Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

A synagogue ouverte

sudouest.jpgArticle paru dans "Sud-ouest"

Raymond Hammel, président de la communauté juive, qui a reçu les visiteurs. (ARCHIVES ARNAUD LOTH)

Visite inédite samedi à la synagogue (« assemblée », en grec) de Périgueux, la seule en Dordogne, dans le cadre des nouvelles visites guidées « Tranches de ville » (1) lancées par Martine Balout, responsable du patrimoine. Et aussi, coïncidence, bru du constructeur de ce lieu de culte et de culture, de financement privé, ouvert en 1969.

Jour de shabbat

Raymond Hammel, président de l'Association cultuelle israëlite de Périgueux, a accueilli la trentaine de visiteurs. Il était coiffé de la kippa traditionnelle, mais les visiteurs n'étaient pas obligés de la porter : on n'était pas en office.

En revanche, ceux qui auraient voulu prendre des photos ou enregistrer ont dû se plier à la stricte règle du « Jamais le samedi » immortalisée par un film et interdisant tout allumage de feu, lumière, téléphone, etc, le jour de « shabbat ».

M. Hammel a expliqué la symbolique de la synagogue où officie un rabbin de Bordeaux tous les quinze jours. Son épouse Anny-Claude a évoqué la place si spéciale de la femme dans le judaïsme. Et il a souligné que celui-ci « est plus une façon de vivre qu'une religion ». Clin d'oeil : « S'il est parfois difficile d'être juif, il l'est encore plus de le devenir ! »

Avant de guider à deux expositions sur place (évacuation alsacienne, histoire de la synagogue), Raymond Hammel a rappelé le sens des grandes fêtes du calendrier lunaire juif : Kippour (Grand pardon), Pessah (Pâques), Hannouka (Lumières) ...

(1) Prochain rendez-vous samedi 16 janvier à 15 heures, à l'Office de tourisme, pour des hôtels anciens.

Le criminel était-il vraiment fou ?

SELLAM.jpgArticle paru dans "Ouest-france"

La loi permet désormais d'entendre publiquement des gens jugés irresponsables. Comme Adel Amastaibou, meurtrier de son voisin.
Aujourd'hui, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris tient une audience spéciale consacrée au cas d'Adel Amastaibou. L'homme a poignardé, en 2003, son voisin de palier, Sébastien Sélam, 23 ans, disc-jockey d'origine juive. L'expertise psychiatrique a déclaré l'auteur des coups irresponsable. Il a bénéficié d'un non-lieu en 2006. Il est interné.
Cette irresponsabilité pénale, « pour troubles psychiques ayant aboli le discernement au moment des faits », la famille de la victime ne l'a pas acceptée. Elle a fait appel et obtenu cette audience publique prévue par la loi Dati de 2008. Selon Me Metzker, l'avocat de la mère de la victime, ce meurtre n'est pas l'acte d'un dément, « c'est un meurtre antisémite ». Les experts psychiatres auraient été abusés.

L'audience va permettre d'entendre publiquement les témoins, les experts, les familles. Selon l'avocat du meurtrier, Me Colombani, les propos antisémites qu'il a tenus, « ne sont que l'expression de sa maladie ». « Je peux comprendre que la partie civile veuille un procès. C'est épouvantable pour une famille de s'entendre dire qu'il n'y a pas de coupable. » Mais cette audience risque d'être « très frustrante », et particulièrement pénible pour les proches de Sébastien Sélam.

Ces audiences publiques sur la folie divisent magistrats, experts, avocats. Est-ce encore un acte de justice ?

Non, on donne la folie en spectacle, estiment les uns. Oui, ce débat public est utile, répondent les autres. Jean-Claude Kross, avocat général près de la cour d'appel de Paris, estime que les « victimes ont le droit de comprendre la décision d'irresponsabilité pénale ». Elle ne doit donc pas être prise en catimini. Progrès de la justice ou régression, la question est posée.

Référendum sur l'interdiction des minarets en Suisse: le "oui" en tête

minarets.jpgLes Suisses se prononçaient ce dimanche par référendum sur une initiative controversée, visant à interdire la construction de minarets sur le territoire helvétique. Selon des projections de la chaîne de télévision suisse DRS, basées sur les premiers résultats, le "oui" à l'initiative était en tête, avec 59%.

