Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Cérémonie à Notre-Dame de Paris à la mémoire des victimes du vol Air France AF447

Une cérémonie inter-religieuse de prière se tenait mercredi après-midi en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour les familles et les proches des 228 occupants du vol d'Air France AF447, disparu lundi au-dessus de l'Atlantique entre Rio de Janeiro et Paris.

De nombreux pilotes, hôtesses et stewards de la compagnie assistaient à cette cérémonie, en présence de l'archevêque de Paris André Vingt-Trois, du président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui, du grand rabbin Haïm Korsia, du métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France et du pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France.

Le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, l'ancien président Jacques Chirac et les membres de la direction d'Air France étaient présents à la cérémonie. La presse n'était pas admise à l'intérieur de la cathédrale, et des haut-parleurs ont été installés à l'extérieur, pour retransmettre la cérémonie, qui a débuté vers 16h10.

Le parvis de Notre-Dame était fermé au public, repoussé derrière des barrières à plusieurs mètres de distance.

Youssouf Fofana avait bien l'intention de tuer Ilan

Par Elsa Vigoureux, reporter au Nouvel Observateur
Voir dossier complet de Claudine Douilet

Ce vendredi, Youssouf Fofana est revenu sur ses motivations, sa vision de l'affaire. Il a tenu de nombreux propos, bien souvent peu clairs. Fofana articule mal, avale la moitié de ses mots, bégaie parfois. A propos de la mort d'Ilan Halimi, Fofana en invoque d'autres, il cite les « drames » africain et palestinien. Il a dit qu'à Gaza et en Côte d'Ivoire, « des mères qui perdent leurs enfants, il y en a tous les jours ». Qu'ainsi, toujours selon lui, ce n'est pas parce qu'une victime est juive que l'on doit en faire un drame particulier. Youssouf Fofana a ensuite cité en exemple l'Irak : « Quand on y enlève un militaire, qu'on le tue, il y a 1000 hommes qui partent ». En Côte d'Ivoire, où l'armée française est présente, c'est justement comme ça que Fofana pensait libérer le pays, en procédant à des enlèvements.
 
Le matin, les deux policiers, Mario M. et Patrick M., partis interpeller et interroger Youssouf Fofana fin février 2006 en Côte d'Ivoire étaient appelés à la barre. Ils y ont raconté ce que Fofana leur avait dit à l'époque. Qu'il était, avec Jean-Christophe S., alias « Craps » ou « Crim », l'instigateur des enlèvements. Que l'idée leur était venue à tous les deux alors qu'ils étaient en prison à Nanterre, dans la même division C. Ainsi Fofana a-t-il déclaré le 23 février 2006 aux enquêteurs français : « Fin 2005, nous avons décidé de faire des enlèvements, nous avons visé la communauté juive car pour nous c'est une communauté qui a de l'argent et qui est soudée ». Quand les policiers lui ont demandé où et comment les victimes avaient été choisies, Fofana a chargé « Craps », en disant que c'était lui qui choisissait les victimes.

Quand Mario M. et Patrick M. ont ensuite demandé à Youssouf Fofana, toujours en février 2006, quand il avait décidé de se débarrasser d'Ilan, Fofana a répondu : « le dimanche 12 février 2006, j'ai compris que nous n'aurions jamais aucune rançon et de plus, tout le monde en avait assez de garder Ilan. J'ai donc appelé mon copain crim et nous avons convenu que le lundi 13 février au petit matin, je (...) prendrai en charge Ilan, (...) qu'il serait mis à l'arrière de mon véhicule et que je rejoindrai Crim derrière le Cora à Bagneux. C'est ce que j'ai fait. (...) Dans l'après-midi, je me suis rendu à la cité de l'Etoile à Bobigny. (...) J'ai appris que Crim et son copain s'étaient rendus à Sainte-Geneviève-des-Bois, qu'ils avaient déposé le corps dans un petit bois et qu'ils avaient versé de l'acide sur l'ensemble du corps, qu'ils y avaient mis feu, et qu'une boule de feu s'était formée. »

