche ajoute sa part de fiction et révèle un Moïse inédit, dépouillé de tout cliché. Ancien rédacteur en chef à Libération et correspondant de ce journal à Jérusalem, Jean-Luc Allouche est traducteur de l’hébreu.

Il a notamment traduit Rétrospective d’Avraham B. Yehoshua, (prix Médicis du roman étranger et du Meilleur Roman étranger, 2012) ; il est l’auteur des Jours innocents et des Jours redoutables : Israël-Palestine, la paix dans mille ans.

 

Choix de Claude Layani

 

Livre juif : La révolution culturelle nazie de Johann Chapoutot

La révolution culturelle nazie de Johann Chapoutot

Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule.

La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...).

Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature.

C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer. Avec ce recueil d'études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l'Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014).

En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le IIIe Reich, l'usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.

 Johann Chapoutot est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-Sorbonne.

 

Livre juif : Israël 70 ans 7 clés pour comprendre

Israël 70 ans 7 clés pour comprendre

Soixante-dix ans après sa création – sa « recréation », selon David Ben Gourion –, l’État d’Israël reste un mystère aux yeux du monde.

Mystère de l’hostilité que ce pays inspire toujours, comme de sa réussite qui fascine amis et ennemis. Mystère d’une extrême modernité mariée aux formes religieuses les plus traditionnelles.

Mystère d’une révolution technologique et d’un rayonnement scientifique sans commune mesure avec les dimensions du territoire. Mystère d’une société contrainte de vivre en guerre depuis quatre générations.

À rebours de la défiance et des idées reçues, Martine Gozlan tente de percer les sept secrets d’Israël : la force de la mémoire, la régularité des vagues d’immigration, les surprises de la démographie, les ambiguïtés de la foi, les métamorphoses de l’armée, le jaillissement de la recherche, sans oublier un optimisme existentiel et pour ainsi dire fondateur.
Un récit en forme d’enquête, qui explore les paradoxes d’un peuple et d’une nation.
Choix de Claude Layani

Livre juif : Retour à Altneuland de Denis Charbit

Retour à Altneuland de Denis Charbit

Retour à Altneuland revient sur les utopies qui sont au fondement du mouvement sioniste, tant sur le plan social et politique que culturel, et permet d'enrichir le sens d'une idée dont on ne perçoit souvent en Occident que la part qui en a occulté la dimension "révolutionnaire".

Retour à Altneuland de Denis Charbit

Retour à Altneuland de Denis Charbit

Denis Charbit s'attache ici à en rétablir les sources et la complexité et nous permet de mieux comprendre les enjeux et la "nécessité" de ce nouveau pays ancien, entre religion et laïcité, voisinage et communauté, kibboutz et économie de marché, héritage européen et filiation orientale.

Retour à Altneuland dérangera peut-être comme a dérangé, en son temps, l'Altneuland de Theodor Herzl, mais contribuera, on l'espère, à dissiper quelques malentendus.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le grand secret de Stéphane Amar

Le grand secret de Stéphane Amar

La création de l'Etat palestinien est-elle aujourd'hui une utopie ?
Dans cet ouvrage percutant, le journaliste Stéphane Amar explique pourquoi la solution à deux États ne constitue plus une issue crédible au conflit israélo-palestinien. Il dissèque le cadavre du processus d'Oslo et raconte comment un État unique se met en place inexorablement, en dépit des réticences et des peurs des deux peuples.

Officiellement, l'État juif se dit prêt à reprendre les pourparlers. Mais en réalité, il entend dicter les conditions de la paix. Sur la scène internationale, il continue de faire semblant d'oeuvrer à la création d'un État palestinien.

Et joue la montre en attendant le moment opportun pour abattre son jeu. C'est le grand secret d'Israël. Une enquête fascinante qui nous conduit des oasis dorées de la start-up nation aux ruelles étroites des casbahs palestiniennes, des bureaux feutrés de la Knesset aux mosquées de Nazareth. Une lecture indispensable pour saisir ce qui se joue vraiment au Proche-Orient.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Dieu n'a jamais voulu ça de Jonathan Sacks

Dieu n'a jamais voulu ça de Jonathan Sacks

Depuis la nuit des temps, les religions ont servi de justification aux pires crimes. Les trois monothéismes abrahamiques, en particulier, n'ont cessé de se jalouser et de s'entretuer. Faut-il se résoudre à cette fatalité ?