Claude Longchamp, directeur de l'institut de sondage gfs.berne, a de son côté déclaré que le "oui" pourrait l'emporter dans plus de la moitié des 26 cantons du pays, ce qui en ferait un amendement constitutionnel. Un sondage de gfs.berne publié le 18 novembre prédisait le rejet de l'initiative par 53% des voix.

Les résultats définitifs de la "votation populaire" étaient attendus dimanche en fin d'après-midi.

Lancée par des membres de l'UDC (Union démocratique du centre, une formation populiste de droite) et de l'Union démocratique fédérale (UDF, droite chrétienne) cette initiative est combattue par le Conseil fédéral (gouvernement) et le Parlement, qui mettent en garde contre les conséquences négatives sur la paix religieuse et en matière de politique extérieure. L'une des affiches utilisée par l'UDC pour la campagne électorale a suscité une vive polémique. Elle représente une femme en burqa noire, entourée de minarets transperçant le drapeau suisse.

La ministre suisse de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf a souligné que l'interdiction de ces édifices serait contraire à la liberté de religion et discriminatoire. Une acceptation de l'initiative violerait les droits de l'homme et mettrait en péril l'image de la Suisse, a-t-elle déclaré.

Le président de la Confédération helvétique, Hans-Rudolf Merz, a appelé au rejet de l'initiative contre les minarets. Rappelant la longue tradition de tolérance religieuse en Suisse, le président de la Confédération a invité à accepter les symboles d'autres religions et souligné qu'il n'y aurait pas d'appel à la prière du muezzin en Suisse.

Les organisations islamiques de Suisse sont de leur côté montées au créneau début novembre contre l'initiative anti-minarets, soulignant qu'elle constitue une discrimination à l'encontre des musulmans en tant que minorité religieuse.

Les musulmans de Suisse s'identifient à la Confédération helvétique comme patrie dont la Constitution garantit protection, liberté et sécurité, a expliqué Farhad Afshar, président de la Coordination des organisations islamiques en Suisse. Aucun parti politique, a-t-il fait valoir, n'a le droit de prescrire ce qui est nécessaire ou pas pour une pratique religieuse.

L'Union patronale suisse a déploré dimanche le "oui" à l'initiative, qui "nuit à la réputation de pays ouvert et tolérant dont jouit la Suisse et entraîne des conséquences négatives pour son économie". Cette interdiction "est contraire à la liberté de religion et vexatoire à l'égard des musulmans généralement bien intégrés", ajoute l'UPS.

"Le ressentiment a pris le dessus", a de son côté déploré Saida Keller-Messahli, président du Forum pour un Islam progressiste. Selon elle, l'initiative aura des conséquences judiciaires car elle viole le principe de la liberté de religion.

Quelque 400.000 musulmans vivent en Suisse sur une population totale d'environ 7,6 millions d'habitants, selon une estimation de la Fédération d'organisations islamiques de Suisse (FOIS), sur la base du dernier recensement de la population réalisé en 2000. A l'époque, on dénombrait environ 311.000 musulmans.

Les musulmans de Suisse ont connu depuis 1970 la croissance la plus spectaculaire parmi les différentes communautés religieuses. Leur part à la population est passée en 30 ans de 0,26 à 4,26%. Les musulmans forment ainsi la troisième communauté religieuse du pays derrière les catholiques et les protestants.

La population musulmane en provenance d'ex-Yougoslavie a particulièrement augmenté: elle a triplé entre 1990 et 2000. Ces personnes représentent plus de la moitié (56,4%) de la population musulmane en Suisse. En 1970 encore, deux tiers des musulmans sur territoire helvétique étaient turcs. Leur part est tombée en 2000 à 20%, 11,7% étant des Suisses et 6% des personnes originaires d'Afrique, du Maghreb avant tout.

Selon la FOIS, 8 à 14% des musulmans sont pratiquants. Il existe en Suisse environ 150 lieux de prière à leur intention. Jusqu'ici, quatre mosquées disposent d'un minaret: à Genève, Zurich, Winterthour (canton de Zurich) et Wangen bei Olten (canton de Soleure).