Une version dépassée et encore contredite par Fofana lui-même dès jeudi devant la cour d'Assises, puisqu'il a bien insisté : c'est lui qui a tué Ilan. Ce vendredi, Youssouf Fofana en a dit encore un peu plus. Il a expliqué pourquoi il avait ainsi chargé « Crim » lors de son interrogatoire en Côte d'Ivoire : « c'était pour faire écran de fumée, parce que je savais bien que Jean-Christophe S. ne se rendrait jamais ». Interrogé à son tour par la cour, Jean-Christophe S. a répété qu'il assumait sa participation à l'enlèvement d'Ilan Halimi comme il l'indique depuis le début de ce procès. Il a ajouté qu'il ne savait même pas qu'Ilan Halimi était de confession juive. Enfin, celui qui se faisait appeler « Crim » à l'époque a raconté son affolement lorsqu'il a appris qu'Ilan était mort. D'abord, a-t-il raconté, il a pensé fuir, puis il s'est senti l'obligation « d'assumer », et il est allé se rendre au commissariat. Jean-Christophe S. a dit à la cour : « payer, ou pas payer, peu importe, ça ne vaut pas de tuer un homme ». Puis il a tenu à préciser ce qu'il a déjà dit à l'audience : « Les pensées de Fofana ne sont pas les miennes ».

 
Youssouf Fofana a aussi confié quelque chose de capital à la cour ce vendredi. Il a en effet déclaré que son intention de tuer Ilan ne datait pas du 13 février 2006. Mais « de bien avant », ce qui impliquerait qu'il a prémédité son acte. C'est maître Karine De Carvalho, collaboratrice de Didier Seban, et conseil d'un des présumés geôliers, qui a finalement demandé davantage d'explication à Fofana. Lequel a répondu à la présidente (puisqu'il n'adresse plus la parole qu'à trois personnes dans la salle) : « l'intention de le tuer est venue à partir du moment où les policiers ont coupé toute relation avec moi ». Après plus de 600 appels passés au père, et une fois qu'il a compris le refus obstiné de la police à négocier, Fofana a senti la haine monter en lui et il a pris sa décision. En finir avec Ilan Halimi. L'avocat du principal accusé, Maître Emmanuel Ludot, déclare même, hors audience : « Il existe, selon Youssouf Fofana, un coup de fil où Didier Halimi, à bout, lui dit « tue-le, tue-le ! ». Conversation qu'on ne retrouve pas dans le dossier. Donc, je pose la question : la police, qui interdisait à la famille de payer, aurait-elle fait le tri dans les échanges téléphoniques rapportés ? »
 

Le beau-frère de Youssouf Fofana, Zoumana, était convoqué à la barre vendredi après-midi. La présidente a entamé devant lui la lecture d'un courrier envoyé par Fofana à la juge d'instruction, où ce dernier accusait Zoumana, et son propre frère Daouda, de lui avoir fourni arme et voiture pour l'enlèvement d'Ilan. La présidente n'a pas pu finir qu'une voix venue des bancs dans la salle, a crié : « Espèce de bâtard, tu veux me mettre dans des histoires comme ça ! » Youssouf Fofana, d'ordinaire froid et ironique dans ses provocations, a cédé à son tour à la colère, hurlant aussi : « Espèce de bâtard !». Daouda Fofana, qui, comme l'a précisé la présidente avec mécontentement, n'avait rien à faire dans la salle alors qu'il n'a pas encore témoigné, a immédiatement été évacué par les gendarmes. Fofana a ensuite expliqué avoir écrit cette fameuse lettre à l'époque, sans fondement véritable, mais seulement pour obtenir une confrontation avec Zoumana et Daouda. Il voulait « juste les voir », pour leur dire qu'en ayant aidé la police à le retrouver, « ils ont violé les liens du sang pourtant sacrés dans le Coran ».

L'audience s'est terminée sur l'audition de Claude M. Youssouf Fofana qui, depuis la Côte d'Ivoire en février 2006, avait appelé un certain Kamel F., demandait à ce dernier de joindre Claude M. pour qu'il lui fasse parvenir de l'argent. A son arrivée dans la salle d'audience, ce Claude M. aurait envoyé un sourire et un clin d'œil à Fofana. A la barre, ensuite, il n'avait "rien à dire". Il était à la limite de l'outrage, un comportement « désagréable », que lui a fait remarquer l'avocat général, Philippe Bilger. Il a dit qu'il était « toujours comme ça ». La cour n'a rien tiré de lui, il est reparti.