Dieu n'a jamais voulu ça de Jonathan Sacks

Dieu n'a jamais voulu ça de Jonathan Sacks

Cette haine fratricide a-t-elle son fondement dans les textes sacrés eux-mêmes ? Telles sont les questions que pose sans fard Jonathan Sacks, Grand Rabbin émérite du Royaume-Uni et du Commonwealth et l'un des penseurs juifs les plus audacieux de notre époque.

Pour y répondre, il choisit de se pencher sur les Ecritures de sa propre tradition - reconnues comme telles également par les chrétiens. Oui, affirme-t-il, à un premier niveau de lecture, la Bible est bien porteuse de violence.

Mais il est possible et nécessaire de la lire autrement : on s'aperçoit alors que sous la surface du texte se déploie un contre-récit puissant qui nous livre les clés théologiques et politiques pour sortir de cette spirale infernale.

Dans ce livre très pédagogique, il nous invite tous, croyants et non-croyants, à de défendre cette lecture contre ces fondamentalismes qui prétendent parler - et tuer - au nom de Dieu.

 

Choix de Claude Layani

fêtes juives : CHAVOUOTH ET LE MESSAGE DU PEUPLE JUIF

CHAVOUOTH ET LE MESSAGE DU PEUPLE JUIF

 CHAVOUOTH ET LE MESSAGE DU PEUPLE JUIF

Le sens de la fête de Chavouoth semble, à première vue, extrêmement complexe. Si la Thora nous la décrit comme étant la fête des Prémices « Hag Habikourim », et la fête de la moisson « Hag Hakatsir, ce n’est certes pas ce sens là que nous lui avons conservé depuis la destruction du Temple.Fête purement agricole au départ, Chavouoth à un moment donné, a évolué vers une signification historique en devenant « Hag matan toraténou », la fête qui rappelle le don de la Thora sur le Mont Sinaï.

Il est difficile de savoir à quel moment précis cette historisation est intervenue.
L’Ecriture en tout cas n’en dit absolument rien. Le seul document relativement ancien où il est possible de trouver une allusion concernant le rapport de Chavouoth et le don de la Thora est le « Livre des Jubilés » qui ne fait pas partie du canon biblique.

La littérature rabbinique est plus explicite. La Mé’hilta, qui est un midrach tannaïque relativement ancien, connaît Chavouoth comme la fête du don de la Thora et précise qu’elle doit être fêtée le 6 du mois de Sivan. Dans le Talmud Pessa’him 68b, Rabbi Eleazar dit: « Tous sont d’accord pour dire qu’à l’occasion du « assereth » ont est obligé de s’adonner à la joie, car c’est en ce jour que fut donnée la Thora . »

En effet, pour les rabbins du Talmud, Chavouoth est le « assereth, fête de clôture » du cycle pascal
.De la même manière que les deux autres fêtes de pèlerinage, Chavouoth a été mis en relation avec un des événements qui ont marqué l’histoire d’Israël ; et ici il s’agit de l’événement fondateur le plus important de cette histoire, à savoir le don de la Thora.

L’événement central de l’histoire d’Israël, l’événement qui fait qu’Israël a joué un rôle déterminant dans le cours de l’histoire universelle, est le don de la Thora. S’il n’y avait pas eu le dépôt d’un texte, d’un écrit, donc d’une pensée exprimée sous une forme transmissible, toute l’histoire d’Israël ne serait resté qu’une simple légende.

Comme le souligne Abraham Heschel z’l’ « le Sinaï, moment décisif de l’histoire d’Israël, a ouvert une nouvelle forme de relation entre D.ieu et l’homme. D.ieu s’est engagé envers Israël. Israël a accepté cette nouvelle forme de relation. Cette alliance est éternelle ».

Selon notre liturgie, nous relirons le matin de Chavouoth le récit de la promulgation de la Thora sur le Mont Sinaï.

Pour le croyant juif, cette lecture permet de revivre, de manière bien faible et éphémère, il est vrai, la scène grandiose qui se déroula, voilà plus de trois mille ans, en présence des enfants d’Israël. Ces hommes à peine libérés de l’esclavage égyptien, acceptèrent sans hésitation, la Thora que D.ieu leur proposait, et qu’il destinait à l’humanité toute entière. Israël était chargé d’en répandre l’enseignement, ainsi qu’il est écrit: « Vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte ». Un autre texte ajoute avec insistance: « Si vous ne me faites pas connaître au monde , même au prix de votre vie, vous souffrirez à cause de votre iniquité, a dit le Seigneur ».