Un téléfilm sur les Servan-Schreiber, le 25 Novembre sur France 2

SERVAN.jpgDeborah Grall et Hanna Schygulla - "CLARA, UNE PASSION FRANCAISE"
France 2 - Laurent Denis
La famille Servan-Schreiber a inspiré pour la première fois une fiction, diffusée sur France 2 le 25 novembre à 20h35

On connaît Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l'Express, moins son père Emile et son oncle Robert, à l'origine des Echos.

Clara, une passion française raconte la réussite de cette grande famille bourgeoise juive partie de rien, en se focalisant sur sa fondatrice, Clara Schreiber, incarné par Hanna Schygulla.

En 1879, cette jeune juive allemande a quitté Berlin pour rejoindre son mari Joseph à Paris avec le rêve de devenir française, coûte que coûte, malgré le climat antisémite. Cette ambition chevillée au corps, elle l'a transmise à ses enfants Emile, Robert et Georges, puis à ses onze petits-enfants.

Le film, diffusé sur France 2 les 25 novembre et 2 décembre, retrace en deux
épisodes le parcours de deux branches de la famille, celles de Robert et d'Emile, fondateurs des "Echos de l'exportation", premier bulletin des achats par correspondance - l'ancêtre du premier quotidien économique français.

Il fait découvrir aussi la vie de la féministe Suzanne Crémieux, la femme de Robert, qui lutta pour le droit de vote des femmes et devint vice-présidente du parti radical. Emile, lui, épousa Denise Brosard, une infirmière catholique qui lui donna cinq enfants et fut maire de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime), où son fils Jean-Jacques ("JJSS") vécut ses derniers jours.

"Clara, une passion française" montre comment, au-delà de la réussite, les Servan-Schreiber ont été une famille engagée, impliquée dans son siècle sur le plan politique, médiatique et même militaire.

"Clara se voulait un modèle de citoyenneté: il fallait ramener des médailles de guerre, s'ancrer dans les terres, épouser des catholiques... Une intégration à marche forcée emblématique de beaucoup de familles juives d'Europe centrale", rapporte le réalisateur Sébastien Grall.

Personnage ambitieux et manipulateur, Clara mettait la barre presque trop
haut, entraînant de puissantes rivalités et conférant à l'histoire un petit côté
"Dallas", ajoute-t-il. "Clara était sacrée. Il fallait être irréprochable", confie Jean-Claude
Servan-Schreiber, seul membre de la famille encore vivant à l'avoir connu. Hanna Schygulla, qui vit à Paris depuis plusieurs années, "ressemble étonnamment à ma grand-mère", relève-t-il.

L'idée de faire une fiction est partie d'un documentaire sur Arte en 2002, "Les Servan Schreiber, l'ambition d'une famille". "J'ai trouvé l'histoire très romanesque, dit Sébastien Grall. Mais faire une fiction sur une famille vivante, cela tient du miracle. Nous avons réussi grâce à la sérénité de la productrice", qui n'est autre que Fabienne Servan-Schreiber (Cinétévé), arrière petite-fille de Clara.

 "Nous avions beaucoup de photos et de films personnels. Les utiliser dans une fiction permettait de raconter la grande histoire à travers des individus", souligne-t-elle.

Liste des gagnants pour les DVD du film"Jaffa"

jaffa1.jpgVoici notre liste des gagnants qui vont recevoir chez eux le DVD du film "Jaffa" est une œuvre exceptionnelle de Keren Yedaya, donc Félicitations à vous tous !!!