Pont oblige, l'audience reprendra mardi matin.

Disparition du vol AF447: un couple de Français miraculé

Un couple de Français, originaire de Montpellier, a insisté en vain dimanche soir pour monter à bord de l'Airbus d'Air France qui a disparu tôt lundi au-dessus de l'Atlantique entre Rio de Janeiro et Paris avec 228 personnes à bord.
"Nous étions à Brasilia chez une amie, consul des Pays-Bas", a confié lundi soir à l'Associated Press Amina Benouargha-Jaffiol, épouse du Pr Claude Jaffiol, un spécialiste en endocrinologie et métabolisme, basé à Montpellier. "Mon mari a insisté lourdement auprès d'Air France pour prendre ce vol dont l'avion est porté disparu", a-t-elle dit, jointe par téléphone à Rio.

"Notre amie consul a même appelé Air France. En fait, nous voulions rentrer le plus tôt possible pour récupérer du décalage horaire et attaquer la semaine dans de bonnes conditions. Mais rien à faire, le vol affichait complet", a poursuivi Mme Benouargha-Jaffiol.

Arrivée à l'aéroport international Tom Jobim de Rio avec son mari pour réserver un autre vol, Amina Benouargha-Jaffiol a dit avoir assisté à "un triste spectacle". "Une flopée de journalistes et de cameramen cherchent à interviewer les familles de victimes, essentiellement des Brésiliens. Quelque part, bien sûr, on se sent chanceux, mais on ressent aussi une grande tristesse pour tous ceux qui ont péri. On se sent à la fois miraculés et attristés. Ce genre de tragédie doit nous apprendre beaucoup d'humilité et d'humanisme. Personne n'est éternel et on l'oublie souvent".

Direction Unesco: malaise sur un favori égyptien au discours anti-israélien

PARIS  — Le ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni, favori pour devenir directeur général de l'Unesco au nom du rapprochement entre l'occident et le monde arabo-musulman, suscite le malaise en Europe à cause de propos virulents contre Israël tenus en 2008.

La liste des candidatures pour succéder au Japonais Koïchiro Matsuura comprend sept noms au moins dont un Russe et un Brésilien. Elle sera close dimanche pour une élection en octobre.

M. Hosni, ministre depuis 21 ans, s'était déclaré dès 2007 pour diriger pour quatre ans l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

Mais des propos prononcés en 2008, dans lesquels il affirmait qu'il "brûlerait" les livres israéliens qu'il trouverait dans les bibliothèques égyptiennes ont soulevé un concert de protestations.

Dénonçant dans Le Monde le "naufrage annoncé" de l'Unesco, l'écrivain Bernard-Henri Levy, le cinéaste Claude Lanzmann et le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel ont mis en garde la semaine dernière contre la désignation d'"un homme dangereux", le "contraire d'un homme de paix".

M. Hosni a multiplié dans le passé, selon eux, les déclarations "nauséabondes", décrivant la culture israélienne comme une culture "inhumaine" et "raciste" ou dénonçant en 2001 dans le journal Ruz Al-Yusuf "l'infiltration des juifs dans les médias internationaux".

Le Centre Simon Wiesenthal, organisation juive de lutte contre l'antisémitisme, avait accusé en 2008 M. Hosni d'avoir il y a quelques années "personnellement invité le négationniste français Roger Garaudy au Caire".

Le ministre égyptien a affirmé mercredi dans Le Monde "regretter" ses mots sur les livres en hébreu et souligné que "le choix d'un Arabe", serait un "formidable message d'espoir" face aux "forces de la régression".

"Je suis un homme de paix. Je sais que la paix passe par la compréhension et le respect", a-t-il dit.

La polémique a semé le trouble dans les capitales occidentales, dont plusieurs, comme Madrid, avaient déjà annoncé leur soutien au candidat égyptien.