Cette solennité semble essentiellement juive, n’offrant de véritable intérêt qu’aux descendants de ceux qui s’écrièrent d’une voix unanime: « Naassé venichma » nous pratiquerons et nous comprendrons.

En effet, nos ancêtres, en recevant les 10 commandements, se trouvaient en plein désert, dans les solitudes montagneuses du Sinaï. Le cadre qui voit se dérouler la scène grandiose est nettement découpé: D.ieu et Israël sont face à face  et notre peuple seul entend la voix puissante du Créateur. Mais en ce jour, D.ieu fait alliance avec toute l’humanité. Israël ne doit pas rester l’unique possesseur du trésor divin, il n’en est que le dépositaire, chargé de le semer généreusement à travers les siècles et le transmettre aux autres peuples de la terre.

Chavouot la fête de la terre et du don de la thora

Chavouot la fête de la terre et du don de la thora

Les Pirqé avoth, les maximes des pères ne nous laissent aucun doute à ce sujet: « La voix entendue au pied du Sinaï s’est répercutée en tous sens, elle a eu soixante dix échos ; c’est précisément d’après une tradition très ancienne, le nombre de toutes les nations du globe.

C’est là les enseignements que vient nous rappeler chaque année la fête de Chavouoth, la fête du don de la Thora

Claude Layani.

 

Livre juif : Crépuscule glorieux sur une Marrakech juive

Crépuscule glorieux sur une  Marrakech juive

C’est en fait la suite de « Il était une fois… Marrakech la juive, ou la splendeur nacrée des jours d’automne ».

C’est un retour aux sources, un pèlerinage nostalgique illustré de photographies dans ce qui fut le berceau extraordinaire d’une brillante communauté juive. Marrakech et son Mellah, ses souks, ses saints, ses ruelles dissimulant son intimité et ses secrets.

Marie est à la recherche de son passé, là où il a cessé d’exister. Là où, comme elle, nombreux sont ceux qui sont partis à l’aventure, ont dérivé vers d’autres continents sans jamais oublier le sable chaud des dunes de Mogador, les couchers de soleil flamboyants sur la Koutoubia et l’avenue Mohammed V, les grottes des Djinns… Mais aussi les saveurs, les affections, l’entente et la discorde…

 

Là où tout naît et meurt à la fois.

« L'odeur de la Mahiya ne soûle pas

Mes yeux cherchent les visages des cousins du soleil

Partis comme brûlure rouge sang.

Où êtes-vous Simon et Élias,

Où êtes-vous Sarah et Esther

La musique de Sami Al Maghribi ne retentit plus,

L'oud ne répand plus de notes mélancoliques

Et le tintement des bracelets s'est tu.

Thérèse Zrihen-Dvir

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Judéophobie, la dernière vague de Pierre-André Taguieff

Judéophobie, la dernière vague de Pierre-André Taguieff

Judéophobie, la dernière vague

Pierre-André Taguieff revient sur la récente séquence judéophobe, celle de la période 2000-2018.

Les attentats djihadistes commis en France ont provoqué une prise de conscience de la menace, d’une ampleur qui n’avait pas été nettement pressentie, bien qu’annoncée par des signes inquiétants  : dès 2001, l’auteur avait donné une première analyse du phénomène émergent.

Il fallait donc redessiner le paysage et tenter de repenser la nouvelle configuration antijuive, en perpétuelle métamorphose, dans laquelle se rencontrent les extrémismes  : complotisme, concurrence victimaire, anti­sionisme radical, négationnisme et islamisation croissante des discours.

Pierre-André Taguieff retrace la généalogie, depuis 1967, de la haine des Juifs telle qu’elle s’est idéologisée dans le monde arabo-musulman post-nassérien. Cet imaginaire judéophobe s’est ancré en France, puis en Europe, à compter de la seconde Intifada (2000), et se diffuse désormais massivement sur les réseaux sociaux, dans un contexte marqué par la déstabilisation du Moyen-Orient.

Dans l’espace politico-intellectuel français, la dernière vague judéophobe est moins portée par les milieux nationalistes traditionnels que par des milieux gauchistes et islamistes qui instrumentalisent et retournent contre les Juifs (les «  sionistes  », disent-ils ordinairement) des représentations empruntées à l’antiracisme, à l’anticolonialisme, à l’anti-impérialisme, à l’antifascisme ou à la critique du communautarisme.

C’est cette configuration inédite, qu’il qualifie d’«  islamo-gauchiste  » depuis le début des années 2000, que l’auteur prend pour objet de réflexion

 

Choix de Claude Layani