- Alter Marian  75017 Paris

- Brassat Laure 75019 Paris

- Kraska Laura  57155 Marly

- Thomas Sylvie  94400 Vitry

- Haddad Sheila 94000 Creteil

- Attal Richard  38920 Crolles

- Ventura Maria  94140 Alforville

- Benedet Julien 59450 Sin le Noble

- Marasli Mihal 91230 Montgeron

- Ifrah Esther  92210 Saint Cloud

- Azoulay Alain  95500 Gonesse

- Sabbah Elisabeth 69500 Lyon

- Caselli Anne 75010 Paris

- Loubiere Anne Lise  75011 Paris

- Layani Lydia 13170 Les pennes mirabeau

- Vignali Jean  75011 Paris

- Brossard Christian  91300 Massy

- Galy Stephanie 78140 Velizy Villacoublay

- Descamp Stephane 95440 Ecouen

- Masquart Christine 77610 La houssaye en Brie

- Malraison Séverine 54270 Essey-lès-Nancy

- Hyvert Patrick 94400 Vitry sur Seine

- Perdriel Yvette  59100 Roubaix

- Fulop Michel  92270 Bois Colombes

- Zannier Agnes  14390 Cabourg

- Joignaux Josette 92120 Montrouge

- Vergnes Fabrice  47150 SAVIGNAC SUR LEYZE

- Peigne Isabelle 72000 Le Mans

- Thomassin Elisabeth 35220 Chateaubourg

- Piccoli Daniel-Louis 02200 Soissons

- Taris Laetitia 33200 Bordeaux

- Douvin Sylvie 94100 Saint-Maur

- Reyd Jean  94160 Saint-Mandé

- Benguigui Johan  13420 Gemenos

- Poupaux Nathalie 78280 Guyancourt

- Terrier Yvan  92130 Issy les Moulineaux

- Branellec Sophie  56700 Hennebont

- Le bec Carole  75016 Paris

- Sebah Alain  75016 Paris

- Lorenzi Raphaelle  75014 Paris

Roger Hanin

roger_hanin_reference.jpgArticle paru dans "Le parisien"

L’acteur, réalisateur et écrivain français Roger Hanin (de son vrai nom Roger Lévy), est né le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie). Son grand-père fut rabbin et son père employé des PTT. Renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy, il devient engagé volontaire dans l’aviation en 1944.

«100 % casher sur le plan génétique»

Roger Hanin se définit lui-même ainsi : « Mon vrai nom, c’est Levy. Mon père s’appelle Joseph Lévy. Ma mère Victorine Hanin. À l’origine, c’était Ben Hanine. C’est une fille Azoulay. Je suis 100% casher sur le plan génétique. Je suis fils de communiste et petit-fils de rabbin. Je me sens très juif. » (Actualité juive, 4 décembre 1987). Néanmoins, il s’est converti au catholicisme à l’occasion de son mariage ; ce qu’il n’a jamais démenti et même rappelé lors d’un long entretien au Monde dans les années 90.

Beau-frère par alliance de François Mitterrand par son mariage avec Christine Gouze-Rénal, sœur de Danielle Mitterrand, il est surnommé par certains «Le beauf». Il fut l’un des intimes du Président de la République (qui fut d’ailleurs témoin à son mariage). Les années 1980 sont marquées par son retour sur scène en tant qu’acteur et mettent fin à sa traversée du désert.

Les succès du box-office

Grâce à Alexandre Arcady et des films comme Le Grand Pardon ou Le Coup de sirocco, il a pu donner toute la mesure de son « identité pied-noir » et entrer en bonne place dans le box-office.

C’est dans les années 1980, après l’élection de François Mitterrand, que Roger Hanin se refait une santé cinématographique. Lui qui ne faisait jusque là que des seconds rôles se voit confier des rôles sur mesure, comme celui du commissaire Navarro créé de toutes pièces par un ami de François Mitterrand. Ce sera son rôle le plus célèbre. Le premier épisode de cette série télévisée date d’octobre 1989 sur TF1. Le dernier tournage a eu lieu vendredi 31 octobre 2008.

Le 1er novembre 2008, Roger Hanin annonce sur l’antenne de RTL qu’il met un terme à sa carrière d’acteur : « Je ne tournerai plus, je ne veux plus être acteur », a déclaré le comédien. « Il n’y a ni amertume ni nostalgie. J’ai fait mon tour, comme on dit. J’ai terminé. J’ai eu une carrière mirifique au sens littéral du terme. J’ai joué Othello, Macbeth, tous les grands auteurs, Pirandello, Beckett, Claudel, j’ai joué des grands rôles, je ne vais pas me mettre à bégayer. J’ai un grand projet : je vais vivre ! Sortir dans les grands restaurants, faire des voyages, lire, écrire. »