Il est "prématuré de se positionner", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de France à l'Unesco, Catherine Colonna. Le ministère des Affaires étrangères soulignait que les candidats devaient adhérer pleinement aux principes de "tolérance" et de "respect de la diversité des cultures".

"Le bloc européen est contre Farouk Hosni, son élection pourrait être problématique", a-t-on indiqué à l'AFP à l'Unesco, sous couvert de l'anonymat.

"Mais tout est possible, c'est une question de négociation", a-t-on ajouté.

Un responsable israélien a indiqué lundi que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, avait accepté, contre toute attente, en signe d'apaisement à l'égard de l'Egypte, de lever l'opposition de son pays à cette candidature.

La position des Etats-Unis est par ailleurs "problématique", la nouvelle administration étant en cours de "repositionnement" dans les instances internationales, a noté Shimon Samuels, du Centre Simon Wiesenthal.

M. Hosni, qui se prévaut du soutien de la Ligue arabe, de l'Union africaine et de l'Organisation de la conférence islamique, garde donc ses chances compte-tenu du mode de désignation.

Après avoir entendu les candidats, le Conseil exécutif, dont les 58 membres représentent les 193 Etats membres de l'Unesco, et où les pays arabes et africains représentent un total de 20 voix, doit faire son choix à la fin de l'été, par un vote à la majorité plus une voix.

La candidature désignée doit ensuite être entérinée en octobre par la Conférence générale, l'assemblée plénière de l'Unesco.

UNESCO,la honte d'un nauffrage annoncé

Sous le titre « Unesco, la honte d'un naufrage annoncé », Bernard-Henri Lévy, Claude Lanzmann , Élie Wiesel ont lancé un appel pour s'élever contre le risque d'une prochaine nomination d'un ennemi patenté d'Israël comme directeur général de l'Unesco.

Le candidat en cause est Farouk Hosni, ministre de la culture d'Égypte, qui - entre autres déclarations nauséabondes – à propos de livres israéliens pouvant se trouver à la bibliothèque d'Alexandrie, a déclaré : « Brûlons ces livres ; s'il s'en trouve, je les brûlerai moi-même devant vous ».
France-Israël s'associe totalement à l'appel des trois personnalités en en reprenant des termes :

« Nous appelons donc la communauté internationale à s'épargner la honte que serait la désignation, déjà donnée pour quasiment acquise par l'intéressé lui-même, de Farouk Hosni au poste de directeur général de l'Unesco ».

France-Israël escompte bien que la France saura s'épargner cette honte.

Les avocats de l'affaire Fofana dénoncent la violation du huis clos par médias interposés

Une vingtaine d'avocats défendant plusieurs accusés de l'affaire Fofana ont dénoncé mercredi "les tentatives de pression inadmissibles exercées sur l'opinion publique et les juges par médias interposés" et demandent dans un communiqué commun "à ce que soit respectée la publicité restreinte des débats" devant la Cour d'assises des mineurs.

Ce coup de gueule intervient après la participation lundi soir de plusieurs conseils, dont Me Emmanuel Ludot, l'un des avocats de Youssouf Fofana, et Me Francis Szpiner, l'avocat de la famille de la victime Ilan Halimi, à l'émission "Mots Croisés" sur France-2.

"Toutes les émissions et publications qui font état de faits et personnes concernés par l'affaire dont est saisie la Cour d'assises des mineurs de Paris depuis le 29 avril (...) portent gravement atteinte à l'indépendance de la justice et à la présomption d'innocence", soulignent les signataires, parmi lesquels Mes Françoise Cotta, Dominique Attias, conseil de l'un des mineurs du dossier, Jean-Claude Durimel, Romain Boulet ou Louise Tort.

"Est par ailleurs bafouée quotidiennement la règle de la publicité restreinte des débats" qui "interdit tout compte rendu des débats", ajoutent les avocats demandant à ce que ce principe soit "respecté", réitérant leur refus de "toute forme de communication sous réserve de l'exercice des droits de la défense" et leur "confiance dans les magistrats et les jurés (...) pour rendre la justice à la seule lumière des éléments contradictoirement débattus dans la salle d'audience".

Le procès a été suspendu plusieurs heures mardi matin pour régler le différend né de la participation de certains avocats à l'émission "Mots Croisés".

Youssouf Fofana, le principal accusé de ce procès, est jugé à huis clos avec 26 autres personnes pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat en février 2006 d'Ilan Halimi, un jeune homme de confession juive. Le procès doit se dérouler jusqu'au 10 juillet.

Le pèlerinage de la Ghriba s'achève dans le calme, Djerba quadrillée

gribbba.jpgDJERBA,  Le pèlerinage de la Ghriba, plus ancienne synagogue d'Afrique, s'est achevé mardi sans incident pour des milliers de juifs venus principalement de France et Israël dans Djerba qui retrouvait son rythme paisible.

Ultime prière et accolades dans l'espoir de revenir l'an prochain, un groupe d'Israéliens quittaient sous escorte la synagogue, alors qu'un hélicoptère de l'armée effectuait une dernière ronde dans le ciel bleu de cette île du sud de la Tunisie.
Malgré la guerre de Gaza, au millier de juifs vivant en Tunisie, se sont joints 5.000 autres dont 500 Israéliens pour célébrer leurs rites ancestraux et festoyer durant deux jours sans incident.

"C'est encore mieux que l'an dernier", se félicite Perez Trabelsi, chef de la Ghriba, alors que ses coreligionnaires achevaient le rituel pour se détendre sous l'oeil de policiers, à l'ombre d'une pergola face de la synagogue.

Les autorités ont mis les bouchées double pour sécuriser le lieu ciblé par un attentat au camion piégé revendiqué par Al-Qaïda (21 morts) en avril 2002.

Durant ce pèlerinage, le premier depuis la guerre à Gaza, les fidèles ont été invités à une ovation spéciale en hommage à un chanteur tunisien, qui "osé chanter la paix en pleine guerre de Gaza!".

Sur les dents depuis plusieurs jours, la police commençait à alléger des dispositifs exceptionnels sur l'île touristique qui reprenait lentement son rythme habituel.

Moment fort du pèlerinage, la procession rituelle a été célébrée lundi en présence du ministre du Tourisme et du Grand Rabbin de Tunisie.

Rites accomplis, les fidèles quittaient avec émotion la Ghriba où ils ont allumé des chandelles, formulé des voeux, reçu la bénédiction des rabbins en buvant de la boukha (alcool de figue), sans oublier d'embrasser l'armoire qui renferme la Torah aux cylindres d'argent, unique au monde.

Une des légendes orales fait remonter l'origine de la Ghriba à la destruction à Jérusalem du temple de Salomon, lorsque fuyant la Palestine des juifs se réfugièrent à Djerba et établirent une synagogue en 586 avant JC.

A nos jours, "aucune preuve scientifique" ne permet de corroborer cette présence, affirme l'historien Claude Nataf, invité à un forum en marge du pèlerinage.

Les autorités ont mis les bouchées double pour sécuriser le lieu ciblé par un attentat au camion piégé revendiqué par Al-Qaïda (21 morts) en avril 2002.

Paris rappelle son soutien à la création d'un Etat palestinien

Le nouveau chef de la diplomatie israélienne, le dirigeant d'extrême droite Avigdor Lieberman, a poursuivi mardi par Paris sa première tournée à l'étranger, s'entretenant avec son homologue Bernard Kouchner, qui a rappelé le soutien de la France à la création d'un Etat palestinien.

Arrivé en provenance d'Italie, première étape de son périple, Avigdor Lieberman est arrivé en fin d'après-midi au ministère des Affaires étrangères à Paris, aux abords duquel la police anti-émeute a arrêté deux manifestants et en a refoulé d'autres. Une manifestation, organisée sur l'esplanade des Invalides voisine, a réuni une centaine de personnes, certaines brandissant un immense drapeau palestinien.

Lieberman n'a pas parlé à la presse avant son entretien avec Bernard Kouchner. Et selon des responsable de l'ambassade israélienne, le très controversé chef du parti ultranationaliste Israel Beitenou ne devait faire aucune déclaration après son entretien avec M. Kouchner.

La rencontre a donné lieu à un "échange de vues sur les enjeux de politique régionale" au Proche-Orient, a précisé le Quai d'Orsay dans un communiqué.