Attaqué par Jean-Marie Le Pen

Assigné par Jean-Marie Le Pen devant les tribunaux pour diffamation, il s’en va plaider sa propre cause à la barre, et déclare : « Quand M. Le Pen dit qu’il y a trop de journalistes juifs dans l’audiovisuel, ça veut dire qu’il y en a trop, ça veut dire qu’il y en ait moins ? Combien ? Alors, je ne regrette pas d’avoir dit que M. Le Pen est un véritable nazi. Quand on demande à M. Stoléru s’il a la double nationalité, quand on invite au congrès du FN Schoenhuber, quand on fait le jeu de mots ‘Durafour crématoire’, voilà des preuves, à part ma conviction personnelle, que M. Le Pen n’est bel et bien pas un faux nazi. » Roger Hanin sera reconnu coupable d’injure mais pas de diffamation.

Errances politiques

Hanin s’est opposé aux dirigeants du Parti socialiste après la mort de l’ancien président et a adhéré au Parti communiste au service duquel il met sa notoriété. Il a déclaré qu’il votera pour le Parti communiste a l’élection présidentielle de 2007. Il a aussi annoncé, mardi 6 février 2007, qu’il allait voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle car c’est « un homme de gauche ». « Je l’ai rencontré à plusieurs reprises. C’est un homme qui m’a levé, il m’a séduit, il est sincère ».

Pour lui, « ce qui est révolutionnaire » ce n’est pas d’élire une femme, mais « c’est d’élire un président de la République, petit fils d’immigré hongrois ». Sarkozy « ne s’en cache pas et il aime la France ». « J’ai ce travers peut-être un peu infantile : je suis patriote, j’aime la France. La patrie, ce n’est pas un gros mot » et Nicolas Sarkozy est « un homme qui aime la France qui veut faire quelque chose dans l’Histoire », a ajouté Roger Hanin.

Godard et la question juive

jean_luc_godard.jpgArticle paru  dans "LE MONDE"

Filmé en 2006 par Alain Fleischer pour un film qui s'est appelé Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard, le cinéaste franco-suisse aurait tenu des propos très polémiques à l'encontre des juifs, en partie écartés au montage, dont certains sur les deux films de Claude Lanzmann Shoah et Tsahal.Enquête Godard et la question juiveDans un roman intitulé Courts-circuits, récemment édité au Cherche Midi, Alain Fleischer raconte qu'en aparté, lors d'une pause, Jean-Luc Godard aurait lâché cette phrase monstrueuse à son ami et interlocuteur Jean Narboni, ex-rédacteur en chef des Cahiers du cinéma : "Les attentats-suicides des Palestiniens pour parvenir à faire exister un Etat palestinien ressemblent en fin de compte à ce que firent les juifs en se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans les chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l'Etat d'Israël."Jean-Luc Godard est coutumier de ce type de provocations.

La première est survenue en 1974, lorsque, illustrant sa notion du montage comme vision comparative de l'histoire, il faisait chevaucher dans Ici et ailleurs une image de Golda Meir, premier ministre israélien, avec celle d'Adolf Hitler.Prenant fait et cause pour la Palestine, l'auteur de Bande à part s'est maintes fois plu à rappeler, entre autres dans JLG/JLG en 1994, que, dans les camps nazis, les détenus au seuil de la mort étaient désignés sous le terme de "musulmans". Ignorant délibérément la nature des crimes commis et subis par les uns et par les autres, il sous-entend que les victimes d'hier sont devenues les bourreaux d'aujourd'hui. Décrivant la Bible comme un "texte trop totalitaire", il a déjà lâché à propos de ces juifs qui, selon lui, auraient sauvé Israël en mourant dans les camps : "Au fond, il y a eu six millions de kamikazes."Dans Notre musique, film au départ duquel il voulait reprendre le schéma du Silence de la mer, de Vercors, en imaginant un officier israélien installé chez des Palestiniens, il déclare que "le peuple juif rejoint la fiction tandis que le peuple palestinien rejoint le documentaire". Avec démonstration rhétorique, photographies à l'appui. Champ : les Israéliens marchent dans l'eau vers la Terre promise.