"Bernard Kouchner a rappelé les attentes de la France, s'agissant en particulier de la création d'un Etat palestinien viable coexistant dans la paix et la sécurité avec Israël", souligne le ministère. Il a jugé "urgent" de "reprendre le processus de négociation en vue de cet objectif", estimant que c'était "l'intérêt d'Israël et la seule voie susceptible de garantir sa sécurité à long terme".

M. Kouchner a en outre demandé "l'arrêt complet" des activités de colonisation juive dans les territoires palestiniens. Il a également "rappelé qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire à Gaza" et que la situation humanitaire et économique dans l'étroite bande côtière ne pourra s'améliorer "que par l'ouverture permanente des points de passage".

Les deux ministres ont aussi évoqué "le volet régional du processus de paix". "La relance des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël est essentielle", souligne notamment le Quai d'Orsay.

Avigdor Lieberman et Bernard Kouchner ont enfin évoqué le dossier nucléaire iranien: le ministre français a écouté "avec attention" les "fortes préoccupations" exprimées par son homologue. Il a assuré que la France "ne ménageait pas ses efforts" pour obtenir que Téhéran "se conforme à ses obligations internationales en suspendant notamment ses activités nucléaires sensibles". L'Iran est considéré par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou comme une menace pour Israël et un dossier prioritaire pour l'Etat hébreu.

Aussitôt après son rendez-vous avec Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie israélienne s'est rendu à l'Elysée pour un entretien avec le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Il ne devait toutefois pas être reçu par le président Nicolas Sarkozy.

En Italie, où il a entamé sa tournée, Lieberman s'est engagé lundi à oeuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient, mais sans soutenir l'idée d'un Etat palestinien, comme le souhaitent les Etats-Unis et l'Union européenne.

Après la France, il doit poursuivre sa tournée en République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, et en Allemagne.

Israël: Lieberman entame à Rome sa première tournée en Europe

liber.jpgJERUSALEM — Le chef de la diplomatie israélienne, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, entame lundi en Europe sa première tournée à l'étranger pour tenter de rassurer sur les intentions de son gouvernement opposé à la création d'un Etat palestinien.

M. Lieberman, qui a pris ses fonctions le mois dernier, devait quitter Israël pour Rome dimanche soir, avant des visites à Paris, Prague et Berlin de mardi à jeudi.
Dans la capitale italienne, il doit avoir des entretiens avec son homologue Franco Frattini et le chef du gouvernement Silvio Berlusconi. A Paris, il rencontrera mardi son homologue Bernard Kouchner et sera reçu à la présidence de la République, mais il n'est pas sûr qu'il y rencontrera le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, selon des responsables français.

"Le ministre va demander à ses interlocuteurs européens d'accorder du temps à Israël jusqu'à ce que le gouvernement dévoile les grandes lignes de son plan diplomatique", a affirmé un haut responsable du ministère israélien des Affaires étrangères. Selon lui, ce programme devrait être présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de sa rencontre avec le président américain Barack Obama à Washington prévue à la mi-mai à Washington. En attendant, ce responsable qui a requis l'anonymat a admis que des "bruits de fond négatifs en Europe" se faisaient entendre, une allusion aux critiques suscitées par les déclarations de M. Lieberman, le chef d'Israël Beiteinou, un parti ultra-nationaliste.

Le chef de la diplomatie a affirmé qu'Israël n'était pas lié par les négociations relancées fin 2007 à la conférence d'Annapolis, aux Etats-Unis, et censées aboutir à la création d'un Etat palestinien. "Le plan du gouvernement est basé sur deux principes: la priorité à la sécurité et l'amélioration de la situation économique des Palestiniens", a ajouté ce responsable.

Cette approche a été critiquée par les Etats-Unis et la plupart des pays européens attachés à l'idée de "deux Etats pour deux peuples". La mauvaise humeur des Européens s'est traduite par le refus de relancer les discussions sur un rehaussement des relations entre l'Etat hébreu et l'Union européenne.