Contrechamp : les Palestiniens marchent dans l'eau vers la noyade. Il s'en explique dans Morceaux de conversations... : "Les Israéliens sont arrivés sur un territoire qui est celui de leur fiction éternelle depuis les temps bibliques..." Jean Narboni lui fait remarquer que le mot "fiction" est choquant. "Alors, réplique-t-il, on dira que les Israéliens sont sur TF1, c'estla télé-réalité. Et les autres, dans un film de Frédéric Wiseman".Ces raccourcis suscitent doutes et consternation chez ses thuriféraires. Lorsque Jean Narboni lui rappelle que la juxtaposition des images de Golda Meir et d'Hitler avait même troublé Gilles Deleuze, sympathisant palestinien, lequel avait pourtant tenté de le défendre, Godard répond cinglant : "Pour moi, il n'y a rien à changer... sauf d'avocat !""Juif du cinéma""Un catholique, je sais ce que c'est : il va à la messe, dit-il dans le film d'Alain Fleischer à Jean Narboni. Mais un juif, je ne sais pas ce que c'est ! Je ne comprends pas !"

Jean-Luc Godard s'est pourtant autoproclamé "juif du cinéma" pour signifier son destin de cinéaste persécuté. Il dit que, culpabilisé de n'avoir pas été alerté dans son enfance par l'Holocauste, choqué par les propos antisémites de son grand-père maternel qui faisait des plaisanteries sur son "médecin youpin", il n'a pas trouvé d'autre moyen de comprendre le juif qu'en se considérant "pareil".Dans Deux ou trois choses que je sais d'elle, lorsque son héroïne, prostituée occasionnelle, emmène un client dans un hôtel et que celui-ci lui fait remarquer que c'est un hôtel réservé aux juifs parce qu'il a une étoile, elle ne trouve pas ça drôle.

Sensibilisé par la Shoah, Godard n'a de cesse de dénoncer la faute inexpiable du cinéma de n'avoir jamais filmé les camps. Le "ce qui ne peut pas être dit" de Wittgenstein devient à ses yeux un "il vaut mieux voir que s'entendre dire". Clamant que "l'image c'est comme une preuve dans un procès", une formule que d'aucuns trouvent à la limite du négationnisme.Cette certitude que rien n'est infilmable, même la Shoah, l'oppose à Claude Lanzmann, qui, lui, s'insurge contre le caractère suspicieux qu'auraient des images du génocide. Persuadé de l'inadéquation de celles-ci, Lanzmann se range à l'avis d'Elie Wiesel, qui craint que le cinéma ne transforme un événement innommable en "phénomène de superficialité". Débat qui, dans les colonnes du Monde, suscite la réaction du psychanalyste Gérard Wacjman résumant l'affrontement : "Saint Paul Godard contre Moïse Lanzmann".La question juive obsède Godard. Parfois à bon escient : le rappel des forfaits perpétrés dans les stades, comme le Heysel, rappelle le Vél'd'Hiv dans Soigne ta droite. Ou ce reproche adressé à Romain Goupil durant le tournage d'Allemagne neuf zéro : "Tu te dis anti-fasciste et quand tu filmes le stade des JO de Berlin, tu ne filmes qu'un stade, pas celui d'Hitler !" Mais, en négatif, ses propos sur Hollywood "inventé par des gangsters juifs", et sur l'invention du cinéma par ces producteurs émigrés d'Europe centrale ayant compris que "faire un film, c'est produire une dette". Son biographe américain, Richard Brody, raconte le projet d'un film où Godard débattrait avec Claude Lanzmann. Bernard-Henri Lévy étant médiateur. Ce dernier déclare : "Lanzmann et moi étions les instruments de sa cure : celle d'un antisémite qui essaye de se soigner. J'étais prêt à jouer le jeu, mais il a changé de plan." Ici antisioniste, là carrément antisémite, Godard se heurte à quelque chose qu'il ne comprend pas, homme d'image affichant un problème avec la parole.

Les Journées de la Culture Juive

CULTUREJ.jpgArticle paru dans "La depeche.fr"

Théâtre, cinéma, concert, conférences… Les Journées de la Culture Juive s'ouvrent ce soir au Théâtre des Mazades par une unique représentation de « L'atelier », chef-d'œuvre de Jean-Claude Grumberg. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, juifs, catholiques, résistants, « presque » collabos se côtoient dans un atelier de confection parisien. Chacun tente d'oublier les années noires, de retrouver un peu de joie de vivre. Au rythme des machines à coudre, des liens se tissent, des antipathies s'expriment. Entre coups de gueules et fous rires, huit ans se déroulent de fil en aiguille. La pièce est interprétée par la Compagnie du Grimoire et mise en scène par Claude Derrez.