"Le véritable test aura lieu le mois prochain lorsqu'Avigdor Lieberman présentera la politique du gouvernement lors du sommet bi-annuel de l'Association Israël-UE en présence de ses 27 collègues", affirme-t-on aux Affaires étrangères. Mais avant ce "grand oral", Israël a averti l'Union européenne que son implication dans le processus de paix au Proche-Orient --qu'Israël a toujours voulu minimale-- risquait d'être remise en cause si elle persistait dans ses critiques.

La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, a provoqué la colère des dirigeants israéliens en affirmant le 23 avril que le moment n'était pas "venu pour aller au-delà du niveau actuel des relations" UE-Israël, vu l'incertitude sur l'évolution du processus de paix et le refus du nouveau gouvernement israélien de s'engager en faveur d'une solution à deux Etats.

A Paris, le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, a déclaré dimanche qu'il recevrait M. Lieberman mardi à l'Elysée. Il a jugé une rencontre avec le président Sarkozy possible mais pas certaine à ce stade. "Je ne dis pas qu'il y a une condition, mais ce qui serait souhaitable quand même c'est qu'Avigdor Lieberman se rallie aux décisions qui ont été prises par la communauté internationale, c'est la moindre des choses", a-t-il dit.

Il va marcher de Montaigu à Jérusalem

Article paru dans "www.lessablesdolonne.maville.com"

Jean-Claude Morisset devant la carte de son périple. 6 500 km, 13 pays, 11 monnaies, 8 langues et 2 continents. Jean-Claude Morisset devant la carte de son périple. 6 500 km, 13 pays, 11 monnaies, 8 langues et 2 continents.
Jean-Claude Morisset compte relier Montaigu à Jérusalem. Un périple, à pied, de 6 500 km qui ne fait pas peur à ce marcheur chevronné. Son objectif : arriver dans la ville sainte pour Noël.
Le 9 mai, le challenge un peu fou de Jean-Claude Morisset débutera enfin. Ce retraité montacutain de 61 ans va tenter de rejoindre à pied Jérusalem, en partant de Montaigu. Un périple de 6 500 km et long de huit mois avec pour unique objectif de passer Noël dans la ville sainte. Pourquoi cette destination ? « Ce n'est pas seulement une démarche religieuse. Jérusalem, c'est le berceau des trois religions monothéistes. Une ville d'histoire qui m'attire. »

« Dans ma tête, je suis déjà parti. Le corps et les jambes suivront. » Malgré tout, « les premiers jours seront les plus difficiles. Il faut remettre l'organisme en route. » Et s'habituer au sac de 12 kg. « J'ai tout dedans. Une tente, quelques vêtements, des sandales pour le repos et une petite trousse de secours. »

1 000 km par mois

Une fois le périple entamé, Jean-Claude Morisset a une ligne de conduite bien définie. « Ça fait trois mois que je prépare mon parcours. Je le connais par coeur. Je vais traverser l'Europe pour ensuite rejoindre la Turquie par le nord. Après je descends vers le Liban et j'arrive en Israël. » En tout, treize pays traversés. Ce qui signifie aussi onze monnaies et huit langues. « Je me suis prévu un petit lexique pour pouvoir dire « je cherche un endroit sécurisé pour dormir » dans les différentes langues. »

Pour réaliser son parcours dans le temps qu'il s'est imparti, Jean-Claude Morisset devra avoir un rythme soutenu. « 800 km le premier mois. Puis, une fois lancé je pourrais faire jusqu'à 1 000 km par mois. »

Une vraie performance sportive, mais dénuée d'esprit de compétition. « C'est une démarche personnelle. Il n'y a pas d'aspect commercial, ni de sponsor, annonce-t-il. Je veux juste me prouver que j'en suis capable. »

Être seul sur la route ne lui fait pas peur. Bien au contraire. « Quand je marche, c'est un confort intellectuel incroyable. » Ses proches, mais aussi des élèves du collège Villebois-Mareuil et les résidants de la maison de retraite de Montaigu, le suivront grâce à internet. « Je vais essayer de tenir un blog que j'alimenterai quand je trouverai des cybercafés. Mais ce que je fais n'est pas un exploit. Ça reste de la marche. »

Pour suivre le périple de Jean-Claude Morisset : www.jclmorisset.com