« Pères et repères » est le thème de cette édition des Journées de la Culture Juive » (la 17e), manifestation organisée par l'association Hebraica jusqu'au 7 décembre à Toulouse, Blagnac, Colomiers, Auzielle et Ramonville. Plusieurs conférences et rencontres illustreront la thématique. Serge, Béate et Arno Klarsfeld viendront témoigner le 26 novembre de « L'engagement et de la transmission de l'engagement ». Comment des parents transmettent-ils l'engagement politique au meilleur sens du terme ? Le 1er décembre, un débat réunira Roger Pol-Droit et Robert Redeker sur la question de la perte des repères. À quelles conditions une sagesse nouvelle pourrait-elle s'y opposer ?

Autres invités de marque, le pédiatre Aldo Naouri et le chanteur lyrique Laurent Naouri dialogueront le 7 décembre sur les relations père et fils, la question de la transmission. On ne manquera pas non plus au Théâtre Garonne (le 16 novembre) la pièce de Schnitzler, « Le chemin solitaire », ni à l'Espace Croix-Baragnon le 17 le récital de la pianiste Einav Yarden.

Théâtre des Mazades (10, avenue des Mazades). Tél. 05 62 73 45 30.

Décès du père de l'éthnologie structuraliste : Claude Lévi-Strauss

levistrauss.jpgArticle paru dans "Le Monde"
L'anthropologue français Claude Lévi-Strauss est décédé à l'âge de 100 ans après avoir consacré sa vie à la découverte des sociétés les plus retirées et à la reconnaissance de l'ethnologie.

L'auteur de "Tristes Tropiques" a succombé vendredi dernier dans sa résidence secondaire de Lignerolles, en Côte-d'Or, a dit une secrétaire du laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France, qui l'a appris mardi de la veuve de l'intellectuel. Les obsèques ont déjà eu lieu à Lignerolles, "vraisemblablement hier (lundi), en toute intimité", a-t-elle précisé.

Auparavant, une porte-parole de Plon, sa maison d'édition, avait rapporté que le décès était intervenu samedi. Claude Lévi-Strauss, qui a renouvelé l'étude des phénomènes sociaux et culturels, notamment celle des mythes, aurait eu 101 ans le 28 novembre.

Né à Bruxelles en 1908, il avait découvert l'ethnologie au Brésil après de longues études de sciences humaines à Paris.

"L'ethnologie est une des nombreuses manières de comprendre l'homme. On peut essayer d'élargir la connaissance de l'homme pour y inclure les sociétés les plus lointaines", expliquait-il en 1984 à la télévision.

Philosophe de formation, Lévi-Strauss souhaitait "que rien d'humain ne nous reste étranger", afin de faire comprendre à ses contemporains que "notre sagesse est une sagesse parmi des centaines ou des milliers".

Comme Montaigne, "il avait le désir de comprendre les autres pour arriver à l'homme universel", a dit l'écrivain et académicien Jean-Marie Rouart sur i>Télé.

Considéré comme l'anthropologue le plus marquant de son temps, professeur honoraire au Collège de France, il était entré à l'Académie française en 1973 au nombre des "immortels".

Nicolas Sarkozy a rendu hommage dans un communiqué "à l'humaniste infatigable, à l'universitaire curieux, toujours en quête de nouveaux savoirs, à l'homme libre de tout sectarisme et de tout endoctrinement".

"ICÔNE INTERNATIONALE"

En dépit de la complexité de son oeuvre, Claude Lévi-Strauss est parvenu à faire découvrir l'ethnologie au plus grand nombre dans "Tristes Tropiques", ouvrage scientifique aux accents littéraires paru en 1955.

Cette étude des comportements sociaux des Indiens du Brésil, au fort contenu autobiographique, avait manqué d'être récompensée du Prix Goncourt car elle n'était pas un roman.

L'académicien Jean d'Ormesson, qui occupait le fauteuil voisin de l'ethnologue sous la Coupole, a salué "le plus grand savant français".

"C'était un homme d'une très grande culture, d'une très grande bienveillance. Il savait tout. Il avait une culture littéraire absolument extraordinaire et était devenu une sorte d'icône internationale", a-t-il dit sur i>Télé.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a rendu hommage à "cet immense intellectuel français dont l'oeuvre appartient au patrimoine universel".

"Il était aussi un homme engagé, qui n'a cessé d'oeuvrer en faveur du dialogue entre les peuples", dit-elle dans un communiqué.

Claude Lévi-Strauss, d'origine juive, avait quitté la France pendant la Seconde Guerre mondiale en raison des lois raciales du régime de Vichy, s'engageant dans les forces françaises libres.

Après la guerre, il passa plusieurs années aux Etats-Unis, rencontrant ses homologues de l'école américaine, avant de revenir enseigner à Paris, au Collège de France, de 1959 à 1982.

Calme et ascétique, l'homme qui a introduit le structuralisme en ethnologie n'a guère semblé perturbé par sa renommée mondiale.

Ayant pris sa retraite en 1982, il a continué à voyager et à écrire, cultivant ses penchants pour la musique, la peinture et, plus généralement, ce qu'on apprend d'autrui, comme dans son ouvrage "Regarder, écouter, lire".

Pour Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, la France perd "un héritier des Lumières dont la réflexion scientifique a toujours été marquée par une haute exigence morale, avec cette conviction si fortement ancrée en lui de l'égale dignité des cultures et des hommes".

LILLE : 51 tombes juives profanées

TOMBESPROFANEES.jpgArticle paru "Nordeclair.fr"

Dans la nuit du 31 mars 2007, c'est l'horreur au carré juif du cimetière de Lille-Sud. 51 pierres tombales israélites renversées, cassées, profanées. Hier, le prévenu est absent.

Sur le banc des parties civiles, avocats et simples citoyens sont nombreux. Ce monsieur par exemple qui, à mes côtés, a découvert, cassées, les pierres tombales de son père et de son grand-père. Un peu plus loin, Jean-Claude Komar, le président de l'association cultuelle israélite.
Victime à deux titres : comme responsable de l'association, à titre personnel puisque la tombe de son père a été profanée. Cinquante et une tombes, en quelques heures, c'est énorme même si, pour certaines, les dégâts ne sont pas conséquents.

Pour Jean-Claude Komar, un homme seul n'a pu détruire autant de tombes. Mais le président Bernard Lemaire, avec prudence, objecte : « Si, c'est techniquement possible ». Me Lefebvre, pour une des parties civiles, évoque un rapport des renseignements généraux qui parle de plusieurs personnes et assure que le cimetière était surveillé. Crainte de profanations, surveillance des dealers qui se servent de caches... Tout est possible.

L'enquête semble incontestable. Après les cérémonies où chacun, religieux ou laïcs, a proclamé sa solidarité à la communauté juive, la police judiciaire a lancé ses meilleurs limiers. Une trace ADN a paru particulièrement intéressante car elle indiquait que le vandale s'était blessé. La trace est partie dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Verdict : c'est de Rabah Laouar, un Lillois âgé de 35 ans habitant le secteur, qu'il s'agit.
L'homme a déjà été condamné, y compris pour des dégradations. Gardé à vue, il avoue : il rentrait ivre, il aurait voulu aller sur la tombe de son frère et s'en serait pris alors avec rage aux tombes juives. Tout seul.

Me Kaminski, pour la Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme, doute. Me Lefebvre doute encore plus de ce profanateur isolé. Me Tillie, pour le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, est plus circonspect. Tous dénoncent l'horreur de ces actes.

Il revenait au procureur Créon de faire le point : « Aucune charge sérieuse ne permet de penser à une action collective. En revanche, l'acharnement contre autant de tombes juives indique le caractère raciste de ces dégradations ». Seize mois de prison sont requis. Il manquait la voix de Rabah Laouar qui, après trois mois de détention provisoire, a pris la fuite en Algérie. Mais l'essentiel est peut-être ailleurs : hier, comme le souhaitait le procureur, on a parlé beaucoup de fraternité. Prononcé du jugement le 18 novembre.